person:mohamed bouazizi

  • « Prendre la Place » : ce mot d’ordre circule dans le Monde et en Europe ; que nous dit-il à nous, pour ici et maintenant ?
    http://ouvriersgensdici.free.fr/spip.php?article236

    RENCONTRE LE JEUDI 20 JUIN, 18H
    « Prendre la Place » :

    1) On peut y voir principalement une série d’émeutes ou de soulèvements plus profonds qui vont jusqu’à faire tomber des gouvernements (Tunisie, Egypte...). Soulèvements qui affirment (comme en Tunisie suite au suicide de Mohamed Bouazizi à Sidi Bouzid) que le mépris à l’encontre d’une partie de la population doit cesser.

    2) On peut y voir une réponse de la masse des « laissés pour compte », aux exhortations des puissants à se sacrifier en silence pour permettre à la bourgeoisie de se sortir très bien de la crise qu’elle a elle même créée. Prendre la place (comme à Madrid, Puerta del Sol) est alors sûrement un moyen pour beaucoup de sortir de ce silence imposé.

    3) On peut y voir le désir et la nécessité de parler, de se rencontrer, de casser l’anonymat et l’indifférence, afin de briser la paralysie dans laquelle la complexité de la situation actuelle peut nous plonger.

    Il y a sûrement de tout cela Place Taksim, Place Tahir, Puerta del Sol etc...

    Prendre la place interroge aussi SUR LA PLACE qu’ont ou n’ont pas certains dans le pays. Quelques exemples :

    • Le fait que le gouvernement pourchasse quotidiennement les Roms, considérés désormais comme des sous-hommes : les autorités n’ont pas eu un mot pour les familles après que certains soient morts brûlés dans leur campement parce qu’on leur a refusé un accueil décent. Cela ouvre les portes au pire : des gens se permettent de faire fuir les Roms de leur campement, d’autres y mettent le feu. Des élus reprennent ces actions à leur compte.

    • Le fait que des lois spéciales, lois d’exception, permettent de rayer juridiquement des gens de la carte (loi CESEDA contre les habitants qui n’ont pas la nationalité française mais vivent en France et participent du pays) ;

    • La persécution opérée par des polices spéciales (PAF) dont la mission est de traquer tout ce qui « ressemble à un étranger » (dernier exemple avec des arrestations devant l’association d’accueil TO7 à Toulouse) ;

    • L’humiliation et le mépris des autorités (mairie, conseil général, préfecture) qui veulent déloger de force des habitants, malgré leur volonté déclarée de rester dans leur logement et dans leur quartier (comme ce qui se passe actuellement à la Reynerie au Mirail). Ce à quoi les gens concernés répondent en affirmant : « Nous ne sommes pas de la poussière ; partir ou rester, c’est à nous de décider ».

    A l’heure où les Etats (quels que soient les gouvernements) fondent leur politique et leur propagande sur le fait qu’il n’y aurait plus de place pour tous, donc plus de droits et plus de respect pour tous, il est logique que la question de la place, CELLE QUI EST DENIEE A CERTAINS, devienne une question centrale d’aujourd’hui. Question posée à quiconque s’intéresse à ce qui arrive réellement dans le pays, au sort qui est fait à une partie des habitants, et à CE QU’IL EST POSSIBLE D’ENONCER ET DE METTRE EN ACTION.

    Prendre la place, cela peut être une façon d’affirmer sa propre existence, et de signifier que tous, donc chacun, doit être pris en compte, reconnu, respecté. Il s’agit de droits pour tous, de dignité et de refus du mépris.

    Nous vous proposons d’en débattre lors de la rencontre du 20 Juin à 18h.

    Rue du Lieutenant Colonel Pelissier, Métro Capitole, Toulouse Espace DURANTI, salle au 3° étage

    Dans le cadre des « Rencontres pour penser l’Aujourd’hui », proposées par CEUX QUI VEULENT LE PAYS POUR TOUS.

    http://ouvriersgensdici.free.fr/IMG/pdf/rencontre_du_20_juin.pdf


  • #Nationalisme & #religions contre la #justice_sociale & la #liberté - #Anarchosyndicalisme ! n°131
    http://www.cntaittoulouse.lautre.net/spip.php?article541

    Le 17 décembre 2010 Mohamed Bouazizi ne s’est pas immolé pour un drapeau ni contre une caricature, il ne s’est pas immolé pour défendre ses traditions ni pour que son pays entre en guerre contre le voisin. Il s’est immolé parce que ses conditions de vie étaient insupportables. A sa suite, en Tunisie d’abord puis dans le monde entier, des millions de personnes ont compris cet acte comme un message de révolte de l’Etre humain contre un système d’oppression généralisée.

    Deux ans ne sont pas encore écoulés depuis ce geste que force est de constater combien ce message limpide s’est corrompu. Moins de deux ans, c’est ce laps de temps qui a suffi pour qu’une savante combinaison de propagande nationaliste ou religieuse, propagée par des minorités grassement rétribuées et relayée par des médias mercenaires, vienne obscurcir les esprits. Aux millions de travailleurs exploités, aux populations précarisées, mal logées et réduites à la disette, les politiciens de tous les pays n’ont pas apporté de réponse. Bien au contraire, ils ont mis en route la classique panoplie de crises en tous genres, puis ils ont grand ouverts les macabres bazars de drapeaux et de livres saints pour lesquels, à l’heure voulue, celui qui s’en sera imprégné sera invité à bien vouloir se faire tuer.

    #Démystification


  • How the #West de-democratised the #Middle_East

    Rather than promote democracy in the Middle East, the West has a long history of doing the exact opposite.
    Melbourne, Australia - With the momentous convulsion in the Middle East sparked by Mohamed Bouazizi’s martyrdom in January 2011, it is time to ask what happened to the question which for long dominated Western discourse on the Middle East: Is Islam compatible with democracy? The predominant answer for many years was “no”. Among others, Elie Kedourie, MS Lipset, and Huntington advocated such a position. Bernard Lewis, “the most influential postwar historian of Islam and the Middle East”, who offered “the intellectual ammunition for the Iraq War”, was most vociferous in upholding this position. Their main argument was that, unlike Christianity, Islam was unique in not differentiating religion from the state and hence democracy was impossible in Muslim polities. Against this doxa, I make three arguments.

    First, the position that Islam is incompatible with democracy was false from the beginning, because it served imperial ambitions of the West and violated Muslims’ self-perception that, not only is Islam compatible with democracy, it was one of the engines of democratic empowerment.

    Second, I argue that the West’s discourse of democratisation of the Middle East is dubious because it hides how the West actually de-democratised the Middle East. My contention is that, from the 1940s onwards, democratic experiments were well in place and the West subverted them to advance its own interests. I offer three examples of de-democratisation: The reportedly CIA-engineered coup against the elected government of Syria in 1949, the coup orchestrated by the US and UK against the democratic Iran in 1953 and subversion of Bahrain’s democracy in the 1970s. I also touch on the West’s recent de-democratisation in Iraq and Afghanistan.

    Third, I explain that the Middle East was de-democratised because the West rarely saw it as a collection of people with dynamic, rich social-cultural textures. The Western power elites viewed the Middle East as no more than a region of multiple resources and strategic interests; hence their aim was to keep it “stable” and “manageable”. To Ernest Bevin, foreign secretary (1945-51) of imperial Britain, without “its oil and other potential resources” there was “no hope of our being able to achieve the standard of life at which we [are] aiming in Great Britain”.

    http://www.aljazeera.com/indepth/opinion/2012/03/201232710543250236.html

    #democracy



  • Par le feu de Tahar de Ben Jelloun : le récit de la première saison de la révolution arabe « Bibliomancienne
    http://bibliomancienne.wordpress.com/2011/08/22/par-le-feu-de-tahar-de-ben-jelloun-le-recit-de-la-premier

    La relation entre le printemps arabe et les réseaux sociaux a été déjà largement analysée et documentée, par écrit comme en vidéo. On dit que les conditions en termes d’infrastructures, d’équipements pour les TIC, de culture des réseaux sociaux, étaient suffisamment favorables pour que l’étincelle médiatique contribue à l’embrasement de la révolution. Mais la chute imminente de Tripoli et de son despote font partie de la chaîne des événements que déclencha un jour de décembre Mohamed Bouazizi, un jeune diplômé, humilié, bafoué, sans droit, qui s’est immolé. Depuis, les émotions, les narrations, les voix sont transportées, au propre et au figuré.


  • Iconoclasme, décidément. La #révolution de la gifle - Libération
    http://www.liberation.fr/monde/01012342664-la-revolution-de-la-gifle

    Lamine al-Bouazizi est un responsable syndical de Sidi Bouzid, qui porte le même nom que le héros local, sans lien de parenté avec lui.

    Après Amina Arraf, Mohamed Bouazizi, autre exemple de falsification, sauf que ça a mieux marché, et que Bouazizi était bien réel lui. #infowar

    Dans le jardin public de Sidi Bouzid, transformé en café en plein air, Lamine al-Bouazizi [...] raconte l’histoire de la fameuse gifle : « En fait, on a tout inventé moins d’une heure après sa mort. On a dit qu’il était diplômé chômeur pour toucher ce public, alors qu’il n’avait que le niveau bac et travaillait comme marchand des quatre-saisons. Pour faire bouger ceux qui ne sont pas éduqués, on a inventé la claque de Fayda Hamdi. Ici, c’est une région rurale et traditionnelle, ça choque les gens. Et de toute façon, la police, c’est comme les Etats-Unis avec le monde arabe : elle s’attaque aux plus faibles. » Le militant, fluet et malicieux comme un lutin, sort son téléphone de sa poche dans un sourire : « Ça, c’est le diable, c’est notre arme. Il a suffi de quelques coups de fil pour répandre la rumeur. De toute façon, pour nous, c’était un détail, cette claque. Si Bouazizi s’est immolé, c’est parce qu’on ne voulait pas le recevoir, ni à la mairie ni au gouvernorat. » Le bouche-à-oreille s’est révélé d’une redoutable efficacité : l’après-midi même, quelque 2 000 personnes manifestaient devant le gouvernorat [...]

    Pour étayer sa démonstration, Lamine al-Bouazizi livre un détail aussi troublant qu’inattendu : le propre frère de Fayda Hamdi, Fawzi, enseignant à Sidi Bouzid et militant de la centrale syndicale UGTT, a participé délibérément à l’intox. « Ce qui comptait pour lui, c’était la lutte politique, l’efficacité. Il ne se doutait pas qu’elle en paierait les conséquences. » Joint au téléphone, Fawzi Hamdi répond laconiquement qu’il « ne veut pas parler à la presse ».



  • La Dignité arabe, de la citerne d’Abul Khaizuran à la citerne de Mohamed Bouazizi الكرامة العربية، من خزان أبو الخيزران إلى خزان محمد بوعزيزي
    A la mémoire de Ghassan Kanafani et Lamis...

    Aux Colibris étouffés dans leur citerne…

    Chahid Slimani

    إلى روح غسان كنفاني و لميس

    إلى كل من يختنق ذاخل خزان

    شهيد اسليماني

    http://chahidslimani.over-blog.com


  • Tunisia : Arabic Pinochet Government Respond to Peaceful Protests by Live Ammunition Orchestrating AlJazeera and Seizing AlMowqef Newspaper - Arabic Network For Human Rights Informations
    http://www.anhri.net/en/?p=1884

    The Arabic Network for Human rights Information today denounced the security siege and the ruthless assaults on protesters and demonstrators in the recent protests in many Tunisian cities against unemployment and deteriorating economic conditions. Many Tunisians were arrested and tortured in police stations. Security opened fire on demonstrates leading to one young man killed and many injured. The Tunisian government is leading a crackdown on alJazeera for covering the riots and the security encroachments.
    It all started on 17/12/2010, when a policeman in in Sidi Bouzeid stopped Mohamed Bouazizi, 26 years, a university graduate and a vegetable street vendor. The policeman insisted that Bouazizi should get a street vendor license or get off the market. The young man would leave his place in the market, so police forces ruthlessly beat him up in public and slapped him on the face. Bouazizi simply burnt himself publicly in protest to such insults stirring public rage. Citizens staged massive marches to support Bouazizi and to protest to extreme poverty and unemployment prevailing in Tunisia. Security responded by cordoning the city and forcibly dispersing citizens. Massive arrests were reported from the city.The young man taking his life two weeks ago sparked riots all over Tunisia not only in Sidi Bouzeid, but in Tunis, Qasrain, Qabis, Binzert, Sousa, BinQirdan, Qairowan, Gafsa, QarQena, elKaf, Baga and Qibly. Citizens staged massive protest that were violently suppressed.
    On 25/12/2010, security tortured a citizen in Bouzyan police station in Sidi Bouzeid city. They just threw him on the street before the police station as he was in a very bad condition. When citizens demonstrated in front of the police station, police tried to disperse them by force and opened fire leading to the murder of Mohamed elBashir elMemary, 28 years, a university graduate. Two were injured but were promptly hospitalised.
    Four Tunisian have been killed so far in the riots. Bouazizi took his own life, Mohamed el elMemary was shot dead by security, Lutfi Kadri from Sidi Bouzeid drowned himself in a well protesting against unemployment and Hussein elFalhy climbed a lamp post to protest, but was killed by an electric shock on 22/12/2010.

    #Tunisie #répression