person:martin luther king

  • Entretien avec Bassem Tamimi de Nabi Saleh

    Palestine > « La troisième Intifada sera non violente » : Globservateur
    http://globservateur.blogs.ouest-france.fr/archive/2013/06/16/palestine-bassem-tamimi.html

    Votre village de Nabi Saleh (600 habitants) est à la pointe du mouvement de « résistance populaire ». En quoi cela consiste-t-il ?

    En une marche pacifique, chaque vendredi, depuis décembre 2009, vers la source d’Al-Qaws, qui alimente notre village. Elle venait d’être confisquée par les habitants d’Halamish (1200 habitants), une colonie juive créée en 1977 et qui s’est approprié 60% des terres de Nabi Saleh. Peu à peu nous ont rejoint des habitants d’autres villages, des activistes israéliens et internationaux, conscients de la souffrance infligée par la colonisation.

    Il y a d’autre actions : des sit-in sur des routes de Cisjordanie réservées aux colons israéliens ; une manifestation dans un supermarché Rami Lévy, qui écoule des produits à prix bas et contribue à asphyxier l’économie palestinienne, m’a valu d’être arrêté en octobre.

    Pourquoi avoir choisi ce mode d’action non-violent ?

    Nous y réfléchissions depuis 2006, avec d’autres animateurs de la première Intifada (1987) en Cisjordanie. Nous sommes partis des luttes de Gandhi en Inde, de Martin Luther King aux États-Unis et Mandela en Afrique du Sud et, à partir de là, nous avons décidé de forger notre propre modèle.

    Parce que la négociation avec Israël a échoué : 20 ans après les accords d’Oslo (1993), le soi disant processus de paix n’a débouché que sur plus de colonisation. Le rythme auquel nous perdons nos terres a été multiplié par cinq ! Il y a en Cisjordanie un remplacement silencieux de la population palestinienne par des Israéliens.

    Et parce qu’il n’était pas question, pour nous, de la lutte armée. Cela ne marche pas ! Les attentats suicide de la seconde Intifada (2002) nous ont causé énormément de tort, en permettant à Israël de vendre l’idée qu’il y a un lien entre la lutte des Palestiniens pour leurs droits et le terrorisme global.

    Notre vision, c’est de refonder un mouvement de résistance de la société civile, sur le terrain, loin des universitaires, des ONG ou des dirigeants qui discutent dans des hôtels cinq étoiles.
    (...)
    Il y a des tas d’Etats multicommunautaires qui fonctionnent sur la planète.

    Et puis, il y a une raison toute simple. Mes enfants rêvent d’aller à la plage… S’il y a des barrières entre eux et leur rêve, le conflit continuera.

    Si nous croyons dans le même Dieu, si nous nous considérons les uns et les autres comme des êtres humains, si nous avons le sens des valeurs et des responsabilités. Nous devons construire un État modèle sur la terre sainte.


  • Notes sur au moins trois crises, et leurs intimes connexions
    http://www.dedefensa.org/article-notes_sur_au_moins_trois_crises_et_leurs_intimes_connexions_17_06

    • La crise PRISM/NSA/Snowden a brusquement laissé place à un retour de flamme de la crise syrienne. • Y a-t-il un lien entre les deux événements ? • D’autre part, la relance de la crise syrienne n’a pas pour autant stoppé la course de crise PRISM/NSA/Snowden, qui elle-même tend à se diviser en deux. • Il s’agit d’un phénomène général qu’il faut considérer comme un événement crisique, avec corrélation entre toutes les crises. • Nous avons donc déterminé les corrélation entre “au moins trois crises”, nous observons (...)


  • The Next American Revolution Has Already Begun: An Interview With Gar Alperovitz | 2013-06-08

    http://truth-out.org/opinion/item/16847-the-next-american-revolution-has-already-begun-gar-smith-interviews

    What Then Must We Do? (the title is borrowed from Tolstoy) explores a challenging premise: “The coming painful decades may be the prehistory of the next American revolution – and an evolutionary process that transforms the American system, making it both morally meaningful and ecologically sustainable.”

    In fact, this is already well underway. Beneath the surface level of politics-as-usual, continuing political stalemate and the exhaustion of existing approaches have begun to open up some very interesting strategic possibilities. These are best understood as neither “reforms” (policies to modify and control, but not transcend, current corporate-dominated institutions) nor “revolution” (the overthrowing of current institutions), but rather a longer-term process of “evolutionary reconstruction”—that is, institutional transformation that unfolds over time.

    Like reform, evolutionary reconstruction involves step-by-step nonviolent change. But like revolution, evolutionary reconstruction changes the basic institutions of ownership of the economy, so that the broad public (rather than “the one percent”) increasingly comes to own more and more of the nation’s productive assets. As the old system decays, an evolutionary reconstruction would see the foundations of a new system gradually rising and replacing failing elements of the old.

    Though the press doesn’t much cover this, such processes are already observable in many parts of the current American system. Some numbers: There are now ten thousand worker-owned companies of one kind or another in the country. And they are expanding over time, and they’re becoming more democratic rather than less. There are 130 million people who are members of one or another form of cooperative. A quarter of American electricity is produced by either municipal ownership or cooperatives. Twenty-five percent of American electricity is, in other words, “socialized.” There are neighborhood corporations, land trusts, and other municipal and state strategies. One can observe such a dynamic developing in the central neighborhoods of some of the nation’s larger cities, places that have consistently suffered high levels of unemployment and poverty. In such neighborhoods, democratizing development has gone forward, paradoxically, precisely because traditional policies have been politically impossible.

    All this has been building in scale and sophistication to the point that growing numbers of people now talk about a “New Economy.” It doesn’t yet compare to the giants of Wall Street and the corporate economy, of course. But it is growing to the point where challenges are also becoming possible. Move Your Money campaigns have seen billions transferred out of Wall Street banks into credit unions and local and community banks. If you add up the credit unions they are the equivalent of one of the largest US banks, knocking Goldman Sachs out of the top five.

    –--------------------------

    "What Then Must We Do?"

    Une conférence par Gar Alperovitz donné le 27 Avril 2013

    https://www.youtube.com/watch?v=vX-MocuuOfc

    #economie #Wirtschaft #coops #cooperative #Kooperative

    #autogestion #co_working

    #États_Unis #USA
    #democracy #démocratie #Demokratie

    #livre #book #Buch


  • Réponse aux tweets de Lactimel sur Twitter à propos du #RevenuDeBase :

    Après recherche, l’ouvrage dont je parlais est « Justice sans limites » de Serge Latouche qui introduisait la même idée saugrenue de revenu de citoyenneté. Il se réclame aussi de la théorie de la décroissance.

    Le revenu de base n’est pas défendu que par des décroissants. Voir https://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_partisans_du_revenu_de_base pour plus de détails.

    Pour moi, deux soucis donc : si tout le monde a un revenu sans rien faire, certains en effet ne feront rien

    Une minorité de la population, comme aujourd’hui. La majorité des gens veulent être actifs et utiles à la société. Extrait de https://fr.wikipedia.org/wiki/Revenu_de_base#D.C3.A9sincitations_au_travail_salari.C3.A9 "Dans un sondage en Allemagne 60 % des personnes interrogées disent qu’elles ne changeraient rien à leur mode de vie si elles touchaient le revenu de base ; 30 % travailleraient moins, ou feraient autre chose ; et 10 % répondent : « D’abord dormir, ensuite on verra. » En revanche, 80 % se disent persuadées que les autres ne travailleront plus."

    faisant peser sur les autres la charge de produire la richesse servant de contrepartie à ce fameux revenu ce qui fait que les entrepreneurs ou les producteurs vont voir de facto leur revenu diminuer du fait des « abuseurs » donc plus ces comportements de profiter des efforts des autres se multiplient, moins l’entreprenariat est encouragé puisque la richesse va être captée par ceux qui ne font rien.

    C’est faux, ceux qui gagneront plus pourront vivre plus confortablement que ceux qui se contentent de leur revenu de base, il y a bien un intérêt à effectuer un travail rémunérateur. Par ailleurs, gagner de l’argent n’est pas la seule motivation à entreprendre.

    Le 2ème danger est qu’en ne liant pas le revenu reçu à la production, tout le monde veuille s’orienter vers le même type d’activité, et que de ce fait, certains produit pour le coup de 1ère nécessité ne soient plus produits du tout

    Le manque de main d’œuvre dans certains secteurs est déjà un problème actuellement, il ne provient donc pas du revenu de base.


  • Source: Netanyahu worried Kerry drifting toward Arab League stance on two-state solution - Diplomacy & Defense - Israel News | Haaretz Daily Newspaper

    http://www.haaretz.com/news/diplomacy-defense/source-netanyahu-worried-kerry-drifting-toward-arab-league-stance-on-two-st

    Inquiétudes isaraéliennes...

    Prime Minister Benjamin Netanyahu and his aides fear that U.S. Secretary of State John Kerry will accept the Arab League definition of the borders for a Palestinian state and the principle of territorial exchanges.

    Netanyahu and his advisers believe the Arab League declaration could undermine Israel’s position in negotiations with the Palestinians, according to an Israeli source familiar with talks held in the past two days.

    #israël #frontières #ligue-arabe #palestine


  • Angela Davis : « J’étais devenue un symbole à détruire »
    http://www.lexpress.fr/culture/cinema/angela-davis-j-etais-devenue-un-symbole-a-detruire_1227824.html

    Free Angela and All Political Prisoners qui sort le 3 avril retrace la période où elle fut traquée par le FBI et emprisonnée. En avant-première, l’héroïne du Black Power se souvient. Témoignage d’une éternelle insoumise. (...) Source : L’Express


  • Martin Luther King disait, à juste titre, que « nous devons apprendre à vivre ensemble comme des frères, sinon nous allons mourir tous ensemble comme des idiots. »

    Certains pensent que vivre ensemble est égal à "commercer "librement" ensemble" !!

    Ce n’est bien sûr pas du tout ce que voulait dire MLK !!! (en réponse à la conclusion d’un article d’Afrika.com


  • Comment protéger ses sources ? - Institut national de l’audiovisuel - Ina EXPERT
    http://www.ina-sup.com/node/3779

    "Les technologies de l’information et de télécommunications se sont tellement répandues que leur piratage est devenu un métier et même une industrie. Les journalistes doivent donc, aujourd’hui, connaître les nombreuses menaces que cette forme d’espionnage fait peser sur leurs sources rendue, sans même qu’ils le sachent, identifiables. Pour s’en protéger, il existe un certain nombre de mesures à prendre et de techniques à connaître. Cet article, écrit par l’un des spécialistes du domaine, explique (...)

    #media #journalisme #protection #surveillance #vieprivée


  • Les « Playboy » américains envahissent la Mongolie - Libération
    http://www.liberation.fr/monde/2013/01/21/les-playboy-americains-envahissent-la-mongolie_875716

    L’édition en langue locale de Cosmopolitan a été lancée en décembre 2010, tandis que celle de Playboy, dont le premier numéro est sorti en octobre s’est immédiatement vendue à quelque 3000 exemplaires malgré des prix prohibitifs. (…)

    Grâce au secteur minier, le pays de 2,75 millions d’habitants connaît une croissance économique fulgurante, qui permet aux « nouveaux riches » d’accéder à des produits de consommation occidentaux.

    Bienvenue dans la modernité occidentale ! :-(

    L’annonce dans la presse locale anglophone (septembre 2012) http://www.infomongolia.com/ct/ci/4990/62

    L’article de Libé (aucune mention d’auteur ni d’origine) est très visiblement un résumé de la dépêche de l’AFP, ici http://www.rawstory.com/rs/2013/01/16/u-s-media-brings-glitz-to-increasingly-urbane-mongolia

    Le site de l’édition locale http://www.playboymongolia.mn avec, en page d’accueil, une photo de Martin Luther King.


  • Hibernation - Un jour à la fois
    http://otir.net/dotclear/index.php/post/2013/01/22/Hibernation

    Une semaine qui s’annonce frigorifiante, l’air froid stagnera au-dessus de nos cieux pour un bon bout de temps. Je suis habituée désormais à ce que janvier dans l’Etat de New York apporte des périodes glaciaires, et qui plus est, nous avions été prévenus, que contrairement à l’hiver relativement doux de 2012, cette année serait rigoureuse.

    Hier, nous avons joyeusement hiberné avec mes garçons. Il n’y avait pas classe, en raison de la journée consacrée à la mémoire de Martin Luther King Jr. C’était également l’inauguration présidentielle, que j’ai suivie en direct au retour d’une séance de réparation de couronne dentaire : la belle excuse pour ne pas travailler, c’est difficile d’être créative au sortir de l’anesthésique, et avec une machoire totalement endolorie. Avoir les adolescents dans les pattes n’est pas non plus propice à la concentration, même s’ils vivent leur vie de leur côté, je suis perçue comme la mère-pélican quoi qu’il advienne...

    Le bon côté de la chose était de se retrouver tous les trois hilares, et câlins, pour une séance marathon de ma série préférée de West Wing, affalés sur le canapé et picorant les restes du week-end généreusement offerts par les membres de la synagogue qui avaient préparé les buffets et vu dix fois trop grand.

    J’ai une liste de choses à faire - et en retard - longue comme six bras. Je ne jouerai pas les Shiva pour autant. Quand je ne sais pas par quoi commencer, publier un billet me semble toujours la meilleure échappatoire. Hélas, tout a une fin, et il faut bien que je m’y mette. Après le point final.


  • Il est interdit de partager sur Internet le «I Have a Dream» de Martin Luther King | Slate
    http://www.slate.fr/lien/67399/martin-luther-king-i-have-a-dream-piratage-copyright

    Mais il est un hommage que ses admirateurs ne pourront pas lui rendre, c’est celui de réutiliser librement son célèbre discours « I Have a Dream », prononcé le 28 août 1963 sur les marches du Lincoln Memorial de Washington : celui-ci est en effet sous copyright, les droits appartenant aux héritiers de King, qui en ont confié l’administration à la société britannique EMI Publishing, aujourd’hui propriété de Sony.

    #copyright #copyright_madness



  • Ignoring North Korea’s gulags - The Washington Post

    http://www.washingtonpost.com/opinions/ignoring-north-koreas-gulags/2013/01/20/7c0c1958-6328-11e2-9e1b-07db1d2ccd5b_story.html

    Ignoring North Korea’s gulags

    By Jared Genser, Monday, January 21, 1:16 AM

    Jared Genser is an attorney and serves as pro bono counsel to the International Coalition to Stop Crimes Against Humanity in North Korea.

    As Americans celebrate President Obama’s second inaugural and Martin Luther King Jr. Day — events that symbolize the power of human freedom and perseverance against oppression — for many others such freedom is a distant dream. Among the most repressive countries in the world, North Korea holds as many as 200,000 people in the vast gulag system known as the kwan-li-so. Under the guilt-by-association system established during the dictatorship of Kim Il Sung more than 50 years ago, real and imagined dissenters and as many as three generations of their relatives are punished to eliminate “the seeds” of bad families. Those imprisoned have almost no hope for release, and it is nearly impossible to escape the camps, meaning these people are almost guaranteed to die as prisoners. Over the past few decades, hundreds of thousands have perished, the Committee for Human Rights in North Korea estimates.

    #corée-du-nord


  • Il est interdit de partager sur Internet le « I Have a Dream » de Martin Luther King | Slate
    http://www.slate.fr/lien/67399/martin-luther-king-i-have-a-dream-piratage-copyright

    Ce lundi 21 janvier, c’est le Martin Luther King, Jr. Day, le jour où les Etats-Unis célèbrent la mémoire du combattant des droits civiques. Un événement qui va prendre un relief particulier cette année puisque Barack Obama va, sur les marches du Capitole, prêter serment pour un second mandat sur la Bible de King.

    Mais il est un hommage que ses admirateurs ne pourront pas lui rendre, c’est celui de réutiliser librement son célèbre discours « I Have a Dream », prononcé le 28 août 1963 sur les marches du Lincoln Memorial de Washington : celui-ci est en effet sous #copyright, les droits appartenant aux héritiers de King, qui en ont confié l’administration à la société britannique EMI Publishing, aujourd’hui propriété de Sony.

    Vendredi, une vidéo du discours était mise en ligne sur Vimeo par le groupe Fight for the Future en l’honneur du Internet Freedom Day, une journée célébrant le premier anniversaire du blackout de l’Internet américain décidé l’an dernier pour lutter contre les projets Stop Online Piracy Act (SOPA) et Protect IP Act (PIPA), depuis suspendus.

    ah les rats ! les rapaces ! les scélérats !

    • Pour ce « Martin Luther King Day », le discours de Martin Luther King est en copyright et interdit de partage par ses héritiers, seulement en vente au prix de 20$.
      Je ne pense pas que Martin Luther King aurait apprécié.
      Par conséquent je l’écoute, lui, et je passe outre.
      http://youtu.be/fIshI_qxxew

      Traduction du discours :
      "I have a Dream
      de Martin Luther King, Jr.

      traduction : Terrie-Ann WELCH
      Texte original

      Delivré sur les marches du Lincoln Memorial à Washington D.C. le 28 octobre 1963.

      Je suis heureux de pouvoir être ici avec vous aujourd’hui, à une manifestation dont on se rappellera comme étant la plus grande manisfestation pour la liberté dans l’histoire de notre pays.
      Il y a cent ans, un grand Américain, à l’ombre de qui nous sommes aujourd’hui, a signé la Proclamation d’Emancipation. Ce décret capital est arrivé comme une grande lumière d’espoir pour les millions d’esclaves qui avaient été brûlés par les flammes de l’injustice qui consume. Il est venu comme une aurore joyeuse pour terminer la longue nuit de leur captivité.

      Mais, un siècle plus tard, le Noir n’est toujours pas libre ; un siècle plus tard la vie du Noir est toujours tristement handicapée par les menottes de la ségrégation et les chaînes de la discrimination ; un siècle plus tard, le Noir vit isolé sur une île d’indigence au milieu d’un vaste océan de prospérité ; un siècle plus tard, le Noir languit toujours dans les coins de la société américaine et il se trouve en exilé dans sa propre terre.

      Nous sommes donc venus ici aujourd’hui pour dramatiser une condition honteuse. Dans un sens, nous sommes venus à la capitale de notre pays pour toucher ce qui nous est dû. Quand les architectes de notre république ont écrit les mots magnifiques de la Constitution et de la Déclaration d’Indépendance, ils ont signé un billet à ordre, dont tous les Américains devaient hériter. Ce billet était une promesse qu’à tous les hommes, oui, les hommes noirs aussi bien que les hommes blancs, seraient garantis les droits inaliénables de vie, de liberté, et de poursuite du bonheur.

      Il est clair aujourd’hui que l’Amérique a manqué à ses engagements en ce qui concerne ses citoyens de couleur. Au lieu de faire honneur à cette obligation sacrée, l’Amérique a donné au peuple noir un chèque sans provisions ; un chèque qui nous est revenu marqué « fonds insuffisants ». Nous refusons de croire que la banque de la justice soit en faillite. Nous refusons de croire qu’il y ait des fonds insuffisants dans les grandes chambres fortes d’opportunité de cette nation. Par conséquent, nous sommes venus ici pour encaisser notre chèque, le chèque qui nous donnera sur demande les richesses de la liberté et la sécurité de la justice.

      Nous sommes venus à ce lieu sacré pour rappeler au peuple américain l’urgence extrème du présent. Ce n’est pas le moment de nous adonner au luxe de nous détendre ou de nous contenter de la drogue tranquillisante d’une solution graduelle. Il est temps maintenant de rendre réelles toutes les promesses de la démocratie ; il est temps maintenant de quitter la vallée sombre et désolée de la ségrégation pour nous avancer vers le sentier brillant de la justice raciale ; il est temps maintenant d’aider notre nation à se dégager des sables mouvants de l’injustice raciale pour l’installer sur le roc solide de la fraternité ; il est temps maintenant de faire que la justice devienne une réalité pour tous les enfants de Dieu. Ce serait une erreur fatale pour la nation de refuser de voir l’urgence du moment. Cet été étouffant du mécontentement légitime du Noir ne finira pas jusqu’à ce qu’arrive un automne vivifiant de liberté et d’égalité.

      1963 n’est pas une fin, mais un commencement. Et ceux qui espèrent que le Noir avait besoin de passer sa colère et qu’il est maintenant satisfait, auront un rude réveil si la nation revient à sa routine. Il n’y aura ni repos ni tranquillité en Amérique jusqu’à ce que le Noir obtienne ses droits de citoyenneté. Les tourbillons de la révolte continueront à ébranler les fondements de notre nation jusqu’à ce que le jour clair de la justice se lève à l’horizon.

      Mais il y a quelque chose que je dois dire à mon peuple, qui a le pied sur le seuil attrayant qui mène au palais de la justice. Tout en cherchant à obtenir la place qui nous est dûe, nous ne devons pas être coupables d’actions mauvaises. Ne cherchons pas à satisfaire notre soif de liberté en buvant dans la tasse de l’amertume et de la haine. Nous devons pour toujours conduire notre lutte sur un plan élevé de dignité et de discipline. Nous ne devons pas laisser nos revendications créatrices dégénérer en violence physique. Encore et encore, nous devons nous élever jusqu’aux hauteurs majesteuses où l’on réfute la force physique avec la force de l’âme.

      L’esprit militant, nouveau et merveilleux, qui a pénétré la communauté Noire, ne doit pas nous amener à manquer de confiance en tous les Blancs, parce que beaucoup de nos frères blancs, comme le prouve leur présence ici aujourd’hui, se rendent maintenant compte que leur destinée est liée à notre destinée, et ils sont arrivés à la réalisation que leur liberté est inextricablement liée à notre liberté. Nous ne pouvons pas cheminer seuls. Et en cours de chemin, nous devons promettre que nous marcherons toujours de l’avant. Nous ne pouvons pas retourner en arrière.

      Il y a ceux qui demandent aux partisans des Droits Civiques,"Quand serez-vous satisfaits ?" Nous ne serons jamais satisfaits tant que le Noir sera victime des horreurs indicibles de la brutalité de la police ; nous ne serons jamais satisfaits tant que nos corps, lourds de la fatigue du voyage, nous ne pourrons pas obtenir un logement dans les motels de la grand’route et dans les hôtels des villes ; nous ne serons pas satisfaits tant que la mobilité essentielle du Noir consistera à aller d’un ghetto plus petit à un autre plus grand ; nous ne serons jamais satisfaits tant qu’on dépouillera nos enfants de leur amour-propre et tant qu’on les privera de leur dignité avec des pancartes qui déclarent : « Pour les Blancs Seulement. » Nous ne serons pas satisfaits tant que le Noir du Missippippi ne pourra pas voter, et le Noir de New York croira qu’il n’a rien en faveur de quoi il peut voter. Non ! Non, nous ne sommes pas satisfaits, et nous ne serons pas satisfaits jusqu’à ce que « la justice dévale comme un torrent et le droit comme un fleuve puissant. »

      Je n’ignore pas que certains d’entre vous sont venus ici après de grandes épreuves et tribulations. Quelques-uns parmi vous sont récemment sortis de prisons étroites. Quelques-uns parmi vous sont venus de régions où, dans votre quête pour la liberté, vous avez été meurtris par les orages de la persécution et rendus chancelants par les vents de la brutalité de la police. Vous êtes les vétérans de la souffrance inventive. Continuez à travailler dans la foi que la souffrance non méritée est rédemptrice. Retournez dans le Mississippi ; retournez dans l’Alabama ; retournez en Caroline du Sud ; retournez en Georgie ; retournez en Louisiane ; retournez aux bas quartiers et aux ghettos des villes du nord sachant que, d’une manière ou d’une autre, cette situation doit être et sera changée ! Ne nous vautrons pas dans la vallée du désespoir !

      Donc, mes amis aujourd’hui je vous dis que quoique nous devions faire face aux difficultés d’aujourd’hui et de demain, j’ai tout de même un rêve. C’est un rêve qui est profondément enraciné dans le rêve américain. Je rêve qu’un jour cette nation se dressera et fera honneur à la vraie signification de son credo : « Nous tenons ces vérités comme évidentes, que tous les hommes sont créés égaux. » Je rêve qu’un jour sur les collines rouges de Georgie, les fils des anciens esclaves et les fils des anciens propriétaires d’esclaves pourront s’asseoir ensemble à la table de la fraternité. Je rêve qu’un jour, même l’état du Mississippi, un état qui étouffe dans la fournaise de l’injustice, qui étouffe dans la fournaise de l’oppression, sera transformé en une oasis de liberté et de justice. Je rêve que mes quatre jeunes enfants vivront un jour dans une nation où ils ne seront pas jugés par la couleur de leur peau, mais à la mesure de leur caractère.

      J’ai Un Rêve Aujourd’hui !

      Je rêve qu’un jour, au fin fond de l’Alabama, avec ses racistes pleins de haine —avec son gouverneur des lèvres de qui dégoulinent les mots de l’interposition et de la nullification—un jour, même là, en Alabama, les petits garçons noirs et les petites filles noires pourront aller la main dans la main avec les petits garçons blancs et les petites filles blanches, comme frères et soeurs.

      J’ai Un Rêve Aujourd’hui !

      Je rêve qu’un jour, chaque vallée sera rehaussée et chaque colline et chaque montagne sera aplanie, les aspérités seront nivelées et les endroits torteux seront rendus rectilignes, et « la gloire de Dieu sera révélée et tout ce qui est chair le verra ensemble. »

      C’est notre espérance. C’est la foi avec laquelle je retourne dans le Sud. Avec cette foi nous pourrons tailler dans la montagne du désespoir, la stèle de l’espoir. Avec cette foi, nous pourrons transformer la cacophonie des discordes de notre nation en une belle symphonie de la fraternité. Avec cette foi, nous pourrons travailler ensemble, prier ensemble, lutter ensemble, aller en prison ensemble, défendre la cause de la liberté ensemble, sachant qu’un jour nous serons libres. Et ce sera le jour, ce sera le jour où tous les enfants de Dieu pourront chanter avec une signification nouvelle :"Ma patrie c’est toi, douce terre de liberté, c’est toi que je chante. Terre où mes aïeux sont morts, terre fierté du Pélerin ; que du versant de chaque montagne retentisse le carillon de la liberté." Et si le destin de l’Amérique est d’être une grande nation, tout cela doit devenir vrai.

      Que la liberté retentisse donc des collines prodigieuses du New Hampshire jusqu’aux imposantes montagnes du New York. Que la liberté retentisse du sommet des majesteuses Alleghenies de Pennsylvanie. Que la liberté retentisse des pics couronnés de neige des Rocheuses du Colorado. Que la liberté retentisse des versants mamelonés de la Californie. Mais non seulement cela. Que la liberté retentisse du haut de Stone Mountain en Georgie. Que la liberté retentisse du haut de Lookout Mountain au Tennessee. Que la liberté retentisse de chaque colline, et des moindres monticules dans le Mississippi. « Que du versant de chaque montagne retentisse le carillon de la liberté ! »

      Et quand cela se produira, quand nous permettrons à la liberté de retentir, quand elle retentira dans chaque village, et dans chaque hameau, dans chaque état et dans chaque ville, nous serons à mesure de hâter l’arrivée du jour où tous les enfants de Dieu, noirs et blancs, juifs et non juifs, protestants et catholiques, pourrons chanter en se tenant la main ces mots du vieux Negro Spiritual : « Libres enfin, libres enfin ; béni soit le Tout-Puissant, nous sommes libres enfin ! »

      Je suis heureux de pouvoir être ici avec vous aujourd’hui, à une manifestation dont on se rappellera comme étant la plus grande manisfestation pour la liberté dans l’histoire de notre pays.
      Il y a cent ans, un grand Américain, à l’ombre de qui nous sommes aujourd’hui, a signé la Proclamation d’Emancipation. Ce décret capital est arrivé comme une grande lumière d’espoir pour les millions d’esclaves qui avaient été brûlés par les flammes de l’injustice qui consume. Il est venu comme une aurore joyeuse pour terminer la longue nuit de leur captivité.
      Mais, un siècle plus tard, le Noir n’est toujours pas libre ; un siècle plus tard la vie du Noir est toujours tristement handicapée par les menottes de la ségrégation et les chaînes de la discrimination ; un siècle plus tard, le Noir vit isolé sur une île d’indigence au milieu d’un vaste océan de prospérité ; un siècle plus tard, le Noir languit toujours dans les coins de la société américaine et il se trouve en exilé dans sa propre terre.

      Nous sommes donc venus ici aujourd’hui pour dramatiser une condition honteuse. Dans un sens, nous sommes venus à la capitale de notre pays pour toucher ce qui nous est dû. Quand les architectes de notre république ont écrit les mots magnifiques de la Constitution et de la Déclaration d’Indépendance, ils ont signé un billet à ordre, dont tous les Américains devaient hériter. Ce billet était une promesse qu’à tous les hommes, oui, les hommes noirs aussi bien que les hommes blancs, seraient garantis les droits inaliénables de vie, de liberté, et de poursuite du bonheur.

      Il est clair aujourd’hui que l’Amérique a manqué à ses engagements en ce qui concerne ses citoyens de couleur. Au lieu de faire honneur à cette obligation sacrée, l’Amérique a donné au peuple noir un chèque sans provisions ; un chèque qui nous est revenu marqué « fonds insuffisants ». Nous refusons de croire que la banque de la justice soit en faillite. Nous refusons de croire qu’il y ait des fonds insuffisants dans les grandes chambres fortes d’opportunité de cette nation. Par conséquent, nous sommes venus ici pour encaisser notre chèque, le chèque qui nous donnera sur demande les richesses de la liberté et la sécurité de la justice.

      Nous sommes venus à ce lieu sacré pour rappeler au peuple américain l’urgence extrème du présent. Ce n’est pas le moment de nous adonner au luxe de nous détendre ou de nous contenter de la drogue tranquillisante d’une solution graduelle. Il est temps maintenant de rendre réelles toutes les promesses de la démocratie ; il est temps maintenant de quitter la vallée sombre et désolée de la ségrégation pour nous avancer vers le sentier brillant de la justice raciale ; il est temps maintenant d’aider notre nation à se dégager des sables mouvants de l’injustice raciale pour l’installer sur le roc solide de la fraternité ; il est temps maintenant de faire que la justice devienne une réalité pour tous les enfants de Dieu. Ce serait une erreur fatale pour la nation de refuser de voir l’urgence du moment. Cet été étouffant du mécontentement légitime du Noir ne finira pas jusqu’à ce qu’arrive un automne vivifiant de liberté et d’égalité.

      1963 n’est pas une fin, mais un commencement. Et ceux qui espèrent que le Noir avait besoin de passer sa colère et qu’il est maintenant satisfait, auront un rude réveil si la nation revient à sa routine. Il n’y aura ni repos ni tranquillité en Amérique jusqu’à ce que le Noir obtienne ses droits de citoyenneté. Les tourbillons de la révolte continueront à ébranler les fondements de notre nation jusqu’à ce que le jour clair de la justice se lève à l’horizon.

      Mais il y a quelque chose que je dois dire à mon peuple, qui a le pied sur le seuil attrayant qui mène au palais de la justice. Tout en cherchant à obtenir la place qui nous est dûe, nous ne devons pas être coupables d’actions mauvaises. Ne cherchons pas à satisfaire notre soif de liberté en buvant dans la tasse de l’amertume et de la haine. Nous devons pour toujours conduire notre lutte sur un plan élevé de dignité et de discipline. Nous ne devons pas laisser nos revendications créatrices dégénérer en violence physique. Encore et encore, nous devons nous élever jusqu’aux hauteurs majesteuses où l’on réfute la force physique avec la force de l’âme.

      L’esprit militant, nouveau et merveilleux, qui a pénétré la communauté Noire, ne doit pas nous amener à manquer de confiance en tous les Blancs, parce que beaucoup de nos frères blancs, comme le prouve leur présence ici aujourd’hui, se rendent maintenant compte que leur destinée est liée à notre destinée, et ils sont arrivés à la réalisation que leur liberté est inextricablement liée à notre liberté. Nous ne pouvons pas cheminer seuls. Et en cours de chemin, nous devons promettre que nous marcherons toujours de l’avant. Nous ne pouvons pas retourner en arrière.

      Il y a ceux qui demandent aux partisans des Droits Civiques,"Quand serez-vous satisfaits ?" Nous ne serons jamais satisfaits tant que le Noir sera victime des horreurs indicibles de la brutalité de la police ; nous ne serons jamais satisfaits tant que nos corps, lourds de la fatigue du voyage, nous ne pourrons pas obtenir un logement dans les motels de la grand’route et dans les hôtels des villes ; nous ne serons pas satisfaits tant que la mobilité essentielle du Noir consistera à aller d’un ghetto plus petit à un autre plus grand ; nous ne serons jamais satisfaits tant qu’on dépouillera nos enfants de leur amour-propre et tant qu’on les privera de leur dignité avec des pancartes qui déclarent : « Pour les Blancs Seulement. » Nous ne serons pas satisfaits tant que le Noir du Missippippi ne pourra pas voter, et le Noir de New York croira qu’il n’a rien en faveur de quoi il peut voter. Non ! Non, nous ne sommes pas satisfaits, et nous ne serons pas satisfaits jusqu’à ce que « la justice dévale comme un torrent et le droit comme un fleuve puissant. »

      Je n’ignore pas que certains d’entre vous sont venus ici après de grandes épreuves et tribulations. Quelques-uns parmi vous sont récemment sortis de prisons étroites. Quelques-uns parmi vous sont venus de régions où, dans votre quête pour la liberté, vous avez été meurtris par les orages de la persécution et rendus chancelants par les vents de la brutalité de la police. Vous êtes les vétérans de la souffrance inventive. Continuez à travailler dans la foi que la souffrance non méritée est rédemptrice. Retournez dans le Mississippi ; retournez dans l’Alabama ; retournez en Caroline du Sud ; retournez en Georgie ; retournez en Louisiane ; retournez aux bas quartiers et aux ghettos des villes du nord sachant que, d’une manière ou d’une autre, cette situation doit être et sera changée ! Ne nous vautrons pas dans la vallée du désespoir !

      Donc, mes amis aujourd’hui je vous dis que quoique nous devions faire face aux difficultés d’aujourd’hui et de demain, j’ai tout de même un rêve. C’est un rêve qui est profondément enraciné dans le rêve américain. Je rêve qu’un jour cette nation se dressera et fera honneur à la vraie signification de son credo : « Nous tenons ces vérités comme évidentes, que tous les hommes sont créés égaux. » Je rêve qu’un jour sur les collines rouges de Georgie, les fils des anciens esclaves et les fils des anciens propriétaires d’esclaves pourront s’asseoir ensemble à la table de la fraternité. Je rêve qu’un jour, même l’état du Mississippi, un état qui étouffe dans la fournaise de l’injustice, qui étouffe dans la fournaise de l’oppression, sera transformé en une oasis de liberté et de justice. Je rêve que mes quatre jeunes enfants vivront un jour dans une nation où ils ne seront pas jugés par la couleur de leur peau, mais à la mesure de leur caractère.

      J’ai Un Rêve Aujourd’hui !

      Je rêve qu’un jour, au fin fond de l’Alabama, avec ses racistes pleins de haine —avec son gouverneur des lèvres de qui dégoulinent les mots de l’interposition et de la nullification—un jour, même là, en Alabama, les petits garçons noirs et les petites filles noires pourront aller la main dans la main avec les petits garçons blancs et les petites filles blanches, comme frères et soeurs.

      J’ai Un Rêve Aujourd’hui !

      Je rêve qu’un jour, chaque vallée sera rehaussée et chaque colline et chaque montagne sera aplanie, les aspérités seront nivelées et les endroits torteux seront rendus rectilignes, et « la gloire de Dieu sera révélée et tout ce qui est chair le verra ensemble. »

      C’est notre espérance. C’est la foi avec laquelle je retourne dans le Sud. Avec cette foi nous pourrons tailler dans la montagne du désespoir, la stèle de l’espoir. Avec cette foi, nous pourrons transformer la cacophonie des discordes de notre nation en une belle symphonie de la fraternité. Avec cette foi, nous pourrons travailler ensemble, prier ensemble, lutter ensemble, aller en prison ensemble, défendre la cause de la liberté ensemble, sachant qu’un jour nous serons libres. Et ce sera le jour, ce sera le jour où tous les enfants de Dieu pourront chanter avec une signification nouvelle :"Ma patrie c’est toi, douce terre de liberté, c’est toi que je chante. Terre où mes aïeux sont morts, terre fierté du Pélerin ; que du versant de chaque montagne retentisse le carillon de la liberté." Et si le destin de l’Amérique est d’être une grande nation, tout cela doit devenir vrai.

      Que la liberté retentisse donc des collines prodigieuses du New Hampshire jusqu’aux imposantes montagnes du New York. Que la liberté retentisse du sommet des majesteuses Alleghenies de Pennsylvanie. Que la liberté retentisse des pics couronnés de neige des Rocheuses du Colorado. Que la liberté retentisse des versants mamelonés de la Californie. Mais non seulement cela. Que la liberté retentisse du haut de Stone Mountain en Georgie. Que la liberté retentisse du haut de Lookout Mountain au Tennessee. Que la liberté retentisse de chaque colline, et des moindres monticules dans le Mississippi. « Que du versant de chaque montagne retentisse le carillon de la liberté ! »

      Et quand cela se produira, quand nous permettrons à la liberté de retentir, quand elle retentira dans chaque village, et dans chaque hameau, dans chaque état et dans chaque ville, nous serons à mesure de hâter l’arrivée du jour où tous les enfants de Dieu, noirs et blancs, juifs et non juifs, protestants et catholiques, pourrons chanter en se tenant la main ces mots du vieux Negro Spiritual : « Libres enfin, libres enfin ; béni soit le Tout-Puissant, nous sommes libres enfin ! »
      Martin Luther King
      #MLKDAY



  • Voyage au coeur de la « génération fauchée » du Portugal
    http://reporterre.net/spip.php?article3161

    Autre illustration de ce phénomène, Rita Isabel Miguinhas de Oliveira est elle aussi à l’affût des moindres astuces. Pour cette diplômée en webdesign récemment installée à Lisbonne, les seules perspectives professionnelles sont précaires, et en dehors de son champ d’étude : « Comme beaucoup d’autres de ma génération, je n’espère même plus trouver un stage non rémunéré dans mon domaine. »

    Elle a travaillé dans un supermarché un an et se trouve actuellement au chômage. Alors elle fait attention au quotidien et préfère aller se faire couper les cheveux dans une école de coiffure, gratuitement, quitte à prendre une demi-heure pour y aller à pied. Car l’augmentation du prix des transports est ressentie par chacun à Lisbonne : « Le prix du bus a cru d’environ 50%, et celui du tramway a doublé », s’indigne Justine. Un collectif lisboète appelle même à la fraude en signe de protestation, via notamment sa page Facebook.

    Pour les bas salaires, la crise découle d’ailleurs plus des hausses de prix que des baisses de revenus. Pour Daniel, ouvrier du BTP à Lisbonne, « les salaires étaient déjà bas, pas de changement de ce côté-là. Par contre, on voit les prix augmenter depuis quelques mois ». En particulier pour les transports : « Si avant tu avais ton transport, c’est l’essence qui a augmenté, et tu es passé aux transports publics. Et si tu étais aux transports publics, tu es passé à pied », résume-t-il.

    Outre l’augmentation du prix des transports, d’autres mesures d’austérité sont mal vécues par les Portugais au quotidien, comme la hausse de la TVA, de 13% à 23% pour le taux basique. En y ajoutant le tassement des salaires, l’effet est sensible.



  • Copyright Madness du 25 au 31 août : Mauvaise semaine pour le domaine public | :: S.I.Lex ::

    http://scinfolex.wordpress.com/2012/09/02/copyright-madness-du-25-au-31-aout-mauvaise-semaine-pour-le-dom

    « I have a dream »

    Une incroyable découverte a été faite récemment. Un enregistrement sonore inédit de Martin Luther King a été retrouvé. Mais puisque nous sommes dans la chronique du Copyright Madness, vous imaginez que cela cache quelque chose. Vous avez raison.

    La bande sonore devrait faire l’objet d’une transaction commerciale. Un certain Keya Morgan, spécialiste en artefacts, souhaite vendre la bobine à un musée. Après tout, M.L King est mort en 1968 et la personne qui l’a interviewé est encore en vivante. Par conséquent, l’enregistrement n’est pas libre de droit. Pourquoi se priver d’une petite plus-value ?

    En y regardant de plus près, M.L.King fait l’objet de dérives assez incroyables. En effet, vous ne pouvez pas réciter trop de phrases du célèbre discours "I have a dream."

    Ce discours a été prononcé en public dans un contexte qui a marqué l’histoire politique et sociale des Etats-Unis. Bien que les discours publics puissent s’apparenter à une exception au droit d’auteur, celui de M.L.King n’appartient pas au domaine public. Le discours ayant été diffusé à la TV par CBS, et M.L.King ayant revendiqué son droit en tant qu’auteur, il est donc soumis au droit d’auteur. De ce fait, les héritiers peuvent réclamer une redevance pour la diffusion et la reproduction sonore ou vidéo du discours.

    Rendez-vous donc en 2038 dans le domaine public !


  • Climate change deniers ’are either extreme free marketeers or conspiracy theorists’ - Telegraph
    http://www.telegraph.co.uk/earth/environment/climatechange/9503044/Climate-change-deniers-are-either-extreme-free-marketeers-or-conspiracy

    An Australian study says avid climate change deniers tend to be either extreme free marketeers or conspiracy theorists who believe the moon landing was faked or Princess Diana was murdered.

    #conspiration #idéologie


  • La grande classe internationale : Shas to Sudanese : You’re ruining our dream
    http://www.ynetnews.com/articles/0,7340,L-4237739,00.html

    He soon went on to explain why the two populations cannot cohabitate. “A society personifying a social time bomb of robbery, violence, sodomy as well as assimilation alongside the destruction of the institute of marriage and the proper family unit – such a society must be separate and distant, and the sooner the better.”
     
    The article stated that the Jewish people returned to their homeland after many years in exile “to fulfill the positive potential of the human race…you have proved this is not ’your thing’ and that is why it’s best if we part as friends…you’re ruining our dream…perhaps you may have helped us in various ways, but under the current circumstances it’s probably not the case.”


  • Noam Chomsky : sur le suicide économique de l’Amérique (Noam Chomsky)
    http://www.larevuedesressources.org/noam-chomsky-sur-le-suicide-economique-de-l-amerique,2326.html

    Jetez un coup d’œil à la crise financière. Depuis que la réglementation du New Deal a été essentiellement démantelée, il y a eu régulièrement des crises financières et l’une des raisons fondamentales, c’est entendu, est que le PDG de Goldman Sachs ou de Citigroup ne fait pas attention à ce qu’on appelle le risque systémique. Peut-être qu’on effectue une transaction risquée et que l’on couvre ses propres pertes potentielles, mais on ne prend pas en compte le fait que si elle se bloque, cela peut faire planter le système entier. Ce qu’est un krach financier. L’exemple le plus grave en est l’impact environnemental. Lorsque les institutions financières plantent, le contribuable vient à la rescousse, mais si vous détruisez l’environnement, personne ne viendra à la rescousse... Source : Noam Chomsky


  • Bayard Rustin: The invisible civil rights rights leader, organiser, intellectual and gay man - by Zackie Achmat « Writing Rights
    http://writingrights.nu.org.za/2010/09/03/bayard-rustin-the-invisible-civil-rights-rights-leader-organise

    A Quaker and therefore a pacifist, Rustin was one of the most important leaders of the Civil Rights movement in the United States. He was the chief organiser of the March on Washington for the civil rights of African-Americans where Martin Luther King jnr. gave his most famous “I have a Dream” speech. For decades, Rustin disappeared from history. Rustin’s gay identity and the homophobia of all progressive movements but specifically the Black community in the United States was at the core of his political invisibility.

    http://writingrights.nu.org.za/wp-content/uploads/2010/09/Rustin-mugshot.jpg

    #histoire #etats-unis


  • Les sources culturelles du nouveau radicalisme noir | Achille Mbembe
    http://www.monde-diplomatique.fr/1992/06/MBEMBE/44501

    Vingt ans après les émeutes de Los Angeles, nous republions cette étude d’Achille Mbembe ; la colère noire du ghetto s’exprimait alors essentiellement à travers la musique. / États-Unis, #Culture, Identité culturelle, #Afro-Américains, #Politique - (...) / États-Unis, Culture, Identité culturelle, Afro-Américains, Politique - 1992/06

    #États-Unis #Identité_culturelle #1992/06



  • The Black Power Mixtape - videos.arte.tv
    http://videos.arte.tv/fr/videos/the_black_power_mixtape-6564426.html

    De 1967 à 1972, des équipes de télévision suédoises se sont intéressées au mouvement des droits civiques aux États-Unis. Du quotidien d’une famille noire qui manque de tout au désespoir des habitants de Harlem après les assassinats de Martin Luther King et Bob Kennedy, d’un discours de Bobby Seal au procès très médiatisé de l’égérie des Black Panthers Angela Davis, ces journalistes ont relayé le soulèvement de la population afro-américaine en tentant d’en comprendre les causes. Ils ont approché les grands leaders du #Black_Power lors de prises de positions publiques, mais aussi dans l’intimité.