provinceorstate:bande de gaza

  • Chroniques de Palestine et d’ailleurs- Resistances, human rights and photography : This is not ’sweet’, this is depressing / C’est en fait déprimant, Gaza ; September 2014
    par Anne Paq
    http://chroniquespalestine.blogspot.fr/2014/09/this-is-not-sweet-this-is-depressing.html
    http://1.bp.blogspot.com/-NhQsemA5-EE/VBUxeAwrstI/AAAAAAAAWaQ/YVgOfmXXraI/s1600/133A2626.JPG

    Que c’est beau. Gaza vit toujours. Voilà la summoud. C’est incroyable et c’est si formidable de voir les Palestiniens retourner à la plage et s’amuser. Et oui je pourrais faire un reportage photo avec plein de ’belles’ photos sur le sujet. Mais ce n’est pas ce que je veux faire. Ce n’est pas ce qu’il est important de dire pour le moment. Bien sûr, les Palestiniens de Gaza veulent vivre. Bien sûr, ils ne veulent pas passer leurs journées à pleurer. Bien sûr, vous pouvez toujours voir des sourires ici et là, et la vie continue malgré tout Mais ne soyez pas trompé par les belles photos sur la plage, ou le manque d’attention des médias (il n’y a guère de presse internationale ici en contraste avec l’armée d’équipes de médias internationaux qui étaient ici lors de la « guerre »), la bande de Gaza n’est pas de retour à la « normale ». De quelle normalité peut-t-on parler ici ?

    La vérité est que je n’ai jamais senti un tel niveau de désespoir à Gaza. Beaucoup de Palestiniens à qui j’ai parlé, en particulier les jeunes hommes, veulent quitter la bande de Gaza. Mais aussi des personnes établis ici, des familles et des femmes. Des pères de famille m’ont dit : " pour nous ce n’est pas très grave, notre vie est déjà finie, mais pour mes enfants, quelle vie peuvent-il avoir ici ? Il n’y a rien pour eux."
    Déjà des milliers sont partis via un nouvel itinéraire clandestin. Vous pouvez faire beaucoup d’argent sur ​​le désespoir des gens.

    « Ce n’est pas une vie » un de mes amis m’a déclaré. Un autre m’a dit : « nous sommes juste des morts vivants ».

    Les bombardements ont cessé, mais la souffrance continue. Les pêcheurs et les agriculteurs se sont fait tirer dessus, Rafah est fermé, l’aide peine à arriver. Personne ne parle pas plus de ce désastre, de ce tsunami perpétué par des hommes-fait disaster. La grande prison de Gaza, maintenant à moitié détruite à l’intérieur, est verrouillée.

    Trop, c’est trop. Comment vous sentiriez-vous après des années d’être coincé dans un petit territoire avec presque pas d’espace ouvert, sans possibilités d’emploi, et à la merci des bombardements ? Les enfants parlent comme des adultes. La douceur, l’innocence et l’espoir sont partis. Non, ce n’est pas à cause du « hamas » ; et il ne faut pas confondre les causes avec les conséquences. C’est à cause de l’injustice d’une occupation brutale qui dure depuis trop longtemps, avec notre silence et notre complicité.

    La destruction des maisons peut être réparée, mais qu’en est-il de la destruction à l’intérieur des gens ?


  • Premières leçons de Gaza
    Dominique Vidal, Mediapart, 13 septembre 2014
    http://www.mediapart.fr/journal/international/130914/premieres-lecons-de-gaza?onglet=full

    Quoi qu’il en soit, ces cinquante jours ne se soldent effectivement pas par une victoire pour Israël. Comme les trois attaques précédentes contre la bande de #Gaza depuis le retrait de 2005 (et comme la guerre contre le Liban de 2006), celle-ci démontre une fois encore que l’armée israélienne, malgré sa puissance, ne parvient décidément pas à venir à bout d’une milice, qu’il s’agisse du Hamas ou du Hezbollah. En revanche, le déchaînement de violence – selon le Bureau de la coordination des Affaires humanitaires des Nations unies (OCHA), 2 131 morts dont 1 473 civils parmi lesquels 501 enfants, 18 000 immeubles détruits ou très endommagés, 108 000 personnes sans logis – a porté un nouveau coup à l’image d’Israël dans le monde, déjà très négative. On attend avec intérêt le prochain sondage mondial de la BBC : le dernier plaçait Israël, juste devant l’Iran et la Corée du Nord, dans le trio des États dont la politique paraît la plus négative…

    L’État juif a pourtant bénéficié d’un soutien diplomatique, explicite ou tacite, sensiblement plus solide que lors des précédentes. Comme à l’ordinaire, la plupart des gouvernements occidentaux se sont alignés sur Tel-Aviv, au nom du « droit d’Israël à se défendre ». Mais, fait plus rare, d’importants États émergents en ont fait autant : la Russie, de manière spectaculaire, et, plus discrètement, la Chine et l’Inde. Quant au monde arabe, il s’est divisé, certaines capitales s’opposant ouvertement au Hamas – Égypte et Arabie saoudite en tête. Seuls les pays d’Amérique latine se sont rangés aux côtés des Palestiniens : la plupart ont même rappelé leur ambassadeur en Israël.

    Ailleurs, il a fallu l’ampleur des pertes des Gazaouis pour que la « communauté internationale » finisse par dénoncer le « #massacre »… Le président du Crif (Conseil représentatif des institutions juives de France), Roger Cukierman, a d’ailleurs immédiatement écrit à François Hollande afin de l’« alerter » sur « l’utilisation des termes “carnage” et “massacre” pour qualifier les opérations de l’armée israélienne à Gaza. Le caractère disproportionné de ces termes, poursuivait-il, a suscité de l’incompréhension et une vive émotion chez les Juifs français ».

    Sans doute ce revirement verbal s’explique-t-il aussi par la mobilisation croissante des opinions publiques. De nombreuses capitales ont connu, en plein été, de grandes manifestations de solidarité pour Gaza : ce fut le cas, entre autres, à Londres, Bruxelles, Toronto, Sidney et même New York. Et Paris a vécu quelques-uns de ses défilés de solidarité avec la Palestine les plus massifs de son histoire – la colère s’exprima aussi dans plusieurs dizaines de villes de France. En revanche, le rassemblement de soutien à Israël organisé le 31 juillet par le Crif attira moins de 5 000 personnes (la Région parisienne compte plus de 200 000 Juifs). Certes, les trois quarts des Français (74 %) n’expriment de sympathie pour aucune des deux parties en conflit, mais, pour le reste, deux fois plus se déclarent favorables aux Palestiniens (17 %) que favorables à Israël (9 %), selon un sondage réalisé fin août.

    « C’est comme la Nuit de cristal, une Intifada en plein Paris », avait commenté le député centriste Meyer Habib. « Ils vont tuer des juifs. » Car ce sont, expliquait-il, « non pas des centaines, non pas des milliers, mais des dizaines de milliers de personnes [qui] crient “Mort aux Juifs” ». Ce genre de délire a servi de prétexte, en France, à une tentative, rapidement avortée, d’interdiction des initiatives de solidarité avec les Gazaouis. Et pour cause : les faits évoqués étaient imaginaires. L’« attaque » contre la synagogue de la rue de la Roquette, le 13 juillet, n’en était pas une, mais une provocation de la Ligue de défense juive (LDJ). Mais Sarcelles connut, une semaine plus tard, un grave dérapage, avec destruction de commerces tenus par des Juifs et jets de cocktails Molotov contre une synagogue…


  • Gaza : Human Rights Watch dénonce des crimes de guerre d’Israël - Le Nouvel Observateur
    http://tempsreel.nouvelobs.com/le-conflit-a-gaza/20140911.OBS8776/gaza-human-rights-watch-denonce-des-crimes-de-guerre-d-israel.h
    Publié le 11-09-2014

    L’ONG pointe notamment trois attaques de Tsahal contre des écoles, qui avaient fait 45 morts dont 17 enfants.

    Israël a potentiellement commis des crimes de guerre lors du dernier conflit à Gaza, a estimé jeudi 11 septembre Human Rights Watch, au lendemain de l’annonce par l’armée israélienne de l’ouverture d’enquêtes criminelles internes sur de possibles bavures commises durant cette guerre.

    HRW a enquêté sur trois incidents lors desquels Israël a causé « la mort de nombreux civils en violation du droit de la guerre », a annoncé jeudi un communiqué de l’organisation de défense des droits de l’Homme.

    Ces enquêtes concernent les bombardements les 24 et 30 juillet de deux écoles de l’ONU dans le nord de la bande de Gaza, qui abritaient des déplacés palestiniens ayant fui les combats. La troisième concerne le tir d’un missile téléguidé le 3 août sur une troisième école à Rafah (sud).

    Ces attaques avaient fait 45 morts dont 17 enfants, selon HRW.

    Des attaques illégalement disproportionnées

    « Les deux premières attaques [...] ne concernaient pas des cibles militaires ou étaient sinon des attaques illégalement disproportionnées. La troisième attaque à Rafah était, si ce n’est disproportionnée, alors inconsidérée », indique le communiqué.
    Ces attaques illégales pratiquées intentionnellement, donc délibérément et imprudemment, sont des crimes de guerre", ajoute HRW.

    L’armée israélienne a annoncé mercredi avoir ouvert cinq enquêtes criminelles internes sur de possibles bavures de sa part lors du conflit (8 juillet-26 août).

    L’une de ces cinq enquêtes concerne un incident examiné par HRW, le bombardement du 24 juillet d’une école de l’ONU au nord de l’enclave.

    Les quatre autres concernent le bombardement sur une plage au nord de Gaza ayant coûté la vie à quatre enfants, la mort d’une femme devant sa maison alors qu’elle avait coordonné son départ de chez elle avec l’armée israélienne, des maltraitances sur un prisonnier et des vols commis par un soldat dans une maison palestinienne.
    Des plaintes auprès de la Cour Pénale Internationale ?

    « Israël a un long passif d’échecs en ce qui concerne des enquêtes crédibles sur ses crimes de guerre », a estimé HRW.

    Les Palestiniens menacent de porter plainte contre Israël pour crimes de guerre auprès de la Cour Pénale Internationale.

    Le Conseil des droits de l’Homme de l’ONU a créé une commission chargée d’enquêter sur « toutes les violations de la loi humanitaire internationale et des lois internationales sur les droits de l’Homme » dans les Territoires palestiniens, « en particulier dans la bande de Gaza occupée » pendant la guerre.

    La guerre a fait plus de 2.140 morts Palestiniens, en majorité des civils, selon les secours palestiniens. Côté israélien, 67 soldats et six civils ont été tués.


  • L’UEFA punit des supporters de football pour leur solidarité avec la Palestine | Agence Media Palestine
    http://www.agencemediapalestine.fr/blog/2014/09/10/luefa-punit-des-supporters-de-football-pour-leur-solidarite-ave

    (...) La campagne Carton rouge au racisme israélien a fait pression pour qu’Israël soit écarté du processus d’appel d’offres, rappelant à l’UEFA que c’est illégalement qu’Israël revendique Jérusalem comme sa « capitale » ainsi que son agression massive récente contre la bande de Gaza. L’UEFA prendra sa décision le 19 septembre.

    La fédération israélienne affirme qu’elle ne mêle pas le sport avec la politique. Mais si l’UEFA accepte l’offre de Jérusalem, ce sera une décision politique. Il est sûr qu’Israël exploitera cette occasion pour promouvoir une image de Jérusalem comme si les Palestiniens n’existaient pas.

    Symbole politique ?

    En réalité, l’UEFA mélange sport et politique.

    La semaine dernière, il a été signalé qu’elle avait imposé des amendes à des clubs de football écossais et irlandais parce que des supporters avaient brandi le drapeau palestinien et scandé des slogans en faveur de la Palestine pendant des matches européens. L’UEFA considère apparemment que le drapeau de la Palestine est un symbole politique parce que le conflit avec les forces israéliennes dans la région est toujours d’actualité, selon Scotland Now.

    Un porte-parole de l’UEFA a déclaré sur le site d’information que ces clubs avaient violé les règles disciplinaires de l’UEFA qui stipulent que les clubs sont responsables du comportement inapproprié de leurs supporters, tels que « l’usage de gestes, mots, objets ou de tout autre moyen transmettant tout message impropre à un évènement sportif, particulièrement les messages à caractère politique, idéologique, religieux ou provocateur. »

    Christian Visser, avocat néerlandais spécialisé dans le football, a critiqué la punition de l’UEFA sur Twitter. Les supporters de l’Ajax Amsterdam sont connus pour s’identifier à Israël et agiter régulièrement un drapeau israélien lors des matches.

    Visser m’a écrit me disant qu’il considère les amendes pour St Johnstone, Celtic et Dundalk, comme injustifiées : « Il est surprenant que l’UEFA impose une amende pour le déploiement du drapeau d’un pays qui est membre de la FIFA et de la Confédération asiatique de football. L’argument selon lequel la Palestine est entraînée dans un conflit avec Israël est faible. Si on suit l’argumentation de l’UEFA, le fait de présenter des drapeaux de pays comme la Russie et Israël devrait aussi entraîner une amende. »

    Aucune pénalité ne devrait être imposée à des clubs dans aucun de ces cas, a-t-il ajouté. (...)


  • Pour "Le Monde" et Piotr Smolar un #crime n’est qu’un "dérapage" ou un "abus" quand il est commis par #Israel,

    #Israël accusé par des ONG de « blanchir » ses soldats soupçonnés de dérapages
    http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2014/09/08/deux-ong-israeliennes-fustigent-l-echec-total-de-la-justice-militaire_448381

    Contrairement aux opérations précédentes dans la bande de Gaza, B’Tselem ne répondra pas à l’invitation récente du procureur général militaire, qui lui demandait de transmettre toute information sur des dérapages allégués. « Les statistiques montrent que les autorités israéliennes ne veulent pas enquêter sur les violations des #droits_de_l'homme commises par les forces de sécurité contre les Palestiniens, écrivent les deux organisations dans un communiqué. L’échec du gouvernement d’Israël à mettre en œuvre les recommandations de la Commission Turkel, plus d’un an et demi après leur publication, ne fait que renforcer cette conclusion . »


  • Du vol ! Purement et simplement...
    par Robert Fisk - 2 septembre 2014 - The Independent - Traduction : Info-Palestine.eu - Naguib
    http://www.info-palestine.net/spip.php?article14930

    Il était instructif d’apprendre que le conseil israélo-juif Etzion ait considéré ce vol comme une punition pour l’assassinat de trois adolescents israéliens en juin. « L’objectif des meurtres de ces trois jeunes était de semer la peur parmi nous, de perturber notre vie quotidienne et de mettre en doute notre droit [sic] à la terre, » a annoncé le conseil Etzion. « Notre réponse est de renforcer la colonisation. » Ce doit être la première fois que la terre en « Palestine » a été accaparé non pas avec des excuses au sujet de la sécurité ou de prétendus actes de propriété - ou sous l’autorité personnelle et directe de Dieu lui-même - mais par pur esprit de vengeance.

    Et cela pose un précédent intéressant. Si la vie d’un Israélien innocent - cruellement prise - est d’une valeur d’environ 330 acres de terre, alors une vie palestinienne innocente - tout aussi cruellement prise - doit certainement correspondre à la même valeur. Et si seulement la moitié des 2200 morts palestiniens de la bande de Gaza le mois dernier - et c’est un chiffre minimum - étaient considérés comme « innocents », les Palestiniens ont sans aucun doute maintenant le droit de prendre plus de 330 000 hectares de terres israéliennes, et en réalité beaucoup plus. Mais aussi « contre-productif » que cela pourrait être, je suis sûr que l’Amérique ne le supporterait pas. Israël prend des terres, les Palestiniens perdent la terre ; c’est la façon dont cela fonctionne. C’est ainsi depuis 1948, et c’est ainsi que cela va continuer.

    Il n’y aura jamais de « Palestine » et le dernier vol de territoire est simplement un autre petit signe de ponctuation dans le livre des douleurs que les Palestiniens doivent consigner tout en rêvant d’un État croupion. Nabil Abu Rudeineh, le porte-parole du « président » palestinien, Mahmoud Abbas, a déclaré que son patron et les « forces modérées » en Palestine avaient été « poignardés dans le dos » par la décision israélienne, ce qui est un euphémisme. À ce compte-là, Abbas a le dos couvert de coups de couteau. Qu’attend-t-il d’autre après avoir écrit un livre sur les relations israélo-palestiniennes où il n’utilise pas une seule fois le mot « occupation » ?

    Donc, nous sommes revenus au même vieux jeu. Abbas ne peut pas négocier avec personne, sauf s’il parle au nom du Hamas en même temps que de l’Autorité palestinienne. Comme Israël le sait. Comme le sait l’Amérique. Comme le sait l’Union Européenne. Mais à chaque fois que Abbas tente de mettre sur pied un gouvernement d’union, nous entendons tous hurler que le Hamas est une organisation « terroriste ». Et Israël dit qu’il ne peut pas parler à une organisation « terroriste » qui veut la destruction d’Israël - même si Israël a utilisé la même formule à propos d’Arafat et, à la même époque, a toléré que le Hamas construise plus de mosquées à Gaza et en Cisjordanie, comme contrepoids au Fatah et à tous les autres « terroristes » alors à Beyrouth.

    Bien sûr, si Abbas ne parle que pour lui-même, Israël lui dira ce qu’il lui a dit auparavant : que s’il ne contrôle pas la bande de Gaza, Israël n’a personne avec qui négocier. Mais quelqu’un s’en soucie-t-il ? Il devrait y avoir un titre réservé sur tous les rapports à ce sujet : « Au revoir, la Palestine ».


  • Israël refuse l’entrée de Gaza à une délégation de Députés européens | Agence Media Palestine
    http://www.agencemediapalestine.fr/blog/2014/09/05/israel-refuse-lentree-de-gaza-a-une-delegation-de-deputes-europ

    13 députés européens de la GUE / NGL sont en Palestine cette semaine pour une visite de 4 jours où ils rencontreront des membres du Conseil législatif palestinien et de la Knesset, ainsi que des militants des droits humains palestiniens et israéliens et les organisations de la paix.

    Le Groupe a également prévu de se rendre à Gaza, mais le gouvernement israélien à refuser de les laisser entrer, une décision que les députés condamnent fermement.

    Martina Anderson a déclaré : « Le gouvernement israélien nous a refusé l’entrée dans la bande de Gaza au motif que notre visite dans la région “n’est pas directement concerné par la fourniture d’une assistance humanitaire”. C’est au-delà de l’ironie considérant que la situation humanitaire terrible et déchirante dans la bande de Gaza est le résultat direct de 53 jours attaque militaire d’Israël sur la bande de Gaza, qui a abouti à 2145 morts, dont 581 enfants, sans parler des 8 années de blocus israélien de la région. Nous voulons aller à Gaza pour évaluer la situation par nous-mêmes. Cela nous permettra de relayer cette information au Parlement européen et favoriser une plus grande fourniture de l’aide humanitaire de l’UE à Gaza et la fin du blocus et de l’occupation. Nous appelons les autorités israéliennes à revoir cette décision et nous accorder l’accès ». (...)


  • L’aide internationale à #Gaza serait entravée par #Israël | EurActiv.fr
    http://www.euractiv.fr/sections/laide-au-developpement-en-danger/laide-internationale-gaza-serait-entravee-par-israel

    (Le titre en anglais est plus clair : EU source : Gaza reconstruction aid is ‘ made in #Israel ’ | EurActiv
    http://www.euractiv.com/sections/development-aid-under-fire/eu-source-gaza-reconstruction-aid-made-israel-308169)

    Certes, il n’existe aucune interdiction formelle d’Israël pesant sur l’importation de matériaux de reconstruction non israéliens. Mais une source de l’#Union_européenne, qui a préféré garder l’anonymat, a expliqué à EurActiv que dans les faits, la sécurité israélienne bloque les matériaux provenant de pays tiers.

    « Si vous voulez que du matériel d’aide reçoive l’autorisation d’accès [pour entrer en territoire palestinien], il faudra inévitablement qu’il soit d’origine israélienne » a expliqué un fonctionnaire européen. « Je ne pense pas que vous allez trouver une trace écrite à ce sujet dans la politique officielle [d’Israël], mais c’est ce à quoi vous êtes confronté quand il faut négocier avec les autorités israéliennes. Ceci a pour conséquence d’augmenter les coûts de construction et de transaction, et c’est un problème politique qui doit être réglé », a-t-il ajouté.

    « Ce sera très difficile d’exporter du matériel vers Gaza, » selon la même source. « Un grand nombre de nos matériaux destinés à des projets de reconstruction du secteur privé gazaouite ont été bloqués au port d’Ashdod sur des périodes particulièrement longues - des mois pour ne pas dire des années - à un tel point qu’il n’y avait aucune autre option si ce n’est utiliser du matériel d’origine israélienne ».

    La même personne a ajouté que cette politique profite à l’économie d’Israël et représente un marché de plusieurs millions d’euros. Selon elle, il s’agit d’une stratégie absolument intentionnelle.

    La Commission européenne consacré quelque 300 millions d’euros chaque année à l’aide au développement pour Gaza et la Cisjordanie, et près de 200 millions d’euros à l’aide humanitaire.

    Les allégations faites par le fonctionnaire européen ont été confirmées par d’autres organisations internationales contactées par EurActiv. En outre, un rapport publié par l’ONU le 3 septembre dernier vient corroborer globalement ces affirmations.

    L’étude présentée par la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement affirme que la moitié de l’aide destinée aux Palestiniens de Cisjordanie et de la bande de Gaza - des marchés captifs selon l’organisme onusien - est en fait utilisée pour combler le déficit commercial d’Israël.

    (...)

    « #Chutzpah »

    Les réactions internationales ont été très vives à la suite des déclarations du fonctionnaire européen.

    « Il est scandaleux qu’un pays, qui vient juste de détruire 25 000 maisons gazaoui, demande maintenant à ce que son industrie du secteur du bâtiment tire profit de la reconstruction [de la bande de Gaza] au détriment de la communauté internationale », s’indigné un diplomate occidental à EurActiv.

    « C’est un véritable " chutzpah " ! [mot d’origine yiddish qui signifie audace, culot] », a-t-il ajouté.

    Mahmoud el-Khafif, coordinateur spécial pour l’aide au peuple palestinien auprès de la CNUCED, a déclaré pour sa part à EurActiv que les allégations du fonctionnaire européen étaient fondées.

    « Si nous nous jetions un œil sur l’origine de l’acier et du ciment [dans la bande de Gaza], Israël en serait la seule provenance », a-t-il suggéré.« Selon moi, en tant qu’économiste, ceci pose de sérieux problèmes. Ce qui arrive à Gaza et ce qui se passe actuellement en Cisjordanie dans la zone de contrôle C est un processus dont l’objectif est de diminuer les capacités de l’économie palestinienne à produire des biens, et la seule option restante est alors d’importer la production israélienne ».

    #sans_vergogne #complicité « #communauté_internationale » #honte


  • La reconstruction de Gaza est « made in Israël » (Sources Union Européenne) | Agence Media Palestine
    http://www.agencemediapalestine.fr/blog/2014/09/04/la-reconstruction-de-gaza-est-made-in-israel-sources-union-euro
    4 September 2014
    http://www.palestine-solidarite.org/gaza-260814.jpg

    Une discorde se profile suite à des allégations reprochant à Israël d’engranger des millions d’euros via sa politique interdisant l’entrée de matériaux de construction non-israéliens dans la bande de Gaza.

    Au moins 65000 personnes sont sans abris dans la bande de Gaza suite aux 7 semaines de conflit avec Israël. Les infrastructures dont des centres de désalinisation de l’eau ou des centrales energétiques sont en ruines.

    Même si il n’existe officiellement aucune interdiction formelle d’Israël d’importer des matériaux de construction non israéliens, certaines sources de l’UE sous couvert d’anonymat affirment qu’en pratique les exigences sécuritaires israéliennes en font un fait accompli.

    « Si vous souhaitez faire acheminer des matériaux à Gaza, ils seront presque inévitablement de source israélienne, » déclarait un représentant l’UE. « Vous ne trouverez probablement nulle part un écrit officialisant cette politique, cependant c’est ce qui se passe dans les faits lorsque vous êtes amenés à négocier avec les israéliens. Cela augmente les coûts de construction et de transaction, c’est un vrai problème. »

    De même que les restrictions sécuritaires d’Israël sur l’aide, « cela peut devenir très compliqué d’exporter des matériaux courants à Gaza », déclare-t-il. « Une quantité de matériaux, destinés à un de nos projets de reconstruction dans le secteur privé à Gaza, sont restés bloqués au port d’Ashdod pendant une très longue durée – des mois voire des années – ne laissant ainsi de facto aucun autre choix que de recourir à des matériaux israéliens. »

    La source ajoute que cette politique a profité à l’économie israélienne à hauteur de plusieurs millions d’euros est était, selon lui, délibérée.
    La commission européenne verse chaque année près de 300 millions d’euros d’aide au développement à Gaza et à la Cisjordanie, auxquels s’ajoute près de 200 millions d’euros d’aide humanitaire.

    Les allégations du représentant de l’UE ont reçu le soutien d’agences internationales sollicitées par Euractiv et sont totalement en phase avec les enseignements d’un rapport des Nations Unies dont la publication est attendue aujourd’hui (03 Septembre).
    L’étude réalisée dans le cadre de la Conférence des Nations Unies pour le Commerce et le Développement (CNUCED) va rapporter que la moitié du montant de l’aide totale accordée aux Palestiniens de Cisjordanie et de Gaza est utilisée pour combler un déficit commercial avec Israël.


  • Gaza : Après le cessez-le-feu, l’UE paiera pour ne pas avoir à prendre de décision - European Association for the Defense of Human Rights
    http://www.aedh.eu/Gaza-Apres-le-cessez-le-feu-l-UE.html

    Bruxelles, le 3 Septembre 2014

    L’Association européenne pour la défense des droits de l’Homme (AEDH) regrette vivement que l’Union européenne se soit contentée lors de la réunion du Conseil du 30 août 2014 d’une déclaration attentiste sans effet alors que l’on compte plus de 2000 morts et 10 000 blessés palestiniens et qu’une issue durable et négociée directement reste toujours aussi incertaine. Il convient que les organisations internationales qui pensent représenter la « communauté internationale » - dont l’UE se targue de faire partie - prennent enfin la mesure du danger que fait planer la poursuite de la politique israélienne. Si la sécurité de l’Etat d’Israël est au prix d’offensives aussi meurtrières, dont témoigne le déséquilibre des morts, c’est parce que les droits de tous les peuples de la région ne sont pas considérés comme de même valeur. Si une tentative de résolution peut un jour déboucher sur une paix réelle, ce ne peut être que dans le respect du droit international, des résolutions de l’ONU, un accord mutuel de reconnaissance entre deux Etats souverains, la fin du blocus de Gaza, l’arrêt de de la colonisation et le retrait de toutes les colonies israéliennes qui rendent illusoire la viabilité d’un état palestinien.

    Le 22 juillet 2014, le Conseil des affaires étrangères de l’Union européenne s’était contenté de choisir une position d’évitement avec comme axe central : « Tous les groupes terroristes dans la bande de Gaza doivent désarmer » tout en accordant que « l’opération de l’armée israélienne doit être proportionnée et conforme au droit international humanitaire ». Le Conseil du 30 août évolue mais avec beaucoup de prudence et appelle « les deux parties » à « aboutir à une amélioration fondamentale des conditions de vie des Palestiniens dans la bande de Gaza par la levée du bouclage et demande qu’il soit mis un terme à la menace que le Hamas et les autres groupes radicaux actifs à Gaza constituent pour Israël ». Il demande au « gouvernement palestinien de consensus » d’exercer « l’ensemble de ses responsabilités à la fois en Cisjordanie et dans la bande de Gaza », il demande un « accès humanitaire immédiat et sans entrave ». Il est aussi rappelé que l’UE est prête à contribuer à une solution globale et durable renforçant la sécurité, le bien-être et la prospérité des Palestiniens comme des Israéliens » et le conseil se prononce pour « un accord définitif reposant sur une solution fondée sur la coexistence de deux Etats pour instaurer « une paix et une stabilité durables ». Le Conseil rappelle que « la bande de Gaza fera partie d’un futur Etat de Palestine ». L’AEDH considère que cette analyse même si elle manifeste une certaine évolution positive, ne représente pas la réalité, mais justifie une prudence de l’Union européenne. S’il est justifié de condamner la violence du Hamas, cela n’a de sens que si dans le même temps le recours à une invasion militaire destructrice est dénoncé comme tel. Sinon, il s’agit d’un texte qui a pour fonction de ne pas risquer de mettre en contradiction les principes de démocratie, de primauté du droit, d’universalité et d’indivisibilité des droits qui ont présidé à la construction de l’UE, et la poursuite de l’accord d’association signé en 1995 avec l’Etat d’Israël et dont l’article 2 précise que les relations entre les deux parties doivent être fondées sur le respect des droits de l’Homme et sur les principes démocratiques qui régissent leurs politiques intérieures et internationales. L’AEDH considère que l’accord d’association qui lie l’UE et l’Etat d’Israël aurait dû être immédiatement suspendu, comme le permet son article 2 dès le début de l’offensive militaire sur Gaza.

    En 2002, le Parlement européen avait adopté une résolution demandant avec raison la suspension de cet accord et prévoyait même l’envoi d’une « force internationale d’interposition et d’observation » au Proche-Orient sous l’égide des Nations-Unies. Douze ans plus tard, les droits de l’Homme sont encore moins respectés par le gouvernement israélien. Douze ans plus tard, le respect des droits pour tous reste à imposer.

    L’AEDH considère que le Conseil européen du 30 août aurait dû être le moment pour l’UE de sortir de son équilibrisme qui revient à privilégier un compromis provisoire au détriment de la recherche de la justice. L’AEDH attend de l’UE qu’elle fasse usage de tous les moyens de pression dont elle dispose pour obliger le gouvernement israélien à adopter une politique de respect du droit international qui sorte de l’oppression, de la colonisation, de l’occupation militaire et de la guerre et du blocus de Gaza qui interdit à la population palestinienne tout moyen de vivre.

    Contact :

    Dominique Guibert, Président

    AEDH, Association Européenne pour la défense des Droits de l’Homme

    rue de la Caserne,33. B-1000 Bruxelles


  • Un Gazaoui succombe à ses blessures de l’offensive israélienne – Le nombre total de morts s’élève à 2.152
    http://www.pourlapalestine.be/index.php?option=com_content&view=article&id=1877:un-gazaoui-succomb

    GAZA CITY (Ma’an) – Un Palestinien est décédé mercredi de ses blessures subies lors de l’agression israélienne contre la bande de Gaza ces deux derniers mois.

    Des sources médicales ont déclaré que Nasir Abu Marahil, 40 ans, était décédé dans un hôpital de Jérusalem suite aux blessures qu’il avait subies au camp de réfugiés d’al-Nusairat le 25 juillet.

    Les autorités médicales de Gaza disent que le nombre de morts à Gaza, suite à l’offensive israélienne, s’élève désormais à 2.152.

    L’offensive a duré plus de 50 jours et a également laissé plus de 11.000 blessés, ainsi que plus de 100.000 Gazaouis désormais sans logis.

    Malgré le nombre élevé de morts à Gaza, bien des Palestiniens ont salué comme une victoire importante pour eux le cessez-le-feu qui a mis un terme à l’offensive.

    Israël a promis un allègement du siège de huit ans contre l’enclave côtière, bien que les Palestiniens n’aient proposé aucune concession en échange.

    Depuis lors, les observateurs disent que les autorités israéliennes n’ont pas tenu leurs promesses, bien qu’une nouvelle série de négociations soit censée avoir lieu en septembre.

    Publié le 3 septembre 2014 sur Ma’an News Agency. Traduction pour ce site : JM Flémal.

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    http://imemc.org/article/68429

    Killed Thu, Sep 04.
    1.‘Etaf Mohammad ‘Ajrour (Elderly), Gaza City.

    Killed Wed, Sep 03.
    1.Nasser Abu Maraheel, 42, Nusseirat – Gaza (Died of Earlier Wounds)

    Killed Tue, Sep 02
    1.Bassem ‘Ajjour, 55, Gaza – Died of Earlier Wounds.
    2.Ziad ar-Reefy, 9, Gaza – Died of Earlier Wounds.

    Killed Friday, August 29
    1.Mohammad al-Ma’sawani, 22, Gaza (Died Of Earlier Wounds)
    2.Widad Abu Zeid, Rafah (Gaza (Died Of Earlier Wounds)


  • Projet » Combien de temps pourra-t-on encore vivre à Gaza ?
    ParBernard Flichy / 21 août 2014
    http://www.revue-projet.com/articles/2014-08-flichy-combien-de-temps-pourra-t-on-encore-vivre-a-gaza

    Fuir Gaza ou mourir… Fuir les bombardements, bien sûr. Fuir, aussi, une situation sociale et écologique explosive. Si seulement les familles de Gaza avaient le choix. Sauf que depuis des années, elles ne l’ont pas.

    En 2012, bien avant cette dernière guerre israélienne, le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations unies (Ocha) se demandait si Gaza serait encore un territoire vivable en 2020. Un espace très réduit dans lequel vit une population en croissance rapide, des équipements collectifs insuffisants, voire inexistants, une dépendance économique, alimentaire et énergétique vis-à-vis de l’extérieur, et surtout, à très court terme, une pénurie d’eau potable : tels sont les problèmes auxquels les dirigeants et les habitants de ce territoire doivent faire face. Devenus encore plus insurmontables à cause des conséquences tragiques de l’opération « Bordure protectrice », troisième guerre en moins de sept ans, ces problèmes ne pourront être résolus sans une véritable ouverture politique, non seulement dans la bande de Gaza mais aussi en Cisjordanie.
    (...)

    Aujourd’hui, c’est 72 % de la population – en premier lieu, les 365 000 personnes déplacées et sans abri – qui se trouve en insécurité alimentaire. La production locale de volaille a été détruite pour moitié. Ce qui en reste est menacé en raison des difficultés à les nourrir. Il en va de même pour le bétail. Le siège/blocus est étendu à la façade maritime : la zone de pêche, limitée à 3 miles marins, interdit aux pêcheurs (dont le nombre a été divisé par trois ces dernières années) de fournir les protéines qu’ils procuraient autrefois.
    (...)
    D’énormes investissements sont nécessaires dans les domaines de l’eau et de l’assainissement. Selon les rapports de la Banque mondiale et du Programme des Nations unies pour l’environnement, la situation est critique : « Sans cours d’eau pérenne et avec de faibles précipitations, Gaza dépend presque complètement de l’aquifère[3] côtier ». Celui-ci se recharge annuellement d’environ 50 à 60 millions de m3 d’eau, alors que les pompages représentent environ 160 millions de m3, c’est-à-dire près de trois fois plus. Le niveau de la nappe phréatique baissant, l’eau de la Méditerranée voisine s’y infiltre. « La salinité a ainsi atteint un niveau supérieur aux normes de l’Organisation mondiale de la santé [OMS] pour l’eau potable. » La contamination de l’aquifère est aggravée par les nitrates provenant des eaux usées non traitées et par les engrais utilisés par l’agriculture.
    (...)
    Reconstruire… et après ?

    Parmi les conséquences de « Bordure protectrice », 365 000 personnes sont à reloger, 17 000 logements sont détruits ou inutilisables, 5 600 partiellement inhabitables et 33 600 ont subi des dommages. « Au moins 373 000 enfants ont besoin d’un soutien psychologique direct. Ces enfants montrent des signes croissants de détresse : énurésie[4], refus de quitter les parents, cauchemars. Il est probable que tous les enfants de la bande de Gaza sont affectés par cette crise et devraient recevoir quelque soutien psychologique » écrivait l’Ocha dans son rapport du 15 août dernier sur la situation à Gaza. La terreur des enfants ne disparaîtra pas avec la trêve. Elle n’arrêtera pas les drones de surveillance et leur sifflement caractéristique, ni le passage d’avions à réaction qui crèvent trop souvent le mur du son.

    L’armée israélienne a tiré plus de 32 000 obus, sans compter des milliers de missiles. Un certain nombre n’a pas encore explosé. C’est quatre fois plus d’obus que lors de l’opération « Plomb durci » de 2008-2009. Les conséquences matérielles et psychologiques de cette guerre seront très longues à cicatriser. Le financement d’urgence demandé par l’Ocha atteint déjà 373 millions de dollars, montant qui ne prend pas en compte la reconstruction matérielle et psychologique ni les soins de longue durée des 1 000 enfants ayant subi une infirmité à vie, comme l’indique le dernier rapport de l’Ocha du 20 août 2014.

    Ne doit-on pas se demander pourquoi l’Union européenne et la communauté internationale devraient, encore une fois, participer à cette reconstruction, et laisser ainsi 2 millions de personnes dans un territoire invivable, sans ouverture vers l’extérieur ? Sans réelle solution politique équitable, une quatrième guerre est inévitable. « La trêve est inutile tant que Gaza restera une prison », écrivait, le 4 août dernier, Mgr Fouad Twal, patriarche de Jérusalem.


  • « Le cessez-le-feu à #Gaza est un succès considérable pour le #Hamas
    http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2014/08/27/le-cessez-le-feu-a-gaza-est-un-succes-considerable-pour-le-hamas_4477492_321

    Spécialiste du #Proche-Orient au Conseil européen des affaires étrangères, un centre de recherche basé à Londres, #Daniel_Lévy analyse les termes de cet accord.

    L’accord de cessez-le-feu est-il plus ambitieux que ce qui avait été négocié jusqu’à présent ?

    Daniel Lévy : Cet accord ressemble plus ou moins à ceux conclus en novembre 2012 et janvier 2009, et qui n’avaient pas vraiment été respectés par la suite. Pour l’heure, nous ignorons si nous pouvons attendre plus de celui-ci. De nombreux points de dissensions entre les deux camps devront encore être abordés dans un mois dans le cadre de nouvelles négociations pour parvenir à un accord de cessez-le-feu permanent.

    L’issue de ces longs pourparlers aura donc débouché sur un accord politique, puisque rien ne pouvait être conclu sur le plan militaire. Mais aujourd’hui, plus que lors des précédents accords, les objectifs sont plus ambitieux : le Hamas exige la construction d’un port et d’un aéroport, ainsi que la levée totale du siège imposé à la bande de Gaza depuis 2006. Pour autant, je ne suis pas sûr que les résultats, eux, seront très différents.

    Pourquoi Benyamin Nétanyahou et le Hamas ont-ils accepté de signer un accord maintenant ?

    Je pense que les deux camps étaient tout simplement à bout et n’avaient plus rien à gagner à continuer. Et, de ce point de vue-là, je ne pense pas que l’on puisse attribuer cet accord à la médiation égyptienne. L’Egypte était plus préoccupée par ses propres objectifs, vis-à-vis du Hamas notamment, que par la mise en place d’un cessez-le-feu.

    Cet accord a pu être conclu car les deux camps avaient autant à perdre s’ils continuaient et autant à gagner s’ils arrêtaient. Bien sûr que, s’il l’avait souhaité, Nétanyahou aurait pu venir à bout militairement du Hamas et anéantir totalement la bande de Gaza, mais à quel prix ? Contrairement à certains de ses ministres, il ne le souhaitait pas.

    Nétanyahou a senti qu’il était de plus en plus affaibli – en témoigne sa chute de popularité dans les récents sondages – et que le temps des compromis était venu. Venir à bout de la bande de Gaza aurait coûté beaucoup de temps et de vies et lui aurait été fatal politiquement, tant sur le plan interne qu’international. Et avec en plus la rentrée scolaire la semaine prochaine, il ne pouvait pas se le permettre.

    Le Hamas revendique la « victoire », en est-ce réellement une pour lui ?

    Je pense que quand vous perdez plus de deux mille vies humaines, c’est difficile de parler de victoire. Mais d’un point de vue stratégique, c’est vrai qu’Israël ne peut pas s’arroger la victoire. Donc oui, c’est un succès considérable pour le Hamas : qu’il ait tenu cinquante jours durant, qu’il ait réussi à démontrer qu’Israël pouvait être vulnérable, qu’il ait mis en place une certaine forme de dissuasion malgré le déséquilibre des forces en sa défaveur...

    Habituellement, la réalité de l’asymétrie du conflit israélo-palestinien veut que les Palestiniens paient un très lourd tribut, tandis que, du côté de l’Etat hébreu, on fait en sorte que les Israéliens ne se rendent même pas compte de la situation et continuent à vivre normalement. Or cette fois, le Hamas changé la donne : pendant cinquante jours, les israéliens n’ont pas eu de répit.

    Bien sûr, le prix à payer aura été lourd sur tous les plans, mais politiquement et symboliquement, le Hamas en ressort plus fort et Nétanyahou, plus faible.

    Pensez-vous que les exigences du Hamas ont des chances d’être suivies ?

    Cela dépend des points de l’accord : je ne pense pas que la construction d’un port et d’un aéroport puisse aboutir. Par contre, ouvrir un peu plus la bande de Gaza avec la levée partielle du blocus de l’enclave en vigueur depuis 2006 me semble possible, surtout pour faire rentrer de l’aide humanitaire, des biens et des moyens de reconstruction.

    • Trêve à Gaza : « Des sursauts de violence si on reste sur un statu quo »
      http://www.rfi.fr/moyen-orient/20140827-il-y-aura-sursauts-violence-on-reste-statu-quo-gaza-palestine-israel

      Benyamin Netanyahu est aujourd’hui affaibli politiquement. A-t-il dû faire des concessions pour arriver à cette trêve ?

      [ Jean-Paul Chagnollaud : ] Je ne sais pas si on peut parler de concessions parce que c’était la seule voie possible d’arriver à une trêve. C’est vrai qu’il est en but à des critiques de Naftali Bennett et de Avidgor Lieberman, qui sont des jusqu’au-boutistes quelque peu autistes. Ce sont des personnes qui veulent aller jusqu’au bout. Et si on avait lancé une offensive comme ils l’imaginent, ça aurait été un désastre absolu pour les Palestiniens, pour le Hamas, mais aussi pour Israël parce que c’est vraiment ne pas se rendre compte de la capacité de résistance non seulement du Hamas, mais je crois de la population palestinienne qui souffre beaucoup de ce blocus depuis 2006.

      Donc, je crois que la vraie question aujourd’hui est de savoir si, une fois que l’on a dépassé ce moment très fort avec cette séquence meurtrière, on va arriver à parler politique. Netanyahu a fait preuve d’une certaine forme de courage malgré tout parce qu’il a su s’arrêter – il n’aurait peut-être pas dû y aller, car c’était une erreur à mon avis parce que finalement tout le monde est perdant dans cette affaire. Va-t-il avoir cette capacité de réenclencher des négociations dont il ne veut pas vraiment lui-même, et dont sa coalition ne veut pas ? La communauté internationale, comme par exemple Ban Ki-moon l’a évoqué il y a quelques jours, va-t-elle essayer de pousser vers cela ?

      Nous sommes dans une phase où au fond on a deux chemins possibles : on a le chemin qui ne mène nulle part qui est la trêve pour la trêve, de la paix pour la paix au sens très sécuritaire du terme. Ou l’on a l’autre chemin qui consiste à enfin prendre les questions politiques à la racine et dire « il y a une vraie question qui est l’enfermement de Gaza » et il y a la question de l’occupation. Ce sont les grandes questions : est-ce qu’on va saisir cette séquence meurtrière pour aller au-delà de ces simples problèmes de trêve qui sont importants, mais dont on voit bien leur limite.

      Pour Netanyahu, je crois qu’aujourd’hui, s’il en restait là ce serait un échec. L’idée qu’on peut résoudre un problème politique, surtout de cette ampleur, simplement de manière militaire est une absurdité stratégique. On le voit concrètement aujourd’hui. En plus, ça a évidemment renforcé le Hamas.

      Il ne faut pas oublier la chronologie malgré les événements qui s’enchaînent les uns aux autres très vite. Début juin, il y avait un gouvernement d’union nationale qui était soutenu par le Fatah et par le Hamas (mouvement d’union national palestinien), avec Abbas comme patron de tout cela. A l’époque, les Etats-Unis l’avaient reconnu, les Européens aussi, mais pas Netanyahu. On se retrouve aujourd’hui dans cette même situation. Netanyahu a effectivement négocié avec le Hamas - et pas simplement sur des questions de trêve, mais on va aller comme on l’évoquait tout à l’heure sur des questions plus profondes, du moins on peut l’espérer –, mais on revient à une négociation qui aurait pu se faire en évitant cette séquence meurtrière. Si on se contente d’une trêve, il faut s’attendre dans six mois ou dans deux ans à ce qu’une aventure militaire pareille se reproduise encore avec les souffrances que cela engendre.


  • Cessez-le feu à Gaza : Israël tenu en échec par la résistance palestinienne
    par Middle East Eye
    http://www.info-palestine.eu/spip.php?article14906

    (...) « John Kerry, le secrétaire d’État américain, a exercé des efforts. La catastrophe, dans la bande de Gaza est au-delà de l’imagination. L’arrêt des combats a été le principal sujet discuté avec les dirigeants du Hamas au Qatar. »

    Les hommes politiques israéliens sont jusqu’à présent restés largement discrets sur ​​les termes négociés, mais il semble que l’accord est impopulaire. La chaîne israélienne Canal 2 a signalé que 50 pour cent du cabinet - avec le ministre des Affaires étrangères Avigdor Lieberman et le ministre de l’Économie Naftali Bennett - se sont opposés aux termes de l’accord.

    « Netanyahu ne peut pas dire que c’est une victoire, mais il prétend que le Hamas n’a pas atteint ses revendications comme un port ou l’aéroport, ni l’ouverture inconditionnelle des points de passage », a déclaré le journaliste et analyste israélien Meron Rapoport.

    "Il a tout à fait raison, au moins formellement. Mais quand le côté le plus faible n’a pas perdu, le côté le plus fort ressent cela comme une défaite, et c’est le sentiment général dans le public, et pire pour Netanyahu. Dans son gouvernement, la grande question est : quel sera le prix que l’Égypte exigera d’Israël en échange de son soutien, sachant que les Égyptiens vont probablement pousser pour une reprise du processus de paix et le renforcement de [Abbas] ?

    « Cela placera Netanyahu sous davantage de pression », a-t-il ajouté.

    Après que les nouvelles sur un cessez le feu aient été connues, les rues de Gaza se sont rapidement remplies de gens venus par dizaines de milliers pour célébrer.

    « Il y a un très grand nombre de personnes sur les routes - presque tout le monde est dans la rue et tout le monde fête », a déclaré notre collaborateur Mohammed Omer. « Je peux voir des enfants portant des drapeaux du Hamas, des familles qui toutes sortent à l’extérieur pour respirer l’air. Beaucoup n’ont pas été en mesure de le faire depuis longtemps, pas même pendant les cessez-le feu humanitaire que nous avons vus. »

    Mais certains analystes pensent que le cessez le feu est loin d’être une victoire du Hamas.

    « Ce n’est pas la victoire que le Hamas dépeint. En acceptant un cessez-le pour une durée indéterminée et le report d’un port en eau profonde, il a fait des concessions auxquelles il s’était précédemment opposé et il a accepté une proposition qui était déjà rédigée il y a quelques semaines, » a déclaré Hugh Lovatt, chargé du Projet pour la Paix au Moyen-Orient pour le Conseil européen des relations étrangères.

    « À bien des égards, le Hamas et Netanyahu ont joué un jeu à enjeux élevés de poker, avec une pression qui peu à peu augmentait des deux côtés. La pression sur le Hamas découlait d’un nombre de plus en plus élevé de morts palestiniens, l’assassinat de certains de ses dirigeants à Gaza , l’épuisement progressif de ses stocks de roquettes et un front palestinien qui allait s’effondrer.

    "Netanyahu a entre-temps voyait sa cote de popularité chuter alors que le conflit se prolongeait sans parvenir au « calme » qu’il avait promis [...] Les deux parties savaient que seul un cessez-le feu négocié offrait une sortie viable au cycle actuel de violence, mais plus cela durait, plus les enjeux étaient élevés. Finalement, il semble que c’est le Hamas qui a accepté le premier », a-t-il ajouté.


  • Comment Israël a saboté la réconciliation Hamas-Fatah
    par Abdel Bari Atwan le 20 août 2014
    http://www.info-palestine.net/spip.php?article14891
    Traduction : Info-Palestine.eu - AMM

    (...) Après l’échec de l’agression visant cet objectif – le sabotage de la réconciliation - nous ne sommes donc pas surpris que les services secrets israéliens tentent de semer la sédition entre les deux termes de l’équation politique palestinienne en annonçant l’arrestation - en mai dernier - de 93 militants du Hamas en Cisjordanie, qui auraient projeté de renverser l’Autorité Palestinienne et de lancer des attaques sur Tel Aviv.

    Ofir Gendelman, porte-parole du Premier Ministre Netanyahou, a posté sur son compte twitter : « Une cellule de 93 membres du Hamas a été arrêtée, elle avait prévu de renverser l’Autorité [Nationale] Palestinienne, de s’emparer de la Cisjordanie et de lancer des attaques terroristes contre Israël qui auraient déstabilisé la Cisjordanie ».

    De son côté, la radio israélienne citait le Service de Sécurité Intérieure israélien, le Shabak [ou Shin Bet] disant « un fusil M-16, des pistolets et des lance-roquettes avaient été saisis avec de grandes quantités de munitions et une somme de 6.000 shekels [1.285€], une voiture et une maison dans le village d’al-Awjah près de Jéricho, lesquels avaient été préparés dans des buts terroristes ».

    Le moment choisi pour révéler cette prétendue cellule en insistant bien sur le fait que Khaled Meshaal, chef du Bureau politique du Hamas, était au courant, et que Riyad Nasir, chef de la cellule, avait été recruté par Saleh al-Arouri, un dirigeant du Hamas qui réside en Turquie : tous ces facteurs pris ensemble confirment qu’il existe un plan pour assassiner les deux hommes, Meshaal et Arouri ensemble, sur la base de leur implication dans cette opération.

    De hauts responsables de la ligne dure de l’extrême droite israélienne, dont certains parlementaires, ont appelé à assassiner Meshaal en envoyant un commando à Doha où il se trouve, afin de le liquider physiquement en raison de sa direction du Hamas et de son approbation des attaques de missiles lancés vers les colonies israéliennes au nord de la bande de Gaza.

    Il n’est pas inhabituel que l’évocation du nom de l’homme dirigeant une prétendue cellule soit une préliminaire à sa liquidation, et nous devons nous rappeler que Netanyahou était Premier Ministre quand la tentative d’assassinat de Meshaal a été conduite par une cellule du Mossad dans la capitale jordanienne, il y a 15 ans.

    La maladresse de ce médiocre scénario ne convaincra même pas les plus naïfs ; en effet, comment cette cellule renverserait-elle l’Autorité de Ramallah avec 6 pistolets, un fusil M-16 et 7 lance-roquettes, sans parler des 1.285€ ? Et en toute naïveté, si cette cellule a été arrêtée en mai dernier, pourquoi l’annoncer trois mois plus tard, juste pendant l’agression contre Gaza et la formation d’une délégation unifiée pour négocier au Caire sous médiation égyptienne ?

    Israël n’est pas juste un état qui a raté son agression contre une petite bande terre comme l’enclave de Gaza et contre les factions de la résistance qui la défendent, il a également échoué dans ses mensonges médiatiques et politiques ainsi que dans sa guerre psychologique, parce ce plan allégué est de facture et de production médiocres.

    Malgré tout nous devons attirer l’attention, vu l’état de défaite et de rupture qu’expérimente le gouvernement Netanyahou, et vu la confusion qui en résulte, sur la nécessité de rester vigilants quant à une opération d’assassinat possible de dirigeants du Hamas visant à compenser sa sévère défaite à Gaza.
    Abdel Bari Atwan

    et le lendemain :

    Trois martyrs de la Résistance, tombés au champ d’honneur
    Jeudi 21 août 2014 - Mohammed Omer
    http://www.info-palestine.net/spip.php?article14884

    L’aile militaire du mouvement Hamas a annoncé la mort de trois de ses plus hauts dirigeants dans un bombardement israélien sur la bande de Gaza ce jeudi matin.


  • #Palestine 2014 / Le Jour de Colère de Gaza
    http://www.larevuedesressources.org/palestine-2014-le-jour-de-colere-de-gaza,2742.html

    Ce texte d’Haidar Eid revient sur l’appel pour une marche internationale le 9 août 2014, à l’initiative du Comité national palestinien du BDS — dont l’auteur est responsable — et de la Société civile palestinienne de la #Bande_de_Gaza, contre la #Guerre_coloniale et l’apartheid en Palestine. Le Jour de colère de Gaza les manifestants dans les rues ont crié dans toutes les langues « Résistance » contre la guerre ethnocide et « Boycott Désinvestissement Sanction » pour la libération du peuple palestinien. En (...)

    #Interventions

    / #Essai, #Activisme, #Journalisme, Palestine, #Israël, Guerre coloniale, #Haidar_Eid, #Bordure_protectrice, Bande de Gaza, #Apartheid, Boycott, Désinvestissement, Sanctions (BDS), Gaza Day of Rage / Jour de Colère de Gaza, The world / Le monde, Palestinian civil society in (...)

    #Boycott,Désinvestissement,_Sanctions_BDS #Gaza_Day_of_Rage_/_Jour_de_Colère_de_Gaza #The_world_/_Le_monde #Palestinian_civil_society_in_the_occupied_and_besieged_Gaza_Strip
    http://www.larevuedesressources.org/IMG/pdf/One_on_One.pdf


  • #Palestine 2014 / Le Jour de Colère de Gaza
    http://www.larevuedesressources.org/le-jour-de-colere-de-gaza,2742.html

    Ce texte d’Haidar Eid revient sur l’appel pour une marche internationale le 9 août 2014, à l’initiative du Comité national palestinien du BDS — dont l’auteur est responsable — et de la Société civile palestinienne de la #Bande_de_Gaza, contre la #Guerre_coloniale et l’apartheid en Palestine. Le Jour de colère de Gaza les manifestants dans les rues ont crié dans toutes les langues « Résistance » contre la guerre ethnocide et « Boycott Désinvestissement Sanction » pour la libération du peuple palestinien. En (...)

    #Interventions

    / #Essai, #Activisme, #Journalisme, Palestine, #Israël, Guerre coloniale, #Haidar_Eid, #Bordure_protectrice, Bande de Gaza, #Apartheid, Boycott, Désinvestissement, Sanctions (BDS), Gaza Day of Rage / Jour de Colère de (...)

    #Boycott,Désinvestissement,_Sanctions_BDS #Gaza_Day_of_Rage_/_Jour_de_Colère_de_Gaza
    http://www.larevuedesressources.org/IMG/pdf/One_on_One.pdf



  • Palestine #2011 - #2014 / #About_Gaza
    http://www.larevuedesressources.org/palestine-2011-2014-about-gaza,2738.html

    Simone Camilli est le cameraman reporter italien qui travaillait pour Associated Press à Gaza. Cette année terrible de 2014, le 13 août à Beit Lahia, au nord de la Bande de Gaza, il est mort avec son interprète gazoui, #Ali_Abu_Afash, dans l’explosion d’une bombe israélienne de 500 kg, pendant qu’il filmait le travail du seul artificier démineur de Gaza, #Rahed_Taysir_al-Hom, qui aidé par trois autres personnes tentait de la désamorcer — tous également morts dans l’explosion. Le Washington Post lui a (...)

    Productions Vidéo & Cinéma

    / #Cinéma_documentaire, #Hommage, #Journalisme, #Gaza_Strip,_Gaza_City, #Guerre_coloniale, 2011, 2014, #Simone_Camilli, #Pietro_Bellorini, Ali Abu Afash, Rahed Taysir al-Hom, About Gaza, Associated Press (...)

    #Productions_Vidéo_&_Cinéma_ #Associated_Press_AP_


  • Révolté par les crimes de l’Etat d’Israël, un Juste rend sa médaille | Brèves | alterinfonet.org Agence de presse associative
    http://www.alterinfo.net/notes/Revolte-par-les-crimes-de-l-Etat-d-Israel-un-Juste-rend-sa-medaille_b6903

    Un citoyen néerlandais de 91 ans, décoré de la médaille des Justes par l’Etat d’Israël pour avoir sauvé de la mort un enfant juif pendant la deuxième guerre mondiale, a renvoyé sa décoration, pour protester contre les massacres de l’armée israélienne à Gaza.
    Plus précisément, Henk Zanoli, y a perdu six membres de sa famille élargie, l’une de ses petites-nièces étant mariée à un Palestinien de la bande de Gaza, Ismael Ziadah, du camp de réfugiés d’al-Bourej.

    ...

    La cérémonie de remise de la médaille avait eu lieu en 2011 à l’ambassade d’Israël aux Pays-Bas, à La Haye.
    Et c’est à cette même ambassade que jeudi, Henk Zanoli, qui avait exercé le métier d’avocat durant sa vie professionnelle, a renvoyé la médaille, accompagnée d’une lettre où il exprime sa colère et son dégout pour les crimes de l’Etat israélien.

    ...

    « Dans de telles circonstances, conserver un titre qui m’a été décerné par l’Etat d’Israël serait tout à la fois un outrage à la mémoire de mère qui s’était si vaillamment battue pour la sauvegarde de la vie humaine, qu’une insulte envers tous les membres de ma famille, qui à quatre générations de distance, viennent de perdre six des leurs à Gaza, du fait des agissements de l’Etat d’Israël »

    #Israël


  • Evo Morales, l’auteure américaine Alice Walker, l’ex-président du Honduras Manuel Zelaya, Fidel Castro, le musicien cubain Silvio Rodriguez, l’auteur équatorien Eduardo Galeano et d’autres personnalités, ont signé une déclaration aux mots très forts de solidarité avec le peuple palestinien.

    La déclaration, qui a pour titre « Pour la défense de la Palestine », condamne l’occupation coloniale de la Palestine, les attaques en cours contre la bande de Gaza, l’impérialisme américain et la complicité européenne avec les menées d’Israël ; elle appelle à soutenir les campagnes mondiales pour le boycott, le désinvestissement et les sanctions. Elle part de ce qu’a dit le 30 juillet du Président bolivien Evo Morales lorsqu’il a révoqué l’accord israélo-bolivien de 1972 en qualifiant Israël « d’État terroriste » et ce, en réponse aux attaques incessantes d’Israël contre les Palestiniens de la bande de Gaza et de Cisjordanie.

    La déclaration, ci-dessous reproduite est disponible en anglais et en espagnol sur le site http://alainet.org

    « Nous prenons à notre compte les mots de notre camarade Evo Morales, un des fondateurs du Réseau pour la Défense de l’Humanité et président de l’État multinational de Bolivie, qui a qualifié Israël d’État terroriste.

    Nous exprimons notre dégoût absolu pour le génocide en cours perpétré contre le peuple palestinien par un État fondé sur la dépossession et l’occupation coloniale des territoires palestiniens.

    Nous assurons le peuple palestinien de notre considération et de notre solidarité, en particulier pour ses organisations de résistance à Gaza, dans leur lutte héroïque contre les tentatives israéliennes de les exterminer et de s’emparer des petits morceaux qui restent de ce qui fut un jour leur patrie.

    Nous condamnons le rôle impérialiste des Etats-Unis qui parrainent Israël politiquement, financièrement, militairement et le soutiennent face à l’extraordinaire inaction du Conseil de sécurité des Nations Unie, dont les résolutions sur la question de la Palestine sont systématiquement violées en complète impunité par Washington. Les États Unis démontrent une fois de plus leur hypocrisie et leur cynisme qui ont été leur ligne de conduite au cours de l’histoire, menaçant de sanctions et d’interventions les peuples d’Amérique Latine, d’Afrique et d’Eurasie qui défendent leur souveraineté, en même temps qu’ils soutiennent les actes d’Israël.

    Nous dénonçons la complicité qui s’exerce, par défaut dans certains cas, de la part des gouvernements qui forment l’Union Européenne, de même que la soumission inconditionnelle de l’oligarchie de la presse au dictat de Washington. Assez de nommer cela une guerre quand en fait c’est un génocide perpétré par une des armées les mieux équipées du monde contre un peuple dont les ressources défensives sont infiniment moindres en quantité et en qualité !
    Nous vous encourageons à rejoindre la campagne de Boycott, Désinvestissement, Sanctions contre l’État terroriste d’Israël, car il est temps que la solidarité soit active et créative, au-delà des condamnations verbales. Nous avons fait défaut aux plus de 1 600 morts en Palestine ces dernières semaines, comme aux plus de 9 000 blessés depuis le début de l’opération terroriste hypocritement appelée « Bordure Protectrice ».

    Nous exigeons la fin de l’apartheid et du génocide, de même que celle des murs et des colonies illégales. Nous en appelons aux gouvernements du monde pour qu’ils exigent d’Israël qu’ils se plie aux résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU qui l’obligent à se retirer de Gaza, de Cisjordanie et de Jérusalem Est pour revenir aux frontières antérieures à la guerre des six jours de 1967 et garantir le droit au retour des réfugiés palestiniens, selon la résolution du Conseil de sécurité N° 242 du 22 novembre 1967, résolution qui a été systématiquement ignorée par l’État d’Israël.

    Nous appelons à une solution politique effective du conflit en Palestine sur la base du dialogue, de la négociation et de l’existence de deux États jouissant des mêmes droits et disposant de frontières claires et internationalement reconnues. Nous croyons que cette solution doit commencer par la levée immédiate du blocus de Gaza et la libération de tous les prisonniers politiques palestiniens. Nous félicitons les gouvernements de l’ALBA (l’Alliance Bolivarienne des Peuples de Nos Amériques), du Mercosur (le Marché Commun du Sud) et d’autres gouvernements du Sud pour leur position solidaire contre les actes barbares d’Israël à Gaza.

    Nous faisons nôtres les mots du révolutionnaire Nelson Mandela : « Nous savons trop bien que notre liberté est incomplète sans la liberté des Palestiniens ». Nous affirmons qu’Israël a perdu cette bataille moralement et politiquement face au courageux peuple palestinien et à la condamnation croissante par les peuples du monde d’un État « criminel » qui viole le droit international. La résistance palestinienne invincible sera récompensée le plus tôt possible, par les sourires de ses enfants dans sa patrie libérée.
    Contre le terrorisme israélien et l’impérialisme US, pour la défense du droit à l’autodétermination de la Palestine et de tous le peuples du monde ».

    Pour signer : endefensadepalestina@gmail.com 

La Paz, Bolivie, 4 août
 2014

    Traduction SF pour l’AURDIP


  • Université / Gaza :

    La Critical Ethnic Studies Association soutient le boycott universitaire
    USACBI, le 18 juillet 2014
    http://www.usacbi.org/2014/07/critical-ethnic-studies-association-passes-bds-resolution-supporting-academi

    La African Literature Association également :
    http://africanlit.org/about-the-ala/ala-resolutions-and-executive-letters

    La communauté internationale doit mettre fin à la punition collective de la
    population civile de la bande de Gaza par Israël
    300 juristes internationaux, le 28 juillet 2014
    http://fondation-frantzfanon.com/IMG/pdf/op._jur._gaza_french-1-8-2014-1.pdf

    Des étudiants de la San Diego University se mobilisent contre le massacre à Gaza
    Le 28 juillet 2014
    http://www.thecollegefix.com/post/18582

    Les étudiants salariés de l’université de Californie soutiennent la Palestine
    Le 31 juillet 2014
    http://www.aurdip.fr/Les-etudiants-salaries-de-l.html

    Près de 1000 historiens écrivent une lettre au président Obama et aux membres du congrès américain pour demander des pressions américaines et la suspension de l’aide militaire
    Le 31 juillet 2014
    http://www.historiansagainstwar.org/gazapetition.html

    Lettre ouverte à David Cameron de Medical Aid for Palestinians
    Juillet 2014
    http://www.map-uk.org/campaign-with-us/gaza-crisis-an-open-letter-to-david-cameron

    Près de 100 chercheurs et membres du International Institute of Social Studies (ISS) de la Haye rejoignent la campagne BDS contre israel
    Le 31 juillet 2014
    http://www.iss.nl/fileadmin/ASSETS/iss/Documents/News___events_docs/Gaza_OpenLetter_NL_govt_July2014.pdf

    Israël viole à Gaza pratiquement tous les aspects du droit international
    150 avocats, juristes et universitaires belges, DeMorgen.be, le 1er août 2014
    http://www.aurdip.fr/Israel-viole-a-Gaza-pratiquement.html

    Chuck D, Jonathan Demme, Gloria Steinem, Wallace Shawn, Tony Kushner, Mira Nair, Roger Waters, Brian Eno, Eve Ensler, Angela Davis, Ken Loach, Naomi Klein, Emily Jacir, Annemarie Jacir, Remi Kanazi, Cherien Dabis, DAM, Udi Aloni, Desmond Tutu, Rigoberta Menchu, Jody Williams, Adolfo Pérez Esquivel et d’autres Célébrités, Artistes, Militants et Prix Nobel de la Paix S’élèvent pour Défendre les Droits des Palestiniens dans une Nouvelle Vidéo
    Freedom for Palestine, le 2 août 2014
    http://www.aurdip.fr/Gloria-Steinem-Chuck-D-Jonathan.html

    Appel urgent de l’Institut des Études sur les Femmes, Université de Birzeit
    Institut des Études sur les Femmes, Université de Birzeit, le 4 août 2014
    http://www.aurdip.fr/Appel-urgent-de-l-Institut-des.html

    La Palestine comme métaphore
    Une quarantaine d’artistes, militants, étudiants, intellectuels et universitaires dont Rocé, Philipe Caubère, Serge Teyssot-Gay, Nacera Guénif, Nadir Dendoune ou Sonia Dayan Herzbrun, Médiapart, le 5 août 2014
    http://blogs.mediapart.fr/edition/les-invites-de-mediapart/article/050814/la-palestine-comme-metaphore

    Les universités israéliennes profondément impliquées dans le massacre de Gaza
    PACBI, le 5 août 2014
    http://www.aurdip.fr/Les-universite-israeliennes.html

    Israel bombarde l’Université islamique et des écoles à Gaza
    PACBI, le 6 aout 2014
    http://pacbi.org/etemplate.php?id=2532

    Plus de 100 professeurs, chercheurs, bibliothécaires et archivistes du monde entier, spécialistes du Moyen-Orient, appellent au boycott des institutions universitaires israéliennes
    Jadaliyya Reports, le 6 août 2014
    http://www.jadaliyya.com/pages/index/18811/over-100-middle-east-scholars-and-librarians-call-

    Lettre ouverte de 180 universitaires néerlandais, le 6 août 2014
    http://www.aurdip.fr/Lettre-ouverte-Gaza-Universitaires.html

    1200 professeurs et chercheurs espagnols demandent la rupture des relations universitaires avec israël, le 6 août 2014
    http://boicotisrael.net/bds/1200-professors-researchers-academic-bds

    « National Union of Students », un syndicat britannique qui représente 7 millions d’étudiants, condamne Israël et appelle au boycott
    Asa Winstanley, Electronic Intifada, le 7 août 2014
    http://www.aurdip.fr/Une-organisation-etudiante.html

    L’université d’Illinois licencie le professeur Steven Salaita à cause de ses tweets sur le massacre de Gaza
    Ali Abunimah, Electronic Intifada, le 8 août 2014
    http://www.aurdip.fr/L-universite-d-Illinois-licencie.html

    Lettre de l’AURDIP et BRICUP à la Chancelière de l’Université de l’Illinois suite à l’annulation d’une position universitaire pour le Dr. Steven Salaita
    AURDIP & BRICUP, le 9 août 2014
    http://www.aurdip.fr/Lettre-de-l-AURDIP-et-BRICUP-a-la.html


  • EN IMAGES. #Israël - #Gaza : le retour du #front des #soldats de #Tsahal

    Ils et elles ont pour la plupart entre 19 et 23 ans et ont déjà vu la mort de près. Des centaines de #soldats_israéliens viennent de passer plus de deux semaines dans la bande de Gaza, pour combattre les membres du Hamas, la mouvance islamiste palestinienne.
    Les jeunes recrues de Tsahal sont désormais stationnées à la frontière de l’enclave palestinienne, dans le sud d’Israël, prêts à retourner au front à tout moment en cas d’alerte.

    http://www.leparisien.fr/images/2014/08/10/4056991_44x0027-new.jpg
    http://www.leparisien.fr/images/2014/08/10/4056991_44x0033-3-new.jpg
    http://www.leparisien.fr/images/2014/08/10/4056991_44x0114-new.jpg
    http://www.leparisien.fr/international/en-images-israel-gaza-le-retour-du-front-des-soldats-de-tsahal-10-08-2014
    #photographie
    cc @albertocampiphoto


  • Quand l’argent de la communauté internationale part en fumée - Monde - La Vie
    http://www.lavie.fr/actualite/monde/quand-l-argent-de-la-communaute-internationale-part-en-fumee-08-08-2014-55375_

    Sur les 4 à 6 milliards de dollars de dégâts dans la Bande de Gaza, après trois semaines de conflit, quelle part représente l’argent de l’aide internationale ?

    C’est sans doute une bonne partie des fonds de l’aide internationale qui est partie en fumée ces dernières semaines tant celle-ci est importante dans les territoires palestiniens.

    En 2012, l’aide internationale à la Palestine s’est ainsi élevée à 711 millions d’euros. De 1994 à la fin 2011, l’Union européenne a attribué aux Palestiniens environ 5 milliards d’euros. On sait d’ailleurs déjà que 90 écoles de l’UNRWA, le service de l’ONU dédié aux territoires palestiniens ont été endommagées par les tirs israéliens. Le secteur médical, très aidé par la communauté internationale, a été aussi sévèrement touché avec 12 hôpitaux et 14 cliniques endommagés ou détruits.

    (…)

    En Cisjordanie, des destructions ont aussi lieu en dehors des périodes de grosses tensions. Ainsi en avril dernier, des abris destinés à accueillir les Palestiniens victimes des intempéries violentes du début d’année, et financés partiellement par des Etats membres de l’UE ont été démolis par l’Etat israélien. En 2011, ce sont 62 structures financées par l’UE qui avaient été détruites.

    (…)

    Sans que cela ne choque beaucoup de monde. L’Office humanitaire de la Commission européenne (ECHO) a réclamé une fois par écrit, en 2013, des compensations financières après des destructions. Mais il a reçu une fin de non-recevoir des autorités israéliennes. En avril 2012, le Quai d’Orsay avait protesté officiellement contre la destruction par l’armée israélienne de deux citernes financées par la France dans le cadre d’un projet de coopération agricole mené dans la région d’Hébron en Cisjordanie.

    Plus absurde encore : le cas de la centrale électrique de Gaza, détruite le 29 juillet dernier. Un article du Huffington post Etats-Unis affirme ainsi qu’une société américaine y avait des parts. Son investissement y aurait été couvert par une agence fédérale, l’OPIC (Overseas Private Investment Corporation) chargée d’inciter les compagnies américaines à investir dans les endroits politiquement à risque. Or, il se pourrait que celle-ci ait aujourd’hui à débourser jusqu’ à 84 millions de dollars, selon les termes du contrat, pour compenser les pertes de la société... payés par l’argent du contribuable américain.