person:tariq ramadan

  • Tariq Ramadan : pourquoi sa bigoterie a un arrière-goût de quenelle - mondialisme.org
    http://mondialisme.org/spip.php?article2112

    A la fin de la même année (2003), Ramadan poursuivit dans la même lignée en écrivant un article sur les « nouveaux intellectuels communautaires », qui provoqua un violent débat juste avant l’ouverture du Forum social européen à Paris, forum auquel l’islamologue suisse était invité.

    Ce texte ne dénonçait – malheureusement – pas le fait que la religion provoque toutes sortes de nouvelles divisions négatives dans la gauche et l’extrême gauche, mais il critiquait le fait que des « intellectuels juifs » français soutiennent inconditionnellement la politique d’Israël.

    #racisme #antisémitisme #analyse


  • « La France exhorte tous les Etats appliquant la peine de mort à mettre en place ou à établir un moratoire » - Communiqué ministère des Affaires étrangères

    http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/politique-etrangere-de-la-france/droits-de-l-homme/peine-de-mort/campagne-mondiale-pour-l-abolition/article/peine-de-mort-debat-au-conseil-des

    Peine de mort, moratoire et double discours ou quand la diplomatie française donne raison à Tariq Ramadan http://sanstransition.tumblr.com/post/45543102882/peine-de-mort-moratoire-et-double-discours



  • Scandale dans l’affaire Baby Loup
    Réexamen en cour d’appel

    http://www.islamophobie.net/articles/2013/10/16/scandale-affaire-creche-baby-loup

    « Comme vous n’êtes ni le constituant ni le législateur, on verra les suites de cette affaire devant la cour d’appel et, peut-être, le Parlement demain ».

    Voilà l’étrange intuition et l’avertissement lancée par Jeannette Boughrab à Tariq Ramadan dans les colonnes du Figaro le 29 mars 2013.

    On s’en souvient, les termes de l’arrêt rendu par la Cour de Cassation le 19 mars 2013 dans l’affaire dite Baby-loup considérait que les restrictions à la liberté religieuse devaient être justifiées et proportionnées. 

    Par cet arrêt, la haute juridiction rappelait que le principe de laïcité instauré par l’article 1er de la Constitution n’est pas applicable aux salariés des employeurs de droit privé qui ne gèrent pas un service public et qu’il ne pouvait être invoqué pour les priver de la protection que leur assurent les dispositions du code du travail. 

    Cette décision avait suscité un tollé, et avait fait dire aux tenants d’une laïcité falsifiée que cette décision constituait une « atteinte au pacte républicain ».

    Dans le même arrêt, la juridiction suprême de l’ordre judiciaire, après avoir cassé et annulé l’arrêt de la cour d’appel de Versailles dans toutes ses dispositions, avait renvoyé les parties devant la cour d’appel de Paris pour être fait droit.

    Or, selon nos informations, la Cour d’appel de Paris, qui réexaminera ce 17 octobre l’affaire crèche Baby - Loup, sera composée du premier président, deux présidents de chambre dont celui initialement saisi (pôle 6-9 ), et deux des quatre conseillers composant deux chambres réunies, sous la présidence du premier président.

    Ainsi, ce dernier n’aurait pas fait mystère de sa volonté de résister à l’arrêt de la Cour de cassation pour provoquer la réunion de l’Assemblée plénière de la Haute Cour et susciter une nouvelle décision, favorable cette fois à l’interdiction du port de signes religieux.

    Dans une juridiction, il est question de droit et d’application neutre et impartiale de la loi, de protection et de garantie des libertés individuelles fondamentales au premier rang desquelles la liberté de religion. 

    Le CCIF dénonce toute manœuvre qui ferait prévaloir les convictions personnelles des magistrats devant l’exigence de respect de la loi et d’impartialité de la justice.

    Toute attitude contraire serait un scandale judiciaire et ferait de ses auteurs de véritables dangers pour la démocratie et la république qu’il faudrait dénoncer et poursuivre car elle aurait pour effet de légaliser des pratiques discriminatoires à raison de l’appartenance religieuse aux dépens une nouvelle fois de femmes qui peinent déjà à trouver un emploi et auxquelles on conteste, tout simplement, aujourd’hui leur place dans la société.



  • Les Bosniens doivent se réconcilier avec le génie de leur histoire

    http://www.tariqramadan.com/spip.php?article13102

    #Tariq_Ramadan, théologien, islamologue, professeur à l’université d’Oxford et petit-fils du fondateur de la confrérie des #Frères_musulmans est parfois présenté comme un homme dangereux en France, un homme au #double discours. En #Bosnie-Herzégovine, Tariq Ramadan jouit une importante notoriété, perçu comme un fin connaisseur de l’ #Islam et du #monde_arabe mais aussi, chose peu connue, de la Bosnie-Herzégovine. A ce titre, il est régulièrement invité par les universités du pays. De passage à #Sarajevo, il a accepté d’accorder un entretien à #BH_Info pour parler de la #Bosnie, de sa spécificité culturelle et religieuse, de « son génie de l’histoire » mais aussi des pratiques religieuses des musulmans de Bosnie. Il donne également son regard sur la guerre en Syrie, incomparable selon lui avec le conflit bosnien et analyse les véritables intentions de l’ #Occident dans le printemps arabe.


  • Tariq Ramadan : Manifeste pour un nouveau « Nous »

    http://www.tariqramadan.com/spip.php?article738

    Face aux peurs légitimes, les occidentaux musulmans ne peuvent pas se contenter de minimiser, voire d’éviter les questions. Il est urgent qu’ils élaborent un discours critique qui refuse la position victimaire et qui dénonce les lectures radicales, littéralistes et/ou culturelles des textes religieux. Au nom même des principes de l’islam, ils doivent s’opposer à l’instrumentalisation de leur religion pour justifier par exemple le terrorisme, la violence domestique ou les mariages forcés. L’avenir de la communauté spirituelle musulmane exigera forcément des institutions de formations religieuses (études islamiques, islamologie, formation d’imams, etc.) établies en Occident et qui puissent répondre aux attentes des citoyens occidentaux. Avec la même attitude critique, il est important qu’ils ne cautionnent pas la confusion ambiante dans les débats de société : les problèmes sociaux, le chômage, la marginalisation et l’immigration ne sont pas des « problèmes religieux » et n’ont rien à voir avec l’islam. Il est impératif de refuser l’ « islamisation des questions éducatives et socio-économiques » : ces dernières exigent des solutions politiques et non religieuses.

    #Tariq_Ramadan #manifeste #Islam

    • 1- qu’ont ils en commun EXACTEMENT ?

      Le Coran et leur humanité.

      2- Bref, quel est le rapport exact de la religion (on parle ici des musulmans, pas des immigrés) et de l’immigration ?

      Tariq Ramadan est toujours précis. Il parlent des occidentaux musulmans. C’est parce que l’Islam pose problème en Occident que Tariq Ramadan s’adresse aux musulmans d’Occident. Il dit lui-même :

      les problèmes sociaux, le chômage, la marginalisation et l’immigration ne sont pas des « problèmes religieux » et n’ont rien à voir avec l’islam.

      3- Qu’est ce que la religion des musulmans ?

      C’est dans ta question (musulmans) : l’Islam. La réforme de soi est au centre du questionnement islamique. Mahomet disait qu’il n’y a aucune contrainte en religion. Sous-entendant uniquement les contraintes que le croyant s’impose à lui-même. C’est tellement vrai que le croyant devra paraître devant son « Dieu » pour répondre de ses actes et uniquement de ses actes. Personne ne pourra intercéder en sa faveur, et il ne pourra pas non plus intercéder devant « Dieu » en faveur de personne. Le musulman est et doit être « responsable ».

      J’approfondirais bien ma vision de l’Islam avec toi. Je ne suis pas croyant, donc pas musulman. Je suis libre-penseur, ce qui signifie pour moi « laisser la pensée libre », non pas MA pensée, mais LA pensée comme si elle était autonome. Si tu le veux, nous en discuterons. Mon idée est que le Coran ne peut se définir par un de ses versets ou une de ses sourates, c’est une pensée globale, un peu comme l’est l’Univers. Il n’y a ni bien ni mal, il y a juste un devoir de réflexion à avoir afin de trouver toujours le juste milieu en toute chose.

      J’aime beaucoup l’Islam et si je devais être religieux, je choisirais l’Islam pour son intention.

      En ce qui concerne Tariq Ramadan, je crois que c’est un des hommes que j’apprécie le plus. Pour son honnêteté intellectuelle, en autre.

    • Moi aussi j’apprécie Tariq Ramadan, mais sans aller jusqu’aux éloges un peu exagérés qui commentent le texte.

      Parler de son honnêteté intellectuelle, c’est un éloge exagéré ? C’est la seule chose que j’ai dite sur Tariq Ramadan qui puisse ressembler à un éloge.

      Votre réponse « le Coran et leur humanité » est particulièrement frustrante.

      J’ai cherché la question et j’y ai répondu de la manière la plus direct qui soit.

      Donc le Coran - comme texte non interprété - est effectivement le seul point commun à un phénomène totalement déstructuré.

      C’est normal de trouver l’Islam "déstructuré". Il y a autant d’islams que de musulmans. Il y a même des islams vu par ses détracteurs. Il ne suffit pas d’avoir fait la profession de foi du musulman (#shahâda) pour être un musulman accompli. On est véritablement musulman qu’au moment de sa mort. Avant ça, il y a le cheminement et l’ouverture du croyant au Coran.

      Vous parlez de « réforme de soi ». Pourquoi faut il se réformer ? Quelle est la nature de cette réforme ? Qui la décrit etc etc.

      Il n’y a que "Dieu" qui est parfait, puisqu’il ne peut changer. La réforme pour un croyant, c’est d’adopter un comportement rationnellement juste. Ce comportement doit venir de l’intérieur et avec l’aide du #Coran et des #hadîths. On ne change le monde qu’en se changeant soi-même puisqu’on ne dispose du libre arbitre que pour soi-même.

      Mahomet disait (hadîth) : « N’est pas musulman, celui dont le voisin doit craindre la nuisance ».

      Personnellement, il m’a fallu 3 lectures complètes et dans différents essais de traduction (je ne parle pas arabe) pour comprendre l’esprit de l’Islam. Lorsqu’on débute, on a trop tendance à qualifier ce que l’on lit : "j’aime ça", "je n’aime pas ça". C’est la meilleure façon d’en être dégoutté.

      Toute éducation, même la meilleure, n’est jamais qu’un formatage. Il faut être spectateur du Coran. Le laisser pénétrer pour l’intégrer aux informations qui sont déjà en nous. Nous ne sommes que l’information qui est en nous. Cette information fait cohérence en nous, et nous change jour après jour.

      Si je devais qualifier l’Islam, je dirais que c’est la religion du "juste milieu". Vous trouverez à de multiple reprise dans le Coran : « Allah n’aime pas les excessifs ». Ce rappel invite le croyant à mesurer ses propos et surtout ses jugements.

      Comment, dès lors, comprendre le terrorisme islamique ou le mauvais traitement fait aux femmes. Je dirais que ces actes sont contraire à l’Islam. Ils sont le fait de musulmans qui n’ont pas suffisamment réfléchis sur leur religion.

      Dans l’islam vous avez la notion de #djihâd. On fait la différence entre le petit djihâd et le grand djihâd. Le petit djihâd est la guerre telle qu’on l’entend habituellement. Le grand djihâd, c’est le combat que l’on mène contre soi-même, et le seul qui vaille puisqu’il oppose deux adversaires de même force : soi contre soi.

      J’ai parlé de ’mystique temporelle" : vous êtes d’accord ?

      Oui, en ce qui concerne le cheminement du croyant et/ou la lecture du Coran. On ne sort pas "indemne" de la lecture sincère du Coran. Je vous ai déjà dit que je ne parlais pas l’arabe. Le Coran a ceci de remarquable et qui échappe totalement au non-arabophones contraint à le lire dans des essais de traduction : il est écrit dans un langage poétique.

      Les musulmans disent aussi que le Coran est pré-existant à la révélation faite à Mahomet. Il est en quelque sorte comme l’Univers, de la main de "Dieu" et dans son langage. Donc le Coran dans l’arabe de Mahomet est aussi un essais de traduction :)

      J’espère avoir répondu plus complètement cette fois-ci.

      Bien à toi

    • C’est pareil (le dogmatisme) pour les musulmans. Dans le sunnisme (majoritaire en Islam), il n’y a pas de dirigeant (ni Pape, ni curé). L’Imam, lui-même, est désigné par ceux qui sont derrière pour diriger la prière.

      Dire que l’athéisme n’est pas organisé, c’est aller un peu vite en besogne. Il suffit de jeter un coup d’œil à http://atheisme.org pour s’apercevoir que ce n’est pas le cas. On voit bien que l’athéisme est "rejetant" et non pas "incluant", un peu comme le FN, pour faire court.

      Les athées se présentent souvent comme les garants de la laïcité, ce qu’ils ne sont pas puisque l’athéisme est aussi une option spirituelle. Un athée peut aussi être un laïc, mais au même titre que n’importe quel croyant. La laïcité est souvent utilisée par les athées pour stigmatiser les religions.

      La laïcité, au delà de la Loi, a une finalité universaliste dans le but de rassembler autour de valeurs communes à toute l’humanité et non pas pour exclure.

      Se convaincre (c’est personnel) de la non existence d’un quelconque surnaturel

      Faisons court, c’est de "Dieu" dont tu parles. Pour faire la proposition que "Dieu" existe ou n’existe pas, il faut d’abord le définir. C’est que ne font pas les croyants et les athées. Je mets toujours "Dieu" entre guillemets, parce qu’il reste à être défini. C’est, bien entendu, impossible, et c’est ce qui est comique dans l’histoire.

      On ne peut définir "Dieu" qu’en passant par des anthropomorphismes, voire des universalomorphismes, ce qui est aberrant, puisque en tant que "créateur" (attribut de "Dieu", qui lui est définissable) de l’Univers, celui-ci en est fatalement extérieur. Exact ? Sauf à considérer que "Dieu" est l’Univers tout entier lui-même.

      C’est là que l’hypothèse "Dieu" des religions n’est pas tout aussi idiote qu’elle en a l’air. Les croyants, les millénaires passants, ont juste oublié de quoi il s’agit. Le "secret" réside dans l’unicité de "Dieu".

      Dire que "Dieu" est UNIQUE ne veut pas dire qu’il n’y a qu’un seul dieu (ça, ça va de soi), ça veut surtout dire que "Dieu" est UN, c’est à dire NON-COMPOSÉ, contrairement à nous. Puisqu’il est non-composé, il ne peut pas se décomposer, donc il est immortel.

      Si il est non-composé, alors de quoi est-il fait ? Forcément d’une seule "matière". La matière des origines. Comme le disent les religions : « Il est l’Alpha et l’Oméga » (le début et la fin). En clair, il est le "TOUT indivisible". Cette théorie du TOUT indivisible existe en Science. La boucle est bouclée, et les religieux et la Science se rejoignent.

      L’ #incohérence est la perte d’information suite à l’observation d’un objet à partir d’une réalité dimensionnelle moindre que celle de l’objet observé (mécanique quantique sur la superposition d’états).

      Le sculpteur ne peut tirer qu’une seule statue du bloc de marbre qui pourtant contient en potentialité (une réalité dimensionnelle supérieure) toutes les statues que l’on peut en tirer.

      Qu’en penses-tu ? Es-tu toujours certain d’être athée ?


  • TARIQ RAMADAN : LES MUSULMANS DOIVENT « S’EXPOSER, PARLER, EXPLIQUER »

    http://www.tariqramadan.com/spip.php?article12553

    Le député libéral #Denis_Ducarme a réagi à notre article en réitérant son affirmation concernant le classement à « l’extrême-droite de l’Islam politique » des Frères musulmans et a ajouté que pour ce qui le concerne, Tariq Ramadan « est également à classer à l’extrême droite de l’Islam politique ». Il refuse dès lors de débattre avec le professeur, avançant que « l’on ne débat pas avec l’extrême-droite ».

    Précisons que lors de notre entretien (antérieur à la réaction de Denis Ducarme) #Tariq_Ramadan nous a confié se considérer comme étant « clairement réformiste » proche dans son approche de l’Islam du courant de la #Théologie_de_la_libération, un mouvement chrétien apparu en réaction aux dictatures militaires sud-américaines dans les années 60 et 70. Ce courant s’est opposé radicalement aux thèses néolibérales et visait l’émancipation sociale, économique et culturelle des classes les plus défavorisées. « C’est mon terreau, toutes mes thèses s’en rapprochent et ma lecture du Coran est orientée de cette façon-là. Je me situerais donc plutôt à gauche de l’échiquier politique », nous a expliqué Tariq Ramadan.

    En Belgique, on a pas le FN, mais on Denis Ducarme (MR) (voir https://www.youtube.com/watch?v=6d2YnmL3S-4

    ). Où est le double discours ? Encore un « fils de » qui surfe sur tous les dossiers qui peuvent lui apporter des voix.


  • LE PARISIEN : INTERVIEW DE TARIQ RAMADAN SUR L’EGYPTE 18 août 2013

    http://www.tariqramadan.com/spip.php?article13048

    Quelle est la solution pour pour sortir l’Égypte du chaos ?

    Il ne faut pas que les Frères musulmans jouent la politique de la terre brûlée. La seule chose qui pourrait les sauver aujourd’hui, c’est de réussir des manifestations de masse non-violentes. Je ne suis pas sûr qu’ils en aient les moyens. Mais en même temps, accepter le fait accompli maintenant, ça veut dire pour eux emprisonnement, torture, exécutions sommaires. Au final, je pense qu’ils doivent cesser les manifestations, cesser la politique du pire, même en étant dans la non-violence. De toute façon, ils ne vont pas avoir le choix. Les militaires sont en train de les isoler du peuple. Ils sont dans une impasse aujourd’hui. J’ai toujours dit que les islamistes n’auraient jamais dû entrer dans le processus électoral, c’était un piège pour eux et ça les a mis dans la situation dans laquelle ils se trouvent maintenant. Mais attention, réduire l’opposition à la seule confrérie des Frères musulmans, c’est faire le jeu de la propagande de l’armée qui se présente comme la seule garante de la démocratie. Avant la répression des derniers jours, il y avait aussi dans la rue, pendant cinq semaines, des laïcs, des coptes, qui se sont positionnés contre l’armée. Ils défilaient sous la bannière « anti-coup d’État ». Certains demandaient le retour de Morsi parce qu’ils voulaient la légitimité. D’autres, sans vouloir le retour de Morsi, souhaitaient surtout le départ de l’armée.[…]

    Où le président islamiste Mohamed Morsi a-t-il failli lorsqu’il était au pouvoir ?

    Il y avait de véritables lacunes en matière de vision politique. Mohamed Morsi aurait dû avoir une politique d’ouverture, avec les laïcs et les coptes notamment, beaucoup plus volontariste. Son rôle et celui de la Confrérie des frères musulmans n’étaient pas clairs en matière de décision. On ne gouverne pas un pays en disant qu’on est les gardiens de la tradition musulmane. On gouverne un pays quand on a un projet politique, social et économique. Le sien était totalement superficiel. Il y avait également chez lui une naïveté politique, il a cru, quelques jours avant le coup d’État que les Américains allaient intervenir en sa faveur... Enfin, l’armée ne lui a pas rendu la vie facile. On sait aujourd’hui qu’un certain nombre de choses avaient été faites en amont par les militaires, avant le coup d’Etat, pour mettre le gouvernement dans une position difficile, notamment en procédant à des coupures d’approvisionnement en électricité et en essence. Car celles-ci ont subitement disparu après le 30 juin, quand l’armée a pris le pouvoir.

    #Égypte #Tariq_ramadan #printemps_arabe #Mohamed_Morsi #frères_musulmans #coptes


  • La Palestine aux oubliettes

    http://hebdo.ahram.org.eg/News/3353.aspx

    L’instabilité politique égyptienne et tunisienne, la tragédie syrienne, la pagaille libyenne, tout cela éclipse la question palestinienne, y compris au sein des opinions publiques arabes directement confrontées à des bouleversements politiques incessants. On peut donc le dire : le Printemps arabe, événement « positif » s’il en est malgré les défis qu’il génère, n’est finalement pas une bonne nouvelle pour les Palestiniens.

    Tariq Ramadan en parle là, à la 3è min. (archive) : https://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=B5t7ESAMXag

    #PrintempsArabe #Palestine


  • Tariq Ramadan et l’homosexualité

    http://www.huffingtonpost.fr/haoues-seniguer/tariq-ramadan-et-lhomosexualite_b_3622915.html

    Tariq Ramadan a défrayé la chronique lors d’un panel organisé à Dakar le 5 juillet dernier en déclarant, au sujet de l’homosexualité au Sénégal, ce qui suit :

    « Tous les savants sont unanimes sur la question. L’islam interdit l’homosexualité, à l’instar de toutes les religions monothéistes. Mais, être homosexuel ne veut pas dire qu’on n’est pas musulman. Il n’y a pas de chasse aux sorcières (...) Il faut avoir le discours de la responsabilité et éviter de juger ».
    Cette sortie a été vue d’un très mauvais œil de la part du président sénégalais, Macky Sall, qui a aussitôt vertement réagi à ces déclarations, en affirmant, en retour : « Je ne dépénaliserai pas l’homosexualité ».


  •  » Tariq Ramadan à Morsi : « Dégage ! »|Richard Hétu
    http://blogues.lapresse.ca/hetu/2013/07/02/tariq-ramadan-a-morsi-%c2%abdegage%c2%bb

    Tariq Ramadan à Morsi : « Dégage ! »

    Tariq Ramadan, professeur d’études islamiques à Oxford et petit-fils du fondateur des Frères musulmans, vient de publier sur sa page Facebook un texte où il ajoute sa voix à celles des manifestants égyptiens en demandant à Mohamed Morsi de quitter la présidence de son pays. Je cite un extrait de sont texte :

    « La situation actuelle en Égypte, comme celle qui y prévaut depuis deux ans, n’est pas une victoire de la démocratie. Il s’agit d’une polarisation malsaine du débat politique qui occulte les défis majeurs : le rôle de l’armée, la corruption et la stabilité économique, l’éduction, le rôle des femmes, la justice sociale, les relations régionales et internationales, etc. »

    Selon Ramadan, Morsi pourrait éviter « bain de sang » en démissionnant sur-le-champ « avec l’objectif de négocier un plan pour établir une large alliance nationale de transition ». Il semble voir d’un bon l’accession de Mohamed ElBaradei à la tête de cette alliance.

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    et hier Shahinaz Abdel SALAM, membre du parti politique Al Dostour disait sur la plateau de France 24, que cette fois-ci Mohamed El Baradei était allié avec l’armée tout en ajoutant qu’elle restait méfiante vis à vis de l’armée.
    http://www.france24.com/fr/20130701-debat-partie1-egypte-mohamed-morsi-place-tahrir-freres-musulmans?

    #Mohamed-ElBaradei
     ????


  • L’exception française ou comment faire fuir des Ministres

    – Tariq Ramadan

    http://www.tariqramadan.com/spip.php?article12877

    Car au fond c’est la présence et la nouvelle visibilité des musulmans qui dérangent, alors même que cette visibilité est la preuve de l’installation, de l’intégration et de l’enracinement réussis des Français de confession musulmane. Au-delà de ma personne, c’est cette réalité que fuient les Ministres et l’immense majorité des politiques français : le sempiternel refrain sur la « laïcité en danger » n’est qu’un écran destiné à cacher les vraies questions, et les pestiférés de mon espèce ne sont que des diables utiles chargés de distraire l’attention à coup de polémiques, de stigmatisation, de controverses, voire de manipulations politiques ou/et médiatiques.

    #islamophobie


  • Désistement de Valls et Vallaud-Belkacem : une « décision regrettable » pour les organisateurs du congrès
    http://www.lemonde.fr/international/article/2013/05/06/la-presence-de-tariq-ramdan-conduit-deux-ministres-a-annuler-leur-participat

    Selon les informations du Monde, Manuel Valls, ministre de l’intérieur, et Najat Vallaud-Belkacem, ministre du droit des femmes et porte-parole du gouvernement, ont annulé à la dernière minute leur participation à un forum européen, organisé à Florence, en Italie, en raison de la présence – dont ils n’auraient pas été informés – de Tariq Ramadan, universitaire suisse, contesté pour ses positions jugées complaisante vis-à-vis de l’islamisme.



  • Un dialogue entre Tariq Ramadan et Jeannette Bougrab qui fait beaucoup parler d’elle en ce moment

    Laïcité : faut-il une nouvelle loi ?
    http://www.lefigaro.fr/lefigaromagazine/2013/03/29/01006-20130329ARTFIG00536-laicite-faut-il-une-nouvelle-loi.php

    La Cour de cassation a-t-elle ouvert une brèche en annulant la clause générale de laïcité et de neutralité figurant dans le règlement intérieur de la crèche privée Baby Loup, qui avait justifié le licenciement d’une salariée en 2008 ? Jeannette Bougrab et Tariq Ramadan débatent.

    Le Figaro : Comment appréhendez-vous le jugement de la Cour de cassation ?
    Tariq RAMADAN - La Cour de cassation s’en est tenue à la loi qui stipule que des agents de l’Etat ne doivent exprimer aucune affiliation religieuse. La crèche Baby Loup étant dans le registre du privé et non d’une institution qui représenterait l’Etat, on ne saurait imposer le principe de neutralité des employés dans le secteur privé. Les interventions de Mme Bougrab et du ministre de l’Intérieur dans cette affaire sont donc légalement infondées, elles relèvent plus de la prise de position politique, voire politicienne, que de la laïcité telle qu’elle est stipulée par la loi.
    Jeannette BOUGRAB - Le principe de laïcité est inscrit à l’article premier de la Constitution, ce qui marque clairement son importance, et il a vocation à s’appliquer sur l’ensemble du territoire. La Cour de cassation vient de limiter le principe de laïcité au seul service public, comme si ce principe constitutionnel pouvait être à géométrie variable, et renvoie l’affaire devant la cour d’appel de Paris, qui statuera. On se retrouve face aux problèmes de voile de la fin des années 1980, lorsque le règlement intérieur des établissements scolaires avait à définir les limites au port de signes ostentatoires à l’école par les élèves. Que ma réaction ainsi que celle de Manuel Valls, auxquelles il faut ajouter celle de Najat Vallaud-Belkacem, soient qualifiées d’attitude politique est pour le moins surprenant dès lors que la situation a ému l’opinion publique française, laquelle, dans un sondage BVA, vient de se prononcer à 85 % contre l’avis de la Cour de cassation. Quant à l’attitude politicienne, il suffit de rappeler que la porte-parole du gouvernement - qui ne partage assurément pas mes opinions - explique que le législateur va prendre ses responsabilités et appliquer le principe de laïcité qui est inscrit dans l’ordre juridique interne et dans la norme suprême : la Constitution.

    Tariq RAMADAN - Si le principe de laïcité est commun à l’ensemble de la société française, il s’applique évidemment de façon différenciée selon les espaces d’activités. Ce que dit la loi et ce que répète justement la Cour de cassation est qu’on ne peut pas, au nom de la neutralité qui doit s’imposer à l’Etat, passer à une neutralité que l’on imposerait au secteur privé . Les organisations, fondations ou institutions privées jouissent d’une marge de manoeuvre, au nom de la liberté de conscience et de culte, au nom même de la Constitution.
    Jeannette BOUGRAB - Je ne connais pas de principes constitutionnels qui s’appliquent dans les services publics et pas dans les entreprises privées. Partant de votre raisonnement, on pourrait étendre cela à l’égalité entre les femmes et les hommes, laquelle ne vaudrait que dans le public sans avoir droit de cité dans le privé. C’est grave. Les principes constitutionnels d’égalité et de laïcité sont non négociables au nom d’options philosophiques ou religieuses.
    Tariq RAMADAN - Cela n’a rien à voir. La gestion des libertés publiques et privées n’est pas comparable au principe inaliénable d’égalité.
    Jeannette BOUGRAB - Si ! Car il existe en France ce que l’on nomme les « établissements de caractère », d’essence confessionnelle, où le code du travail s’applique de façon spécifique. C’est ainsi que la Cour de cassation a estimé légal le licenciement d’une jeune femme catholique qui se remariait alors qu’elle avait divorcé, en contradiction flagrante avec le dogme professé dans son établissement - cas de figure qui n’est nullement applicable aux établissements non confessionnels. Que l’interdiction de l’abaya et du foulard clairement spécifiée dans le règlement intérieur de la crèche Baby Loup se soit transformée en affaire d’Etat n’est pas acceptable. La laïcité doit être autant protégée que la liberté religieuse. Il n’existe pas de supra-constitutionnalité en droit français.
    Tariq RAMADAN - Mais où allez-vous chercher le supra-constitutionnel ? C’est au nom de la Constitution que la Cour de cassation vous donne tort, car vous voulez limiter la liberté religieuse aux seuls établissements confessionnels. Vous avez une lecture abusive et restrictive, et au fond idéologique, du principe de la laïcité. Quand des institutions ou des entreprises privées étrangères - américaines ou autres - viennent s’établir sur le sol français, elles ont, au nom même de la Constitution, une marge de manoeuvre garantie par la loi. Elles ne peuvent néanmoins limiter la liberté au nom d’un principe qui s’applique uniquement aux agents de l’Etat. Votre démarche est politicienne et vous dicte une lecture de la Constitution infondée qui va jusqu’à invoquer le sentiment populaire pour se justifier. Tous les Français musulmans, à l’exception des littéralistes, reconnaissent la laïcité comme un fondement de l’Etat et demandent son application égalitaire, sans discrimination. Les spécialistes de la laïcité comme le sociologue Jean Boussinesq et les historiens et sociologues Emile Poulat ou Jean Baubérot s’opposent à votre interprétation, qui trahit le fondement de la laïcité. Que Manuel Valls ait suspendu quelques instants son rôle de ministre de l’Intérieur à l’Assemblée nationale pour vous rejoindre dans vos positions met en évidence les tendances populistes qui, chez certains politiques de gauche comme de droite, cherchent à attirer l’électorat du Front national en usant de sa rhétorique qui stigmatise et entretient la peur. A terme, cette démarche est irresponsable.

    Jeannette BOUGRAB - On ne vous a pas attendu pour réfléchir sur l’islam en France : nous avons eu l’émir Abd el-Kader dès le XIXe siècle, chef de guerre redoutable et fin penseur de l’islam, qui a risqué sa vie pour sauver des chrétiens. Des islamologues contemporains tels que Mohammed Arkoun ou Rachid Benzine, par exemple, ne pensent pas comme vous. Avoir une position différente de la vôtre n’équivaut donc pas à stigmatiser les musulmans - je suis moi-même de culture musulmane et n’ai pas de leçons à recevoir. Vous m’accusez d’avoir des idées proches du Front national. Si on a fait une loi sur les signes ostentatoires à l’école, c’est qu’il y avait un flou, une jurisprudence fluctuante de la part du Conseil d’Etat. Les chefs d’établissement n’en pouvaient plus d’être sous la pression des fondamentalistes. Je ne réclame nullement que le principe soit établi dans tous les lieux privés, mais dans un certain nombre d’endroits, tels que les crèches, en vue de préserver les enfants. Il ne s’agit pas d’interdire aux mères de porter le voile ni aux pères de porter le turban sikh s’ils le désirent, mais de dire aux employés qui accueillent des familles de cultures et de religions différentes de laisser les signes ostentatoires à l’entrée. Je vous demande en quoi recevoir des gens sans porter l’abaya serait une atteinte grave et inacceptable à la liberté religieuse ? Au reste, vous semblez considérer que le port du voile serait indissociable de la pratique cultuelle de l’islam, permettez-moi d’en douter.
    Tariq RAMADAN - Ce n’est ni à vous ni à moi d’en décider. Nous n’avons pas ici à aborder l’interprétation de l’islam et je ne vous répondrai pas en tant que théologien. Je ne savais pas par ailleurs que l’émir Abd el-Kader avait pensé l’islam de France. Vous abondez donc dans mon sens puisque vous affirmez vous-même que vous ne réclamez pas « que le principe soit établi dans tous les lieux privés ». Il y a donc bien des applications différenciées, comme le rappelle la Cour de cassation. Vous voulez décider idéologiquement des lieux privés où la liberté s’applique.
    Jeannette BOUGRAB - Comme vous n’êtes ni le constituant ni le législateur, on verra les suites de cette affaire devant la cour d’appel et, peut-être, le Parlement demain. La Cour de cassation a estimé que le principe de laïcité ne s’appliquait pas aux entreprises. C’est cela qui est grave. C’est une atteinte au pacte républicain.
    Tariq RAMADAN - Soyez précise : la Cour n’a pas dit que le principe de laïcité n’était pas applicable, mais que c’était ici le principe de laïcité exigeant la neutralité des agents qui ne l’était pas. Appliquer le principe de neutralité à des employés d’une institution privée est un abus.
    Jeannette BOUGRAB - En se permettant d’intervenir dans le domaine qui relève des juridictions administratives, la Cour de cassation est allée au-delà de sa compétence en estimant que la laïcité ne s’appliquait qu’aux services publics. Les personnes publiques ne gèrent pas toutes des services publics. Si on suit le raisonnement de la Cour de cassation, cela voudrait dire que demain on pourrait avoir dans la même administration des agents voilés et d’autres astreints au principe de neutralité. C’est absurde ! Le Conseil d’Etat reviendra certainement là-dessus.

    Le Figaro : Faudra-t-il une loi pour clarifier la situation ?
    Tariq RAMADAN - La loi est claire. Ce sont les avocats de sa lecture restrictive et exclusive qui veulent, disent-ils, la « clarifier ». Pour mieux stigmatiser et exclure. C’est une impasse.
    Jeannette BOUGRAB - Prendre les musulmans en otage et affirmer qu’on les stigmatise sitôt qu’on débat de laïcité est insupportable.
    Tariq RAMADAN - Ce n’est pas la laïcité, mais l’interprétation que vous en faites qui est stigmatisante. Si la laïcité était appliquée égalitairement dans la lettre et dans l’esprit, il n’y aurait aucun problème. La lecture idéologique que vous proposez pousse le principe jusqu’à l’excès, jusqu’à permettre à certains de considérer qu’il ne faut pas qu’une mère présente de signes distinctifs religieux quand elle va chercher son enfant !
    Jeannette BOUGRAB - Ce n’est pas le problème ! La laïcité doit s’appliquer aux agents. Il n’était absolument pas question des parents dans l’affaire Baby Loup.
    Tariq RAMADAN - Entretenir l’idée qu’on est sous une menace et qu’il faut légiférer en interdisant tout ne peut qu’être contre-productif. En tout cas, cela n’aide pas ! Et pousser le principe de laïcité par le biais de l’obsession du légal est excessif.
    Jeannette BOUGRAB - La menace des fondamentalistes, je la vois tous les jours. Le modèle communautariste à l’anglo-saxonne n’est assurément pas celui dont je rêve. Avoir demain des bobbies, autrement dit des gendarmes, avec un turban, cela me gêne ; avoir la burqa chirurgicale pour les infirmières à l’hôpital, cela m’est insupportable ; qu’au Royaume-Uni des parents tuent leur fille parce qu’ils l’estiment trop occidentalisée, cela me révolte. Avec la charia introduite dans leur code, certains pays du Maghreb permettent de marier une fille à son violeur pour qu’il échappe à la prison ; une femme violée peut être poursuivie pour atteinte aux bonnes moeurs. C’est ainsi qu’en France, loin de stigmatiser les musulmans, la laïcité est un principe émancipateur pour les femmes.
    Tariq RAMADAN J’ai fait la critique du modèle anglo-saxon et j’ai pris une position très ferme sur les situations inacceptables au Maghreb. Ne mélangeons pas tout, nous parlons ici de la laïcité française. La Cour de cassation vient d’exprimer, en droit, que votre interprétation est abusive.
    Jeannette BOUGRAB - Si la cour d’appel nous donne raison, que direz-vous ? Que la justice ne respecte pas le principe de laïcité ? Et que direz-vous face à une nouvelle loi ?
    Tariq RAMADAN - Quand le texte de 2004 sur le foulard a été voté, alors qu’auparavant rien ne s’opposait à ce signe distinctif dans la laïcité française, j’ai pris position en disant aux jeunes filles que la loi avait été votée et qu’entre le foulard et l’école il fallait choisir l’école. Si une nouvelle loi devait passer, je respecterais sa validité tout en n’adhérant pas - et cela est du ressort de la liberté intellectuelle du citoyen - à son esprit restrictif.
    Jeannette BOUGRAB - Je ne vois dans votre recommandation aux jeunes filles que du paternalisme. C’est vous qui avez une vision restrictive en souhaitant une application « différenciée » du principe de laïcité selon les communautés, vision contraire à l’essence même de notre modèle républicain.
    Tariq RAMADAN - Il n’y a là aucun paternalisme, je ne fais que répondre à votre question sur ma position. Ce qui est restrictif, et abusif, est de vouloir contrôler les institutions et les espaces privés au nom d’une lecture politique de la laïcité. C’est cela qui est contraire à l’essence du modèle républicain.
    Jeannette BOUGRAB - Votre méthodologie dans l’interprétation de la Constitution est dangereuse. Elle laisse se profiler l’idée qu’à l’intérieur de structures privées on pourrait écarter les principes fondamentaux de la République au nom d’un dogme religieux. Les Français savent parfaitement bien ce qu’est le modèle républicain ; ils n’ont besoin de personne pour qu’on le leur explique - et ils entendent le préserver ! On a vu leur avis par sondage : 85 % se prononcent contre le voile dans les crèches. Rendez-vous en appel !

    #laïcité #crèche-Baby-Loup #Tariq-Ramadan #Jeannette-Bougrab


  • La polit-Revue : Un forum plus mondial que social | Nawaat - Tunisia
    http://nawaat.org/portail/2013/03/31/la-polit-revue-un-forum-plus-mondial-que-social

    L’islam politique à l’épreuve du social

    Mais d’emblée les volontaires chargés de l’encadrement sont confrontés à une situation à risque qu’ils parviennent à gérer sans heurts. Un groupe de jeunes militants islamistes, ceux-là mêmes que le leadership d’Ennahdha appelle « la jeunesse enthousiaste », n’entend pas laisser la gauche parader en terrain conquis. Menés par l’inénarrable Recoba, les perturbateurs se greffent à l’avant de la marche, employant les méthodes rodées de la provocation fasciste universellement connue.

    Un islam politique autrement plus civilisé sera présent tout au long du forum. Dès le jour qui suit, l’atelier animé par Tariq Ramadan et Alain Gresh, l’un de ses contradicteurs favoris sur la question, s’annonce à juste titre comme le clou du spectacle du FSM, dans une salle archi-comble.

    Ramadan étant lui-même un personnage complexe, admirateur de Rached Ghanouchi mais se disant volontiers « de gauche » dans les médias, ses interventions de plus en plus fréquentes dans ce type de sommets à coloration sociale donnent à voir un discours à l’ADN conservateur en constante évolution, à l’image des partis ayant les Frères Musulmans comme filiation commune, aujourd’hui aux prises avec la gouvernance.

    Le FSM est à ce titre un autre test à grandeur nature pour le nouveau pouvoir local et ses bases populaires. Perché au sommet d’une colline du campus, sciemment positionné à l’abri des regards, si le stand de l’UGTE est presque anecdotique, la participation du syndicat islamiste le pousse de facto à accepter le pluralisme, même lorsque cela rime avec une position minoritaire.

    Ce sera là l’un des effets contingents de ce FSM : tout comme les funérailles nationales de Chokri Belaïd avaient été un « reminder » de la capacité de la gauche à mobiliser, le forum, son esprit insolemment fêtard et son gigantisme relativisent dans la conscience collective l’emprise du projet de société ultra conservateur, du moins à l’échelle mondiale.

    http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=Vug5thIaUKc

    #FSM #Tunis #Ramadan #Hamrouni #Gresh


  • Le Pape Benoît XVI : comme un Bilan -
    Tariq Ramadan

    http://www.tariqramadan.com/spip.php?article12748

    C’est à la lumière de ces dernières préoccupations qu’il faut comprendre son propos à l’université de Ratisbonne en 2006. Sa relecture de l’histoire de l’Europe est nourrie par ses craintes quant à l’époque contemporaine. Deux menaces hantent le Vieux continent selon lui : la sécularisation qui marginalise la religion - en tant que foi, règles et espérance - et l’installation des musulmans dont le nombre, la pratique et la visibilité grandissants apparaissent comme un défi majeur pour l’Eglise catholique. C’est avec force - et quelques maladresses et inexactitudes historiques - que le Pape Benoît XVI va affirmer que les racines de l’Europe sont grecques et chrétiennes. Cette volonté de relire le passé, de réduire les racines de l’Europe à la tradition rationaliste hellène et à la foi chrétienne, ont pour but de réaffirmer l’identité de l’Europe : celle-ci ne peut-être définie sans le mariage centenaire de la raison grecque et de la foi chrétienne et les autres traditions, et particulièrement l’islam, sont des éléments exogènes à cette identité. L’Europe peut bien désormais compter des millions de citoyens musulmans, ceux-ci restent étrangers à l’identité profonde de l’Europe qu’il faut aujourd’hui rappeler, défendre, protéger. La vérité historique est pourtant bien autre et l’islam, comme le judaïsme, ont participé à la formation de l’âme européenne par leurs penseurs, leurs philosophes, leurs architectes, leurs écrivains, leurs artistes et leurs commerçants. L’islam est historiquement et actuellement une religion européenne et le propos du Pape est à décrypter à travers le prisme de la crainte de la présence musulmane et animée par un souci de réaffirmation missionnaire au coeur de l’Europe même.

    C’est à travers ce même prisme que Benoît XVI s’engageait dans le dialogue interreligieux. Lors de nos différentes rencontres, dont la dernière à Rome en 2009, il ne fut jamais vraiment possible d’engager un dialogue sur les fondements théologiques et les principes : les débats, très vite, s’orientaient vers les pratiques respectives, le traitement des minorités chrétiennes en Orient. On pouvait certes parfois mettre en avant les valeurs communes, mais l’axe du dialogue était souvent la comparaison, la réciprocité, voire la compétition sur le terrain. Il faut certes engager ce débat sur le traitement des minorités chrétiennes en Orient car des discriminations existent et les musulmans doivent y répondre avec clarté, mais cela ne doit pas être le prétexte à éviter le débat théologique de fond ou plus largement la contextualisation historique et politique. Car enfin si les droits des musulmans sont parfois mieux respectés dans l’Occident sécularisé ce n’est certainement pas grâce au seul christianisme et s’ils sont parfois discriminés dans les sociétés majoritairement musulmanes ce n’est évidemment pas exclusivement à cause de certaines interprétations de l’islam. On ne peut faire fi des contextes historiques et politiques qui vont bien au-delà du strict dialogue interreligieux. Confiner le dialogue - avec les autres religions en général et avec l’islam en particulier, à ces postures missionnaires (face à la menace de l’islam en Occident) et systématiquement critiques (en pointant du doigt les contradictions dans les sociétés majoritairement musulmanes) ne peut qu’en dénaturer la substance et n’avoir que peu d’impact sur une meilleure connaissance mutuelle et un vivre ensemble fructueux, proactif, respectueux et harmonieux.

    • Je trouve le texte particulièrement convenu, alors même que ce passage semblait vouloir engager quelque chose d’intéressant :

      C’est à travers ce même prisme que Benoît XVI s’engageait dans le dialogue interreligieux. Lors de nos différentes rencontres, dont la dernière à Rome en 2009, il ne fut jamais vraiment possible d’engager un dialogue sur les fondements théologiques et les principes : les débats, très vite, s’orientaient vers les pratiques respectives, le traitement des minorités chrétiennes en Orient. On pouvait certes parfois mettre en avant les valeurs communes, mais l’axe du dialogue était souvent la comparaison, la réciprocité, voire la compétition sur le terrain. Il faut certes engager ce débat sur le traitement des minorités chrétiennes en Orient car des discriminations existent et les musulmans doivent y répondre avec clarté, mais cela ne doit pas être le prétexte à éviter le débat théologique de fond ou plus largement la contextualisation historique et politique.

      Parce qu’il y a des choses assez contrastées, récemment… il y a un nouveau patriarche maronite qui rompt assez nettement avec le sectarisme fermé du précédent ; il y a la disparition des chrétiens d’Irak malgré (à cause ?) de l’intervention occidentale (« chrétienne » ?), et risque similaire en Syrie ; il y a l’utilisation régulière de prétentions à des aspects civilisationels chrétiens pour les guerres dans le monde arabe, mais je n’ai pas eu le sentiment que les églises catholiques y souscrivaient trop bruyamment ; il y a des positions chrétiennes contrastées sur la Syrie ; j’ai eu le sentiment qu’il y avait des postures coptes ouvertement solidaires lors aux débuts de la révolution égyptienne (malgré des tentatives d’agitation par le régime) ; il y a l’arrivée des centaines de millions de dollars wahabites à la suite de toutes les interventions occidentales récents dans le monde arabe (ce faisant, une logique « chrétienne » simple reviendrait à soutenir des interventions « chrétiennes » qui, presque systématiquement, se concluent par des arrivées massives d’argent faisant la promotion d’une vision de l’islam pas tellement progressive et tolérante) ; il y a aussi les postures souvent claires des autorités chrétiennes en Palestine et à Jérusalem…

      Toutes choses sur lesquelles je ne suis pas spécialiste, mais sur lesquelles il m’a semblé que le Vatican n’avait pas, ces derniers temps, la pire position. On a connu des époques (récentes) où les hiérarchies des chrétiens d’Orient, coptes et maronites en tête, étaient souvent alignées sur les lubies likoudniks israéliennes (la dhimmitude, la dhimmitude !) ; j’ai vaguement l’impression que le bilan de ce pape dans la région est un éloignement net de cette tendance.

    • Tariq Ramadan amalgame la culture Islamique avec les cultures Perses, Araméennes, Arabes, Akkadiennes qui lui sont bien antérieures et qui ont fondé les avancées culturelles imprégnant ensuite la culture des Sémites bien sûr mais aussi des Chrétiens, des Grecques, des Romains puis des Celtes.

      C’est ce socle culturel commun issu de Sumer qui me semble être la racine de l’ensemble et non l’Islam, le Christianisme ou le Judaïsme. Et ce socle est à mettre en parallèle avec celui du shintoïsme Japonais, des aborigènes Australiens, des Inuits, des Maïas et des Incas voire des Celtes pour pouvoir identifier ce qui lui est propre.


  • Le Mali, la France et les Extrémistes - Tariq Ramadan
    http://www.tariqramadan.com/spip.php?article12693

    Certaines questions ne sont-elles pas légitimes au demeurant ? Nul ne peut nier l’existence de groupes violents extrémistes et radicalisés qui ont une compréhension coupable et inacceptable de l’islam. Nous l’avons dit, il faut les condamner. Il faut constater que ces groupes ont des stratégies politiques contradictoires et ont une fâcheuse tendance à s’installer aux lieux exacts où les ressources minières sont un enjeu capital. On le savait en Afghanistan (dans une région immensément riche de pétrole, gaz, or, lithium, etc.) et voilà – on ne comprend pas bien pourquoi – que les « fous » extrémistes s’installent dans le Sahel malien pour y appliquer leur « shari’a » inhumaine et si peu islamique. Dans le Sahel désertique ! Que l’on nous entende bien, il n’y a pas doute sur l’existence de ces groupuscules extrémistes mais il y a des questions légitimes sur leur infiltration possible (les services de renseignements américains, comme européens, ont admis faire usage de l’infiltration en s’appuyant sur des agents instigateurs). Leurs lieux d’installation et leurs méthodes d’opération pourraient bien être encouragés et orientés : on le savait avec George W.Bush, on le voit au Mali, on peut faire un usage utile « des terroristes ». Un chef militaire malien nous disait son trouble lors de notre dernière visite : « On a ordre de les exterminer, de les ‘détruire’ (sic), même quand ils sont désarmés. Pas de prisonniers ! On fait tout pour les rendre fous et les radicaliser ». Etonnante stratégie de guerre en effet. Plus largement, le Canard Enchaîné révèle que l’allié de la France, le Qatar, aurait signé un accord avec Total – quant aux exploitations du Sahel – et, paradoxalement, soutiendrait financièrement et logistiquement des groupes radicalisés tels que « les insurgés du MNLA (indépendantistes et laïcs), les mouvements Ansar Dine, Aqmi et Mujao (djihad en Afrique de l’Ouest) ». Si les faits sont avérés, s’agirait-il d’une contradiction ? Ou alors d’une façon d’encourager et de pousser les pyromanes (extrémistes) afin de rendre utile, nécessaire et impérative l’action des pompiers (français) ? Une répartition des rôles entendue, particulièrement efficace, et tellement cynique.

    Note : il y a 2 jours, je faisais remarquer qu’il était étonnant de voir des libéraux dénoncer des « conséquences inattendues » des actions des grandes puissances, alors même que les mêmes causes produisent toujours les mêmes effets (donc très prévisibles) :
    http://seenthis.net/messages/108585


  • Tariq Ramadan dénonce l’hypocrisie de la finance islamique en marge d’Investissima - Tariq Ramadan
    http://www.tariqramadan.com/spip.php?article696

    Ainsi, la finance islamique a réussi, au gré d’une savante ingénierie financière, à trouver des substituts conformes à l’islam à tous les instruments de placement, des plus sûrs aux plus spéculatifs : on trouve des obligations islamiques (sukuk) qui contournent l’intérêt, prohibé en islam, grâce à la technique de « ijara ». Et si l’islam interdit la spéculation, des équivalents licites aux options et produits dérivés ont été échafaudés (« arbun » ), permettant l’essor des produits structurés islamiques. Même la vente à découvert, pratiquée par les hedge funds, devient islamiquement correcte avec l’usage d’un contrat à terme qui évite l’endettement. « L’approche, dit Tariq Ramadan, est trop utilitariste, et sa dimension éthique reste marginale. »

    Tandis que les médias occidentaux se focalisent, de la Tunisie à l’Egypte, avant tout sur la charia, et parfois grossissent n’importe quel incident, comme si c’était la préoccupation essentielle des peuples, la question sociale et économique, et les débats qu’elle suscite à l’intérieur des courants islamistes, ne sont pas suivis et couverts. Or les orientations néolibérales des Frères musulmans sont fortement contestées à la fois à l’intérieur de ces organisations et à l’extérieur. C’est sur ces questions que se fera le véritable clivage

    #Frères #néolibéralisme


  • SYRIE : QUI A RAISON, QUI A TORT ? Par Tariq Ramadan

    http://www.tariqramadan.com/Syrie-Qui-a-raison-qui-a-tort,11890.html

    Cela fait maintenant des mois que la Syrie est tourmentée par une tragédie. Des civils ont été torturés et tués par les forces armées ; la répression du gouvernement a atteint des niveaux insupportables et semble ne plus pouvoir être jugulée. Le monde regarde et les puissances étrangères - Russie et Chine d’un côté ; Etats-Unis, pays arabes et européens de l’autre - sont incapables de trouver une solution ou de se mettre d’accord sur un moyen de mettre fin aux meurtres. Les Nations Unies sont impuissantes et le monde regarde passivement : des centaines de Syriens ont été tués et la répression continue.

    […] Cela étant dit, l’ultime solution est-elle de demeurer silencieux et de soutenir le régime de Bachar ? Lui et son père furent et sont des dictateurs qui ont donné l’ordre de tuer des milliers de civils tout en torturant impitoyablement leurs opposants. Il s’agit là de faits ; aucun cœur sensible, aucun esprit sensé n’est capable de soutenir de tels tyrans et d’aussi cruels despotes. La tyrannie devrait cesser ; Bachar al-Assad devrait être arrêté et jugé. Son bilan est terrible, l’œuvre d’un homme ayant perdu tout sens de la mesure.

    Ce que vous énoncez dans votre article, Tariq Ramadan, c’est un constat et au mieux des vœux pieux. Vous n’énoncez pas l’amorce d’une solution ni les moyens à mettre en œuvre. Quelle autre choix avons nous que d’être silencieux et regarder ce qui se passe en Syrie d’un œil réprobateur (euphémisme) et inquiet ?

    Autre question : le pouvoir est-il vraiment entre les mains de Bachar el-Assad ou est-il entre les mains de la vieille garde de son père ?

    #Tariq_Ramadan, #Syrie, #Bachar_el-Assad


  • " Burqa, bla bla ! " : Où sont les valeurs de l’ULB ?

    http://www.levif.be/info/actualite/belgique/burqa-bla-bla-ou-sont-les-valeurs-de-l-ulb/article-4000041087412.htm

    Caroline Fourest s’est pris un râteau hier soir. Elle venait dénoncer l’islamophobie de l’extrême droite à l’ULB. Ceux qui suivent cette opportuniste savent bien qu’elle est la chef de file de l’islamophobie en France et en Europe. Les arguments du FN en France contre les musulmans sont ceux-là même que Caroline Fourest leur a fourni. Si le FN est si haut dans les sondages, c’est bien grâce à Caroline Fourest.

    La dernière fois qu’elle était venu à l’ULB, c’était pour faire la promotion de son livre sur Tariq Ramadan qui dénonçait le pseudo double langage de celui-ci. Le résultat avait été l’exclusion de Tariq Ramadan de son droit de réponse à l’ULB. C’est bien le double langage de Caroline Fourest qu’il faut dénoncer. Cette femme est une opportuniste de la pire espèce dont l’objectif n’est que de vendre ses livres-poubelles.

    L’extrême droite est-elle devenue fréquentable ? Non, c’est le public qui adhère de plus en plus à ses thèses, et cela grâce entre autre à Caroline Fourest.

    #Caroline_Fourest, #ULB, #islamophobie


  • Zemmour & Naulleau 15/11/2011 : Henri Guaino et Tariq Ramadan

    http://www.youtube.com/watch?v=qgDVQHklkQI&feature=colike

    00:00 - Guaino a-t-il trahi ses idéaux ?
    Henri Guaino

    30:00 - Monde Arabe : Quel avenir pour les révolutions ?
    Tariq Ramadan, intellectuel, islamologue, professeur et universitaire à Oxford, Suisse d’origine égyptienne

    52:30 - Catholicisme : Les intégristes contre la liberté d’expression ?
    Alain Escada,secrétaire général de l’Institut Civitas

    #Zemmour_&_Naulleau, #Eric_Zemmour, #Eric_Naulleau, #Henri_Guaino, #Tariq_Ramadan, #Alain_Escada, #Civitas


  • LE POINT : Égypte : Tariq Ramadan : « Derrière les salafistes, l’Arabie Saoudite »

    […] Le Point.fr : Comprenez-vous que les jeunes manifestants égyptiens qui manifestaient en janvier place Tahrir estiment que leur Printemps arabe a été volé par l’hiver islamiste ?

    Tariq Ramadan : Il n’y a jamais eu ni de printemps arabe ni d’hiver islamiste. Les jeunes se sont mobilisés avec l’énergie, la volonté et le courage du changement, sans avoir été toujours équipés politiquement par les enjeux. Il ne suffit pas de faire tomber Moubarak et son régime. Tous les mouvements islamiques n’étaient pas là au début de la résistance. Tous ces jeunes qui sont descendus dans la rue étaient portés par l’espoir du changement. Mais toute personne qui dispose d’un sens politique sait que tout cela peut être récupéré. Ce qui était leur instinct révolutionnaire au départ demeure toujours aujourd’hui. Mais ces soulèvements populaires ne se sont pas achevés en révolution. […]

    SOURCE : Le Point.fr du 06/12/2011

    http://www.lepoint.fr/monde/egypte-tariq-ramadan-derriere-les-salafistes-l-arabie-saoudite-06-12-2011-14

    #Egypte


  • Appel international à un moratoire sur les châtiments corporels, la lapidation et la peine de mort dans le monde musulman

    Extrait :

    En effet, derrière un discours islamique qui minimise les faits et arrondit les angles, à l’ombre de ce « presque jamais », des femmes et des hommes sont châtiés, frappés, lapidés et exécutés au nom de l’application des hudûd et ce sans que la conscience des musulmans du monde entier ne s’émeuve outre-mesure. On fait comme si l’on ne savait pas, comme s’il s’agissait de trahisons mineures aux enseignements islamiques. Or, comble d’une injustice aggravée, ces peines ne s’appliquent qu’aux femmes et aux pauvres, doublement victimes, jamais aux riches, aux gouvernants ou aux oppresseurs. En sus, des centaines de prisonniers n’ont droit à aucune défense digne de ce nom : des sentences de mort sont décidées et exécutées à l’encontre de femmes, d’hommes, voire de mineurs (opposants politiques, trafiquants, délinquants, etc.) sans que les accusés n’aient pu avoir le moindre contact avec un avocat. Après avoir accepté le flou dans nos rapports aux sources scripturaires, nous démissionnons devant la trahison du message de justice de l’islam.

    Tariq Ramadan

    http://www.tariqramadan.com/Appel-international-a-un-moratoire.html

    #Islam, #moratoire, #lapidation