person:louise michel

  • La commune de 1871 : enjeux de sa commémoration et de son enseignement | aggiornamento hist-geo
    http://aggiornamento.hypotheses.org/1381

    Mai 1981 : Pierre Mauroy se rend au Mur des fédérés. Pour la première fois depuis 1871, un chef de gouvernement en exercice rend hommage à la Commune. L’événement est pourtant passé inaperçu en son temps, puis éclipsé des mémoires par la fameuse montée au Panthéon, la rose au poing. La Commune était en marge du consensus républicain alors interprété par les socialistes au pouvoir. Les septennats de Mitterrand, qui correspondent globalement à l’étiage de la présence de cette insurrection dans les usages publics du passé, voient s’accroître encore ce désintérêt. Certes, en 1996, des commémorations furent organisées dans des arrondissements passés à gauche lors des élections municipales et en 1997 la victoire de la Gauche plurielle est l’occasion d’une montée au Mur un peu plus étoffée que les années précédentes. Mais, en 2007, à la différence de Nicolas Sarkozy, Ségolène Royal n’évoque pas une seule fois une Commune manifestement réduite, dans les mémoires socialistes, à un fantôme erratique[1].

    En ce printemps 2013, la gauche redécouvre spectaculairement la Commune de 1871 et l’initiative vient d’en haut : du gouvernement, des députés socialistes et des sénateurs communistes. Le 9 mars, à l’occasion de la journée de la femme, Najat Vallaud-Belkacem (ministre du droit des femmes et porte-parole du gouvernement) évoque la possible panthéonisation de Louise Michel, parmi d’autres candidates. Le 18 mars, dans une tribune publiée par Libération titrée « La Commune n’est pas morte », deux députés socialistes parisiens annoncent le dépôt d’une résolution mémorielle pour réhabiliter et faire connaître la Commune[2]. C’est chose faite le 8 avril. La proposition de résolution N° 907, signée par plus d’une centaine de députés socialistes soutenus par leur groupe parlementaire, propose de « rendre justice aux victimes de la répression de la Commune de Paris de 1871 »[3]. Le 25 avril, les 20 sénateurs du groupe communiste républicain et citoyen déposent à leur tour une résolution « pour la réhabilitation de la Commune et des communards » à la haute assemblée[4]. Cette deuxième résolution emprunte beaucoup à tribune médiatique de la première, sans jamais s’y référer, mais prend soin de s’en distinguer. La situation est donc inédite. Deux initiatives parlementaires relatives aux usages de l’histoire, proches mais non réductibles l’une à l’autre, entrent en résonance, sinon en concurrence.


    • Eric Fournier :

      En ce printemps 2013, la gauche redécouvre spectaculairement la Commune de 1871 et l’initiative vient d’en haut : du gouvernement, des députés socialistes et des sénateurs communistes. Le 9 mars, à l’occasion de la journée de la femme, Najat Vallaud-Belkacem (ministre du droit des femmes et porte-parole du gouvernement) évoque la possible panthéonisation de Louise Michel , parmi d’autres candidates. Le 18 mars, dans une tribune publiée par Libération titrée « La Commune n’est pas morte », deux députés socialistes parisiens annoncent le dépôt d’une résolution mémorielle pour réhabiliter et faire connaître la Commune [2]. C’est chose faite le 8 avril. La proposition de résolution N° 907, signée par plus d’une centaine de députés socialistes soutenus par leur groupe parlementaire, propose de « rendre justice aux victimes de la répression de la Commune de Paris de 1871 »[3]. Le 25 avril, les 20 sénateurs du groupe communiste républicain et citoyen déposent à leur tour une résolution « pour la réhabilitation de la Commune et des communards » à la haute assemblée[4].
      (...)
      La plupart des idéaux, projets et résolutions attribués ici aux communards n’étaient pas le propre de la Commune mais bien de l’ensemble des républicains avancés du XIXe siècle, avant et après l’insurrection, parfois même des républicains modérés qui gouvernent à partir des années 1880. De surcroît, ces projets n’ont pas été mis en œuvre par les communards, ou alors fort timidement. Certes la brièveté de la Commune et les contraintes de la guerre civile expliquent ces inaboutissements.

      Mais, plus essentiellement encore, si ces projets n’ont pas été développés c’est aussi parce que, de l’aube du 18 mars jusqu’aux derniers combats de la Commune, les insurgés accomplissaient pleinement leur propre horizon d’attente révolutionnaire. La grande affaire de la République « sociale » pour laquelle ce sont levés les hommes et les femmes de 1871 était de se gouverner soi-même. Pour eux la souveraineté ne se délègue pas, elle s’exerce directement, ou le plus directement possible. En 1871, s’entremêlent donc avec force deux temporalités indissociables pour les communards : la lutte pour la souveraineté et l’exercice même de la souveraineté, l’insurrection et son horizon politique. De toutes les révolutions du XIXe siècle, la Commune est celle qui a porté à son point le plus haut cette organisation de la souveraineté populaire, où les représentants ne sont que tolérés par ceux qui les ont élus et où les citoyens entendent participer réellement à l’exercice quotidien du pouvoir.
      (...)
      Il y avait des républicains dans les deux camps et Versailles ne saurait être réduite aux seuls monarchistes majoritaires à la chambre. Autant que la révolution communale, la « semaine sanglante » casse une lisse histoire républicaine.
      (...)
      Pourquoi ne pas envisager une journée de commémoration associant à la Commune à la vigilance citoyenne, à la capacité d’exercer sa part de souveraineté, à l’interpellation populaire ? Une telle initiative romprait avec le ronronnement des commémorations historiques et serait à coup sûr inattendue, disruptive, impromptue — à l’image de la Commune de paris en 1871.

      Voir aussi :
      http://seenthis.net/messages/135521



  • Les pétasses, l’abêtissement et les éditeurs – Des croûtes aux coins des yeux (août 2011)
    http://tanxxx.free-h.fr/bloug/archives/4961

    Si j’ai des héroïnes, elles sont comme Louise Michel, ou Frida Kahlo, ou une de ces chieuses comme les cons aiment appeler les femmes qui se laissent pas monter sur les pieds par eux.

    Bon, tout le monde ne peut pas être Louise Michel, je vous le concède. Mais entre Louise Michel et Pénélope Bagieu, il y a tout de même un putain de monde, bordel, alors pourquoi les éditeurs s’acharnent-ils à publier des greluches décervelées qui causent de leur dernière jupe à la con ? ça fait un sacré bout de temps que je fulmine en voyant la énième coconne à sortir un bouquin sur ses talons et ses recettes de cupcakes dont tout le monde se branle. Aujourd’hui, ça a été la goutte d’eau, à la lecture de cette chronique merdique à propos de cette daube infâme. Et quand on lit ce genre d’horreur, je suis désolée, je peux pas rester là à rien faire, les bras ballants, abasourdie par tant de connerie. T’uses pas avec ces trucs, me dit-on, mais MERDE.

    #femmes #bd

    • Sur mon supposé saphisme > on me le dit très souvent, voir à chaque fois, ou on me le fait comprendre, que je « suis lesbienne ». Parce que oui, certes, je n’ai pas l’allure d’une pin up, je me conduis en garçon manqué, je jure comme une charretière, je bois de la bière par litres. Et je gueule, surtout, c’est ce qui fait dire à un paquet de gens que je dois « être de l’autre bord ». Imaginez un peu ce que ça sous entend : une vraie femme ferme sa gueule, une lesbienne n’est pas une vraie femme, une femme doit se comporter comme l’image d’épinal qu’on a de la femme, si tu prends pas particulièrement soin de toi, t’es pas une femme, etc, etc. Les gens ne se rendent même plus compte qu’en réfléchissant avec de si gros raccourcis, ils continuent à véhiculer d’énormes clichés sexistes et homophobes de surcroit. Et ça vient parfois, assez souvent même, de personnes qu’on ne soupçonnerait pas être aussi manichéennes.
      Attention, femme qui ouvre ta bouche : tu es lesbienne ou moche ou vieille fille. Une femme canon et hétéro n’a jamais à se plaindre de son sort, puisqu’elle vit avec un homme (le bonheur !) et elle est joli (la chance !), et que ça suffit pour avoir une vie de femme bien remplie.

    • C’est ce que je dis : en fait de modernité et de liberté, notre société ne sécrète plus que des normes archaïques et impératives, qui nous limite à quels archétypes antédiluviens. On est sommés de rentrer dans les petites cases, de ne pas avoir une idée ou un poil qui dépasse sous peine d’excommunication immédiate.
      Je trouve ce conformisme totalitaire absolument insupportable.

    • j’ai fait le tour de mes stats hier et suis tombée sur des forums qui renvoyaient sur mon texte : j’ai compté des « sale gouine qui pue » et autres insultes. Pas que ça, heureusement, y’en a qui voient de quoi je parle et ne s’arrêtent pas à la guéguerre (qui n’existe pas) pénélope B/ tanxxx mais les messages insultants révèlent bien une chose : on n’accepte pas qu’on s’élève comme les stéréotypes et qu’on ouvre sa gueule, encore plus quand on fait de la BD et qu’on est une femme. On a pas le cul sorti des ronces....


  • La commune de Paris 1871 | Blog Paris Insolite
    http://www.pariszigzag.fr/histoire-insolite-paris/la-commune-de-paris-1871

    Une œuvre sociale audacieuse

    Le hongrois Léo Fränkel, responsable de la Commission du Travail et des échanges, lutte contre le chômage en réorganisant les ateliers abandonnés par les patrons « les francs fileurs », réfugiés à Versailles. La gestion de ces ateliers est confiée à « l’Union des femmes » dirigée par Nathalie Le Mel et Elisabeth Dmitrieff. « Les ateliers vous appartiendront, plus d’exploiteurs, plus de maitres » lit- on sur leurs affiches sur les murs de la capitale. La commission décide la suppression des amendes sur les salaires. Première tentative de satisfaction de la revendication d’égalité des salaires entre hommes et femmes (encore à l’ordre du jour), la commission instaure l’égalité de traitement pour les instituteurs et les institutrices en revalorisant leur salaire (21 mai 1871). Ainsi les femmes et les étrangers ont pris leur place de citoyen dans la société !


  • 16 décembre 1871 : Louise Michel est condamnée à la déportation pour sa participation à la Commune de Paris
    http://forumamislo.net/index.php?act=ephem&s=t

    Ci-après, les déclarations de Louise Michel en conclusion de son procès, à Satory.
    – Vous avez entendu les faits dont on vous accuse. Qu’avez-vous à dire pour votre défense ?
    Louise Michel : Je ne veux pas me défendre, je ne veux pas être défendue. J’appartiens tout entière à la révolution sociale, et je déclare accepter la responsabilité de mes actes. Je l’accepte tout entière et sans restriction. Vous me reprochez d’avoir participé à l’assassinat des généraux ? A cela, je répondrais OUI, si je m’étais trouvée à Montmartre quand ils ont voulu faire tirer sur le peuple. Je n’aurais pas hésité à faire tirer moi-même sur ceux qui donnaient des ordres semblables. Mais, lorsqu’ils ont été faits prisonniers, je ne comprends pas qu’on les ait fusillés, et je regarde cet acte comme une insigne lâcheté !
    Quant à l’incendie de Paris, oui j’y ai participé. Je voulais opposer une barrière de flammes aux envahisseurs de Versailles. Je n’ai pas eu de complices pour ce fait. J’ai agi d’après mon propre mouvement.
    On dit aussi que je suis complice de la Commune ! Assurément oui, puisque...

    [...]




  • Contre la récupération xénophobe du féminisme. http://www.contretemps.eu/fr/interventions/nous-f%C3%A9ministes-1

    Obscur objet du désir, l’adhésion de 6 millions d’électeurs et d’électrices françaisES à une culture fascisante fait l’objet d’un racolage actif. Le score du FN est comme un blanc seing pour nous maintenir dans la minorité, pour nous abreuver de représentations populistes, débiles, de raisonnements simplistes qui ne prônent que la haine ; la société civile n’est plus qu’une société de consommation clivée et apeurée. Cette surenchère doit cesser… Pour notre part, nous ne laisserons plus ce front nationaliste récupérer le féminisme pour en faire l’étendard des frontières de l’« Occident ». Nous ne laisserons pas un parti, quel que soit le sexe de son chef, nous diviser impunément.

    Nous luttons contre le grand renfermement dans une Europe forteresse qui transforme le combat historique pour nos droits et nos libertés sur nos corps et nos vies en une valeur de la « civilisation occidentale » et un critère d’intégration islamophobe… Qu’en est-il justement de « Nous » ? Qu’en est-il de « nos » droits ?

    #feminisme

    Qu’en est-il de ces millions de femmes vivant ici sous le seuil de pauvreté ou assignées au travail domestique ? Qu’en est-il de l’égalité réelle des sexes et des sexualités ?... Quelle place occupe la lutte contre l’hétérosexisme dans notre société : une société qui maintient les discriminations salariales comme la permissivité des insultes ou l’impunité des violences ?

    Quels moyens sont alloués à une éducation sexuelle émancipatrice et à l’accès réel aux droits sexuels reproductifs et non reproductifs pour toutEs (maintien des centres d’IVG, valorisation et diffusion de la gynécologie médicale, contraception libre et gratuite, accès à la PMA sans discrimination) ?


  • Nous, féministes (Contretemps)
    http://www.contretemps.eu/en/interventions/nous-f%C3%A9ministes-1

    Nous citoyennes et indigènes, immigrées et autochtones, bourgeoises et prolétaires, travailleuses et chômeuses, nationales et naturalisées, européennes et étrangères, militantes et universitaires : filles, mères, ménopausées, avortées ou hormonées, Noires, blanches, tsiganes, arabes, musulmanes, juives ou chrétiennes, croyantes, mécréantes, voilées, dévoilées, revoilées, sexy, grosses, anorexiques, valides ou non, straight, trans, gouines, queer, morales, immorales, amorales, victimes, putes, épargnées ou enragées, … Source : Contretemps


  • Charles Ferdinand GAMBON

    A LA BASTILLE… | Les Cénobites Tranquilles
    http://lescenobitestranquilles.fr/2012/03/a-la-bastille

    Le 19 mars 1820, naissance de Charles Ferdinand GAMBON à Bourges. Avocat à 19 ans puis magistrat, d’abord républicain modéré, il devient socialiste révolutionnaire puis anarchiste et pacifiste.Elu du peuple après la révolution de 1848, il est arrêté dès 1849 pour son hostilité au futur empereur, et emprisonné à Belle-Ile en mer, puis en Corse, jusqu’en 1859. (Jean-Yves Mollier lui a consacré un livre « Dans les bagnes de Napoléon III, mémoires de Ferdinand Gambon » aux Presses Universitaires de France en 1983). Par la suite, ne reconnaissant pas l’Empire, il refuse d’acquitter l’impôt. Il adhère à l’Internationale et participe à la fédération des sociétés ouvrières. Le 26 mars 1871, il est élu membre de la Commune de Paris. Désigné à la fonction de procureur, il refuse le poste, trop conscient des méfaits de la justice et de la prison. Il est partisan d’aider au soulèvement des villes de province, dans le but de former une grande fédération des communes. Présent sur les dernières barricades, le 28 mai, il parvient pourtant à échapper aux massacres et se réfugie en Suisse. Il devient propagandiste anarchiste et milite à la Fédération Jurassienne. A son retour en France,en 1880, il prend part au mouvement anarchiste aux côtés de Louise Michel, sans rompre avec les socialistes révolutionnaires il sera même élu député en 1882. Il défendra les anarchistes lyonnais emprisonnés lors du procès de 1883. Il est l’auteur, dans « Le cri du peuple », du célèbre slogan pacifiste « Guerre à la guerre ».


  • Poème de Victor Hugo en hommage à Louise Michel et à la Commune de Paris (18 mars 1871)

    Poème de Victor Hugo en hommage à Louise Michel et à la Commune de Paris (18 mars 1871)
    Ayant vu le massacre immense, le combat
    Le peuple sur sa croix, Paris sur son grabat, La pitié formidable était dans
    tes paroles.
    Tu faisais ce que font les grandes âmes folles Et, lasse de lutter, de rêver
    de souffrir, Tu disais : « j’ai tué ! » car tu voulais mourir.
    Tu mentais contre toi, terrible et surhumaine.
    Judith la sombre juive, Aria la romaine
    Eussent battu des mains pendant que tu parlais.
    Tu disais aux greniers : « J’ai brûlé les palais ! »
    Tu glorifiait ceux qu’on écrase et qu’on foule.
    Tu criais : « J’ai tué ! Qu’on me tue ! - Et la foule Ecoutait cette femme
    altière s’accuser.
    Tu semblais envoyer au sépulcre un baiser ; Ton oeil fixe pesait sur les
    juges livides ; Et tu songeais pareille aux graves Euménides.
    La pâle mort était debout derrière toi.
    Toute la vaste salle était pleine d’effroi.
    Car le peuple saignant hait la guerre civile.
    Dehors on entendait la rumeur de la ville.
    Cette femme écoutait la vie aux bruits confus D’en haut, dans l’attitude
    austère du refus.
    Elle n’avait pas l’air de comprendre autre chose Qu’un pilori dressé pour
    une apothéose ; Et, trouvant l’affront noble et le supplice beau Sinistre,
    elle hâtait le pas vers le tombeau Les juges murmuraient : » Qu’elle meure !
    C’est juste Elle est infâme - A moins qu’elle ne soit Auguste « Disait leur conscience. Et les jugent, pensifs Devant oui, devant non, comme
    entre deux récifs Hésitaient, regardant la sévère coupable.
    Et ceux qui, comme moi, te savent incapable De tout ce qui n’est pas
    héroïsme et vertu, Qui savent que si l’on te disait : » D’ou viens tu ? « Tu répondrais : » Je viens de la nuit ou l’on souffre ; Oui, je sors du
    devoir dont vous faites un gouffre !
    Ceux qui savent tes vers mystérieux et doux, Tes jours, tes nuits, tes
    soins, tes pleurs donnés à tous, Ton oubli de toi-même à secourir les
    autres, Ta parole semblable aux flammes des apôtres ; Ceux qui savent le
    toit sans feu, sans air, sans pain Le lit de sangle avec la table de sapin
    Ta bonté, ta fierté de femme populaire.
    L’âpre attendrissement qui dors sous ta colère Ton long regard de haine à
    tous les inhumains Et les pieds des enfants réchauffés dans tes mains ;
    Ceux-là, femme, devant ta majesté farouche Méditaient, et malgré l’amer pli
    de ta bouche Malgré le maudisseur qui, s’acharnant sur toi Te jetai tout les
    cris indignés de la loi Malgré ta voix fatale et haute qui t’accuse Voyaient
    resplendir l’ange à travers la méduse.
    Tu fus haute, et semblas étrange en ces débats ; Car, chétifs comme tous les
    vivants d’ici-bas, Rien ne les trouble plus que deux âmes mêlées Que le
    divin chaos des choses étoilées Aperçu tout au fond d’un grand coeur
    inclément Et qu’un rayonnement vu dans un flamboiement.

    http://fa-cantal.blogspot.fr/2012/03/poeme-de-victor-hugo-en-hommage-louise.html


  • Au sujet de l’évasion de Flourens de la prison de Mazas, dans la nuit du 21 au 22 janvier 1871, organisée par son ami Amilcare Cipiani et à laquelle aurait participé Lavalette.

    Témoignage de Théo Fischer sur la Commune, dont le manuscrit a été retrouvé par hasard et diffusé sous forme de feuilleton via Internet.
    http://www.maira.org

    Passage concernant l’évasion de Flourens de la prison de Mazas :
    http://www.maira.org/spip.php?article58

    Le 31 octobre nous avait servi de leçon. Francesco cogna à notre huis le 21 janvier au soir. « Tu veux venir prendre Mazas ? J’aimerais bien y délivrer Henry [Bauër, fils d’Alexandre Dumas – NDLA] et le farouche Flourens. » Je pris mon six-coups et mon épée et nous partîmes enlever cette Bastille où moisissaient depuis près de trois mois nos camarades révolutionnaires.
    Henri Place et Amilcare Cipiani commandèrent l’opération, qui se déroula avec une précision mathématique. Le directeur de la prison se fit tout de même un peu tirer l’oreille. Le revolver de Cipriani sous le nez l’aida à prendre la décision la plus raisonnable.
    Nous installâmes Flourens quelques heures à la mairie de Belleville. Dans les clubs, l’effervescence était à son comble. Par surcroît, les femmes étaient furieuses devant un nouveau rationnement du pain.
    Le lendemain, Clément Thomas fit placarder une affiche tant hargneuse que diffamatoire à notre égard : « Hier, une poignée de factieux ont pris d’assaut la prison de Mazas et délivrer leur chef, Flourens… » S’ensuivait un tombereau d’injures et de menaces… Il appelait les hommes d’ordre à nous exterminer.
    Nous ne pouvions que réagir…

    Extrait d’un article du journal Le Stéphanois du 8 mai 1892
    http://www.memoireetactualite.org/presse/42STEPHANOIS/PDF/1892/42STEPHANOIS-18920508-P-0001.pdf

    C’était à la suite du 31 octobre, où son ami Gustave Flourens avait été fait prisonnier et enfermé à Mazas. Cipriani s’était mis en tête de le délivrer, et le 22 janvier au matin, accompagné de sept hommes en armes, il se dirige vers la prison pour s’en emparer ! En vingt, minutes ce fut fait. Le directeur, persuadé qu’il avait à faire à toute une armée, rendit la liberté, non-seulement à Flourens, mais encore à tous les détenus politiques.

    La Commune, par Louise Michel, 1898.
    http://classiques.uqac.ca/classiques/michel_louise/la_commune/la_commune.html

    Dans l’après-midi du 21 janvier, Henri Place, connu alors sous son pseudonyme de Varlet, Cipriani et plusieurs du groupe blanquiste se rendirent à la prison de Mazas, où Greffier demanda à voir un gardien qu’il avait connu étant prisonnier.
    On le laissa passer avec ceux qui l’accompagnaient il observa alors qu’il y avait un seul factionnaire à la grande porte d’entrée.
    A droite de cette porte en était une autre plus petite et vitrée, où se tenait jour et nuit un gardien et par laquelle on pénétrait dans la prison.
    En face, un corps de garde où couchaient des gardes nationaux de l’ordre : c’était un poste. Arrivés au rond-point, en causant avec le gardien d’un air indifférent, il lui demanda où se trouvait le vieux. On appelait ainsi par amitié Gustave Flourens, comme depuis longtemps Blanqui, lui, vieux réellement.
    Couloir B, cellule 9, répondit naïvement le gardien.
    En effet, à droite du rond-point, ils virent un couloir désigné par la lettre B.
    On causa d’autre chose et, quand ils eurent vu tout ce qui leur était nécessaire de savoir, ils sortirent.
    Le soir à dix heures, rue des Couronnes, à Belleville, ils trouvèrent au rendez-vous soixante-quinze hommes armés.
    La petite troupe ayant le mot d’ordre s’improvisa patrouille, répondant aux autres patrouilles qui auraient pu les rencontrer dans leur entreprise. Un caporal avec deux hommes vinrent les reconnaître et, satisfaits, les laissèrent passer.
    Le coup de main ne pouvait réussir que très rapidement exécuté.
    Les premiers douze hommes devaient désarmer le factionnaire, les quatre suivants s’emparer du gardien de la petite porte vitrée.
    Trente autres devaient se précipiter dans le corps de garde, se mettre entre le râtelier aux fusils et le lit de camp où était couchée la garde et la mettre en joue pour l’empêcher de faire le moindre mouvement.
    Les autres vingt-cinq devaient monter le rond-point, s’emparer des gardiens, au nombre de six, se faire ouvrir la cellule de Flourens, où ils les enfermeraient, descendre rapidement, fermer à clef la porte vitrée qui donne sur le boulevard et s’éloigner.
    Ce plan fut exécuté avec une précision mathématique.
    — Il n’y eut, disait Cipriani, que le directeur qui se fit un peu tirer l’oreille ; mais, devant le revolver braqué sur son visage, il céda et Flourens fut délivré.
    Après Mazas, la petite troupe, qui commençait par des triomphes, alla sur la mairie du XXe dont Flourens venait d’être nommé adjoint, ils firent sonner le tocsin, à une vingtaine, proclamèrent la Commune ; mais personne ne répondit, croyant à un guet-apens du parti de l’ordre.
    A l’Hôtel-de-Ville, les membres du gouvernement tenaient une séance de nuit ; il eût été possible de les y arrêter.
    Flourens, dans sa prison, n’avait pas vu l’importance du mouvement révolutionnaire ; il objecta qu’on était trop peu.
    Mais le premier coup d’audace n’avait-il pas réussi déjà ? L’extrême décision fait, à la force, l’effet d’une fronde à la pierre qu’elle lance.
    Le matin du 22, une affiche furieuse de Clément Thomas, qui remplaçait Tamisier au commandement de la garde nationale, était placardée dans Paris.
    Cette affiche mettait hors la loi les révolutionnaires, ils y étaient traités de fauteurs de désordre, appel était fait aux hommes d’ordre pour les exterminer.
    Cela commençait ainsi :
    Hier soir, une poignée de factieux ont pris d’assaut la prison de Mazas et délivré leur chef Flourens.
    Suivaient injures et menaces.
    La prise de Mazas et la libération de Flourens avaient rempli d’effroi les membres du gouvernement ; s’attendant à voir une seconde édition du 31 octobre, ils en référèrent à Trochu, qui fit bonder l’Hôtel-de-Ville de ses mobiles bretons.
    Chaudey y commandait, son hostilité pour la Commune était connue.
    A midi, une foule énorme, en grande partie désarmée, emplissait la place de l’Hôtel-de-Ville.

    D’après Louis Michel, il y eu donc un premier commando restreint qui fit du repérage dans l’après-midi du 21 janvier. Puis 75 hommes se retrouvèrent à dix heures du soir, rue des Couronnes, à Belleville, pour aller libérer Flourens. Le journal Le Stéphanois indique qu’il n’y avait que sept hommes en tout et pour tout, mais que le directeur aurait été « persuadé qu’il avait à faire à toute une armée ».

    Au sein du commando, il y aurait eu :
    – Amilcare Cipriani
    – Henri Place
    – Théo Fischer (d’après lui)
    – Lavalette (d’après lui)

    Amilcare Cipriani ?

    Révolutionnaire italien, ami proche de Flourens.
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Amilcare_Cipriani

    Henri Place ? (selon Le Maitron)

    Journaliste parisien, militant blanquiste, membre de l’Internationale et de la franc-maçonnerie [...]. Il participa, le 21 janvier 1871, à la libération de Flourens ; le lendemain il prenait part à la journée révolutionnaire et était blessé - un bras cassé - place de l’Hôtel-de-Ville. [...] Élu commandant du 192e bataillon fédéré. - voir Falque A. - il démissionna le 16 mai pour protester contre l’indiscipline des gardes, mais, faute de nouvelles élections, conserva son poste. Du 1er au 10 mai, il servit à Neuilly ; les 17 et 18 mai, il se trouvait au château de la Muette ; les 19, 20 et 21 à la poudrière Beethoven. [...]
    Après l’amnistie, H. Place fut, aux côtés de Vaillant et de Eudes, un des réorganisateurs du CRC, héritier de la tradition blanquiste. Selon Dommanget, H. Place, suivant Granger, s’écarta en 1889 du CRC mais il y revint en mai 1896 et il appartint à la direction du PSR, nom nouveau pris en 1898 par le CRC.

    #A_la_recherche_de_Lavalette #A_la_recherche_de_Charles_Lavalette #Commune #Commune_de_Paris #Commune_de_Paris_de_1871 #communard #communeux #Charles_Lavalette #Lavalette


  • Les PARIS d’Alain Rustenholz : Belleville ou la revanche du lapin
    http://www.alain-rustenholz.net/2012/02/belleville-ou-la-revanche-du-lapin.html

    La dernière barricade de la Commune : elle tomba le 28 mai, à 13h. Ce fut, au choix, celle de la rue de Tourtille, au coin de la rue Ramponneau, dans le 20e, dont Lissagaray a peut-être été le dernier défenseur (Il sera en exil à Londres, l’amour des 18 ans d’Eleanor Marx, dite Tussy, la cadette ; il en a lui-même 34), si l’on en croit un dessin de Robida (né en 1848, il habita Belleville de 1869 à 1882, avant de filer sur Argenteuil) désignant celle-ci comme « la dernière barricade de la Commune ».

    Mais ce fut peut-être celle de la rue de la Fontaine-au-Roi que l’on évoque en traversant Bisson, qui la prolonge : sur celle-là, tenaient encore Jean-Baptiste Clément, Théophile Ferré, délégué à la Sûreté générale et son frère Hippolyte, Varlin, un garibaldien... « Au moment où vont partir leurs derniers coups, une jeune fille venant de la barricade de la rue Saint-Maur arrive, leur offrant ses services. Ils voulaient l’éloigner de cet endroit de mort, elle resta malgré eux. A l’ambulancière de la dernière barricade et de la dernière heure, Jean-Baptiste Clément dédia longtemps après la chanson des Cerises », écrira Louise Michel.

    0n a encore l’hypothèse de celle de la rue Oberkampf ? De celle de la rue Rébeval dans le 19e mitoyen ? En tous cas, elle se situa dans le périmètre du croisement des rue et boulevard de Belleville.


  • Où l’on apprend, au détour de quelque recherches historique, que le premier journal anarchiste français, dans lequel écrivait Louise Michel, étaient financé et dirigé en sous-main par le préfet de police de Paris.

    http://fr.wikipedia.org/wiki/La_R%C3%A9volution_sociale

    Le préfet Louis Andrieux le raconte avec délectation dans ses mémoires :

    On ne supprime pas les doctrines en les empêchant de se produire, et celles dont il s’agit ne gagnent pas à être connues.

    Donner un journal aux anarchistes, c’était d’ailleurs placer un téléphone entre la salle des conspirations et le cabinet du préfet de police. On n’a pas de secrets pour un bailleur de fonds, et j’allais connaître, jour par jour, les plus mystérieux desseins. Le Palais-Bourbon allait être sauvé ; les représentants du peuple pouvaient délibérer en paix.

    Ne croyez pas, d’ailleurs, que j’offris brutalement aux anarchistes les encouragements du préfet de police.

    J’envoyai un bourgeois, bien vêtu, trouver un des plus actifs et des plus intelligents d’entre eux. Il expliqua qu’ayant acquis quelque fortune dans le commerce de la droguerie, il désirait consacrer une partie de ses revenus à favoriser la propagande socialiste.

    Ce bourgeois qui voulait être mangé n’inspira aucune suspicion aux compagnons. Par ses mains, je déposai un cautionnement dans les caisses de l’État, et le journal la Révolution sociale fit son apparition.

    C’était un journal hebdomadaire, ma générosité de droguiste n’allant pas jusqu’à faire les frais d’un journal quotidien.

    Mme Louise Michel était l’étoile de ma rédaction. Je n’ai pas besoin do dire que « la grande citoyenne » était inconsciente du rôle qu’on lui faisait jouer, et je n’avoue pas sans quelque confusion le piège que nous avions tendu à l’innocence de quelques compagnons des deux sexes.

    Tous les jours, autour d’une table de rédaction, se réunissaient les représentants les plus autorisés du parti de l’action on dépouillait en commun la correspondance internationale on délibérait sur les mesures à prendre pour en finir avec « l’exploitation de l’homme par l’homme » ; on se communiquait les recettes que la science met au service de la révolution.

    J’étais toujours représenté dans les conseils, et je donnais au besoin mon avis.

    Mon but était surtout de surveiller plus facilement les honorables compagnons, en les groupant autour d’un journal.

    Cependant la Révolution sociale me rendait encore quelques petits services accessoires. Vous croyez que j’y attaquais les adversaires de mon administration ? En vérité, puisque je
    fais une œuvre de bonne foi et puisque les erreurs qui s’y peuvent glisser ne sont jamais volontaires, j’en fais l’aveu je n’ai pas été étranger aux articles publiés contre M. Yves Guyot et contre ses amis au moment des élections municipales. J’aurais certainement préféré avoir pour conseillers municipaux les rédacteurs du Prolétaire plutôt que ceux de la Lanterne.

    De tous temps, l’administration, dans les questions électorales, a été du côté des candidatures socialistes, quand elle a dû choisir entre celles-ci et les candidatures radicales.

    Ma tâche eût été certainement plus facile si j’avais eu au pavillon de Flore une douzaine de bons anarchistes traitant les radicaux de réactionnaires et discréditant leurs collègues par leurs propres excentricités.

    Mais la Révolution sociale faisait mieux que d’attaquer mes adversaires et de prêcher l’abstention au profit des candidatures les plus modérées elle m’adressait à moi-même les outrages les plus véhéments.

    Je le rappelle, en passant, afin de montrer à mes adversaires combien ils perdent leur temps, leur encre, leur imagination et leur peine quand ils croient m’être désagréables en inventant sur mon compte des anecdotes bien innocentes, si on les compare à celles que j’ai payées à la ligne. Ici doit se placer le récit d’une aventure dont je ris encore.

    Le héros s’appelle Clauzel ou Clozel. Je ne me rappelle pas très exactement l’orthographe de
    son nom.

    Quant à lui, il n’avait jamais oublié l’orthographe, par cette bonne raison qu’il ne l’avait jamais sue.

    Il était d’ailleurs officier d’académie s’il eût été complètement ignorant en l’art de lire et d’écrire, on l’eût fait officier de l’Université. Clauzel était un personnage important de ma circonscription électorale c’était un politicien de village, comme tous les députés en ont connu un borgne parmi les aveugles.

    Ce brave homme avait porté ses armes et ses bagages à un conseiller général, appartenant au grand parti des « remplaçants ».

    Donc, il occupait ses loisirs à démolir le crédit du député à Tassin-la-Demi-Lune, à l’Arbreale, et dans les autres lieux circonvoisins.

    La population électorale de nos cantons ruraux, dans le département du Rhône, est très
    radicale mais elle n’est pas partageuse et l’anarchie y compte peu de partisans.

    J’envoyai à Clauzel un journaliste qui avait envers moi quelques obligations. On lui récita quelque chose comme la fable du Renard et du Corbeau

    Eh bonjour, monsieur du Corbeau,
    Que vous êtes joli, que vous me semblez beau !

    Eh ! bonjour, monsieur l’officier d’académie, comme ce ruban violet sied bien à votre boutonnière, et comme vous êtes éloquent lorsque vous vous écriez, dans les réunions privées « Jusques à quand, ô Catilina, abuseras-tu de notre patience ? » Mais pourquoi vos catilinaires contre le député Andrieux ne se produisent-elles que sur un théâtre de province ? Je suis à votre service pour livrer votre éloquence à tous les échos de la presse parisienne.

    A ces mots, le corbeau Clauzel ne se sent pas de joie.

    Il ouvre un large bec et laisse tomber plusieurs pages de diatribes contre le député-préfet de police.

    Je fis insérer l’article, signé Clauzel, dans la Révolution sociale, entre un morceau oratoire de Mme Louise Michel et une recette pour la fabrication de la dynamite.

    Je fis envoyer le numéro à tous les maires de ma circonscription.

    Comment dirent-ils, Clauzel écrit dans le journal de Louise Michel ? Il veut faire sauter le Palais-Bourbon ? Il veut nationaliser la propriété ? Ah ah nous le connaissons maintenant ; qu’il vienne nous dire du mal de notre député, il verra comme il sera reçu !

    Pauvre Clauzel je lui fais ici mes excuses, et je souhaite bien sincèrement qu’il trouve dans l’estime de son conseiller général la réparation du tort que je lui ai causé.

    http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k65129d

    #journal #journalisme #anarchisme #anar #agent_provocateur


  • Louise Michel : une vie d’honnêteté et de fidélité aux idéaux de la Commune

    Biographie sommaire une centaine d’année après sa disparition le 9 janvier 1905 et un cortège funèbre immense le 21 janvier 1905.

    De tous les per­son­na­ges de la Commune de Paris, Louise Michel est la pre­mière femme à avoir triom­phé de la cons­pi­ra­tion du silence et de l’oubli.

    Combattante, ora­trice, éducatrice, poète, accu­sée trans­for­mant les tri­bu­naux en tri­bune, elle campe un per­son­nage qui ser­vira de réfé­rence à toutes les révo­lu­tion­nai­res d’idéo­lo­gies diver­ses depuis la fin du 19e Siècle jusqu’à nos jours.

    Louise Michel naît à Vroncourt (Haute-Marne), le 29 Mai 1830. Fille d’une ser­vante, elle est née au châ­teau appar­te­nant à la Mr et Mme Demahis qui l’éduquent dans la connais­sance des Lumières et le sou­ve­nir de la Première République. Cette éducation lui fera pren­dre cons­cience d’abord de l’injus­tice, puis de la néces­sité de la com­bat­tre.

    En 1853, elle devient ins­ti­tu­trice mais elle refuse de prêter ser­ment à l’Empereur Napoléon III. Elle ensei­gnera donc dans des écoles « libres », c’est-à-dire sans lien avec le pou­voir, d’abord en Haute-Marne, puis à Paris à partir de 1856.

    Ses métho­des péda­go­gi­ques s’ins­pi­rent de quel­ques grands prin­ci­pes : l’école doit être pour tous, pas de dif­fé­rence entre les sexes, néces­sité d’une éducation à la sexua­lité, l’ensei­gnant doit en per­ma­nence accroî­tre son savoir.

    Sur ces idées, elle ren­contre tout ce que Paris compte de répu­bli­cains et l’avant-garde socia­liste.

    En 1870, après la défaite de Napoléon III, Louise Michel se bat pour une République démo­cra­ti­que, ins­pi­rée de la Convention de l’an II, et sociale dans le pro­lon­ge­ment de juin 1848. Elle sera de tous les com­bats pour la défense de Paris et pour récla­mer l’élection de la Commune. Elle pré­side le Comité de vigi­lance des femmes de Montmartre.

    Le 18 Mars 1871, elle est au pre­mier rang des femmes de Montmartre qui met­tent en échec la ten­ta­tive de Thiers de s’empa­rer des canons de la Garde Nationale.

    Pendant la Commune, elle combat dans la Garde natio­nale. Elle se bat sur les bar­ri­ca­des de la Semaine san­glante. Le 24 mai, sa mère ayant été prise en otage par les Versaillais, elle se cons­ti­tue pri­son­nière. Elle connaî­tra l’hor­reur des pri­sons de Satory et des Chantiers à Versailles.

    Le 16 Décembre, elle passe devant un Conseil de guerre qu’elle trans­forme en tri­bune pour la défense de la révo­lu­tion sociale. Elle est condam­née à la dépor­ta­tion dans une enceinte for­ti­fiée. Elle est incar­cé­rée à la prison d’Auberives en (Haute-Marne), jusqu’à son départ pour la Nouvelle Calédonie le 24 août 1873 où elle arrive le 8 décem­bre.

    http://rebellyon.info/Louise-Michel-une-vie-d-honnetete.html


  • 22 janvier 1888 : l’anarchiste Louise Michel échappe miraculeusement à un attentat - Le Point
    http://www.lepoint.fr/c-est-arrive-aujourd-hui/22-janvier-1888-l-anarchiste-louise-michel-echappe-miraculeusement-a-un-atte

    À 58 ans, la Vierge rouge est toujours sur la brèche. Rien ne peut étouffer ni la rage ni la flamme qui l’animent. Pas même une déportation en Nouvelle-Calédonie ni de nombreux séjours en prison. En ce 22 janvier 1888, elle arrive au Havre, non pour souffler la paix, mais pour donner deux grandes conférences publiques : la première, dans l’après-midi, au théâtre-concert la Gaîté, rue Royale. La deuxième, le même soir, dans la salle de l’Élysée. Le thème : « Les scandales et l’idée révolutionnaire ». Son pain quotidien.

    Pierre Lucas, 32 ans, un Breton fervent catholique et un peu simplet, décide d’aller voir de ses propres yeux à quoi ressemble le diable en jupon. Il commence par assister à la première conférence, dont l’atmosphère est houleuse. Déchaînée, Louise traite le gouvernement de « ramassis de dupeurs et de voleurs ». Des contradicteurs présents dans la salle hurlent et l’insultent. Certains disent qu’il faut la foutre à l’eau et qu’elle ne fait que s’enrichir à donner ce type de conférence. Débarquant de sa cambrousse, notre bon Lucas a le cerveau complètement retourné par l’ambiance. Il se prend pour le héros chargé de débarrasser la France de cette enragée qui hurle à la tribune. Il quitte la conférence pour aller acheter un revolver, et, en route, il s’arrête pour boire quelques verres avec des amis de rencontre qui le chauffent à mort. Dans un état second, il se rend à la deuxième conférence de Louise Michel, qui se tient à l’Élysée.


  • Sept idées reçues sur la voix féminine | Rue69
    http://www.rue89.com/rue69/2011/12/12/sept-idees-recues-sur-la-voix-feminine-227047

    On la croyait bien calée dans son genre, au chaud dans ses petits poncifs : erreur. La voix a été mise à l’épreuve lors de la journée d’étude « Genre et voix » qui avait lieu à l’Ecole normale supérieure fin novembre. L’occasion de se pencher de plus près sur la voix des femmes et de décortiquer, à travers les interventions des participants à la journée d’étude, les idées reçues à son sujet.


  • La véritable histoire du Drapeau Noir et du A cerclé - L’Anarchie -
    http://bit.ly/qOvHw3

    Le numéro UN du Drapeau noir du 12 août 1883 s’exprime, en effet, sur ce choix : Les événements, les faits de tous les jours, nous ont montré clairement que le drapeau rouge, si glorieux vaincu, pourrait bien, vainqueur, couvrir de ses plis flamboyants, les rêves ambitieux de quelques intrigants de bas étages. Puisqu’il a déjà abrité un gouvernement et servi d’étendard à une autorité constituée. C’est alors que nous avons compris qu’il ne pouvait plus être pour nous, les indisciplinés de tous les jours et les révoltés de toutes les heures, qu’un embarras ou qu’un leurre.


  • Les pétasses, l’abêtissement et les éditeurs | Tanxxx (Des croûtes aux coins des yeux)
    http://tanxx.com/bloug/archives/4961

    Si j’ai des héroïnes, elles sont comme Louise Michel, ou Frida Kahlo, ou une de ces chieuses comme les cons aiment appeler les femmes qui se laissent pas monter sur les pieds par eux.
    Bon, tout le monde ne peut pas être Louise Michel, je vous le concède. Mais entre Louise Michel et Pénélope Bagieu, il y a tout de même un putain de monde, bordel, alors pourquoi les éditeurs s’acharnent-ils à publier des greluches décervelées qui causent de leur dernière jupe à la con ? Ça fait un sacré bout de temps que je fulmine en voyant la énième coconne à sortir un bouquin sur ses talons et ses recettes de cupcakes dont tout le monde se branle. Aujourd’hui, ça a été la goutte d’eau, à la lecture de cette chronique merdique à propos de cette daube infâme. Et quand on lit ce genre d’horreur, je suis désolée, je peux pas rester là à rien faire, les bras ballants, abasourdie par tant de connerie. T’uses pas avec ces trucs, me dit-on, mais MERDE.


  • Go Tanxx // Des croûtes aux coins des yeux » Blog Archive » les pétasses, l’abêtissement et les éditeurs.
    http://tanxx.com/bloug/archives/4961

    tout le monde ne peut pas être Louise Michel, je vous le concède. Mais entre Louise Michel et Pénélope Bagieu, il y a tout de même un putain de monde, bordel, alors pourquoi les éditeurs s’acharnent-ils à publier des greluches décervelées qui causent de leur dernière jupe à la con ? Ça fait un sacré bout de temps que je fulmine en voyant la énième coconne à sortir un bouquin sur ses talons et ses recettes de cupcakes dont tout le monde se branle. Aujourd’hui, ça a été la goutte d’eau, à la lecture de cette chronique merdique à propos de cette daube infâme. Et quand on lit ce genre d’horreur, je suis désolée, je peux pas rester là à rien faire, les bras ballants, abasourdie par tant de connerie. T’uses pas avec ces trucs, me dit-on, mais MERDE.

    #bande_dessinée #femmes



  • Didier Goux prend ses aises : 21 avril : joyeux anniversaire, mon Lionel !
    http://didiergouxbis.blogspot.com/2010/04/21-avril-joyeux-anniversaire-mon-lionel.html

    Il y a huit ans, souvenez-vous, c’était le No Jospinou Day. Lequel, contrairement à sa pâle copie d’il y a quelques semaines, avait remporté un incomparable succès populaire. Il était huit heures très précises lorsque l’orgasme électoral nous a brusquement ravagé les intérieurs. C’était clair et net : les Français refusaient le clystère qu’on avait essayé de leur refourguer. Et ces sales gros cons de beaufs nauséabonds d’électeurs n’avaient même pas eu la décence d’attendre le second tour pour prononcer leur verdict, refusant au triste frisotté, dans un grand éclat de rire sanguin, la consolation d’une défaite honorable, démocratique et citoyenne. Non, non : la déculottée publique, franche et massive ! Qu’il remballe fissa son petit programme-même-pas-socialiste et qu’il aille exercer en cuisine son droit d’inventaire de foireux majuscule !

    #politique #histoire #for:twitter