provinceorstate:bretagne

  • Un camp pour immigrants à proximité de la frontière avec la Serbie

    En fait, chaque pays de l’UE est obligé, après la découverte de migrants illégaux, de leur assurer un hébergement temporaire sécurisé, et la capacité d’hébergement existante qui existe déjà en Hongrie est largement atteinte.

    Depuis plusieurs années, Subotica est le lieu de passage et d’hébergement de milliers de migrants, principalement originaire des pays d’extrême-orient, des personnes qui pour des motifs économiques ou bien en raison de l’instabilité politique de leurs pays, cherchent une « vie meilleure » dans la partie plus riche et régulée de la planète, l’Union européenne. Dès lors que les frontières de l’UE pour l’entrée régulière de ces personnes sont plus fortes que les murs des remparts médiévaux, leur tentative de passer par la frontière serbo-hongroise vers leurs destinations finales – le plus souvent l’Allemagne, la France, la Grande-Bretagne – les conduit à tenter un passage illégal de la frontière, et la plupart aboutissent en prison et devant un juge.

    Le lieu le plus fréquent pour ces tentatives est précisément le passage frontalier Horgoš-Reska, qui est la frontière la mieux surveillée d’Europe. Cette année, sur le territoire hongrois du županija de Čongrad, où se trouve le passage de Reska, on a découvert près de 6.000 migrants illégaux, ce qui est un chiffre 5 fois plus élevé que l’an passé. Ce nombre peut expliquer le fait que les migrants sont moins nombreux dans les « refuges » du territoire de Subotica, en Serbie. Au cours des dernières années, ils ont surtout séjourné dans les parties abandonnées de l’ancienne décharge, dans des cabanes en carton, ou bien dans un cimetière qui est proche.

    En raison d’un aussi important nombre de délinquants « pincés » lors d’un franchissement illégal de la frontière, la Hongrie a pris la décision de créer un camp pour réfugiés, à proximité de la frontière magyare-serbe, à l’emplacement de Nađfa près de Seged, où les migrants – les réfugiés des pays d’Asie seront stationnés le temps qu’aboutissent les procédures légales lancées contre eux. En fait, chaque pays de l’UE est obligé, après la découverte de migrants illégaux, de leur assurer un hébergement temporaire sécurisé, et la capacité d’hébergement existante qui existe déjà en Hongrie est largement atteinte.

    Source : V.L., Mađarska proširuje smeštajne kapacitete za tražioce azila, Kamp za imigrante blizu granice sa Srbijom, Danas, 10 juin 2013.

    #migrants #UE #Hongrie



  • Contre toutes les offensives libérales actuelles, occupons Pôle Emploi ! MCPL
    http://www.cip-idf.org/article.php3?id_article=6668

    RDV mercredi 19 juin à 12h00 métro république. Rennes

    Après une année sous le régime #Hollande, le #chômage et la #précarité de masse semblent devenus tellement banals qu’ils passeraient pour des situations privilégiées au yeux de nos dirigeants nationaux et européens. Pourtant, l’immolation de Djamal Chaab à Nantes le 13 février, les suicides de conseillers #Pôle_Emploi ou la crise cardiaque d’une chômeuse de 51 ans lors d’un passage d’#huissier et de flics venus récupérer des #indus de 1700€ de Pôle Emploi (le 30 mai dernier), nous rappellent plus que jamais la brutalité de notre condition : celle de coupables en attente d’être exploités, poussés à se battre pour les miettes.

    Mais jamais rassasiés, le MEDEF et ses troupes de choc d’actionnaires et d’évadés fiscaux trouvent encore insupportable que les chômeurs soient aussi bien lotis, et réclament à grands cris une renégociation, à la baisse, de l’#Assurance_Chômage.
    Et comme ils semblent pouvoir fixer le calendrier de nos élus #socialistes, celle-ci est prévue l’automne prochain, juste après la réforme des #retraites, sous l’égide bienveillante du gouvernement.
    Il devient clair que si nous ne réagissons pas dans ce contexte de crise où l’état d’urgence économique est devenu la norme, nous risquons de prendre un véritable attentat social en pleine figure.
    (...)
    Cette journée, qui se veut être une réponse offensive à la conférence sociale, a aussi pour objectif que l’espace morbide et pacifié qu’est Pôle Emploi puisse être détourné pour devenir un lieu où il est possible de s’informer et se rencontrer pour lutter contre les #réformes à venir.

    Plus d’infos :

    http://mcpl.revolublog.com

    http://www.clar35.overblog.com

    http://www.marchechomeurs2013.org


  • #Allemagne : oui aux #déchets_nucléaires... mais pas chez moi !
    http://fr.myeurop.info/2013/06/13/allemagne-oui-aux-dechets-nucleaires-mais-pas-chez-moi-10065

    Quentin Bisson

    L’Allemagne entend faire voter une loi pour la création d’un #centre_de_stockage de déchets nucléaires, mais où ? Malgré les résistances, les ministres-présidents des régions sont tout de même parvenus à se mettre d’accord... sur le fait qu’ils ne sont pas d’accord.

    L’Allemagne est (...)

    #Politique #Environnement #environnement #länder #risque_nucléaire #sécurité_nucléaire


  • Compter pour rien
    http://hypathie.blogspot.fr/2013/06/compter-pour-rien.html

    Woman, shut up ! Pendant que tu bavardes et récrimines, le temps passe et les corvées n’avancent pas !
    Et puis ça sert bien, un réservoir de pauvres désespérées : ça fournit en main d’œuvre l’industrie de la prostitution, bien commode quand on a des « besoins irrépressibles à satisfaire », hors des liens du mariage.
    C’est vrai qu’ils ont tous tellement l’habitude que la soupe soit prête, le linge lavé-repassé, la case propre, les enfants nourris et couchés, le chien promené ! Figurez-vous qu’en Grande-Bretagne, selon cet article du Guardian, le nombre d’âgés ou handicapés malades soignés par unE « bénévole » de la famille a augmenté de 11% (plus 600 000) durant la dernière décennie, et que toutes ces #femmes (ce sont en majorité des femmes) gratuites dans la domesticité bénévole, font économiser au budget anglais 119 milliards de Livres sterling ! 
    119 MILLIARDS de £ !


  • Le #FMI viole les #femmes depuis 1945
    http://www.grain.org/fr/bulletin_board/entries/4417-le-fmi-viole-les-femmes-depuis-1945

    Le FMI et la banque mondiale ont été créés au lendemain de la deuxième guerre mondiale pour encourager et promouvoir le commerce international et la coopération monétaire en accordant des emprunts aux États en période de crises budgétaires graves. Bien que comptant 184 pays membres, cinq pays- la France, l’Allemagne, le Japon, la Grande-Bretagne, et les États-Unis- contrôlent à eux seuls 50 pour cent des voix, qui sont affectées selon la contribution de chaque pays.

    Le FMI s’est fait cette vilaine réputation dans les pays du sud parce qu’en échange des prêts, les gouvernements doivent accepter une gamme de mesures d’austérité connues sous le nom de Programmes d’Ajustement Structurels (PAS). Un programme d’aide typique du FMI encourage la promotion des produits extérieurs au détriment de la production locale pour la consommation. Il incite également les gouvernements à adopter des tarifs inférieurs et opère des coupes budgétaires dans des programmes gouvernementaux tels que le social et l’éducation. Au lieu de réduire la pauvreté, des milliers de milliard de dollars de prêts alloués par le FMI ont aggravé la pauvreté, particulièrement pour les femmes qui font 70 pour cent des pauvres du monde.

    #sexisme #pauvreté #inégalité #domination


  • Le gouvernement grec a annoncé hier mardi la fermeture des radios et télévisions publiques du pays, décision mise en pratique seulement quelque heures après. Une mesure assez inédite, destinée à calmer les ardeurs austéritaires de la Troïka, dont l’efficacité est pourtant contestée par l’un de ses membres les plus éminents. En février, nous consacrions un dossier à l’entreprise sans précédent de démolition sociale que subit la Grèce depuis trois ans.

    « Crise grecque : derrière le mea culpa du #FMI, le procès de la #troïka »
    http://www.lemonde.fr/economie/article/2013/06/06/crise-grecque-derriere-le-mea-culpa-du-fmi-le-proces-de-la-troika_3425029_32
    http://seenthis.net/messages/147133

    Dossier : le laboratoire grec (#2013/02)
    http://www.monde-diplomatique.fr/2013/02/A/48768

    Tabula rasa, « table rase ». L’image naît de ces tablettes de cire que Grecs et Romains utilisaient comme support d’écriture. Avant de rédiger un texte, il fallait aplanir la gravure précédente : effacer pour recommencer.

    #Union_européenne #Dette #Banque #Finance #Économie #Capitalisme #Néolibéralisme #Crise_économique #Crise_financière #Europe #Grèce

    En accès libre

    Il était une fois à Athènes...
    http://www.monde-diplomatique.fr/2013/02/GRIGORIOU/48764

    L’univers des Grecs se résume souvent désormais à un enfermement dans un présent implacable. « Nous vivons au jour le jour, sans projets à long terme », entend-on tous les jours. L’horizon, le #temps projeté — espéré, pourrait-on dire — semble s’estomper dans une #société que la crise a dépossédée même de son avenir.

    Modèle social chinois au Pirée
    http://www.monde-diplomatique.fr/2013/02/RIMBERT/48728

    Pressé par ses créanciers, le gouvernement grec compte privatiser plusieurs ports. Au bénéfice du groupe chinois qui opère au Pirée depuis 2010 ?

    Qu’en est-il aujourd’hui ?

    Le reste du dossier est derrière un #paywall


  • Une statue de Marianne déboulonnée de la mairie de Quimper
    http://www.agencebretagnepresse.com/fetch.php?id=30457

    http://www.agencebretagnepresse.com/photos/30/30457_1.jpg

    Quimper—Nous avons reçu par la poste une photo d’une statue de Marianne sur une plage, probablement du Pays Bigouden. La photo était accompagnée d’un communiqué en breton et en français provenant d’un mystérieux « Front démocratique de libération des Mariannes », le FDLM revendiquant l’action « ayant abouti à la libération de la Marianne de Quimper, symbole de la démocratie bafouée en Bretagne ». La statue aurait été déboulonnée de la salle des mariages à la mairie de Quimper. Le communiqué en appelle aux jeunes de Bretagne, pour libérer toutes les autres Mariannes.
    Trois revendications sont exprimées dans ce communiqué dans les termes ci-dessous : Quelle liberté peut-il y avoir lorsque l’on empêche les Bretonnes et les Bretons de décider eux-mêmes de leur avenir, en ayant les moyens de relever chez eux les défis qui sont les leurs ? Quelle égalité devant la loi pour la langue bretonne et ses locuteurs quand celle-ci ne bénéficie d’aucun statut juridique permettant son usage au quotidien et d’assurer son avenir, et ce dans le pays auto-proclamé des Droits de l’Homme ? Quelle démocratie lorsque l’on étouffe méthodiquement la question de la réunification de la Bretagne ou lorsqu’un candidat à l’élection présidentielle s’engage à tout mettre en oeuvre pour que la charte européenne des langues minoritaires soit enfin ratifiée par la France, et, à peine élu, retourne sa veste, condamnant de ce fait la langue bretonne à la mort ?


  • L’état et la démocratie ne seront jamais des remparts face au fascisme
    http://www.alsacelibertaire.net/spip/spip.php?article113

    Jeudi soir, #Clément_Méric, militant syndicaliste et antifasciste a été assassiné par des néo-nazis à Paris. Nombreux sont celles et ceux qui, se reconnaissant dans son engagement, ont été saisi d’effroi par cette tragédie d’une vie brisée en quelques secondes. L’expression de la colère et de la douleur suscitée par sa mort ont du mal à se frayer un chemin au milieu du vacarme médiatique et des commentaires autorisés de toutes les crapules politiciennes. Les charognards sont de sortie qui se ruent sur le (...)

    #Autres #Antifa #Autocritique
    http://atouteslesvictimes.samizdat.net/?page_id=692
    http://strasbourgcurieux.com
    http://la-feuille-de-chou.fr
    http://lahorde.samizdat.net
    http://lahorde.samizdat.net/2013/06/06/strasbourg-apres-lemotion-la-mobilisation


  • On devrait lire plus souvent le site du Crif. Parce que c’est carrément marrant : Des Musulmans sionistes réunis à Jérusalem pour lutter contre l’antisémitisme
    http://www.crif.org/tribune/des-musulmans-sionistes-réunis-à-jérusalem-pour-lutter-contre-l’antisémitisme/37334

    Un petit nombre de Musulmans mais de plus en plus actif, rejette le discours de haine radicale et lutte contre l’antisémitisme dans le monde musulman. Dans le récent Forum mondial pour la lutte contre l’antisémitisme qui s’est tenu cette semaine à Jérusalem, Itamar Marcus, le directeur de Palestine Media Watch et le Dr Boaz Ganor avaient organisé une table ronde avec des militants musulmans rejetant activement toute rhétorique de haine contre Israël.

    Mais si, c’est drôle. Admire-moi ça :

    Hafeez raconte qu’il a commencé à changer d’idée quand il a lu, The Case for Israel par Alan Dershowitz. Hafeez explique qu’il a lu le livre pour apprendre à l’époque, en fait, à déconstruire davantage la « propagande sioniste ». « Mais j’ai commencé à voir, au fil des pages, que je ne pouvais plus supporter mes convictions parce que je n’avais pas de réponses aux arguments donnés pour et sur Israël », explique-t-il.

    Ah ah, si ce gars tombe sur un bouquin de Finkelstein, tu vas voir qu’il va redevenir terroriste islamiste.


  • Lorient : la vengeance d’Eurofins
    http://www.eauxglacees.com/Lorient-la-vengeance-d-Eurofins

    A Ploemeur, près de Lorient, la multinationale Eurofins, récemment évincée par l’ARS Bretagne du marché breton d’analyse de la qualité des eaux, réagit en annonçant le 21 mai 2013 un plan de restructuration avec suppression de 17 postes sur 26. Confirmant, après la révélation des pratiques scandaleuses qui lui ont valu la suspension par la DGS au niveau national de son agrément pour une partie des analyses de pesticides, son caractère de patron voyou. Alors que l’hebdomadaire Politis vient à son tour (...)


  • Fin des idéologies, ce maudit racontar. - El Correo
    http://www.elcorreo.eu.org/Fin-des-ideologies-ce-maudit-racontar

    Il semblerait que l’impérialisme, étant quelque chose de si grand et si abstrait, qu’il ne toucherait pas les gens de la rue…

    Exacte. Voila le point pour lequel je disais, chacun doit trouver la façon de comprendre que la chose le touche directement. Alors, en Amérique Latine et dans les Caraïbes, en parlant de façon générique, l’impérialisme est visible de nombreuses manières mais il y en a une qui n’offre aucun doute, qui est la présence militaire des Etats-Unis [d’Amérique et non du Mexique. NDEC], de la Grande-Bretagne et de la France dans des bases militaires enclavées en territoire souverain. Et cela n’importe qui peut le voir. En Argentine, par exemple, où ont-ils une base militaire ? Aux Malouines, et on voit là, la relation entre le vieil impérialisme colonisateur des Britanniques et son alliance avec les Etats-Unis d’Amérique et le reste des pays de l’OTAN, parce que cette base est à l’OTAN. Quand le gouvernement argentin reprochera à la Grande-Bretagne de ne pas s’assoir négocier, de vendre des licences de pêche, et par conséquent que des grands navires usines volent nos ressources naturelles de la mer argentine [Idem avec la Somalie où des bateaux pêche, français, Espagnols, etc., pêchent protégés par des militaires de leurs pays à bord. NDEC], ou quand ils vendent des licences d’exploration de pétrole à grandes multinationales qui sont installées avec des plates-formes aux Malouines, cela est de l’impérialisme, clairement. Quand le gouvernement argentin proteste, que répond la Grande-Bretagne ? Que bien sûr, qu’ils vont continuer à soutenir et à utiliser la plate-forme d’exploration de pétrole, qu’il vont continuer à vendre des licences pour l’exploration du pétrole et des licences de pêche, parce que dans ce cas ils vont défendre leur « droit », bien qu’en vérité ce soit un vol, ils vont défendre ce vol, avec la base militaire qu’ils ont aux sur nos Malouines. C’est-à-dire, que ce dont il s’agit est clair, mais il est nécessaire de voir concrètement ce que fait l’impérialisme, et ce n’est pas la seule chose qu’il fait, ce qui se passe, c’est que la partie militaire est très forte.


  • Le saumon fumé de Norvège file entre les doigts des usines françaises - RFI

    http://www.rfi.fr/emission/20130605-le-saumon-fume-norvege-file-entre-doigts-usines-francaises?ns_campaign=

    Pas de chance...

    Le géant mondial du saumon, le Norvégien Marine Harvest, projette de supprimer plus de 400 emplois dans la transformation de ce poisson en Bretagne, dans l’ouest de la France.

    La Bretagne est décidément de moins en moins terre bénie de l’agro-alimentaire. Après la crise du poulet et la crise du porc, c’est au tour de la filière saumon de souffrir. Le groupe norvégien Marine Harvest projette de fermer deux usines, dont une de fumage du saumon à Poullaouen, qui fut la première créée en France dans les années 70. Au total plus de 400 emplois sont menacés.

    #norvège #alimentation #saumons #pêche


  • La politique de la ville en France et en Grande-Bretagne - La Vie des idées
    http://www.laviedesidees.fr/La-politique-de-la-ville-en-France.html

    Pendant la première décennie des années 2000, la politique de la ville a bénéficié, en France et en Grande-Bretagne, de moyens budgétaires et de soutiens politiques inédits, qui l’ont fait sortir du registre symbolique. Il est aujourd’hui possible d’établir un bilan comparatif des politiques mises en œuvre dans les deux pays.

    http://www.laviedesidees.fr/local/cache-vignettes/L308xH231/arton2329-68da6.jpg
    #Société #ville #mixité #inégalités #Grande-Bretagne


  • « Chômeur pas chien »
    http://collectif-feignasse.over-blog.com/ch%C3%94meur-pas-chien-8

    Nous appelons tous les travailleurs précaires, les intérimaires en colère, les intermittents du spectacle et de l’emploi, les saisonniers, les stagiaires démotivés, les étudiants désorientés, les retraités en mal de revenu, les sans-papiers, les licenciés preneur d’otages, les travailleurs forcés... à inventer ensemble une #grève des #chômeurs, une grève de tous les #précaires.
    Ce n’est pas parce que nous n’avons pas d’usine où nous retrouver qu’on ne va pas s’organiser. Mais ce serait quoi une grève des chômeurs ? Déjà le refus de nous laisser harceler, mobiliser, culpabiliser, insérer...

    http://img.over-blog-kiwi.com/300x300/0/61/79/37/201305/ob_54f1be829d22ec367eb8b5c3c450f2f0_greve-des-chomeurs.jpg

    En référence au Manifeste des chômeurs heureux, déjà cité ici mais on ne se lasse pas
    https://cqfd-journal.org/Le-manifeste-des-chomeurs-heureux

    Nous savons tous que le chômage ne sera jamais supprimé. La boite va mal ? On licencie. La boite va bien ? On investit dans l’automation, et on licencie. Jadis, il fallait des travailleurs parce qu’il y avait du travail, aujourd’hui, il faut du travail parce qu’il y a des travailleurs, et nul ne sait qu’en faire, parce que les machines travaillent plus vite, mieux et pour moins cher. L’automatisation avait toujours été un rêve de l’humanité. Le Chômeur Heureux Aristote, il y a 2300 ans : « Si chaque outil pouvait exécuter de lui-même sa fonction propre, si par exemple les navettes des tisserands tissaient d’elles-mêmes, le chef d’atelier n’aurait plus besoin d’aides, ni le maître d’esclaves. » Aujourd’hui le rêve s’est réalisé, mais en cauchemar pour tous, parce que les relations sociales n’ont pas évolué aussi vite que la technique. Et ce processus est irréversible : jamais plus des travailleurs ne viendront remplacer les robots et automates. De plus, là où du travail « humain » est encore indispensable, on le délocalise vers les pays aux bas salaires, ou on importe des immigrés sous-payés pour le faire, dans une spirale descendante que seul le rétablissement de l’esclavage pourrait arrêter.

    Tout juste republié par Libertalia
    http://editionslibertalia.com/Manifeste-des-chomeurs-heureux.html

    « Chômage » est un mauvais mot, une idée négative, le revers de la médaille du travail. Un chômeur n’est qu’un travailleur sans travail. Ce qui ne dit rien de la personne comme poète, comme flâneur, comme chercheur, comme respirateur. En public, on n’a le droit de parler que du manque de travail. Ce n’est qu’en privé, à l’abri des journalistes, sociologues et autres renifle-merde que l’on se permet de dire ce qu’on a sur le cœur : « Je viens d’être licencié, super ! » « Enfin je vais pouvoir faire la fête tous les soirs, bouffer autre chose que du micro-ondes, câliner sans limites. » Car tous les chômeurs disposent en tout cas d’une chose inestimable : du temps. Voilà qui pourrait constituer une chance historique, la possibilité de mener une vie pleine de sens, de joie et de raison. On peut définir notre but comme une reconquête du temps. Nous sommes donc tout sauf inactifs, alors que la soi-disant « population active » ne peut qu’obéir passivement au destin et aux ordres de ses supérieurs hiérarchiques. Et c’est bien parce que nous sommes actifs que nous n’avons pas le temps de travailler.

    http://editionslibertalia.com/local/cache-vignettes/L202xH295/artoff297-d5d1d.gif

    En 2010 les Cafards de Montreuil proposaient aussi une réponse dans « Nous préférons... une grève des chômeurs »
    http://www.cip-idf.org/article.php3?id_article=4754

    Ce serait quoi une grève des chômeurs ?

    Sans doute un arrêt du travail que Pôle Emploi exige de nous : venir chaque mois pointer et nous faire interroger par Police Emploi, nous faire contrôler nos papiers aux UV comme à la préfecture, accepter des boulots de merde payés des miettes que l’état prétend « raisonnables », perdre son temps en stages de CV et de relooking, patienter des heures au 39 49 pour faire valoir nos droits. Bref, une grève pour refuser d’être produits comme victimes du chômage, statistiques à manipuler, épouvantail repoussoir à travailleurs pauvres, chair à réinsérer de gré ou de force, esprits à remotiver. C’est contre tout cela que nous occupons aujourd’hui l’usine des chômeurs, là où on met nos corps et nos esprit au travail.

    Ainsi que 17 affiches
    http://www.cip-idf.org/article.php3?id_article=5017

    http://www.cip-idf.org/local/cache-vignettes/L540xH764/et_si_on_inventait-2-5f828.jpg

    On pourrait aussi inventer une #grève_universelle pour exiger le #revenu_universel et des #droits_universaux.


  • Comment les États privatisent la délivrance des visas
    http://www.bastamag.net/article3075.html

    La France et d’autres États confient à des prestataires privés une partie de la procédure des demandes de visas. De la prise de rendez-vous au recueil des données biométriques, ce n’est plus à un fonctionnaire que l’on s’adresse mais à une société privée. Un marché monopolisé par quelques entreprises. Conséquences : hausse du coût pour les demandeurs et risques pour la sécurité des données. Avec la généralisation du visa biométrique et la privatisation des procédures, la possibilité de voyager et les flux (...)


  • Quelques points sur la lutte contre le racisme
    http://www.contretemps.eu/interventions/quelques-points-sur-lutte-contre-racisme

    À la suite du meurtre d’un soldat dans le quartier londonien de Woolwich le 22 mai 2013, une vaste campagne raciste est mise en œuvre pour stigmatiser les musulmans et assimiler l’événement à un attentat terroriste. L’English Defence League, principal courant d’extrême droite adepte des rassemblements et des démonstrations de force, est parvenue à réunir près d’un millier de personnes pour dénoncer l’Islam, mobilisant bien davantage que les réseaux antifascistes (pourtant solides en Grande-Bretagne) (...)


  • Le #sable – Enquête sur une #disparition
    http://www.les-crises.fr/le-sable-une-disparition

    Du portable à l’autoroute, le sable est partout. Objet de toutes les convoitises, l’exploitation et la commercialisation du sable connaissent un véritable boom – au détriment de l’environnement. Le géologue Michael Welland nous éclaire dans cette interview sur les enjeux liés à cette ressource, de la destruction des plages jusqu’au développement d’une véritable « mafia du sable ».

    ...


  • Plogoff - Des pierres contre des fusils (Nucléaire en Bretagne)
    http://www.dailymotion.com/video/xk9fkn_plogoff-des-pierres-contre-des-fusils-nucleaire-en-bretagne-1-2_

    Plogoff, février 1980 : toute une population refuse l’installation d’une centrale nucléaire à quelques encablures de la Pointe du Raz, face à l’île de Sein. Nicole et Félix Le Garrec ont filmé jour après jour ces luttes quotidiennes et ont réalisé en 1981 un documentaire long métrage « Plogoff, des pierres contre des fusils ».

    #Plogoff #nucléaire


  • Au Sud comme au Nord, de la grande transformation des années 1980 à la crise actuelle | Éric Toussaint
    http://www.voltairenet.org/article162008.html

    Les excès de quelques banquiers sans scrupules sont-ils responsables de la crise financière mondiale, comme le prétend le président Obama ou l’arbre cache-t-il la forêt ? Les données réunies par l’économiste Éric Toussaint montrent qu’au contraire la crise est l’aboutissement d’un long processus de transformation des règles économiques depuis les années 80. Le capital est toujours mieux rémunéré, le travail toujours moins. Après avoir dévasté les pays du Sud, cette logique détruit à leur tour les pays du Nord. La crise est donc systémique. Qu’on le veuille ou non, elle marque un paroxysme dans la lutte des classes. Faute de changer les règles de répartition des richesses, de vastes affrontements sociaux deviennent inévitables.


  • La gouvernance urbaine en question : le cas des lieux de nature cultivée, Une lecture de la situation rennaise
    Revue Vertigo, septembre 2012
    Auteurs : Paula Nahmias et Emmanuelle Hellier, géographes, Espaces et société, Rennes 2
    http://vertigo.revues.org/13109#abstract
    Article analysant autour de deux « actions de concertation » sur des jardins collectifs la difficulté des relations entre politiques et populations (vision d’en haut, vision des habitants). Ex. Prairies Saint-Martin et Blosne

    Institutions vs habitants

    (Les institutions publiques) estiment devoir réguler les fonctionnalités et usages des espaces de nature cultivée en ville au nom de l’intérêt général ; mais leurs propositions ne rejoignent pas nécessairement les attentes habitantes, fondées sur d’autres référentiels, tels que la connaissance des lieux et des rythmes vivants tirée de l’expérience quotidienne.

    les revendications habitantes se heurtent en fait à ce que l’institution prône comme l’intérêt général. Cet intérêt général semble défendu unilatéralement par les responsables de la gestion urbaine, mais l’intérêt du développement métropolitain est-il indifférent aux autres intérêts, à ceux des autres acteurs de la ville ?

    Attitude/réaction des habitants

    Le public n’est pas mis en situation de consultation et de concertation réelle et encore moins d’empowerment. Dans les faits, la participation ne vise donc pas forcément la démocratisation de l’action publique. Dans ces conditions, l’habitant se retrouve souvent porteur d’un avis défensif.

    La vision métropolitaine est portée à une telle échelle qu’elle considère comme inaudibles et invisibles les dynamiques produites à l’échelle des quartiers. Ces opérations de grande envergure cristallisent alors assez logiquement des oppositions, habitantes, citoyennes, voire politiques, qui font monter le conflit en généralité autour de choix et de visions urbaines différenciées.

    Prairies Saint-Martin

    l’élargissement de la mobilisation politique observable depuis la création de la première association en 2011 aux Prairies témoigne de l’opposition entre la vision de citadins attachés à « leurs » terres, rejoints par des militants et agriculteurs, et une promotion de l’aménagement métropolitain par l’intégration de tous les espaces urbains dans le foncier valorisable.

    L’élargissement continuel de la mobilisation aux Prairies Saint-Martin, des habitants aux associations généralistes (patrimoine, écologie) et aux mouvements urbains plus politisés, montre bien que le souci alimentaire est loin d’être une préoccupation confinée au monde rural.

    Méthode/expérience sur le Blosne

    cet essor de créativité et d’aspiration à l’agriculture urbaine chez les habitants se heurte à la manière dont les institutions locales mènent le processus de concertation, qui ne reconnaît que de manière sélective la légitimité et la capacité d’action de l’habitant. En effet, la Ville décide en amont du type, du rôle et de la localisation des jardins collectifs dans le projet de parc en réseau, et sur cette base, essaie de conduire la participation des habitants de telle et telle manière .

    Deux réflexions des chercheuses

    L’approche sensible de l’habitant vis-à-vis de son milieu de vie en fait un être légitime dans un écosystème.

    si le végétal est valorisé dans l’image et le projet urbain, comme une « coloration saine », la nature cultivée par les habitants eux-mêmes n’est pas si bien acceptée dans la Ville. Visiblement, ce ne peut pas être la même nature qu’à la campagne ; ce qu’on tolère à la ferme ou dans une propriété privée n’est pas adapté à la ville, dont les autorités gestionnaires émettent leurs propres normes urbaines de la nature.

    #Sociologie_urbaine
    #Métropole
    #environnement
    #concertation
    #démocratie_locale
    #institution_et_habitants


  • Je ne suis pas journaliste, alors je n’ai qu’une idée assez éloignée de ces questions. Des avis éclairés m’intéresseraient…

    Le Monde a publié un dossier accusant l’armée syrienne d’utiliser des armes chimiques. Rien à redire.

    En revanche, aujourd’hui, l’information principale est le fait que les journalistes auteurs de ce reportage auraient ramené des échantillons, les ont confié à « la France » qui va les analyser : Armes chimiques en Syrie : des analyses à venir en France
    http://www.liberation.fr/monde/2013/05/28/armes-chimiques-en-syrie-des-analyses-a-venir-en-france_906200

    La France va analyser les échantillons de potentielles armes chimiques rapportés de Syrie par des journalistes du quotidien le Monde, a annoncé mardi un haut responsable français sous couvert de l’anonymat. « Des échantillons nous ont été remis (par les journalistes du Monde). Nous sommes d’accord pour procéder à des analyses », a déclaré ce haut responsable.

    J’ai donc deux questions d’ordre déontologique :

    1. Est-il « normal » que des journalistes, ou d’ailleurs n’importe quels citoyens, ramènent des échantillons de présumées « armes chimiques » dans ses valises ? Je veux dire, ça prend quelle forme ? Ça passe en soute ou en bagage à main ? Autrement dit : c’est normal qu’un journaliste ramène à Paris des produits qu’il suspecte être mortels « pour analyse » ?

    2. Les pays occidentaux ont déjà annoncé plusieurs fois qu’ils pourraient engager une action militaire s’ils détenaient la preuve de l’usage d’armes chimiques en Syrie, et on sait que la France fait partie des pays les plus pressés d’en découdre. Ainsi, autant il est normal qu’un journaliste témoigne de ce qu’il a vu, autant le coup de l’échantillon gentiment livré aux services français avec couverture médiatique qui va bien, j’ai un doute sur l’aspect déontologique. On sait (ou pas) que l’ONU a une enquête en cours, que les Russes (et le gouvernement syrien) réclament une commission d’enquête internationale « équilibrée » dans son composition (c’est à dire pas seulement des Occidentaux), pour éviter qu’un Fabius (ou autre) ne se pointe au Conseil de sécurité en agitant une petit fiole de pseudo-anthrax et des photos truquées. (Parce que ce genre de chose s’est déjà vu.)

    Je vois deux difficultés ici :

    (a) le fait qu’un journaliste devienne acteur dans le possible déclenchement d’une intervention militaire ; le témoignage direct est une chose, la petite fiole d’échantillon en est une autre ; mais PPDA n’avait-il pas « sauvé » un petit irakien ?

    (b) le fait que, par sa médiatisation et son transfert à « la France », l’échantillon change de nature. En admettant qu’on puisse ramener une arme chimique à Paris pour les besoins d’un témoignage journalistique, cela n’est jamais qu’un élément de soutien à un témoignage journalistique : une seule personne (un témoin, si l’on veut) fait vérifier ce qu’il a constaté par une analyse (pas besoin de passer par « la France »). Mais ici, on change de dimension : « la France » va analyser. Mais il s’agit d’un échantillon, recueilli par un non-spécialiste, dans des conditions mal connues, une seule personne possiblement partisane, alors qu’à l’ONU on négocie actuellement avec les Russes et les Syriens pour constituer (ou non) une commission d’enquête constituées de spécialistes pas seulement occidentaux, pour que cette commission soit inattaquable quant à son impartialité – l’idée étant tout de même que la guerre via l’ONU serait plus ou moins une affaire de droit (la preuve est une notion juridique forte), pas de conviction de l’opinion publique. N’y a-t-il pas ici une confusion dans le rôle d’un journaliste, son relevé d’éléments de preuve, et l’utilisation de ces éléments de preuve par un État déjà largement engagé dans le conflit ?

    • De ce que je lis chez PhG, les US ont compris que les Russes ne reculeraient pas. Les Français ne l’ont pas encore compris. Ils vont le comprendre, tôt ou tard, forcément. J’ignore comment les Russes décideront de le signifier, mais cela devrait se voir. La médiocrité actuelle des politiques français rappelle à certains égards celle de la 4ème République (1956, Suez...)

      http://seenthis.net/messages/142515

    • Grizzly, je comprends ce que tu dis, mais je ne me place volontairement pas sur ce terrain de l’accusation de manipulation. Je pose exclusivement la question de la déontologie : est-ce le rôle d’un journaliste ?

    • voilà ce qu’écris le Monde pour justifier son choix

      Le seul centre scientifique certifié en France pour procéder à de telles analyses relevant du ministère de la défense, ces échantillons ont été remis aux autorités françaises, qui se sont engagées à remettre au Monde l’intégralité des résultats de cette étude.

      http://abonnes.lemonde.fr/proche-orient/article/2013/05/28/syrie-le-monde-fait-expertiser-des-echantillons_3419368_3218.html
      Il serait intéressant de savoir si la rédaction a débattu sur les enjeux que tu soulèves à juste titre.

    • Ils ne sont journalistes que parce qu’ils ont une carte de presse. Ce sont de vulgaires propagandistes qui considèrent qu’ils n’ont même plus besoin de le cacher. En effet, leurs journaux ne sont pas lus et/ou pas crus par l’opinion. Ils fonctionnent par contre à l’intérieur d’une bulle politico-médiatique ou le journaliste se fait l’écho de ce que veut le politique qui en tire argument pour invoquer un supposé appui de l’opinion à ses thèses et à ses actions. C’est à peu près ce que Raymond Barre appelait le microcosme.

    • sous l’article du Monde il y a un commentaire

      Samosate 28/05/2013 - 09h18
      Est-ce bien le rôle d’un journal de fournir des éléments à un Etat pour provoquer une entrée en guerre de son pays ? J’ouvre le débat.

      assez mal perçu par les autres va-t-en guerre de lecteurs !

    • De notre côté, on se pose la question du « comment légalement ils ont pu ramener des cannettes de produits toxiques en avion ». Parce que derrière on sait que si c’est bien reconnu comme toxique, les occidentaux se sentiront le droit d’intervenir en nombre pour enfin dézinguer le pouvoir Syrien, qu’ils tentent de dézinguer depuis... 10 ans ? 20 ans ? On ne sait plus.
      On se pose la question « comment légalement » ? Mais toute idée d’intervention est illégale. Fondamentalement. Si on se réfère à ce qui a été plus ou moins reconnu par le passé comme le droit international. Donc, pourquoi ne pas, plutôt, se poser la question de la légalité des prétentions occidentales ? Cela fait longtemps que plus personne ne se risque sur ce terrain ennuyeux. Pourtant, il serait autrement plus prolifique. Et c’est d’ailleurs sur ce seul terrain que les russes font porter la discussion, quoique nos super-médias-déontologiques-et-avec-de-supers-journalistes-qui-prennent-des-risques (risques si ça se trouve tout à fait véridiques, oui, ils se sont peut-être bien pris des gaz lacrimos améliorés dans les narines (je n’ose dire « à la façon NDDL »)). Les russes ne soutiennent pas Assad. Ils soutiennent le principe de la souveraineté de ce pays... Et ils soutiennent que ce qui s’est passé en Lybie (agression pure et simple) ne se reproduira pas, afin que les précédents irakiens, yougoslaves et afghans ne se reproduisent, avec les désastreux effets de long terme que l’on connaît.
      Bref. Que le Monde soit parti d’un complot ou pas n’a que peu d’importance. N’empêche que si c’est le cas, c’est une énième confirmation de la duplicité de ces gens, à un niveau qu’en effet, on avait sans doute du mal à admettre.


  • Dérapage incontrôlé de Bruxelles sur l’huile d’olive de restaurant
    http://abonnes.lemonde.fr/europe/article/2013/05/27/derapage-incontrole-de-bruxelles-sur-l-huile-d-olive-de-restauration

    La crise, le chômage, les banques, la fraude... et l’huile d’olive : dans son ambition d’affronter tous les périls du moment, la Commission européenne ne sait, parfois, plus où donner de la tête. Et, jeudi 23 mai, elle a paru la perdre en annonçant un revirement spectaculaire concernant le conditionnement de l’huile dans les restaurants.

    En cause, les petites carafes en verre ou en métal que l’on trouve dans tous les restaurants, de Helsinki à Lisbonne. Pas hygiéniques, pas garants d’une qualité suffisante, estimaient les fonctionnaires bruxellois.

    #UE
    #Bruxelles
    #bureaucratie
    #lobby


  • De l’autoroute publique aux péages privés, par Philippe Descamps (Le Monde diplomatique)
    http://www.monde-diplomatique.fr/2012/07/DESCAMPS/47973

    « L’usage des autoroutes est en principe gratuit (1). » Enjolivée par cette belle proclamation, la loi de 1955 portant statut des autoroutes a instauré dans les faits la règle du péage. Ce texte restaurait l’un des droits féodaux abolis par la Révolution française, et fondait un système mêlant investissements publics et bénéfices privés.


  • « Pas de sexisme chez les Libristes ? »
    http://www.framablog.org/index.php/post/2013/05/24/pas-de-sexisme-chez-les-libristes

    La semaine dernière, nous publiions la traduction "L’open source n’est pas une zone de guerre, les hommes ne sont pas tous des connards".
    [discuté ici : http://seenthis.net/messages/139828 ]

    Armony Altinier, fondatrice du groupe accessibilité de l’April et l’une des initiatrices de la soirée Libre Diversité, a souhaité réagir à cet article.

    Le Framablog a publié récemment une traduction d’un article intitulé « L’open source n’est pas une zone de guerre, les hommes ne sont pas tous des connards ».

    Titre éloquent qu’on a immédiatement envie de compléter en disant : « et les femmes ne sont pas toutes des féministes ». Dont acte, merci pour cette évidence.

    (...)

    Le féminisme implique deux choses :
    – Accepter d’ouvrir les yeux sur la réalité choquante des discriminations
    – Vouloir prendre une part active pour que les choses changent

    Si les mouvements du logiciel et de la culture libres ont bien quelque chose en commun avec les mouvements féministes, c’est leur volonté de modifier l’ordre des choses pour favoriser un écosystème qui libère l’individu. Or, l’ordre établi est celui du patriarcat.

    Et si le logiciel libre sortait du pré carré geek pour s’ouvrir à toutes et tous, sans discrimination ? Cela impliquerait de revoir le fonctionnement interne de chaque organisation et de développer un écosystème favorable et ouvert (tiens !) en se souciant de faire de la place à des voix différentes (faire émerger de nouvelles et nouveaux intervenant-e-s par exemple, ce qui suppose de leur faire de la place), à choisir des lieux accessibles à toutes et tous et à investir des lieux différents (pas seulement des repaires de technophiles).

    #féminisme #open_source #sexisme

    • Ouch, c’est déprimant de voir que ce sont des femmes qui sont montées au créneau pour assurer que leurs camarades techos mâles ne sont pas tous des méchants machistes ! Ca ne fait d’ailleurs que renforcer l’idée que les techniciens ou techniciennes sont enfermées dans une bulle qui s’éloigne immanquablement du politique et du social.

      Ceux qui subissent cette aveuglement crasse vont finir par se lasser de fréquenter des gens immatures, seulement intéressés par la production de codes. Le code sans politique n’est que débilité d’adolescent.

    • Je crois surtout que le caractère puéril (euphémisme pour trollesque) des débats qui prétendent agiter la société est lassant aux yeux des instruits que sont nécessairement les programmeurs. Mais bon, il se trouvera toujours des wanabees se prenant pour des techniciens sous prétexte qu’ils ont réussi à installer Linux pour prétendre sincèrement ou non servir une communauté au sein de laquelle la médiocrité de leurs compétences leur interdit d’espérer être respecté en prenant la parole sur le web.

      Rassurez-vous, touti : toute activité bénévole est intrinsèquement politique, même la programmation. Le caractère disruptif des contributions amateur au patrimoine technologique de l’humanité ne transparait-il pas ?

    • Essayons en relisant juste un paragraphe :

      Si les mouvements du logiciel et de la culture libres ont bien quelque chose en commun avec les mouvements féministes, c’est leur volonté de modifier l’ordre des choses pour favoriser un écosystème qui libère l’individu. Or, l’ordre établi est celui du patriarcat.

      puis un second :

      Cela impliquerait de revoir le fonctionnement interne de chaque organisation et de développer un écosystème favorable et ouvert (tiens !) en se souciant de faire de la place à des voix différentes (faire émerger de nouvelles et nouveaux intervenant-e-s par exemple, ce qui suppose de leur faire de la place), à choisir des lieux accessibles à toutes et tous et à investir des lieux différents (pas seulement des repaires de technophiles).

    • J’ai aussi du mal à comprendre !

      toute activité bénévole est intrinsèquement politique, même la programmation.

      On peut bien partir du principe que tout est politique, encore faut-il pouvoir en avoir conscience et considérer que l’on joue toujours dans une sphère sociale un rôle plus ou moins prédéterminé avec des latitudes de modifications variables. Chacun est responsable de prendre la dimension politique de l’activité qu’il mène et de se donner les moyens de modifier la globalité du groupe. Il y a une tripoté de bénévoles qui se persuadent en se serrant les coudes qu’ils font du politique parce qu’ils font du libre, point barre.
      La course aux mises à jour et aux nouveautés technologiques est un exemple parfait de ce leurre, la question politique « Pour faire quoi ensemble » étant relégué au second plan.
      Il est d’ailleurs souligné que le caractère a-politique baigne les façons d’aborder les derniers discours sur le sexisme des communautés technophiles libristes. Alors, mon expression doit surement s’affiner, il faudrait donc parler de l’ignorance de la critique et de son apprentissage distillé depuis la primaire en france.

    • Parler n’est pas agir, surtout lorsqu’on ne parle qu’entre semblables. Créer l’est. Ce n’est pas ce qu’on dit qui compte, mais ce qu’on révèle (rendre accessible). Ce n’est pas pour rien que les capitalistes ne s’intéressent qu’aux capacités de production des individus : c’est parce que leurs autres capacités ne perturbent pas l’équilibre des forces et n’ont donc aucun portée politique.

      Bref, c’est en mobilisant sa capacité productive qu’on fait de la politique, pas en parlant.

    • Ne pas avoir la parole et agir, c’est précisément ce que font les femmes dans bon nombre d’activités, y compris militantes, depuis un bout de temps. Et c’est ce qui semble autoriser leurs collègues masculins à les considérer comme des sous-fifres. C’est une des choses pour lesquelles lutter, l’accès à la parole - parce que c’est le seul moyen pour que des réalités alternatives soient entendues et acceptées. Ceux (et celles) qui dominent font l’équation parole = pouvoir. Celles (et ceux) qui bossent dans l’ombre, non. Mais il faut bien passer par là pour ne pas jouer le rôle de bonne âme éternellement - y compris pour dire, précisément, qu’il y a autre chose à faire que ces équations parole = pouvoir. Voir notamment "La division sexuelle du travail militant dans les assemblées générales : le cas des mouvements de « sans »" : http://amnis.revues.org/524

      Quant au fait que dans les activités "alternatives", "militantes", "éthiques" ou je ne sais quoi, d’aucuns se sentent dispensés de toute réflexion sur le fonctionnement du groupe ou sur ce qu’ils/elles y représentent en raison, justement, de la cause supérieure, c’est le coeur du problème. On ne fait alors que reproduire par des moyens censément "nobles" l’organisation dominante. En cela tout à fait d’accord avec @touti : "La course aux mises à jour et aux nouveautés technologiques est un exemple parfait de ce leurre, la question politique « Pour faire quoi ensemble » étant relégué au second plan."