person:rené naba

  • La France et la réforme du droit de véto au Conseil de sécurité – René Naba
    http://www.renenaba.com/la-france-et-la-reforme-du-droit-de-veto-au-conseil-de-securite

    Qu’un pays repêché in extremis dans ses droits souverains, de surcroît ayant perdu la justification de ce droit, l’empire colonial, ait l’outrecuidance de suggérer la modification de l’usage du droit de veto dont il a été largement et abusivement bénéficiaire, sans s’interroger sur son propre comportement, sans que la presse nationale ne pose la question de la pertinence de cette proposition et le bien-fondé de l’opportunisme de son auteur dénote une grave altération de la fonction critique de la classe politico-médiatique.

    A l’analyse, la proposition de Laurent Fabius de reformer l’usage du droit de véto au Conseil de sécurité s’est révélée être ce que son auteur a voulu qu’elle soit : un bobard diplomatique pour enfumage médiatique.

    Alors Laurent Fabius, cherchez-vous par ce biais à priver la Russie de son droit de véto en faveur de la Syrie, et, par ricochet, priver Israël de son bouclier diplomatique américain ? Chiche, Monsieur le super-capé de la méritocratie française.


  • Syrie-Opposition : Un paravent Kurde à la tête de l’opposition off-shore 1/2 – René Naba
    http://www.renenaba.com/syrie-opposition-un-paravent-kurde-a-la-tete-de-lopposition-off-shore

    Curieux destin que celui des sunnites syriens, les familles Khaddam et Tlass, qui auront activement participé à la prédation de l’économie syrienne et qui pourraient se voir propulser au rôle de sauveur de la Syrie, du fait de leur appartenance sunnite. Exonérées de leurs turpitudes antérieures de leur seul fait sunnite, exclusivement du fait de cette appartenance sunnite et de leurs connexions saoudiennes, en dépit des nombreux griefs qui pèsent sur eux. Il en est de même du premier ministre fugitif Riad Hijab, dont la défection a valu son pesant d’or au Qatar, le principal financier de ses opérations de détachement des sunnites syriens du régime baasiste.

    Une communautarisation institutionnalisée et instrumentalisée par la France au Liban, reprise par les Occidentaux sur l’ensemble arabe en vue d’entraver l’avènement d’une société démocratique et laïque.


  • Lettre ouverte aux Djihadistes de tous les pays – René Naba
    http://www.renenaba.com/lettre-ouverte-aux-djihadistes-de-tous-les-pays

    En un an, trois pays arabes, dont deux de la rive africaine du Monde arabe, ont implosé, le Soudan amputé de sa zone méridionale pétrolifère, la Libye dépouillée de son pétrole désormais sous contrôle occidental et la Syrie désarticulée par une guerre intestine, alors que le Kurdistan irakien et le sud Soudan étaient simultanément promus au rang de plateformes opérationnelles israéliennes, le premier dans le bassin fluvial du Nil donnant accès à l’Egypte, le second dans la zone frontalière de l’Iran.

    […]

    Que le fer de lance du combat anti-syrien soit porté par le Qatar, celui-là même qui n’a jamais livré bataille pour la Palestine, qui n’a même engagé de guerre que contre les Arabes, -la Libye d’abord, la Syrie ensuite-, donne la mesure du dérèglement mental des pétromonarchies arabes. Que le fer de lance du combat anti malien soit ce même Qatar donne la mesure de sa fonction supplétive dans sa connivence pro atlantiste.

    Que le rôle de gendarme régional soit confié à la Turquie, le massacreur des Arméniens, l’équarisseur de la Syrie, l’allié du pouvoir colonial français en Algérie lors de la guerre d’indépendance et le persécuteur des Kurdes, l’héritier de l’Empire ottoman, donne la mesure de l’immoralité de la conscience politique du leadership occidental.


  • Le tribunal spécial sur le Liban : Une justice sous influence (René Naba)
    http://www.renenaba.com/le-tribunal-special-sur-le-liban-une-justice-sous-influence

    Du jamais vu dans les annales diplomatiques internationales : des démissions en cascade impliquant jusques y le président de l’institution, deux procureurs et un greffier, un fonctionnement émaillé de nombreuses irrégularités, un des enquêteurs soudoyé, des arrestations arbitraires sur la base de dépositions de faux témoins, des enquêteurs agents de la CIA. Le fonctionnement du Tribunal spécial sur le Liban chargé de juger les responsables de l’assassinat de l’ancien premier ministre Rafic Hariri, le 14 février 2005, tourne à la farce au point d’apparaître comme une institution sous influence instrumentalisée à des fins politiques, sinistrant durablement la notion de Justice internationale. (...) Source : René Naba


  • René Naba récapitule les nombreux éléments contre le #TSL :
    Le tribunal spécial sur le Liban : Une justice sous influence. Je vous suggère vivement de lire ce document :
    http://www.renenaba.com/le-tribunal-special-sur-le-liban-une-justice-sous-influence

    Du jamais vu dans les annales diplomatiques internationales : des démissions en cascade impliquant jusques y le président de l’institution, deux procureurs et un greffier, un fonctionnement émaillé de nombreuses irrégularités, un des enquêteurs soudoyé, des arrestations arbitraires sur la base de dépositions de faux témoins, des enquêteurs agents de la CIA.

    Le fonctionnement du Tribunal spécial sur le Liban chargé de juger les responsables de l’assassinat de l’ancien premier ministre Rafic Hariri, le 14 février 2005, tourne à la farce au point d’apparaître comme une institution sous influence instrumentalisée à des fins politiques, sinistrant durablement la notion de Justice internationale.

    Le TSL a rendu public son acte d’accusation le 30 juin 2011, le jour même où le nouveau gouvernement libanais présidé par Najib Mikati se réunissait pour approuver sa déclaration de politique générale, en prélude au vote de confiance au parlement Libanais.

    La singularité de ce tribunal d’exception, qui le frappe de suspicion, est qu’il est particulièrement soutenu par un pays, les Etats-Unis, qui n’a pas souscrit au traité de Rome portant création de la Cour Pénale Internationale, et, qu’il est, de surcroît, financé à parité par un pays, le Liban, pour une enquête menée à charge, exclusivement à charge contre une formation majeure de la coalition gouvernementale, au mépris des règles élémentaires du débat contradictoire ; un principe fondamental d’une bonne administration de la justice, au risque d’imploser le pays bailleur de fonds.


  • Saad Hariri, un héritier problématique, un dirigeant Off shore (René Naba)
    http://www.renenaba.com/saad-hariri-un-heritier-problematique-un-dirigeant-off-shore

    L’histoire des relations internationales abonde d’exemples de gouvernement en exil, de gouvernement provisoire ou de gouvernement transitoire, mais nulle part ailleurs qu’au Liban ne s’est pratiqué l’exercice au quotidien d’un gouvernement off shore. Un chef de gouvernement dument investi mais quasiment absent du siège de son pouvoir, n’y faisant escale qu’entre deux voyages, gérant à distance un pays pourtant considéré comme l’épicentre d’une zone névralgique. Le mérite en revient à Saad Hariri, l’héritier problématique de son père assassiné, Rafic Hariri, le milliardaire libano saoudien, dont la mandature gouvernementale constituera, c’est là son unique titre de gloire, une rare contribution à la science politique contemporaine. Le premier cas dans l’histoire d’un gouvernement par télécommande (...) Source : René Naba


  • Le 14 février, date anniversaire, René Naba dresse un portrait au lance-flemme de Saad Hariri : Saad Hariri, un héritier problématique, un dirigeant Off shore. Lecture très recommandée.
    http://www.renenaba.com/saad-hariri-un-heritier-problematique-un-dirigeant-off-shore

    L’histoire des relations internationales abonde d’exemples de gouvernement en exil, de gouvernement provisoire ou de gouvernement transitoire, mais nulle part ailleurs qu’au Liban ne s’est pratiqué l’exercice au quotidien d’un gouvernement off shore. Un chef de gouvernement dument investi mais quasiment absent du siège de son pouvoir, n’y faisant escale qu’entre deux voyages, gérant à distance un pays pourtant considéré comme l’épicentre d’une zone névralgique.

    Le mérite en revient à Saad Hariri, l’héritier problématique de son père assassiné, Rafic Hariri, le milliardaire libano saoudien, dont la mandature gouvernementale constituera, c’est là son unique titre de gloire, une rare contribution à la science politique contemporaine. Le premier cas dans l’histoire d’un gouvernement par télécommande (remote control), dans la double acception du terme, un gouvernement téléguidé par ses commanditaires saoudiens, dont il répercute les consignes par télécommande, depuis son lieu d’exil, à ses collaborateurs délocalisés au Liban.

    Premier ministre du Liban du 27 juin 2009 au 12 janvier 2011, en 548 jours de pouvoir l’homme aura passé 200 jours hors du pays, la moitié de sa mandature gouvernementale, de surcroît jamais un mois plein au Liban. Chargé de l’expédition des affaires courantes dans la foulée de sa démission forcée, en janvier 2011, il vaquera à ses propres affaires, désertant et le sérail et sa capitale, dont il est l’élu, faisant le siège du royaume saoudien pour assainir ses propres affaires sinistrées par ses propos inconsidérés à l’égard de ses bienfaiteurs saoudiens, révélés par WikiLeaks, ainsi que par sa gestion calamiteuse de son patrimoine qui le fera dégringoler au hit parade des fortunes mondiales.


  • Egypte : Les Frères Musulmans au seuil du pouvoir | René Naba
    http://www.renenaba.com/egypte-les-freres-musulmans-au-seuil-du-pouvoir

    Au seuil du pouvoir, les Frères Musulmans d‘Egypte devraient faire preuve d’innovation, par le dépassement du conflit idéologique qui divise le pays depuis la chute de la monarchie, en 1952, en une sorte de synthèse qui passe par la réconciliation de l’Islam avec le socialisme. Cesser d’apparaitre comme la roue dentée de la diplomatie américaine dans le Monde arabe, en assumant l’héritage nassérien avec la tradition millénaire égyptienne, débarrassant la confrérie de ses deux béquilles traditionnelles ayant entravé sa visibilité et sa crédibilité, la béquille financière des pétromonarchies rétrogrades et la béquille américaine de l’ultralibéralisme.

    Sous la direction de la confrérie, l’Egypte, épicentre du Monde arabe, devrait prendre en outre l’initiative historique de la réconciliation avec l’Iran, le chef de file de la branche rivale chiite de l’Islam à l’effet de purger le non dit d’un conflit de quinze siècle résultant de l’élimination physique des deux petits fils du prophète, Al-Hassan et Al-Hussein, acte sacrilège absolu fruit sinon d’un dogmatisme, à tout le moins d’une rigidité formaliste.

    Répudier la servilité à l’égard des Etats-Unis, bannir le dogmatisme régressif sous couvert de rigueur exégétique, concilier Islam et diversité, en un mot conjuguer Islam et modernité…Tel est le formidable défi des Frères Musulmans au seuil du pouvoir dont la réussite pourrait conférer une légitimité durable et un magistère moral indiscutable à une confrérie dont la mutation pourrait impulser une dynamique de changement à l’épicentre de la gérontocratie pétro monarchique du Golfe, en particulier l’Arabie saoudite, le foyer de l’intégrisme et de la régression sociale, condition indispensable au relèvement du Monde Arabe.


  • Norvège : Le carnage d’Oslo, un symptôme des dérives de la pensée intellectuelle occidentale | René Naba | Actualité et Flashback
    http://www.renenaba.com/norvege-le-carnage-d’oslo-un-symptome-des-derives-de-la-pensee-intellectue

    Parmi ces opérations médiatiques, à dividendes électoraux, il importe de signaler le déplacement d’une impressionnante délégation de près de trente-cinq parlementaires et responsables européens d’extrême droite, effectué le 18 décembre 2010 en Israël, durant les vacances de Noël. La délégation couvrait toute la gamme des sensibilités droitières européennes, des populistes de l’UDC aux fascistes suédois, dont le lien commun était une égale islamophobie, amplifiée par le passé nazi ou antisémite avéré de certains des participants.

    La délégation était composée des personnalités suivantes : Geert Wilders, fondateur du PVV (Partij voor de Vrijheid, Parti pour la Liberté), parti populiste néerlandais, Filip Dewinter et Frank Creyelman (responsable de la commission des affaires étrangères, Parlement belge), Heinz-Christian Strache (successeur de Jorg Haïder), René Stadtkewitz (président du Parti de la Liberté Wilderien, Allemagne), Kent Ekeroth (responsable du Parti des Démocrates Suédois), des Suisses et bien évidemment des Danois, dont l’extrême-droite est ouvertement atlantisme.

    [...]

    La délégation se réclamait d’une « European Freedom Alliance (EFA) » qui n’est autre que le nom de la branche européenne de l’« American Freedom Alliance », une de ces officines néo conservatrices islamophobes financées par la lobbyiste milliardaire Aubrey Chernick. Cette dernière a signé une « Déclaration de Jérusalem », qui propose une alliance des démocraties contre « une nouvelle menace globale de type totalitaire : l’islamisme ».


  • Malédiction #francophone :

    http://www.liberation.fr/societe/01012324206-angelo-rinaldi-proteste-contre-la-remise-d-un-prix-a-eric-zem

    Angelo Rinaldi souligne que « les étrangers stigmatisés par le journaliste viennent majoritairement de pays francophones et illustrent le rayonnement culturel et intellectuel de la langue française dans le monde. »

    René Naba faisait la même remarque dans son interview sur Misères francophones :
    http://miseresfrancophones.wordpress.com/2010/11/23/«-coherent-avec-ses-options-de-base-»-rene-naba-2eme-

    Les principaux gisements de la francophonie au XXIème siècle, c’est l’Algérie, le Maroc et le Sénégal, c’est-à-dire les pays de destination des charters de la honte. Ce qui devrait être la source de pérennité du rayonnement culturel fait l’objet de stigmatisations, et ça c’est une misère morale francophone.