person:naomi klein

  • Is Greece in shock?
    http://www.enetenglish.gr/?i=news.en.article&id=766

    According to bestselling author Naomi Klein, the systemic use of shock and fear by the power elites to undermine vulnerable communities is very much evident in post-bailout Greece. From the rise of racism to the sell-off of the country’s oil and natural gas resources – much of what will shape Greece’s immediate future are, she argues, predictable consequences of the politics of austerity Source: (...)


  • L’OCDE suggère à Hollande des coupes dans les dépenses sociales | Actuchômage
    http://www.actuchomage.org/2013031924772/La-revue-de-presse/locde-suggere-a-hollande-des-coupes-dans-les-depenses-sociales.html

    Pour l’OCDE, selon la bonne vieille "stratégie du choc" décrite par Naomi Klein dans son livre du même nom, le chômage est la source de leurs projets. Voici ce que ses "experts" écrivaient en 2006 : « Les réformes structurelles qui commencent par générer des coûts avant de produire des avantages, peuvent se heurter à une opposition politique moindre si le poids du changement politique est supporté dans un premier temps par les chômeurs. En effet, ces derniers sont moins susceptibles que les employeurs ou les salariés en place de constituer une majorité politique capable de bloquer la réforme, dans la mesure où ils sont moins nombreux et souvent moins organisés. » (Perspectives de l’Emploi - “Stimuler l’emploi et les revenus”)


  • Les nouveaux chiens de garde
    http://hyperbate.fr/dernier/?p=22422

    Si je dois émettre une réserve vis à vis de ce #documentaire, c’est qu’il semble totalement dédouanner le spectateur, qui est pour moi complice du crime autant que victime. C’est le spectateur qui réclame des experts qui ont l’air de savoir de quoi ils parlent, c’est le spectateur qui n’a pas envie d’entendre des gens hésiter [etc.].

    là-dessus, je ne suis pas du tout d’accord avec @jean_no

    par contre là, oui :

    si la multiplication des chaînes de #télévision et des antennes de radio n’a, contrairement à ce qu’aime dire Alain Duhamel, pas spécialement favorisé une pluralité d’expression réelle, alors il faut se réjouir de ce qu’a apporté le réseau #Internet en la matière, et le chérir comme un #trésor des plus précieux.

    • A mon avis ça ne suffit pas à la démonstration. Les rapports de domination et les responsabilités sont ce qu’ils sont, et ce n’est pas en mettant tout le monde dans le même sac au nom de la loi du marché qu’on peut en sortir. Ou alors on se dit « on a les gouvernants qu’on mérite », « on utilise Word parce qu’on est des cons », etc., et on ne change jamais rien.

    • +1 avec @jean_no même si on peut penser que le doc ne traite pas de la responsabilité du spectateur, non pas pour le dédouaner, mais plutôt pour se concentrer sur la charge envers les experts de tout poil. Ou alors, j’ai mal compris.

      par contre, je ne suis pas d’accord avec la 3ème note de cet article : C’est justement parce que j’ai compris à quel point la télévision fabrique l’opinion et que j’étais impuissant face à cela que j’ai décidé de ne plus avoir de téléviseur chez moi.

    • @Fil : je ne mets pas dans le même sac, je ne renvoie pas dos à dos, car les intérêts des uns et des autres sont de nature différente, mais la télévision est un média qui emmène naturellement vers l’émotion plus que vers la réflexion, et plus le public est large, plus les chaînes ont tendance, à mon avis sans malice particulière (mais bêtement) à descendre au ras des pâquerettes.

      @James : Je ne pense pas que le doc dédouane sciemment, mais il ne traite pas le sujet, qui me semble une part importante de l’équation.
      Je comprends l’idée de ne pas avoir de téléviseur chez soi mais il me semble que pour comprendre les autres il faut vivre un peu comme eux, se caler sur le pouls général, si ça veut dire quelque chose, non pas par conformisme mais pour comprendre comment arranger les choses. En même temps je comprends qu’on puisse trouver la méthode indéfendable :-)

    • 1. mais tu as écrit : « c’est le spectateur qui réclame », or, si l’on excepte le « coup » de NRJ en 1984, je n’ai pas vu beaucoup de spectateurs descendre dans la rue pour demander de la merde. L’audimat et le profit poussent les chaînes à favoriser des spectacles faciles et complaisants, mais ces « logiques » pourraient être contrebalancées par d’autres : notamment, de la régulation (que TF1 respecte son cahier des charges et ses engagements pris lors de la privatisation ? — c’est le sujet d’un autre documentaire de Pierre Carles : Fin de concession) ; une autre forme de propriété de ces médias (le modèle de la BBC) ; une autre attitude de l’Etat vis-à-vis des chaînes publiques (et privées), etc.

      2. et pour comprendre les fumeurs il faut descendre combien de paquets par jour ? (Et même quand on décide de ne pas avoir la télé, il arrive forcément qu’on la voie ici ou là.)

    • 1. Je suis descendu dans la rue pour NRJ en 1984, t’y crois ? J’avais quinze ans, quoi, et j’y ai cru à leur histoire.
      Reste que le spectateur va souvent vers la facilité parce qu’il n’attend pas trop autre chose de son poste de télévision. Parce que ce n’est pas vécu comme un outil culturel. Et quand on promet le contraire, qu’on dit : là il va y avoir une chaîne culturelle, un programme culturel, les gens s’enfuient, ou en tout cas la plupart, pour des raisons plus complexes que le simple besoin de délassement, mais aussi parce que la télé étant bête, on ne se sent pas jugée, ce n’est pas vécu comme un outil de domination de classe (même si ça l’est au final, de manière bien tordue).
      Cf. Godard ou Chris Marker (les deux l’ont dit) : avec le cinéma on lève les yeux vers quelque chose de plus grand que nous, avec la télé, on les baisse vers quelque chose de plus petit.
      1.1 : ceci étant dit, pour me contredire, il y a les exemples de la BBC ou de la TSR qui prouvent que la qualité peut entraîner la qualité, y compris chez la concurrence, et plaire au public.

      2. Je comprends bien cette objection.

    • Je trouve un peu dommage de qualifier le documentaire de naïf ou réchauffé sous prétexte que certaines « révélations » sont déjà connues par une bonne partie des spectateurs. Ici il ne s’agit pas, je pense, de toucher les gens qui savent déjà tout ça, mais bien de rendre accessible, digeste, acceptable par le téléspectateur lambda toutes ces informations.
      De la même manière, vouloir culpabiliser le spectateur qui s’enfile de la merde à la télé par pack de 6 : il ne connaît rien d’autre, et ça demande un effort colossal pour lui d’aller vers autre chose, comme pour la littérature, la musique, le cinéma, la bouffe... Tout quoi. L’humain n’aime pas beaucoup le changement, c’est une vraie addiction.
      Je pense qu’un doc comme ça accessible, parfois même comique (c’est un comble vu le sujet) permet de toucher beaucoup plus de gens que des convaincus pointus très au fait qui discutent entre eux en stigmatisant le téléspectateur moyen au passage.

    • @ssayen : je comprends bien l’idée, ce n’est pas parce que c’est du réchauffé pour certains que ça l’est pour tous. Mais qui va voir ce film ? A priori des gens acquis à sa cause, et donc susceptibles d’être renseignés. Ce n’est pas une grosse critique, je préviens le spectateur qu’il ne va pas être forcément surpris par les faits. Ceci dit, la forme est intéressante, et permet de comprendre visuellement certaines choses, comme avec les étiquettes qui suivent les journalistes et qui nous disent leur nom et la liste des supports qui les emploient : à l’écrit, ça n’aurait pas la même efficacité.
      Sur la responsabilité du spectateur, oui, c’est la victime de tromperies diverses (par exemple quand un média change insensiblement de propriétaire et de contenu), mais il garde sa part de responsabilité et il n’est pas totalement démuni : il peut changer de chaîne, aussi. Je m’inclus dans les « spectateurs », je ne dis pas ça avec condescendance : un média est aussi fait par ceux qui le consomment.

    • Je pense qu’il ne faut pas isoler la télévision de son contexte historique. Lorsque @jean_no dit :

      C’est le spectateur qui réclame des experts qui ont l’air de savoir de quoi ils parlent

      c’est aussi et surtout la société dans laquelle on vit qui est une société d’expertise (que ce soit pour la science, la politique, l’art, etc).

      Pour ce qui est de la suite :

      c’est le spectateur qui n’a pas envie d’entendre des gens hésiter

      à mon avis là aussi ce n’est pas un point qui propre à la télévision. Dans un colloque, conférence, débat, on est aussi embêté quand un des intervenants perd le fil de sa phrase, réfléchi trop longtemps avant de répondre, etc. C’est un point qui est inhérent au « direct » (mais qui par contre pourrait être évité quand ce n’est pas en direct, grâce au montage, et seulement si on fait un montage intelligent qui ne dénature pas ce que voulait dire la personne).

      Cependant, je reste persuadé que toute technique complexe a des limites et des conséquences inhérentes. Le fait que la télévision soit un flux induit forcément un certain type de contenu.


  • Vœux 2013 : inverser la « stratégie du choc » (Chroniques du Yéti)
    http://yetiblog.org/index.php?post/voeux-2013-pour-un-nouveau-monde

    Pas de nouveau monde possible sans têtes bien faites, d’accord. Mais comme nous l’avons vu dans mon bilan 2012, la relève, connue ou encore méconnue (les jeunes), est désormais en voie de pouvoir être assurée. On ne réforme pas une élite finissante, corrompue à l’os. On la renouvelle.

    La “Grande mutation”, ça commence aussi dans la tête de chacun d’entre nous. Construire un nouveau monde ne relève pas seulement de la mécanique de garagiste ou de l’arrivée heureuse du héros providentiel. Mais d’un changement radical et courageux des mentalités.

    Un nouveau monde, un vraiment peinard, pas un truc tordu façon “Grand soir”, ne peut s’envisager qu’après élimination des vieilles scies mentales. Non, la croissance exponentielle n’est pas notre seul horizon. Oui, la valeur-travail a du plomb frelaté dans l’aile et c’est tant mieux. Non, les très riches voyous d’en face ne sont pas voués à demeurer éternellement les plus forts.


  • La stratégie du choc (vidéo)
    http://www.mecanopolis.org/?p=26153
    http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=eZ0O2YHJ0Ps

    L’ingénierie sociale comme travail de reconfiguration d’un donné humain procède toujours en infligeant des chocs méthodiques. En effet, reconfigurer un système pour le rendre plus sûr et prédictible exige au préalable d’effacer son mode de configuration actuel. La réinitialisation d’un groupe humain requiert donc de provoquer son amnésie par un traumatisme fondateur, ouvrant une fenêtre d’action sur la mémoire du groupe et permettant à un intervenant extérieur de travailler dessus pour la reformater, la réécrire, la recomposer.


  • Les mensonges et volte-face du gouvernement
    http://www.marianne2.fr/Les-mensonges-et-volte-face-du-gouvernement_a223305.html

    Mieux, le business model en vogue aujourd’hui, adopté avec enthousiasme par de nombreux patrons français (parmi lesquels les plus enragés à tout de même faire baisser les charges), c’est de faire fabriquer des babioles pour 3 grains de riz par ces esclaves, leur donner une valeur grâce au marketing et à la pub, les vendre une fortune aux imbéciles heureux, drogués de la consommation qui ont encore un « pouvoir d’achat », avant de défiscaliser les copieux bénéfices ainsi obtenus à l’aide d’un montage basé sur les paradis fiscaux.

    • Selon les rapides calculs que j’avais faits dans un billet précédent, il ressortait que le budget de la France, pour complaire à ces messieurs, devait se délester de plus de 100 milliards d’ici 5 ans. Les 37 milliards du premier plan constituent donc au mieux un tiers de la rançon exigée par les banksters. Au moins deux autres d’ampleur équivalente (c’est-à-dire intolérable) vont immanquablement s’y ajouter d’ici 2017. Et voilà que l’on charge à nouveau notre mule avec un cadeau de 40 milliards au patronat, emballé avec le papier des boniments, fermé avec le beau ruban de la trahison.

      La ligne de conduite de ces « socialistes » en peau de lapin consistera sans doute à expliquer que gningningnin, la CSG c’est moins pire que la TVA car elle touche aussi les revenus du capital. Ce qui est vrai. Sauf qu’en fait, avant 2017 nous aurons les deux. Sur un fond de désastre économique et social, et sur l’air bien connu de « on n’a pas le choix ». Tout en profitant lâchement de la perte de repères, comme le décrit parfaitement Naomi Klein dans The shock doctrine, maintes fois cité ici, et auquel elle pourrait certainement adjoindre un Tome 2 avec les événements de ces dernières années.

      Nous aurons une hausse de la TVA avant 2017, je prends les paris. Le plus triste, là-dedans, ce n’est pas la trahison des « socialistes » : elle était attendue. Qui aurait pu accorder la moindre importance aux rodomontades du matamore Hollande contre la finance ? A peine élu, il s’est couché devant, plus servile qu’un toutou apeuré. Aux premiers reproches du patronat, il ne se couche plus : il s’aplatit. Il rentre dans le sol.


  • Le déclin des âges modernes
    par Morris Berman pour Counterpunch traduit par MecanoBlog
    http://mecanoblog.wordpress.com/2012/10/06/le-declin-des-ages-modernes-12

    La « dynamique » du capitalisme selon cette école s’étend sur 600 ans, de 1500 à 2100. Ceci est notre particulière (in)fortune que de nous faire vivre le début de la fin, la désintégration du capitalisme comme système mondial. Le capital était essentiellement commercial au XVIe siècle, se développant en capital industriel aux XVIIIe et XIXe siècles, passant au capital financier – où la monnaie est créée par la monnaie elle-même, et par la spéculation sur les devises – au XXe et XXIe siècle. De façon dialectique, il sera le succès du système qui finira avec lui.
    (...)
    Naomi [Klein] fournit ensuite une liste de six changements devant se produire afin que ce nouveau paradigme surgisse, y compris Juguler les Corporatios, la Fin du Culte d’Achats, et la Taxation des Riches. Il s’est alors imposé à moi d’écrire « bonne chance » en marge de ces nombreux débats. Ces choses ne se feront pas, et ce que nous avons probablement besoin plutôt, c’est une série de grandes conférences sur le pourquoi elles ne se produiront pas.


  • La réunion annuelle des géographes américains se prépare, et il semble que ce sera un truc vraiment bien. De nombreuses sessions sont en trains de s’organiser, ça promet d’être un extraordinaire cocktail de géographies critiques et expériementales

    Call for Papers (CFP) for the Association of American Geographers 2013 Annual Meeting, Los Angeles, CA

    Session Title: Postneoliberalism? Neoliberal regulation in the continuing crisis: opportunities for change or just more of the same?

    Session organizers: Hugh Deaner, University of Kentucky and Christopher Oliver, University of Kentucky

    Neoliberalism is in crisis - or even “dead” - so say a number of academics, editorialists, and public intellectuals (Dumenil and Levy 2011; Klein 2008; Krugman 2009; Magdoff and Foster 2009; Smith 2011; Stiglitz 2008; Wallerstein 2008). Some argue that neoliberalism’s demise represents opportunities to push social regulatory policy in the direction of new and more effective forms of managed capitalism (e.g., Keynesian approaches) (Krugman 2009, 2012; Magdoff and Foster 2009; Stiglitz 2010), thereby reversing the four decade-long movement towards unfettered market-based regulation. While these claims are sometimes monolithic in nature, in other instances writers have made even more grandiose proclamations that the on-going global economic crisis has created new opportunities for changing social regulatory frameworks and, more generally, that a unique historical moment has unfolded offering various potentialities for forging a new ideological framework to social governance (e.g. Klein 2008).

    Critical geographers (and critical social scientists) also have attempted to take up these issues: some argue for a possible “postneoliberal” turn, while others question the efficacy of such concepts; and still others ask whether such a transition - or radical re-envisioning - of the various neoliberal forms of social regulation is even possible (Brenner, Peck, and Theodore 2010a, 2010b; Harvey 2009; Hobsbawm 2008; Peck, Theodore, and Brenner 2009; Smith 2011). Whether or not neoliberal forms of social regulation have entered their “zombie” phase, or if changes can lead - or have led- to new forms of counter-neoliberalization is an important - and empirical - question (cf. Brenner, Peck, and Theodore 2010; Fine 2010; Harman 2010; Peck 2010). Further, whose neoliberalism (and to what end and what consequence) is of equal import (cf. Harvey 2009).

    In regard to these concerns, we ask the following: Since the emergence of the 2007-2008 crisis, has there been a shift in the form, content, and practices of neoliberal institutions of regulatory governance? And if so, has this change served to lessen or diminish the role of market-based strategies of regulation, or has change merely furthered existing forms of neoliberal governance (e.g., “zombie” neoliberalism) - or has this change strengthened or even emboldened new forms of neoliberal regulatory practices (cf. Peck, Theodore, and Brenner 2012).

    We seek papers that explore these issues through a number of possible theoretical and conceptual perspectives and substantive themes:

    a) Theoretical discussions which examine the consequences or potentialities of various forms of restructuring within neoliberal regulatory approaches - whether global, regional, national, or local- and what, if any, effect the current and on-going crisis has played (or is playing) in restructuring these conditions (e.g., Is a Polanyian “double movement” taking place - or can it take place - within this crisis and under the current social regulatory conditions?);

    b) Conceptual-based illustrations of changes in neoliberal forms of governance through detailed comparative work of varying scales and scope (e.g., Has the current crisis led to a dramatic shift in conceptual understandings of post-Fordist regulation?);

    c) Single or comparative empirical-based case studies that chart shifts in neoliberal forms of regulatory governance (e.g., How has the current crisis effected the regulation of housing markets in the US and Europe?).
    Though the range of possible substantive themes for the papers is open, some potential areas of work might include:

    Neoliberalization/financialization of nature

    Green economy policy and practices

    Governance and sustainability practices

    ban policy including regulation of fiscal policy

    Housing policy and the regulation of mortgage markets

    The regulation of financial markets

    The rise (and fall) of shadow banking

    Labor market regulation

    Legal regulation of markets

    Economic policy changes and their effects

    Education policy including public-private partnerships or marketization of educational instruction

    The Euro crisis and the crises in Spain and Greece (and other countries)
    Please submit abstracts of no more than 250 words to Hugh Deaner athugh.deaner@uky.edu<mailto:csol222@uky.edu> by October 15, 2012.

    References:

    Brenner, Neil, Nik Theodore, and Neil Brenner. 2010a. “After neoliberalization?” Globalizations. 7: 327-345.

    ___. 2010b. "Variegated neoliberalization: Geographies, modalities, pathways. Global Networks. 10: 1-41.

    Dumenil, Gerard and Dominique Levy. 2011. The Crisis of Neoliberalism. Cambridge, MA: Harvard University.

    Fine, Ben. 2010. “Zombieeconomics: The Living Death of the Dismal Science.” In The Rise and Fall of Neoliberalism: The Collapse of an Economic Order. Pp. 153-170. London: Zed Books.

    Harman, Chris. 2010. Zombie Capitalism: Global Crisis and the Relevance of Marx. Chicago, IL: Haymarket Books.

    Harvey, David. 2009. “The crisis and the consolidation of class power: Is this really the end of neoliberalism?” Counterpunch. Available at: http://www.counterpunch.org/2009/03/13/is-this-really-the-end-of-neoliberalism. Accessed September 28, 2012.

    Klein, Naomi. 2008. “Wall street crisis should be for neoliberalism what fall of Berlin Wall was for communism.” Lecture at the University of Chicago. Available at: http://www.democracynow.org/2008/10/6/naomi_klein. Accessed September 23, 2012.

    Krugman, Paul. 2009. Return to Depression Economics and the Crisis of 2008. New York: W. W. Norton and Company.

    ___. 2012. End This Depression Now. New York: W. W. Norton and Company.

    Hobsbawm, Eric. 2008. “Is the intellectual opinion of capitalism changing?” Today program, BBC Radio. Available at: http://news.bbc.co.uk/today/hi/today/newsid_7677000/7677683.stm. Accessed September 24, 2012.

    Magdoff, Fred and John Bellemy Foster. 2009. The Great Financial Crisis: Causes and Consequences. New York: Monthly Review.

    Peck, Jamie. 2010. “Zombie neoliberalism and the ambidextrous state.” Theoretical Criminology. 14: 104-110.

    Peck, Jamie, Nik Theodore, and Neil Brenner. 2009. “Postneoliberalism and its Malcontents.” Antipode. 41: 94-116.

    ___.2012. “Neoliberalism resurgent? Market rule after the Great Recession” The South Atlantic Quarterly. 111:265-287.

    Smith, Neil. 2011. “Cities after neoliberalization?” Paper available at: http://neil-smith.net/wp-content/uploads/2011/06/Neil.Smith_.AfterNeoliberalism.pdf. Accessed September 20, 2012.

    Stiglitz, Joseph. 2008. “The end of neoliberalism?” Available at: http://www.project-syndicate.org/commentary/the-end-of-neo-liberalism-. Accessed October 1, 2012.

    __. 2010. Freefall: America, Free Markets, and the Shrinking of the World Economy. New York: W. W. Norton and Company.

    Wallerstein, Immanuel. 2008. The demise of neoliberal globalization. Available at:http://mrzine.monthlyreview.org/2008/wallerstein010208.html. Accessed September 27, 2012.


  • http://transitionculture.org
    http://villesentransition.net

    Le mouvement de Transition est né en Grande-Bretagne en septembre 2006 dans la petite ville de Totnes. L’enseignant en permaculture Rob Hopkins avait créé le modèle de Transition avec ses étudiants dans la ville de Kinsale en Irlande un an auparavant. Il y a aujourd’hui des centaines d’Initiatives de Transition dans une vingtaine de pays réunies dans le réseau de Transition (Transition Network).

    La Transition en question est le passage « de la dépendance au pétrole à la résilience locale ». Les populations locales sont invitées à créer un avenir meilleur et moins vulnérable devant les crises écologiques, énergétiques et économiques qui menacent en agissant dès maintenant pour :
    – réduire la consommation d’énergie fossile ;
    – reconstruire une économie locale vigoureuse et soutenable et retrouver un bon degré de résilience par la relocalisation de ce qui peut l’être ;
    – acquérir les qualifications qui deviendront nécessaires.

    [...]

    http://www.nantesentransition.net


  • Le 11 décembre 1946, l’Assemblée générale des Nations Unies, en réaction à l’holocauste nazi, adopta à l’unanimité une résolution interdisant les actes de génocide, que les « groupe raciaux, religieux, politiques et autres aient été détruits entièrement ou en partie ». Le mot « politiques » fut supprimé deux ans plus tard, sur l’insistance de Staline. Si la destruction de « groupes politiques » était génocidaire, les purges sanglantes du dictateur et son recours aux emprisonnements massifs d’opposants politiques auraient répondu à la définition. Staline rallia suffisamment d’autres chefs d’État qui tenaient à se réserver le droit d’éliminer leurs opposants politiques pour qu’on abandonnât le mot.

    La stratégie du choc, Naomi Klein, pp 157-158, coll. Babel, Ed. Actes Sud, 2010.


  • Pakistan factory fires kill over 300 workers

    Le livre de Naomi Klein, No Logo, commence avec deux histoires semblables : une ayant eu lieu il y a cent ans, et l’autre dans les années 1990. EN 2012, ça n’a pas beaucoup changé.

    http://www.wsws.org/articles/2012/sep2012/kara-s13.shtml
    By Wasantha Rupasinghe
    13 September 2012

    In Pakistan’s worst ever industrial accident, at least 289 workers have died from a fire that erupted at a garment factory in Karachi on Tuesday evening.

    Until late yesterday afternoon, firemen and rescue workers were removing bodies from what remained of the four-story undergarment and plastic utensils factory, which was situated in an industrial suburb of Pakistan’s most populous city. Authorities called the death toll provisional, saying it is possible more bodies could yet be found and that some of the critically injured may not survive.

    #pakistan #sweat-shop #délocalisation #travail


  • Villes sous contrôle, la militarisation de l’espace urbain
    http://lectures.revues.org/8383
    http://lectures.revues.org/docannexe/image/8383/9782707171276-small227.jpg

    Checkpoints, drones, GPS, passeports biométriques, insectes cyborgs, puces RFID, détecteurs de cibles, essaims de nano-capteurs, soldats-robots, barrières Jersey, dirigeables de surveillance, bombes « incapacitantes » et arsenal « non létal »... Qu’ont en commun toutes ces « technologies » qui, pour certaines, semblent relever de la science-fiction et qui, pour d’autres, imprègnent déjà notre quotidien de citadins ? Concoctées dans les laboratoires de l’armée, elles sont les nouvelles armes de la guerre en cours, cette « guerre asymétrique » ou « permanente » qui transforme les armées occidentales en forces contre-insurrectionnelles high-tech et chacun d’entre nous en cible potentielle nécessitant d’être identifiée, pistée, surveillée, au nom de la prévention d’une menace indistincte.


  • Les urnes seront-elles funéraires ?
    http://owni.fr/2012/03/15/les-urnes-seront-elles-funeraires

    On met le peuple grec en faillite, on lui impose alors des mesures qui détruisent tous ses moyens de remonter la pente, on ordonne alors des mesures plus drastiques encore, on le met sous tutelle, puis on prend les autres peuples à témoin : si vous ne voulez pas subir le même sort, il faut accepter de renoncer pour toujours à l’idée même de progrès social et de service public. C’est le sens du pacte signé par Nicolas Sarkozy à l’échelle européenne, et de la “règle d’or” qu’il entend introduire dans la Constitution : il deviendrait illégal de renouer avec l’idée même d’une vie meilleure.


  • Les urnes seront-elles funéraires ? | Jean-Paul Jouary
    http://owni.fr/2012/03/15/les-urnes-seront-elles-funeraires

    Agitation de campagne, les référendum proposés par le président-candidat constituent un élément d’une « stratégie du choc ». Au-delà de la communication, c’est aussi l’idée même de la #démocratie qui est foulée aux pieds.

    #Chronique #Politique #Pouvoirs #grèce #Jean-Paul_Jouary #naomi_klein #philosophie #Rousseau


  • L’invention de la crise
    http://rebellyon.info/L-invention-de-la-crise,10456.html
    http://portail.izibook.com/images/thumbnails/0012/5853/9782296569065r_large.jpg

    Le règne de l’exploi­ta­tion et de sa ser­vi­tude, des sépa­ra­tions guer­riè­res et des arna­ques mafieu­ses, paraît se réduire aujourd’hui au scé­na­rio d’une catas­tro­phe pro­gram­mée. Quand il n’y a plus d’avenir, on peut alors aban­don­ner les pré­ju­gés réduc­teurs d’un passé révolu. C’est le moment de pren­dre le pou­voir sur ses pro­pres condi­tions d’exis­tence au cours de situa­tions incer­tai­nes, par des pra­ti­ques liber­tai­res en coo­pé­rant tous ensem­ble à l’auto-orga­ni­sa­tion d’une démo­cra­tie géné­rale.


  • Qui veut voter pour l’Enfer ? | Jean-Paul Jouary
    http://owni.fr/2012/02/02/qui-veut-voter-pour-l%e2%80%99enfer

    La « crise » permet aux hommes politiques de proposer des remèdes plus qu’injustes à leur population, et ce particulièrement en période électorale. Pour le philosophe Jean-Paul Jouary, il s’agit là d’une énième manifestation de la « stratégie du choc » mise en lumière par Naomi Klein.

    #Chronique #Politique #Pouvoirs #chronique #démocratie #Jean-Paul_Jouary #Machiavel #naomi_klein #philosophie #présidentielle_2012 #vote


  • Occupy Wall Street: Why Now? What’s Next? | Naomi Klein & Yotam Marom (The Indypendent)
    https://indypendent.org/2012/01/11/occupy-wall-street-why-now-whats-next

    Naomi Klein: One of the things that’s most mysterious about this moment is “Why now?” People have been fighting austerity measures and calling out abuses by the banks for a couple of years, with basically the same analysis: “We won’t pay for your crisis.” But it just didn’t seem to take off, at least in the US. There were marches and there were political projects and there were protests like Bloombergville, but they were largely ignored. There really was not anything on a mass scale, nothing that really struck a nerve. And now suddenly, this group of people in a park set off something extraordinary. So how do you account for that, having been involved in Occupy Wall Street since the beginning, but also in earlier anti-austerity actions? (...) Source: The Indypendent


  • Occupy Wall Street: Why Now? What’s Next? | The Indypendent
    https://indypendent.org/2012/01/11/occupy-wall-street-why-now-whats-next

    Naomi Klein: One of the things that’s most mysterious about this moment is “Why now?” People have been fighting austerity measures and calling out abuses by the banks for a couple of years, with basically the same analysis: “We won’t pay for your crisis.” But it just didn’t seem to take off, at least in the US. There were marches and there were political projects and there were protests like Bloombergville, but they were largely ignored. There really was not anything on a mass scale, nothing that really struck a nerve. And now suddenly, this group of people in a park set off something extraordinary. So how do you account for that, having been involved in Occupy Wall Street since the beginning, but also in earlier anti-austerity actions?

    Yotam Marom: Okay, so the first answer is, I have no idea, no one does. But I can offer some guesses. I think there are a few things you have to pay attention to when you see moments like these. One is conditions—unemployment, debt, foreclosure, the many other issues people are facing. Conditions are real, they’re bad, and you can’t fake them. Another sort of base for this kind of thing is the organizing people do to prepare for moments like these. We like to fantasize about these uprisings and big political moments—and we like to imagine that they erupt out of nowhere and that that’s all it takes—but those things come on the back of an enormous amount of organizing that happens every day, all over the world, in communities that are really marginalized and facing the worst attacks.

    So those are the two kind of prerequisites for a moment like this to take place. And then you have to ask, What’s the third element that makes it all come together, what’s the trigger, the magic dust? Well, I’m not sure what the answer is, but I know what it feels like. It feels like something has been opened up, a kind of space nobody knew existed, and so all sorts of things that were impossible before are possible now. Something just got kind of unclogged. All sorts of people just started to see their struggles in this, started being able to identify with it, started feeling like winning is possible, there is an alternative, it doesn’t have to be this way. I think that’s the special thing here.

    NK: Do you feel that there is an organic discussion happening about fundamentally changing the economic system? I mean we know that there is a strong, radical, angry critique of corruption, and of the corporate takeover of the political process. There’s a really powerful calling out happening. What’s less clear is the extent to which people are getting ready to actually build something else.


  • « Pas de A, pas de chocolat »
    http://blog.monolecte.fr/post/2011/12/20/Comme-des-poulets-sans-tete

    ...il faut expliquer à nos enfants qu’on est en train de renoncer à l’ensemble de nos droits sociaux, salariaux et citoyens sous prétexte que des gens vont filer une mauvaise note à notre pays, un peu comme un charcutier qui se ferait rétrograder de l’andouillette.
    Quelque chose du genre : « Pas de A, pas de chocolat ».

    Il faut expliquer à nos enfants que la classe moyenne grecque est en train de disparaître parce que les chefs des Grecs ont pris une mauvaise note. Il faut expliquer à nos enfants qu’il y a des petits Grecs qui s’évanouissent à l’école de faim, parce que leur pays a pris une mauvaise note et que la même chose est en cours chez les petits Espagnols, les petits Portugais, les petits Italiens, et qu’après Noël, dans 4 ou 5 mois, au plus, ce sera notre tour...

    A suivre sur le blog de l’auteur qui mérite votre visite.




  • Peut-on désobéir à l’argent ? | Sylvain Marcelli (L’Interdit)
    http://interdits.net/interdits/index.php/desobeir-argent.html

    L’époque est sinistre. L’actualité est dominée par les « plans de rigueur » et autres « cures d’austérité ». De la Grèce à l’Italie en passant par le Portugal et la France, la « stratégie du choc » - décrite en 2008 par la journaliste Naomi Klein dans un livre brillant et prémonitoire (sous-titré « La montée d’un capitalisme du désastre ») - fonctionne à plein. L’euro vacille et pour le sauver, les peuples sont mis au régime sec. Et pas question de se révolter. Même l’idée de voter sur l’opportunité d’une telle politique est très mal vue… La monnaie est devenue une fin en soi, au lieu d’être un moyen. Source : L’Interdit


  • « Occupy Wall Street » : la gauche contre les libéraux (Michael C. Behrent)
    http://alternatives-economiques.fr/blogs/behrent/2011/11/03/%C2%AB-occupy-wall-street-%C2%BB-la-gauche-contre-les-liber

    En réinjectant un discours fermement anticapitaliste dans le débat politique, le mouvement « Occupy Wall Street » (OWS) sème la discorde entre les divers courants de la gauche américaine, en particulier chez les intellectuels. Par le passé, les partisans de ce grand courant de centre gauche américain qu’est le « liberalism » se sont souvent montrés critiques à l’égard de l’idéologie du marché libre, favorisant plutôt un capitalisme soumis aux régulations de l’État. Mais ils ne sont pas enclins à récuser pas autant les grands principes du capitalisme lui-même. Face à ces libéraux (au sens américain), on trouve, depuis au moins un siècle, des courants plus contestataires – anarchiste, communiste, socialiste, voire simplement social-démocrate. Souvent sont-ils surreprésentés dans les milieux intellectuels et universitaires. « Occupy Wall Street » est en train d’attiser les tensions latentes entre ces tendances. Surtout, il contraint les libéraux à préciser leur position face au capitalisme dans sa forme actuelle. (...) Source : Michael C. Behrent



  • G20 : Ils sont 20, nous sommes des milliards et ils ne nous représentent pas (Maxime Combes)
    http://blogs.mediapart.fr/blog/maxime-combes/311011/g20-ils-sont-20-nous-sommes-des-milliards-et-ils-ne-nous-representen

    « Ils sont 8 nous sommes des milliards » était notre slogan face au G8, ce vestige surané du siècle passé mais qui se prétendait directoire de la planète. Nicolas Sarkozy a bien tenté de le ranimer pour la photo en juin dernier, mais sans succès. Ces 3 et 4 novembre, c’est à Cannes qu’il accueille les chefs d’Etat et de gouvernement des 19 pays membres du G20, auxquels s’ajoutent les représentants de l’Union Européenne, des institutions financières internationales et de quelques pays invités. (...) Source : Maxime Combes