• #film #documentaire
    #Broken_land

    A journey with US citizens living in fear along the border with Mexico. They talk about murders, dangers and invasion. Anxiety is palpable. In front of them stands a wall and around them the #Border_Patrol is in action to protect their land. Why is America, a country so emblematic of freedom, erecting a fence in response to its border war?

    http://www.swissfilms.ch/de/now_playing_preview/coming_soon/-/id_film/2146547606

    http://vimeo.com/101308677

    #mur #barrière_frontalière #USA #Mexique #frontière #peur



  • La conception de l’équipement du futur soldat états-unien confié à un accessoiriste de Hollywood…

    Wall Street Journal : US military turns to Hollywood to outfit the soldier of the future
    http://www.kyivpost.com/content/world/wall-street-journal-us-military-turns-to-hollywood-to-outfit-the-soldier-o

    The Oscar-nominated designers at Legacy Effects have outfitted such memorable movie warriors as The Terminator, RoboCop, Captain America and Iron Man. The special-effects company is now at work on what seems a mission impossible: Building an Iron Man-style suit to protect and propel elite U.S. troops by encasing them in body armor equipped with an agile exoskeleton to enable troops to carry hundreds of pounds of gear.

    http://www.kyivpost.com/media/images/2014/07/08/p18sao4lqe153l1f196qebo5es14/content.jpg

    article du WSJ, derrière #paywall


  • Deux mises en ligne récentes qui se font écho :

    « Il n’y a pas d’enfance sans peur », par #Boris_Cyrulnik
    http://citrouillealsj.blogspot.fr/2014/07/il-ny-pas-denfance-sans-peur-par-boris.html

    À quelle peur initiale renvoie-t-elle, cette peur que les créateurs parviennent à réveiller en nous ? Est-elle une émotion humaine nuisible ou salvatrice ? Boris Cyrulnik, dans un texte publié dans l’ouvrage Même pas peur ( Gallimard jeunesse / Envols d’enfance, voir ici : http://envolsdenfance.com, ndlr) la décrypte, dit son utilité, et l’importance d’apprendre, par les liens aimants qui nous unissent, à la surmonter. En permettant de jouer avec elle, en la radiographiant et en esquissant les pistes des réponses qui peuvent la vaincre, les livres qui la mettent en scène, et qu’on propose aux enfants dans un rapport de confiance, ne contriburaient-ils pas ainsi à son dépassement ?

    http://www.gallimard-jeunesse.fr/var/storage/images/product/0a0/product_9782070648214_244x0.jpg

    et « Faut-il et peut-on se débarrasser des cauchemars ? » dans l’émission Science publique (#France_Inter)
    http://www.franceculture.fr/emission-science-publique-faut-il-et-peut-on-se-debarrasser-des-cauche

    « Pour dormir tranquille, il faut n’avoir jamais fait certains rêves », écrivait Alfred de Musset dans Lorenzaccio. Peut-être pensait-il alors aux #cauchemars... Sa phrase illustre en effet un phénomène qui nous touche pratiquement tous. Et qui reste très mystérieux. En effet, si les rêves sont largement étudiés, leur coté obscur, lui, a longtemps échappé à la compréhension des chercheurs. Il a ainsi fallu attendre le milieu des années 2000 pour qu’un premier modèle précis du fonctionnement des cauchemars soit élaboré par Tore Nielsen, psychologue à l’hôpital du Sacré Cœur à Montréal. Pour lui, les cauchemars naissent dans l’hippocampe, le siège de la mémoire contextuelle dans notre #cerveau. Il se poursuit dans l’amygdale où se situe la mémoire de la peur avant de mobilier le cortex préfrontal médian capable d’analyser le cauchemar, d’inhiber la peur qu’il suscite et de le transformer en souvenir tolérable...

    Mais si le cortex préfrontal échoue... le cortex cingulaire antérieur se réactive et... le dormeur se réveille brutalement, terrorisé et paniqué. Suivant ce scénario, il existerait donc de bons et de mauvais cauchemars. Les premiers nous serviraient à traiter nos souvenirs de peur et à les neutraliser. Les mauvais résulteraient de l’échec de ce processus avec des conséquences pénibles. Et qui peuvent devenir douloureuses si la fréquence de tels cauchemars est importante. Cela se produit assez souvent après des événements traumatisants de la vie éveillée comme les guerres ou les catastrophes. D’où l’importance des travaux visant à soigner les personnes victimes de cauchemars à répétition. Une méthode psychologique, l’IRT, dont nous allons parler, donne des résultats prometteurs dans ce domaine.

    http://rf.proxycast.org/908491272874893312/10192-27.06.2014-ITEMA_20647259-0.mp3

    #enfants #peur #audio #radio #livre #imaginaire


  • Les notes d’Okhin sur son exposé à #PSES2014 (Pas Sage en Seine)

    https://about.okhin.fr/posts/MakeDataloveNotCyberwar

    Il parle de sécurité sur l’Internet, et critique notamment l’approche trop exclusivement techniques des geeks. « Les barbus auto proclamés gourous des internets, cyber hactivistes, hackers, sysadmin et autre. Ce qui est cassé ce sont nos égos, nos réactions de sociopathes nihilistes face à un problème politique et social. Ce qui est cassé c’est notre absence de réaction politique, imbus de nous mêmes que nous sommes et confortés dans notre idée que nous sauverons le monde grâce aux machines. Nous n’avons pas besoin de CaliOPen ou de mailpile. D’OTR ou de GPG. De libre ou open SSL. Nous n’avons pas besoins d’appel à prendre les armes ou de nous écrire des lettres. »

    #sécurité_informatique #Internet #PGP

    • Et vous savez qui profite le plus des révélations d’Edward Snowden ? Non, ce ne sont pas les citoyens. Sinon, les organismes de surveillance auraient été remis sous contrôle des citoyens et on commencerait à avoir des procès. Non, ce sont les entreprises privées qui vendent de la sécurité. Pas les entreprises US, mais les entreprises UE. Les vendeurs de sécurité.

      Ils ne prospèrent que grâce aux vendeurs de peur. Si vous n’avez pas peur, vous n’avez pas besoin d’acheter un système de sécurité. Or nous sommes ceux qui parlons le plus de sécurité. Il faut de la sécurité pour avoir une vie privée disons nous. Il faut plus de sécurité pour se protéger de l’espionnage massif des états. Il faut plus de sécurité pour se protéger des botnets chinois. Il faut plus de sécurité… Toujours plus de sécurité… Tout en sachant que cette sécurité est impossible à atteindre.


  • #ADN_synthétique, le ministère de la Justice préparerait une instruction à ce sujet pour très bientôt.
    Il s’agit d’un ADN artificiel, garanti unique pour chaque flacon. Sa présence est facile à détecter en utilisant des UV, il faut ensuite l’analyser pour compéter l’identification.

    Traité (une fois) ici par @Val_K en février 2013, http://seenthis.net/messages/111670, lors d’une première bouffée médiatique, il fait doucement son chemin avec trois types d’emplois, cf. ci-dessous gamme de produit pour particuliers et commerçants
    https://dl.dropbox.com/s/b7im9cf499fxab5/SelectaDNA.jpg

    • marquage d’objets. Le fabricant/diffuseur annonce une réduction de 85% des cambriolages pour les matériels ainsi marqués.
    On notera que l’effet est essentiellement obtenu par la dissuasion résultant de l’affichage du marquage.

    Il dissuade efficacement les voleurs à commettre des crimes et il a été prouvé des reductions de 85% des cambriolages. L’effet principal est obtenu par les avertissements extérieurs avec des autocollants sur les fenêtres et les portes ainsi qu’une signalisation sur les objets marqués.

    Avec une variante en gel spécialement conçue pour pister des incidents d’origine « interne » (agissements d’employés). SANS affiches de signalisation, cette fois.

    • le spray se déclenchant lors d’une intrusion dans un local protégé. Là aussi l’effet principal est dissuasif. En cas de déclenchement, le système permet de confirmer l’identification d’un suspect.

    • une troisième utilisation est réservée aux forces de l’ordre et consiste à projeter le liquide sur des personnes que l’on pourra ainsi identifier ultérieurement. Intérêt évident pour les manifestations ou émeutes.
    Bientôt en France ?
    Reportage de France 2 en mai 2013
    http://www.youtube.com/watch?v=4hdPvfCMAwc

    Un exemple d’emploi antivol décrit dans la presse en mars 2013

    Trahi par de l’ADN synthétique
    http://www.leparisien.fr/espace-premium/seine-saint-denis-93/trahi-par-de-l-adn-synthetique-14-03-2013-2639127.php

    Début février, à Noisy-le-Grand, deux facteurs avaient été victimes d’une agression au cours de laquelle les clés qui leur servaient à ouvrir les boîtes aux lettres avaient été dérobées. Depuis, des plis ne cessaient de disparaître. La Poste a décidé de porter plainte. Pour coincer le voleur, les enquêteurs ont déposé à l’intérieur d’un colis cette substance chimique, inodore, incolore et inoffensive ainsi qu’une puce de traçage. Lundi, à 9h45, un nouveau colis était signalé manquant. Grâce au mouchard, les enquêteurs ont suivi pas à pas la trajectoire du paquet. Le voleur a été interpellé à 15h45, à Noisy-le-Grand. Lorsqu’ils ont balayé la lampe à ultraviolets sur le suspect, des traces fluorescentes sont apparues. Celles laissées par l’ADN synthétique. Le voleur a été placé en garde à vue.

    #police #surveillance


  • « It’s three times cheaper to give housing to the homeless than to keep them on the streets [...]

    The latest is a Central Florida Commission on Homelessness study indicating that the region spends $31,000 a year per homeless person on “the salaries of law-enforcement officers to arrest and transport homeless individuals — largely for nonviolent offenses such as trespassing, public intoxication or sleeping in parks — as well as the cost of jail stays, emergency-room visits and hospitalization for medical and psychiatric issues.”

    “Between 2005 and 2012 the rate of homelessness in America declined 17 percent”

    By contrast, getting each homeless person a house and a caseworker to supervise their needs would cost about $10,000 per person.»

    http://www.vox.com/2014/5/30/5764096/its-three-times-cheaper-to-give-housing-to-the-homeless-than-to-keep

    #prison #sdf



  • Réchauffement climatique : la tactique alarmiste en question - NYTimes.com
    http://alireailleurs.tumblr.com/post/82518624544

    Dans le New York Times, Ted Nordhaus et Michael Shellenberger de l’organisation de recherche environnementale Breakthrough Institute prennent à propos une émission américaine alarmiste sur le #changement_climatique pour souligner qu’"une décennie de recherche suggère que les appels basés sur la #peur du changement climatique inspirent le refus, le fatalisme et la polarisation". Une vérité qui dérange d’Al Gore (2006) a contribué à la division du public et le nombre d’Américains qui pensent que les médias exagèrent l’ampleur du réchauffement progresse. Des chercheurs du Frameworks Institute ont montré que les messages sur les événements météorologiques extrêmes renforçaient la conviction que le changement climatique pouvait être surmonté, pas empêché… Tant et si bien que les gens préfèrent acheter un 4x4 pour (...)

    #transition #écologie #cognition #psychologie #communication

    • Mais la génération 68 (celle des parents de ma génération) se montre généralement assez égoïste. Mes parents sont de la génération juste avant et j’ai pu voir la différence de traitement par rapport à mes petits camarades. Dans les anciennes générations, il y a justement l’idée fondamentale de la transmission, du passage de relai, du fait que rien n’est plus important que de pousser les nouvelles générations plus haut et plus loin, à tout prix. Avec une idée de sacrifice un peu pesante à vivre, parfois.
      À contrario, mes potes gosses de baby-boomers, ils ne sont pas maltraités, mais leurs parents ont tout de même l’air de penser que ça va être difficile de faire mieux qu’eux et se sont désinvestis largement de leur job de propulseurs. En gros, ils ont agi comme s’ils étaient arrivés au sommet de la pyramide sociale et qu’ils le méritaient bien et qu’ils n’allaient pas se laisser gâcher leur plaisir par les mouflets qu’ils ont eu la grande bonté de mettre au monde. Ce sont eux qui ont collé massivement les vieux à l’hospice, carrières obligent, et qui ont un peu laissé l’ascenseur social se démerder comme il peut, surtout quand ils ont commencé à se sentir menacés par les générations montantes.
      Je me souviendrais toute ma vie d’une copine qui était avec moi en licence et dont les parents, bien bourgeois, avaient décidé que ça lui ferait la couenne de bosser pendant ses études (ça peut se défendre, sauf qu’eux avaient bénéficié du marchepied parental en mode complet, mais bon...).
      Cela dit, la copine s’en sort assez mal (parents bourgeois = 0 aides au logement ou à quoi que ce soit) et va un jour leur demander une rallonge. Sa mère n’a pas le temps de lui parler, elle la retrouve en train de chiner une table basse au Louvre des antiquaires... et de lui répondre qu’elle n’a pas de fric pour elle, parce que ses prochaines vacances au bout du monde lui ont couté les yeux de la tête.

      Ma copine a pris le job a plein temps et a arrêté les études.

      Perso, je n’ai pas compris comment cette bonne femme pouvait préférer ses vacances à l’avenir de son gosse.

      Mais je pense qu’ils sont pas mal dans cette catégorie.

      Cela dit, je trouve que cette pensée « tout pour ma gueule, tout de suite, et merde aux autres » est assez contagieuse et a rattrapé des gens qui étaient dans la transmission et qui sont maintenant dans le « après moi, la fin du monde » et tant pis pour les gosses, pas de chance pour eux, mais fallait bien que ça tombe sur quelqu’un.

    • C’est la génération : « parce que je le vaux bien » qui estime effectivement qu’elle le mérite plus que les autres, même si le principal mérite, en terme de trajectoire sociale, est le plus souvent de naître dans le bon milieu et au bon moment (le destin des cohortes varie selon le contexte de l’entrée sur le marché du travail).

    • Mes parents étaient étudiantEs en 68 mais les premièrEs de la lignée à accéder à des études et illes ne sont pas comme ça, quatre gosses et jamais de vacances au soleil. Ça correspond à un ethos modeste et rural plus généreux et solidaire que les sales bourges que tu décris, @monolecte... Depuis que j’ai réalisé que le DIY n’existe pas à la campagne, mais plein de pratiques d’auto-production, je pense qu’on y vit différemment le rapport aux autres. Plus responsable, plus étouffant aussi.


  • Après le #minaret, le #voile

    La section valaisanne de l’Union démocratique du centre (#UDC) a annoncé hier qu’elle allait lancer une #initiative_cantonale pour proscrire le port du voile à l’#école. Après les minarets, il serait effectivement dommage de se priver d’un si bel objet de polémique. Ceci alors que la ­situation en Suisse est relativement pacifiée et qu’on peine à trouver des cas réellement problématiques.
    Oh, bien sûr, le débat est toujours légitime. Dans un Etat laïc, certaines limites sont évidemment pertinentes et doivent être rappelées en matière de #religions. Il est souhaitable de garantir aux enfants comme un besoin utile, voire essentiel, l’apprentissage de la #natation, auquel il ne saurait être question se soustraire sous prétexte de pudibonderie, comme l’a rappelé récemment la justice. Et pas question d’échapper à certains enseignements sous prétexte qu’hypothétiquement ils égratigneraient tel ou tel dogme religieux. La question est donc bien plus où l’on place le curseur et pas sur sa légitimité.
    Mais ce genre de sujets sociétaux est surtout du pain béni pour les #partis_populistes. Ils permettent de diviser la gauche et les partis institutionnels en dévoyant le principe de la #laïcité. Un peu comme les racistes ou les négationnistes brandissent la liberté d’expression pour justifier leurs élucubrations.
    Toujours tentant quand on est en train de braconner quelques voix. De plus, ils peuvent être gagnés devant le peuple. Ceci en jouant sur la #peur et en stigmatisant un #bouc_émissaire : l’#arabo-musulman qui vient voler le pain du bon Helvète et ne respecterait même pas ses #coutumes. En plus, il se trouve toujours quelques imbéciles utiles pour apporter de l’eau au moulin udéciste : des représentants souvent autoproclamés des intérêts des #musulmans. En tenant quelques propos odieux sur la #lapidation, ou en relativisant la pertinence de certaines normes fondamentales en matière de droits humains, ils alimentent la #peur et, partant, le #rejet.
    Gardons donc à l’esprit les fondamentaux de la #démocratie. L’Etat doit-il nous dire comment nous habiller ? Comment penser ? En quoi croire ? De fait, l’UDC invoque sa volonté de défendre les « #racines_chrétiennes » de notre société pour justifier son texte islamophobe. En cela, le parti blochérien montre que la défense de la laïcité – un des socles de l’Etat de droit et de la démocratie – n’est pas le premier de ses soucis. C’est bien dans une optique de #choc_des_civilisations que s’inscrit sa pitoyable démarche.
    Et on se réjouit déjà, au cas où cette initiative passerait, qu’un fondamentaliste chrétien attaque les masques de Loetschenthal pour leur dangereux potentiel animiste.

    http://www.lecourrier.ch/119638/apres_le_minaret_le_voile

    #islamophobie #Valais #Suisse


  • #Peur, #colère, rejet du #politique : le député marcheur Jean Lassalle rend compte de son tour de France
    http://www.francetvinfo.fr/elections/municipales/peur-colere-rejet-du-politique-le-depute-marcheur-jean-lassalle-rend-co

    A en croire Jean Lassalle, la peur se généralise. « J’ai vu la même peur, affirme-t-il, dans les yeux du préfet et du chômeur ».

    Peur du futur face à un avenir illisible. « Le fil conducteur, assène-t-il, c’est l’enfant. Les parents culpabilisent parce qu’ils ne donneront pas à leurs enfants les mêmes chances que celles qu’ils ont eues. »

    Peur du citoyen vis-à-vis de la justice, constate le député. « Elle ne rassure plus, elle effraie. Et les avocats généraux que j’ai rencontrés ne m’ont pas rassuré en parlant d’un système bloqué. »

    Peur de l’entreprise : Patrice, un masseur-kinésithérapeute de Vannes (Morbihan), a évoqué des salariés « qui vont au travail la boule au ventre, qui ont 45 ans et attendent la retraite ».

    Peur de ne pas avoir de toit : « Les gens trouvent indigne en 2014 de devoir faire des démarches pour avoir un logement. A Paris, j’ai vu une mère de six enfants qui vit dans un F1 depuis vingt ans et dont l’aînée, étudiante en médecine, entend les cris du bébé quand elle travaille. »

    Peur d’une France de plus en plus divisée. Témoignage de Bernard sur le site : « Le pays est divisé en deux mondes qui ne se comprennent pas : Paris intra-muros et le reste du pays (98% de la superficie). Colbertisme centralisateur insupportable avec une tribu de technocrates qui s’autogénère ». Pour Céline, « il faut arrêter de monter les Français les uns contre les autres sous prétexte d’insécurité, de discrimination afin d’en tirer profit. »


  • Selon Julien Dray, la « théorie du genre » à l’école est la conséquence de Najat Vallaud-Belkacem et des féministes qui « émasculent les sexes »
    http://lelab.europe1.fr/Selon-Julien-Dray-la-theorie-du-genre-a-l-ecole-est-la-consequence-de-

    La théorie du genre à l’école, c’est la conséquence de l’influence d’un féminisme qui s’est radicalisé. Najat [Vallaud-Belkacem, ministre des Droits des femmes, NDLR], elle, est sur la ligne des féministes ultras américaines, qui sont en train d’émasculer les sexes !

    #pathétique #masculinisme #machisme #calomnie #peur


  • Une application pour écouter le danger - Technology Review
    http://www.technologyreview.com/news/524971/app-listens-for-danger-when-youre-not-paying-attention

    One Llama - http://www.onellama.com - est une application pour smartphone qui écoute votre #environnement pour vous et vous signale les dangers auxquels vous pouvez être confronté. Tags : internetactu fing internetactu2net #son environnement #quantifiedself #bodyware #corps

    • The crux of One Llama’s technology is what the company calls its “artificial ear.” When sound enters your ear, it travels through the spiral-shaped cochlea, which is lined with tiny hair cells that vibrate like tuning forks when hit by certain frequencies. One Llama’s artificial ear is a software version of this—essentially, a bank of digital tuning forks that measure sounds. It’s based on work that cofounder David Tcheng and others conducted at the University of Illinois, where he is a research scientist.

      The company claims this method can be speedier and more flexible than other common methods for analyzing the different frequencies of the vibrations that we hear as sounds.

      In the case of Audio Aware, it will work by listening through your smartphone’s microphone, Tcheng says, constantly comparing what it hears to stored templates of alert sounds it needs to recognize. When a sufficient match, such as a car horn, is detected, it will cancel any audio you’re hearing and pipe in an amplified version of the sound it’s picking up, or perhaps a cartoon-like version of that sound that is easier to recognize.

      Audio Aware will be able to work without access to a wireless network, but it will have to stream audio to a remote server when it learns new sounds—in a new country, for example, where sirens sound different than at home.

      #technologie #acoustique #peur #surveillance #oreille_artificielle


  • Homosexualité, transsexualité : nous sommes partout (Libération)
    http://www.liberation.fr/debats/2014/02/14/nous-sommes-partout_980296

    L’#homosexualité est un sniper silencieux qui colle une balle dans le cœur des enfants des cours de récréation, il vise sans chercher à savoir s’ils sont gosses de bobos, d’agnostiques ou de catholiques intégristes. Sa main ne tremble pas, ni dans les collèges du VIe arrondissement, ni dans les zones d’éducation prioritaires. […]
    La #transsexualité est un sniper silencieux qui colle une balle dans la poitrine d’enfants plantés devant un miroir ou qui comptent leurs pas sur le chemin de l’école. Il ne se préoccupe pas de savoir s’ils sont nés d’une insémination artificielle ou d’un coït catholique. Il ne se demande pas s’ils viennent de familles monoparentales ou si papa portait du bleu et maman s’habillait de rose.
    […]
    Il n’est pas difficile d’imaginer que parmi les adultes qui participent aux manifestations de la colère certains portent, enkystés dans leur plexus, une balle ardente. Par simple déduction statistique, et connaissant la virtuosité des snipers, je sais que certains de leurs #enfants portent déjà la balle au cœur. J’ignore combien ils sont, quel est leur âge, mais je sais que certains d’entre eux ont la poitrine qui brûle.
    Ils portent des banderoles qu’on a mises entre les mains, qui disent « ne touchez pas à nos #stéréotypes ». Mais ils savent qu’ils ne pourront jamais être à la hauteur de ces stéréotypes. Leurs #parents hurlent que les groupes LGBT ne doivent jamais entrer dans les collèges, mais ces enfants savent que ce sont eux, les porteurs de la balle LGBT. La nuit, comme quand j’étais enfant, ils vont au lit avec la #honte d’être les seuls à savoir qu’ils sont la déconvenue de leurs parents, ils vont se coucher avec la #peur de ce que leurs parents les abandonnent s’ils apprennent, ou préfèrent encore qu’ils meurent. Et ils rêvent peut-être, comme moi avant eux, qu’ils s’enfuient dans un pays étranger, dans lequel les enfants qui portent la balle sont les bienvenus. Et je voudrais dire à ces enfants : la vie est merveilleuse, nous vous attendons, ici, nous sommes nombreux, nous sommes tous tombés sous la rafale, nous sommes les amants aux poitrines ouvertes. Vous n’êtes pas seuls.

    • Ellen Page fait son coming out dans un discours plein d’émotions
      http://www.madmoizelle.com/ellen-page-coming-out-231751

      Je sais qu’il y a des gens dans cette pièce qui vont à l’école tous les jours et qui se font traiter comme de la merde pour aucune raison. Ou vous rentrez à la maison et vous vous dites que vous ne pouvez pas dire à vos parents toute la vérité à votre propos. Au-delà de vous coller telle ou telle étiquette, vous vous inquiétez pour le futur. À propos de l’université, du travail ou même pour votre propre sécurité. Tenter de créer une image mentale de votre vie – de ce qui va bien pouvoir vous arriver – ça vous brise un peu plus chaque jour. C’est toxique, douloureux, et profondément injuste.
      […]
      Il y a des stéréotypes envahissants sur la masculinité et la féminité qui définissent la façon dont nous sommes tous censés agir, nous habiller et parler. Ils ne sont à l’avantage de personne. Quiconque défie ces prétendues “normes” doit supporter les commentaires et un examen minutieux. La communauté LGBT connaît tout ça trop bien.
      […]
      Il y a trop d’enfants qui souffrent de brimades, d’être rejetés ou simplement maltraités pour ce qu’ils sont. Trop d’exclus. Trop d’abus. Trop de gens sans foyers. Trop de suicides. Vous pouvez changer tout ça et vous êtes en train de le changer.


  • #Migrations : les #Roms viennent en #Allemagne pour travailler, pas pour toucher les #aides_sociales

    En Allemagne comme en France, les politiciens agitent une hypothétique arrivée massive de populations pauvres d’Europe de l’Est, et notamment de Rroms, pour attiser la peur des électeurs et capitaliser sur des thématiques populistes. Pourtant, de l’autre côté du Rhin, on demande sans cesse une main d’œuvre bon marché pour exercer les métiers que personne ne veut faire... L’analyse du journaliste Norbert Mappes-Niediek.

    http://balkans.courriers.info/IMG/jpg/duis_marxloh_dpa_400q.jpg

    http://balkans.courriers.info/article24163.html

    #abus #travail #populisme #peur


  • "La #peur de « l’#Autre » dessine une géographie du « #vivre_séparé »"

    Globe a souhaité prolonger par écrit l’entretien sur le #nettoyage_ethnique en posant quelques questions à #BénédicteTratnjek. Elle est chercheuse, enseignante et doctorante en géographie à l’université de la Sorbonne (paris IV). Elle anime le blog géographie de la ville en guerre.

    http://www.franceculture.fr/blog-globe-2011-12-14-la-peur-de-%C2%AB-l%E2%80%99autre-%C2%BB-dessine

    http://www.franceculture.fr/sites/default/files/imagecache/ressource_full/2011/12/14/4360313/Capture%20d%E2%80%99e%CC%81cran%202011-12-14%20a%CC%80%2010.11.07.png

    #nettoyage_ethnique #épuration #purification #génocide #massacres #déplacements_forcés #séparation #extermination #ségrégation

    cc @albertocampiphoto


  • #Peur des #femmes dans l’espace public, féminisme et antiracisme - Crêpe Georgette
    http://www.crepegeorgette.com/2014/02/10/peur-des-femmes-dans-lespace-public-feminisme-et-antiracisme

    On se retrouve donc face aux points suivants :
    – les femmes en général ont peur dans l’espace public
    – les femmes noires font face à des réactions racistes et se voient nier un statut de victimes quand elles le sont
    – les hommes racisés appliquent déjà le conseil du trottoir car ils savent qu’ils font peur aux blancs.
    – beaucoup d’hommes blancs chouinent qu’ils sont très malheureux, sont tapés par les noirs et les arabes et sont vues comme des violeurs par les femmes blanches alors qu’ils sont très gentils.
    En clair tout le monde est conditionné à déjà agir en fonction de règles sexistes et patriarcales sauf, quelle surprise les hommes blancs.


  • Le trottoirgate ou comment la peur vint aux femmes - Crêpe Georgette
    http://www.crepegeorgette.com/2014/02/05/le-trottoirgate-ou-comment-la-peur-vint-aux-femmes-2

    Les femmes sont éduquées dans la peur ; cela ne veut pas dire que toutes ont peur mais que toutes subissent des injonctions à avoir peur, injonctions qui sont pour la plupart irrationnelles. Je vais résumer des points que j’ai abordés à de nombreuses reprises dans mon blog donc je vous incite à faire quelques recherches. Les femmes risquent davantage d’être violées par une personne connue chez elle ou chez le violeur ; le risque d’être violée la nuit, par un inconnu est faible ; pourtant on enseigne aux femmes que la rue est un espace hostile où elles risquent le viol à tous les coins de rue. La majorité des viols se déroule chez la victime ou chez le violeur ; le violeur est connu dans la majorité des cas. En clair, une femme risque davantage d’être violée par quelqu’un qui la raccompagne que par un inconnu dans la rue.
    Il ne s’agit pas de dire qu’il n’y a aucun risque dans l’espace public mais qu’il est de toute autre nature que ce que craignent les femmes ; on peut se faire voler son portable par exemple c’est un risque mais ce n’est pas ce que craignent les femmes dans leur majorité.
    Parallèlement les hommes sont beaucoup agressés physiquement dans la rue ; il leur est enseigné de ne pas avoir peur et d’affronter ces dangers là. Ainsi en 2011, 360 000 hommes ont été victimes de violences physiques hors ménage contre 300 000 femmes. On constate que davantage d’hommes que de femmes peuvent être victimes d’une agression physique mais aucun homme n’a jamais été élevé dans la peur ; bien au contraire, on lui demande de l’affronter pour ne pas être « une femmelette ». On ne proposera pas à un homme de le raccompagner chez lui par exemple.


  • DariaMarx » #safedanslarue
    http://dariamarx.com/2014/02/04/safedanslarue
    En gros, si on t’insulte et t’agresse dans la rue, c’est normal : tu es grosse et tu fais peur !

    Je porte plainte. Je suis secouée. J’ai la plaque de la voiture. La flic qui me reçoit dit que ce n’est pas grave. Que c’est pas bien grave quand même. Je raconte. Les mots, les mains sur mon cou, les insultes. Je raconte mes insultes aussi. Je dis tout. Mais pourquoi vous vous êtes énervée aussi ? Pourquoi vous avez répondu ? Je ne sais pas. Parce que je ne supporte pas qu’on m’insulte gratuitement. Parce que je supporte plus. Parce que c’est mon droit de ne pas le supporter ? Elle me propose un médecin, mais elle n’est pas officier, donc elle ne peut pas me donner le rendez-vous, il faudrait changer d’arrondissement et prendre rendez-vous, ca a l’air tellement compliqué que je laisse tomber. J’appelle ma mère, qu’elle vienne me chercher. Elle pense que je me suis fait arrêter à une manif. Elle ne s’attend pas à mon air défait. J’ai les nerfs qui lâchent. Je pleure. Je rentre chez moi. J’attends. Je suis convoquée pour la confrontation. Je me retrouve assise dans un petit bureau, avec le mec qui m’a étranglé. La flic lit ma déposition. Non, je ne veux rien changer. Elle lit la sienne. Je suis une racaille en surpoids qui l’a agressé car j’avais la flemme de faire le tour plutôt que d’éviter sa voiture mal garée. Je suis une personne aigrie qui répond aux insultes alors que j’aurais pu me taire. C’est incompréhensible pour lui. Oui, il m’a bien touché, mais pas à la gorge, qu’il dit. Au visage et aux épaules. Pour se défendre. Parce qu’il a peur de mon apparence monstrueuse. C’est marqué. Sur la déposition. Marqué. Silence. La flic s’attend à ce que je m’énerve. Vous ne vous énervez pas, qu’elle me demande. Non. Je ne dis rien. Et vous monsieur vous ne dites rien, qu’elle demande. Non rien. Ah super je vais finir plus tôt ce soir, elle nous fait signer un papier. Je descends l’escalier du commissariat, j’entends les pas du mec derrière moi. Je suis aussi humilié par cette déposition que par l’agression. Ca part au proc, elle a dit ca, la flic. Ca suit son cours.

    • J’ai juste ce truc, dans la rue, qui m’est arrivé, en plein jour, pour un trottoir, pour une insulte rendue, un mec qui a pensé normal de porter ses mains sur mon cou et de serrer. Et qui n’en démordra pas. Qui est sur de lui. Qui me dit qu’il vient de Neuilly lui. Qu’il ne se bat pas. Qu’il n’est pas comme ca. Et moi je suis quoi ? Dans quel monde, pourquoi, au nom de quoi, est ce que je dois accepter de me faire insulter ? Dans quel monde, pourquoi, au nom de quoi, dois je accepter de baisser les yeux devant celui qui m’agresse verbalement ? Je ne sais pas. Je sais que répondre, ca ne marche pas.

      Un jour, t’auras juste besoin de sortir avec un flingue dans la poche de ton imper et tu seras prêt-e à fumer le premier connard qui te regardera de travers.

      #violence_urbaine #peur #dictature_des_sales_cons

    • Dans une beaucoup moindre mesure, mais le mécanisme de réaction est sensiblement le même, ça me (et nous) arrive toutes les semaines avec les connards et connasses garé⋅e⋅s en une seule fois 1) sur le trottoir ET 2) sur la piste cyclable ET 3) devant notre porte !

      Obligé de faire de la gymnastique pour sortir le vélo ou la poussette des enfants. Du coup, lorsqu’on trouve les propriétaires, on les engueule vertement. Et premier réflexe : c’est EUX qui nous engueulent encore plus fort. Et c’est toujours ceux qui sont le plus en tords qui gueulent le plus, qui ne s’excusent jamais et qui insultent. Même après des années à voir toujours la même chose, je continue de trouver ça hallucinant.

      Un jour je prendrai une barre à mine, et j’exploserai les 40 voitures qui jalonnent le trottoir rien que dans ma seule rue.

    • @monolecte je sais bien que ce n’est pas ce qu’elle veut faire passer comme message. C’est plutôt ma réaction quand je lis ce genre de récit. Une réaction des tripes face à la bêtise à l’état brut.

      Un jour je prendrai une barre à mine, et j’exploserai les 40 voitures qui jalonnent le trottoir rien que dans ma seule rue.

      Merci @rastapopoulos. Parfois je me dis que je suis le seul à avoir des réactions « borderline »

    • Ce n’est pas que contre les femmes, cette violence, c’est la violence contre les gens civilisés, la violence quotidienne de l’incivilité qui se drape dans l’arrogance.

      C’est le règne de la violence, celle qui sert de justification. C’est la seule forme d’existence que d’emmerder le monde pour son petit plaisir, pour faire le caïd, c’est la seule forme de revanche des mâles abrutis, désorientés, déboussolés parce qu’ils ne servent plus à rien, parce qu’ils sont tellement bêtes qu’on peut les remplacer par des machines.
      Ils feront tout pour ramener au pouvoir des systèmes ancestraux, où leurs muscles et leur connerie permettaient au moins qu’on les utilise à quelques tâches où ça les fatigue un peu et où ils ont l’impression de servir à quelque chose.

      Ces systèmes dans lesquels on est encore le chef, où l’on garde les cours d’école, mitraillette à la main, comme dans d’autres pays, où ces hordes de connards font régner la misère par la terreur, parce qu’ils ont toujours l’âge mental d’un écolier.

      La connerie masculine tue beaucoup plus que la plupart des maladies, et c’est le grand facteur d’arriération de la race humaine.

      Comme dit Sombre Hermanos en réponse à Rastapopoulos (qui a raison de souligner que les abrutimobilistes sont légion), le problème est que comme la violence est le seul langage compris par le crétin, ça entraîne tout le monde dans la spirale de la violence.

      Et un des commentaires du blog de la victime en appelle à Google glasses, c’est à dire à un monde fliqué en permanence pour remplacer l’éducation, un monde où les drones surveilleront tout pour empêcher les misérables de voler et les cons de frapper. Génial.


  • Pourquoi les Français n’ont rien à craindre de l’immigration

    Un Américain enseignant la philosophie dans une université parisienne s’étonne de trouver en France un discours politique et intellectuel sur les dangers de l’immigration. Il livre son #témoignage en tant qu’"étranger privilégié".

    http://www.courrierinternational.com/files/imagecache/article/2014/01/1701immigration_0.jpg

    http://www.courrierinternational.com/article/2014/01/20/pourquoi-les-francais-n-ont-rien-a-craindre-de-l-immigration

    #migration #stéréotypes #France #craintes #peurs


  • « Comment l’ambiance sonore des magasins influence-t-elle nos achats ? », par l’émission Science publique (#France_Culture)
    http://www.franceculture.fr/emission-science-publique-comment-l-ambiance-sonore-des-magasins-influ

    Les progrès en matière d’étude du #cerveau humain ont de multiples applications. Ils permettent de mieux comprendre comment fonctionne cet organe lorsque nous apprenons, lorsque nous ressentons du plaisir, de la douleur, des émotions, des addictions... Mais que se passe-t-il lorsque nous achetons ? Une discipline récente se charge de répondre à cette question. Il s’agit du #neuromarketing. Cette spécialité ne cherche pas à exploiter du « temps de cerveau humains disponible », selon la célèbre formule de Patrick Le Lay, lorsqu’il était PDG de TF1. Elle étudie les processus mentaux et les comportements à l’œuvre chez les consommateurs. Le neuromarketing a ainsi identifié une cible privilégiée : le cerveau reptilien, le plus primitif, celui où siège l’instinct de survie et de fuite mais aussi le #plaisir et la #peur.

    (...) Susciter des émotions fait également partie des instruments efficaces. Or le #son et la #musique en sont parfaitement capables. En tentant de court-circuiter l’intelligence, le neuromarketing se dote d’un pouvoir considérable. Au point que l’un de ses gourous, Martin Lindstrom, estime nécessaire d’établir une #éthique du neuromarketing...

    – Comment les #ambiances sonores des magasins sont-elles conçues ?
    – Quelle influence peuvent-elles exercer sur le comportement des consommateurs ?
    – Jusqu’où les spécialistes du neuromarketing sont-ils prêts à aller en matière de manipulation du cerveau humain ?
    – Le consommateur a-t-il son mot à dire ou bien est-il en train de devenir un simple sujet d’expérience pour les experts en marketing ?
    – La réflexion éthique dans ce domaine doit-elle être réservée aux spécialistes du neuromaketing eux-mêmes ou bien d’autres instances peuvent-elles intervenir ?

    http://rf.proxycast.org/851366723419377664/10192-24.01.2014-ITEMA_20579326-0.mp3

    C’est toujours bien que le service public et les boîtes privées s’avisent de la nécessité d’une réflexion éthique sur le neuromarketing plusieurs décennies après sa mise en place. Bref. Mais il faut reconnaître que c’est assez drôle d’entendre Michel Alberganti insister auprès des designers pour qualifier leur pratique de « #conditionnement ».

    Où il est question de la musique dans les parkings comme moyen de brouiller la vigilance auditive des voleurs, et donc comme système antivol préventif.

    Attention aux oreilles fragiles : cette émission contient du #design_sonore.

    #marketing_sonore #audio #radio #comportementalisme #consommation #publicité


  • Tiens, amuse-toi donc les oreilles avec « Radioscopie de la peur », un #documentaire_radio de Guillaume Istace sur les #films d’#horreur
    http://radioscopic.podomatic.com/entry/2012-12-29T00_47_30-08_00

    A partir d’une question simple « pourquoi regarde-t-on des films d’horreur ? », je vous propose une documentaire ludique jalonné de montages sonores, d’entretiens d’amateurs du genre, d’extraits de films et d’#archives.

    Pourquoi aime-t-on avoir #peur ? Qu’est-ce qui fait peur dans ces films ? Ces films nous racontent-ils quelque chose sur leur époque ? Telles sont les questions abordées par ce documentaire.

    Avec :
    dans les rôles des amateurs :
    Noël Godin, entarteur et cinémaboule
    Thomas Gunzig, écrivain,
    Fabrice du Welz, Cinéaste

    dans le rôle du psy :
    Alex Lefevbre, chercheur en psychopathologie

    dans le rôle du réalisateur / Investigateur :
    Guillaume Istace

    Entre autres choses, vous aurez l’occasion d’y entendre :

    quelques coups poignard donnés par un
    malade mental qui se prend pour sa mère
    Un cinglé dans un grand hôtel désert qui veut tuer sa femme,
    Des extra-terrestres déguisés en humain,
    Une créature dégoûtante dans un vaisseaux perdu dans l’espace,
    une tronçonneuse infernale,
    des cris de femme en panique en veux-tu en voilà,
    une logorrhée ordurière de fillette possédée par le diable,
    des jeunes avec leur caméra perdus dans la forêt
    des apparitions effrayantes (tataaa !),
    quelques râles de mort-vivants,
    un ou deux dérèglements psychologiques,
    une dévoration carnassière

    http://radioscopic.podomatic.com/enclosure/2012-12-29T00_47_30-08_00.mp3

    #audio #radio #cinéma #histoire #création_sonore


  • http://efap3.files.wordpress.com/2012/02/geolocalisation.png

    « Selon le New York Times, des SMS d’avertissement ont été envoyés sur les mobiles se trouvant à proximité des événements, grâce à la géolocalisation.

    Selon le quotidien américain, le message envoyé aux usagers est le suivant : “c her abonné, vous êtes enregistré comment participant à un trouble massif”. Il n’est pas clair si cet avertissement est prévu par la nouvelle législation votée par le parlement ukrainien ou s’il s’agit d’une initiative basée sur une interprétation extensive des nouvelles prérogatives désormais accordées par la loi.

    Interrogés par le journal ukrainien Ukrainskaya Pravda, les trois principaux opérateurs de téléphonie mobile du pays (Kyivstar, MTS et Life) ont nié avoir fourni des données de géolocalisation au gouvernement ou envoyé des SMS d’avertissement aux manifestants. Pour Kyivstar, il est possible qu’il s’agisse d’un piratage d’une antenne-relais située à proximité.

    La réception de ce texto de mise en garde n’a toutefois pas dissuadé les protestataires d’abandonner leurs barricades. Le New York Times a relevé qu’un nouvel affrontement a eu lieu entre les manifestants et la police anti-émeute, trois heures après l’arrivée des premiers messages. De là à dire que cette menace à peine voilée a galvanisé certains Ukrainiens, il n’y a qu’un pas...

    L’usage combiné des smartphones et de la géolocalisation pour surveiller ou mettre en garde des manifestants n’est pas tout à fait nouveau. Cela s’est produit en Égypte au moment du printemps arabe. Dans un tout autre genre, cette piste a été suggérée pour compter les participants à un cortège, comme celui de La Manif’ pour tous, afin d’éviter les écarts de calcul entre la police et les organisateurs. »

    http://www.numerama.com/magazine/28135-en-ukraine-des-sms-d-avertissement-envoyes-aux-manifestants-pro-euro

    #société_du_contrôle
    #dispositif_de_surveilance


  • Map of the Day: The High Cost of Vaccine Hysteria | Mother Jones
    http://www.motherjones.com/kevin-drum/2014/01/map-day-high-cost-vaccine-hysteria

    Use of the MMR vaccine plummeted during the aughts, as vaccine-autism hysteria was spread by charlatans and the ignorati. Needless to say, this did nothing to affect the incidence of autism, but it sure had an effect on measles and mumps. To this day, though, I don’t think any of the vectors of this hysteria have so much as apologized.

    http://www.motherjones.com/files/blog_map_measles_mumps.jpg

    measles = rougeole
    mumps = oreillons

    conséquences : potentiellement très graves

    #vaccins #irrationnel #peur #santé #cartographie


  • Misère de notre addiction numérique
    http://www.lemonde.fr/idees/article/2014/01/02/misere-de-notre-addiction-numerique_4342308_3232.html
    Un tribune du groupe Marcuse, parue dans Le Monde du 03/01, sur l’après #Snowden et ses révélations sur la #NSA. Peut-être l’un des textes les plus cohérents que j’aie lu sur la question. via @s_surveillance.

    L’affaire Snowden, du nom de l’ex-consultant pour l’Agence de sécurité nationale américaine (NSA) à l’origine des fuites sur le programme de surveillance électronique, a révélé l’ampleur du contrôle des citoyens du monde entier. Que faire face à ce phénomène ?

    La cascade de « révélations » sur les programmes de surveillance électronique, déclenchée par Edward Snowden au mois de juillet, continue. Après les classes politiques européennes et la presse, ce sont maintenant des écrivains du monde entier qui s’indignent et réclament l’édiction par l’ONU d’une déclaration des droits de l’homme numérique (« Refusons la société de surveillance ! », Le Monde daté 11 décembre). (…)

    Pour tous ceux qui défendent le projet de « société de la connaissance », il n’y a là que des dérives. Les nouvelles technologies restent à leurs yeux un vecteur de libération sans précédent, une panacée économique, politique, sanitaire.

    Les nations démocratiques doivent simplement ériger des garde-fous légaux contre les possibilités de surveillance qui s’offrent aux services de renseignement policier (version pirate : des communautés d’internautes libres doivent s’organiser contre les géants du Net).

    Et surtout :

    Les Etats et les grandes entreprises devraient vraiment faire preuve d’une vertu surnaturelle pour ne pas être tentés de tirer profit du fait que nous vivons dans une société où tout est enregistré, mémorisé.

    #peur #Finkielkraut ;-) mais surtout #big_data

    • Bouclé aujourd’hui le scénario d’un reportage dessiné où interviennent ces auteurs. Impecc’, comme toujours ! Si vous n’aimez pas Le Cauchemar de don Quichotte, lisez au moins La Liberté dans le coma !

      « L’aspiration individuelle à ne dépendre de rien ni de personne conduit à de nouvelles servitudes, à une forme de collectivisme non moins implacable que les communautés étouffantes d’autrefois. »

      Groupe Marcuse, La Liberté dans le coma, La Lenteur, Paris, 2013.
      http://www.librairie-quilombo.org/La-liberte-dans-le-coma

    • Les copains d’Oblomoff et de Marcuse m’indiquent qu’il préfère que l’on relaye l’ancienne version de l’article dans laquelle tous les noms apparaissait clairement. Je vous relais leur préférence :

      Misère de notre addiction numérique
      LE MONDE | 02.01.2014 à 17h21 • Mis à jour le 03.01.2014 à 18h35 | Groupe Marcuse

      Comment combattre la tyrannie de la surveillance ? L’affaire Snowden, du nom de l’ex-consultant pour l’Agence de sécurité nationale américaine (NSA) à l’origine des fuites sur le programme de surveillance électronique, a révélé l’ampleur du contrôle
      des citoyens du monde entier. Que faire face à ce phénomène ?

      La cascade de « révélations » sur les programmes de surveillance électronique, déclenchée par Edward Snowden au mois de juillet, continue. Après les classes politiques européennes et la presse, ce sont maintenant des écrivains du monde entier qui s’indignent et réclament l’édiction par l’ONU d’une déclaration des droits de l’homme numérique (« Refusons la société de surveillance ! », Le Monde daté 11 décembre).
      Les opinions publiques, qu’ils appellent à se soulever en défense de ces droits, semblent, elles, largement indifférentes.

      Dans cette affaire, ceux qui ne s’émeuvent point font preuve de plus de cohérence et de mémoire que ceux qui se montrent surpris et choqués. Car pour qui s’intéresse quelque peu au cours suivi par notre société-monde ces dernières décennies, l’ampleur des données aujourd’hui automatiquement à disposition des officines de surveillance politique et d’intelligence économique n’a rien d’étonnant.

      PAS DES RÉVÉLATIONS : UNE MISE À JOUR

      Face à l’ampleur des transformations de la vie quotidienne et du travail, face à la puissance du mouvement d’interconnexion de tous les réseaux de communication, des milliers d’articles de journaux, des dizaines d’ouvrages ont annoncé au fil des ans la situation où nous nous trouvons désormais.

      Pour ne citer que quelques livres très parlants : Tous fichés ! (Louisette Gouverne et Claude-Marie Vadrot, First, 1994), Surveillance électronique planétaire (Duncan Campbell, Allia, 2001), Sous l’oeil des puces (Michel Alberganti, Actes Sud, 2007),
      RFID : la police totale (collectif Pièces et main-d’oeuvre, L’Echappée, 2008), Surveillance globale (Eric Sadin, Climats, 2009).

      C’est dire à quel point les informations qui font régulièrement la « une » des journaux depuis cet été ne sont pas des révélations. Elles sont tout au plus une mise à jour : ça y est, ce n’est plus une projection ou une menace, nous sommes pour de bon dans ce monde-là.

      Un monde où toute une partie des libertés civiles conquises aux siècles passés s’évanouissent de facto dans les réseaux de fibre optique, les ondes émises par les antennes-relais et les serveurs des immenses datacenters. Où le souci de sa vie privée devient, selon le mot du journaliste Jean-Marc Manach, un « problème de vieux con ».

      Où le travail de renseignement de la police et le marketing des entreprises n’ont la plupart du temps pas besoin de se faire à l’insu des gens : avec les réseaux sociaux, on peut savoir sans violer l’intimité de personne qui préfère telle marchandise et pourquoi, qui professe telle opinion, etc.

      IL N’Y A LÀ QUE DES DÉRIVES

      Pour tous ceux qui défendent le projet de « société de la connaissance », il n’y a là que des dérives. Les nouvelles technologies restent à leurs yeux un vecteur de libération sans précédent, une panacée économique, politique, sanitaire.

      Les nations démocratiques doivent simplement ériger des garde-fous légaux contre les possibilités de surveillance qui s’offrent aux services de renseignement policier (version pirate : des communautés d’internautes libres doivent s’organiser contre
      les géants du Net).

      Or, considérer la surveillance comme un aspect négatif mais contingent est absurde.
      Il n’est pas possible, par exemple, d’opposer les avantages des cartes à puce RFID aux possibilités de contrôle à distance qu’elles recèlent, car la technologie de radio-identification repose sur la transmission automatisée de données d’une machine à une autre (de la puce au lecteur, du lecteur à l’ordinateur, etc.). La possibilité
      d’un contrôle instantané en découle directement.

      Plus globalement, à partir du moment où l’ensemble de nos activités sont informatisées, il y a beaucoup plus d’informations sur nous et elles ne peuvent jamais dans leur totalité être effacées, rendues anonymes ou inutilisables – que les logiciels soient libres ou pas.

      De même qu’il est impossible de bâtir une maison en amiante où personne ne serait jamais en contact avec de l’amiante, il est illusoire de penser que l’informatisation de toute la vie sociale pourrait ne pas générer des torrents d’informations sur toutes choses, à toutes fins utiles.

      Les Etats et les grandes entreprises devraient vraiment faire preuve d’une vertu surnaturelle pour ne pas être tentés de tirer profit du fait que nous vivons dans une société où tout est enregistré, mémorisé.

      UNE DES FORMES DE DOMINATION POLITIQUE

      Il est temps d’admettre que notre addiction aux écrans et aux réseaux est une des formes de domination politique qui s’exerce sur nous. L’affaire Snowden n’appelle pas des mises au point diplomatiques, des aménagements techniques ou juridiques –
      surtout pas une énième rénovation de la mal nommée Commission informatique et libertés.

      Elle est une mise en cause de notre mode de vie ultra-branché. Plutôt que de nous pousser à interpeller les puissants pour les supplier de ne pas abuser de leur pouvoir, elle devrait nous interpeller sur ce que notre époque entend par culture, amitié, amour ou gratuité.

      L’audace d’Edward Snowden restera vaine si elle ne répand pas l’idée que la nuit politique où nous sommes plongés est vouée à s’épaissir, tant que des aspirations à se détacher de nos machines intelligentes ne souffleront pas sur la société.

      Groupe Marcuse

      Signataires
      Cette tribune a été signée Matthieu Amiech, Aurélien Berlan, Julien Mattern et Nicolas Eyguesier qui sont des auteurs de La Liberté dans le coma. Essai sur l’identification électronique et les moyens de s’y opposer, paru en 2013 sous la signature du groupe Marcuse (Mouvement autonome de réflexion critique à l’usage des
      survivants de l’économie).

    • @bug_in : le mieux serait de publier leur tribune dans un média alternatif sur lequel ils garderaient un minimum de contrôle sur leur texte (d’ailleurs quand tu vois l’article à côté duquel ils ont été publiés, ça fait un peu mal : http://seenthis.net/messages/213141 ).

      Est-ce que tu pourrais leur demander si on peut publier leur texte sur paris-luttes.info ? Ou même s’ils peuvent l’envoyer eux-mêmes c’est encore mieux :)

    • Pas d’accord avec leur argumentaire technique que toute utilisation de l’informatique générant plein de données, l’ultra-surveillance est inévitable. On peut techniquement diminuer la quantité d’informations distribuée et les chercheurs ont plein d’idées pour cela, dont quelques unes sont mises en œuvre (Tor). On ne peut pas arriver au « zéro donnée » mais on peut diminuer le problème. C’est par exemple les travaux au sein du groupe perpass à l’IETF http://www.bortzmeyer.org/ietf-securite-espionnage-bis.html

    • Voila :

      Salut Florian,

      l interet de publier dans Le Monde, c est que ce soit lu par des personnes qui ne pensent pas ca, que ce genre de propos sorte des milieux ou ils sont couramment tenus, que des personnes improbables puissent avoir envie d acheter le livre. Bon, ça cest dans l ideal... Le fait qu ils mettent a cote un texte qui dise l inverse n est pas etonnant et a mon sens, pas grave, ca met meme en valeur ce qu’on dit dans ce cas, je trouve.

      C est une tentative, on n avait jamais fait ca, et on ne va pas se mettre le faire tous les jours quoi qu il arrive.

      Pour le site paris-luttes, je propose de leur envoyer un texte plus long dans quelques jours (je ne l ai pas sous la main, suis en voyage famille ces jours ci), le texte qu on avait ecrit au depart pour cette tribune ; on l a ensuite taille pour donner une chance a son pssage dans un gros quotidien, et par ailleurs ces rigolos en ont chnge le titre sans nous le dire ; donc je te fais passer tres prochainement un texte un peu plus long intitule « informatique ou liberte ? » dont ils pourront dire (ou pas) sur leur ste que c est une version longue de la tribune « Misere de nos addicitions... »

      Ca irait ?

      Merci pour les relais, passages de messages, etc. et a bientot.

      Matthieu

      J’ai répondu qu’évidemment, il n’y avait aucun problème :)

    • @stephane, on a quand même un gros problème d’inflation des données. Ça fait plaisir de savoir qu’il y a un peu de monde qui s’en préoccupe, mais concrètement la technophilie ambiante interdit de penser dans ces termes, et on crée des données jusque dans les bergeries, avec puces obligatoires (obligatoires !) et lecteurs RFID fortement conseillés. L’ #évaluation explose, appuyée sur l’explosion des données, des services sociaux à l’enseignement. Et c’est fait pour surveiller, contrôler, administrer, virer la mauvaise graisse et ce genre de saloperie néolibérale, pas pour améliorer la qualité des services et des rapports humains qui se dégradent dans le même temps.
      http://www.monde-diplomatique.fr/2013/12/BALAZS/49963

      Le problème n’est pas juste technique, de les recueillir et stocker à moindre coût, de les rendre moins vulnérables à la surveillance non-désirée (rien à dire contre le fait qu’il y a du monde qui s’y colle), mais d’accepter qu’on restreigne le champ de la collecte de données informatiques pour restreindre la violence sociale qui consiste à ficher les gamins et les moutons, combien de fois tu quittes ton ordi pour aller pisser tous les jours et nous administrer le plus efficacement possible.

      Le fait que de très beaux projets (clap, clap, c’est très bien) avec des outils similaires coexistent ne change rien au problème. Et même ça brouille les cartes entre nous.

    • Bon. Voici le copier coller du texte librement diffusable. C’est la version longue de la tribune publiée le 3 janvier par le journal Le
      Monde, sous le titre « Misère de notre addiction numérique » (titre qu’ils n’avaient pas choisi). Les signatures individuelles exigées par le quotidien du soir sont supprimées, puisque qu’elles ne leur apparaissaient pas nécessaires de leur point de vue.

      J’ai hébergé le fichier word original (pouah) et un fichier pdf que j’ai crée a partir de lui, ici : https://www.mediafire.com/folder/dz8jwl744ta3t/Marcuse

      Informatique ou liberté ?
      par le groupe MARCUSE

      La cascade de « révélations » sur les programmes de surveillance électronique, déclenchée par Edward Snowden au mois de juillet dernier, continue ces jours-ci. Après les classes politiques européennes et la presse, ce sont maintenant des écrivains du monde entier qui s’indignent et réclament l’édiction par l’ONU d’une déclaration des droits de l’homme numérique (cf. la tribune « Refusons la société de surveillance ! » dans Le Monde du 11 décembre). Les opinions publiques, qu’ils appellent à se soulever en défense de ces droits, semblent, elles, largement indifférentes.
      Dans cette affaire, ceux qui ne s’émeuvent point font sans doute preuve de plus de sagesse et de mémoire que ceux qui se montrent surpris et choqués. Car pour qui s’intéresse quelque peu au cours suivi par notre société-monde ces dernières décennies, l’ampleur des données aujourd’hui automatiquement à disposition des officines de surveillance politique et d’intelligence économique n’a rien d’étonnant. Face à l’ampleur des transformations de la vie quotidienne et du travail, face à la puissance du mouvement d’interconnexion de tous les réseaux de communication modernes, des milliers d’articles de journaux, des dizaines d’ouvrages sont parus au fil des ans pour annoncer la situation où nous nous trouvons désormais. Pour ne citer que quelques titres de livres très parlants : Tous fichés ! (Louisette Gouverne et Claude-Marie Vadrot, journaliste à Politis, 1994), Surveillance électronique planétaire (Duncan Campbell, 2001, à propos du projet Échelon), Sous l’œil des puces. Les RFID et la démocratie (Michel Alberganti, journaliste au Monde, 2007), RFID : la police totale (collectif Pièces et Main d’œuvre, 2008), Surveillance globale (Éric Sadin, 2009), L’œil absolu (Gérard Wajcman, psychanalyste, 2010), La Vie privée en péril. Des citoyens sous contrôle (Alex Türk, sénateur UMP longtemps président de la CNIL, 2011).
      C’est dire à quel point les informations qui font régulièrement la une des journaux depuis cet été ne sont pas des révélations. Elles sont au plus une mise à jour : ça y est, ce n’est plus une projection ou une menace, nous sommes pour de bon dans ce monde-là. Un monde où toute une partie des libertés civiles conquises aux siècles passés s’évanouissent de facto dans les réseaux de fibre optique, les ondes émises par les antennes-relais et les serveurs des immenses datacenters. Un monde où le souci de sa vie privée devient, selon le mot du cyber-journaliste Jean-Marc Manach, un « problème de vieux con ». Un monde où le travail de renseignement de la police et le marketing des entreprises n’ont la plupart du temps pas besoin de se faire à l’insu des gens : avec les « réseaux sociaux », on peut savoir sans violer l’intimité de millions de personnes qui préfère telle marchandise et pourquoi ; voire, quels actes seront commis au nom de telle conviction politique ou religieuse.
      Dans ce monde-là, qui menace le plus notre liberté, de la NSA ou de Facebook ? D’Obama ou d’Amazon ? De François Hollande le chef d’État, qui se porte garant des programmes de surveillance menés par la Direction du Renseignement Intérieur, ou de François Hollande le président du Conseil Général de Corrèze, qui distribuait gratuitement en 2010 des ordinateurs portables à tous les collégiens de son département pour les rendre addicts à la vie.com dès l’âge de 12 ans ? Bien sûr, tout cela va de pair : il n’y a pas de sens à opposer les aspects commerciaux et culturels de l’emprise numérique à ses aspects directement policiers.
      Pourtant, seul le versant policier pose problème de temps à autres, et encore est-ce apparemment aux yeux d’une minorité. A tous les étages de la société, les Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication sont célébrées depuis leur émergence comme un vecteur de libération sans précédent, une panacée économique, sociale, culturelle et sanitaire : les écrans sont censés éveiller les enfants en soulageant les parents des soins à leur prodiguer ; la numérisation de tous les textes met à disposition de chacun une bibliothèque universitaire (voire universelle) sans sortir de son salon ; les technologies médicales rendent possible d’opérer un malade du cœur à 5 000 kilomètres de l’endroit où il se trouve ; les sites de rencontre permettent de trouver l’amour même quand on est timide, puis de tromper son conjoint dès qu’on s’en est lassé ; la robotique est en passe de créer des automates pour tenir compagnie aux vieux, etc. Il se trouve que dans ce merveilleux monde connecté de toutes parts, à peu près tout va mal mais il serait indélicat de se demander si cela n’a pas directement à voir – si l’informatisation n’est pas d’abord vecteur de chômage, d’abus de pouvoir managérial, de solitude, d’impuissance politique, de perte de mémoire... Et en prime, on s’aperçoit maintenant que les libertés fondamentales qui rendaient l’air des démocraties libérales malgré tout respirable, ces libertés sont en partie liquidées par les traces que nous laissons constamment sur internet, dans les bases de données des opérateurs téléphoniques, dans les lecteurs de puces RFID qui se multiplient dans l’espace public ou encore dans les bornes biométriques (au travail ou à l’aéroport).
      Pour tous ceux qui défendent avec ardeur le projet de « société de la connaissance », il n’y a là que des dérives, un mauvais côté des Nouvelles Technologies contre lequel les nations démocratiques doivent absolument ériger des garde-fous légaux et éthiques (version pirate : contre lequel des communautés d’internautes libres doivent s’auto-organiser). Or, considérer la surveillance comme un aspect négatif mais contingent des NTIC est absurde. Il n’est pas possible, par exemple, d’opposer les prétendus avantages des cartes à puce RFID aux possibilités de contrôle à distance qu’elles recèlent, car la technologie RFID repose sur la transmission automatisée de données d’une machine à une autre (de la puce au lecteur, du lecteur à l’ordinateur, etc.). La possibilité d’un contrôle instantané en découle donc directement. Plus globalement, à partir du moment où l’ensemble de nos activités sont informatisées, il y a beaucoup plus d’informations sur nous et elles ne peuvent jamais dans leur totalité être effacées, rendues anonymes ou inutilisables – que les logiciels soient libres ou pas. De même qu’il est impossible de bâtir une maison en amiante où personne ne serait jamais en contact avec de l’amiante, il est illusoire de penser que l’informatisation de toute la vie sociale pourrait ne pas générer des torrents d’informations sur toutes choses, à toutes fins utiles.
      Les États et les grandes entreprises dont nous sommes étroitement dépendants, matériellement et moralement, devraient vraiment faire preuve d’une vertu surnaturelle pour ne pas être tentés de tirer profit du fait que nous vivons actuellement dans une société où tout est enregistré, tracé, mémorisé. De cette vertu surnaturelle il n’est question dans aucun traité de philosophie politique, dans aucun manuel d’économie-gestion. Il est donc temps d’admettre que notre addiction aux écrans et aux réseaux est la forme que prend à notre époque la domination qui s’exerce sur nous. L’affaire Snowden n’appelle pas à notre sens des mises au point diplomatiques, des aménagements techniques ou juridiques – surtout pas une énième rénovation de la mal nommée Commission Informatique et Libertés. Elle est une mise en cause de notre mode de vie ultra branché. Plutôt que de nous pousser à interpeller les puissants pour les supplier de ne pas abuser de leur pouvoir, elle devrait nous interpeller sur ce que notre époque entend par « culture », « amitié », « amour » ou « gratuité ». L’audace d’Edward Snowden restera vaine si elle ne répand pas l’idée que la nuit politique où nous sommes plongés est vouée à s’épaissir, tant que des aspirations à se détacher de nos machines intelligentes ne souffleront pas sur la société.

      Après un premier livre contre la publicité en 2004, le groupe MARCUSE a publié en 2013 La Liberté dans le coma. Essai sur l’identification électronique et les motifs de s’y opposer (éditions La Lenteur).