• #DSM : quand la #psychiatrie fabrique des individus performants et dociles - Médecine - Basta !
    http://www.bastamag.net/article3083.html

    Sommes-nous tous fous ? C’est ce que laisserait supposer la nouvelle version du DSM, la bible des psychiatres recensant troubles mentaux et comportements « anormaux ». Plus on compte de malades, plus le marché de l’#industrie_pharmaceutique s’élargit. Surtout, le DSM apparaît comme un moyen de faire rentrer dans la norme ceux qui seraient jugés « déviants » – une part de plus en plus grande de la population. Ces « mal ajustés » de notre société orientée vers la rentabilité économique, où l’individu se doit d’être performant et adaptable. Enquête sur un processus de normalisation qui, sous couvert de médicalisation, façonne les individus.

    #pharma


  • Barbara Brenner, Breast #Cancer Iconoclast, Dies at 61 - NYTimes
    http://www.nytimes.com/2013/05/21/us/barbara-brenner-breast-cancer-iconoclast-dies-at-61.html

    http://graphics8.nytimes.com/images/2013/05/21/us/BRENNER-obit/BRENNER-obit-popup.jpg

    Ms. Brenner championed causes for most of her adult life, protesting the Vietnam War as a college student and working on women’s rights, civil rights and employment discrimination as a lawyer. She became Breast Cancer Action’s first executive director in 1995, two years after undergoing treatment for the disease and a year before it recurred.

    Ms. Brenner led the group until 2010, when illness forced her to retire. During the 15 years of her leadership, the group increased its membership to 50,000 from 3,500 and intensified its focus on demanding research into the causes of breast cancer, particularly links to #environmental pollutants like chemicals in food and the water supply, an area of research rife with unreliable data.

    Ms. Brenner was among the first to question what she called the “#pinkwashing” of America: the proliferation of pink ribbons and products carrying labels stating that part of the purchase price would go to breast cancer research.
    (...)

    [Her partner] Ms. Lampert said, “I always told her that I would make sure her obituary said she died after a long battle with the breast cancer industry.”

    #santé #pharma #chimie #pollution #recherche #charity_business

    son blog: http://barbarabrenner.net


  • How Drug Companies Keep Medicine Out of Reach - Brian Till - The Atlantic
    http://www.theatlantic.com/health/archive/2013/05/how-drug-companies-keep-medicine-out-of-reach/275853/?single_page=true

    grosse enquête sur la manière dont les Etats-Unis tentent de faire dérailler le projet de #traité international sur la #recherche #pharmaceutique, avec, entre autres, un portrait de Jamie Love (défenseur du projet), un autre de Nils Daulaire (lobbyiste pour l’industrie), et la position pourrie de la fondation Gates...

    In the current debate, documents submitted to WHO working groups attacking the idea were largely authored by individuals and groups that receive support from Gates.

    The Gates Foundation was also the largest funder of Nils Daulaire’s Global Health Council. They donated more than $30 million.

    Daulaire :
    http://cdn.theatlantic.com/static/mt/assets/food/512px-Dr._Nils_Daulaire_at_May_17_Press_Conference_cropped.jpg

    Jamie Love dans sa folle jeunesse :
    http://cdn.theatlantic.com/static/mt/assets/food/jamiewithfish200.jpg

    sur le traité lui-même on peut lire
    http://www.monde-diplomatique.fr/2013/04/VELASQUEZ/48967


  • 50 000 cobayes en ex-RDA pour des groupes pharmaceutiques occidentaux
    http://www.lemonde.fr/europe/article/2013/05/12/50-000-cobayes-en-ex-rda-pour-des-groupes-pharmaceutiques-occidentaux_317583

    Bien souvent les patients n’étaient pas en état de donner un consentement éclairé, comme ces trente grands prématurés sur lesquels l’EPO a été testée à la demande d’un groupe ouest-allemand, à l’hôpital berlinois de la Charité, ou les alcooliques en plein delirium tremens à qui on a donné du Nimodipin de Bayer, qui améliore la circulation sanguine cérébrale. Les laboratoires offraient jusqu’à 800 000 marks ouest-allemands (environ 400 000 euros) par étude, poursuit Der Spiegel.

    Interrogés par Der Spiegel, les entreprises concernées ont souligné que ces faits remontaient à fort longtemps et qu’en principe, les tests de médicaments obéissent à des protocoles très stricts. La fédération des chercheurs des industries pharmaceutiques ne voit, quant à elle, « pour le moment aucune raison de suspecter que quoi que ce soit ait été irrégulier », conclut Der Spiegel.

    Les tests obéissent a des protocoles très stricte EN OCCIDENT et si vous n’êtes pas du quart-monde tel que Rrom par exemple. Les agents de comm’ de sanofi &co veillent au grain dans la presse. Sur le sujet édifiant des tests pharmaceutique dans les pays pauvres lire le livre de Sonia Shah « COBAYES HUMAINS -Le grand secret des essais pharmaceutiques" histoire de se rendre compte que les pratiques n’ont guère changé depuis la guerre froide.
    #pharma


  • Fronde contre la #psychiatrie à outrance - Libération
    http://www.liberation.fr/societe/2013/05/07/fronde-contre-la-psychiatrie-a-outrance_901586

    Il serait désormais envisageable de prévoir qu’un jeune deviendra psychotique. J’ai tenté de lui expliquer le danger d’une telle idée : nous n’avons aucun moyen de prédire qui deviendra psychotique, et il y a fort à parier que huit jeunes sujets ainsi labellisés sur dix ne le deviendront jamais. Le résultat serait une inflation aberrante du diagnostic, et des traitements donnés à tort à des sujets jeunes, avec des effets secondaires graves. » C’est comme ça que lui, l’artisan du DSM - 4, est devenu le pourfendeur du DSM - 5.

    Quand on l’interroge sur les conséquences du DSM - 5, Allen Frances répond : « Il faut faire très attention quand on pose un diagnostic, surtout sur un sujet jeune. Parce que, même s’il est faux ou abusif, ce jugement risque de rester attaché à la personne toute sa vie. » Et le psychiatre d’ajouter : « Les données épidémiologiques sont structurellement gonflées. C’est l’intérêt des grandes institutions publiques de recherche, aux Etats-Unis, de se référer à des données surévaluées. Cela leur permet de décrocher davantage de crédits. Les compagnies pharmaceutiques, elles, tirent argument des taux élevés pour dire que beaucoup de malades ne sont pas identifiés et qu’il faut élargir le marché. »

    « Le plus grave, insiste Patrick Landman, c’est le règne de la pensée unique. » « Ce qui m’inquiète, conclut le Dr Tristan Garcia-Fons, pédopsychiatre, ce sont les ravages chez l’enfant. Le DSM -5 fabrique des enfants anormaux. Tout enfant qui s’écarte de la norme devient malade. C’est pour cela qu’il ne faut surtout pas se taire. »

    #pharma


  • EU debates biopiracy law to protect indigenous people | Global development | guardian.co.uk
    http://www.guardian.co.uk/global-development/2013/may/01/eu-biopiracy-protect-indigenous-people

    The European parliament is debating a draft biopiracy law requiring industry to compensate indigenous people if it makes commercial use of local knowledge such as plant-based medicines.

    Under the law – based on the international convention on access to biodiversity, the Nagoya protocol – the pharmaceuticals industry would need the written consent of local or indigenous people before exploring their region’s genetic resources or making use of their traditional knowhow.

    Relevant authorities would have the power to sanction companies that fail to comply, protecting local interests from the predatory attitude of big European companies.

    #biopiraterie #pharma #peuples_autochtones


  • U.S. Files Second Lawsuit Against Novartis
    http://www.nytimes.com/reuters/2013/04/26/business/26reuters-novartis-fraud-lawsuit.html

    The U.S. government on Friday announced its second civil fraud lawsuit against Novartis AG in four days, accusing a unit of the Swiss drugmaker of paying multimillion-dollar kickbacks to doctors in exchange for prescribing its drugs.

    #pharma #corruption


  • Cancer Physicians Attack High Drug Costs
    http://www.nytimes.com/2013/04/26/business/cancer-physicians-attack-high-drug-costs.html

    With the cost of some lifesaving cancer drugs exceeding $100,000 a year, more than 100 influential cancer specialists from around the world have taken the unusual step of banding together in hopes of persuading some leading pharmaceutical companies to bring prices down.

    Some of the doctors who signed on to the commentary said they were inspired by physicians at the Memorial Sloan-Kettering Cancer Center in New York, who last fall refused to use a new colon cancer drug, Zaltrap, because it was twice as expensive as another drug without being better.

    Many of the roughly 120 doctors who were co-authors of the commentary — about 30 of whom are from the United States, the — work closely with pharmaceutical companies on research and clinical trials. They say they favor a healthy pharmaceutical industry, but think prices are much higher than they need to be to ensure that.

    “If you are making $3 billion a year on Gleevec, could you get by with $2 billion?” Dr. Druker, who is now director of the Knight Cancer Institute at Oregon Health and Science University, said in an interview. “When do you cross the line from essential profits to profiteering?”

    #pharma #brevets #soins


  • La vérité sur le cholestérol : les recommandations 2001 étaient biaisées
    http://cholesterol-verite.blogspot.fr/2013/04/cholesterol-les-recommandations-2001.html

    D’autres données venant de Framingham et publiée en 1999 montre que l’activité physique, contrairement à la cholestérolémie, est fortement corrélée avec la mortalité toutes causes : les personnes (hommes et femmes) du tiers le plus actif avaient 40% de réduction de mortalité comparés au tiers le moins actif.
    Alors pourquoi l’attention collective est focalisée étroitement sur le LDL comme étant la stratégie de prévention la plus importante alors que les preuves montrent que cela joue un rôle relativement limité dans notre santé globale ?
    Une partie de la réponse vient de l’implication intellectuelle des « experts » dans la contribution du cholestérol aux MC, ces experts ayant dédié leur carrière à la compréhension de cette relation. Une autre part de la réponse peut venir des liens d’intérêt : 8 des 14 experts qui ont écrit les recommandations avaient des relations financières avec l’industrie pharmaceutique ou les fabricants de statines.

    #santé #pharmabaron #manipulation


  • Médecine : ceux qui disent non aux labos
    http://abonnes.lemonde.fr/sciences/article/2013/04/18/medecine-les-incorruptibles_3162091_1650684.html

    Ils sont environ 200 résistants. Deux cents médecins qui militent au grand jour contre l’emprise de l’industrie pharmaceutique sur le système de santé français, parce qu’ils la trouvent aussi dangereuse que coûteuse. Leur collectif, le Formindep (« pour une formation et une information médicales indépendantes »), est méconnu du grand public. Pourtant, depuis quelques années et l’affaire du Mediator, ses combats trouvent un écho croissant dans le monde médical et commencent à porter leurs fruits, jusqu’à modifier les pratiques des plus hautes autorités sanitaires.

    « Les médicaments anti-Alzheimer, dont toute personne scientifiquement honnête doit reconnaître qu’ils sont très peu utiles, ont coûté 300 millions d’euros à l’Assurance-maladie en 2011. Soit 10 000 postes d’aides-soignants pour l’année. Un temps plein par maison de retraite. »

    « Les laboratoires m’avaient identifié pour relayer leur marketing. C’étaient des cadeaux, des congrès internationaux tous frais payés. Je pouvais partir une semaine aux Etats-Unis sans Carte bleue, et sans même avoir à intervenir dans un congrès. C’étaient encore des rémunérations pour des prestations dans des symposiums ou des études de phase 4, avec en prime le prestige d’avoir été choisi. »

    Intéressant mais #paywall

    leur site
    http://www.formindep.org

    #pharma #conflit_d'intérêt #santé


  • Drug Makers Use Safety Rule to Block Generics - NYTimes.com
    http://www.nytimes.com/2013/04/16/business/drug-makers-use-safety-rule-to-block-generics.html?pagewanted=all

    The issue has its roots in a 2007 law that allowed the Food and Drug Administration to require detailed safety programs for drugs with serious side effects or the potential for abuse. In many cases, those programs simply direct the company to educate doctors or patients about risks. But in other cases, they require that distribution be limited to approved pharmacists and health care providers.

    ...

    Although the 2007 law said the programs should not be used to block development of generic drugs, brand-name companies said the language was vague and began restricting access to drug samples soon after it was passed.

    #pharma #f_d_g


  • Five shocking facts about child care in the United States
    http://www.washingtonpost.com/blogs/wonkblog/wp/2013/04/15/five-shocking-facts-about-child-care-in-the-united-states

    Le très mauvais rapport qualité/prix des garderies aux #Etats-Unis.

    In the latest issue of The New Republic, Jonathan Cohn has a searing cover story on the low quality of child care around the United States.

    A large number of day-care centers are poorly run and even unsafe. At the same time, U.S. child care is still extremely expensive for many families — despite ample evidence that investing in young children has huge social benefits.

    Une comparaison est faite avec la France (largement à l’avantage de cette dernière), la leçon retenue étant que les Etats-Unis se soucient peu de ses enfants.

    In many countries, day care is treated not as an afterthought, but as a priority.France, for instance, has a government-run system that experts consider exemplary. … Parents who stay at home to care for their children or hire their own caregivers receive generous tax breaks. It hardly seems a coincidence that 80 percent of French women work, compared with 60 percent of their American counterparts.

    France spends more on care per child than the United States—a lot more, in the case of infants and toddlers. But most French families pay far less out of pocket, because the government subsidizes child care with tax dollars and sets fees according to a sliding scale based on income. Overall, the government devotes about 1 percent of France’s gross domestic product to child care, more than twice as much as the United States does.

    L’article du TNR est parfois hallucinant. http://www.newrepublic.com/article/112892/hell-american-day-care#

    #enfants



  • Why Chemotherapy That Costs $70,000 in the U.S. Costs $2,500 in India
    http://www.theatlantic.com/health/archive/2013/04/why-chemotherapy-that-costs-70-000-in-the-us-costs-2-500-in-india/274847

    The international community shows no appetite to agree on new ways to fund pharmaceutical R&D. Talks on alternatives like prize funds and R&D treaties at the World Health Organization have gone nowhere. The United States, Europe, and other developed countries have too much invested in the intellectual property (IP) system.

    #pharma #brevets #santé


  • Netherlands recalls 50,000 tonnes of meat | World news | The Guardian
    http://www.guardian.co.uk/world/2013/apr/10/netherlands-recalls-meat

    Fifty thousand tonnes of meat destined for human consumption has been recalled by Dutch authorities in a move that could draw in several British businesses, according to officials at the UK’s Food Standards Agency.

    Investigators in the Netherlands said the origin of the meat at Wiljo Import and Export and Vleesgroothandel Willy Selten was unclear. Dutch officials said 130 companies in the Netherlands and 370 more across Europe were affected by the recall, and there is no health risk at this point.

    On Tuesday Asda recalled tens of thousands of cans of corned beef after finding traces of the veterinary painkiller phenylbutazone, commonly known as bute. It is illegal for bute to enter the food chain.

    The FSA has also revealed that 22 horses slaughtered for food at UK abattoirs since the end of January – one in 50 of the total – tested positive for bute.

    #viande #pharma


  • Sida : l’Afrique du Sud lance les antirétroviraux les moins chers du monde

    L’Afrique du Sud, qui compte un record de près de six millions de séropositifs, soit 11% de la population, a lancé lundi un nouveau programme de distribution de médicaments antirétroviraux (ARV) pour simplifier le traitement, réduit de trois à un seul comprimé par jour, au prix « le moins cher du monde ».

    http://www.liberation.fr/monde/2013/04/08/sida-l-afrique-du-sud-lance-les-antiretroviraux-les-moins-cher-du-monde_8

    • Le programme est le fruit d’un accord annoncé en novembre avec trois laboratoires pharmaceutiques (Aspen Pharmcare, Cipla Medpro et Mylan Pharmaceuticals) pour simplifier la prise des traitements et réduire son coût avec comme objectif de prendre en charge 2,5 millions de personnes au cours des deux prochaines années.

      #pharma #sida #santé #afrique_du_sud

    • en Afrique du Sud, c’est pris en charge par le ministère de la santé ; dans le reste du monde, pour les pays qui n’ont pas de moyens suffisants, il y a des programmes d’achat, financés notamment par le Fonds mondial créé à cet effet

    • il n’y a pas de mystère : la réduction des coûts est un processus volontaire : ici nous avons affaire à un programme d’état, qui ira sans doute aussi loin que possible.

      Ce qui souligne ce qu’est une priorité nationale.

      A Cuba, la santé est gratuite, la doyenne de l’humanité y réside, et 5 fois plus de centenaires par habitant qu’au Japon y vive. En France, on a HADOPI, le nucléaire, les commandos anti-bougnoules et la DCRI. Choix de société.


  • R&D costs for Gleevec | Knowledge Ecology International
    http://keionline.org/node/1697

    Novartis was not “the innovative force.” Not only was all the basic research done in academic institutions, but so were the initial clinical investigations that showed STI 571 to be specifically effective against CML cells in vitro and in vivo. In fact, it took a few years for Brian Druker, the investigator most responsible for these latter studies, to convince Novartis that it should invest in a crash program to develop Gleevec and to undertake large-scale clinical trials.

    #glivec (ou en américain #gleevec) et les #coûts réels de la #recherche #pharma
    #santé #cancer #inde #brevets


  • Affaire Novartis : l’Inde préserve les médicaments génériques
    http://www.lemonde.fr/planete/article/2013/04/01/affaire-novartis-l-inde-preserve-les-medicaments-generiques_3151530_3244.htm

    C’est (...) une nouvelle étape vers un accès plus large des populations défavorisées aux médicaments génériques. En rejetant, lundi 1er avril, la demande de brevet déposée par le laboratoire pharmaceutique suisse Novartis sur le Glivec, un traitement contre la leucémie, la Cour suprême de New Delhi a confirmé et mis en application pour la première fois une clause de la loi indienne qui exclut de protéger par des brevets les médicaments qui n’apportent que des améliorations mineures à des molécules découvertes avant 1995. L’Inde devient ainsi le premier pays au monde à rejeter un brevet sur le Glivec, qui est en vigueur dans près de 40 pays dans le monde comme en Chine ou à Taiwan.

    (...)

    Ce jugement va faciliter la fabrication de génériques en Inde, où sont élaborés près de la moitié des médicaments contre le sida utilisés dans les pays en voie de développement. « Il va sauver des vies en offrant des traitements à bas coût aux patients qui en ont besoin », a déclaré Kiran Hukku, la responsable de l’association d’aide aux malades du cancer.

    ..

    Selon Leena Menghaney, responsable en Inde de la « Campagne d’accès aux médicaments essentiels » de Médecins sans frontières (MSF), le Glivec est vendu 4 000 dollars (quelque 3 100 euros) par patient et par mois, alors que la version générique est disponible à moins de 73 dollars (...)

    "(...) La décision de la Cour suprême indienne va-t-elle freiner les investissements dans la recherche ? « Les investissements vont plutôt se concentrer sur la création de nouvelles molécules, et pas sur leur amélioration, ce qui bénéficiera aux patients », répond Anand Grover * , l’avocat de l’association d’aide aux malades du cancer.

    Enfin, pour un grand groupe pharmaceutique comme Novartis, l’Inde ne se résume pas qu’aux génériques. Le géant suisse effectue dans le pays de nombreux tests cliniques alors que la législation en la matière est quasiment inexistante, notamment l’obligation qui est faite aux médecins d’informer les patients des risques qu’ils encourent en testant de nouveaux traitements.

    Si les associations d’aide aux patients ont remporté une première victoire dans la lutte pour l’accès aux médicaments génériques, la bataille n’est pas pour autant terminée. D’après Médecins sans frontières, l’accord de libre échange qui est en ce moment négocié entre l’Inde et l’Union européenne prévoit des clauses qui pourraient durcir la loi indienne sur la propriété intellectuelle.

    (...)

    Dans un marché indien occupé à 90 % par des médicaments génériques, les associations comme MSF entendent désormais livrer d’autres batailles pour diminuer le prix des traitements protégés par des brevets en Inde. Grâce à ses 8 000 laboratoires, l’Inde exporte la moitié de sa production vers les pays en développement.

    Brevets : Novartis perd son bras de fer contre la justice indienne - http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2013/04/01/bras-de-fer-entre-novartis-et-la-justice-indienne_3151132_3216.html

    LUTTE CONTRE L’EVERGREENING

    ... la technique dite d’evergreening consist[e] pour les groupes pharmaceutiques à déposer des brevets pour un produit faiblement modifié de façon à en conserver pour des décennies supplémentaires le droit exclusif d’exploitation.

    Quant au New York Times : http://www.nytimes.com/2013/04/02/business/global/top-court-in-india-rejects-novartis-drug-patent.html?_r=0&pagewanted=print

    un coup de pagaie à droite...,

    On the other hand, the ruling could cost lives in the future. Drug company executives and others argue that India’s failure to grant patents for critical medicines – and Gleevec is widely recognized as one of the most important medical discoveries in decades – is a shortsighted strategy that undermines a vital system for funding new discoveries.

    ... le suivant à gauche...,

    Anand Grover * , a lawyer who argued the case on behalf of Cancer Patients Aid Association in India, said the ruling had a sweeping effect since it confirmed that India has a very high bar for approving patents on medicines.

    “What is happening in the United States is that a lot of money is being wasted on new forms of old drugs,” Mr. Grover said. Because of Monday’s ruling, “that will not happen in India.”

    Indeed , the vast majority of drug patents given in the United States are for tiny changes that often provide patients few meaningful benefits but allow drug companies to continue charging high prices for years beyond the original patent life.

    In a classic example, AstraZeneca extended for years its franchise around the huge-selling heartburn pill, Prilosec, by performing a bit of chemical wizardry and renaming the medicine Nexium. Amgen has won so many patents on its hugely expensive erythropoietin-stimulating drugs that the company has maintained exclusive sales rights for 24 years, double the usual period.

    One result is that the United States pays the highest drug prices in the world, prices that only a tiny fraction could afford in India, where more than two-thirds of the population lives on less than $2 a day. While advocates for the pharmaceutical industry argue that fairly liberal rules on patents spur innovation, academics are far from united in sharing that view.

    ...et le dernier à droite...,

    But as the economies of emerging markets grow, their refusal to pay higher premiums for newer drugs could significantly reduce the money needed for innovation. The drug industry makes nearly two-thirds of its profits in the United States, a dependence that many in the industry fear is unsustainable. And even minor improvements in medicines – making a pill once-a-day instead of twice-a-day – can have significant impacts on patient wellness, industry executives say.

    The United States government has become increasingly insistent in recent years that other countries adopt far more stringent patent protection rules, with the result that poorer patients often lose access to cheap generic copies of medicines when their governments undertake trade agreements with the United States.

    Drug companies have relied on the American government to lobby on the issue because they have few tools to punish India and other countries. If the companies decide not to introduce high-priced drugs in India, the country could legalize generic copies under international law. And with major drug makers cutting back on research budgets anyway, large investments in research infrastructure may be unlikely even if countries adopt patent laws more amenable to the industry.

    * Rien, par contre, sur son très convaincant raisonnement cité par Le Monde.

    • Précisions sur la société Amgen dans un précédent article du « New York Times » :
      Fiscal Footnote : Big Senate Gift to Drug Maker http://www.nytimes.com/2013/01/20/us/medicare-pricing-delay-is-political-win-for-amgen-drug-maker.html?ref=busin

      ....deux semaines seulement après avoir plaidé coupable dans une affaire majeure de fraude fédérale, Amgen, la plus grande firme au monde de biotechnologie, a marqué un point au Capitol Hill qui est passé largement inaperçu : Les législateurs ont inséré un paragraphe dans le projet de loi sur le "mur fiscal" qui ne mentionne pas la société par son nom mais favorise fortement un de ses médicaments.

      Le libellé enterré dans la section 632 de la loi diffère une série de limitation du prix Medicare d’une classe de médicaments qui inclut Sensipar, une pilule lucrative d’Amgen utilisée par les patients sous dialyse rénale.

      Cette disposition donne a Amgen deux années supplémentaires pour vendre Sensipar sans contrôles gouvernementaux. La nouvelle a été si bien accueillie que le chef de direction de l’entreprise l’a rapidement transmise à des analystes financiers. Mais cela devrait coûter à [l’assurance-maladie publique] Medicare jusqu’à 500 millions de dollars sur cette période.

      Amgen, qui a une petite armée de 74 lobbyistes dans la capitale, est la seule entreprise a avoir plaidé agressivement pour le délai, selon plusieurs aides des deux partis au Congrès.

      Les partisans du délai, principalement des responsables du Comité des finances du Sénat qui ont longtemps bénéficié des largesses politiques [financières] d’Amgen, ont déclaré qu’il était nécessaire de permettre aux régulateurs de bien se préparer pour le changement de prix.

      Mais les critiques, y compris plusieurs aides au Congrès qui ont été stupéfaits de constater la décision dans le projet de loi final, ont fait remarquer que Amgen avait déjà remporté un précédent délai de deux ans, et ils ont décrit le second comme un cadeau inutile.

      « C’est la raison pour laquelle nous nous trouvons dans le trouble où nous sommes, » a déclaré Dennis J. Cotter, chercheur en politiques de la santé qui étudie le coût et l’efficacité des médicaments de dialyse. "Chacun se taille son propre terrain et obtient qu’il soit protégé, et nous refilons la facture aux contribuables."

      L’inclusion de cette disposition dans cette loi (...) montre la puissance persistante des intérêts particuliers à Washington ..

      Amgen a de profonds liens financiers et politiques avec des législateurs comme le leader de la Minorité du Sénat Mitch McConnell, républicain du Kentucky, et les sénateurs Max Baucus, démocrate du Montana, et Orrin G. Hatch, républicain de l’Utah, qui détiennent une emprise massive sur la politique de paiement de Medicare en tant que dirigeants du Comité des finances.

      Amgen a également travaillé dur pour construire des liens étroits avec l’administration Obama, ses lobbyistes se présenteant plus d’une douzaine de fois depuis 2009 sur des rondins de visites à la Maison Blanche,

      Le succès de Amgen montre aussi que même une importante enquête pénale fédérale ne peut constituer une menace sérieuse à l’influence d’une entreprise au Capitol Hill. Le 19 décembre, alors que les négociations au Congrès sur le projet de loi budgétaire était à son acmé, Amgen a plaidé coupable pour avoir commercialiser l’un de ses médicaments anti-anémie, Aranesp, illégalement. Il a accepté de payer des amendes pénales et civiles totalisant 762 millions de dollars, un record pour une société de biotechnologie, selon le ministère de la Justice.

      Amgen, dont le siège est près de Los Angeles et qui avait 15,6 milliards de dollars de chiffre d’affaires en 2011, dispose d’un puissant panel de lobbyistes à Washington, qui comprend Jeff Forbes, l’ancien chef de cabinet de M. Baucus, Hunter Bates, l’ancien chef de cabinet de M. McConnell, et Tony Podesta, dont la firme de lobbying, qui a connu une fulgurante ascension, a des liens exceptionnellement étroits avec la Maison Blanche.

      ...

      Les chercheurs ont constaté que la manière de Medicare de rembourser les fournisseurs par des paiements distincts pour les médicaments et pour les traitements de dialyse a encouragé la sur-prescription parce que les fournisseurs réalisaient des profits consistants avec chaque dose. Ils ont également constaté que des doses élevées exposent les patients à des risques cardio-vasculaires.

    • Big Pharma down, not out, after Novartis patent blow | Reuters
      http://in.reuters.com/article/2013/04/02/india-pharmaceuticals-idINDEE93109M20130402

      Après ses menaces, pharma découvre tout d’un coup qu’elle peut vendre (beaucoup) moins cher tout en continuant à gagner (encore beaucoup) d’argent.

      With differential pricing common in industries from autos to mobile phones, he argues pharmaceutical firms must find new ways to make products affordable for lower-income groups.

      “Drugmakers will have to work out strategies for the lower sections, to give affordable access to medicines and make money by large volumes and smaller margins,” he told Reuters. “And then they will look at the middle and the upper sections and make money through smaller volumes but higher margins.”

      It is a calculated risk, yet a number of drugmakers are already coming around to the view that trading volume for price is the way forward.


  • La « non-affaire » du Cytotec
    http://www.lemonde.fr/sciences/article/2013/03/21/la-non-affaire-du-cytotec_1852159_1650684.html
    Un communiqué des Big pharma.

    La périnatalité n’est plus une médecine paternaliste, les risques sont expliqués et les femmes enceintes sont impliquées et solidaires des décisions prises. Il n’y a cependant ni risque zéro ni risque acceptable, mais une gestion acceptable du risque, qui passe par un lien de confiance entre patients, médecins et institutions.

    Yves Ville, Patrick Rozenberg, Laurent Salomon et Christophe Vayssiere sont professeurs de gynécologie-obstétrique à Paris-Descartes, Versailles et Toulouse ; Jacky Nizard est maître de conférence en gynécologie-obstétrique à Paris-Diderot.

    J’adore que Yves, Patrick, Laurent, Christophe et Jacky, ne se considèrent pas comme des paternalistes, leur objectivité de maîtres est indubitables. C’est tout de même sympas de leur part de remettre une couche de condescendance. Mesdames vous êtes des hystériques paranoïaques, le Cryotec est bon pour vous, c’est le maître qui vous le dit, ayez confiance mes petites dames, le sexisme dans la médecine est un myth et la rentabilité ça n’existe pas chez nous. L’implication des femmes enceintes c’est pas vraiment le genre de retour que mes amies me font après leur expérience de l’accouchement. Ou sont toutes ces femmes qui sont impliquée dans le choix éclairé d’une épisiotomie quant on connait les statistiques françaises pour cette mutilation ?
    Circulez il n’y a rien a voire...

    J’aime bien aussi leur « le risque zéro n’existe pas » mais il existe le risque zéro, les Yves, Patrick, Laurent, Christophe et Jacky ne risquent pas d’en bouffer du Cryotec. C’est bien que le risque zero existe.

    #pharma #femme #femmes #intox

    • La façon dont on implique les patients et surtout les patientes en dernier lieu, justement quand la médecine a merdé est phénoménale voire miraculeuse.

      Jusque là et comme vous apparemment je n’ai pas rencontré beaucoup de femmes qui ne se sentaient pas dépossédées de leur accouchement. On leur a bien fait comprendre par contre qui décide quand « ça devient sérieux ».
      Ou est d’ailleurs l’implication quand hurlant de douleur allongée sur le dos on vous propose un soulagement et une prise en charge ? J’en imagine pas énormément dirent non à ce moment là. Comme les équipes se relaient et qu’elles manquent de temps, l’épisio est pratique et plus facile que d’attendre le passage sans intervenir, et personne ne leur reproche puisque rien n’est déchiré.
      Quelle blague, on ne doit pas avoir le même dictionnaire pour définir ce qu’est l’implication ! Et il en va de même pour le discours sur la pilule : les femmes étaient impliquées et savaient parfaitement ce que la médecine leur faisait bouffer, d’ailleurs ce sont elles les responsables finalement.


  • Les Sanofi - Décryptages - Le coût de la R&D - Démystification : Acte I
    http://www.lessanofi.org/Le-coup-de-la-R-D-Acte-I

    Notre article, premier d’une série à suivre, rapporte et commente des extraits traduits d’un de ces rares documents rédigé par Light D.W. & Warburton R. accepté en 2011 pour publication par des pairs.

    Light & Warburton expliquent comment l’industrie pharmaceutique, dès 2001, a arbitrairement utilisé et imposé la somme de 802 millions $US comme valeur référence du coût du capital de la R&D pour chaque nouveau médicament. Cette somme est extraite d’un article - paru plus d’un an plus tard en 2003 - dont les auteurs (DiMasi et al.) sont intimement liés à l’industrie pharmaceutique.
    Light & Warburton démontrent également, à partir de données publiées par DiMasi et al, 2003 et de sources d’informations indépendantes, comment ce « vrai faux » coût de R&D a été très largement surestimé (18 fois).


  • You Don’t “Own” Your Own Genes
    http://weill.cornell.edu/news/releases/wcmc/wcmc_2013/03_25_13b.shtml

    Humans don’t “own” their own genes, the cellular chemicals that define who they are and what diseases they might be at risk for. Through more than 40,000 patents on DNA molecules, companies have essentially claimed the entire human genome for profit, report two researchers who analyzed the patents on human DNA. Their study, published March 25 in the journal Genome Medicine, raises an alarm about the loss of individual “genomic liberty.”

    #génétique #adn #brevets #marchandisation


  • GSK chief: Drug prices should be lower
    http://www.pharmatimes.com/Article/13-03-18/GSK_chief_Drug_prices_should_be_lower.aspx

    Drug prices should be lower and the high cost of research is a myth – these are the frank words of GlaxoSmithKline’s boss Sir Andrew Witty.

    Speaking to a conference in London last week and reported by Reuters, Sir Andrew said the $1 billion price tag of R&D, often touted by pharma firms and the ABPI, was “one of the great myths of the industry”.

    This is because it was an “average figure” that includes money spent on treatments that fail in later stages, costing firms hundreds of millions of dollars.

    “It’s not unrealistic to expect that new innovations ought to be priced at or below, in some cases, the prices that have pre-existed them,” he went on. “We haven’t seen that in recent eras of the (pharma) industry, but it is completely normal in other industries.”

    Looking at his own UK-based firm, Sir Andrew said he has managed to increase the rate of return on R&D investment as because fewer drugs have failed in Phase III development.

    “If you stop failing so often you massively reduce the cost of drug development,” he said, adding: “It’s why we are beginning to be able to price lower.”

    #recherche #pharma #santé #cdp


  • Is this the antibiotic apocalypse?
    http://www.montrealgazette.com/health/this+antibiotic+apocalypse/8088447/story.html

    Imagine a world where a scratch would strike terror into your soul. A place where giving birth is a life-and-death experience, where every sore throat and stomach upset is potentially lethal. A world where almost no surgeon will operate unless the only alternative is certain death and where chemotherapy is too deadly to contemplate. This could be our awful future, according to Prof. Sally Davies, the British government’s chief medical officer. She has warned the world faces an antibiotic apocalypse, a “ticking time bomb” and a “catastrophic threat to the population” as medicine faces the prospect of losing probably the most powerful weapon in its armoury - the effective antibiotic.

    The tragedy is that this is a disaster of our own making. Thanks to a combination of profligacy, wilful stupidity, the laziness of thousands of doctors and the selfish persistence of millions of patients in demanding instant cures for minor illnesses that would go away on their own, simple bacterial infections could once again become the scourge of humanity.

    (…)

    This sad story is a version of the “tragedy of the commons” - a disaster that occurs when an action beneficial to an individual causes great harm to the community. The main cause of the antibiotic apocalypse has been over-prescribing, which increases the exposure of bacteria in the population as a whole to the drug in question, and gives these microbes more opportunity to evolve resistance.

    (…)

    Another major cause is the massive quantity of antibiotics fed to livestock. Cattle, pigs and chickens are not just given the drugs to cure illness, but for their side effects, which include their ability to stimulate growth.


  • Wary of Attack With Smallpox, U.S. Buys Up a Costly Drug
    http://www.nytimes.com/2013/03/13/health/us-stockpiles-smallpox-drug-in-case-of-bioterror-attack.html

    The United States government is buying enough of a new smallpox medicine to treat two million people in the event of a bioterrorism attack, and took delivery of the first shipment of it last week. But the purchase has set off a debate about the lucrative contract, with some experts saying the government is buying too much of the drug at too high a price.

    #pharma #variole


  • Cheap drugs a bitter pill for the West | Mail & Guardian
    http://mg.co.za/article/2013-03-08-00-cheap-drugs-a-bitter-pill-for-the-west

    The Ugandan government faced an easy choice when it decided to start producing its own version of a key malaria treatment, rather than continuing to rely on expensive imports. Since the country began making its own medicine in 2007, Uganda has produced not only anti-malarials, but also antiretrovirals (ARVs) used to treat HIV. The public-private company, Quality Chemicals, plans to roll out more ARVs, anti-malarials and antibiotics in the coming months and years. 

    The venture, a shining example of African pharmaceutical manufacturing, was made possible in part because Uganda is considered a “least-developed country”. As such, it doesn’t yet have to respect international intellectual property laws (...)

    But least-developed countries may be running out of time. They have until July to adopt the agreement’s measures into their own laws and a continued extension for pharmaceutical products until 2016.

    #pharma #brevets #patents #ldc #paludisme #sida #hiv