• Vis ma vie de sourde » 2012, regard dans le rétro
    http://www.vismaviedesourde.fr/2012-regard-dans-le-retro

    « Sourd-muet » est un mot qui est encore dans le dictionnaire, seulement vouloir résumer la population sourde à ce terme, c’est pas cohérent. Si seulement, ça pouvait être rectifié dans le dictionnaire, ils ont bien rajouté Twitter, pourquoi pas modifier certains mots ?
    Un sourd peut parler, coder ou signer. les possibilités sont grandes.
    Ensuite, la #surdité est un #handicap qui est à priori invisible. Comprendre par là, si je marche seule dans la rue, ça ne se voit pas.
    On a tendance à vouloir définir les choses par le visuel : un sourd qui pratique la langue des signes n’est pas invisible puisque la LSF est quelque chose de très visuel.

    #préjugés


  • #Google, miroir des #préjugés | Paule d’Atha
    http://owni.fr/2012/08/16/google-miroir-des-prejuges

    Google Suggest est une fonctionnalité du moteur de recherche permettant de compléter automatiquement sa requête selon la popularité des recherches avoisinantes. Et qui est également une mine d’or pour comprendre comment fonctionne le cerveau des gens. Carte du monde des préjugés.

    #Cultures_numériques #Data #Vive_Internet ! #app_data #data #google_search #Google_Suggest #sociologie


  • Les idées fausses, ça suffit ! - Mouvement ATD (Agir Tous pour la Dignité) Quart Monde France
    http://www.atd-quartmonde.fr/Les-idees-fausses-ca-suffit

    Nous vous invitons à déconstruire des préjugés et des stéréotypes répandus sur la pauvreté et les pauvres, afin que ceux-ci cessent d’être les boucs émissaires des maux de nos sociétés et qu’ils deviennent au contraire des partenaires à part entière dans la construction d’un monde plus juste.

    Voici quelques-unes de ces idées reçues. Diffusez-les autour de vous, réagissez, participez au débat.

    #pauvreté #france #arguments #préjugés



  • Évidemment, la polémique sur le foot français et la manière dont elle est traitée dans les media, me gonflent.

    Tout le monde est d’accord : les stéréotypes sont performatifs. Les Noirs sont athlétiques. Punt. Quelques voix démontent la supercherie.

    http://www.liberation.fr/sports/01012335871-noirs-surrepresentation-racisme-racialisme-equipe-bleus-fff-l

    Sébastien Chavigner :

    J’ai souhaité montrer dans mon enquête que cette surreprésentation tenait aussi pour une bonne part à la croyance bien implantée, chez les recruteurs et formateurs, en une supériorité athlétique « innée » des Noirs par rapport aux Blancs.

    * Tout ce débat ne manque de me faire penser à Leni Riefenstahl.

    http://melanine.org/article.php3?id_article=97

    Alfred Melanine :
    C’est ici encore par le regard que les idéologies racistes s’affirment. Le discours fasciste privilégie le raccourci à l’explication ; le signe doit parler, et par là même éviter le discours. L’un des signes forts renvoyés par les films de Leni Riefenstahl est la manière dont elle filma Jesse Owens dans Les Dieux du Stade(1936), et plus tard la tribu Nuba en Afrique (sur son site (en anglais), goûtez le commentaire à une de ses photos...), et qu’elle revendique elle-même comme preuve de son innocence, comme si le fait de filmer le corps noir pouvait la dédouaner. Dans le monde de Riefenstahl, il n’est pas gênant qu’un noir gagne quatre médailles d’or ; on n’en attend pas moins d’un demi-animal. Ce qui est gênant, c’est que le Nordique ait perdu de la puissance physique qui fait de lui un Ubermensch.

    Comme le disait Frantz Fanon, dans Peau noire, Masques blancs, "avec le Nègre commence le cycle du biologique". La reconnaissance du noir comme athlète n’est pas incompatible avec le nazisme, bien au contraire ; le noir vainqueur aux Jeux Olympiques vient renforcer la phobie du nègre bestial et violeur, et donc l’exigence de l’amélioration physique de la "race" ; "le nègre représente le danger biologique". C’est dans ce mode de représentation que Gilroy va retrouver les formes nationalistes et fascistes dans la culture noire. "La force physique, le sport, le combat, et les valeurs qui les sous-tendent ne forment peut-être pas le noyau d’une esthétique fasciste générique. Mais la manière dont ils présentent la relation entre l’identité raciale et nationale et l’incarnation physique est au centre de ce qui distingua les mouvements fascistes du passé et ce qui reste fasciste dans leur influence sur la culture contemporaine."

    #foot #prejugés #football #sport

    • Update : Lire aussi - Toujours Chavigner :

      Noirs et blancs, des ouvriers très spécialisés
      http://blog.slate.fr/plat-du-pied-securite/2011/05/05/noirs-et-blancs-des-ouvriers-tres-specialises

      Une partie du temps d’entraînement hebdomadaire et du calendrier de la formation est ainsi consacrée exclusivement et explicitement au développement des qualités athlétiques. Ce secteur de la formation s’est largement autonomisé de l’apprentissage des stricts savoir-faire footballistiques à mesure qu’il était pénétré par une logique de rationalisation basée sur l’exploitation de connaissances scientifiques ; du kiné au diététicien en passant par le préparateur physique, tout est fait pour donner du muscle aux joueurs, quitte à laisser de côté d’autres aspects de la formation tels que, au hasard, l’intelligence de jeu.

      (...)

      Il semble, en effet, que l’une des réponses « naturelles » des recruteurs et des entraîneurs face à cette montée des exigences athlétiques ait été de se tourner vers des joueurs noirs, perçus comme étant plus aptes à répondre à ces exigences. J’ai eu l’occasion, au cours de mes recherches, de rencontrer des recruteurs et entraîneurs de clubs pro. De fait, on constate qu’ils sont pour la plupart pénétrés d’une théorie largement empreinte de « racialisme » reposant sur leur intériorisation de différences fondamentales, essentielles en somme, entre Noirs et Blancs sur le plan des dispositions physiques, et notamment des aptitudes athlétiques si recherchées par les formateurs. Blancs et Noirs seraient, selon eux, génétiquement différents, les Noirs bénéficiant d’un avantage inné s’actualisant dans leurs capacités athlétiques supérieures à celles de leurs homologues Blancs. Il est intéressant de constater, à cet égard, que leurs discours prennent généralement appui sur l’invocation de connaissances scientifiques assez vagues mais clairement exposées dans un souci de justification, comme si la biologie et la génétique corroboraient « évidemment » ces propos racialisants, sans jamais toutefois citer de sources ou de données précises (3).

    • Et pour conclure (Chavigner) :

      Au fond, on pourrait même proposer une analyse à contre-courant de celle avancée par Mediapart : au cours de cette réunion, on voit surtout se dessiner une volonté de mettre un frein à cet état de fait en incitant les formateurs à privilégier des profils s’écartant du stéréotype du « grand black ». Qui se plaindrait d’une surabondance de Nasri, fût-ce au détriment des Alou Diarra de ce monde ? Peut-on réellement taxer Mombaerts et Blanc de racisme, alors même qu’ils se plaignent au contraire d’une forme de racisme inverse qui voit les clubs refuser « les petits gabarits blancs qui sont dans les pôles Espoirs » (dixit Mombaerts) ?