person:lionel jospin

  • De l’autoroute publique aux péages privés
    http://www.monde-diplomatique.fr/2012/07/DESCAMPS/47973

    Amorcée par le gouvernement de M. Lionel Jospin, puis généralisée par celui de M. Dominique de Villepin, la privatisation des autoroutes illustre le capitalisme de connivence à la française. L’Etat impose le système coûteux du péage, assume l’essentiel des risques, puis organise la captation de la rente par les grands groupes. (...) Source : Le Monde diplomatique


  • L’humanité qui convient - socialisme barbare
    http://www.alsacelibertaire.net/spip/spip.php?article107

    « Aujourd’hui, c’est le grand jour pour moi car je vais me brûler à #Pôle_Emploi. » #Djamal_Chaar, Nantes, février 2013. Djamal Chaar est mort. Il s’est immolé par le feu mercredi 13 février 2013 face à un Pôle Emploi, à Nantes . Deux jours après, un autre chômeur tentait de se donner publiquement la mort à Saint-Ouen, et un autre encore quelques jours plus tard dans un Pôle emploi de Bois-Colombes. Déjà, l’été précédent, un homme était mort après s’être immolé à la CAF de Mantes-la Jolie. À l’époque, la (...) (...)

    #Autres #Anticapitalisme #Chômage #Précariat #Travail
    https://cafca09.noblogs.org
    http://ccpl59.over-blog.com
    http://exploitesenerves.noblogs.org
    https://cafard93.wordpress.com
    http://www.cip-idf.org/rubrique.php3?id_rubrique=357
    http://www.stop-precarite.fr
    http://www.recours-radiation.fr
    http://www.franceculture.fr/emission-les-pieds-sur-terre-djamel-immole-a-nantes-2013-03-25
    http://www.cip-idf.org/article.php3?id_article=6461
    http://www.cip-idf.org/article.php3?id_article=5981
    http://www.cip-idf.org/article.php3?id_article=5630
    http://www.cip-idf.org/article.php3?id_article=84
    http://www.cqfd-journal.org/Djamal-Chaab-une-mort-exemplaire
    http://emploi.blog.lemonde.fr/2013/02/26/les-chiffres-du-chomage-mode-demploi
    http://www.cip-idf.org/article.php3?id_article=5782
    http://www.cip-idf.org/article.php3?id_article=4893
    http://www.cip-idf.org/article.php3?id_article=6073
    http://www.cip-idf.org/article.php3?id_article=6132
    http://www.cip-idf.org/article.php3?id_article=5925
    http://www.cip-idf.org/article.php3?id_article=4199
    http://www.cip-idf.org/article.php3?id_article=5009
    http://www.cip-idf.org/article.php3?id_article=5374
    http://www.cip-idf.org/article.php3?id_article=4618
    http://www.cip-idf.org/article.php3?id_article=6572


  • François Dubet : « L’école est en péril »
    http://www.latribune.fr/opinions/tribunes/20130513trib000764314/francois-dubet-l-ecole-est-en-peril-.html

    « En panne de projet moral et éducatif ». Voilà, selon le sociologue spécialiste de l’enseignement, la principale explication à la déliquescence du système français. Un système perclus d’incohérences, sclérosé par la machine administrative, les revendications corporatistes et la rhétorique doctrinaire, ébranlé par les bouleversements sociétaux, scellé dans son immobilisme, son rejet de l’innovation, et l’indifférence pour ses meilleurs éléments. Un système que particularisent un intellectualisme inapproprié, l’abandon des devoirs, la reproduction des élites, un ostracisme inepte pour le capitalisme et l’entreprise, in fine la relégation au second rang de l’objet même de ce qui fut une vocation : donner aux jeunes les armes de se construire, de trouver une place dans la société, d’être acteurs de la démocratie.

    Une longue et très intéressante tribune de François Dubet. Même si on peut ne pas partager son positionnement politique très "gauche réformiste", ce texte incisif a le mérite de pointer clairement les questions essentielles, celles que la #Refondation aurait dû traiter en priorité et sur le long terme, loin des polémiques stériles sur l’#école qui nous passionnent tant…

    L’école semble appartenir aux professionnels de l’école, attachés en premier lieu à défendre leur double sort professionnel et personnel. C’est sur ce mur que les grands élans réformistes du monde enseignant se sont épuisés ces dernières décennies.
    […]
    Mais l’incapacité à réformer n’est pas seule coupable. Le système éducatif est prisonnier d’un dogme : la société française confie sans limite à l’école la responsabilité de définir le destin social des individus. Presque nulle part ailleurs on observe une telle emprise scolaire, une telle indexation du devenir personnel sur l’envergure du diplôme. Dans ce contexte, la problématique des inégalités et des injustices scolaires devient un enjeu essentiel, et d’autant plus considérable que la situation ou l’opinion des vaincus sont reléguées.
    […]
    Pourquoi les grandes confédérations syndicales interprofessionnelles défendant la classe ouvrière et a priori tout à fait légitimes sur le sujet de l’école, se taisent, considérant que ce dernier « appartient » aux enseignants et donc relève des compétences des organisations corporatistes ? C’est incompréhensible, surtout quand l’école ne traite pas très bien les enfants de la classe ouvrière.
    […]
    Les causes de cette mutation sont multiples : l’autorité de l’institution s’est épuisée, on ne croit plus avec la même innocence ni à la nation ni au progrès ni à la science, le mécanisme de promotion sociale des catégories des élites populaires vers l’enseignement a décliné au profit de classes moyennes qui se « recasent » dans l’appareil éducatif. Résultat, l’enseignant ne se sent plus empli du même devoir et des mêmes investissements à l’égard de la société.
    […]
    Chacun revendique une école équitable, juste, productrice de bons professionnels, mais personne n’est en mesure de dessiner l’essentiel : le « type d’individu » que l’on souhaite faire éclore. La communauté juvénile est confrontée au monde des savoirs et des évaluations. Le corps enseignant dénonce avec raison la décomposition des liens familiaux, la bêtise médiatique, une anomie généralisée ; mais, dépourvu de projet éducatif, concentré sur la performance et l’apprentissage des enfants, il contribue in fine à ce qu’il dénonce !
    […]
    L’école a vocation à résister, mais aussi à former des résistants. Il ne s’agit, bien sûr, pas d’isoler les jeunes des désordres et des passions du monde, mais simplement de les rendre plus intelligents pour comprendre le monde et y trouver, à partir de raisonnements autonomes, une place. Que voulons-nous que nos enfants sachent et maîtrisent ? Savoir être et savoir penser : voilà à quoi l’école doit former en premier lieu. Il est capital d’apprendre aux enfants à devenir de futurs acteurs de la démocratie. Or comment y parvenir dans un système éducatif à ce point non démocratique et qui n’accorde ni droit ni leçon de vie collective aux apprentis ?
    […]
    Les parents attendent énormément de l’école, et notamment qu’elle soit capable de dire ce qu’elle fait. Et on ne peut qu’y souscrire. Parce qu’il paie des impôts qui financent l’éducation, chaque citoyen est en droit de savoir ce que le système produit, si les enfants progressent et ce qu’ils apprennent, etc. Le monde éducatif doit rendre des comptes, non seulement à l’institution qui l’héberge mais aussi aux citoyens qui le rétribuent et lui confient leurs enfants.
    […]
    Cette dimension permettrait aussi de développer une solidarité entre professeurs, trop souvent anémique. Comment ne pas me remémorer ces collègues rentrant en larmes d’un cours et qui s’isolaient au fond de la salle des professeurs sans que personne ne vienne les secourir... Le monde de l’enseignement est d’une solitude absolue au nom de l’autonomie de chaque enseignant. L’enseignant perfectible ou fragile ne sera jamais aidé ; ses collègues feront en sorte de ne pas placer leurs enfants dans sa classe. A toutes ces conditions, la fonction éducative pourrait être activée, et chacun pourrait se sentir pleinement « responsable ».
    […]
    Le monde enseignant ne manque pas, loin s’en faut, de sujets qui entreprennent. Malheureusement, l’administration constitue un obstacle, souvent rédhibitoire. Toute tentative d’innover, de proposer des modes alternatifs d’enseignement davantage adaptés au profil des enfants, est une épreuve. Enfin, n’oublions pas le dogme, si spécifique au système français et source de ses blocages : le faux conflit syndicats - administration. Tous deux forment en réalité un couple et se contrôlent mutuellement, dissuadant tout - et notamment les initiatives nouvelles et audacieuses - ce qui peut remettre en question les habitudes et les convictions, aussi dépassées ou inopérantes soient-elles. Ils s’accordent à maintenir le système dans la pesanteur et l’immobilisme. Et ainsi, toute expérimentation réussie est étouffée au lieu d’être essaimée.
    […]
    La rhétorique antilibérale et anti-entreprise au sein du corps enseignant est une réalité, parfois incohérente quand on sait combien l’univers de l’école, obsédé par les classements, soumis aux diktats de l’hyper sélection et de l’hyper compétition, opposé aux choix de carrière des élèves et capable de délaisser les plus vulnérables, est lui-même d’une extraordinaire brutalité ! […] Cet univers de l’école a, pendant longtemps, revendiqué une sorte de havre de paix, même une leçon de sagesse et d’exemplarité en riposte à la « brutalité » de la société, notamment économique. Ce temps est révolu parce que l’école elle-même est devenue brutale et dénonce la brutalité réelle du capitalisme pour cacher sa propre violence.
    […]
    Seules solutions : d’une part que l’école soit davantage éducative, c’est-à-dire qu’elle s’intéresse aux individus, à leur personnalité, à leurs champs singuliers, de réalisation ; d’autre part que les diplômes occupent une place moins importante dans la vie sociale.
    […]
    Pour l’essentiel, les inégalités scolaires sont le produit des inégalités sociales, et donc diminuent ou progressent proportionnellement à la réduction ou à l’accroissement de ces dernières. Or en France […] l’envergure des inégalités scolaires est bien supérieure à celles que laissent supposer les inégalités sociales. En cause : une culture scolaire sélective, et la perception qu’il n’existe aucune autre opportunité de réussite que l’école. Ce qui par ailleurs enjoint de taire définitivement les chimères dorées et récurrentes qui confèrent à l’école un levier d’ascenseur social ou la responsabilité de résoudre tous les maux de la société et de l’individu.
    […]
    La fiction du mérite est utile, mais elle ne doit pas devenir fantasme. La compétition méritocratique est la seule manière d’allouer des individus à des positions sociales inégalitaires. Mais ce mécanisme juste a priori peut engendrer de très grandes inégalités. Il faut donc être méritocratique sans aller au bout de cette logique et ce soucier surtout du sort de ceux qui n’ont pas de mérite.

    #éducation #système_scolaire #inégalités

    • Bravo : la plus grosse contradiction de l’école républicaine, ce « double-bind » qui la bloque et qui la mine, est ici pointée du doigt.

      Comme me disait un prof d’anglais au lycée sans se rendre compte de l’absurdité de son propos :
      « pour réussir il faut être dans la première moitié. Et ça, en bossant un peu, tout le monde peut y arriver ».
      Oui, mais pas en même temps. Ou bien il faut se serrer et partager les place que tout le monde dans la première moitié. Bref, que fait-on de la deuxième moitié ?

      L’école est empêtrée dans ses aspirations d’égalitarisme et d’élitisme, et ne s’en sort pas. A l’image de la société (capitaliste).
      Pour moi le problème, c’est notre attachement à la vision hiérarchique qui assurent les schémas de domination. Acceptons de sortir de l’élitisme sans pour autant renoncer à nos ambitions de performance sociale, technique, humaine. On verra que chaque individu pourra trouver une place utile et performante pour les autres, et gratifiante pour lui même..

      La rhétorique antilibérale et anti-entreprise au sein du corps enseignant est une réalité, parfois incohérente quand on sait combien l’univers de l’école, obsédé par les classements, soumis aux diktats de l’hyper sélection et de l’hyper compétition, opposé aux choix de carrière des élèves et capable de délaisser les plus vulnérables, est lui-même d’une extraordinaire brutalité ! […] Cet univers de l’école a, pendant longtemps, revendiqué une sorte de havre de paix, même une leçon de sagesse et d’exemplarité en riposte à la « brutalité » de la société, notamment économique. Ce temps est révolu parce que l’école elle-même est devenue brutale et dénonce la brutalité réelle du capitalisme pour cacher sa propre violence.

      […]

      La fiction du mérite est utile, mais elle ne doit pas devenir fantasme. La compétition méritocratique est la seule manière d’allouer des individus à des positions sociales inégalitaires.

      Et sinon ici aussi j’applaudis :

      Cette dimension permettrait aussi de développer une solidarité entre professeurs, trop souvent anémique. Comment ne pas me remémorer ces collègues rentrant en larmes d’un cours et qui s’isolaient au fond de la salle des professeurs sans que personne ne vienne les secourir... Le monde de l’enseignement est d’une solitude absolue au nom de l’autonomie de chaque enseignant. L’enseignant perfectible ou fragile ne sera jamais aidé ; ses collègues feront en sorte de ne pas placer leurs enfants dans sa classe. A toutes ces conditions, la fonction éducative pourrait être activée, et chacun pourrait se sentir pleinement « responsable ».

      #management


  • Emplois d’avenir, le gouvernement en appelle au secteur privé - France Info
    http://www.franceinfo.fr/economie/tout-info-tout-eco/emplois-d-avenir-le-gouvernement-en-appelle-au-secteur-prive-982473-2013-

    Après les stages Barre, en 1976, après l’interdiction du #RMI aux moins de 25 ans par le #P.S (et une assemblée nationale unanime), en 1988, nos bons maitres restent toujours prêts à organiser les conditions du dressage à la précarité des entrants dans le #salariat.

    #précarité #emploi-d'avenir #jeunes #Michel_Sapin


  • Même les simples conseillers de cabinets ministériels savaient il y a un an pour Cahuzac. Mais personne n’avait pour autant prévenu la justice.

    Qui succédera à Bertrand en cas de victoire de la gauche ? On parle de Jérôme Cahuzac, alors député et président de la commission des finances à l’Assemblée. « Lui ? Jamais il ne sera ministre, avec les casseroles qu’il a. Et surtout avec ce compte à l’étranger », lâche l’un des collaborateurs. Les deux autres acquiescent.

    • Apparemment, ce n’est pas fini...

      http://blog.ehesp.fr/mediasantepublique/2013/04/05/jerome-cahuzac-et-largent-bien-trop-facile-de-big-pharma

      Le scandale naît, aujourd’hui encore, des noces de l’argent et de la politique. Mais quel argent ? Le séisme de l’affaire Cahuzac trouve son origine dans le transfert de sommes importantes dans des banques étrangères. Et il semble acquis que ces sommes proviennent, pour tout ou partie, de firmes pharmaceutiques. Les enquêtes en cours ne manqueront pas de décortiquer, demain, les relations qu’a pu entretenir avec cette industrie ce médecin aujourd’hui âgé de 60 ans. Un chirurgien passé de l’ouverture des cœurs à la politique (cabinet de Claude Evin, ministre de la Santé, de 1988 à 1991) puis à des cuirs chevelus plus rémunérateurs. Mais peut-on réellement faire fortune dans les implants capillaires ? Quelle a été, dans la rapide constitution de sa fortune personnelle, la part de sa société « Cahuzac Conseil » (conseil pour les affaires et autres conseils de gestion) créée peu après son départ du cabinet de Claude Evin ?

      J’ai toujours été surprise par ces secrets de polichinelle des ministères. On sait, et on est censé se taire. On ne se tait pas tant que ça. Mais tant qu’aucun média ne sort l’info, on sait et on fait comme si...

      Je te tiens, tu me tiens par la barbichette... (et je reste polie)

    • ex-dir.FMI choisi par Sarkozy, qui n’avait alors jamais cherché à nier les divers rapports qu’il avait déjà reçu sur le comportement de prédateur sexuel d’icelui (sans d’ailleurs en avoir jamais référé à la justice).

      Comme si l’étrange disparition de la cassette Méry orchestré par DSK ne suffisait pas à la disqualifier.

      Pourquoi chercher quelqu’autre explication au phénomène qu’une classique solidarité de classe ? L’élite se tient, de temps en temps s’affronte pour les rentes, mais au fond, reste solidaire, tandis que nations, religions, féminisme et libéralisme divise les prolétaires.

    • Je ne crois pas tant à la solidarité de classe qu’à la simple stratégie de conservation du pouvoir. Sarkozy était un stratège cynique, comme l’était Mitterrand plus préoccupé par la neutralisation de ses adversaires que par n’importe quel projet politique que ce soit.
      Ensuite, la pression de conformité du milieu suffit effectivement à protéger ce milieu. Ce n’est pas de la solidarité, juste de la loyauté, de la complicité tacite. Un peu comme dans un peloton de cyclisme. Celui qui l’ouvre pour dénoncer le dommage passera pour un traître et sera décrédibilisé, rejeté et finira en paria... Tout le monde a intérêt à se taire et profiter, même si la compétition est parfois rude.

      Cette clause tacite de non agression n’existe plus dans la classe prolétaire.
      C’est de toutes façons la pensée stratégique qui semble plus que jamais hors de portée du troupeau des gens ordinaires, car en se laissant enfermer dans le registre émotionnel du divertissement médiatique, ceux ci ne savent pas se projeter au delà de l’instant, de l’immédiat, du court-terme. La « myopie » intellectuelle des braves gens est savamment entretenue. Même pas besoin de sujets clivants que tu évoques : racisme, homophobie et haine des pauvres suffisent à constituer le poil à gratter du français moyen, se soulager des démangeaisons est un objectif politique qui lui suffit...

    • Les deux analyses me semblent très semblables. La logique de classe a pour intérêt de faire remarquer à celui qui ignore les règles de l’élite que 1) il n’y appartiendra jamais (une lecture critique du bourgeois gentilhomme pour s’en convaincre) 2) l’élite peut être globalement considérée comme ennemie, sans qu’il soit nécessaire de s’inquiéter d’éventuels dommages collatéraux en son sein.

      Par exemple, aux prix actuels du foncier, les travailleurs dans leur ensemble peuvent constater que Paris est la gated communauty de l’élite, et rester absolument indifférents à quoi qu’il s’y passe : tant du point de vue politique qu’économique ou culturel. La terre de l’élite n’est pas le pays de la plèbe. Pareillement, constater que lorsque l’élite, trouvant son existence trop difficile, part s’encanailler en province, tout travailleur profite objectivement de tout ce qui peu nuire au parisien en vacances.

      Et ainsi, on peut lire le soutien actuel de l’intelligentsia aux revendications féministes ou homosexuelles et à l’islamophobie comme une manoeuvre de classe dirigeante destinée à aggraver la division entre ceux dont elle se nourrit : les travailleurs.


  • Ami lecteur, le savais-tu ? L’un des principaux candidats à la tête du MEDEF, le Sieur Saint-Geours, est rentré dans le clan patronal après avoir été directeur de cabinet du célèbre ministre socialiste (condamné pour financement illicite http://en.wikipedia.org/wiki/Henri_Emmanuelli#Integrity_and_legal_convictions) Henri Emmanuelli

    Sang bleu ne ment pas !

    Son père, Jean, Directeur Général de Crédit Lyonnais et son frère Jean-Philippe (promo 1973), tous deux également énarques, lui tracent une voie prestigieuse : lycée Carnot, prépa au lycée Louis-le-Grand, etc.
    Il débute sa carrière dans l’administration du Ministère des Finances puis entre en 1981 dans les cabinets de Louis Mermaz au ministère des Transports, puis à la présidence de l’Assemblée nationale. De 1984 à 1986, il devient directeur de cabinet du secrétaire d’État au Budget Henri Emmanuelli.

    #DroicheSocialiste


  • « La #musique comme instrument de #torture » | #documentaire de Tristan Chytroschek

    http://www.dailymotion.com/video/xwyjgj_la-musique-comme-instrument-de-torture_news

    Quelques vieux mythes qui refont surface une fois ou deux, mais très intéressant. Notamment le fil directeur avec Christopher Cerf, compositeur de Sesame Street, consterné par un tel usage de sa musique - en cela bien différent de Bob Singleton, compositeur d’autres chansons pour enfants, qui trouvait que c’était ridicule de supposer que la musique puisse torturer qui que ce soit et qu’après tout, les militaires étaient bien libres d’en faire ce qu’ils voulaient. Le groupe Drowning Pool aussi, qui n’en sort pas bien grandi (si tant est qu’il y ait des fans parmi les habitants de seenthis-land).

    #CIA #Guantanamo #Etats_Unis #armée #guerre #armes_acoustiques

    • TORTURE CLASSICS http://tortureclassics.com

      http://tortureclassics.com/img/placeholder_cover_index.png

      ALBUM RELEASE, INFOMERCIAL & PERFORMANCE
      Sit back and relax, as we make this incredible music come alive!

      Seoul / Daebudo / Vienna, August 13, 2010

      TIME LIFE announces the release of the TORTURE CLASSICS COLLECTION. Torture Music is the kind of music that’s perfect for sitting in the Afghan or Iraqi Desert, sharing a prisoner for a night, or relaxing in a military barack or a CIA black site in some godforsaken country on a lazy afternoon. It’s music thats just makes you feel free and drives others crazy. But, the artists included in the TORTURE CLASSICS COLLECTION have taken the Torture Music sound and given it a psychotic and everlasting quality. This Torture Music compilation includes 60 songs, tons of images, uncensored videos, pdfs and extra bonus material. The Ultiimate Collection DOWNLOAD-DVD inlcudes both The White Site Album and The Black Site Album.

      To kick-off of the release of the TORTURE CLASSICS ULTIMATE COLLECTION DOWNLOAD-DVD, a 24h TORTURE-GALA-PERFORMANCE will take place. The headlining act of the evening will be James Powderly, who will be subjected to Musical Torture, in the experienced hands of Hans Bernhard, who will blast Justin Bieber’s “Baby“ and the new hit track “Two Different Tears” by the original K-pop Idols the Wondergirls. He will be tightened into stress-positions to prevent him from muting the sound. This showcased event will take place in a cell at Gyeonggi Creation Center Facilities in Daebudo – an island off the western coast of South Korea, formerly used by the Japanese to torture Korean orphans. This event will be streamed live.

      C’est vraiment horrible.

    • Je sais que le cerveau des adolescents perçoit certains sons, qu’adulte nous ne percevons plus. Il y a donc des systèmes sonores d’éloignement qui sont installés dans les cages d’escaliers, avec la vidéosurveillance et les moyens coercitifs divers autorisés par la LSQ (juste après les attentats ils ont bien brouillé les cartes) . Bref, complément à la panoplie des armes sécuritaires et de son industrie mortifère.

      http://owni.fr/2011/01/19/lois-securitaires-42-vla-les-flics

    • @klaus : je pensais qu’il y avait du second degré ou une ironie cachée, mais en fait pas du tout - plutôt une sorte de contre-offensive à l’initiative Zero dB, http://www.reprieve.org.uk/events/zerodB (leur site web propre a été désactivé, peut-être depuis qu’Obama a réaffirmé que c’était une forme d’interrogatoire tout à fait acceptable...)

      @touti : non seulement les adolescents, mais toute personne en dessous de 25 ans (sauf exceptions), parce que l’oreille humaine est alors déjà suffisamment vieille pour ne plus entendre les sons les plus aigus. Le dispositif dont tu parles, c’est un Mosquito, construit par les Britanniques de Compound Security Systems. Ca n’a pas marché en France pour l’instant, mais ça fonctionne très bien en GB ou aux USA : même des écoles les utilisent, pour que les gamins ne perdent pas de temps à discuter une fois les cours ingurgités.

    • (je sors de ma cachette)

      Je ne chercherai pas à te donner tort. « Ne pas faire de politique » dénote d’un certain conservatisme, voire d’une adhésion à l’idéologie dominante.

      Il y a juste que dans ma chronologie personnelle, Drowning Pool représente quelque chose qui n’a absolument rien à voir avec la guerre en Irak... C’est juste un truc que j’ai écouté en 2001, pendant le printemps, et qui a complètement disparu de mon environnement musical l’été survenu et surtout après la mort de leur chanteur, presque immédiatement après.

      Lorsque que le groupe à conçu « Bodies » (le clip que j’ai mis en lien), enregistré fin 2000, clip y compris, qui se déroule dans un hôpital psychiatrique et pas dans une prison, je ne crois pas qu’il puisse avoir eu un vision prophétique de ce que les USA feraient des années plus tard à Guantanamo ou à Abou Ghraib. Ce serait leur accorder trop de génie, tu ne crois pas ?

      La récupération, elle n’est pas nécessairement du fait des artistes. Mais je regarderai attentivement le docu pour me faire une meilleure idée de la chose.

      Je vais oser un dernier parallèle, peut-être un peu douteux, mais tant pis : Rejeter Drowning Pool aujourd’hui, ce serait comme s’il fallait s’interdire d’écouter « La Chaleur », de Noir Désir, parce que « Marie sait ce qui arrivera »...

    • @simplicissimus : le Mosquito n’est pas un infrason (son trop grave pour être audible) ni même un ultrason (son trop aigu pour être audible), mais un son pur très aigu (17.000 Hz) voire un son medium (8.000 Hz) pour son mode « tous publics ».

      @james : je dirais plutôt « fascination », et le joyeux mélange divertissement/guerre auquel on est accoutumés depuis la 2nde moitié du XXe siècle : quand tu entends aujourd’hui Drowning Pool trouver marrant cet usage de leur musique, et dire qu’ils veulent « rendre hommage » à l’armée US « qui instaure la paix dans le monde » mais qu-ils-ne-sont-pas-politiques, je ne suis pas sûre qu’on puisse parler de « dénonciation ».

      Pour préciser d’ailleurs, l’un des vieux mythes dans lequel le docu tombe c’est de dire que l’invention de la torture par privation sensorielle revient aux Chinois et aux Coréens : on a juste une jolie image d’une armée communiste pour nous « illustrer » ça. Et pour cause, deux des bonhommes qui ont beaucoup bossé sur la question, Alfred McCoy dans A Question of torture et avant lui John Marks dans The Search for the Mandchurian Candidate, démontent ça : la CIA pensait que les communistes avaient trouvé le moyen de faire des lavages de cerveau, et c’est ce qui a motivé les recherches comportementales sur la privation sensorielle. Elles se sont poursuivies même après qu’elle ait découvert, rapport à l’appui en 1956, que la torture employée par les Chinois et les Russes était de la bonne vieille torture à l’ancienne, pas moins grave pour autant naturellement.

      #comportementalisme

    • Enfin @james, qu’on s’entende hein : je n’ai pas d’animosité particulière contre Drowning Pool et je ne fais pas une lecture morale de leur clip - mais politique, oui. Metallica, j’ai beaucoup écouté, et ils se sont aussi révélés assez catastrophique sur ce coup-là, à dire qu’ils étaient « fiers » que leur musique serve à « confronter les Irakiens à la liberté »... Disons que les prises de position genre on-fait-pas-de-politique-mais-on-soutient-l-armée, ça me fait bien rigoler, surtout dans un contexte US où le débat sur la torture (enfin pardon, les « méthodes d’interrogatoire renforcées ») est extrêmement présent et virulent.

    • D’une manière générale, il est préférable d’éviter de demander aux groupes de métal de s’exprimer autrement qu’avec leurs guitares. :-)

      Nous sommes d’accord @intempestive. Ne pas avoir d’idéologie est une idéologie. « Ne pas faire de politique », voire se déclarer « sans étiquette », c’est être de droite, @touti te le confirmera ;-)

    • Ah oui, j’ai pensé à toi @james quand j’ai vu cette conversation ressurgir ! On en fait l’expérience tout les jours. Le maire d’une petite commune qui affirme qu’il est sans étiquette (histoire d’avoir l’accord de tous) tu peux être certain qu’il mènera la politique des dominants. Il peut pas être de gauche, parce qu’être de gauche, c’est revendiquer des droits pour tous. Et comme la france est encore féodale (surtout dans le sud qui n’a rien vu des révolutions) les petits barons de province mènent la danse au-dessus.

      Enfin, pour contrer ceux qui me dirait « qu’être de gauche » n’est pas gage de loyauté, le gouvernement actuel prouve effectivement que le rang des crevures est large, car ces socialistes là s’en torchent de la gauche.


  • Le Figaro - France : Comment Taubira veut défaire l’arsenal antirécidive
    http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2013/02/19/01016-20130219ARTFIG00703-comment-taubira-veut-defaire-l-arsenal-antirecidi

    Comment Taubira veut défaire l’arsenal antirécidive

    « L’incarcération crée plus de récidive. » C’est par cette affirmation que Christiane Taubira a ouvert la « conférence de consensus » il y a moins de six mois, et c’est par cette idée qu’elle s’achève. « Haro sur la prison » : ainsi pourrait être résumé le fil rouge des travaux des experts choisis pour nourrir le rapport final qui doit être remis mercredi après-midi au premier ministre. Pour beaucoup, y compris au sein de la majorité, ces paroles rappelleront sans doute « l’angélisme de gauche » avec lequel Lionel Jospin voulait rompre jadis et contre lequel Manuel Valls lutte aujourd’hui. « La dissuasion par l’incarcération, ça ne fonctionne pas », explique Christiane Taubira. « On sait avec certi­tude que les peines exécutées en milieu ouvert favorisent moins la récidive que les peines de prison », renchérit Nicole Maestracci, présidente du comité d’organisation de la « conférence de consensus », cet ovni à mi-chemin entre le groupe de travail et le brainstorming dirigé. Inspirée des méthodes des milieux médicaux, la conférence vise en réalité autant à rendre des propositions au ministre qu’à asseoir dans l’opinion comme vérités scienti­fiques définitives un certain nombre de données qui étaient jusqu’ici contestées ou contrebalancées.

    #prison #recidive #alternative #amenagement_peine


  • Notre-Dame-des-Landes : êtes-vous « utilité publique » ou « biens communs » ?
    http://www.telerama.fr/idees/d-mocratie-participative-et-si-on-laissait-r-ellement-la-parole-aux-citoyen

    « Nous, on croyait aux termes, celui d’"enquête", et celui d’"utilité publique", se souvient l’agriculteur Julien Durand. On s’était encore mieux préparés que pour le débat public, avec un dossier plus pointu. Ça n’a servi à rien. » Source : Télérama.fr

    • l’enquête d’utilité publique est-elle encore le bon outil, en 2013, pour évaluer la pertinence de projets qui engagent la collectivité dans son ensemble ? Et s’il fallait, dans une société à la fois plus complexe et plus mûre, faire appel à de nouvelles notions ? L’une d’elles, entendue à Notre-Dame-des-Landes, monte en puissance : les « biens communs », concept médiéval régénéré par les préoccupations environnementales. Un bien commun, c’est une ressource ou une valeur qui échappe à la propriété individuelle, mais aussi au secteur marchand. Il peut être matériel (qualité de l’eau, de l’air…) ou immatériel (la culture, les langues, le droit au soin, le souci des générations futures…).

      #démocratie


  • Bertrand Rothé : PS et ouvriers : « On est passé de l’abandon au mépris » (Libération)
    http://www.liberation.fr/economie/2013/01/11/ps-et-ouvriers-on-est-passe-de-l-abandon-au-mepris_873050

    quel est ce « mépris » dont vous parlez ? Il est le fait autant du PS que des élites françaises en général. Il consiste à représenter les ouvriers en imbéciles violents, voire racistes. Symptomatique est la désignation du Front national comme « le premier parti ouvrier ». Le monde ouvrier, le plus souvent, n’est pas inscrit sur les listes électorales. S’il l’est, il s’abstient, et quand il vote, il vote en majorité à gauche, ensuite seulement à droite et, pour une partie, à l’extrême-droite. Les paysans, les patrons de PME et les employés votent plus FN que les ouvriers. Oublier ces faits témoigne d’une vieille haine de classe, bien visible notamment après la victoire du « Non » au référendum de 2005. Croyez-moi, les ouvriers avaient pourtant bien lu le projet de constitution européenne, surligneur en main ! (...) Source : Libération


  • « Chèfe d’entreprise », vous trouvez ça « laid » ? | Ladies & gentlemen
    http://blog.francetvinfo.fr/ladies-and-gentlemen/2012/12/15/chefe-dentreprise-vous-trouvez-ca-laid.html

    Mais je m’étonne que quel que soit le sujet que j’aborde, il y ait parmi mes commentateurs et commentatrices toujours au moins une personne pour s’arrêter sur mon titre féminisé : « chèfE d’entreprise et auteurE ». Il y a là manifestement quelque chose qui en chagrine plus d’un-e. Qui chagrine et qui irrite, surtout. Mais qu’est-ce qu’il y a de si urticant dans ce E pacifique que j’ajoute à mon titre sans forcer personne à en faire autant ?

    #orthographe #langue_française #féminisation #langage


  • Procès Trierweiler : la lettre et l’esprit des lois, Actualités
    http://www.lesechos.fr/economie-politique/politique/actu/0202441964114-proces-trierweiler-la-lettre-et-l-esprit-des-lois-519150.php

    Manuel Valls a également écrit au juge pour contester les propos qui lui sont prêtés par les auteurs, mais en utilisant, lui, l’en-tête du ministère de l’Intérieur

    Tiens, tiens, ce n’est pas la première fois que Valls tente de jouer de l’entête ministérielle, par exemple pour ses amis de la Mnef…
    http://www.leparisien.fr/faits-divers/mnef-la-lettre-qui-accuse-le-ps-13-09-2000-2001625185.php


  • Planète sans visa

    Mais qui est donc notre chef de la police (sur un certain Valls) ?

    Cela fait un moment que je souhaite dire trois mots - finalement, ce sera bien plus - sur notre ministre de l’Intérieur Manuel Valls. Avant même l’intervention de ses flics à Notre-Dame-des-Landes, qui a fait des blessés par dizaines. Mais bien entendu, je n’aurais pas écrit ce qui suit sans cette déclaration à propos de l’aéroport de M.Ayrault : « Il est hors de question de laisser un kyste s’organiser, se mettre en place, de façon durable, avec la volonté de nuire avec des moyens parfois dangereux (…). Nous mettrons tout en œuvre pour que la loi soit respectée (…) pour que les travaux puissent avoir lieu ». Valls est un personnage digne d’un certain intérêt, et je vous renvoie pour commencer à un long article de la journaliste du Monde Ariane Chemin. Vous le trouverez au bas de mon papier, en intégralité, et je vous recommande vivement de le lire.

    http://fabrice-nicolino.com/index.php


  • Il n’existe pas de « Licenciement boursier » ! — Jacques RICHAUD
    http://www.legrandsoir.info/il-n-existe-pas-de-licenciement-boursier.html

    Le langage libéral, cette ‘novlangue’ au service du capitalisme et de la neutralisation de la langue des travailleurs et du socialisme , est parvenu a glisser dans le mental et dans les propos de nombreux commentateurs ou acteurs de la vie économique et politique , ce concept dépourvu de sens :’licenciement boursier’.

    Il convient de ‘déconstruire’ cette expression, comme doivent l’être aussi d’autres impostures sémantiques qui visent à désarmer le monde du travail de sa capacité à comprendre les processus qui participent à son aliénation et son exploitation.

    Un licenciement est ‘toujours’ décidé par un employeur ! Il n’existe pas de licenciement boursier. La décision est humaine, elle est patronale même si elle est prise parfois sous pression actionnariale.

    Alors pourquoi parler de licenciement ‘boursier’ ?

    Cette formule #sémantique est scandaleuse et mystificatrice :

    – Scandaleuse car mensongère et exonérant de leurs responsabilités les seuls décideurs de chaque licenciement. La formule utilisée a pour effet de reporter la responsabilité de la décision prise sur une entité abstraite, lointaine, désincarnée, sans visage, inaccessible … La bourse !

    – Mystificatrice car transposant sur un ‘outil’ du capitalisme la responsabilité de ses méfaits, résultant pourtant toujours de décisions humaines. Il s’agit ici de dissimuler le caractère prédateur et antisocial par essence du processus d’accumulation privée des richesses. Il s’agit d’évoquer ici comme l’existence d’un ‘grand tout’ au dessus des hommes et du patronat lui-même, l’existence d’une ‘bourse’ qui aurait quelques pouvoirs maléfiques, qui serait a elle seule responsable des méfaits du capitalisme. Il s’agit d’inventer comme une sorte de ‘fatalité’ à l’origine de ces effets indésirables ; alors que ces effets résultent de stratégies et décisions parfaitement élaborées, avec des acteurs clairement identifiables !

    Que nous enseignent ces réflexions ?

    – Elles nous permettent d’observer en premier que le capitalisme n’est pas la seule invention humaine à se doter d’une sorte de ‘transcendance’ qui mériterait à la fois respect et soumission. Toutes les croyances, religieuses ou profanes, sont des modes d’entrée dans les formes diverses de la servitude et de l’aliénation. Le dieu ‘TINA’ (There is no alternative) est adoré chaque jour dans les temples de la Bourse.

    – Elles nous disent ensuite que dans tous les cas, les mots sont choisis, pour induire le sentiment d’une autorité, d’une fatalité, d’une nécessité, d’une évidence, dont résultera le sentiment d’impuissance le plus répandu, même chez ceux que la soumission indispose. Qui pourrait s’opposer à un ‘licenciement boursier’ ? C’est qui la bourse ? Où est le bureau des réclamations ? Les locaux de la Bourse sont vides et seulement protégés par quelques vigiles entre les séances ; ces locaux n’abritent aucun chef, aucun maître, aucun imperator dominant qui distribuerait l’or ou la misère…

    #novlangue


  • http://www.tetu.com/actualites/france/virginie-despentes-repond-a-lionel-jospin-et-aux-anti-mariage-pour-tous-22503

    Mais pourquoi tant de souplesse morale quand ce sont les hétéros qui se torchent le cul avec le serment du mariage, et cette rigidité indignée quand il s’agit des homosexuels ?

    [...]

    je m’étonne de ce que le mariage vous obnubile autant, que ce soit chez Jospin ou au Vatican, alors que la misère vous paraît à ce point supportable

    Il faut lire le texte en entier, ça déchire.
    via http://www.rue89.com/2012/11/21/mariage-pour-tous-comme-despentes-appelez-une-chatte-une-chatte-237220
    #Despentes #Jospin #mariage_gay #égalité


  • Economistes à gages, Matignon fait le ménage
    http://www.monde-diplomatique.fr/carnet/2012-11-21-Economistes

    Moins d’un an après la parution de plusieurs enquêtes consacrées à la collusion entre économistes et institutions financières privées — dont celle parue dans les colonnes du Monde diplomatique, et reprise dans un livre éponyme qui vient d’être publié — Matignon a décidé de toiletter son Conseil d’analyse (...) / #Banque, Économie, État, #Libéralisme, #Politique, Groupe de pression - La valise diplomatique

    #Économie #État #Groupe_de_pression #La_valise_diplomatique


  • Arrêt sur images - Mariage : appeler une chatte une chatte
    http://www.arretsurimages.net/vite.php?id=14755

    Comment, en trois mots, ruiner une réforme symbolique ? Hollande l’a fait. Vite fait bien fait. Trois mots. Chapeau l’artiste. « La loi s’applique pour tous dans le respect, néanmoins, de la liberté de conscience » a-t-il déclaré devant une assemblée de maires de France. Concéder aux maires la « liberté de conscience » face aux mariages homosexuels, c’est exactement vider la réforme de tout contenu. Les couples homosexuels se moquent bien de se marier, ou de ne pas se marier. Ils veulent avoir le droit de le faire. Ou de ne pas le faire si ça leur chante. Comme les hétéros. Par dessus tout, voilà ce qu’ils veulent : avoir les mêmes droits que les hétéros. De ce que j’en comprends, c’est avant tout une revendication d’égalité. Le législateur peut accéder, ou ne pas accéder à cette revendication. Ca se discute. J’ai cru entendre qu’on en discutait en ce moment. Mais si on accède, on accède. On n’accède pas à moitié. Donc, donner « la liberté de conscience » aux maires, c’est octroyer aux homos un droit au rabais. Demain, pour respecter la « liberté de conscience » d’un maire raciste, lui donnera-t-on le droit de ne pas marier un Blanc et une Noire ? demande-t-on ici et là. Chapeau l’artiste.

    (...)

    Vous pensez que vous parlez en général ? Mais non. Vous ne parlez que de vous. Et de vos enfants. Ou des enfants que vous fûtes. Et de ce que vous avez peut-être brûlé, ou tremblé, ou les deux, que l’on fasse à ces enfants.Tous ces députés, tous ces rabbins, tous ces imams, tous ces évêques, s’ils parlaient de leurs propres envies, de leurs propres terreurs, ne gagnerait-on pas du temps ?

    • Hollande coupe le cheveu en deux, se plie la poire en quatre, ménage la figue et le raisin, et fait comme à son habitude dans le mi-chèvre, mi-chou... L’avenir nous dira si cette stratégie porte ses fruits, s’il avait raison de laisser les réacs emporter leurs blocages et leurs phobies dans leurs tombes... Doit-on gaspiller de l’énergie contre des murs d’intolérance, dont la plupart (les maires) sont d’une génération irréversiblement élevée au patriarcat et aux traditions paternalistes ? J’avoue que vu l’état du pays, au départ je trouvais cette stratégie pas si débile. Dès que le progressisme est imposé par la force, j’ai l’impression que cela renforce les réacs, la chouannerie en tous genre, qui vont pulluler dans les campagnes sur la rengaine de la victimisation.
      Mais pour autant doit-on tolérer pour autant ce qui est moralement inacceptable ? Schneidermann n’est pas de cet avis, et son argument sur l’imposture de ce nouveau concept de liberté de conscience fait vraiment mouche :

      Par dessus tout, voilà ce qu’ils veulent : avoir les mêmes droits que les hétéros. De ce que j’en comprends, c’est avant tout une revendication d’égalité. Le législateur peut accéder, ou ne pas accéder à cette revendication. Ca se discute. J’ai cru entendre qu’on en discutait en ce moment. Mais si on accède, on accède. On n’accède pas à moitié. Donc, donner « la liberté de conscience » aux maires, c’est octroyer aux homos un droit au rabais. Demain, pour respecter la « liberté de conscience » d’un maire raciste, lui donnera-t-on le droit de ne pas marier un Blanc et une Noire ?

      #Hollande #mariage #conscience #homophobie #racisme

    • Les syndicalistes qui pestent contre Gandrange ou PetroPlus, ils n’ont pas la tribune de tous ces dégénérés là, qui évoquent la liberté de leur conscience de bidet... Si on les entend, c’est parce qu’on leur donne la parole. C’est parce que quand ils sont 100000, on le dit, et on le redit, et on fait comme si c’était beaucoup. Et quand 3 millions de personnes descendent pas la rue, on le dit vite et on l’oublie. Et on n’évoque pas la liberté de conscience des futurs retraités qui en ont ras la casquette de bosser pour des clopinettes.

    • La #République ne peut être discrétionnaire ! Et c’est tout. Hollande vient de poignarder son job de gardien de la Constitution qui garantit l’égalité entre les citoyens. Maintenant, je ne suis pas convaincue que cette égalité de droits passe par le mariage. Je suis moi-même hétéro non mariée mais qui aimerait que son couple non patriarcal jouisse des mêmes droits légaux que les mariés.

      Je suis pour l’égalité des droits, mais pas pour l’#égalité dans les valeurs bourgeoises.
      Le problème n’est pas le mariage, institution patriarcale rétrograde, mais le #PACS aurait mérité une réforme pour ne pas être discriminant en droits pour ceux qui le contractent par rapport au mariage. Le PACS ne concerne pas que les homos, il concerne tout le monde et il devrait correspondre non pas à un mariage avec moins de droits mais bien à une libre association de personnes avec les mêmes droits protecteurs (transmission, droits sociaux, etc) que le mariage qui ne me semble pas à avoir vocation à servir à autre chose qu’à prolonger une tradition archaïque pour ceux qui le souhaitent.
      Je pense que le concept de « mariage » devrait se penser sur la base du CDD... comme c’est antinomique avec l’idée même du mariage, il faudrait donc vraiment revoir le PACS pour des unions contractuelles mais pas forcément sexuelles. je veux dire par là que le mariage dirige aussi la sexualité des contractants (fidélité, hétérosexualité, éternité, etc.), ce qui n’est pas le cas du PACS.
      Je serais donc pour une réforme du PACS et pour la possibilité, à travers cette innovation sociale, de reconnaître des tas d’autres formes de vivre-ensemble qui correspondent à notre corps social.

    • Je suis totalement d’accord avec cette façon d’envisager les choses Agnès. Peu importe la façon de nommer cette association, l’objectif est d’aboutir aux mêmes droits.

      Concernant Hollande, il me fait penser à un célèbre serrurier de l’Histoire. A toujours vouloir paraître responsable, mais à systématiquement donner des réponses à côté de la plaque... jusqu’au moment fatidique où...

    • « La République ne peut être discrétionnaire ! Et c’est tout. »
      Oui.
      Quand on pense que dans le même temps ce gouvernement ’socialiste’ n’a toujours pas levé les sanctions contre les enseignants désobéisseurs de l’ère Sarkozy…

      « Je suis pour l’égalité des droits, mais pas pour l’égalité dans les valeurs bourgeoises. »
      Sur ce point, je me demande dans quelle mesure il n’y aurait pas une contradiction : vouloir tous les "droits" donnés par le mariage en en refusant ses valeurs. Les valeurs n’étant pas liées juste au nom du contrat "mariage" c’est peut-être que les droits liés qu’on souhaiterait portent partie les valeurs qu’on refuse… Non ?

    • @Agnès : c’est vraiment intéressant ta façon de voir les choses. Comme tout combat symbolique, il y a souvent un côté dérisoire à trop vouloir s’arque-bouter sur les symboles. En même temps c’est sans doute esssentiel :-)

      Le mariage n’est pas une conception bourgeoise selon moi, il est antérieur à la bourgeoisie je crois. Il est bâti sur la superstitition (âme soeur, éternité..) et illustre la précédence du besoin de sécurité sur celui de liberté dans la pyramide des besoins de l’individu.

      Mais peu importe, il se traduit par une logique de couple de “petits propriétaires mutuellement endettés à vie”, qui peut effectivement être considéré comme le socle de la bourgeoisie.

      Sur le plan social, je suis d’accord avec toi pour dire que le PACS amélioré est vraiment la solution.

      Sur le plan moral et philosophique, vu que le mariage a encore le monopole de la concrétisation de l’amour dans l’esprit des gens, le combat égalitaire pour le mariage a ceci d’indispensable à mes yeux qu’il veut essayer de faire admettre aux gens que les homos sont des hétéros comme les autres, que l’amour n’est pas une question de genre ni une question de complémentarité biologique. Mais comme je disais plus haut, vu l’ouverture d’esprit de nombre de nos contemporains, autant sans doute pisser dans un violon...

      Hier j’écrivais justement ça à mon frangin, qui est homo..
      « Le pire, c’est que je suis le premier pourfendeur du mariage au sens où je conteste cette obligation d’enfermement de notre vie amoureuse à vie dans le couple exclusif.
      Je suis donc partagé entre dire aux homos : laissez-tomber, le mariage c’est un truc du passé, un cache-sexe pour maintenir superficiellement l’ordre social, ça sert à rien de mener un combat pour un truc aussi ringard, et en même temps je veux les encourager à ne pas céder, car les opposants au mariage homo me désespèrent. Vouloir défendre la norme du mariage hétéro comme seule envisageable, non seulement c’est continuer à affirmer que l’homosexualité est “anormale”, mais en plus c’est maintenir cette vision sexiste qui décrit l’amour comme le ciment de deux humanités distinctes. L’amour ne servirait donc qu’à réunir le chasseur aventurier et l’intendante de la caverne pour les faire enfanter. Tout le reste ne serait que déviance et décadence..
      C’est triste de voir à l’heure de la surpopulation mondiale et des grandes menaces environnementales, que la population se mobilise parce qu’elle est choquée par des histoires de moeurs et de normes. Leurs arguments sur la perte de repères pour les générations futures et le prétendu déboussolement des enfants sont une grosse blague.
      Même si cela débouche sur l’homoparentalité, nos enfants sont menacés par des choses bien plus graves que la question de l’identité sexuelle de leurs parents. Naitre de parents pauvres n’est pas plus pénalisant et stigmatisant dans la vie ?

      C’est la génération d’aujourd’hui qui est effrayée par cette perte de repères et qui réagit par l’intolérance... Ce n’est qu’une banale posture réactionnaire, une simple résistance au changement... »

    • Je crois que c’est en lisant Lestrade il y a qq mois que je me suis fait la réflexion que... le nomadisme sentimental, c’est quand on est jeune. Il évoquait cet argument antimariage, et il faisait remarquer qu’une fois la date limite de consommation dépassée, les homos ne regardent plus la barbaque... et le vieil homo crève seul. Je trahis sans doute le fond de sa pensée, mais ça revenait à cela.
      Même les animaux vivent en couples ou tribus plus ou moins stables dans la durée. Les flamands roses par exemple :-)
      Alors pourquoi pas nous ? Et quand on décide de vivre à deux, peu importe notre vie sexuelle, pourquoi n’aurait-on pas les mêmes droits ?
      Le PACS... J’ai entendu parler de frères et soeurs qui ont souhaité en bénéficier. Parce qu’ils vivent ensemble depuis toujours. Pourquoi ces gens, à leur tour, ne pourraient-ils pas veiller sur un enfant orphelin ? En plus d’avoir le droit de léguer les droits et fortunes diverses accumulés pendant leur vie commune ?


  • Mariage et adoption pour tous, PMA pour certains ? | Caroline Mécary, Daniel Borillo, Eric Fassin (Les mots sont importants)
    http://lmsi.net/Mariage-et-adoption-pour-tous-PMA

    Reste un malaise : pourquoi ouvrir l’adoption aux couples de même sexe, et non la procréation médicalement assistée (PMA) ? Le gouvernement compte-t-il, comme pour le Pacs, s’en remettre aux députés ? Faute de soutien, leurs amendements risquent pourtant d’être voués à l’échec. Surtout, c’est une question de principe : peu importe qu’on juge le verre de l’égalité à moitié vide ou à moitié plein. Il n’existe pas de juste milieu : une demi-égalité, c’est encore l’inégalité. Pourquoi gâcher les bénéfices politiques d’une grande loi symbolique ? On invoque des motifs techniques. Pour un couple, si l’adoption suppose le mariage, la simple vie commune permet la PMA. L’ouverture en serait donc renvoyée à une réforme ultérieure, non du mariage, mais de la bioéthique ou de la famille. (...) Source : Les mots sont importants



  • Sans rapport avec le renouveau démocratique en rapport II

    L’équipe chargée de proposer un renouveau démocratique a œuvré tranquillement et en secret, ou presque, pendant quelques mois pour accoucher, espérait-on, d’une nouvelle matrice de la vie politique française, aujourd’hui percluse de défaillances aussi graves que diverses. La commission présidée par Lionel Jospin, socialiste et ancien Premier Ministre, a élaboré 34 propositions, ventilées sur 5 chapitres...

    Analyse au regard des trois défaillances majeures de la vie politique française, étudiées dans le précédent article.

    http://www.laplumeetlesombres.fr/article-sans-rapport-avec-le-renouveau-democratique-en-rapport-ii


  • Virginie Despentes répond à Lionel Jospin et aux anti-mariage pour tous - Têtu
    http://www.tetu.com/actualites/france/virginie-despentes-repond-a-lionel-jospin-et-aux-anti-mariage-pour-tous-22503

    Si demain on m’annonce que j’ai une tumeur au cerveau et qu’en six mois ce sera plié, moi je ne dispose d’aucun contrat facile à signer avec la personne avec qui je vis depuis huit ans pour m’assurer que tout ce qui est chez nous sera à elle. Si c’est la mort qui nous sépare, tout ce qui m’appartient lui appartient, à elle. Si j’étais hétéro ce serait réglé en cinq minutes : un tour à la mairie et tout ce qui est à moi est à elle. Et vice versa. Mais je suis gouine. Donc, selon Lionel Jospin, c’est normal que ma succession soit difficile à établir. Qu’on puisse la contester. Ou qu’elle doive payer soixante pour cent d’impôts pour y toucher. Une petite taxe non homophobe, mais qu’on est les seuls à devoir payer alors qu’on vit en couple. Que n’importe qui de ma famille puisse contester son droit à gérer ce que je laisse, c’est normal, c’est le prix à payer pour la non-hétérosexualité. La personne avec qui je vis depuis huit ans est la seule personne qui sache ce que j’ai dans mon ordinateur et ce que je voudrais en faire. J’aimerais, s’il m’arrivait quelque chose, savoir qu’elle sera la personne qui gèrera ce que je laisse. Comme le font les hétéros. Monsieur Jospin, comme les autres hétéros, si demain le démon de minuit le saisit et lui retourne les sangs, peut s’assurer que n’importe quelle petite hétéro touchera sa part de l’héritage. Je veux avoir le même droit. Je veux les mêmes droits que lui et ses hétérotes, je veux exactement les mêmes. Je paye les mêmes impôts qu’un humain hétéro, j’ai les mêmes devoirs, je veux les mêmes droits - je me contre tape de savoir si Lionel Jospin et ses collègues non homophobes mais quand même conscients que la pédalerie doit avoir un prix social, m’incluent ou pas dans leur conception de l’humanité, je veux que l’état lui fasse savoir que je suis une humaine, au même titre que les autres. Même sans bite dans le cul. Même si je ne fournis pas de gamin à mon pays.


  • Virginie Despentes répond à Lionel Jospin et aux anti-mariage pour tous - Têtu

    C’est bien vu

    http://www.tetu.com/actualites/france/virginie-despentes-repond-a-lionel-jospin-et-aux-anti-mariage-pour-tous-22503

    Je ne sais pas ce que Lionel Jospin entend par l’humanité. Il n’y a pas si longtemps, une femme qui tombait enceinte hors mariage était une paria. Si elle tombait enceinte d’un homme marié à une autre, au nom de la dignité humaine on lui faisait vivre l’enfer sur terre.



  • Un texte de 2002, juste après la réélection de Chirac, sur le #pacs, le #mariage #homosexuel et l’#homoparentalité, qui cerne déjà (tous) les enjeux

    Vive le mariage ! par Stéphane Haber
    http://www.passant-ordinaire.com/revue/42-452.asp

    Sur le fond comme sur la forme, la revendication du mariage ne fait que prendre le républicanisme au sérieux, quel que soit l’art que l’on peut mettre par ailleurs à triturer dans tous les sens les concepts issus de la philosophie politique pour donner raison à ses ignorances et à ses préjugés les plus banalement conservateurs et/ou répressifs.

    La perspective du mariage pourrait susciter des réserves d’une autre nature, qui s’appuieraient cette fois sur les inquiétudes que ne peut manquer de provoquer le passage de la discrimination au conformisme le plus morne. Car dans le Pacs et plus encore dans l’éventuel mariage à venir, on pourrait être tenté de voir le triomphe paradoxal d’un familialisme qui, plutôt que de continuer à exclure, comprend qu’il vaut mieux intégrer en absorbant la singularité apparente que représente le couple de personnes de même sexe. Le mariage serait la ruse suprême d’un bio-pouvoir qui a intérêt à voir dûment casé et sexuellement stabilisé, c’est-à-dire juridiquement et sanitairement contrôlable, ce contaminateur potentiel qu’est encore le gay. Contre-partie du fantasme hétéro qui voit le monde homo dominé par un hédonisme sans freins, il offre l’image rassurante, très en vogue en ce moment à la télévision (loi de l’excès contraire oblige), de l’homo bien gentil et parfaitement épanoui dans le cadre classique du couple – bientôt capable de devenir un père (ou une mère) de famille respectable ?


  • Laurent Joffrin ne se contrôle plus : il contrôle le Net et la critique des médias | Henri Maler (Acrimed)
    http://www.acrimed.org/article3884.html

    Laurent Joffrin s’insurge. Et sermonne ceux dont la réflexion n’atteint pas la profondeur et la fréquence de la sienne : « Les adversaires de toute régulation d’Internet devraient – parfois – réfléchir aux implications de leur allergie à toute application à la toile des règles professionnelles ou des lois en vigueur dans les autres médias. » Ainsi les courriers électroniques seraient des médias comme les autres, et il conviendrait de leur appliquer, délicieusement amalgamées, les lois qui régissent la presse et les règles du journalisme professionnel. Pour le justifier, notre éditorialiste remonte aux sources de la défiance à l’égard des médias. Attention ! Chef d’œuvre ! (...) Source : Acrimed