Pour saluer Maurice Nadeau - La République Des Livres par Pierre Assouline
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Son père aussi, si le destin lui avait laissé le temps. Il avait 26 ans dont cinq de service militaire et de guerre : « C’est cela qui m’a fait, ma révolte face à cette injustice : il n’a pas eu le temps de vivre ». A la fin d’une permission en 1916, juste avant de rejoindre Verdun, il s’accouda à la fenêtre et dit à sa femme : « Ne t’en fais pas, je reviendrai ». Les derniers mots que l’enfant entendit de sa bouche, la dernière image qu’il conserva de lui. Il avait 5 ans mais en parlait à la veille de son centenaire comme si c’était hier.
Pas complétement hors-sujet, car événement fondateur de la vie d’un homme, mais un peu annexe dans un article consacré à la vie d’un éditeur, ce passage me touche profondément.







