person:rafic hariri

  • Liban-TSL : Un procès politique sous habillage juridique
    http://www.renenaba.com/liban-tsl-un-proces-politique-sous-habillage-juridique

    L’acte d’accusation ne mentionne pas de preuves irréfutables et irréfragables, se bornant à retenir des « preuves circonstancielles » fondées sur le relevé des données des réseaux libanais des télécommunications, longtemps entièrement infiltrés par Israël, particulièrement du temps où l’un des protagonistes de cette affaire, le pro haririen Marwane Hamadé, était ministre des télécommunications.

    Ces relevés avaient été communiqués à la justice internationale par le « département du renseignement » relevant du Colonel Wissam Hassan, gravitant dans l’orbite direct de Saad Hariri, hors de tout contrôle hiérarchique de l’autorité de l’état, l’homme clé du soutien politico-militaire saoudo libanais à l’opposition djihadiste en Syrie. Ainsi donc, pendant six ans, à raison d’un budget annuel de cinquante millions de dollars, le TSL et sa commission d’enquête, se sont bornés à avaliser sans recoupement, des données communiquées par une partie prenante au contentieux.

    La première mise en cause du Hezbollah est intervenue, via le journal Le Figaro, le 15 août 2006, au lendemain du cessez le feu israélo-libanais et visait à criminaliser le mouvement chiite pour compenser les revers militaires israéliens au terme d’une guerre de destruction israélienne du Liban de 33 jours. Une telle coïncidence pose le problème de la fonction de la Justice pénale de son éventuelle instrumentalisation à des fins politiques, la satisfaction des desseins stratégiques des grandes puissances occidentales.

    #tsl #wikileaks


  • Les faits ne sont pas mystérieux, on pourra donc se baser sur le compte-rendu des aounistes : contrairement à la présentation faite en France de funérailles qui auraient dégénéré (la faute à pas de chance, colère légitime, etc.), l’émeute de Beyrouth a bien été provoquée par les appels très explicites depuis la tribune officielle.
    http://rplfrance.org/index.php?content=rapportquotidien/121022mediarama1-eh.htm

    http://www.youtube.com/watch?v=9gGeyF_AHtU

    Les funérailles populaires organisées à l’appel du 14-Mars se sont transformées en violente manifestation politique contre le régime syrien et le gouvernement, accusés de couvrir le crime. Alors que le principal orateur, le mufti de Tripoli cheikh Malek al-Chaar, tenait un discours calme et modéré, deux autres personnalités se sont employées à chauffer à blanc les manifestants. Le mufti limogé du Akkar, Oussama Rifaï, a pris la parole, alors que son nom ne figurait pas sur la liste des intervenants. Il a incité les jeunes à « agir », au lieu de « pleurnicher comme les femmes ». L’ancien Premier ministre et chef du bloc parlementaire du Futur, Fouad Siniora, a poursuivi le travail. Il a accusé Najib Mikati de couvrir les assassins du général al-Hassan et a exigé le départ du gouvernement, affirmant qu’il refusait tout dialogue avant la démission du cabinet. Ensuite, un journaliste de la télévision de Saad Hariri a pris le micro pour appeler la foule à prendre d’assaut le Grand Sérail. Un groupe de plusieurs centaines de personnes, composé d’islamistes, de partisans des FL, des Kataëb et du Parti national libéral, d’éléments du Courant du futur, ainsi que des opposants syriens, ont attaqué les forces de l’ordre à coup de bâton, de barres de fer et de chaînes. Ils ont forcé les premières lignes et sont arrivés à l’entrée du Grand Sérail, avant d’être repoussés à coups de gaz lacrymogène.

    • It’s True... There’s No Going Back | Ibrahim al-Amin
      http://english.al-akhbar.com/content/it%E2%80%99s-true-there%E2%80%99s-no-going-back

      Unfortunately, the only thing the March 14 whiz-kids could think of was to call for the execution of Najib Mikati in Riad al-Solh Square. Did these juveniles stop to think what if Mikati had been in the Serail, the protestors had been able to storm and torch it, and people had been killed? Were they planning for Mikati to be physically killed? At least that’s what we heard in their rantings from the podiums.

    • La prise de distance, a posteriori, de Sanioura et Hariri, est grotesque, et l’absence de réaction internationale est à nouveau claire : imaginons que, durant le long sitting organisé par le Hezbollah et ses alliés il y a quelques années, un présentateur d’Al Manar ait appelé depuis la tribune officielle la foule à attaquer le Sérail… évidemment que le Hezbollah aurait été tenu immédiatement responsable, les condamnations internationales auraient été sans nuance et aucune prise de distance a posteriori par Nasrallah n’aurait été acceptée.


  • Un aspect spectaculaire de la manifestation d’hier à Beyrouth : il n’y avait que « quelques milliers » de personnes. C’est-à-dire, selon les normes libanaises, personne.

    (1) Pour la mort de Rafic Hariri, naissance du mouvement du 14 Mars, il y avait quelques centaines de milliers (voire millions selon les organisateurs) de libanais dans la rue.

    (2) Pour les anniversaires du 14 Mars, en remplissant des bus de civils, ils arrivaient tout de même à faire venir une dizaine de milliers de personnes sur la place de Martyrs pour ovationner Saad Hariri sous une photo géante du roi d’Arabie séoudite.

    (3) Hier, visiblement, ils atteignaient difficilement les quelques milliers. Alors même que la mort de Wissam Hassan est présentée comme un « séisme politique », et alors même que le crime d’Aschrafieh est particulièrement odieux par le nombre de victimes (« collatérales »). Les habitants d’Achrafieh, qui auraient eu toutes les raisons de descendre (ça n’est pas loin) pour manifester, ne se sont visiblement pas déplacés.

    Mais les appels explicites à l’émeute qui ont précédé le rassemblement, la présence très visible des salafistes et des partis ouvertement miliciens (Forces libanaises, PSP de Joumblatt) et la confessionalisation immédiate du crime (décrit comme visant la communauté sunnite alors que la plupart des victimes sont chrétiennes), n’ont certainement pas aidé à la mobilisation populaire.


  • À nouveau, ne surtout pas voir les drapeaux d’Al Qaeda

    Apprends à identifier les drapeaux avec le Monde :
    http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2012/10/21/des-milliers-de-libanais-attendus-aux-funerailles-du-general-al-hassan_17786

    Sur cette place emblématique de la capitale flottaient des drapeaux libanais et ceux de la révolution syrienne, des étendards bleus du Courant du Futur du chef de l’opposition Saad Hariri, ou rouges du Parti socialiste progressiste du chef druze Walid Joumblatt, un virulent contempteur du président syrien. La majorité des manifestants sont des sunnites, communauté à laquelle appartenait le défunt, des chrétiens et des druzes.

    Hé bien alors, ami journaliste, c’est tout ce que tu as vu ? Tu fais un blocage sur le noir ? Une perte de vision partielle ? Tu ne l’as pas vu, l’autre drapeau ? Je sais bien qu’en Libye et en Syrie, tu avais déjà beaucoup de mal à le repérer, même quand il était au centre de l’image, mais là il faut faire un effort.

    Regarde, sur la photo numéro six, c’est assez visible :
    http://s1.lemde.fr/image/2012/10/21/534x370/1778700_6_01c7_lebanese-officers-of-internal-security-forces_5a6ada9685bbd3a965c387afa20f6279.jpg
    Tu l’as vu, sur la gauche juste derrière le cercueil ?

    Sur Al Jadeed TV, ils ont d’autres photos.
    http://www.aljadeed.tv/MenuAr/news/DetailNews/DetailNews.html?id=36340

    Si tu veux vérifier les drapeaux, une vue d’ensemble :
    http://www.aljadeed.tv/Modules/MediaGallery/images/Uploads/390720787_Image.jpg
    Tu l’as repéré, sur la gauche ?

    Tu le verras peut-être mieux sur celle-ci, puisque là il y en a trois ou quatre :
    http://www.aljadeed.tv/Modules/MediaGallery/images/Uploads/953720701_Image.jpg

    Chez L’Orient-Le Jour, ils ont une très belle photo avec au premier plan un drapeau qui devrait beaucoup plaire à leurs lecteurs :
    http://www.lorientlejour.com/category/%C3%80+La+Une/article/783940/Liban_%3A_Entre_tristesse%2C_rage_et_inconscience.html
    http://static.olj.me/images/news/large/783940_128189255986.jpeg

    Non, vraiment, tu ne l’as toujours pas repéré ? Attends, là je crois que tu ne vas pas passer à côté :
    http://www.aljadeed.tv/Modules/MediaGallery/images/Uploads/950520940_Image.jpg

    Je me demande si un seul quotidien mainstream français parlera de la présence des drapeaux d’Al Qaeda hier en plein cœur de Beyrouth ?

    (Tu peux le tourner comme tu veux, mais tu peux être certain qu’« en face », au Liban, ils l’ont bien vu, ce drapeau. Et que ça ne va pas calmer les esprits. Et que la, hum, « myopie » des médias et des chancelleries ne va pas renforcer leur confiance dans la bonne volonté occidentale.)


  • Wissam Al Hassan, la dague du dispositif sécuritaire saoudien au Proche orient
    http://www.renenaba.com/wissam-al-hassan-la-dague-du-dispositif-securitaire-saoudien-au-proche-ori

    L’élimination du chef d’un service de renseignements à la dévotion de la famille Hariri, ancien garde de corps rescapé lui-même de l’attentat contre ancien premier ministre Rafic Hariri, au rôle primordial dans la mise en circulation de « faux témoins » du procès Hariri et de l’enquête à charge du Tribunal Spécial sur le Liban, paraît devoir fragiliser considérablement le leadership politique du Clan Hariri au Liban, rendant même problématique le retour dans l’immédiat à Beyrouth du chef du clan Hariri son chef, l’ancien premier ministre Saad Hariri, en exil depuis le début du « printemps arabe », il y a deux ans.
    Personnage clé des opérations de déstabilisation anti-syriennes, interlocuteur privilégié des services français et américains, artisan de l’arrestation de l’ancien ministre libanais pro syrien Michel Samaha, maître d’œuvre du rapprochement franco syrien sous la présidence de Nicolas Sarkozy, Wissam Al Hassan était surtout et avant tout la dague sécuritaire du dispositif régional saoudien.

    Son assassinat revêt dans cette perspective un magistral camouflet au maître d’œuvre de la contre-révolution arabe, le Prince Bandar Ben Sultan, le chef des services de renseignements saoudiens en ce qu’elle le prive d‘un de ses plus fidèles lieutenants, alors que le Royaume se trouve en phase de turbulence avec les révoltes populaires de la région d’Al Assir, fragilisé par l’absence des principaux dirigeants du pays, Le Roi Abdallah, en hospitalisation prolongée hors du pays depuis trois mois, de même que le ministre des Affaires étrangères, Saoud Al Faysal.


  • Beyrouth : un attentat ciblé contre un pro-Hariri, ami de la France - De Bagdad à Jérusalem : L’Orient indiscret
    http://blog.lefigaro.fr/malbrunot/2012/10/beyrouth-un-attentat-cible-con.html?xtor=RSS-75

    Au Liban, ses adversaires se comptent essentiellement parmi le camp pro-syrien, notamment au sein du Hezbollah, le parti chiite allié de Damas et de l’Iran. Son service permit en août dernier d’arrêter l’ancien ministre libanais pro-syrien Michel Samaha, accusé d’avoir fomenté un complot terroriste visant à déclencher une guerre confessionnelle dans le pays. Une accusation que certains jugeaient peu credible, notamment en France parmi la communaute du renseignement qui connaissait bien Michel Samaha. Quoi qu’il en soit, Wissam el-Hassam et son service etaient egalement critiques pour faciliter l’acheminement des armes aux rebelles syriens, via le Liban.


  • Angry Arab a publié (avant la confirmation de la mort de Wissam Hassan) un background de ce personnage controversé. Rapide traduction maison. Flash : Wissam Hassan visé par l’explosion de Beyrouth
    http://angryarab.blogspot.fr/2012/10/flash-wisam-hasan-targeted-in-beirut.html

    Mise à jour : il est mort. Il est confirmé que le chef de la sécurité de Hariri (et coordinateur du renseignement séoudien au Liban), Wissam al-Hassan, a été visé par l’explosion de Beyrouth. Un reporter présent sur place témoigne que Hassan a été sérieusement blessé. Al-Hassan a été chargé par le renseignement séoudien de faciliter l’armement et le financement de l’Armée syrienne libre au Liban. Son nom est lié à un bateau, le Lutfallah II, qui a été intercepté alors qu’il transportait des armes pour les rebelles syriens au Liban. Cet ancien garde du corps de Rafic Hariri est rapidement monté en grade et est devenu le chef d’un appareil sécuritaire principalement sunnite (Shu‘bat Al-Ma‘lumat, ou Services de renseignement) qui a reçu des dizaines de millions de financement américain occulte. Hassan a été initialement suspecté dans l’assassinat de Hariri parce qu’il était absent ce jour-là et parce qu’il avait une longue histoire de liens avec les services de renseignement syriens. Il avait déclaré aux enquêteurs qu’il étudiait pour un examen ce jour-là.

    PS. Les médias occidentaux ne rapporteront PAS sous un autre angle que celui-là : que le service de renseignement de Hassan était responsable de l’arrestation de nombreux espions et terroristes au service d’Israël au Liban.

    PPS. C’est le troisième assassinat (ou tentative) visant des chefs du Service de renseignement.

    Note : il y a beaucoup de mentions de Hassan dans mon flux sur Seenthis sur plusieurs années.

    • Al Akhbar vient de publier un portrait plus complet, et qui va dans le même sens : Who Was Wissam Al-Hassan ?
      http://english.al-akhbar.com/content/who-was-wissam-al-hassan

      Brigadier general Wissam al-Hassan, killed Friday by a large explosion in Beirut’s Achrafieh district, was a top security official who served as a mysterious and controversial figure of the Lebanese political-security arena since 2005.

    • Voir aussi ce qu’en dit Malbrunot, qui ne fait pas mystère des ombres et des mystères qui entourent le personnage aux yeux des services français, ce qui ne semble pourtant empêcher que son rôle dans l’aide à l’ASL soit apprécié :

      Wissam el-Hassan ne se trouvait pas dans le convoi qui accompagnait Hariri le jour du drame. Cette absence avait immédiatement soulevé de vives interrogations sur sa loyauté au chef du gouvernement libanais, pas de la part de Saad Hariri, qui hérita ensuite du pouvoir à Beyrouth, mais surtout de la veuve Nazeq et de Jacques Chirac proche ami de la victime, qui était alors président de la République. Malgré les démentis, ces derniers ne furent jamais vraiment convaincus de son innocence. Il faut dire que Wissam el-Hassan s’en expliqua fort mal lorsqu’une enquête de la télévision canadienne relança l’affaire il y a trois ans.
      [...]
      Au Liban, ses adversaires se comptent essentiellement parmi le camp pro-syrien, notamment au sein du Hezbollah, le parti chiite allié de Damas et de l’Iran. Son service permit en août dernier d’arrêter l’ancien ministre libanais pro-syrien Michel Samaha, accusé d’avoir fomenté un complot terroriste visant à déclencher une guerre confessionnelle dans le pays. Une accusation que certains jugeaient peu credible, notamment en France parmi la communaute du renseignement qui connaissait bien Michel Samaha. Quoi qu’il en soit, Wissam el-Hassam et son service etaient egalement critiques pour faciliter l’acheminement des armes aux rebelles syriens, via le Liban.

      http://blog.lefigaro.fr/malbrunot/2012/10/beyrouth-un-attentat-cible-con.html

    • Les évocations de l’affaire Samaha dans les portraits de Hassan sont très intéressantes, parce qu’elles révèlent une contradiction dans les récits actuels. Il n’apparaît pas que Samaha ait voulu « déclencher une guerre confessionnelle », ça c’est ce que racontent les 14 Mars depuis les premières minutes suivant l’arrestation ; la lecture des fuites de ses confessions dans le quotidien de Murr indiquent au contraire que la motivation centrale, c’est de perturber l’arrivée d’armes vers les rebelles syriens depuis le Liban, et de zigouiller les responsables les responsables du trafic et les opposants libanais directement impliqués dans l’insurrection. Il y a quelques phrases très cyniques sur des dommages collatéraux, et dans l’ensemble c’est affreux, mais ça n’est pas du tout la même chose que vouloir ouvertement déclencher une guerre confessionnelle.

      De fait, la mort de Hassan entre dans cette même logique : apparemment, zigouiller quelqu’un qui a la haute main sur les livraisons d’armes au rebelles syriens.

      Or, ce que justement révèle l’affaire Samaha, c’est que le régime syrien ne peut pas du tout compter sur le Hezbollah pour effectuer ce genre de basses œuvres. Alors qu’évidemment le parti dispose de moyens et de compétences infiniment plus adaptées à une exécution politico-militaire, l’appareil sécuritaire syrien occulte au Liban se réduirait désormais à un politicien comme Samaha.

      Donc, évoquer l’affaire Samaha, qui démontre que les syriens ne bénéficient pas des services du Hezbollah pour exécuter pour ce type d’exécution, et en même temps évoquer le Hezbollah comme possible responsable de l’assassinat de Hassan, c’est une grosse contradiction. D’autant que les réactions officielles du Hezbollah à l’arrestation de Samaha sont pour le moins timide.

    • intéressante remarque.
      Le Monde ne fait pas dans la dentelle sur Hassan et est bcp moins loquace que G. Malbrunot sur les ombres du personnage de Hassan. Quant à Issa Goraieb dans l’OJ, qui voit en lui un « superflic » n’en parlons pas.
      http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2012/10/20/la-presse-libanaise-craint-le-pire-apres-l-attentat-de-beyrouth_1778464_3218
      http://www.lorientlejour.com/category/%C3%80+La+Une/article/783681/Requiem_pour_un_superflic.html


  • Je vous traduis ce court billet d’Angry Arab à propos de Robert Fisk :
    http://angryarab.blogspot.fr/2012/09/robert-fisk.html

    Je le répète depuis des années : Robert Fisk n’est pas fiable, il est fainéant, ses reportages ne peuvent pas être crus et il a tendance à inventer des choses. Je ne le trouvais pas fiable quand il écrivait contre le régime syrien, et je ne le trouve pas fiable maintenant qu’il écrit des articles qui vont dans le sens des intérêts du régime. Mais ce qui est amusant, c’est que les groupies de la « Révolution syrienne » faisaient la promotion des articles de Fisk au début du soulèvement quand il était très critique envers le régime, mais l’ont désormais déclaré un shabbih officiel depuis qu’il est sympathique avec le régime. Cohérence, M. Watson, cohérence.

    Pour ma part, j’ai comme Angry Arab renoncé à lire Fisk depuis 2005 concernant le Liban à cause de son alignement sur le 14 Mars, et ses « analyses » à base de « confidences » de Walid Joumblatt. Ce type a tout de même affirmé que Rafic Hariri avait reconstruit le Liban avec son propre argent !

    De fait, je n’ai aucune sorte de confiance pour ses récents articles à Alep. Comme je le répète à chaque fois, le seul intérêt que je vois là, c’est de constater que, concernant la Syrie, certaines choses peuvent être écrites et publiées, y compris par des gens qui ont basé leur récente vision du Liban et de la Syrie sur la reproduction sans distance des élucubrations de Marwan Hamadé.


  • Syrie-Opposition : Un paravent Kurde à la tête de l’opposition off-shore 1/2 – René Naba
    http://www.renenaba.com/syrie-opposition-un-paravent-kurde-a-la-tete-de-lopposition-off-shore

    Curieux destin que celui des sunnites syriens, les familles Khaddam et Tlass, qui auront activement participé à la prédation de l’économie syrienne et qui pourraient se voir propulser au rôle de sauveur de la Syrie, du fait de leur appartenance sunnite. Exonérées de leurs turpitudes antérieures de leur seul fait sunnite, exclusivement du fait de cette appartenance sunnite et de leurs connexions saoudiennes, en dépit des nombreux griefs qui pèsent sur eux. Il en est de même du premier ministre fugitif Riad Hijab, dont la défection a valu son pesant d’or au Qatar, le principal financier de ses opérations de détachement des sunnites syriens du régime baasiste.

    Une communautarisation institutionnalisée et instrumentalisée par la France au Liban, reprise par les Occidentaux sur l’ensemble arabe en vue d’entraver l’avènement d’une société démocratique et laïque.


  • Les rebelles syriens capturent un faux témoin dans l’affaire Hariri
    http://www.france24.com/fr/20120723-affaire-rafic-hariri-syrie-rebelles-asl-liban-houssam-houssam-fau

    Joint à Beyrouth au téléphone par FRANCE 24, l’ancien ministre et député Ahmad Fatfat dément tout contact avec les rebelles. « Nous sommes très méfiants à l’égard de Houssam Houssam. Nous n’avons aucune confiance en lui et ne sommes nullement en contact avec lui ni personne d’autre dans cette affaire, précise ce proche de Saad Hariri. S’il a des choses à dire, qu’il les dise à la justice libanaise ; ensuite, nous écouterons le cas échéant ce qu’il a à dire, mais avec toujours beaucoup de méfiance ».
     
    Le député Jamal al-Jarrah, membre du Courant du futur, le parti du fils de Rafic Hariri, affiche la même suspicion. « Il est important de s’assurer que la capture de Houssam Houssam a réellement été opérée par l’ASL, et qu’il ne s’agit pas d’une manipulation des services syriens », a-t-il expliqué sur les ondes de la radio libanaise Al-Fajr. Et pour cause, Houssam Houssam avait accusé en 2005 les services secrets libanais et syriens d’avoir perpétré l’attentat contre Hariri, avant de se rétracter quelques mois plus tard lors d’une conférence de presse organisée à Damas. Il avait alors accusé les proches du leader sunnite décédé de l’avoir incité à accuser le régime syrien moyennant 5 millions de dollars. Ce revirement avait considérablement ralenti l’enquête, dont la crédibilité est contestée jusqu’à ce jour par les partis libanais proche de Damas, notamment en raison d’une série de faux témoignages, dont celui de Houssam Houssam.

    • J’adore ce genre de tournures :

      … Houssam Houssam. Ce nom, bien connu au Liban…

      Une recherche Google de « Houssam Houssam » restreinte au site de France 24 suggère que France 24 n’a rigoureusement jamais cité le nom de ce monsieur (alors que Google compte 37000 résultats concernant la recherche « Liban » sur F24, et même plus de 10000 pour le terme « TSL »). Mais alors, France 24, tu sembles savoir que quelqu’un est « bien connu au Liban », mais depuis le temps, tu ne nous en a jamais parlé ? Comment on fait, nous, pour comprendre ce qui pourrait influencer ces (irrationnels d’)électeurs libanais, si tu ne nous parles pas des éléments « bien connus au Liban » ? Tu gardes les éléments rigolos pour toi, ou bien Houssam Houssam n’était pas intéressant quand il chargeait Hariri ?


  • Bon, tu n’as sans doute jamais entendu parler du contre-faux-témoignage du faux témoin Houssam Houssam l’année dernière :
    http://libnanews.com/2011/01/31/«-hakika-leaks-»-houssam-houssam-accuse-al-qaida-d’etre-a-l’origine-de-l’

    La télévision libanaise Al Jadeed a diffusé hier soir un enregistrement de Houssam Houssam, une des personnes accusées de faux témoignages dans le cadre de l’enquête sur l’attentat de l’ancien premier ministre Rafic Hariri. Cet enregistrement fait suite à d’autres enregistrements impliquant l’ancien premier ministre Saad Hariri, dans lesquels il accuse le gouvernement syrien d’être à l’origine de l’assassinat de son père. Ces témoignages auraient été – selon certaines sources – vendues à la chaine libanaise par Gehard Lehman, ancien bras droit du président de l’enquête internationale Detlev Mehlis.

    Dans cet enregistrement, Houssam Houssam, impliqué dans les réseaux de numéro de téléphones mobiles utilisés lors de l’attentat, indique avoir été torturé par les autorités libanaises de l’époque afin d’accuser les autorités syriennes d’être à l’origine du témoignage puis de la disparition d’Abou Addas. Il accuse également l’organisation terroriste internationale Al Qaida d’être à l’origine de l’assassinat de l’ancien premier ministre libanais Rafic Hariri, suite au refus de ce dernier de rembourser la somme de USD 2 millions mis en dépôt auprès de lui par Ben Laden.

    http://www.youtube.com/watch?v=1UoakpePWPk

    Mais attention, ça se complique : selon une vidéo de la LBC, le faux témoin serait désormais détenu par l’Armée syrienne libre, qui promettrait quelque chose comme un contre-contre-témoignage dénonçant le contre-témoignage précédent, lequel dénonçait le faux-témoignage initial.
    http://nowlebanon.com/NewsArticleDetails.aspx?ID=421634

    LBC television broadcast on Sunday a YouTube video purportedly showing Syrian rebels detaining Hussam Hussam, one of the false witnesses in the case of the assassination of former Prime Minister Rafik Hariri.

    The video showed Hussam saying that he had information regarding the 2005 Hariri assassination, adding that he wants to be taken to Beirut where he would reveal a “big surprise.”

    http://www.youtube.com/watch?v=YtSgAsCV1y8

    Est-ce que ça voudrait dire que le faux-témoignage était vrai ? Donc que la dénonciation du faux-témoignage était, elle, fausse ? Ce faisant, le faux-témoin serait en réalité un faux faux-témoin ? Mais ça, c’est seulement si le nouveau contre-contre-faux-témoignage est… vrai.

    Hum…


  • Attention, ne lis pas ce qui suit. Ça risque de te rendre aveugle (ou complotiste – ce qui est bien pire).

    Fusillade à Beyrouth : l’assaillant est un Jordanien d’el-Qaëda, rapporte al-Manar | Dernières Infos | L’Orient-Le Jour
    http://www.lorientlejour.com/category/Dernières+Infos/article/760523/Fusillade_a_Beyrouth_:_lassaillant_est_un_Jordanien_del-Qaeda,_rappor

    La personne arrêtée dans le cadre de la fusillade qui a eu lieu dans la nuit de mercredi à jeudi dans le quartier Caracas à Ras-Beyrouth a été identifiée comme Hani al-Shanti, un citoyen jordanien faisant partie du « groupe des 13 », lié au réseau el-Qaëda, rapporte aujourd’hui la chaîne télévisée al-Manar.

    L’un des membres du « groupe des 13 » était Abou Adas qui avait revendiqué, dans une vidéo, l’attentat contre l’ancien Premier ministre libanais Rafic Hariri, en 2005, avant de disparaître.

    Two dead in Beirut clashes | Al Akhbar English
    http://english.al-akhbar.com/content/fresh-clashes-beirut

    Hani al-Shanti, a Jordanian and a member of the 13 Islamists that confessed to killing former Prime Minister Rafiq al-Hariri, joined Suleiman, who both became trapped inside their apartment as security forces attempted to apprehend them, from which a night-long gun battle ensued.

    Shanti and Hussein were arrested by the army, along with the building superintendent.


  • La reconstruction de Beyrouth : vers de nouveaux conflits ? - Métropolitiques
    http://www.metropolitiques.eu/La-reconstruction-de-Beyrouth-vers.html

    Les périodes de reconstruction post-conflit sont souvent le théâtre de nouvelles dynamiques socio-économiques et politiques. À #Beyrouth, l’essor de l’#urbanisme de marché, les carences de la planification urbaine et la polarisation confessionnelle pourraient remettre en cause le modèle de régénération urbaine et susciter de nouveaux conflits.

    Un article intéressant même s’il fait complètement l’impasse sur les transformations de la banlieue-sud où les modèles de développement urbain sont basés sur d’autres enjeux.
    #Liban


  • Pierre Haski est content : il a trouvé un intellectuel libanais qui pense comme il faut.
    http://www.rue89.com/2012/03/31/samir-frangie-espoirs-libanais-en-cas-de-chute-du-regime-syrien-230652

    Dans la guerre libanaise, c’est-à-dire au cours des quarante dernières années, ce régime syrien a joué un rôle essentiel. S’il faut répartir les responsabilités, il doit en assumer 70%, et les 30% restant aux Libanais, leur manque de maturité, etc.

    Voilà une mathématique libanaise qui simplifie drôlement l’équation, puisqu’il reste 0% de responsabilité pour les Français, 0% pour les Américains, 0% pour les royaumes du Golfe, 0% pour les Palestiniens et 0% pour les Israéliens…

    Ce genre d’affirmation n’étant possible que si, par ailleurs, on ne fréquente qu’une toute petite partie des Libanais (portion qu’on présente à Haski comme étant « les Libanais ») :

    La question syrienne a beaucoup mobilisé la jeunesse libanaise. Il faut dire que les Libanais ont redécouvert la Syrie, le peuple syrien, à l’occasion de ces événements. On avait deux sociétés qui se tournaient totalement le dos, un peu comme la France et l’Allemagne pendant des dizaines d’années.

    Le reste de l’interview contient d’autres affirmations assez grotesques, mais ces deux-là sont les plus choquantes.


  • Hariri : la demande du procureur rejetée
    http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2012/03/16/97001-20120316FILWWW00599-hariri-la-demande-du-procureur-rejetee.php

    Le Tribunal spécial pour le Liban (#TSL) a annoncé aujourd’hui avoir rejeté la demande de modification de l’acte d’accusation déposée par le procureur dans le dossier sur l’attentat contre l’ancien premier ministre Rafic Hariri, assassiné en 2005 à Beyrouth. « Par une décision confidentielle rendue le 13 mars, le juge de la mise en état a rejeté la requête du Procureur pour défaut de procédure », selon un communiqué du TSL.


  • Le tribunal spécial sur le Liban : Une justice sous influence (René Naba)
    http://www.renenaba.com/le-tribunal-special-sur-le-liban-une-justice-sous-influence

    Du jamais vu dans les annales diplomatiques internationales : des démissions en cascade impliquant jusques y le président de l’institution, deux procureurs et un greffier, un fonctionnement émaillé de nombreuses irrégularités, un des enquêteurs soudoyé, des arrestations arbitraires sur la base de dépositions de faux témoins, des enquêteurs agents de la CIA. Le fonctionnement du Tribunal spécial sur le Liban chargé de juger les responsables de l’assassinat de l’ancien premier ministre Rafic Hariri, le 14 février 2005, tourne à la farce au point d’apparaître comme une institution sous influence instrumentalisée à des fins politiques, sinistrant durablement la notion de Justice internationale. (...) Source : René Naba


  • René Naba récapitule les nombreux éléments contre le #TSL :
    Le tribunal spécial sur le Liban : Une justice sous influence. Je vous suggère vivement de lire ce document :
    http://www.renenaba.com/le-tribunal-special-sur-le-liban-une-justice-sous-influence

    Du jamais vu dans les annales diplomatiques internationales : des démissions en cascade impliquant jusques y le président de l’institution, deux procureurs et un greffier, un fonctionnement émaillé de nombreuses irrégularités, un des enquêteurs soudoyé, des arrestations arbitraires sur la base de dépositions de faux témoins, des enquêteurs agents de la CIA.

    Le fonctionnement du Tribunal spécial sur le Liban chargé de juger les responsables de l’assassinat de l’ancien premier ministre Rafic Hariri, le 14 février 2005, tourne à la farce au point d’apparaître comme une institution sous influence instrumentalisée à des fins politiques, sinistrant durablement la notion de Justice internationale.

    Le TSL a rendu public son acte d’accusation le 30 juin 2011, le jour même où le nouveau gouvernement libanais présidé par Najib Mikati se réunissait pour approuver sa déclaration de politique générale, en prélude au vote de confiance au parlement Libanais.

    La singularité de ce tribunal d’exception, qui le frappe de suspicion, est qu’il est particulièrement soutenu par un pays, les Etats-Unis, qui n’a pas souscrit au traité de Rome portant création de la Cour Pénale Internationale, et, qu’il est, de surcroît, financé à parité par un pays, le Liban, pour une enquête menée à charge, exclusivement à charge contre une formation majeure de la coalition gouvernementale, au mépris des règles élémentaires du débat contradictoire ; un principe fondamental d’une bonne administration de la justice, au risque d’imploser le pays bailleur de fonds.


  • Saad Hariri, un héritier problématique, un dirigeant Off shore (René Naba)
    http://www.renenaba.com/saad-hariri-un-heritier-problematique-un-dirigeant-off-shore

    L’histoire des relations internationales abonde d’exemples de gouvernement en exil, de gouvernement provisoire ou de gouvernement transitoire, mais nulle part ailleurs qu’au Liban ne s’est pratiqué l’exercice au quotidien d’un gouvernement off shore. Un chef de gouvernement dument investi mais quasiment absent du siège de son pouvoir, n’y faisant escale qu’entre deux voyages, gérant à distance un pays pourtant considéré comme l’épicentre d’une zone névralgique. Le mérite en revient à Saad Hariri, l’héritier problématique de son père assassiné, Rafic Hariri, le milliardaire libano saoudien, dont la mandature gouvernementale constituera, c’est là son unique titre de gloire, une rare contribution à la science politique contemporaine. Le premier cas dans l’histoire d’un gouvernement par télécommande (...) Source : René Naba


  • Le titre imbécile de la soirée est celui d’une dépêche de l’AFP : « Les oppositions syrienne et libanaise disent défendre une "cause commune" »
    http://www.lorientlejour.com/category/Dernières+Infos/article/745026/Les_oppositions_syrienne_et_libanaise_disent_defendre_une_%22cause_co
    dans sa version québécoise : « Oppositions syrienne et libanaise : une cause commune ? »
    http://www.cyberpresse.ca/international/dossiers/crise-dans-le-monde-arabe/201202/14/01-4495917-oppositions-syrienne-et-libanaise-une-cause-commune.php

    Je suppose qu’on en trouvera plus de variantes dans quelques heures grâce à la magie des flux AFP reproduits automatiquement.

    Cette remarquable tournure « oppositions syrienne et libanaise », c’est un peu comme « vêtue de lin blanc et de probilité candide » : un zeugma. L’opposition syrienne est une opposition clandestine face à un pouvoir dictatorial ; l’opposition libanaise est une opposition parlementaire dans une démocratie, qui était au pouvoir il y quelques mois à peine et qui n’a perdu le pouvoir que par un retournement d’alliance au parlement.

    (Je suppose qu’il y a un terme plus adapté que zeugma pour décrire ce procédé rhétorique. Je suis preneur.)


  • Le 14 février, date anniversaire, René Naba dresse un portrait au lance-flemme de Saad Hariri : Saad Hariri, un héritier problématique, un dirigeant Off shore. Lecture très recommandée.
    http://www.renenaba.com/saad-hariri-un-heritier-problematique-un-dirigeant-off-shore

    L’histoire des relations internationales abonde d’exemples de gouvernement en exil, de gouvernement provisoire ou de gouvernement transitoire, mais nulle part ailleurs qu’au Liban ne s’est pratiqué l’exercice au quotidien d’un gouvernement off shore. Un chef de gouvernement dument investi mais quasiment absent du siège de son pouvoir, n’y faisant escale qu’entre deux voyages, gérant à distance un pays pourtant considéré comme l’épicentre d’une zone névralgique.

    Le mérite en revient à Saad Hariri, l’héritier problématique de son père assassiné, Rafic Hariri, le milliardaire libano saoudien, dont la mandature gouvernementale constituera, c’est là son unique titre de gloire, une rare contribution à la science politique contemporaine. Le premier cas dans l’histoire d’un gouvernement par télécommande (remote control), dans la double acception du terme, un gouvernement téléguidé par ses commanditaires saoudiens, dont il répercute les consignes par télécommande, depuis son lieu d’exil, à ses collaborateurs délocalisés au Liban.

    Premier ministre du Liban du 27 juin 2009 au 12 janvier 2011, en 548 jours de pouvoir l’homme aura passé 200 jours hors du pays, la moitié de sa mandature gouvernementale, de surcroît jamais un mois plein au Liban. Chargé de l’expédition des affaires courantes dans la foulée de sa démission forcée, en janvier 2011, il vaquera à ses propres affaires, désertant et le sérail et sa capitale, dont il est l’élu, faisant le siège du royaume saoudien pour assainir ses propres affaires sinistrées par ses propos inconsidérés à l’égard de ses bienfaiteurs saoudiens, révélés par WikiLeaks, ainsi que par sa gestion calamiteuse de son patrimoine qui le fera dégringoler au hit parade des fortunes mondiales.


  • Haqqi alayyi, les indignés de Beyrouth - LeMonde.fr
    http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2012/01/07/haqqi-alayyi-les-indignes-de-beyrouth_1627083_3218.html

    Sur les murs de Beyrouth, des affiches de couleur blanche et jaune portent un slogan percutant : « Haqqi alayyi ». Un jeu de mots en dialecte libanais : les propos signifient à la fois « Mon droit dépend de moi » et « C’est ma faute ».

    #indignés


  • Mémoires du président Chirac | Serge Halimi
    http://www.monde-diplomatique.fr/2011/11/HALIMI/46916

    C’est entendu, l’ouvrage compte deux cents pages de trop et rabâche une philosophie politique à ce point consensuelle qu’elle devient vite ennuyeuse — ainsi, M. Jacques Chirac a « toujours été profondément sensible à l’injustice » et il signale son « attachement aux valeurs humanistes », au dialogue des (...) / #France, #Israël, #Liban, #Palestine, #Syrie, Relations internationales, #Diplomatie, Guerre d’Irak 2002 -, Conflit israélo-palestinien, Palestine (Jérusalem) - 2011/11

    #Relations_internationales #Guerre_d'Irak_2002_- #Conflit_israélo-palestinien #Palestine_(Jérusalem) #2011/11

    • Pour étayer ses soupçons, M. Chirac raconte que, recevant Hariri en août 2004, l’actuel président syrien l’aurait menacé de « rétorsions physiques » au cas où il s’opposerait au maintien au pouvoir du président libanais Emile Lahoud, ami de Damas : « Si Chirac veut me sortir du Liban, se serait exclamé M. Al-Assad, je casserai le Liban. Soit vous faites ce que l’on vous dit, soit on vous aura, ainsi que votre famille, où que vous soyez ! »

      Le seul problème, c’est que, depuis qu’il n’est plus à l’Élysée, Chirac est logé gracieusement dans un magnifique appartement au cœur de Paris par Saad Hariri. Tout ce qu’il peut donc raconter sur le Liban et la Syrie est lourdement entaché par ce conflit d’intérêt évident. Là, ses révélations sont identiques aux déclarations déjà connues de Saad Hariri.

      Au fait, je croyais qu’il sucrait les fraises, papi. Il faut aussi croire qu’il écrit ses mémoires ?

      Juste pour dire, donc, que je ne vois pas bien l’intérêt d’un tel livre.


  • Haqqi alayyi, les indignés de Beyrouth - LeMonde.fr
    http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2012/01/07/haqqi-alayyi-les-indignes-de-beyrouth_1627083_3218.html

    Sur les murs de Beyrouth, des affiches de couleur blanche et jaune portent un slogan percutant : « Haqqi alayyi ». Un jeu de mots en dialecte libanais : les propos signifient à la fois « Mon droit dépend de moi » et « C’est ma faute ».

    Un appel à la responsabilité, promu par une vingtaine de jeunes Libanais âgés de 25 et 35 ans, artistes ou cadres pour la plupart, qui portent cette initiative. Leur but : « récupérer » les droits sociaux (comme l’accès à la santé pour tous, ou aux transports publics, inexistants) dont les Libanais sont privés, tout en dénonçant la corruption.

    Et, par là, redessiner le rapport entre le citoyen et l’Etat - réduit à une peau de chagrin au fil des ans - pour mettre en place un nouveau système politique.

    #Liban

    • Avec le Monde, on n’échappe malheureusement jamais à ce genre de bêtise :

      A Beyrouth, les observateurs se divisent, entre ceux qui croient, non sans fierté, que le « printemps arabe » a été nourri par le vent de révolte qui a soufflé sur le Liban en 2005, à la suite de l’assassinat de l’ancien premier ministre Rafic Hariri. Et ceux qui, amers, voient le train du changement leur échapper, tandis que la société libanaise semble engourdie dans un profond immobilisme.

      C’est d’autant plus curieux que l’article est plutôt sympa par ailleurs. (Noter que l’article ne cite jamais la religion d’aucune des personnes citées, ce qui est drôlement agréable par rapport aux habitudes journalistiques françaises.)


  • Liban : La censure fait à nouveau des siennes : le film« Beirut Hotel » de Danielle Arbid interdit de projection
    http://www.lorientlejour.com/category/%C3%80+La+Une/article/735546/La_censure_fait_a_nouveau_des_siennes+%3A_le_film%3C%3C+Beirut_Hotel+

    La source de la SG ajoute qu’on déduit du film que les hommes des renseignements des FSI finissent par liquider l’homme détenteur du USB. Le responsable de la SG affirme en conclusion, pour justifier la censure, que l’intrigue du film constitue ainsi « une source de problème portant sur l’assassinat de Rafic Hariri ». Et d’ajouter que « ce genre de problème » devrait être évité « tant que l’enquête sur l’assassinat de l’ancien Premier ministre n’est pas achevée ».

    #Liban
    #liberté_d'expression


  • Liban : Accord trouvé pour éviter la chute du gouvernement de Mikati - 20minutes.fr
    http://www.20minutes.fr/ledirect/833536/liban-accord-trouve-eviter-chute-gouvernement-mikati

    La classe politique libanaise a trouvé un accord permettant d’éviter que le gouvernement du Premier ministre Najib Mikati tombe sur la délicate question du financement du tribunal chargé d’enquêter sur la mort de l’ex-Premier ministre Rafic Hariri dans un attentat en 2005, a déclaré mercredi un responsable libanais.