In memoriam
http://www.humanite.fr/social-eco/viviane-forrester-une-plume-insoumise-contre-les-m-533907
« La rébellion ? Le sel de la terre, l’amorce de l’histoire, le sens premier de la littérature. »
Face à cet ultralibéralisme qui cherche « simplement à faire du profit sans obstacles », Viviane Forrester pratiquait la résistance comme « une forme d’optimisme », un réveil salutaire face à une puissance hégémonique. Pour qui n’a pas entendu l’écho répété de ce livre troubler le règne de la pensée unique, il est sans doute difficile d’en apprécier la portée d’alors. Il fut pour beaucoup dans la montée de l’altermondialisme, dans la fondation d’Attac, dont l’écrivaine fut, jusqu’au bout, une adhérente, et suscita, en réaction, des charges furieuses des tenants du système.
Entretien du 26 février 2000 avec Viviane Forrester lors de la publication de l’ouvrage « Une étrange dictature »
http://www.humanite.fr/node/424533
Le langage est beaucoup moins anodin qu’on ne le croit. Je suis étonné que les syndicats continuent à parler de « plans sociaux » alors qu’il s’agit de « plans de licenciements », par exemple. J’interroge tout, parce qu’il existe une imposture générale. Quand on dit « Il faut fermer des hôpitaux » ou « On ne peut pas augmenter les effectifs de l’éducation »..., je demande pourquoi ? Il existe des priorités qui, à mon sens, devraient être la santé et l’éducation, entre autres. Mais, aujourd’hui, ces secteurs-là doivent se débrouiller avec des miettes. Quand on pose la question « Pourquoi ne construit-on pas des écoles et des hôpitaux », on vous répond « Parce que c’est trop cher ». Quand on demande pourquoi c’est trop cher, il n’y a généralement pas de réponse, sauf celle de faire du profit.




























