person:unis barack obama

  • Pourquoi la France est-elle aussi crispée sur ses traditions religieuses lorsqu’il s’agit de légiférer sur des évolutions de la société :

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Mariage_homosexuel

    Le mariage homosexuel est l’expression généralement utilisée pour désigner la possibilité pour les couples de même sexe de contracter un mariage, ce qui peut aussi, dans certains cas, donner accès à une forme de parentalité et à l’adoption. Il est rendu possible par des législations autorisant le mariage aux personnes de même sexe, par opposition aux législations qui considèrent que ne peuvent être mariés que deux personnes de sexe opposé, c’est-à-dire un homme et une femme. Après avoir été criminalisée ou considérée comme maladie mentaleN 1, l’homosexualité est plus acceptée par les sociétés contemporaines. Depuis la fin du XXe siècle, les demandes des couples homosexuels conduisent un nombre croissant d’États à faire évoluer leur législation pour que la reconnaissance légale d’unions civiles ou de mariages n’exclue pas deux personnes de même sexe.

    En 2013, quinze pays disposent d’une législation rendant accessible le mariage aux couples de même sexe sur tout ou partie du territoire (dont trois sur une partie de leur territoire seulement). Si la légalisation du mariage homosexuel concerne le plus souvent le mariage civil, le mariage religieux est également pratiqué dans certains cas. Les pays ayant accordé un statut légal au mariage homosexuel ont pour la plupart également légalisé l’adoption par les couples homosexuelsN 2.

    http://www.za-gay.org/actu/1327/homoparentalite-en-israel

    Le Ven. 15 Fev. 2008 par Geist. Ce Dimanche, les hautes institutions de justice de l’état d’Israël ont reconnu l’adoption d’enfants par des couples homosexuels.
    Le ministre israélien chargé de la Justice du pays a déclaré l’adoption homosexuelle comme légal en se basant uniquement sur « le bienfait de l’enfant ». Il ne semble plus y avoir de barrage à l’officialisation du droit à l’adoption pour les parents homosexuels. Cette nouvelle surprend dans un pays qui semble à première vue « conservateur », notamment pour cause des nombreux religieux vivants dans l’Etat et de leurs influences toujours grandissantes. Déjà en 2006, Israël avait reconnu, au regard de la loi et donc de la législation, le statut de « parents » à deux femmes lesbiennes (ce qui n’est pas le cas en France.).

    et pourtant :

    Le problème en Israël est que seul le mariage « religieux » existe. Il n’existe donc pas de mariage laïque, ainsi, il est tout simplement impossible aux couples homosexuels de sa marier à moins bien sûr que la Torah change son interprétation sur les points attrayant à l’homosexualité. Ce qui n’est certainement pas prés d’arriver !

    C’est avec étonnement que je vois combien le fait religieux interfère avec les institutions républicaines dans notre pays supposé laïque.

    #lobbying


  • Après le « Mettez-vous à leur place » de M.Obama, un comparatif israélo-palestinien | Guerre ou paix
    http://israelpalestine.blog.lemonde.fr/2013/03/22/apres-le-mettez-vous-a-leur-place-dobama-un-comparatif-

    Après le « Mettez-vous à leur place » de M.Obama, un comparatif israélo-palestinien
    "Mettez-vous à leur place", a demandé à propos des Palestiniens le président des Etats-Unis Barack Obama aux jeunes Israéliens venus l’écouter jeudi 21 mars à Jérusalem. Pour alimenter l’imagination, on trouve sur le site alternatif israélien +972 hostile à l’occupation des territoires palestiniens un comparatif intéressant (publié en novembre 2012) tiré d’un ensemble destiné à dénoncer ce qu’elle signifie au quotidien. Le cas d’école posé est celui d’une bagarre entre un jeune Palestinien de 12 ans et un jeune Israélien du même âge résidant dans une colonie et des conséquences juridiques qui en découlent :


  • Mali : Washington débloque 50 millions de dollars d’aide militaire
    http://www.lemonde.fr/afrique/article/2013/02/12/mali-washington-debloque-50-millions-de-dollars-d-aide-militaire_1830601_321

    « J’ai déterminé qu’il existait une situation d’urgence imprévue requérant une assistance militaire immédiate au Tchad et à la France dans leurs efforts en cours pour protéger le Mali des terroristes et des extrémistes violents », a affirmé M. Obama dans un mémorandum mentionnant la somme de 50 millions de dollars.

    « A l’heure actuelle, nous avons transporté environ 1 049 tonnes d’équipement et de fournitures, ainsi que 760 passagers », a expliqué un responsable du Pentagone sous couvert de l’anonymat.

    des passagers... :)


  • Rare qu’un patron reconnaisse le travail de ses employés.

    Mali : Obama débloque 50 millions de dollars pour Paris et N’Djamena
    http://www.romandie.com/news/n/_Mali_Obama_debloque_50_millions_de_dollars_pour_Paris_et_N_Djamena4911022

    WASHINGTON - Le président des Etats-Unis Barack Obama a donné l’ordre d’allouer 50 millions de dollars à une aide militaire d’urgence pour la France et le Tchad dans le cadre du conflit au Mali, a annoncé lundi la Maison Blanche.

    J’ai déterminé qu’il existait une situation d’urgence imprévue requérant une assistance militaire immédiate au Tchad et à la France dans leurs efforts en cours pour protéger le Mali des terroristes et des extrémistes violents, a affirmé M. Obama dans un mémorandum mentionnant la somme de 50 millions de dollars.


  • Etats-Unis: Obama annonce qu’il nomme Hagel au Pentagone, Brennan à la CIA
    http://www.romandie.com/news/n/_Etats_Unis_Obama_annonce_qu_il_nomme_Hagel_au_Pentagone_Brennan_a_la_CIA7

    WASHINGTON - Le président des Etats-Unis Barack Obama a annoncé lundi qu’il nommait l’ancien sénateur républicain Chuck Hagel comme secrétaire à la Défense et son conseiller antiterroriste John Brennan pour diriger la Centrale américaine du renseignement (CIA).

    Exhortant le Sénat à confirmer aussi vite que possible ces nominations, M. Obama a notamment affirmé à propos de M. Hagel qu’il était le leader que nos soldats méritent. C’est un patriote américain. Il s’est engagé dans l’armée et a été volontaire pour aller au Vietnam, a rappelé le président à propos de l’ancien sénateur du Nebraska (centre), 66 ans.

    (...)
    Les démocrates ne possèdent pas de majorité qualifiée à la Chambre haute du Congrès, nécessaire pour éviter une obstruction républicaine, et des voix de sénateurs républicains seront donc nécessaires pour que ces deux candidats puissent prendre leurs fonctions.

    (©AFP / 07 janvier 2013 19h52)
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    Obama nominates Chuck Hagel as next U.S. secretary of defense
    By The Associated Press | Jan.07, 2013 | 8:23 PM
    http://www.haaretz.com/polopoly_fs/1.492526.1357583754!/image/866182083.jpg_gen/derivatives/landscape_640/866182083.jpg
    U.S. President Barack Obama announces that he is nominating John Brennan, right, as the new director of the CIA and Chuck Hagel, left, as the new Defense Secretary, in the White House, Jan. 7, 2013. Photo by AP

    http://www.haaretz.com/news/world/obama-nominates-chuck-hagel-as-next-u-s-secretary-of-defense-1.492475

    Along with secretary of state nominee Sen. John Kerry, Hagel and Brennan would play key roles implementing and shaping Obama’s national security priorities. All three must be confirmed by the Senate.

    In nominating Hagel, Obama signaled he is willing to take on a tough confirmation fight. The 66-year-old moderate Republican has criticized discussion of a military strike by either the U.S. or Israel against Iran. He also irritated some Israel supporters with his reference to the “Jewish lobby” in the United States. And he has backed efforts to bring Iran to the table for future peace talks in Afghanistan.

    The second-ranking Senate Republican, John Cornyn, said in a statement that making Hagel defense secretary would be “the worst possible message we could send to our friend Israel and the rest of our allies in the Middle East.”


  • John Kerry va remplacer Hillary Clinton au département d’Etat
    (ats / 21.12.2012 )
    http://www.romandie.com/news/n/John_Kerry_va_remplacer_Hillary_Clinton_au_drtement_d_Etat_RP_211220122133

    Le président des Etats-Unis Barack Obama a formellement nommé vendredi John Kerry pour succéder à Hillary Clinton au poste de secrétaire d’Etat. « Je sais que vous allez être un formidable secrétaire d’Etat », lui a-t-il affirmé.

    Il a ajouté que la vie entière du sénateur du Massachusetts, 69 ans, l’avait préparé à ce poste. John Kerry prend ainsi la succession de Hillary Clinton à la tête du département d’Etat américain. Son nom circulait depuis quelques jours déjà à Washington.

    Lors de sa carrière au Sénat, et « en tant que président de la commission des Affaires étrangères, John a joué un rôle central dans tous les grands débats de politique étrangère depuis près de 30 ans », a remarqué M. Obama.
    Confiance et respect

    « Il ne va pas avoir besoin d’être beaucoup formé à son poste », a encore dit le président, pour qui M. Kerry a « gagné le respect et la confiance de ses collègues au Sénat, démocrates comme républicains ».

    « Donc, John, je vous suis reconnaissant d’avoir accepté cette mission et je suis certain que le Sénat confirmera votre nomination rapidement », a conclu le président, qui a aussi rendu hommage à Mme Clinton. Cette dernière avait dit ne pas souhaiter rester à son poste au-delà de la fin du premier mandat de M. Obama, prévue le 20 janvier.

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    Ambassade de France en Israël

    REVUE DE PRESSE
    Mercredi 20 mai 2009
    http://www.ambafrance-il.org/Mercredi-20-mai-2009.html
    Par ailleurs, le Premier ministre Netanyahu a poursuivi hier sa visite aux Etats-Unis par des rencontres avec des membres du congrès et notamment avec la présidente de la Chambre des Représentants, Nancy Pelosi, et le président de la commission des Affaires étrangères du Sénat, John Kerry. Le Yediot Aharonot rapporte que si la plupart des parlementaires qui se sont entretenus avec M. Netanyahu ont exprimé leur soutien à Israël face à l’Iran, ils ont aussi adressé leur critiques quant à la poursuite de la construction dans les colonies.

    Au terme de sa rencontre avec le Premier ministre israélien, John Kerry a déclaré : « Les Etats-Unis s’attendent à obtenir d’Israël un engagement à résoudre le problème des colonies, à cesser la construction dans les colonies existantes, a évacuer les colonies sauvages et à cesser d’affirmer que la construction répond à des besoins de croissance naturelle ».


  • Gaza : Netanyahou remporte une victoire à la Pyrrhus
    http://questionscritiques.free.fr/edito/AsiaTimesOnline/M_K_Bhadrakumar/Hamas_Israel_Netanyahou_Obama_Mohamed_Morsi_211112.htm

    Compter les points

    Finalement, le conflit à Gaza a peut-être étouffé la manœuvre menaçante de l’Autorité Palestinienne de forcer un vote à l’Assemblée générale des Nations Unies le 29 novembre pour la reconnaissance d’un Etat de Palestine, à laquelle Israël s’oppose bec et ongles. Les signes croissant étaient que Ramallah serait capable de mobiliser le soutien nécessaire dans l’organisation mondiale, mais il se pourrait, dans le milieu rapidement changeant de la sécurité régionale, qu’il y aura une énorme pression exercée sur Mahmoud Abbas pour qu’il ne précipite pas des tensions supplémentaires.

    Cependant, les « gains » d’Israël - politiques, diplomatiques et militaires - auront besoin en fin de compte d’être mesurés à la lumière des « pertes » qui ont pu se produire en déchaînant une telle violence « disproportionnée » et gratuite contre les infortunés civils de Gaza. L’image d’Israël dans la communauté mondiale a pris un coup. Le bon argument serait que les pertes peuvent en fin de compte avoir surpassé de loin les gains, et que l’histoire se répète probablement - Israël frappant avec fureur et désespoir tout en se retrouvant face à face avec des réalités émergentes, ce qui ne résout rien et peut même compliquer l’avenir.

    Il est vrai qu’Israël a peut-être dégradé les capacités du Hamas en termes militaires. Mais cela n’est certainement rien de plus pour le Hamas qu’un revers temporaire, ce qui n’est pas certain, considérant que ce n’est qu’une question de temps avant que ce dernier ne refasse le plein de ses stocks d’armes.

    La réalité sur le terrain est que les roquettes du Hamas ont continué de pleuvoir sur Israël, qui ne dispose pas des renseignements pour savoir par où elles sont arrivées. C’est Israël qui cherche aujourd’hui la paix, pas le Hamas. Plus important, les roquettes les plus meurtrières sont de conception iraniennes. Le Hamas réaliserait que le soutien continu de l’Iran vaut son pesant d’or, alors qu’il aspire à atteindre le niveau du Hezbollah afin de forcer un pat stratégique avec Israël. Bref, Israël renvoie peut-être le Hamas dans les bras de l’Iran, quelque chose qu’il devrait trouver effroyable.

    En termes diplomatiques et politiques, le Hamas a aussi énormément gagné. Le blocus de Gaza par Israël n’est plus soutenable. La série de ministres des Affaires étrangères qui se sont rendus à Gaza, mardi, depuis la région, en dit long. Le Hamas a cassé de façon décisive la stratégie « d’isolement » voulue par Israël. L’ironie, c’est qu’Israël a peut-être également commencé à « négocier » avec le Hamas sans le réaliser, alors que le modèle de diplomatie pour mettre un terme au conflit actuel se dépliera dans les jours à venir.

    Israël devrait savoir que le paysage politique de la région a changé de façon phénoménale en faveur du Hamas, du fait même que Khaled Meshal a tenu une conférence de presse au Caire alors même que les jets israéliens pilonnaient Gaza. En somme, le Printemps arabe a produit une récolte amère pour Israël, et l’ascendance de l’islamisme dans la région sous la bannière des Frères Musulmans travaille à l’avantage du Hamas.

    Dans le processus, Israël a peut-être déplacé l’équilibre au sein du camp palestinien en faveur du Hamas et du Djihad islamique (contre le Fatah), en tant que véritable voix de la résistance. La posture de l’Iran semble justifiée, alors même que les allés secrets d’Israël, comme la Jordanie ou les oligarchies du Golfe Persique ont été obligées de rester sur une position défensive.

    Le combat pour forcer un « changement de régime » en Syrie devient encore plus compliqué alors que surgit l’agenda de la résistance. Cette semaine, en plein maelström dans la région, les manœuvres brusques de la Grande-Bretagne et de l’Union Européenne pour accorder la reconnaissance diplomatique à l’opposition syrienne trahit la nervosité à ce sujet.

    Le problème est que tant que la question palestinienne reste au centre de la table, l’Ouest subira de fortes pressions pour rationaliser sa priorité irrationnelle de « changement de régime » en Syrie - tandis que l’Ouest ne fait rien, par ailleurs, sur la question centrale du conflit arabo-israélien. Israël a peut-être desservi lourdement les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et la France, ainsi que leurs alliés régionaux, en replaçant le centre de l’attention sur le problème palestinien non résolu.

    De la même manière, tandis que l’Egypte négocie un cessez-le-feu au conflit actuel, on ne peut attendre d’elle qu’elle aide à faire respecter le blocus de Gaza en étranglant le passage de Rafah ou en faisant renaître la coopération en matière de renseignements de l’ère Moubarak. C’est-à-dire que Morsi a peut-être simplement essayé de faire face aux pressions rivales exercées contre lui en ce moment, tandis que ses orientations stratégiques vis-à-vis de la question palestinienne et des relations entre l’Egypte et Israël se poursuivront. Il a déjà montré qu’il était un maître tacticien, et on peut s’attendre à ce qu’il laisse Israël dans le flou quant à ses intentions.

    La mise à l’épreuve sera le Sinaï, qui est un baril de poudre. Il n’y a aucune solution facile pour ramener le Sinaï hors-la-loi sous contrôle, et les partisans de la lutte armée se regroupent alors que les services de sécurité égyptiens ne maîtrisent visiblement pas la situation. Israël se retrouve face à un dilemme et l’attaque contre Gaza pourrait avoir compliqué les choses un peu plus.

    La faille fondamentale dans la stratégie de Netanyahou est que le Moyen-Orient est aujourd’hui une région complètement différente. Voici comment Nic Robertson, de CNN, analyse les choses :

    Le Hamas est aujourd’hui dans un endroit complètement différent. Toujours coincé dans l’enceinte peuplée des quartiers bondés de Gaza, où ils ont été élus il y a six ans, il dispose maintenant de plus d’amis à l’extérieur. Ce qui a changé dans le sillage du Printemps arabe, qui a balayé quelques-uns des anciens alliés régionaux d’Israël, les remplaçant par des dirigeant plus compatissants pour le Hamas [...] l’Egypte est loin d’être seule dans la révolution régionale qui commence à isoler Israël [...] Donc, quel est le choix pour Israël ? Dit simplement, tandis qu’Israël est plus fort militairement, il est dans une position politique plus faible que n’était la sienne en 2009. La rhétorique de l’Egypte aujourd’hui, tout en n’abrogeant pas le traité avec Israël, a largement adopté une ligne pro-Hamas. Le long universel du monde arabe est son aversion pour la façon dont l’Etat israélien traite les Palestiniens. Dans le passé, la plupart des dirigeants arabes de la région étaient des dictateurs, capables d’emprunter un chemin très différent du point de vue de la rue arabe. Plus maintenant. Les nouveaux dirigeants post-Printemps arabe démocratiquement élus n’ont que trop bien conscience des jusqu’au-boutistes radicaux qui n’attendent qu’une occasion ».

    Obama semble saisir le problème qui lui fait face et voit un besoin impératif de s’occuper de la restructuration fondamentale du discours des Etats-Unis avec le monde arabe. Sa première conférence de presse après la victoire électorale de mercredi dernier indique fortement dans quelle direction vont ses idées pour façonner la politique des Etats-Unis sur des problèmes comme la Syrie et l’Iran.

    Il est suffisant de dire qu’Obama garde peut-être ses réflexions pour lui-même, alors que Netanyahou l’a bousculé pour précipiter la crise sur Gaza, mais cela ne signifie pas que ses pensées vont s’atrophier. Au contraire, Obama sera contraint plus vite que ne l’imagine Netanyahou à rompre le blocage qui nuit gravement aux propres intérêts à long terme des Etats-Unis au Moyen-Orient.

    Le cœur du problème est que la stratégie des Etats-Unis au Moyen-Orient est confrontée à une crise profonde, et à moins de résoudre les contradictions profondément ancrées, et jusqu’à ce que cela soit fait, les Etats-Unis ne peuvent détourner ou économiser leurs ressources pour les « rééquilibrer » en Asie, où prend forme un défi historique au destin plus large pour les Etats-Unis en tant que superpuissance.

    Il y a des moments où dans la griserie d’une bataille qui a été remportée, on peut perdre de vue que la guerre a été perdue. Cela pourrait bien être un tel moment. Netanyahou a peut-être gagné la bataille pour forcer Obama à le soutenir, mais le temps n’est pas éloigné où il réalisera que ce ne fut pas, après tout, une victoire.


  • Si un individu armé entre dans un cinéma et ouvre le feu sur les spectateurs, tue au moins 14 personnes (toutes ses victimes sont des civils, n’ont aucune activité politique ou militaire connue), et si l’auteur de ce massacre n’est pas identifié comme musulman… est-ce que c’est du terrorisme ? Je veux dire… « a priori »…

    Attention, je crois que nos médias tiennent la réponse :
    – Fusillade : ’’pas de lien avec le terrorisme’’
    http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2012/07/20/97001-20120720FILWWW00441-fusillade-pas-de-lien-avec-le-terrorisme.php
    – Fusillade dans un cinéma du Colorado : pas de lien avec le terrorisme, selon les premiers éléments
    http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20120720.FAP5862/fusillade-dans-un-cinema-du-colorado-pas-de-lien-avec-le-terror
    – Fusillade aux Etats-Unis : le tireur n’a pas de lien avec un réseau terroriste
    http://www.rtl.fr/actualites/cinema/article/fusillade-aux-etats-unis-le-tireur-n-a-pas-de-lien-avec-un-reseau-terroriste-775
    – Fusillade USA : Le tireur n’a pas de lien avec des réseaux terroristes
    http://www.jeanmarcmorandini.com/article-290152-fusillade-usa-le-tireur-n-a-pas-de-lien-avec-des-r
    – Fusillade au Colorado : L’appartement du tueur est piégé
    http://www.24heures.ch/monde/faits-divers/La-fusillade-n-a-aucun-lien-avec-le-terrorisme/story/11651129

    La tuerie n’apparaît pas liée au terrorisme, a déclaré un porte-parole du FBI, la police fédérale américaine.

    (Il y a déjà largement plus de 200 articles avec cette phrase sur Google News.)


  • Étrange obsession de ce billet de Libération, au sujet du discours d’Obama sur le Moyen-Orient.

    La démocratie arabe selon Barack Obama - Libération
    http://www.liberation.fr/monde/01012338473-la-democratie-arabe-selon-barack-obama

    Le chapo (qui n’est peut-être pas s’écrit par la journaliste) :

    S’adressant aux musulmans, hier, le président américain a précisé sa politique proche-orientale et prôné un Etat israélien revenant aux frontières de 1967.

    Le premier paragraphe est très clair. En deux phrases, il utilise quatre fois le mot « musulman », pour prétendre que le discours d’adresse « aux musulmans » :

    Cette fois-ci, Barack Obama ne s’est pas aventuré très loin pour délivrer son nouveau discours au monde musulman, annoncé comme « majeur » : le Président s’est adressé aux Arabes et musulmans du monde entier depuis le Département d’Etat, le ministère américain des Affaires étrangères situé à quelques rues de la Maison Blanche. Presque deux ans après son discours du Caire, en juin 2009, dans lequel il avait émis l’espoir d’un « nouveau départ entre les Etats-Unis et les musulmans du monde entier », Barack Obama est maintenant sur la « défensive », il doit se justifier autant vis-à-vis de ces pays musulmans que de sa propre opinion, prévenaient les analystes hier à Washington.

    Plus loin :

    Intitulé « Un moment d’opportunités », le discours d’hier était d’ailleurs pour l’essentiel consacré à convaincre que les Etats-Unis sont bien du côté des peuples musulmans qui se sont soulevés ces derniers mois.

    Mais si on lit le discours d’Obama, on ne trouve le terme « muslim » que trois fois ! Et jamais le mot « islam ». Et « jewish » est utilisé autant que le mot « muslim ».

    Il parle des musulmans dans le paragraphe consacré à Ben Laden :

    Bin Laden was no martyr. He was a mass murderer who offered a message of hate –- an insistence that Muslims had to take up arms against the West, and that violence against men, women and children was the only path to change. He rejected democracy and individual rights for Muslims in favor of violent extremism; his agenda focused on what he could destroy -– not what he could build.

    Mais, de manière beaucoup plus spectaculaire, il utilise le mot « muslim » dans ce paragraphe :

    Such tolerance is particularly important when it comes to religion. In Tahrir Square, we heard Egyptians from all walks of life chant, “Muslims, Christians, we are one.” America will work to see that this spirit prevails -– that all faiths are respected, and that bridges are built among them. In a region that was the birthplace of three world religions, intolerance can lead only to suffering and stagnation. And for this season of change to succeed, Coptic Christians must have the right to worship freely in Cairo, just as Shia must never have their mosques destroyed in Bahrain.

    Paragraphe dans lequel il semble bien éviter de faire explicitement la confusion entre « pays arabes » et « peuples musulmans », comme le fait l’article qui rend compte du discours.

    La (très courante) confusion de la journaliste de Libération n’est pas totalement anecdotique. Outre le fait qu’elle révèle une réduction mentale assez consternante, elle permet de faire passer une légitimation de la revendication israélienne à être un « État juif » (en opposition à ses voisins qui seraient des « États musulmans »).

    Or, il est toujours important de rappeler qu’au moins les Palestiniens, les Libanais, les Égyptiens et les Syriens revendiquent très explicitement de vivre dans des sociétés comportant plusieurs religions et opposent ce modèle à ce qu’ils considèrent le racisme israélien.

    Je ne doute pas que le département d’État promeut la confusion arabe/musulmans régulièrement. Mais en l’occurrence, ce discours d’Obama ne la fait pas (il dit même explicitement le contraire au sujet de l’Égypte et de Bahreïn).


  • Le Hezbollah fait chuter le gouvernement d’union libanais - Yahoo ! Actualités
    http://fr.news.yahoo.com/4/20110112/tts-liban-gouvernement-tp-ca02f96.html

    Onze ministres libanais, dont dix appartiennent au Hezbollah et à des formations alliées, ont démissionné mercredi, précipitant de fait la chute du gouvernement d’union du Premier ministre Saad Hariri. Lire la suite l’article

    Outre les dix membres du mouvement islamiste et de ses alliés, le ministre Adnan Sayyed Hussein a lui aussi quitté ses fonctions. Le Hezbollah a invité le président Michel Souleïmane à constituer une nouvelle équipe dirigeante.

    Après les magouilles bushistes, les magouilles clintoniennes pour « stabiliser » le Liban.

    Gabran Bassil, ministre chrétien allié du Hezbollah, a précisé que Saad Hariri avait rejeté les demandes en faveur d’une réunion d’urgence du gouvernement pour examiner la requête du mouvement chiite de cesser toute coopération avec le TSL.

    De son côté, Mohammad Fneish, ministre du Hezbollah, a accusé les Etats-Unis d’entraver les efforts saoudiens et syriens visant à dégager une solution.

    « Des efforts arabes nous offraient la chance de travailler d’une manière positive. Ces efforts n’ont pas abouti en raison de l’intervention américaine », a-t-il dit.

    Selon Hilal Khashan, professeur de sciences politiques à l’université de Beyrouth, Washington a opposé son veto à l’initiative de Ryad et de Damas.

    #Liban