provinceorstate:bande de gaza

  • Projet » Combien de temps pourra-t-on encore vivre à Gaza ?
    ParBernard Flichy / 21 août 2014
    http://www.revue-projet.com/articles/2014-08-flichy-combien-de-temps-pourra-t-on-encore-vivre-a-gaza

    Fuir Gaza ou mourir… Fuir les bombardements, bien sûr. Fuir, aussi, une situation sociale et écologique explosive. Si seulement les familles de Gaza avaient le choix. Sauf que depuis des années, elles ne l’ont pas.

    En 2012, bien avant cette dernière guerre israélienne, le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations unies (Ocha) se demandait si Gaza serait encore un territoire vivable en 2020. Un espace très réduit dans lequel vit une population en croissance rapide, des équipements collectifs insuffisants, voire inexistants, une dépendance économique, alimentaire et énergétique vis-à-vis de l’extérieur, et surtout, à très court terme, une pénurie d’eau potable : tels sont les problèmes auxquels les dirigeants et les habitants de ce territoire doivent faire face. Devenus encore plus insurmontables à cause des conséquences tragiques de l’opération « Bordure protectrice », troisième guerre en moins de sept ans, ces problèmes ne pourront être résolus sans une véritable ouverture politique, non seulement dans la bande de Gaza mais aussi en Cisjordanie.
    (...)

    Aujourd’hui, c’est 72 % de la population – en premier lieu, les 365 000 personnes déplacées et sans abri – qui se trouve en insécurité alimentaire. La production locale de volaille a été détruite pour moitié. Ce qui en reste est menacé en raison des difficultés à les nourrir. Il en va de même pour le bétail. Le siège/blocus est étendu à la façade maritime : la zone de pêche, limitée à 3 miles marins, interdit aux pêcheurs (dont le nombre a été divisé par trois ces dernières années) de fournir les protéines qu’ils procuraient autrefois.
    (...)
    D’énormes investissements sont nécessaires dans les domaines de l’eau et de l’assainissement. Selon les rapports de la Banque mondiale et du Programme des Nations unies pour l’environnement, la situation est critique : « Sans cours d’eau pérenne et avec de faibles précipitations, Gaza dépend presque complètement de l’aquifère[3] côtier ». Celui-ci se recharge annuellement d’environ 50 à 60 millions de m3 d’eau, alors que les pompages représentent environ 160 millions de m3, c’est-à-dire près de trois fois plus. Le niveau de la nappe phréatique baissant, l’eau de la Méditerranée voisine s’y infiltre. « La salinité a ainsi atteint un niveau supérieur aux normes de l’Organisation mondiale de la santé [OMS] pour l’eau potable. » La contamination de l’aquifère est aggravée par les nitrates provenant des eaux usées non traitées et par les engrais utilisés par l’agriculture.
    (...)
    Reconstruire… et après ?

    Parmi les conséquences de « Bordure protectrice », 365 000 personnes sont à reloger, 17 000 logements sont détruits ou inutilisables, 5 600 partiellement inhabitables et 33 600 ont subi des dommages. « Au moins 373 000 enfants ont besoin d’un soutien psychologique direct. Ces enfants montrent des signes croissants de détresse : énurésie[4], refus de quitter les parents, cauchemars. Il est probable que tous les enfants de la bande de Gaza sont affectés par cette crise et devraient recevoir quelque soutien psychologique » écrivait l’Ocha dans son rapport du 15 août dernier sur la situation à Gaza. La terreur des enfants ne disparaîtra pas avec la trêve. Elle n’arrêtera pas les drones de surveillance et leur sifflement caractéristique, ni le passage d’avions à réaction qui crèvent trop souvent le mur du son.

    L’armée israélienne a tiré plus de 32 000 obus, sans compter des milliers de missiles. Un certain nombre n’a pas encore explosé. C’est quatre fois plus d’obus que lors de l’opération « Plomb durci » de 2008-2009. Les conséquences matérielles et psychologiques de cette guerre seront très longues à cicatriser. Le financement d’urgence demandé par l’Ocha atteint déjà 373 millions de dollars, montant qui ne prend pas en compte la reconstruction matérielle et psychologique ni les soins de longue durée des 1 000 enfants ayant subi une infirmité à vie, comme l’indique le dernier rapport de l’Ocha du 20 août 2014.

    Ne doit-on pas se demander pourquoi l’Union européenne et la communauté internationale devraient, encore une fois, participer à cette reconstruction, et laisser ainsi 2 millions de personnes dans un territoire invivable, sans ouverture vers l’extérieur ? Sans réelle solution politique équitable, une quatrième guerre est inévitable. « La trêve est inutile tant que Gaza restera une prison », écrivait, le 4 août dernier, Mgr Fouad Twal, patriarche de Jérusalem.


  • « Le cessez-le-feu à #Gaza est un succès considérable pour le #Hamas
    http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2014/08/27/le-cessez-le-feu-a-gaza-est-un-succes-considerable-pour-le-hamas_4477492_321

    Spécialiste du #Proche-Orient au Conseil européen des affaires étrangères, un centre de recherche basé à Londres, #Daniel_Lévy analyse les termes de cet accord.

    L’accord de cessez-le-feu est-il plus ambitieux que ce qui avait été négocié jusqu’à présent ?

    Daniel Lévy : Cet accord ressemble plus ou moins à ceux conclus en novembre 2012 et janvier 2009, et qui n’avaient pas vraiment été respectés par la suite. Pour l’heure, nous ignorons si nous pouvons attendre plus de celui-ci. De nombreux points de dissensions entre les deux camps devront encore être abordés dans un mois dans le cadre de nouvelles négociations pour parvenir à un accord de cessez-le-feu permanent.

    L’issue de ces longs pourparlers aura donc débouché sur un accord politique, puisque rien ne pouvait être conclu sur le plan militaire. Mais aujourd’hui, plus que lors des précédents accords, les objectifs sont plus ambitieux : le Hamas exige la construction d’un port et d’un aéroport, ainsi que la levée totale du siège imposé à la bande de Gaza depuis 2006. Pour autant, je ne suis pas sûr que les résultats, eux, seront très différents.

    Pourquoi Benyamin Nétanyahou et le Hamas ont-ils accepté de signer un accord maintenant ?

    Je pense que les deux camps étaient tout simplement à bout et n’avaient plus rien à gagner à continuer. Et, de ce point de vue-là, je ne pense pas que l’on puisse attribuer cet accord à la médiation égyptienne. L’Egypte était plus préoccupée par ses propres objectifs, vis-à-vis du Hamas notamment, que par la mise en place d’un cessez-le-feu.

    Cet accord a pu être conclu car les deux camps avaient autant à perdre s’ils continuaient et autant à gagner s’ils arrêtaient. Bien sûr que, s’il l’avait souhaité, Nétanyahou aurait pu venir à bout militairement du Hamas et anéantir totalement la bande de Gaza, mais à quel prix ? Contrairement à certains de ses ministres, il ne le souhaitait pas.

    Nétanyahou a senti qu’il était de plus en plus affaibli – en témoigne sa chute de popularité dans les récents sondages – et que le temps des compromis était venu. Venir à bout de la bande de Gaza aurait coûté beaucoup de temps et de vies et lui aurait été fatal politiquement, tant sur le plan interne qu’international. Et avec en plus la rentrée scolaire la semaine prochaine, il ne pouvait pas se le permettre.

    Le Hamas revendique la « victoire », en est-ce réellement une pour lui ?

    Je pense que quand vous perdez plus de deux mille vies humaines, c’est difficile de parler de victoire. Mais d’un point de vue stratégique, c’est vrai qu’Israël ne peut pas s’arroger la victoire. Donc oui, c’est un succès considérable pour le Hamas : qu’il ait tenu cinquante jours durant, qu’il ait réussi à démontrer qu’Israël pouvait être vulnérable, qu’il ait mis en place une certaine forme de dissuasion malgré le déséquilibre des forces en sa défaveur...

    Habituellement, la réalité de l’asymétrie du conflit israélo-palestinien veut que les Palestiniens paient un très lourd tribut, tandis que, du côté de l’Etat hébreu, on fait en sorte que les Israéliens ne se rendent même pas compte de la situation et continuent à vivre normalement. Or cette fois, le Hamas changé la donne : pendant cinquante jours, les israéliens n’ont pas eu de répit.

    Bien sûr, le prix à payer aura été lourd sur tous les plans, mais politiquement et symboliquement, le Hamas en ressort plus fort et Nétanyahou, plus faible.

    Pensez-vous que les exigences du Hamas ont des chances d’être suivies ?

    Cela dépend des points de l’accord : je ne pense pas que la construction d’un port et d’un aéroport puisse aboutir. Par contre, ouvrir un peu plus la bande de Gaza avec la levée partielle du blocus de l’enclave en vigueur depuis 2006 me semble possible, surtout pour faire rentrer de l’aide humanitaire, des biens et des moyens de reconstruction.

    • Trêve à Gaza : « Des sursauts de violence si on reste sur un statu quo »
      http://www.rfi.fr/moyen-orient/20140827-il-y-aura-sursauts-violence-on-reste-statu-quo-gaza-palestine-israel

      Benyamin Netanyahu est aujourd’hui affaibli politiquement. A-t-il dû faire des concessions pour arriver à cette trêve ?

      [ Jean-Paul Chagnollaud : ] Je ne sais pas si on peut parler de concessions parce que c’était la seule voie possible d’arriver à une trêve. C’est vrai qu’il est en but à des critiques de Naftali Bennett et de Avidgor Lieberman, qui sont des jusqu’au-boutistes quelque peu autistes. Ce sont des personnes qui veulent aller jusqu’au bout. Et si on avait lancé une offensive comme ils l’imaginent, ça aurait été un désastre absolu pour les Palestiniens, pour le Hamas, mais aussi pour Israël parce que c’est vraiment ne pas se rendre compte de la capacité de résistance non seulement du Hamas, mais je crois de la population palestinienne qui souffre beaucoup de ce blocus depuis 2006.

      Donc, je crois que la vraie question aujourd’hui est de savoir si, une fois que l’on a dépassé ce moment très fort avec cette séquence meurtrière, on va arriver à parler politique. Netanyahu a fait preuve d’une certaine forme de courage malgré tout parce qu’il a su s’arrêter – il n’aurait peut-être pas dû y aller, car c’était une erreur à mon avis parce que finalement tout le monde est perdant dans cette affaire. Va-t-il avoir cette capacité de réenclencher des négociations dont il ne veut pas vraiment lui-même, et dont sa coalition ne veut pas ? La communauté internationale, comme par exemple Ban Ki-moon l’a évoqué il y a quelques jours, va-t-elle essayer de pousser vers cela ?

      Nous sommes dans une phase où au fond on a deux chemins possibles : on a le chemin qui ne mène nulle part qui est la trêve pour la trêve, de la paix pour la paix au sens très sécuritaire du terme. Ou l’on a l’autre chemin qui consiste à enfin prendre les questions politiques à la racine et dire « il y a une vraie question qui est l’enfermement de Gaza » et il y a la question de l’occupation. Ce sont les grandes questions : est-ce qu’on va saisir cette séquence meurtrière pour aller au-delà de ces simples problèmes de trêve qui sont importants, mais dont on voit bien leur limite.

      Pour Netanyahu, je crois qu’aujourd’hui, s’il en restait là ce serait un échec. L’idée qu’on peut résoudre un problème politique, surtout de cette ampleur, simplement de manière militaire est une absurdité stratégique. On le voit concrètement aujourd’hui. En plus, ça a évidemment renforcé le Hamas.

      Il ne faut pas oublier la chronologie malgré les événements qui s’enchaînent les uns aux autres très vite. Début juin, il y avait un gouvernement d’union nationale qui était soutenu par le Fatah et par le Hamas (mouvement d’union national palestinien), avec Abbas comme patron de tout cela. A l’époque, les Etats-Unis l’avaient reconnu, les Européens aussi, mais pas Netanyahu. On se retrouve aujourd’hui dans cette même situation. Netanyahu a effectivement négocié avec le Hamas - et pas simplement sur des questions de trêve, mais on va aller comme on l’évoquait tout à l’heure sur des questions plus profondes, du moins on peut l’espérer –, mais on revient à une négociation qui aurait pu se faire en évitant cette séquence meurtrière. Si on se contente d’une trêve, il faut s’attendre dans six mois ou dans deux ans à ce qu’une aventure militaire pareille se reproduise encore avec les souffrances que cela engendre.


  • Cessez-le feu à Gaza : Israël tenu en échec par la résistance palestinienne
    par Middle East Eye
    http://www.info-palestine.eu/spip.php?article14906

    (...) « John Kerry, le secrétaire d’État américain, a exercé des efforts. La catastrophe, dans la bande de Gaza est au-delà de l’imagination. L’arrêt des combats a été le principal sujet discuté avec les dirigeants du Hamas au Qatar. »

    Les hommes politiques israéliens sont jusqu’à présent restés largement discrets sur ​​les termes négociés, mais il semble que l’accord est impopulaire. La chaîne israélienne Canal 2 a signalé que 50 pour cent du cabinet - avec le ministre des Affaires étrangères Avigdor Lieberman et le ministre de l’Économie Naftali Bennett - se sont opposés aux termes de l’accord.

    « Netanyahu ne peut pas dire que c’est une victoire, mais il prétend que le Hamas n’a pas atteint ses revendications comme un port ou l’aéroport, ni l’ouverture inconditionnelle des points de passage », a déclaré le journaliste et analyste israélien Meron Rapoport.

    "Il a tout à fait raison, au moins formellement. Mais quand le côté le plus faible n’a pas perdu, le côté le plus fort ressent cela comme une défaite, et c’est le sentiment général dans le public, et pire pour Netanyahu. Dans son gouvernement, la grande question est : quel sera le prix que l’Égypte exigera d’Israël en échange de son soutien, sachant que les Égyptiens vont probablement pousser pour une reprise du processus de paix et le renforcement de [Abbas] ?

    « Cela placera Netanyahu sous davantage de pression », a-t-il ajouté.

    Après que les nouvelles sur un cessez le feu aient été connues, les rues de Gaza se sont rapidement remplies de gens venus par dizaines de milliers pour célébrer.

    « Il y a un très grand nombre de personnes sur les routes - presque tout le monde est dans la rue et tout le monde fête », a déclaré notre collaborateur Mohammed Omer. « Je peux voir des enfants portant des drapeaux du Hamas, des familles qui toutes sortent à l’extérieur pour respirer l’air. Beaucoup n’ont pas été en mesure de le faire depuis longtemps, pas même pendant les cessez-le feu humanitaire que nous avons vus. »

    Mais certains analystes pensent que le cessez le feu est loin d’être une victoire du Hamas.

    « Ce n’est pas la victoire que le Hamas dépeint. En acceptant un cessez-le pour une durée indéterminée et le report d’un port en eau profonde, il a fait des concessions auxquelles il s’était précédemment opposé et il a accepté une proposition qui était déjà rédigée il y a quelques semaines, » a déclaré Hugh Lovatt, chargé du Projet pour la Paix au Moyen-Orient pour le Conseil européen des relations étrangères.

    « À bien des égards, le Hamas et Netanyahu ont joué un jeu à enjeux élevés de poker, avec une pression qui peu à peu augmentait des deux côtés. La pression sur le Hamas découlait d’un nombre de plus en plus élevé de morts palestiniens, l’assassinat de certains de ses dirigeants à Gaza , l’épuisement progressif de ses stocks de roquettes et un front palestinien qui allait s’effondrer.

    "Netanyahu a entre-temps voyait sa cote de popularité chuter alors que le conflit se prolongeait sans parvenir au « calme » qu’il avait promis [...] Les deux parties savaient que seul un cessez-le feu négocié offrait une sortie viable au cycle actuel de violence, mais plus cela durait, plus les enjeux étaient élevés. Finalement, il semble que c’est le Hamas qui a accepté le premier », a-t-il ajouté.


  • Comment Israël a saboté la réconciliation Hamas-Fatah
    par Abdel Bari Atwan le 20 août 2014
    http://www.info-palestine.net/spip.php?article14891
    Traduction : Info-Palestine.eu - AMM

    (...) Après l’échec de l’agression visant cet objectif – le sabotage de la réconciliation - nous ne sommes donc pas surpris que les services secrets israéliens tentent de semer la sédition entre les deux termes de l’équation politique palestinienne en annonçant l’arrestation - en mai dernier - de 93 militants du Hamas en Cisjordanie, qui auraient projeté de renverser l’Autorité Palestinienne et de lancer des attaques sur Tel Aviv.

    Ofir Gendelman, porte-parole du Premier Ministre Netanyahou, a posté sur son compte twitter : « Une cellule de 93 membres du Hamas a été arrêtée, elle avait prévu de renverser l’Autorité [Nationale] Palestinienne, de s’emparer de la Cisjordanie et de lancer des attaques terroristes contre Israël qui auraient déstabilisé la Cisjordanie ».

    De son côté, la radio israélienne citait le Service de Sécurité Intérieure israélien, le Shabak [ou Shin Bet] disant « un fusil M-16, des pistolets et des lance-roquettes avaient été saisis avec de grandes quantités de munitions et une somme de 6.000 shekels [1.285€], une voiture et une maison dans le village d’al-Awjah près de Jéricho, lesquels avaient été préparés dans des buts terroristes ».

    Le moment choisi pour révéler cette prétendue cellule en insistant bien sur le fait que Khaled Meshaal, chef du Bureau politique du Hamas, était au courant, et que Riyad Nasir, chef de la cellule, avait été recruté par Saleh al-Arouri, un dirigeant du Hamas qui réside en Turquie : tous ces facteurs pris ensemble confirment qu’il existe un plan pour assassiner les deux hommes, Meshaal et Arouri ensemble, sur la base de leur implication dans cette opération.

    De hauts responsables de la ligne dure de l’extrême droite israélienne, dont certains parlementaires, ont appelé à assassiner Meshaal en envoyant un commando à Doha où il se trouve, afin de le liquider physiquement en raison de sa direction du Hamas et de son approbation des attaques de missiles lancés vers les colonies israéliennes au nord de la bande de Gaza.

    Il n’est pas inhabituel que l’évocation du nom de l’homme dirigeant une prétendue cellule soit une préliminaire à sa liquidation, et nous devons nous rappeler que Netanyahou était Premier Ministre quand la tentative d’assassinat de Meshaal a été conduite par une cellule du Mossad dans la capitale jordanienne, il y a 15 ans.

    La maladresse de ce médiocre scénario ne convaincra même pas les plus naïfs ; en effet, comment cette cellule renverserait-elle l’Autorité de Ramallah avec 6 pistolets, un fusil M-16 et 7 lance-roquettes, sans parler des 1.285€ ? Et en toute naïveté, si cette cellule a été arrêtée en mai dernier, pourquoi l’annoncer trois mois plus tard, juste pendant l’agression contre Gaza et la formation d’une délégation unifiée pour négocier au Caire sous médiation égyptienne ?

    Israël n’est pas juste un état qui a raté son agression contre une petite bande terre comme l’enclave de Gaza et contre les factions de la résistance qui la défendent, il a également échoué dans ses mensonges médiatiques et politiques ainsi que dans sa guerre psychologique, parce ce plan allégué est de facture et de production médiocres.

    Malgré tout nous devons attirer l’attention, vu l’état de défaite et de rupture qu’expérimente le gouvernement Netanyahou, et vu la confusion qui en résulte, sur la nécessité de rester vigilants quant à une opération d’assassinat possible de dirigeants du Hamas visant à compenser sa sévère défaite à Gaza.
    Abdel Bari Atwan

    et le lendemain :

    Trois martyrs de la Résistance, tombés au champ d’honneur
    Jeudi 21 août 2014 - Mohammed Omer
    http://www.info-palestine.net/spip.php?article14884

    L’aile militaire du mouvement Hamas a annoncé la mort de trois de ses plus hauts dirigeants dans un bombardement israélien sur la bande de Gaza ce jeudi matin.


  • #Palestine 2014 / Le Jour de Colère de Gaza
    http://www.larevuedesressources.org/palestine-2014-le-jour-de-colere-de-gaza,2742.html

    Ce texte d’Haidar Eid revient sur l’appel pour une marche internationale le 9 août 2014, à l’initiative du Comité national palestinien du BDS — dont l’auteur est responsable — et de la Société civile palestinienne de la #Bande_de_Gaza, contre la #Guerre_coloniale et l’apartheid en Palestine. Le Jour de colère de Gaza les manifestants dans les rues ont crié dans toutes les langues « Résistance » contre la guerre ethnocide et « Boycott Désinvestissement Sanction » pour la libération du peuple palestinien. En (...)

    #Interventions

    / #Essai, #Activisme, #Journalisme, Palestine, #Israël, Guerre coloniale, #Haidar_Eid, #Bordure_protectrice, Bande de Gaza, #Apartheid, Boycott, Désinvestissement, Sanctions (BDS), Gaza Day of Rage / Jour de Colère de Gaza, The world / Le monde, Palestinian civil society in (...)

    #Boycott,Désinvestissement,_Sanctions_BDS #Gaza_Day_of_Rage_/_Jour_de_Colère_de_Gaza #The_world_/_Le_monde #Palestinian_civil_society_in_the_occupied_and_besieged_Gaza_Strip
    http://www.larevuedesressources.org/IMG/pdf/One_on_One.pdf


  • #Palestine 2014 / Le Jour de Colère de Gaza
    http://www.larevuedesressources.org/le-jour-de-colere-de-gaza,2742.html

    Ce texte d’Haidar Eid revient sur l’appel pour une marche internationale le 9 août 2014, à l’initiative du Comité national palestinien du BDS — dont l’auteur est responsable — et de la Société civile palestinienne de la #Bande_de_Gaza, contre la #Guerre_coloniale et l’apartheid en Palestine. Le Jour de colère de Gaza les manifestants dans les rues ont crié dans toutes les langues « Résistance » contre la guerre ethnocide et « Boycott Désinvestissement Sanction » pour la libération du peuple palestinien. En (...)

    #Interventions

    / #Essai, #Activisme, #Journalisme, Palestine, #Israël, Guerre coloniale, #Haidar_Eid, #Bordure_protectrice, Bande de Gaza, #Apartheid, Boycott, Désinvestissement, Sanctions (BDS), Gaza Day of Rage / Jour de Colère de (...)

    #Boycott,Désinvestissement,_Sanctions_BDS #Gaza_Day_of_Rage_/_Jour_de_Colère_de_Gaza
    http://www.larevuedesressources.org/IMG/pdf/One_on_One.pdf



  • Palestine #2011 - #2014 / #About_Gaza
    http://www.larevuedesressources.org/palestine-2011-2014-about-gaza,2738.html

    Simone Camilli est le cameraman reporter italien qui travaillait pour Associated Press à Gaza. Cette année terrible de 2014, le 13 août à Beit Lahia, au nord de la Bande de Gaza, il est mort avec son interprète gazoui, #Ali_Abu_Afash, dans l’explosion d’une bombe israélienne de 500 kg, pendant qu’il filmait le travail du seul artificier démineur de Gaza, #Rahed_Taysir_al-Hom, qui aidé par trois autres personnes tentait de la désamorcer — tous également morts dans l’explosion. Le Washington Post lui a (...)

    Productions Vidéo & Cinéma

    / #Cinéma_documentaire, #Hommage, #Journalisme, #Gaza_Strip,_Gaza_City, #Guerre_coloniale, 2011, 2014, #Simone_Camilli, #Pietro_Bellorini, Ali Abu Afash, Rahed Taysir al-Hom, About Gaza, Associated Press (...)

    #Productions_Vidéo_&_Cinéma_ #Associated_Press_AP_


  • Révolté par les crimes de l’Etat d’Israël, un Juste rend sa médaille | Brèves | alterinfonet.org Agence de presse associative
    http://www.alterinfo.net/notes/Revolte-par-les-crimes-de-l-Etat-d-Israel-un-Juste-rend-sa-medaille_b6903

    Un citoyen néerlandais de 91 ans, décoré de la médaille des Justes par l’Etat d’Israël pour avoir sauvé de la mort un enfant juif pendant la deuxième guerre mondiale, a renvoyé sa décoration, pour protester contre les massacres de l’armée israélienne à Gaza.
    Plus précisément, Henk Zanoli, y a perdu six membres de sa famille élargie, l’une de ses petites-nièces étant mariée à un Palestinien de la bande de Gaza, Ismael Ziadah, du camp de réfugiés d’al-Bourej.

    ...

    La cérémonie de remise de la médaille avait eu lieu en 2011 à l’ambassade d’Israël aux Pays-Bas, à La Haye.
    Et c’est à cette même ambassade que jeudi, Henk Zanoli, qui avait exercé le métier d’avocat durant sa vie professionnelle, a renvoyé la médaille, accompagnée d’une lettre où il exprime sa colère et son dégout pour les crimes de l’Etat israélien.

    ...

    « Dans de telles circonstances, conserver un titre qui m’a été décerné par l’Etat d’Israël serait tout à la fois un outrage à la mémoire de mère qui s’était si vaillamment battue pour la sauvegarde de la vie humaine, qu’une insulte envers tous les membres de ma famille, qui à quatre générations de distance, viennent de perdre six des leurs à Gaza, du fait des agissements de l’Etat d’Israël »

    #Israël


  • Evo Morales, l’auteure américaine Alice Walker, l’ex-président du Honduras Manuel Zelaya, Fidel Castro, le musicien cubain Silvio Rodriguez, l’auteur équatorien Eduardo Galeano et d’autres personnalités, ont signé une déclaration aux mots très forts de solidarité avec le peuple palestinien.

    La déclaration, qui a pour titre « Pour la défense de la Palestine », condamne l’occupation coloniale de la Palestine, les attaques en cours contre la bande de Gaza, l’impérialisme américain et la complicité européenne avec les menées d’Israël ; elle appelle à soutenir les campagnes mondiales pour le boycott, le désinvestissement et les sanctions. Elle part de ce qu’a dit le 30 juillet du Président bolivien Evo Morales lorsqu’il a révoqué l’accord israélo-bolivien de 1972 en qualifiant Israël « d’État terroriste » et ce, en réponse aux attaques incessantes d’Israël contre les Palestiniens de la bande de Gaza et de Cisjordanie.

    La déclaration, ci-dessous reproduite est disponible en anglais et en espagnol sur le site http://alainet.org

    « Nous prenons à notre compte les mots de notre camarade Evo Morales, un des fondateurs du Réseau pour la Défense de l’Humanité et président de l’État multinational de Bolivie, qui a qualifié Israël d’État terroriste.

    Nous exprimons notre dégoût absolu pour le génocide en cours perpétré contre le peuple palestinien par un État fondé sur la dépossession et l’occupation coloniale des territoires palestiniens.

    Nous assurons le peuple palestinien de notre considération et de notre solidarité, en particulier pour ses organisations de résistance à Gaza, dans leur lutte héroïque contre les tentatives israéliennes de les exterminer et de s’emparer des petits morceaux qui restent de ce qui fut un jour leur patrie.

    Nous condamnons le rôle impérialiste des Etats-Unis qui parrainent Israël politiquement, financièrement, militairement et le soutiennent face à l’extraordinaire inaction du Conseil de sécurité des Nations Unie, dont les résolutions sur la question de la Palestine sont systématiquement violées en complète impunité par Washington. Les États Unis démontrent une fois de plus leur hypocrisie et leur cynisme qui ont été leur ligne de conduite au cours de l’histoire, menaçant de sanctions et d’interventions les peuples d’Amérique Latine, d’Afrique et d’Eurasie qui défendent leur souveraineté, en même temps qu’ils soutiennent les actes d’Israël.

    Nous dénonçons la complicité qui s’exerce, par défaut dans certains cas, de la part des gouvernements qui forment l’Union Européenne, de même que la soumission inconditionnelle de l’oligarchie de la presse au dictat de Washington. Assez de nommer cela une guerre quand en fait c’est un génocide perpétré par une des armées les mieux équipées du monde contre un peuple dont les ressources défensives sont infiniment moindres en quantité et en qualité !
    Nous vous encourageons à rejoindre la campagne de Boycott, Désinvestissement, Sanctions contre l’État terroriste d’Israël, car il est temps que la solidarité soit active et créative, au-delà des condamnations verbales. Nous avons fait défaut aux plus de 1 600 morts en Palestine ces dernières semaines, comme aux plus de 9 000 blessés depuis le début de l’opération terroriste hypocritement appelée « Bordure Protectrice ».

    Nous exigeons la fin de l’apartheid et du génocide, de même que celle des murs et des colonies illégales. Nous en appelons aux gouvernements du monde pour qu’ils exigent d’Israël qu’ils se plie aux résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU qui l’obligent à se retirer de Gaza, de Cisjordanie et de Jérusalem Est pour revenir aux frontières antérieures à la guerre des six jours de 1967 et garantir le droit au retour des réfugiés palestiniens, selon la résolution du Conseil de sécurité N° 242 du 22 novembre 1967, résolution qui a été systématiquement ignorée par l’État d’Israël.

    Nous appelons à une solution politique effective du conflit en Palestine sur la base du dialogue, de la négociation et de l’existence de deux États jouissant des mêmes droits et disposant de frontières claires et internationalement reconnues. Nous croyons que cette solution doit commencer par la levée immédiate du blocus de Gaza et la libération de tous les prisonniers politiques palestiniens. Nous félicitons les gouvernements de l’ALBA (l’Alliance Bolivarienne des Peuples de Nos Amériques), du Mercosur (le Marché Commun du Sud) et d’autres gouvernements du Sud pour leur position solidaire contre les actes barbares d’Israël à Gaza.

    Nous faisons nôtres les mots du révolutionnaire Nelson Mandela : « Nous savons trop bien que notre liberté est incomplète sans la liberté des Palestiniens ». Nous affirmons qu’Israël a perdu cette bataille moralement et politiquement face au courageux peuple palestinien et à la condamnation croissante par les peuples du monde d’un État « criminel » qui viole le droit international. La résistance palestinienne invincible sera récompensée le plus tôt possible, par les sourires de ses enfants dans sa patrie libérée.
    Contre le terrorisme israélien et l’impérialisme US, pour la défense du droit à l’autodétermination de la Palestine et de tous le peuples du monde ».

    Pour signer : endefensadepalestina@gmail.com 

La Paz, Bolivie, 4 août
 2014

    Traduction SF pour l’AURDIP


  • Université / Gaza :

    La Critical Ethnic Studies Association soutient le boycott universitaire
    USACBI, le 18 juillet 2014
    http://www.usacbi.org/2014/07/critical-ethnic-studies-association-passes-bds-resolution-supporting-academi

    La African Literature Association également :
    http://africanlit.org/about-the-ala/ala-resolutions-and-executive-letters

    La communauté internationale doit mettre fin à la punition collective de la
    population civile de la bande de Gaza par Israël
    300 juristes internationaux, le 28 juillet 2014
    http://fondation-frantzfanon.com/IMG/pdf/op._jur._gaza_french-1-8-2014-1.pdf

    Des étudiants de la San Diego University se mobilisent contre le massacre à Gaza
    Le 28 juillet 2014
    http://www.thecollegefix.com/post/18582

    Les étudiants salariés de l’université de Californie soutiennent la Palestine
    Le 31 juillet 2014
    http://www.aurdip.fr/Les-etudiants-salaries-de-l.html

    Près de 1000 historiens écrivent une lettre au président Obama et aux membres du congrès américain pour demander des pressions américaines et la suspension de l’aide militaire
    Le 31 juillet 2014
    http://www.historiansagainstwar.org/gazapetition.html

    Lettre ouverte à David Cameron de Medical Aid for Palestinians
    Juillet 2014
    http://www.map-uk.org/campaign-with-us/gaza-crisis-an-open-letter-to-david-cameron

    Près de 100 chercheurs et membres du International Institute of Social Studies (ISS) de la Haye rejoignent la campagne BDS contre israel
    Le 31 juillet 2014
    http://www.iss.nl/fileadmin/ASSETS/iss/Documents/News___events_docs/Gaza_OpenLetter_NL_govt_July2014.pdf

    Israël viole à Gaza pratiquement tous les aspects du droit international
    150 avocats, juristes et universitaires belges, DeMorgen.be, le 1er août 2014
    http://www.aurdip.fr/Israel-viole-a-Gaza-pratiquement.html

    Chuck D, Jonathan Demme, Gloria Steinem, Wallace Shawn, Tony Kushner, Mira Nair, Roger Waters, Brian Eno, Eve Ensler, Angela Davis, Ken Loach, Naomi Klein, Emily Jacir, Annemarie Jacir, Remi Kanazi, Cherien Dabis, DAM, Udi Aloni, Desmond Tutu, Rigoberta Menchu, Jody Williams, Adolfo Pérez Esquivel et d’autres Célébrités, Artistes, Militants et Prix Nobel de la Paix S’élèvent pour Défendre les Droits des Palestiniens dans une Nouvelle Vidéo
    Freedom for Palestine, le 2 août 2014
    http://www.aurdip.fr/Gloria-Steinem-Chuck-D-Jonathan.html

    Appel urgent de l’Institut des Études sur les Femmes, Université de Birzeit
    Institut des Études sur les Femmes, Université de Birzeit, le 4 août 2014
    http://www.aurdip.fr/Appel-urgent-de-l-Institut-des.html

    La Palestine comme métaphore
    Une quarantaine d’artistes, militants, étudiants, intellectuels et universitaires dont Rocé, Philipe Caubère, Serge Teyssot-Gay, Nacera Guénif, Nadir Dendoune ou Sonia Dayan Herzbrun, Médiapart, le 5 août 2014
    http://blogs.mediapart.fr/edition/les-invites-de-mediapart/article/050814/la-palestine-comme-metaphore

    Les universités israéliennes profondément impliquées dans le massacre de Gaza
    PACBI, le 5 août 2014
    http://www.aurdip.fr/Les-universite-israeliennes.html

    Israel bombarde l’Université islamique et des écoles à Gaza
    PACBI, le 6 aout 2014
    http://pacbi.org/etemplate.php?id=2532

    Plus de 100 professeurs, chercheurs, bibliothécaires et archivistes du monde entier, spécialistes du Moyen-Orient, appellent au boycott des institutions universitaires israéliennes
    Jadaliyya Reports, le 6 août 2014
    http://www.jadaliyya.com/pages/index/18811/over-100-middle-east-scholars-and-librarians-call-

    Lettre ouverte de 180 universitaires néerlandais, le 6 août 2014
    http://www.aurdip.fr/Lettre-ouverte-Gaza-Universitaires.html

    1200 professeurs et chercheurs espagnols demandent la rupture des relations universitaires avec israël, le 6 août 2014
    http://boicotisrael.net/bds/1200-professors-researchers-academic-bds

    « National Union of Students », un syndicat britannique qui représente 7 millions d’étudiants, condamne Israël et appelle au boycott
    Asa Winstanley, Electronic Intifada, le 7 août 2014
    http://www.aurdip.fr/Une-organisation-etudiante.html

    L’université d’Illinois licencie le professeur Steven Salaita à cause de ses tweets sur le massacre de Gaza
    Ali Abunimah, Electronic Intifada, le 8 août 2014
    http://www.aurdip.fr/L-universite-d-Illinois-licencie.html

    Lettre de l’AURDIP et BRICUP à la Chancelière de l’Université de l’Illinois suite à l’annulation d’une position universitaire pour le Dr. Steven Salaita
    AURDIP & BRICUP, le 9 août 2014
    http://www.aurdip.fr/Lettre-de-l-AURDIP-et-BRICUP-a-la.html


  • EN IMAGES. #Israël - #Gaza : le retour du #front des #soldats de #Tsahal

    Ils et elles ont pour la plupart entre 19 et 23 ans et ont déjà vu la mort de près. Des centaines de #soldats_israéliens viennent de passer plus de deux semaines dans la bande de Gaza, pour combattre les membres du Hamas, la mouvance islamiste palestinienne.
    Les jeunes recrues de Tsahal sont désormais stationnées à la frontière de l’enclave palestinienne, dans le sud d’Israël, prêts à retourner au front à tout moment en cas d’alerte.

    http://www.leparisien.fr/images/2014/08/10/4056991_44x0027-new.jpg
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    http://www.leparisien.fr/images/2014/08/10/4056991_44x0114-new.jpg
    http://www.leparisien.fr/international/en-images-israel-gaza-le-retour-du-front-des-soldats-de-tsahal-10-08-2014
    #photographie
    cc @albertocampiphoto


  • Quand l’argent de la communauté internationale part en fumée - Monde - La Vie
    http://www.lavie.fr/actualite/monde/quand-l-argent-de-la-communaute-internationale-part-en-fumee-08-08-2014-55375_

    Sur les 4 à 6 milliards de dollars de dégâts dans la Bande de Gaza, après trois semaines de conflit, quelle part représente l’argent de l’aide internationale ?

    C’est sans doute une bonne partie des fonds de l’aide internationale qui est partie en fumée ces dernières semaines tant celle-ci est importante dans les territoires palestiniens.

    En 2012, l’aide internationale à la Palestine s’est ainsi élevée à 711 millions d’euros. De 1994 à la fin 2011, l’Union européenne a attribué aux Palestiniens environ 5 milliards d’euros. On sait d’ailleurs déjà que 90 écoles de l’UNRWA, le service de l’ONU dédié aux territoires palestiniens ont été endommagées par les tirs israéliens. Le secteur médical, très aidé par la communauté internationale, a été aussi sévèrement touché avec 12 hôpitaux et 14 cliniques endommagés ou détruits.

    (…)

    En Cisjordanie, des destructions ont aussi lieu en dehors des périodes de grosses tensions. Ainsi en avril dernier, des abris destinés à accueillir les Palestiniens victimes des intempéries violentes du début d’année, et financés partiellement par des Etats membres de l’UE ont été démolis par l’Etat israélien. En 2011, ce sont 62 structures financées par l’UE qui avaient été détruites.

    (…)

    Sans que cela ne choque beaucoup de monde. L’Office humanitaire de la Commission européenne (ECHO) a réclamé une fois par écrit, en 2013, des compensations financières après des destructions. Mais il a reçu une fin de non-recevoir des autorités israéliennes. En avril 2012, le Quai d’Orsay avait protesté officiellement contre la destruction par l’armée israélienne de deux citernes financées par la France dans le cadre d’un projet de coopération agricole mené dans la région d’Hébron en Cisjordanie.

    Plus absurde encore : le cas de la centrale électrique de Gaza, détruite le 29 juillet dernier. Un article du Huffington post Etats-Unis affirme ainsi qu’une société américaine y avait des parts. Son investissement y aurait été couvert par une agence fédérale, l’OPIC (Overseas Private Investment Corporation) chargée d’inciter les compagnies américaines à investir dans les endroits politiquement à risque. Or, il se pourrait que celle-ci ait aujourd’hui à débourser jusqu’ à 84 millions de dollars, selon les termes du contrat, pour compenser les pertes de la société... payés par l’argent du contribuable américain.



  • Gaza : le chef de la diplomatie palestinienne veut traduire des responsables israéliens devant la CPI
    http://www.romandie.com/news/Gaza--le-chef-de-la-diplomatie-palestinienne-veut-traduire-des/504688.rom

    La Haye - Le ministre palestinien des Affaires étrangères Ryad al-Malki a réitéré à La Haye la volonté palestinienne de voir poursuivre des responsables israéliens devant la Cour pénale internationale (CPI) et s’est dit confiant quant au respect du dernier cessez-le-feu en date dans la bande de Gaza.

    M. Malki a rencontré le procureur de la CPI, la Gambienne Fatou Bensouda, pour discuter des conditions d’accès au statut d’Etat partie à la CPI, en vue de l’ouverture d’une enquête sur le conflit israélo-palestinien.

    Israël ne nous laisse pas d’autre option, a-t-il dit, accusant les Israéliens d’atrocités : nous devons faire tout ce qui est en notre pouvoir pour traîner en justice les responsables de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité.

    Israël avait entamé une offensive sur la bande de Gaza le 8 juillet dans le but de faire cesser les tirs de roquettes de l’organisation islamiste Hamas sur Israël et de démanteler le réseau de souterrains permettant aux Palestiniens de faire des incursions en Israël.

    Plus de 1.900 personnes ont été tuées au total dans cette offensive, en grande majorité côté palestinien.

    Nous nous attendons à ce que le cessez-le-feu se poursuive 72 heures de plus (que les 72 heures décrétées, ndlr) et même au-delà, a d’autre part déclaré, au cours d’une conférence de presse, Ryad al-Malki à propos de cet arrêt des combats entré en vigueur mardi : tout dépend du camp israélien et de son sérieux.

    L’Autorité palestinienne avait demandé en 2009 à la CPI d’enquêter sur des crimes présumés commis par Israël, mais le procureur avait alors rappelé que seuls les Etats peuvent reconnaître la compétence de la Cour.

    Or, le statut d’Etat observateur obtenu en novembre 2012 à l’ONU par la Palestine lui donne désormais accès aux organisations et conventions internationales.

    Sous la pression de nombreux pays comme les Etats-Unis, le Royaume-Uni et la France, l’Autorité palestinienne n’a pas encore ratifié le Statut de Rome, traité fondateur de la CPI, qui siège à La Haye.

    La signature du Statut de Rome doit en outre être encore approuvée par toutes les parties au sein de l’exécutif palestinien, dont le mouvement islamiste Hamas, a indiqué M. al-Malki.

    Le ministre a affirmé que les Palestiniens assumeraient les conséquences d’une éventuelle enquête, à savoir que les deux camps en feraient l’objet, et non uniquement le camp israélien.


  • L’ambassade d’Israël à Madrid cible une journaliste de TVE
    http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2014/08/04/l-ambassade-d-israel-a-madrid-cible-une-journaliste-de-tve_4466554_3218.html

    La correspondante de la Télévision publique espagnole (TVE) en Israël, Yolanda Alvarez, ne compte plus les commentaires de soutien sur sa page Twitter émanant de nombreux journalistes, reporters de guerre ou simples spectateurs, depuis que le porte-parole de l’ambassade d’Israël en Espagne, Hamutal Rogel, a publié un communiqué virulent mettant en cause son travail, le 1er août.

    Publié sur la page officielle de l’ambassade sur Facebook, le texte intitulé « TVE à Gaza : activisme vs. journalisme » n’hésitait pas à reprocher à la journaliste d’informer de l’opération « Bordure protectrice » depuis la bande de Gaza. Selon M. Rogel, ce faisant, elle se serait « transformée en courroie de transmission des messages, chiffres, images et données du Hamas. »

    Critiquant ses « chroniques dramatisées » qui « abusent des adjectifs » et ses « mises en scène, résultat d’un casting et d’une sélection de scénarios au service des intérêts du Hamas », qui sont « le produit d’une militante », le communiqué a provoqué une vive polémique à Madrid.

    Yolanda Alvarez a répondu rapidement à ces critiques : « Vous le dites vous-mêmes : c’est votre militantisme contre notre journalisme », a-t-elle écrit sur Twitter. Immédiatement, plusieurs associations de journalistes ont exprimé leur « indignation » face à une « tentative d’intimidation ». Le comité de rédaction de TVE a défendu le « travail professionnel » et « extraordinaire » de la journaliste et signalé que « l’accuser d’être une militante » au service d’une organisation considérée comme terroriste par la majorité de la communauté internationale « peut compromettre sa sécurité ».

    #journalisme #pressions #intimidation #propagande


  • Comment excuser Israël de perpétuer ses crimes, alors qu’elle avait annoncée une « #trêve_humanitaire » ?...

    Gaza : Israël proclame une #trêve_humanitaire de sept heures - Moyen-Orient - RFI
    http://www.rfi.fr/moyen-orient/2min/20140804-gaza-israel-treve-humanitaire-arret-bombardements-unilateral-7-heures-1

    Israël a annoncé une nouvelle trêve sur la bande de Gaza, un arrêt des bombardements unilatéral qui débute à 10 heures, heure locale (9h, heure de Paris), et doit durer sept heures. L’Etat hébreu dit vouloir ouvrir une fenêtre humanitaire sur l’ensemble de l’enclave palestinienne, à l’exception de la zone de Rafah au sud .

    ... On imite le #New_York_Times, on parle de « #Cessez-le-feu_partiel »
    http://www.nytimes.com/2014/08/05/world/middleeast/israel-gaza.html

    Cessez le feu partiel dans la bande de Gaza | Le Proche-Orient s’enflamme à nouveau | ICI.Radio-Canada.ca
    http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/international/2014/08/04/003-bande-gaza-israel-debut-treve-humanitaire.shtml

    Les autorités de Gaza ont accusé l’armée israélienne d’avoir bombardé une maison dans le camp de réfugiés de Chati, près de la ville de Gaza , quelques minutes après l’entrée en vigueur du cessez-le-feu. Cette frappe aurait fait 1 mort et une trentaine de blessés, selon les autorités gazaouies.


  • Le ministre israélien Lieberman invite l’ONU à prendre le contrôle de la bande de Gaza dès la fin des hostilités - Le Point

    http://www.lepoint.fr/monde/lieberman-invite-l-onu-a-prendre-le-controle-de-la-bande-de-gaza-04-08-2014-

    Qui est Lieberman ? http://sanstransition.tumblr.com/post/89951968571/laurent-fabius-lutte-contre-lapartheid-avec-un

    Ce qu’il disait juste avant l’offensive :

    « Je ne comprends pas ce que nous sommes en train d’attendre », a déploré le chef de la diplomatie israélienne qui réclame bruyamment une opération d’envergure contre le Hamas à Gaza.

    http://seen.li/5vgp



  • Israël a volé l’avenir de Gaza... et son espoir
    par Gideon Levy
    (Traduction : JFG-QuestionsCritiques)
    http://questionscritiques.free.fr/edito/haaretz/Gideon_Levy/Israel_a_vole_l_avenir_de_Gaza_020814.htm

    Les chiffres sont écrits à l’encre sur la paume de sa main, comme s’il était un enfant préparant une antisèche pour un examen : 1.035 morts, 6.233 blessés, à 2h, lundi matin (28 juillet). Il efface quotidiennement ces chiffres et les met à jour.

    Cette semaine, le Pr Mads Gilbert a quitté l’hôpital de Shifa, dans la Bande de Gaza, pour prendre de brèves vacances dans son pays, la Norvège, après deux semaines ininterrompues à soigner les victimes de la guerre. Son collègue et compatriote, le Pr Erik Fosse, était censé venir le remplacer à Gaza, mais Israël l’empêchait, encore en milieu de semaine, de le faire. Fosse, lui aussi, a passé la première semaine de l’Opération Bordures Protectrices à Shifa et voulait y revenir.

    Gilbert et Fosse avaient aussi travaillé à Shifa durant l’Opération Plomb Fondu, en 2008-2009, après quoi ils avaient publié leur livre déchirant, Eyes in Gaza, un best-seller international. A présent, ils soutiennent que la guerre actuelle dans la Bande de Gaza est encore plus terrible que la précédente, en ce qui concerne les dommages causés à la population civile.

    Les deux hommes ont la soixantaine. Ils étaient des admirateurs d’Israël dans leur jeunesse, mais la première guerre du Liban en 1982 - lors de laquelle ils se sont portés volontaires pour soigner les blessés palestiniens - a modifié leur point de vue et changé leur vie à jamais. « C’est à ce moment-là que j’ai vu pour la première fois la machine de guerre israélienne », se souvient Gilbert.

    Fosse dirige une organisation humanitaire qui s’appelle NORWAC (Norwegian Aid Committee), qui fournit une assistance médicale aux Palestiniens et est financée par le gouvernement norvégien. Gilbert, qui est un volontaire indépendant, et Fosse ont tous deux consacré une bonne partie de leurs vies à aider les Palestiniens, et Gaza est devenue un deuxième foyer pour eux. Lundi après-midi, nous avons rencontré Fosse, un chirurgien cardiaque, à Herzliya après son retour de vacances en Norvège, sur son chemin de retour vers Gaza. Les images décrites par ces deux hommes devraient peser lourdement sur la conscience de tout être humain.

    « Durant Plomb Fondu, je pensais que ce serait l’expérience la plus horrible de ma vie », dit Gilbert, « jusqu’à ce que j’arrive à Gaza, il y a deux semaines - qui était encore plus épouvantable. Les données révèlent qu’il y a 4,2 victimes palestiniennes par heure [.] Plus d’un quart des morts sont des enfants, plus de la moitié sont des femmes et des enfants. Les Forces de Défense Israéliennes [Tsahal] admettent que 70% sont des civils, l’ONU dit 80%, mais de ce que j’ai pu voir à Shifa, plus de 90% sont des civils. Cela signifie que nous parlons d’un massacre de la population civile.

    « Shoujaiyeh a été un véritable massacre », poursuit-il. « Durant Plomb Fondu, je n’ai pas vu cette sorte d’attaque contre des immeubles d’habitation : à l’époque, c’était plutôt les structures publiques qui étaient attaquées. La brutalité, le mal intentionnel infligé aux civils et la destruction sont plus terribles que lors de Plomb Fondu. Je ne suis pas impressionné par le fait que les gens soient prévenus 80 secondes à l’avance d’évacuer leurs habitations. C’est inhumain. Le spectacle de Shoujaiyeh est plus terrible que tout ce que nous avons vu durant Plomb Fondu.

    Regardez Shoujaiyeh - ça ressemble à Hiroshima. Jamais je ne m’habituerai au spectacle d’un enfant blessé pour lequel nous ne disposons pas de moyens adéquats pour le soigner. Nous utilisons une anesthésie locale, en raison du manque de médicaments, et nous n’en avons même pas assez pour cela ».(...)




  • Sur la démence comme stratégie de défense en Israël et l’illusion partagée du monde
    par Samah Jabr
    http://www.protection-palestine.org/spip.php?article13048

    L’armée israélienne, les individus israéliens, et les institutions israéliennes jouissent d’une impunité absolue pour toutes ces violations des droits des êtres humains. Les lois internationales ont été créées pour fournir un recours efficace aux victimes des violations des droits de l’homme, mais les lois israéliennes sont soigneusement conçues et amendées pour créer une immunité contre elles. Par exemple, la loi 5712, de 1952, a été amendée pour rendre irrecevable la demande en indemnité d’un Palestinien ayant subi des dommages de la part d’un agent de l’État partout en Cisjordanie et dans la bande de Gaza. Pendant que « les allégations à la sécurité nationale » sont utilisées pour l’abandon des charges contre des Israéliens, « le secret de la preuve » est utilisé pour poursuivre et arrêter les Palestiniens à travers la détention administrative, sans que ne soit révélé le chef d’accusation aux accusés ; de sorte qu’ils sont privés du droit à une procédure équitable et régulière.

    Soufir ne se sentait pas coupable parce qu’il croyait que les Arabes étaient comme du bétail et qu’il n’avait fait qu’en abattre un ; le capitaine R s’est senti menacé par une écolière blessée et il a tiré sur elle à bout portant. Le gouvernement et l’opinion publique d’Israël partagent les délires de tels individus. Qui plus est, la communauté internationale soutient la position paranoïde d’Israël en donnant son aval à son « droit à se défendre ».

    #Gaza #immunité #communauté_internationale