person:odile jacob

  • Une nouvelle génération de chercheuses sur le genre. Réflexions à partir d’une expérience située | Contretemps
    http://www.contretemps.eu/interventions/nouvelle-génération-chercheuses-sur-genre-réflexions-partir-expérience-s

    Depuis quelques années, en France, les études sur le genre sont en vogue, comme l’indiquent le foisonnement des recherches sur ces thèmes et les signes récents d’une nouvelle reconnaissance institutionnelle.1 Les colloques, les thèses, les articles et ouvrages, les cours, les séminaires, les diplômes2, les manuels 3, les revues 4 et les structures institutionnelles 5 portant le terme « genre » se multiplient. Cette visibilité nouvelle du genre, dont il est encore trop tôt pour évaluer l’ampleur et la portée dans l’univers académique 6, est souvent qualifiée de rupture et est même vue, par ceux qui connaissent le moins bien le champ, comme une importation américaine récente. Or si le terme « genre » est la traduction de l’anglo-américain « gender » et s’est répandu seulement depuis une dizaine d’années pour désigner ce champ en France, les études sur le genre s’inscrivent dans le prolongement de plusieurs décennies de recherches initialement appelées études « féministes », « sur les femmes » ou encore sur « les rapports sociaux de sexe », nées dans le sillage des mouvements féministes de la deuxième vague, au cours de la décennie 1970.


  • La France déteste la concurrence
    http://www.clubdesvigilants.com/archives/2013/03/la-france-deteste-la-concurrence

    Je m’étais dit que je ne vous parlerai pas de la réédition ce mois-ci chez Odile Jacob du livre sur « Les patrons sous l’Occupation » que j’avais écrit avec Renaud de Rochebrune parce que les Vigilants sont plus tournés vers l’avenir que vers l’histoire. Mais l’histoire comporte quelques leçons.
    Parmi celles que j’ai retrouvées en me replongeant dans ce texte, il y a celle-ci : l…

    #www.clubdesvigilants.com


  • Sommet des Brics : création d’un Sud alternatif et échec de l’Occident

    http://www.latribune.fr/actualites/economie/international/20130327trib000756303/sommet-des-brics-creation-d-un-sud-alternatif-et-echec-de-l-occident.html

    A Durban, les Brics misent désormais sur l’Afrique. Leur objectif : créer une alternative, à la fois politique et économique au modèle occidental. Le continent africain, conscient de son rôle clé dans la mise en place de ce nouvel ensemble pourrait bien en être le grand gagnant.

    #BRICS


  • Le dollar, d’hier à demain - La Vie des idées
    http://www.laviedesidees.fr/Le-dollar-d-hier-a-demain.html

    La crise économique et financière actuelle a relancé le débat sur le déclin du dollar américain. Barry Eichengreen, éminent spécialiste du système monétaire international, relate l’odyssée du dollar depuis sa création. S’il y a bien aujourd’hui un déclin du dollar, conclut-il, ce déclin reste relatif. Sa domination est appelée à perdurer.


  • La folie au front. Les traumatisés de la Grande Guerre. Entretien avec Laurent Tatu (Dormira jamais)
    http://dormirajamais.org/folie

    Ils se connaissent depuis longtemps. Le premier a le goût des archives, le second celui de la littérature. Leur enquête sur les traumatismes psychiques de la première guerre mondiale a duré sept ans. Ces recherches ont donné lieu à un livre sorti en septembre chez Imago : La folie au front. La grande bataille des névroses de guerre (1914-1918). Leur principal terrain d’investigation est la France, où la question s’est posée de manière particulièrement tragique. À deux ans du centenaire, c’est l’une des rares synthèses consacrées à un phénomène massif, lourd de conséquences dans la société de l’entre-deux-guerres, déterminant aussi pour la recherche médicale. (...) Source : Dormira jamais


  • Entretien avec Laurent Bègue - Voulez-vous tuer avec lui ce soir ? (Merlanfrit)
    http://merlanfrit.net/Entretien-avec-Laurent-Begue

    « Connaissez-vous Laurent Bègue ? » (de son état, professeur de psychologie sociale à l’université de Grenoble, membre de l’institut universitaire de France, diplômé d’alcoologie, et auteur de livres comme L’agression humaine et Psychologie du bien et du mal). Si j’avais posé la question il y a seulement 2 ans, je ne pense pas que j’aurais reçu une majorité de réponses positives. Il est vrai qu’il avait déjà un peu écrit sur le sujet de la violence vidéoludique, mais visiblement, ce n’était pas suffisant pour attirer l’attention (une autre hypothèse est que Cerveau & Psycho est peu lu des joueurs). Les choses ont changé en décembre dernier, avec son étude sur les « vilaines pensées » provoquées par les jeux violents. Cette étude, co-écrite avec Youssef Hasan et Brad Bushman (l’un des piliers, avec Craig Anderson et Douglas Gentile, de la recherche sur les effets de la violence vidéoludique) et parue dans le Journal of Experimental Social Psychology, a bénéficié d’une couverture médiatique raisonnable (Le Dauphiné Libéré, entre autres), et surtout, elle a donné l’occasion à Laurent Bègue de présenter et de défendre ses arguments sur la place publique. (...) Source : (...)

    • Il existe encore des gens dans ce pays qui pensent que les images violentes n’ont aucun effet sur les spectateurs, voire qu’elles exercent une fonction cathartique. C’est pourtant sur le constat d’une influence réelle et mesurable des images que se justifient les milliards d’euros dépensés chaque année par l’industrie publicitaire. Cherchez l’erreur.

      Yeah.

    • Oui, et de la même façon que de voir des meurtres donne envie de tuer, la pub a bien compris qu’il fallait montrer des gens en train d’acheter des choses pour que ses spectateurs le fassent. Ah non ? C’est pas si simple ? Zut…


  • Entretien avec Laurent Bègue - Merlanfrit
    http://merlanfrit.net/Entretien-avec-Laurent-Begue

    « Connaissez-vous Laurent Bègue ? » (de son état, professeur de psychologie sociale à l’université de Grenoble, membre de l’institut universitaire de France, diplômé d’alcoologie, et auteur de livres comme L’agression humaine et Psychologie du bien et du mal). Si j’avais posé la question il y a seulement 2 ans, je ne pense pas que j’aurais reçu une majorité de réponses positives. Il est vrai qu’il avait déjà un peu écrit sur le sujet de la violence vidéoludique, mais visiblement, ce n’était pas suffisant pour attirer l’attention (une autre hypothèse est que Cerveau & Psycho est peu lu des joueurs). Les choses ont changé en décembre dernier, avec son étude sur les « vilaines pensées » provoquées par les jeux violents. Cette étude, co-écrite avec Youssef Hasan et Brad Bushman (l’un des piliers, avec Craig Anderson et Douglas Gentile, de la recherche sur les effets de la violence vidéoludique) et parue dans le Journal of Experimental Social Psychology, a bénéficié d’une couverture médiatique raisonnable (Le Dauphiné Libéré, entre autres), et surtout, elle a donné l’occasion à Laurent Bègue de présenter et de défendre ses arguments sur la place publique. Un passage sur les blogs du Nouvel Observateur lui a permis de croiser le fer avec la psychologue clinicienne Vanessa Lalo. Mais c’est un article plus récent, publié dans Rue89 (et faisant suite à un autre article de Vanessa Lalo), qui a mis le feu aux poudres : des dizaines de milliers de visites, des centaines de réactions... auxquelles le Professeur Bègue n’a pas hésité à répondre, en luttant pied à pied.

    "
    #JV #violence #Bègue


  • Des inégalités dans la douleur | Odile Fillod (Allodoxia)
    http://allodoxia.blog.lemonde.fr/2012/06/24/inegalites-dans-la-douleur

    La vulgarisation scientifique adresse régulièrement la question floue des inégalités dans la douleur. De glissements sémantiques en approximations, de déductions hardies en affabulations, c’est finalement de tout autres phénomènes qu’elle nous parle involontairement. Source : Allodoxia


  • Les tours de passe-passe de la psychologie évolutionniste du genre | Allodoxia
    http://allodoxia.blog.lemonde.fr/2012/06/20/genre-evolution-testosterone/#xtor=RSS-32280322

    Peggy Sastre tombe ici dans l’un des travers récurrents de la vulgarisation scientifique : pour présenter ce qui n’est qu’une hypothèse de recherche (j’y reviens plus bas), elle s’appuie entièrement sur le discours de chercheurs dont le programme de recherche est précisément basé sur cette hypothèse. Or outre qu’ils croient sans doute profondément à sa pertinence, ils ont un intérêt très concret à la défendre. C’est comme si un journaliste chargé de fournir un éclairage sur la situation économique de Cuba se contentait d’interviewer le ministre de l’économie de Castro, « spécialiste estampillé "officiel" » s’il en est.


  • Les tours de passe-passe de la psychologie évolutionniste du genre | Odile Fillod (Allodoxia)
    http://allodoxia.blog.lemonde.fr/2012/06/20/genre-evolution-testosterone

    Peggy Sastre, une essayiste et chroniqueuse associée au Nouvel Observateur qui promeut activement les théories psycho-évolutionnistes du genre, vient à nouveau d’exprimer sa foi ardente dans celles-ci et son mépris de ses contradicteurs. Cette charge publiée sur un site ayant une large audience ne pouvait rester sans réponse. Source : Allodoxia


  • Une nouvelle génération de chercheuses sur le genre. Réflexions à partir d’une expérience située | Laure Bereni (Contretemps)
    http://www.contretemps.eu/fr/interventions/nouvelle-g%C3%A9n%C3%A9ration-chercheuses-sur-genre-r%C3%A9flexions-part

    Depuis quelques années, en France, les études sur le genre sont en vogue, comme l’indiquent le foisonnement des recherches sur ces thèmes et les signes récents d’une nouvelle reconnaissance institutionnelle. Les colloques, les thèses, les articles et ouvrages, les cours, les séminaires, les diplômes 1, les manuels 2 et les structures institutionnelles 3 portant le terme « genre » se multiplient. Cette visibilité nouvelle du genre, dont il est encore trop tôt pour évaluer l’ampleur et la portée dans l’univers académique 4, est souvent qualifiée de rupture et est même vue, par ceux qui connaissent le moins bien le champ, comme une importation américaine récente. Or si le terme « genre » est la traduction de l’anglo-américain « gender » et s’est répandu seulement depuis une dizaine d’années pour désigner ce champ en France, les études sur le genre s’inscrivent dans le prolongement de plusieurs décennies de recherches initialement appelées études « féministes » « sur les femmes » ou encore sur « les rapports sociaux de sexe », nées dans le sillage des mouvements féministes de la deuxième vague, au cours de la décennie 1970. Source : (...)



  • Le « débat inné/acquis » est-il vraiment dépassé ? (Le Monde)
    http://allodoxia.blog.lemonde.fr/2012/05/30/debat-inne-acquis

    Pierre-Henri Gouyon :« En fait, d’ailleurs, c’est ce que j’ai dit à des enseignants, ça les a horrifiés, c’est que si on arrivait à faire un système éducatif parfait, parfaitement égalitaire, eh bien comme il n’y aurait plus aucune variation environnementale, il ne resterait plus que les variations génétiques. […] Il suffit de comprendre que même s’il y a des gènes, l’environnement change tout, et donc effectivement, même si vous êtes de gauche, vous pouvez accepter qu’il y ait des gènes, vous aurez le droit de changer l’environnement pour changer les résultats. »

    À partir de là, le « débat #inné/#acquis » tel qu’il se pose dans l’espace public du fait de ses implications politiques correspond à la question de savoir si ces différences sont au moins en partie dues à des facteurs biologiques innés, et le cas échéant de savoir :
    – si ces facteurs sont héritables, c’est-à-dire transmissibles sans modification, selon une certaine probabilité, des parents aux enfants, ce qui expliquerait en partie certains phénomènes de reproduction sociale ;
    – dans quelle mesure ces facteurs eux-mêmes ou leurs effets sont façonnables.
    […]
    Nul besoin de connaissances en génétique, en effet, pour savoir que sans gènes (comme sans nutriments), on ne développe ni cerveau ni dispositions psychiques, ou plus sérieusement que les gènes ne « programment » pas le fonctionnement mental indépendamment de l’influence de l’environnement
    […]
    De manière plus générale, on sait depuis longtemps que notre cerveau est plastique, et comme le formulait le neurobiologiste Jean-Pierre Changeux en 1970, la plasticité cérébrale, associée dans notre espèce à une longue période de maturation postnatale, nous confère « la propriété d’échapper au déterminisme génétique absolu », car le cerveau se développe et se remanie tout au long de la vie dans une « interaction structurante » avec notre environnement physique et social. L’invocation de l’ « évidence » d’un rôle des gènes vise en fait à induire la confusion classique entre la question de la genèse d’une caractéristique chez un individu d’une part, et celle de l’origine des différences entre individus dans cette caractéristique d’autre part , qui est celle que j’ai formulée plus haut et qui fait véritablement l’objet du débat idéologique.
    […] les estimations d’héritabilité génétique du #QI calculées depuis des décennies sur la base d’études familiales, d’études de jumeaux et d’études d’adoption, et plus récemment sur la base d’études moléculaires (études de liaison ou études d’association pangénomiques) ne font qu’estimer un effet statistique de la variabilité génétique sur celle du QI. Or cela ne permet pas d’inférer qu’il existe une chaîne de causalité biologique entre les variantes génétiques concernées et la genèse du substrat biologique qui serait responsable de la variabilité du QI.
    […] les gènes peuvent modifier l’environnement. Par exemple, typiquement, le fait d’avoir une paire de chromosomes sexuels XX ou XY, autrement dit d’être une fille ou un garçon, induit dans notre culture des différences d’attitudes de l’entourage, de vécu, de modèles d’identification disponibles et culturellement imposés qui influent sur le développement psychologique d’un enfant.

    #genre


  • Le « débat inné/acquis » est-il vraiment dépassé ? | Odile Fillod (Allodoxia)
    http://allodoxia.blog.lemonde.fr/2012/05/30/debat-inne-acquis

    C’est devenu un lieu commun de la vulgarisation scientifique : en ce qui concerne les dispositions psychiques humaines, la science a permis de dépasser le débat entre « inné » (de droite) et « acquis » (de gauche). Mais de quel débat parle-t-on exactement, et sur quelles données scientifiques cette affirmation est-elle fondée ? Source : Allodoxia

    • L’invocation de l’ « évidence » d’un rôle des gènes vise en fait à induire la confusion classique entre la question de la genèse d’une caractéristique chez un individu d’une part, et celle de l’origine des différences entre individus dans cette caractéristique d’autre part , qui est celle que j’ai formulée plus haut et qui fait véritablement l’objet du débat idéologique. Or dire que le patrimoine génétique d’un individu est un facteur déterminant dans la genèse de ses dispositions psychiques ne permet nullement de conclure que la variabilité des dispositions psychiques entre individus de patrimoines génétiques normaux est en partie déterminée par la variabilité de ceux-ci.

      Excellent article démontant « l’évidence » que ce serait toujours à la fois les gênes et l’environnement qui compteraient. Et là comparaison avec les recettes de crêpes est super pédagogique, je trouve !

      Pour illustrer cette notion d’interaction gènes/environnement, revenons aux crêpes. Imaginons que les recettes indiquant qu’il faut deux pincées de sel au lieu d’une se trouvent plus souvent avoir été transmises dans des familles où on a également l’habitude de manger les crêpes particulièrement cuites. Si on faisait une étude équivalente à celles mentionnées ci-dessus, mettant en relation la variabilité du gène « quantité de sel indiquée dans la recette » et celle de la couleur des crêpes cuisinées dans les différentes familles, ont trouverait qu’il y a un effet statistique de ce gène sur la couleur. Pourtant, la variabilité de la couleur serait en fait ici causée par le fait de plus ou moins cuire les crêpes.

      À noter qu’est critiqué aussi au passage les propos récents de #Nancy-Huston lors de la promo de son dernier livre.


  • Mais jusqu’où ça va aller toutes ces conneries ? PART TWO
    http://foodamour.free.fr/index.php?post/2012/03/18/Mais-jusqu-ou-ca-va-aller-toutes-ces-conneries-PART-TWO

    « Nous dénonçons depuis longtemps la persistance des #devoirs à la #maison, dont personne n’a jamais prouvé l’utilité et qui ne font qu’accentuer les inégalités entre les enfants selon qu’ils peuvent ou non bénéficier d’aide à la maison. »
    → euh... comment ça PERSONNE n’a jamais prouvé l’UTILITÉ du travail à la maison ? Qu’est-ce que c’est que ces conneries ?! Les devoirs, c’est méga important et utile bordel. Alors, si ça n’est pas encore clair pour tout le monde : Les devoirs permettent de vérifier que l’on sait faire tout seul ce que l’on a fait ensemble, en classe. Les devoirs permettent de rebrasser, répéter, refaire... afin d’assimiler au mieux les connaissances. Quant à cette PUTAIN d’inégalité concernant l’aide à la maison. Mais quand est-ce que les parents vont comprendre qu’on s’en BRANLE de leur savoir et leurs connaissances ? En primaire ou au collège, on ne demande pas aux parents de ré-expliquer au gamin. Si le gamin ne parvient pas à faire ses devoirs, ça signifie qu’il y a quelque chose qui n’a pas été compris pendant le cours et qu’il doit absolument en parler à l’enseignant.

    #éducation (je tente le tag accentué, soyons fous)

    • Sur le fond, oui, je sais... pour autant que dire à l’enseignant qui veut habituer l’enfant à des devoirs du soir ?

      Par ailleurs ma ptiote, grande lectrice, adore les devoirs liés à la lecture. Par contre donne-lui une multiplication et là, crise de nerfs familiale assurée.

      Donc j’ai peur que ce ne soit pas aussi simple, la question se pose encore (en tout cas pour moi)..

    • C’est juste n’importe quoi. Ce texte est d’une stupidité sans nom.

      Quel sens peuvent avoir des devoirs faits le soir après déjà une journée entière passée en classe, contraint à être assis sur une chaise et à faire des trucs qui ne te plaisent pas ? Si on demandait à la plupart des salariés de ramener du boulot à la maison le soir ça ferait un scandale d’enfer (et à juste titre), mais quand ce sont des enfants et que c’est « pour leur bien » alors tout le monde ou presque s’en fout.

      Je suis convaincu que les devoirs n’ont aucune utilité (d’ailleurs ma fille est dans une école où il n’y en a pas, de devoirs). Si les 6 heures passées en classe ne suffisent pas à intégrer les apprentissages, c’est qu’il y a un sérieux problème de moyens et surtout de méthode. Et évidemment que le travail à la maison contribue à creuser les inégalités scolaires, entre ceux qui y arrivent déjà, qui vont y passer moins de temps et pourront se faire aider, et ceux qui sont déjà en difficultés, qui vont devoir subir cette corvée supplémentaire et ce renvoi permanent à leurs « incapacités », vont bien souvent essayer de l’esquiver et se faire sanctionner en retour, etc.

      Comme d’habitude, Bernard Collot dit tout ça très bien :

      http://education3.canalblog.com/archives/2009/11/11/15758246.html

      Le jour où la gauche et les « progressistes » en général comprendront que l’école, y compris l’école publique, est une des institutions les plus disciplinaires qui soient...

      Ça y’est, je suis #énervé. :-)

    • Surtout le texte parle d’une réalité qui n’existe pas.

      Mais quand est-ce que les parents vont comprendre qu’on s’en BRANLE de leur savoir et leurs connaissances ? En primaire ou au collège, on ne demande pas aux parents de ré-expliquer au gamin. Si le gamin ne parvient pas à faire ses devoirs, ça signifie qu’il y a quelque chose qui n’a pas été compris pendant le cours et qu’il doit absolument en parler à l’enseignant.

      Vous avez déjà vu, dans votre scolarité un élève qui n’a pas compris et qui demande vous ? Vous l’avez déjà fait ? Moi jamais. L’institution scolaire est fondée sur la légende que sa méthode est infaillible et que ceux qui ne comprennent pas tout de suite sont des cons (Ils n’écoutent pas, explique l’auteur). Et les parents dotés d’un capital culturel important vont se retenir d’aider leurs enfants quand les autres vont pousser les leurs à aller à l’étude ? C’est bien un monde rpevé ou tout se passe comme il faudrait, mais encore une fois, ça n’existe pas.

    • Retournez donc à l’école, tapez-vous 6h de cours chiants dans la journée, avec un sac sur le dos qui pèse un cinquième de votre poids, et vous verrez si le soir après ça vous avez encore envie de vous taper des devoirs.

      Je ne parle même pas des crétins de profs qui donnent des devoirs à faire du matin pour l’après-midi (si si ça existe) à des élèves de primaires ou collège.

      Ni de ceux qui exigent durant toute la scolarité des tonnes de paperasse. Un grand cahier 200 pages pour l’histoire-géo. Un petit cahier 100 pages pour l’éducation civique. Un grand classeur pour les maths. Un petit classeur pour le français. Etc. Cette mascarade de paperasse se perpétue jusqu’au lycée, alors qu’il serait bien plus simple d’apprendre à se servir d’un trieur et d’expliquer comment classer les cours chez soi une fois ceux-ci terminés. Ça coûterait moins cher aux familles, ça serait moins lourd, mais non. Et je ne parle pas des livres scolaires. Au collège un prof nous punissait si on n’avait pas le livre. Mais on ne l’a jamais utilisé en cours.

      D’ailleurs, si vous retournez à l’école, vous vous rendrez vite compte que vous n’avez même plus le niveau CE2.

      L’école en france est un calvaire pour les gamins, une corvée avilissante qui ne veut que mater les éléments qui ne rentrent pas dans le rang. Alors qu’on pourrait transmettre un vrai plaisir de découvrir et d’apprendre, on ne transmet que frustration et colère. On infantilise à outrance, on rends dépendant. Le système scolaire français est une remarquable machine à fabriquer des crétins.

    • J’ai la très nette impression que ceux qui ont une intelligence scolaire ont adoré l’école, les autres l’ont subie et ceux qui ont une intelligence antiscolaire, si l’on peut dire, haïe. Le problème est que l’école ne s’adresse qu’aux premiers.

    • Je dirais même qu’on apprend surtout en-dehors de l’école.

      Je ne suis même pas certain que ceux qui ont une « intelligence scolaire » aient forcément adoré l’école. Bien sûr si ils en tirent une valorisation, un sentiment de supériorité, c’est toujours plus facile que pour les autres, mais il reste le stress, la pression, la contrainte, le fait qu’on n’est pas forcément bon dans toutes les matières non plus (genre le sport), etc.

      Pour citer à nouveau Bernard Collot :

      http://education3.canalblog.com/archives/2008/09/24/10696873.html

      l’école et le système éducatif dans leur conception, les croyances sur lesquelles ils s’appuient, [...] génèrent ou accentuent ce qui est un mal-être pour tous les enfants ou ados, un gâchis d’êtres humains.

    • Moi je fais partie des adaptés au système donc j’aimais ça. Le stress, il en faut aussi un peu et même si on balise un peu avant d’aller au sport c’est pas bien méchant. En revanche j’ai pas mal discuté avec pas mal de gens moins en phase avec le système scolaire et pour eux c’était clairement l’horreur.

    • @Baroug Quelqu’un a dit le contraire ? Qui a dit qu’on n’apprenait « que » dans l’école ? Ridicule !
      En revanche je vois que certains affirment qu’on n’apprend rien à l’école et qu’il vaut mieux traîner dans la rue.
      Ce qui me laisse dubitative sur la vision des choses réelles... et l’apprentissage de la vie dans laquelle on vit, qu’on l’aime ou pas, qu’on cherche à la changer ou pas.
      Ou bien on va vivre dans des grottes troglodytes en autarcie...
      Mais ce n’est pas le cas de ceux qui écrivent ici < ;-)

    • En revanche si quelqu’un ouvre une sorte de VDM sur l’école au quotidien, je ne serai pas en reste pour participer.
      Élue sur la liste des représentants des parents, j’ai été rayée comme déléguée au conseil de classe par la Principale...
      J’ai, en effet, beaucoup à dire sur la manière dont les enfants sont traités, sur les profs harceleurs, injurieux et terrorisant les enfants. Et ça ne plaît pas que ce soit dit.
      Il est mieux vu de lécher les bottes, comme le font les autres parents élus.
      Mais les grands défenseurs des profs et les associations risquent de ne pas apprécier de se voir mis à nu de cette manière.

    • Je pense que ceux qui parlent de sécher ne veulent pas forcément dire traîner dans la rue : ça peut être aller lire dans une bibliothèque ou que-sais je. Sécher ≠ glander.

    • Le message de @bohwaz ne disait clairement pas cela !
      Par ailleurs, je parlais de situations bien particulière, et aller à la bibliothèque au lieu de l’école et chez soi n’est clairement pas le choix !
      C’est bien beau la théorie, mais dans la vraie vie c’est autre chose.

    • @bohwaz le droit à la paresse n’a rien à voir avec le droit à la fainéantise. Dans la réalité, ceux qui sèche les cours et s’instruise en même temps sont à mon avis une toute petite minorité.

      J’ai l’impression que ceux qui sont les plus virulents, contre les devoirs ou l’école en général, sont des personnes ayant eu elles-mêmes un rapport fortement conflictuel avec l’école et peut-être même avec l’éducation en général (des parents aussi donc).

      Attention à ne pas prendre sa réalité particulière pour la réalité.

    • C’est quoi la différence entre droit à la paresse et à la flemme ?

      Il est logique que les plus virulents soient ceux qui ont eu un rapport conflictuel. Je ne dispose pas de chiffres mais de seules données empiriques, mais il me semble qu’ils sont nombreux. Très nombreux. Majoritaires ?

    • @RastaPopoulos Attention, en ce qui me concerne je parle des devoirs avant 11 ans. Toutes les études montrent qu’un enfant avant cet âge ne PEUT pas travailler plus de 6h par jour (et encore, c’est énorme).
      Donc, il se décourage parce qu’il ne peut pas, donc ne donne pas de résultats. Et en plus est fatigué, et n’a pas sa part, indispensable, de jeu, de ne rien faire, de faire ce qu’il lui plaît, etc.
      C’est détruire totalement les enfants que de leur donner des devoirs avant la 5è, à la rigueur un tout de petit peu en 6è.
      En ce qui me concerne, Bac+19, mes rapports « fortement conflictuels » avec l’école concernent surtout l’ennui, le très gros ennui d’avoir intégré bien avant le cours son contenu... Alors le problème des devoirs à la maison ne sont pas ma réalité particulière... < ;-)

    • @baroug j’ai pas dit « à la flemme » j’ai dit « à la fainéantise », si tu préfères à l’oisiveté. Le droit à la paresse (qui n’a jamais été le droit à la paresse permanente, que ce soit par Lafargue ou d’autres), et bien ce n’est pas le droit à l’oisiveté.
      Pour le rapport conflictuel, majoritaires je ne sais pas... Ya une différence entre avoir eu un conflit avec tel ou tel enseignant (on a tous eu des profs cons !) et avoir un conflit avec l’ensemble de sa scolarité.

      @perline Ah mais je suis tout à fait d’accord avec toi moi. :) Ya plein de trucs qu’on comprend mieux sur le cerveaux des enfants, et pourtant on essaye toujours de leur parler soit trop comme des gogols, soit trop comme des adultes (et trop souvent ce dernier point). On projette sur eux notre vie, notre vision, nos névroses d’adultes.

    • je vois toujours pas la différence. Pourquoi « droit à la flemme », « droit à l’oisiveté » ou « droit à la fainéantise » ce serait permanent ? Droit à un truc c’est à l’exercer à certains moments. Je vois pas en quoi le mot flemme ou oisiveté change quelque chose par rapport à paresse de ce point de vue.

    • Oisiveté : qui ne fait rien. Franchement je vois pas ce que tu reproches aux gens qui ne foutent rien. Pourquoi n’aurait-on pas le droit de ne rien faire ? J’ai du mal à saisir.

      Quand au rapport conflictuel, ce n’est pas un conflit contre l’école en général mais le système scolaire français qui est gravement inutile au mieux, dangereux au pire. Et je n’ai pas eu de rapport conflictuel perso, c’est plutôt le contraire (20 de moyenne, viré de l’école à 17 ans pour avoir eu l’outrecuidance d’avoir un avis personnel et de l’avoir exprimé).


  • Les devoirs-maison : une aberration pédagogique...
    http://www.profencampagne.com/article-les-devoirs-maison-une-aberration-pedagogique-96483597.html
    (merci à @stephane d’avoir retweeté ce lien, ce qui m’a permis de découvrir l’article)
    Il n’y a pas (plus ?) la possibilité d’écrire de commentaire sur le site, donc je le fais ici.

    Depuis que je suis en âge de comprendre l’intérêt de l’école, je n’ai jamais remis en question le fait d’avoir des devoirs à la maison. Il m’est même arrivé d’argumenter en faveur de ceux-ci face à des personnes qui étaient contre (principalement des personnes qui ne voulaient pas travailler, à vrai dire).

    Cependant, cet article m’a fait changer d’avis. Il apporte des arguments autres que la simple quantité de travail ou la « fatigue » de l’élève.
    Le premier est le fait que cela apporte une charge de travail supplémentaire aux parents (qui en ont déjà suffisement, en général), et qu’en plus il s’agit de délégation du travail de l’enseignant à quelqu’un d’autre.
    Ceci entraîne le second argument, qui est l’inégalité des enfants les uns par rapport aux autres ; et l’égalité est pour moi (je l’espère pour vous aussi) une valeur importante. Ça paraît bête, mais je n’avais jamais pensé que supprimer les devoirs à la maison pourrait combler une bonne partie de ce « fossé ».
    Enfin, il fait également remarquer que le travail à la maison est un « cauchemard ». Je me rappelle encore des jeudis soir de mes premières années de collège, où mon frère et moi étions seuls avec ma mère (sans mon père pour modérer les disputes), pour faire le travail que les professeurs avaient donné pour le lendemain ; mon frère retenait d’ailleurs le mot « Donnerstag » : « le jour du tonerre », à cause de ces jeudis soir. Ah tiens, et je viens à l’instant de me faire reprocher par mon frère pour lui avoir fait remarquer, devant nos parents, que ça serait une bonne idée d’apprendre sa liste de verbes forts (les verbes irréguliers en Allemand) en l’écrivant, parce que « Ça [lui] fait perdre un temps fou ».

    Cependant, j’ai quand même quelques nuances à apporter à l’article.
    Tout d’abord, il commence par invoquer le calendrier. Je ne sais pas si il s’agit de celui de ces dernières vacances de Noël, ou des vacances en général, mais dans les deux cas, j’y oppose le fait que rien n’empêche de s’avancer dans ses devoirs. Ces dernières vacances sont d’ailleurs un magnifique exemple : il y avait une semaine pour faire les devoirs, avant Noël.
    Ensuite, il généralise beaucoup. À commencer par le fait qu’il ne fasse pas de distinction entre les devoirs écrits et oraux : il cite l’exemple de l’apprentissage des leçons. Cependant, je pense qu’il est indéniable que les leçons doivent s’apprendre en dehors de l’école, parce que l’enfant a besoin d’être aidé dans son apprentissage, et un seul enseignant pour toute la classe ne suffit alors pas. L’idéal pour éviter les inégalités est alors, comme le propose l’article, d’un accompagnement par un tiers ; or tout le monde ne peut pas se le permettre, et les restrictions budgétaires actuelles dans l’Éducation Nationale ne vont pas dans le sens d’un quelconque remboursement.
    De plus, il n’apporte aucune nuance quant à l’âge de l’élève. Normalement, à partir du lycée (au moins la Terminale, le baccalauréat approchant...), on se rend compte que les devoirs maison ne sont ni pour nos parents, ni les professeurs, mais bien pour soi-même. La preuve avec mon professeur de Terminale (c’est à dire l’an dernier), pour qui tous les devoirs maison étaient tous optionnels et non notés ; pourtant, toute la classe les faisait. Il existe donc bien des cas où le travail écrit à la maison est utile.

    Sur ce, je vous laisse, j’ai un devoir maison de maths qui m’attend.

    • des arguments autres que la simple quantité de travail ou la « fatigue » de l’élève

      Est-ce à dire que de tels arguments ne seraient pas recevables ? Chacun a ses limites, même si elles sont différentes pour chacun.

      rien n’empêche de s’avancer dans ses devoirs

      Non en effet, rien n’empêche un enfant de 8 ans d’avoir la maturité d’un étudiant de 18 ans. Mais ça reste rare, il faut bien le dire ! On ne peut pas compter dessus avant un certain âge.

      pas de distinction entre les devoirs écrits et oraux

      Selon l’auteur (sur twitter), le terme devoirs est pour les spécialistes synonyme de travail obligatoire et noté, donc rien à voir avec l’apprentissage des leçons.

      pas de distinction entre les devoirs écrits et oraux

      Il m’a semblé relativement clair que le propos dans ce billet porte essentiellement sur l’école primaire, même si (encore sur twitter) l’auteur semble l’étendre en partie au collège.

    • Si, bien sûr, de tels arguments sont recevables. Je reconnais que, en pratique, je n’en ai aucune expérience, mais je pense que les enseignants sont tout à fait capables de limiter le travail à quelque chose de tout à fait raisonnable.

      Je n’ai jamais prétendu que l’enfant de huit ans allait s’avancer dans son travail de lui-même. Il faut effectivement une certaine maturité (que même mon frère de bientôt 17 ans n’a pas encore) pour le faire. Si c’était uniquement du ressort des enfants, le travail ne serait pas fait du tout, ou la veille.
      Cependant, c’est du ressort des parents de les faire travailler, comme c’est dit dans l’article : « Mais le lendemain du 31 décembre, il a bien fallu les pousser à se mettre au travail. » Or, rien n’empêchait de les faire travailler, par exemple dès le lundi (ce qui autorise une pause bien méritée de deux jours).

      Si le terme "devoirs" exprime un travail obligatoire et noté, dans ce cas, je comprend qu’on puisse demander leur suppression. La meilleure solution serait certes de les rendre optionnel, mais ça ne ferait que favoriser scolairement les enfants avec des parents qui les forcent à faire tous les devoirs optionnels.
      Donc, la meilleure solution est peut-être, effectivement, de les abolir.

      Merci pour les précisions.


  • Laurent Wauquiez Le Prétentieux (Histoires d’universités)
    http://blog.educpros.fr/pierredubois/2011/12/18/laurent-wauquiez-le-pretentieux

    Laurent Wauquiez, agrégé d’histoire, énarque et Conseiller d’Etat, ci-devant Ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche, délaisse les affaires courantes de son ministère. Il a le temps d’écrire. Il vient de publier un livre chez Odile Jacob, La lutte des classes moyennes. Oser paraphraser le titre d’un ouvrage de Karl Marx qualifie bien le personnage : il a une prétention démesurée. Il veut s’imposer dans l’histoire des idées. (...) Oser paraphraser le titre d’un ouvrage de Karl Marx qualifie bien le personnage : il a une prétention démesurée. Il veut s’imposer dans l’histoire des idées. Source : Histoires d’universités


  • Laurent Wauquiez Le Prétentieux | Histoires d’universités
    http://blog.educpros.fr/pierredubois/2011/12/18/laurent-wauquiez-le-pretentieux

    Laurent Wauquiez, vous et moi, nous sommes issus d’une famille textile du Nord de la France. Vos grands-parents étaient des patrons, les Wauquiez et les Motte. Mes grands-parents, mes parents, mes cousins et cousines étaient des ouvriers du textile. Votre famille a-t-elle subi un déclassement quand elle a fermé ses usines ? Bien sûr, vous n’avez pu entendre les conversations qui attristaient et révoltaient les réunions de ma famille à chaque nouvelle fermeture d’usine. Oui, Laurent Wauquiez, puisque vous reprenez le langage de la lutte, vous êtes pour moi un ennemi de classe ! Mon père aurait ajouté dans son patois tourquennois : “ce Ministre n’est qu’un p’tit péteux et j’en ai connu beaucoup des p’tits péteux devenus patrons parce qu’ils étaient fils de patrons” !

    #Recherche
    #Enseignement supérieur


  • Say you want a revolution ? Edition électronique
    http://www.nonfiction.fr/article-4913-p2-say_you_want_a_revolution.htm

    les auteurs peuvent voir en François Samuelson leur défenseur incarné. Pointant du doigt l’absence constante des auteurs à la table des négociations, cet agent littéraire, qui a fondé l’agence Intertalent, livre une opinion judicieuse. Les auteurs, peu concertés alors qu’ils sont le cœur de la création, doivent voir leurs droits d’auteur protégés et améliorés dans le cadre d’une publication sous forme de fichier numérique. Les coûts étant moindre, il dénonce la « malhonnêteté » (p.125) des éditeurs qui prétendent que les frais sont les mêmes quand leur bénéfice est quasiment double et qu’ils refusent d’augmenter celui de l’auteur. La cession de droits, les vides juridiques sont ici abordés avec synthèse, intelligence et efficacité. Comparant ironiquement le paysage de l’édition française à la sclérose du « Parti communiste de l’Union soviétique à la grande époque », F. Samuelson pense que le numérique pourrait être positif pour les éditeurs à condition qu’ils ne se braquent pas derrière leurs certitudes et leurs acquis.


  • Émeutes urbaines, sentiments d’injustice, mobilisations associatives, patr Éric Marlière (Sociologies)
    http://sociologies.revues.org/index3521.html

    Cet article a pour objectif l’appréhension des répertoires de mobilisations politiques des jeunes dits « des cités ». Pour cela, il faut nous intéresser aux modes de vie de ces jeunes structurés depuis plus de trente ans maintenant autour du chômage et de la précarité et des nouvelles formes de ségrégation. Cette situation engendre chez les jeunes une certaine frustration sociale se manifestant sous la forme d’un sentiment d’injustice plus ou moins diffus. Si les émeutes urbaines constituent le mode d’action le plus médiatique, un certain nombre de jeunes adultes originaires « des cités » réagissent à travers un ensemble d’initiatives associatives nationales et locales comme le montrent les dernières échéances électorales. (...)



  • Vous pouvez désormais très officiellement vomir en lisant the #Economist. Sa conversion à la théorie nazifiante de l’« #Eurabia » n’a pas semblé poser trop de difficultés.

    Islam and demography : A waxing crescent | The Economist
    http://www.economist.com/node/18008022?story_id=18008022

    ARE Muslims taking over the world, or at a minimum, transforming Europe into Eurabia? Whatever your hopes or fears for the future of the world’s religions, a report published this week has plenty to stoke them. “The Future of the Global Muslim Population”, produced by the Pew Research Centre, a non-profit outfit based in Washington, DC, reckons Muslim numbers will soar from 1.6 billion in 2010 to 2.2 billion by 2030. In other words, from 23.4% to 26.4% of the global total.

    Imagine-t-on une seconde un article qui commencerait par cette question : « Est-ce que les juifs sont en train de prendre le contrôle de la planète, ou au minimum, de transformer l’Europe en Juifland ? » Oui, ce serait du nazisme pur jus, et c’est très exactement ce que vient de publier the Economist au sujet des musulmans.

    • Je doute de l’aspect humoristique de l’article, malheureusement (malgré son intertitre « Eurabian nights », que j’ai du mal à trouver aussi désopilant que « Alors monsieur Le Pen, on braconne ? ») .

      L’article consiste à balancer des paragraphes de pourcentages de nombre de « musulmans » en 2030 :
      – à partir de « imperfect data », ils te publient des tendances au dixième de pour cent près d’ici 2030, ça me semble plus débile que drôle ;
      – quand on commence à pinailler les populations au dixième de poil de cul près, ça me semble particulièrement douteux (tu te rends compte qu’il y aura quinze VIRGULE neuf pour cent de Musulmans en Inde en 2030, contre quatorze VIRGULE six aujourd’hui !).

      Un paragraphe complet sur des « bleak findings » au Nigéria, qui permet de mettre en avant de subtiles comparaisons entre les femmes musulmanes et les autres (« Illiteracy among Nigerian women of child-bearing age is three times as high among Muslims (71.9%) as among others (23.9%). ») Chiffres totalement décontextualisés ; je ne suis pas un spécialiste du Nigéria, mais je suspecte que de nombreux facteurs peuvent influer sur l’accès à l’éducation des femmes en dehors de leur seule religion. Par exemple :
      http://www.commongroundnews.org/article.php?id=22982&lan=fr&sid=1&sp=0

      Le nord est majoritairement musulman tandis que le sud est surtout peuplé de chrétiens. Cependant le problème n’est pas une question de religion. La diversité de religions et d’ethnies à elle seule n’aurait pas abouti à l’éclatement de la violence. Mais l’occidentalisation du sud a engendré des inégalités socio-économiques, renforçant les liens ethniques et même les sentiments d’appartenance religieuse. D’autres tensions ont commencé à s’exprimer et à s’articuler en termes de religion, et les principaux acteurs du conflit se sont mis à utiliser la religion pour gagner un soutien politique.

      Le sud est plus riche en ressources naturelles, particulièrement en pétrole, alors que le nord est plus orienté vers l’agriculture. Le pétrole constitue plus de quatre-vingt pour cent des revenus du gouvernement, d’où une concurrence de tout temps, entre les différents groupes, pour accéder à ces ressources. La violence et les rapts de 2006 dans la région du delta du fleuve Niger riche en pétrole (les activistes avaient réclamé alors une part plus grande des revenus fédéraux et des retombées des projets de développement locaux) prouvent bien que le problème de la répartition des ressources naturelles est loin d’être résolu et causera probablement plus de violence dans l’avenir.

      Quand tu lis ce genre de chose et le paragraphe du Economist, je crois que le texte du Economist est parfaitement indigne.

      Quant au dernier paragraphe, il relance d’autres questions à la con, cite au passage un universitaire « Islam-watcher » et se termine par la bonne grosse question qui tâche :

      But with nativism on the march, it is also highly possible that Muslims will come to feel they have less in common with their fellow citizens than with their growing band of co-religionists elsewhere.

      (Le musulman cosmopolite et apatride, quoi.)

    • L’article parle d’une recherche du Pew Research Centre — je ne veux pas dire par là que c’est une excuse pour dire des conneries mais qu’ils se basent sur un rapport qui vient de sortir, comme la presse fait ’souvent de manière nulle. D’où la légèreté sur le Nigeria dont ils disent quand même que « It is hard to prove that these factors are related, but they do seem to form a pattern. » Par ailleurs, l’Islam Watcher a pas l’air féroce : http://www.jonathanlaurence.net/?p=67

      Mais bon, je veux pas défendre cet article qui n’a pas grand intérêt. C’est juste qu’il me parait pas nazi.

    • Sur l’aspect nazi, bien sûr qu’il s’agit d’une exagération rhétorique (je pense tout de même que la notion d’Eurabia est réellement nazifiante : espace vital et racisme). Mais prend cet article, remplace toutes les occurrences de « musulman » par « juif », et je t’assure que ça te donne des préoccupations, des questions et des explications qui pueraient l’antisémitisme à l’ancienne.

      Par ailleurs, J. Laurence ne se présente pas comme « Islam Watcher » sur son propre site :
      http://www.jonathanlaurence.net/?page_id=7
      D’où sort donc une expression aussi merdique ? Encore une fois : imagine-ton écrire une horreur telle que « Judaism Watcher » ?


  • Le 993e homme - La vie des idées
    http://www.laviedesidees.fr/Le-993e-homme.html

    À mesure que les périls s’accroissent, les femmes et les plus précaires s’enfuient à leur tour. En revanche, plus la taille du ménage s’accroît, plus la probabilité de rester à Lens est grande. Au cours de la fuite, l’isolement joue un rôle protecteur. Au contraire, au regard du nombre d’arrestations, on peut conclure à la vulnérabilité des réseaux denses de parenté. On pourrait généraliser ce résultat en avançant que, en temps de paix, la famille est une ressource (notamment pour les Juifs immigrés), alors qu’au moment des périls elle est une entrave ; d’où des cas de dissociation.

    #mort #histoire #sociologie #for:rezo.net #for:twitter


  • « La parité n’est pas un idéal d’égalité ». Entretien avec Irène Théry | Observatoire des inégalités
    http://www.inegalites.fr/spip.php?article1278

    Couple, famille, travail... À quelles conditions le tandem homme-femme pourra rouler à l’avenir de manière plus équilibrée ? La sociologue Irène Théry nous livre le fruit de sa réflexion. Extrait du magazine La Vie.

    #parité #femmes #penser #for:rezo.net #for:arnaud.bihellesnouvellesnews.fr #for:igermainlesnouvellesnews.fr #for:twitter