person:victor serge

  • Anarchistes, syndicalistes, brigadistes et communistes aux Buttes Chaumont
    http://plateauhassard.blogspot.fr/2013/01/anarchistes-syndicalistes-brigadistes.html

    Le 24 rue Fessart était le siège du journal l’anarchie. En 1911 on y arrêta Victor Serge.

    « Soixante policiers, armés des pieds à la tête, firent irruption, rue Fessart, dans l’appartement qu’occupait le journal. Le siège de cette citadelle fut aisé. La clef, en effet, était sur la porte, et, dans la première pièce qui servait de salle à manger, la police tomba sur quelques camarades qui, paisiblement, dégustaient leur chocolat. La maison fut bouleversée de fond en comble. On chercha dans tous les coins, on remua tous les meubles. Cela, depuis six heures du matin jusqu’à midi. Beautés des perquisitions Mais nulle trace des bandits. Furieux, les policiers, plutôt que de rentrer bredouilles, emmenèrent tous ceux qui se trouvaient là. Le lendemain, onze des personnes arrêtées étaient relâchées. On ne conserva que Mlle Rirette Maitrejean, une petite femme souriante et espiègle, Claudine anarchiste, et son ami Kibalchiche, dit le Rétif... »

    Victor Serge, de son vrai nom Victor Kibalchiche, était ouvrier typographe puis directeur de l’anarchie. Le siège du journal (et domicile de Victor Serge et de sa compagne Rirette MaitreJean) est fréquenté par Bonnot qui va y rencontrer ceux qui vont devenir membres de sa bande : Garnier et Callemin
    Après le braquage de la société Générale, Garnier et Callemin se réfugient brièvement rue Fessart. Bien que totalement étranger à l’action de la bande, Victor Serge est condamné à 5 ans de prison. Devenu communiste il arrivera à Moscou en 1919 et sera le rédacteur de l’international communiste. Il s’opposera ensuite à Staline, sans être Trotskiste pour autant, condamné à trois ans de déportation il fut libéré grâce à une campagne de presse internationale et mourut au Mexique.

    #paris #histoire_sociale #anarchisme #bonnot #Victor_Serge #Kibalchice #Retif


  • http://myboox.f6m.fr/images/livres/reference/0008/20/memoires-d-un-revolutionnaire-et-autres-ecrits-politiques-1908-1947-victor-serge-9782221092507.gif
    Victor Napoléon Lvovich Kibaltchiche, vous connaissez ?
    Oui ? Non ?
    Alors peut-être connaissez-vous Victor Serge ?
    C’est le même homme. Victor Serge, c’est son pseudo à ce sacré bonhomme !
    Quelle vie ! Quel parcours ! Pour moi un exemple ! Respect comme on dit.
    Ses mémoires, je les ai lues, lues et relues. Feuilletées dans tous les sens ! Ce livre est inépuisable. Vous pouvez l’ouvrir à n’importe quelle page, vous y trouverez la vie, partout haletante.
    Alors voilà, comme je viens de le relire, encore, je voulais vous en faire profiter.
    Ce livre est un roman. Le roman d’une vie héroïque. Le roman d’une époque pas si lointaine. Bourré d’anecdotes à chaque ligne.
    Par où commencer ?
    Je vais essayer de résumer les grandes étapes de la vie de Victor Serge. Pas facile, facile vu le foisonnement d’aventures vécues !
    Alors pour faire bref.
    Victor Serge nait à Bruxelles en 1890. Ses parents russes sont pauvres et anti-tsaristes. C’est pourquoi ils fuient en Belgique.
    Adolescent, Victor Serge fréquente les anarchistes et va même jusqu’à côtoyer les « illégalistes » du genre Bande à Bonnot.
    Il refuse la violence de ces « bandits tragiques » mais écope tout de même de 5 ans de prison pour mauvaise fréquentation.
    Expulsé de France après sa peine purgée, il part en Espagne tenter un soulèvement anarchiste qui échouera. Puis il rejoint la Russie et sa jeune révolution bolchévique. Très tôt, il condamne la dictature du prolétariat et les abus de pouvoir policé des chefs bolcheviks.
    Condamné à l’exil par Staline, il suit un moment Trotski mais rapidement il le quitte, écœuré par le culte du chef pratiqué comme une religion par les trotskistes. « Nous n’étions pas trotskistes, car nous n’entendions pas nous subordonner à une personnalité, si écoutée, si admirée fût-elle, et car nous nous rebellions conte le culte du Chef. »
    Plus tard, expulsé de France, il meurt dans le dénuement en 1947 au Mexique, terre d’accueil des exilés politiques.
    Victor Serge est un libertaire et un écrivain de talent.
    Ses mémoires se lisent comme un roman. Sa vie est un grand roman dramatique mais toujours illuminé d’espoir.
    Il a vécu la prison, les révolutions, l’exil, la misère mais toujours il restera un défenseur des droits de l’homme, toujours il défendra les pauvres et les faibles.
    « Mais la servitude, c’est la mort, tandis que le combat n’est que le risque de mort. »
    Il a connu Lénine, Trotski, Breton, Gide, Giraudoux, Istrati et nombre d’autres bonnes ou mauvaises figures de l’histoire.
    Si vous voulez comprendre la politique d’aujourd’hui, les abus de pouvoir, les révolutions du printemps arabe et les contre-révolutions, lisez Victor Serge. Il sait tout expliquer avec toujours plein
    d’humanisme et de fraternité.
    A propos des révolutions, son ami l’écrivain roumain Istrati disait que faire une révolution c’était comme casser des oeufs pour faire une omelette sauf que toujours on casse les oeufs mais jamais on ne voit
    l’omelette !
    « Peu de satisfactions me paraissent aussi grandes que celles de comprendre et d’exprimer. »
    Avec courage, au péril de sa vie, il luttera contre tous les abus des pouvoirs, quitte à être renié par les siens. Sa vie est un combat. « Tout ce qui ne me tue pas me rend fort. » écrivait Nietzsche. Cette phrase pourrait servir de devise à Victor Serge qui, jamais, ne désespère de la vie pourtant si injuste.
    Victor Serge veut vivre et témoigner. « Il faut témoigner sur ce temps. Le témoin passe, mais il arrive que le témoignage reste...et la vie continue... »
    Sa pensée ? (Non pas sa doctrine car il nie toutes les doctrines)
    Défense et respect de l’homme. Défense de la vérité. Défense de la pensée.
    Nous sommes d’accord, non ?
    Pas besoin d’être militant à la cause anarchiste pour apprécier ce livre. Ce n’est pas un livre de propagande mais le témoignage d’un homme de bonne volonté, d’un opposant à tout régime totalitaire, d’un écrivain aussi. Il a écrit plusieurs romans dont « Naissance d’une force » ou « Les Hommes dans la prison ».
    Un livre qui donne de l’espoir...une aide-de-vie. Ce livre est aussi un hommage à la littérature, l’écriture. Victor Serge écrit admirablement bien en français, d’une écriture toujours vivante, passionnante. Il est aussi un grand lecteur, admirateur de Balzac.
    Vraiment que celui qui s’ennuie en lisant ce livre me fasse signe !


  • De la #censure comme programme électoral antiterroriste indépassable. Choisis ton censeur :

    Hollande :

    « Nous ne pouvons pas admettre, quel que soit le lien de parenté, qu’une personne puisse mettre en cause l’intervention des forces de sécurité pour mettre hors d’état de nuire celui qui a été un tueur dans des circonstances horribles d’enfants et de militaires ».

    Sarkozy :

    « tous ceux qui ont tenu des propos infâmants contre la France ou contre les valeurs de la République ne seront pas autorisés à entrer dans notre pays ».

    http://tempsreel.nouvelobs.com/si-vous-avez-manque-le-debut/20120327.OBS4733/mohamed-merah-indic-al-jazeera-ne-diffusera-pas-ses-videos.html


  • Les PARIS d’Alain Rustenholz : Belleville ou la revanche du lapin
    http://www.alain-rustenholz.net/2012/02/belleville-ou-la-revanche-du-lapin.html

    La dernière barricade de la Commune : elle tomba le 28 mai, à 13h. Ce fut, au choix, celle de la rue de Tourtille, au coin de la rue Ramponneau, dans le 20e, dont Lissagaray a peut-être été le dernier défenseur (Il sera en exil à Londres, l’amour des 18 ans d’Eleanor Marx, dite Tussy, la cadette ; il en a lui-même 34), si l’on en croit un dessin de Robida (né en 1848, il habita Belleville de 1869 à 1882, avant de filer sur Argenteuil) désignant celle-ci comme « la dernière barricade de la Commune ».

    Mais ce fut peut-être celle de la rue de la Fontaine-au-Roi que l’on évoque en traversant Bisson, qui la prolonge : sur celle-là, tenaient encore Jean-Baptiste Clément, Théophile Ferré, délégué à la Sûreté générale et son frère Hippolyte, Varlin, un garibaldien... « Au moment où vont partir leurs derniers coups, une jeune fille venant de la barricade de la rue Saint-Maur arrive, leur offrant ses services. Ils voulaient l’éloigner de cet endroit de mort, elle resta malgré eux. A l’ambulancière de la dernière barricade et de la dernière heure, Jean-Baptiste Clément dédia longtemps après la chanson des Cerises », écrira Louise Michel.

    0n a encore l’hypothèse de celle de la rue Oberkampf ? De celle de la rue Rébeval dans le 19e mitoyen ? En tous cas, elle se situa dans le périmètre du croisement des rue et boulevard de Belleville.


  • Anne Steiner : « Pour les en-dehors, l’émancipation individuelle n’est pas seulement le moyen de parvenir à un monde meilleur, elle est à elle-même sa propre fin » (Article11)
    http://article11.info/?Anne-Steiner-Pour-les-en-dehors-l

    Paris, fin XIXe-début XXe siècle. Une période fondatrice pour l’anarchisme individualiste, entre expérimentations pratiques et renouvellement théorique. C’est cette effervescence qu’Anne Steiner disséquait dans Les En-dehors, passionnante plongée dans le Paris libertaire d’avant-guerre. Il y a un mois, elle donnait une conférence sur le même sujet à Saint-Denis. Retranscription. Source : Article11