• Enseigner le code à l’école ? Vraiment ?
    http://www.internetactu.net/2014/04/23/enseigner-le-code-a-lecole-vraiment

    De partout, à travers le monde, l’idée de l’apprentissage du numérique à l’école semble être devenue le nouveau Graal. En France, la Fing (dont je suis employé) et de nombreuses autres associations et organismes ont même déclaré l’éducation au numérique grande cause nationale pour l’année 2014. Mais quel est l’enjeu de cet engouement pour le “tous codeurs” qu’évoquait dernièrement le…

    #ecole2.0 #langage #politiques_publiques #programmation


  • #Europe, cherche #politique d’asile depuis 15 ans
    http://fr.myeurop.info/2014/04/22/europe-cherche-politique-asile-refugies-13681

    http://cdn3.myeurop.info/sites/default/files/imagecache/third_thumbnail/media/images/sipa_00670636_000001.jpg

    Francesca Spinelli

    Depuis quinze ans l’Union européenne tente d’harmoniser les politiques d’asile en #Europe. Mais le bilan dressé par un groupe d’experts à Bruxelles demeure mitigé du fait d’une mauvaise volonté évidente des gouvernements nationaux. Décryptage.

    Ils étaient 150 à Bruxelles, tous réunis pour débattre de l’asile en Europe. lire la suite

    #Institutions #Forums #Belgique #France #Italie #Asile #Dublin #guerre #immigré #migration #migratoire #Odysseus #réfugié #Syrie


  • #Ukraine / #Allemagne : Touche pas à mes #chars russes !
    http://fr.myeurop.info/2014/04/22/ukraine-touche-pas-mes-chars-russes-13677

    http://cdn3.myeurop.info/sites/default/files/dynimagecache/0-59-1024-543-166-88/media/images/4593017668_0b1d3f465d_o.jpg

    Delphine Nerbollier

    Depuis le début de la crise ukrainienne, le sentiment antirusse s’accentue en Allemagne. Les #blindés soviétiques de la #Porte de #Brandebourg sont menacés. Une pétition, soutenue par la presse allemande, circule pour les faire disparaître.

    Doug est un berlinois de 45 ans. lire la suite

    #Société #Politique #Russie #1945 #armée #Berlin #guerre #Libération #soviétique #tank

    • @vlentz En principe c’est ici où on signe les petitions :
      https://epetitionen.bundestag.de
      La petition contre le monument pour le soldats sovietiques n’y figure pas.

      Si tu es Allemand on t’y propose d’autres pétitions concernant la Russie :

      Petition 51520

      Außenpolitik - Keine Sanktionen gegen Russland aufgrund der Krim-Krise vom 07.04.2014

      Der Deutsche Bundestag möge beschließen, sich innerhalb der EU gegen Sanktionen für Russland und dem russischem Volk aufgrund der Krim-Krise auszusprechen.

      Petition 51002

      Sicherheits- und Verteidigungspolitik - Vergrößerung der Bundeswehr, Wiederaufleben der Wehrpflicht vom 20.03.2014
      Text der Petition

      Der Deutsche Bundestag möge beschließen, dass die Ausgaben für die Streitkräfte der Bundesrepublik Deutschland (Bundeswehr) in signifikantem Maße erhöht werden. Weiterhin sollte eine Vergrößerung aller Teilstreitkräfte auf den zulässigen Umfang (im Bezug auf die Zwei+Vier Verträge) stattfinden und die Aussetzung der Wehrpflicht rückgängig gemacht werden.

    • Cet extrait de film montre bien le sujet du mémorial sovietique.
      http://www.youtube.com/watch?v=DgR0jdUjmxI


      Ich war neunzehn
      http://de.wikipedia.org/wiki/Ich_war_neunzehn

      Die DEFA-Produktion Ich war neunzehn erzählt die Geschichte eines jungen Deutschen, Gregor Hecker (Jaecki Schwarz), der mit seinen Eltern vor den Nationalsozialisten nach Moskau geflüchtet war und nun, im Frühjahr 1945, als Leutnant der Roten Armee nach Deutschland zurückkehrt. Der Film verarbeitet dabei die persönlichen Erlebnisse des Regisseurs Konrad Wolf und seines Freundes Wladimir Gall in fiktiver Form und schildert dabei Impressionen seiner „bewegenden Annäherung an die zum ‚Feindesland‘ gewordene Heimat“.


  • Venezuela : ce sont les épouses des maires destitués et emprisonnés qui seront les candidates de l’opposition aux élections à San Diego (Carabobo) et San Cristóbal (Táchira).

    Esposas de Scarano y Ceballos serán las candidatas en San Diego y San Cristóbal por la MUD
    http://www.el-nacional.com/politica/MUD-Rosa-Scarano-Alcaldia-Diego_0_395360554.html

    El secretario general de la Mesa de la Unidad (MUD), Ramón Guillermo Aveledo informó este lunes que la candidata a la alcaldía de San Diego, en Carabobo, será Rosa de Scarano, esposa del alcalde destituido, Enzo Scarano.
    (…)
    Por unanimidad, afirmó Aveledo, también fue electa para ser la abandera de la alcaldía de San Cristóbal, la esposa del alcalde Daniel Ceballos, Patricia de Ceballos.


  • La Complainte des mineurs du Donbass

    Cette chanson qui m’a été signalée pâr Jean-Marie Chauvier, est inspurée de l’oeuvre du célébrissome chanteur russe Vyssotski. Jean-Maris Chauvier explique que la chanson rend hommage aux mineurs fauchés par un coup de grisou, lesquels payent cher la braderie et le pillage de leur pays. Au passage on voit les photos des oligarques, Berezovski et Goussinski !

    –—

    Слава Украине Героям слава. Герои без искажения. как есть - YouTube

    Gloire aux héros de l’Ukraine !

    http://www.youtube.com/watch?v=3W9OrktphJk

    Слава Украине Героям слава. Герои без искажения. как ес

    https://dl.dropbox.com/s/oktian70cpr9kcg/donbass1.png

    https://dl.dropbox.com/s/yrgpkiqgrn998jm/donbass2.png

    https://dl.dropbox.com/s/xebqhsaccd8bgux/donbass3.png

    https://dl.dropbox.com/s/jgp8z004ka5efyq/donbass4.png

     https://dl.dropbox.com/s/e2139lqqscl370j/donbass5.png

    –—

    Donbass : les hommes de l’Est — Le Courrier de Russie
    http://www.lecourrierderussie.com/2014/04/donbass-hommes-est

    Au Donbass, région du Sud-Est de l’Ukraine, manifester, on n’aime pas tellement. Les gens d’ici n’ont pas l’habitude de descendre dans la rue pour quémander aux puissants des augmentations de salaire ou des réductions de leur journée de travail.

    http://statics.lecourrierderussie.com/wp-content/uploads/2014/04/hommes-de-lest_opt.jpg

    Dans les années 1990, quand le Sud-Est ukrainien vivait dans une misère noire, avec coupures régulières d’eau et d’électricité, les gens ne se sont pas révoltés – ils ont continué, avec une constance étonnante, à descendre dans la mine et à en extraire du charbon. Des mines qui pourraient aujourd’hui encore inspirer à un Zola un poignant roman sur la condition ouvrière.

    #ukraine #donbass #russie #mineurs #charbon #corruption


  • V. V. Poutine signe la réhabilitation des peuples de Crimée : Tatars, mais aussi Allemands, Arméniens, Bulgares et Grecs.
    Le Tatar devient la troisième langue officielle de la République autonome.

    Putin signs decree to rehabilitate Crimean Tatars — RT News
    http://rt.com/news/crimea-tatars-rehabilitation-putin-856

    Russian President Vladimir Putin has signed a decree officially rehabilitating the Crimean Tatars and other ethnic minorities on the peninsula, who were deported en masse in 1944 by Joseph Stalin for alleged collaboration with Nazi invaders.
    (…)
    When he first mooted the rehabilitation decree last month, Putin also proposed that Tatar becomes the third official language in the autonomy, alongside Russian and Ukrainian.

    The decree also rehabilitates four other less numerous minorities – Armenians, Bulgarians, Germans and Greeks – who also suffered from Joseph Stalin’s repressions during and after World War II.

    • Le chef local, Sergueï Axionov premier ministre de la République de Crimée, a un peu plus de mal avec les Tatars :

      Crimea Tatar Officials Say Office Attacked Before Putin’s Pardon - WSJ.com
      http://online.wsj.com/article/BT-CO-20140421-706112.html

      But earlier in the day, a busload of unidentified men wearing camouflage uniforms and berets marched into the Mejlis—the ethnic group’s executive council offices—and pulled down a Ukrainian flag that flew outside, replacing it with a Crimean flag. After the men left, the flag was removed and replaced by a Crimean Tatar flag.

      A statement on the Mejlis website said the Ukrainian flag had only just gone up over the building, following the return of the ethnic group’s outspoken leader, Mustafa Dzhemilev, who had come back to the peninsula from mainland Ukraine on Sunday. He and other Crimean Tatar leaders say they were briefly detained while trying to enter in a motorcade of 50 cars bearing Crimean Tatar and Ukrainian flags.

      On Sunday, the acting head of the region, Sergei Aksyonov, accused the Crimean Tatar leadership of “provoking ethnic strife,” and that he considered them extremists. Crimean Tatars make up about 12% of the region’s population of 2 million people.

      “The Mejlis hangs a Ukrainian flag over their building,” he wrote on his Twitter feed. “I am more and more convinced that they are provocateurs. 97% voted for Russia [in the referendum]. If you do not like it, leave!

    • Et bien d’ailleurs, certains n’ont même pas à se poser la question…

      Le leader des Tatars banni de Crimée
      http://www.lemonde.fr/europe/article/2014/04/22/le-leaders-des-tatars-banni-de-crimee_4405263_3214.html

      Le leader historique des Tatars de Crimée, Moustafa Djemilev, a été interdit d’accès pour cinq ans sur ce territoire ukrainien rattaché en mars à la Russie, a annoncé mardi 22 avril la Medjlis, l’assemblée des Tatars de Crimée.
      En quittant la Crimée pour Kiev, M. Djemilev s’est vu remettre par les gardes-frontières un document lui interdisant d’entrer dans la Fédération de Russie jusqu’au 19 avril 2019, a précisé à l’AFP Lilia Mouslimova. « Cette décision montre à quel Etat “civilisé” on a affaire », a réagi M. Djemilev sur le site d’information en ligne ZN.ua.

      Moustafa Djemilev — Wikipédia
      http://fr.wikipedia.org/wiki/Moustafa_Djemilev

      Moustafa Djemilev, né le 13 novembre 1943 à Ay-Serez en Crimée (alors RSFS de Russie à l’époque), est l’ancien président du Majlis du peuple tatar de Crimée (succédé par Refat Choubarov) et un membre du Parlement ukrainien depuis 1998. Il est un chef de file reconnu du Mouvement national des Tatars de Crimée et un ancien dissident soviétique admiré pour son principe de non-violence.
      (…)
      En mai 1989, il est élu à la tête du Mouvement national des Tatars de Crimée nouvellement fondé. La même année, il retourne en Crimée avec sa famille, un mouvement qui sera suivi par le retour des 250 000 Tatars criméens de Russie.

      Adhérent au Mouvement populaire d’Ukraine, il annonce au début du mois de novembre 2011 de se retirer de la vie politique du pays mais rejoint l’Union panukrainienne « Patrie » [de Ioulia Tymochenko] pendant les élections législatives ukrainiennes de 2012.


  • Jeu sans frontières : Déni de la Vache folle qui rit au nez et nous pète le méthane de tourteaux de soja. Sam Telam
    http://lesazas.org/2014/04/21/jeu-sans-frontieres-deni-de-la-vache-folle-qui-rit-au-nez-et-nous-pete-le-m

    La Justice sansfraise réclame un NON LIEU, 18 ans aprés le scandale des vaches cannibales nourries aux farines animales..
    Evidemment l’ UFC Que choisir, partie de ce procés abracadabrantesque,ne compte pas en rester là.

    #politique #agronomie


  • Pour tenter de comprendre ce qui se passe en Ukraine – 18 : l’URSS de Iouri Andropov – 1
    http://lesazas.org/2014/04/21/pour-tenter-de-comprendre-ce-qui-se-passe-en-ukraine-18-lurss-de-iouri-andr

    Une fois que Léonid Ilitch Brejnev eusse cassé sa pipe en novembre 1982, c’est Iouri Vladimirovitch Andropov qui prend la relève de l’homme le plus puissant de l’URSS, pour une brièveté qui nous réjouit, non qu’on soit de mauvaises langues, mais cela nous facilitera la tâche pour arriver dans le gras du sujet qu’est l’Ukraine aujourd’hui !

    Mais qui est donc Iouri Vladimirovitch Andropov ?!
    (suite d’une longue série pour comprendre le binz en Ukraine)
    #politique #histoire


  • Les limites de l’ingénierie sociale
    http://alireailleurs.tumblr.com/post/83182730764/les-limites-de-lingenierie-sociale-technology-review

    Pour Pentland, “l’extraction de la réalité” (reality mining) va rendre possible la modélisation mathématique de la société. "Le pouvoir de la physique sociale vient du fait que la quasi-totalité de nos actions au jour le jour sont habituelles, principalement basées sur ce que nous avons appris de l’observation du comportement des autres". Ce qui permet de développer des modèles statistiques de comportement. [...]
    Remplacer la politique par la programmation peut sembler attrayant, estime Carr, mais il y a de bonnes raisons d’être inquiet de cette forme d’ingénierie sociale.

    #Algorithme #Big_data #Ingénierie_sociale #Numérique #Politique #Sciences_comportementales #Sciences_sociales #Technototalitaires


  • > Soutien au secteur de #psychiatrie de #Blois (41) | Collectif des 39 Contre la Nuit Sécuritaire
    http://www.collectifpsychiatrie.fr/?p=7175

    Les dysfonctionnements du pôle de Psychiatrie générale de l’#hôpital de Blois sont à inscrire dans un contexte national de désintérêt qui ne cesse toujours de croître depuis des décennies (quels que soient les gouvernements en place) pour la psychiatrie publique, du non-respect des #budgets alloués à ce secteur, de la difficulté à recruter des psychiatres du fait de la pénurie, de la fin de la spécialisation au métier de l’infirmier psychiatrique et localement, dans une politique de recrutement menée par certains encadrants issus des services de soins somatiques donc non formés eux-mêmes à la spécificité des soins psychiatriques et, ne pouvant alors soutenir le travail des #soignants, et enfin, dans l’absence de mise en place du tutorat entre infirmiers alors que des professionnels y avaient été formés.

    Depuis dix-huit mois, le pôle de psychiatrie a été le théâtre de nombreux conflits en intra-hospitalier. Ceux-ci ont entraîné un problème de sous-effectif dans les équipes soignantes, encadrantes et médicales.
    Trois psychiatres sur les cinq du service ont été mis en #arrêt_maladie suite à un épuisement professionnel. Ce qui a provoqué la fermeture de 25 lits sur les 85 pour un secteur de 136 000 habitants, un redéploiement du personnel soignant et une #grève de ce dernier découragé et mis à mal.

    Des difficultés de communication avec la direction et la #politique_managériale ont aussi été à l’origine de la #disparition progressive de la cohésion entre les différents professionnels.

    #comment_soigner_les_institutions_ ?


  • Axelle Lemaire veut « rétablir un Internet qui garantit les libertés fondamentales »
    http://www.lepoint.fr/chroniqueurs-du-point/guerric-poncet/axelle-lemaire-veut-retablir-un-internet-qui-garantit-les-libertes-fondament

    Entretien avec la nouvelle secrétaire d’État au Numérique, qui détaille pour la première fois la politique qu’elle entend mener au gouvernement.

    #Axelle_Lemaire #France #Gouvernement_Valls #Politique_numérique


  • Bouteflika dernier élu des usurpateurs de la mémoire
    http://www.argotheme.com/organecyberpresse/spip.php?article2146

    Elu avec un score écrasant, à 81,53%, Bouteflika soustrait le pays qu’il dirige depuis 1999 à l’alternance qui peut mettre à l’honneur la démocratie. L’échange et la comparaison entre les forces aptes pour sortir l’Algérie de la torpeur du monolithisme, est encore une autre fois écarté. Avant bien que l’Algérie ne recouvre sa souveraineté nationale, c’est l’archétype monopolistique qui exclut ceux qui aspiraient au pluralisme, tracé jadis qui génère ce qui se passe aujourd’hui. En effet, c’était le cas et la (...)

    Politique, France, francophonie, Algérie, Maroc, Tunisie, Afrique, monde arabe, vie politique, nation, nationale,

    / #économie,_politique,_arts,_corruption,_opposition,_démocratie, Maghreb, Algérie, Tunisie, Maroc, Libye, Africa, population, (...)

    #Politique,France,_francophonie,_Algérie,_Maroc,_Tunisie,_Afrique,_monde_arabe,_vie_politique,_nation,_nationale, #Maghreb,_Algérie,_Tunisie,_Maroc,_Libye,_Africa,_population,_société


  • Axelle Lemaire veut un « Internet ouvert » garantissant « l’exercice des libertés »
    http://www.numerama.com/magazine/29152-axelle-lemaire-veut-un-internet-ouvert-garantissant-l-exercice-des-l

    Lors d’un entretien accordé au Point, Axelle Lemaire, nouvelle secrétaire d’État au numérique, a présenté les grandes lignes de la politique qu’elle entendait conduire au sein du gouvernement Valls. Cependant, son action risque fort d’être limitée ou entravée par l’activité des autres ministères, qui ont été à l’origine de textes législatifs très controversés.

    #internet #gouvernement #politique #Axelle_Lemaire


  • Crise ukrainienne, crise de l’Europe
    http://www.chevenement.fr/Crise-ukrainienne-crise-de-l-Europe_a1616.html
    http://www.chevenement.fr/photo/art/default/6541088-9865321.jpg?v=1397741405

    Il serait tout à fait erroné de présenter la crise ukrainienne comme une « surprise stratégique ».

    Une transition avec l’ère soviétique peu coopérative.
    Déjà en 2006, alors que Georges W. Bush était au milieu de son deuxième mandat, la question de l’entrée dans l’OTAN de l’Ukraine (et de la Géorgie) avait provoqué une mini-crise au sein même de l’Organisation entre l’Allemagne et la France, qui y étaient hostiles, et les Etats-Unis qui, en fin de compte, n’avaient pas trop insisté.

    C’est que l’Ukraine est le « gros morceau » d’un problème plus vaste, celui des ex Républiques soviétiques qui se sont détachées politiquement de la Russie, en décembre 1991, mais dont les liens de tous ordres avec elle demeurent étroits (minorités russes – étroitesse des relations économiques…)

    Le cas des Pays Baltes a été réglé par le retour au statut qui était le leur avant 1939 et leur inclusion dans l’Union européenne et dans l’OTAN. Mais partout ailleurs, une situation nouvelle s’est créée : en Ukraine, en Biélorussie, en Moldavie, dans le Caucase, en Asie centrale, ces pays anciennement soviétiques ont plus ou moins admis le principe de l’économie de marche, privatisé de larges pans de leur appareil productif, au bénéfice de quelques oligarques, eu recours à des élections plus ou moins transparentes pour désigner leurs dirigeants. De tous ces nouveaux pays, l’Ukraine est évidemment celui que la Russie considère comme lui étant le plus proche par l’Histoire (elle a fait partie de l’Empire russe depuis 1657), l’intensité des relations économiques, en particulier dans les régions industrielles de l’Est de l’Ukraine et enfin la culture (proximité linguistique-orthodoxie sauf dans la partie galicienne, catholique uniate, et tournée vers l’Europe Centrale, hier la Pologne, avant-hier l’Autriche-Hongrie).

    La Russie depuis 1991 a vu avec inquiétude l’inclusion des PECOs dans l’Union européenne et surtout l’extension de l’OTAN à l’Est, contrairement aux engagements pris en 1990 au moment de la réunification de l’Allemagne. La persistance à l’Ouest d’un schéma binaire Europe-Russie, alors que l’URSS avait disparu, a peu à peu réveillé en Russie un nationalisme obsidional qui a culminé au moment de la guerre du Kosovo et de son détachement de la Serbie (1999). C’est à ce moment là que le premier Président de la Russie, Boris Eltsine a appelé comme Premier ministre Vladimir Poutine. Celui-ci, élu Président en 2000, en 2004, puis réélu en 2012, après le mandat de D. Medvedev, s’est acquis une certaine popularité dans l’opinion publique russe en rétablissant l’ordre, la croissance économique (+7% par an dans la décennie 2000-2010) et en donnant le sentiment d’interrompre le déclassement stratégique de la Russie (deuxième guerre de Tchétchénie, conflit géorgien (2008), accord New Start avec les Etats-Unis (2010)).

    C’est peu dire que la Russie n’a pas vu d’un bon œil les « révolutions de couleur » soutenues par les Etats-Unis dans les pays qu’elle considère comme faisant partie de son « étranger proche », c’est-à-dire de sa zone d’influence traditionnelle. Les pays de la CEI sont ainsi devenus un enjeu entre l’Union européenne et la Russie avec, en arrière-plan, l’OTAN et les Etats-Unis, peu désireux d’atténuer les tensions.

    La réélection de Vladimir Poutine, en 2012, et l’effacement de M. Medvedev qui incarnait un certain « soft power » russe, mais dont l’image avait été atteinte par le « feu vert » qu’il avait donné, en 2011, à l’intervention de l’OTAN en Libye, ont ressuscité les tensions (affaire Magnitski - tentation russe d’idéologiser l’opposition entre un Occident hyperindividualiste et décadent et une Russie restée fidèle aux valeurs traditionnelles, à quoi répond un retour de russophobie dans les pays occidentaux).

    Ces remugles de guerre froide correspondent-ils à quelque chose de profond ?
    Pour ma part, j’en doute. En effet, les bases matérielles et idéologiques qui opposaient deux systèmes économiques et politiques et deux visions du monde incompatibles n’existent plus. L’URSS a disparu, ce dont nos médias en général tardent à s’aviser. La Russie est certes un vaste pays, grand comme trente quatre fois la France, mais son étendue même et la rigueur de son climat sont source d’innombrables difficultés. La démographie russe est stagnante. Avec 140 millions d’habitants, la Russie d’aujourd’hui est deux fois moins peuplée que l’URSS il y a vingt-deux ans. Sa population est au niveau de celle l’Empire tsariste en 1914. Le peuple russe est un grand peuple européen. 20% de sa population est de tradition musulmane (Tatars, Bachkirs de la Volga, Caucase du Nord, Sibérie méridionale) ou allogène (Sibérie du Nord, extrême Orient russe).

    Entre l’Europe et l’Asie la Fédération de Russie (plus de 80 « sujets » c’est-à-dire entités constitutives) est un gigantesque « Etat-tampon » entre l’Europe et l’Asie ; elle est à cet égard indispensable et incontournable, comme elle l’est également par sa qualité de membre permanent du Conseil de Sécurité de l’ONU, par sa puissance nucléaire, par ses richesses énergétiques et par l’attrait de sa culture.

    Economiquement, le PNB russe se situe au 8ème rang mondial. La Russie réalise près de la moitié de son commerce extérieur avec l’Union européenne principalement l’Allemagne (total des échanges de 74 Milliards d’euros), l’Italie (30 milliards) et la France (23 milliards).

    Raisonnons en cinétique : dans quelques années (vers 2020), le PNB chinois aura rattrapé celui des Etats-Unis. Les capacités financières et budgétaires de la Chine vont égaler voire dépasser celles des Etats-Unis dans la prochaine décennie. Dans un XXIe siècle que structurera toujours plus la bipolarité sino-américaine, la place de l’Europe va continuer à rétrécir à tous points de vue, démographique (Europe : 20 % de la population mondiale en 1900, 7 % aujourd’hui, 4 % en 2050), mais aussi économique et budgétaire.

    Dans de nombreux domaines, l’Union européenne ne pèsera plus assez lourd en 2050 pour exister face à la concurrence des Etats-Unis, de la Chine, voire d’autres pays émergents, à supposer qu’elle le veuille. Or, quelles que soient les tentations « eurasiatiques » de la Russie, il faut se persuader que celle-ci est d’abord « d’Europe ». Sa culture est européenne. Les aspirations de son peuple la tournent vers l’Europe, à commencer par celles des classes moyennes nombreuses qui s’y développent rapidement et offrent un marché aux produits européens. Cela ne l’empêche pas de chercher des débouchés en Asie pour son gaz, mais c’est une autre affaire… Si nous raisonnons toujours en cinétique, nous serons amenés à constater que l’Europe occidentale et la Russie, si elles ne coopèrent pas dans l’avenir, seront amenées à « sortir du jeu » dans un monde dont le centre de gravité se sera définitivement fixé au milieu de ce siècle dans le Pacifique.

    On comprend que les néoconservateurs américains ne voient pas d’un bon œil le resserrement de la coopération entre les deux parties de l’Europe. Pourtant d’anciens secrétaires d’Etat comme MM. Kissinger ou Breszinski à la vue moins myope en viennent à admettre ce qu’ils appellent « une finlandisation » de l’Ukraine (terme qui évoque quand même la guerre froide). Sans doute dans leur esprit le « problème russe » n’a-t-il pas la même ampleur que le « problème chinois ».

    La crise ukrainienne : distorsions et erreurs
    Ce détour par la Russie permet de relativiser l’ampleur de la crise ukrainienne de 2014. Celle-ci traduit l’incapacité à penser ce que Georges Nivat appelle « la troisième Europe », après la première et la seconde, celles d’avant et d’après la chute du mur de Berlin. L’implosion de l’URSS a créé un « espace post-soviétique » voué pour l’essentiel après 1991 aux « thérapies de choc » libérales. Les Etats-Unis, à l’époque des Présidents Bill Clinton et George W. Bush ont encouragé les « révolutions de couleur ». Si la Russie, humiliée, a voulu reprendre la main dans son « étranger proche », on ne peut pas dire que l’Union européenne ait fait preuve de beaucoup de perspicacité dans le traitement du problème « post-soviétique ».

    La principale erreur a été de vouloir traiter séparément le partenariat stratégique avec la Russie et le partenariat oriental avec les autres membres de la CEI. Le partenariat stratégique avec la Russie se trouvait en 2012 dans l’impasse (libéralisation non achevée des visas – « troisième paquet énergétique » en panne, etc.) quand les premiers accords d’association avec l’Ukraine, la Moldavie, l’Arménie, etc. commencèrent à être finalisés.

    Certes la politique de l’Union européenne porte la marque d’impulsions contradictoires, provenant les unes des pays voisins (Pologne et pays baltes), les autres de l’Allemagne, de l’Italie et de la France, les pays anglo-saxons cultivant, à l’enseigne des « Droits de l’Homme », une idéologie non exempte d’une certaine russophobie. L’exportation des standards de la démocratie occidentale et d’une économie de marché concurrentielle ne pouvait que se heurter à la réalité des économies et des régimes post-soviétiques. La Russie elle-même s’efforçait de promouvoir une zone de libre-échange eurasiatique dont l’Ukraine était le gros morceau. Ces deux projets de « libéralisation » auraient pu confluer sur le papier. Dans la réalité, il n’en a rien été. Le bras de fer engagé avant le sommet de Vilnius (28 novembre 2013) entre le projet d’accord d’association porté par l’Union européenne et l’accord financier et gazier russo-ukrainien, a tourné à l’avantage de la Russie, le Président ukrainien Yanoukovitch ayant fait monter les enchères pour céder aux offres, plus alléchantes, il est vrai, de la Russie (15 milliards de prêts et forte réduction des prix du gaz russe). C’était sans compter sur les « tropismes européens » de l’Ukraine, pays composite et fragile, et le soulèvement de Maïdan, encouragé par maints dirigeants européens et américains. La destitution et la fuite du Président Yakounovitch aboutissaient à la formation d’un nouveau gouvernement ukrainien dont la Russie conteste la légitimité.

    L’annexion de la Crimée a été la réplique apportée par la Russie à ce processus évidemment inconstitutionnel. Cette réplique viole évidemment la convention de Budapest de 1994 enlevant à l’Ukraine ses armes nucléaires mais garantissant en retour ses frontières de l’époque. Il est vrai que celles-ci étaient récentes, le décret rattachant une Crimée, historiquement russe, à l’Ukraine résultant d’un caprice de Khrouchtchev, lui-même ukrainien et désireux de commémorer, à sa façon, le trois-centième anniversaire du rattachement de l’Ukraine à la Russie. Ce transfert, à l’époque soviétique, ne changeait rien à la réalité du pouvoir. Il ne donna lieu à aucun référendum qui eût permis de connaître l’avis des Criméens.

    Le viol de la légalité internationale était cependant caractérisé. Il n’est guère douteux non plus que les « forces locales d’autodéfense » qui ont pris le pouvoir en Crimée, devaient être fortement noyautées par des forces spéciales russes … La Russie allègue le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes reconnu par l’ONU. Mais la Charte des Nations Unies reconnaît d’abord le principe de la souveraineté et de l’intégrité territoriale des Etats. Dans l’idéal, une négociation aurait pu permettre de concilier ces deux principes. Dans les faits, il n’en a rien été. La Russie a opéré une simple « prise de gage », Peut-être craignait-elle la remise en cause par le nouveau gouvernement ukrainien du contrat de concession du port de Sébastopol à la Russie jusqu’en 2042.

    Si les dirigeants européens voulaient bien, de leur côté, procéder à cet « examen de conscience » auquel les bons pères forment les élèves qui leur sont confiés, ils devraient reconnaître que le comportement de maints de leurs dirigeants a frôlé l’ingérence. Rien non plus n’autorisait le Commissaire Olli Rehn à affirmer que le but de l’accord d’association était l’adhésion pure et simple de l’Ukraine à l’Union européenne. Le Conseil européen n’avait rien décidé de tel. Quant aux déclarations faites en pleine crise par le Secrétaire général de l’OTAN, M. Rasmussen, elles n’étaient pas adroites. Si corrompu qu’il soit, le Président Yanoukovitch n’en était pas moins un Président élu. A un processus évidemment inconstitutionnel mais largement interne à l’Ukraine, la Russie quant à elle a apporté une réponse qui viole le droit international et dont le moins qu’on puisse dire est qu’elle n’a pas péché par excès de subtilité. Il n’est cependant guère douteux que si la population criméenne devait être à nouveau consultée, sous l’égide des Nations Unies, elle confirmerait son choix en faveur de la Russie.

    Depuis l’échange téléphonique Poutine-Obama suivi de la rencontre entre les deux ministres des Affaires étrangères des Etats-Unis et de la Russie, fin mars 2014, il semble bien, au moment où j’écris (9 avril 2014), que la Russie n’ait pas l’intention de pousser en Ukraine l’avantage qu’elle a sur le terrain même si la situation dans les villes de l’Est ukrainien peut évidemment déraper. Au plan économique, la Russie aurait beaucoup à y perdre mais les pertes, pour l’Allemagne, l’Italie, la France et d’autres ne seraient pas nulles.

    Comment rendre possible la troisième Europe ?
    Le moment est donc venu, dans l’intérêt de l’Europe tout entière, d’engager une désescalade et de ne pas céder aux sirènes des partisans d’une nouvelle « guerre froide ». Celle-ci serait contraire à l’intérêt de la France et de l’Europe tout entière. Les conditions dans lesquelles se dérouleront les élections prévues le 25 mai en Ukraine devraient permettre d’amorcer le retour à la légitimité démocratique. Leur liberté et leur transparence doivent être assurées. Ce sont ces garanties qu’il faut réunir.

    La fédéralisation à tout le moins ou une décentralisation poussée de l’Ukraine ne doit pas être un tabou. La seule vraie question est celle des compétences de l’Etat ukrainien et donc aussi celles des régions. La création, à brève échéance, d’une Commission impliquant les régions et visant à préparer cette transformation de l’organisation interne de l’Ukraine permettrait de détendre l’atmosphère. La garantie internationale de la neutralité de l’Ukraine entre les pays de l’OTAN et la Russie serait de bon sens. La Russie n’a ni les moyens ni la volonté d’une guerre avec l’OTAN et celle-ci n’a pas vocation à s’étendre plus à l’Est. A plus long terme, la libéralisation des échanges doit se faire progressivement de Brest à Vladivostok. Ce processus, inscrit dans les traités, doit se réaliser par étapes. La Russie fait aujourd’hui partie de l’OMC. Il n’y a aucune bonne raison de traiter séparément l’Ukraine et la Russie. L’intérêt bien compris de l’Europe n’est pas, encore une fois, de ranimer les brandons de la guerre froide.

    La crise ukrainienne de 2014 illustre surtout l’incapacité de penser le problème européen dans son ensemble, à l’échelle de la grande Europe, jadis évoquée par le général de Gaulle, celui d’une Europe vraiment européenne, qui ne recréerait pas en son sein la frontière qui séparait jadis l’Empire byzantin de l’Empire romain d’Occident. Dans l’immédiat, l’Union européenne et la Russie feraient bien de se concerter, sous l’égide du FMI, pour stabiliser l’Ukraine dont l’économie est au bord de la banqueroute. La guerre du gaz évoquée par les médias n’a pas de sens. Le gaz ne coulera pas d’Ouest en Est, pas plus que l’eau des fleuves ne remonte à sa source. Mais on peut attendre que dans l’intérêt européen commun, la Russie accorde un rabais sur le prix du gaz qu’elle vend à l’Ukraine. En ce sens, la crise ukrainienne de 2014 est bien une « crise européenne », celle de la « troisième Europe » qu’il nous faut aujourd’hui surmonter si nous voulons qu’à l’avenir notre continent cesse d’être un objet et redevienne un sujet des relations internationales.

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    Le site internet de la Revue Défense Nationale

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  • Mise en réseau de la société
    http://www.zeroseconde.com/2014/04/mise-en-reseau-de-la-societe

    http://www.zeroseconde.com/wp-content/uploads/2014/04/jfgauthier.png

    Cette expression est de Sylvain Carle, « mise en réseau de la société ». Ça sonne à la fois comme un défi et comme un fait accompli. Jean-François Gauthier de l’Institut de la Gouvernance Numérique y croit. Il pense pouvoir réussir à faire émerger un plan numérique grâce à ses Assises nationales du numérique. Je l’ai rencontré pour la 13e […]

    #M2 #Politique

    • Fait chier, cette question du réseau, du lien, me faisait penser à une définition du pauvre au Moyen Âge qui n’est pas celui qui ne possède rien, mais celui qui n’appartient plus à personne, c’est à dire qui n’a plus de liens avec aucune communauté. Je sais que j’ai sauvegardé le texte quelque part... mais impossible de remettre la main dessus, et ça, ça m’énerve.

    • ¿Eso ?
      La notion de pauvreté au Moyen Âge : position de problèmes, Mollat Michel, In : Revue d’histoire de l’Église de France. Tome 52. N°149, 1966. pp. 5-23.
      http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/rhef_0300-9505_1966_num_52_149_1751

      Comme substantif, pauperes, « pauvres » prennent une acception concrète, parfois assez éloignée du sens originel. Chronologiquement, au rythme de l’évolution médiévale, pauper s’est opposé à potens, miles, civis, et de nouveau à dives. Dans les Capitulaires, le mot pauper, opposé à potens, désigne l’homme libre lui-même, qui a besoin de la protection royale, et que, dès le ixe siècle, l’évêque prend sous sa sauvegarde. Le terme exprime la faiblesse, en ce cas, plus qu’une infériorité. Celle-ci apparaît par voie de conséquence, sur le plan juridique notamment. Dans les villes, pauper, opposé à civis, traduit un « état » juridique fondé sur une infériorité pécuniaire, qu’exprime alors l’opposition à dives. Les textes relatifs aux institutions de paix opposent aux milites les pauperes, et englobent avec eux, dans la même catégorie de personnes ayant besoin de protection et se trouvant dans le même état de faiblesse, tous les inermes y compris les femmes de chevaliers sans escorte et les marchands itinérants. « Pauvre » est synonyme d’humble (humilis) et même, simplement, de faible. Le pauvre n’est donc pas seulement celui dont la faiblesse matérielle, physique ou morale appelle la pitié.
      (…)
      L’exemption d’impôt doit retenir un instant l’attention ; en effet, il ne faut pas se faire illusion sur la terminologie employée par les documents fiscaux : l’exonération reculait assez loin ses limites supérieures. Le terme « pauvre » n’y exprime pas nécessairement l’indigence ; il semble qu’il en est de même de l’expression de nihil habens. Les vrais pauvres, on ne les mentionne parfois pas ; et c’est logique, puisque, dépourvus de tout, ils ne doivent rien. La notion du « pauvre fiscal » est très variable.


  • L’Italie tente d’entraver la marche triomphale des anti-européens
    http://fr.myeurop.info/2014/04/17/italie-tente-entraver-victoire-anti-europeens-13664

    http://cdn3.myeurop.info/sites/default/files/dynimagecache/0-73-3681-1951-166-88/media/images/Beppe_Grillo_-_Trento_2012_02_recrop.JPG

    Ariel Dumont

    À un mois et demi des élections européennes, les institutions et partis italiens se mobilisent pour freiner la marche triomphale des forces anti-euro et anti-européens, qui recueilleraient près d’un tiers des voix, selon les derniers sondages.. Une bataille à coup de castings parfois détonants... (...)

    #Politique #Italie #Union_européenne #Beppe_Grillo #Berlusconi #élections_européennes_2014 #eurodéputés #Forza_Italia #Matteo_Renzi #populisme


  • Devons-nous réguler l’internet à la façon du monde réel ou le monde réel à la façon d’internet ? - Nick Grossman
    http://alireailleurs.tumblr.com/post/82975514968

    La commission des taxis du conseil municipal de Seattle s’apprête à voter de nouveaux règlements pour pour limiter l’essor du covoiturage, rapporte Nick Grossman sur son blog (comme quoi aux Etats-Unis, les nouveaux entrants dans le domaine du covoiturage, du partage d’automobile, de la location de voiture ou des voitures de tourisme avec chauffeur ne sont pas toujours non plus accueillis avec enthousiasme). “La régulation proposée par la ville de Seattle est un exemple parfait d’un régime de confiance 1.0 consistant à construire une haute barrière à la participation, où les nouveaux acteurs doivent prouver leurs intentions et demander la permission d’opérer. C’est ainsi que nous avons régulé le monde réel à l’ère industrielle.” Mais ce n’est pas ainsi que les choses se régulent à l’ère d’internet. Au (...)

    #concurrence #règlementation #innovation #politiques_publiques


  • DEPUIS ALGER, IL Y A PRESQUE 25 ANS : L’EMERGENCE DES ISLAMISTES
    16 avril 2014, 09:20

    FB : “Sous le voile de l’islam algérien” (Au lendemain de la victoire du FIS aux élections locales, le 12 juin 1990) Le Monde dimanche 17- lundi 18 juin 1990 (page 1 et 3)

    (Le 12 juin 1990, les résultats du premier scrutin libre de l’histoire de l’Algérie indépendante donnaient le signal d’une longue régression répressive. Presque vingt cinq ans après, les termes du débat ouvert par l’irruption des islamistes sur la scène maghrébine demeurent d’une étonnante actualité).

    À moindres frais, puisque ces élections locales ne remettent pas instantanément en cause l’équilibre institutionnel de l’un de nos principaux interlocuteurs méditerranéens, l’électrochoc du 12 juin va peut-être nous décider à lever le voile sur un courant politique à l’égard duquel notre perception n’a pas encore réussi à dépasser le stade de la répulsion, mais avec lequel il va pourtant nous falloir aujourd’hui apprendre à vivre.

    Est-ce possible ? Oui, si l’on veut bien commencer à admettre que, la terre d’Algérie n’ayant pas subitement accouché de 55 % de fanatiques, l’écume extrémiste du phénomène islamiste doit cesser d’être la seule porte d’entrée de son analyse. Oui si nous voulons bien entreprendre de nous persuader que derrière barbes et hijabs, n’ont pas poussé seulement les extrémistes de nos fantasmes, mais plus banalement une composante essentielle de la génération politique qui, un peu partout dans le monde arabe, est en train de relayer les régimes issus des indépendances.

    Ces « nouveaux riches » de la politique algérienne sont-ils à même de tenir leurs multiples promesses ? Et que va-t-il advenir de cette démocratie naissante dans le président Chadli, seul entre ses pairs, a pris le risque de leur confier en partie la gestion ?

    La réponse ne saurait se faire sur le registre des certitudes. Rappelons – mais est-ce bien nécessaire ? – que les forces islamistes ne sont pas aussi automatiquement porteuses de justice sociale et d’égalitarisme politique que ne clament leurs adhérents. Il faut ensuite, même si l’opération est plus ambitieuse, nous familiariser avec l’idée qu’elles ne sont pas pour autant intrinsèquement et définitivement étrangères à l’univers de la démocratie. Le recours au vocabulaire de la religion (« musulmane s’entend, car sinon comment ne pas avoir de frisson rétrospectif devant les performances européennes de la démocratie chrétienne ?) n’est pas en politique le corollaire obligé de l’émergence du totalitarisme.

    Sans doute le croisement de l’islam et de la mobilisation politique s’est-il parfois exprimé de manière violente. Sans doute y a-t-il eu (par exemple à Téhéran) et très vraisemblablement y aura-t-il encore des régimes pour tenter (comme leurs prédécesseurs l’ont fait avec les valeurs nationalistes) de donner à leur autoritarisme la caution de la religion musulmane.

    Mais il n’en demeure pas moins nécessaire de reconsidérer l’idée trop simple selon laquelle cette violence – qui, entre chrétiens et musulmans, laïque et religieux, gauche et droite, a peut-être été, en terre arabe, la seule denrée politique équitablement répartie – aurait été le produit de l’apparition des seuls mouvements islamistes. Sans doute la prétention « totalisante » des religions monothéistes recèle-t-elle un potentiel « totalitaire » d’autant plus fort en islam que la barrière de la sécularisation y est, au moins en principe, réfutée.

    Mais de l’inquisition catholique au goulag stalinien, l’histoire mondiale est là pour rappeler que, bien moins que leur contenu intrinsèque, ce sont les conditions d’appropriation sociale des dogmes en tout genre, c’est-à-dire l’itinéraire socio-économique, éducatif et culturel, variable d’un pays et d’une époque à l’autre, de ceux qui le manient, qui détermine le niveau d’autoritarisme et de violences politiques dont ils peuvent, le cas échéant, couvrir le déploiement.

    C’est dans ces paramètres socio-historiques que se trouve aujourd’hui l’inconnu de la démocratie algérienne. De ce point de vue, les islamistes que l’Algérie de 1990 à fabriqué ne sont sans doute pas les meilleurs garants d’une poursuite harmonieuse de la délicate transition que le scrutin du 12 juin vient de réactiver. Le potentiel islamiste algérien est, ce qui ne constitue pas un facteur de modération, l’un des plus forts de la région. Parce qu’il se mesure notamment à l’aune de la déculturation coloniale, terrain sur lequel l’Algérie et ses 132 années de colonisation de peuplement font, à l’échelle arabe figure extrême. Par ce que l’un des paradoxes de la politique culturelle du FLN a été, unité nationale oblige, d’avoir longuement occulté le facteur berbère, amplifiant ainsi la propension de son successeur arabe islamique à occuper l’essentiel de l’imaginaire social. Par ce que le monolithisme du système politique, aidé par la rente pétrolière, s’est maintenu beaucoup plus longtemps qu’ailleurs dans la région.

    Et que le besoin de rompre avec la domination de l’ex parti unique est ainsi plus fort encore en l’Algérie que dans la Tunisie voisine où le discours bouquiniste a subi une tentative, même avortée, de rénovation. Plus puissant, le courant algérien, qui évolue sur un terroir dont l’histoire politique et d’ailleurs plus riche de ruptures révolutionnaires que d’adaptations réformistes, est également plus jeune, et donc assez logiquement plus radical.

    Non, si l’on veut bien prendre en compte la fête que les islamistes détiennent aujourd’hui à Alger comme ailleurs l’accès du seul réservoir qui, dans la région, ne soient pas encore vide u en voie de l’être : celui d’une idéologie politique capable de mobiliser les énergies humaines, potion magique à laquelle les régimes voisins, faute de légitimité, ont de moins en moins accès.

    Devront-ils enfin se couper inéluctablement, avec leurs filles et leurs mères, de la moitié de la population du pays ? S’ils ne mesurent pas la perte que représenterait une telle hémorragie humaine et tardent trop à se démarquer clairement, sur le travail des femmes notamment, de positions traditionalistes que la plupart des autres courants islamistes ont d’ores et déjà abandonné, le risque de voir s’accélérer l’exode d’une partie de l’élite féminine laïcisée existe à l’évidence.

    Mais la relation entre le mouvement islamiste et la cause des femmes ne saurait aucunement se réduire à cette seule perspective. À tout le moins si l’on veut bien admettre qu’il existe vraisemblablement une « lecture » du voile qui permet de faire des milliers de femmes qui, un peu partout dans le monde arabe, « ont choisi de leur plein gré de porter » autre chose que des potiches incapables de se déterminer, et de ce carré de tissu autre chose que le symbole de leur volonté perverse de s’abîmer dans l’aliénation.

    Mais on est là au cœur d’un débat que le premier scrutin libre de l’Algérie indépendante, en redonnant un peu de légitimité à ceux que le regard occidental s’est longtemps contenté d’enfermer dans de trop rapides formules d’exclusion, n’a, très utilement, fait que relancer.

    #FrancoisBurgat depuis #Alger
    #voile #islamiste #feminisme #politique


  • The Single Mother, Child Poverty Myth | Demos
    http://www.demos.org/blog/4/14/14/single-mother-child-poverty-myth

    I see it often claimed that the high rate of child poverty in the US is a function of family composition. According to this view, the reason childhood poverty is so high is that there are too many unmarried parents and single mothers, and those kinds of families face higher rates of poverty. The usual upshot of this claim is that we can’t really do much about high rates of childhood poverty, at least insofar as we can’t force people to marry and cohabitate and such.

    One big problem with this claim is that family composition in the US is not that much different from family compositions in the famed low-poverty social democracies of Northern Europe, but they don’t have anywhere near the rates of child poverty we have.

    http://www.demos.org/sites/default/files/imce/image%20%283%29.png

    http://www.demos.org/sites/default/files/imce/image%20%284%29.png

    Why the poverty rates differ so much is not mysterious: it’s almost entirely about transfers (i.e. welfare programs). You can see this by looking at the poverty rate of children in single parent homes prior to taxes and transfers compared to the same poverty rate after taxes and transfers:

    http://www.demos.org/sites/default/files/imce/image%20%286%29.png

    High poverty rates for children in single mother families is a policy choice. In the US, we decide in favor of it. In the Nordic social democracies, they decide against it.

    Of course, it’s not just children in single mother households that have elevated poverty rates in the US. The US has massively higher child poverty rates across all family types:

    http://www.demos.org/sites/default/files/imce/image%20%288%29.png

    We plunge more than 1 in 5 of our nation’s children into poverty because we choose to. It would be easy to dramatically cut that figure, but we’d rather not.

    #choix #politique #Etats-Unis #pauvreté #enfants


  • Pour les européennes, les #animaux néerlandais ont leur #parti
    http://fr.myeurop.info/2014/04/16/elections-europeennes-animaux-neerlandais-parti-13648

    http://cdn3.myeurop.info/sites/default/files/dynimagecache/0-38-3264-1729-166-88/media/images/sipa_sipausa31283979_000011.jpg

    Marco Bertolini

    Les animaux participent aux #élections_européennes aux #Pays-Bas. Le #PvdD, premier parti dédié à la cause animale compte doubler le nombre de ses élus. Déjà présent à l’Assemblée et au Sénat néerlandais, le parti veut faire des émules en #Europe. Décryptage de ce parti pour lequel Adam et Eve étaient végétariens.

    Aux Pays-Bas les partis sont sur les starting-blocks. lire la suite

    #Société #INFO #Adventistes #écologie #Elections_Pays-Bas #politique


  • Retour sur le D19/20 et la lutte contre l’Austérité et les politiques libre-échangistes de l’Union Européenne (2) – Réflexions sur l’arbitraire policier et médiatique
    http://diffractions.info/2014-04-15-retour-sur-le-d1920-et-la-lutte-contre-lausterite-incarnee

    Cet article fait suite au récit de la journée du D19/20 et se propose de réfléchir sur les tenants et aboutissants de ce mouvement et de son traitement policier et médiatique.

    #politique #société #anarchie #anarchisme #arbitraire #contrat_social #D19/20 #Europe #justice #manifestation #médias #nazisme #police #Union_Européenne


  • Benflis mis à mal en fin de campagne.
    http://www.argotheme.com/organecyberpresse/spip.php?article2141

    L’outsider le plus visible dans la course à la présidentielle algérienne vient de vivre une clôture de campagne qui, pour le moins que l’on puisse dire, chaotique. Benflis n’avait guère surpris en insistant sur la falsification du scrutin lors de ses meetings de campagne, mais son ton montait à la menace de manifester en cas où il constaterait que l’administration manipulerait le vote. Issu du sérail doublé du parti FLN usurpant la mémoire collective et des rouages administratifs, Benflis est partie (...)

    Politique, France, francophonie, Algérie, Maroc, Tunisie, Afrique, monde arabe, vie politique, nation, nationale,

    / #économie,_politique,_arts,_corruption,_opposition,_démocratie, Maghreb, Algérie, Tunisie, Maroc, Libye, Africa, population, (...)

    #Politique,France,_francophonie,_Algérie,_Maroc,_Tunisie,_Afrique,_monde_arabe,_vie_politique,_nation,_nationale, #Maghreb,_Algérie,_Tunisie,_Maroc,_Libye,_Africa,_population,_société


  • Faille Heartbleed : le danger vient de ceux qui gardent le silence - PCInpact
    http://alireailleurs.tumblr.com/post/82771863982

    David Legrand pour PCInpact revient sur la faille Heartbleed touchant certaines version d’OpenSSL, l’un des protocoles de chiffrement de l’internet et nous rappelle que si les grands acteurs de l’internet ont souvent réagit avec dilligence, ce n’est pas le cas de bon nombre d’autres acteurs dont les données ont pu potentiellement être récupérées. Qui a reçu un mail de sa banque ou d’un commerçant en ligne lui demandant de modifier ses mots de passe ? Couacs de #communication et manque de réactivité…

    personne ne se charge de réguler les comportements dans ce genre de cas. Même les services de l’état n’ont pas communiqué sur la faille et ses conséquences pour ce qui les concerne. Aucune recommandation générale n’a été établie, alors que dans d’autres pays, tout se passe de manière bien plus transparente. Ces (...)

    #sécurité #politiques_publiques