provinceorstate:kosovo

  • Belgique : Le gouvernement confirme la liste des pays sûrs : mauvaise pratique et politique hypocrite

    22 mai 2013 -DEMANDEURS D’ASILE - La Ligue des droits de l’Homme rappelle sa ferme opposition à l’établissement d’une liste des pays sûrs et au choix - bancal - des pays bancal qu’elle énonce. LIRE LA SUITE.

    http://www.liguedh.be/espace-presse/123-communiques-de-presse-2012/1729-le-gouvernement-confirme-la-liste-des-pays-surs-mauvaise-pratique-et-po

    #pays-sûrs #Belgique #migration #asile #réfugiés


  • A Calais, la France dans le déni des migrants - Les blogs du Diplo

    http://blog.mondediplo.net/2013-04-08-A-Calais-la-France-dans-le-deni-des-migrants

    A Calais, la France dans le déni des migrants

    jeudi 9 mai 2013, par Marion Osmont

    En décembre 2002, Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’intérieur, a fait fermer le centre de Sangatte où étaient hébergées 1 500 personnes. « La fermeture du camp a résolu le problème », affirmait-il… Dix ans après, les exilés afghans, iraniens, irakiens, albanais, érythréens, soudanais, égyptiens ou syriens, sont toujours aussi nombreux. La plupart rêvent d’Angleterre et attendent un hypothétique passage ; certains décident de déposer une demande d’asile en France. Dispersés sur le littoral, ils vivent dans des hangars à l’abandon, dans des cabanons ou dans des campements incertains sous des bâches en plastique près de la plage, dans des zones industrielles, dans les champs ou dans les bois. Ces migrants « invisibles » sont dans une précarité matérielle, sanitaire et administrative qui résulte directement des politiques migratoires actuelles.

    http://blog.mondediplo.net/local/cache-vignettes/L400xH267/article05-477f4-63211.jpg

    #migrations #asile #calais #france


  • A Calais, la France dans le déni des migrants - Les blogs du Diplo
    http://blog.mondediplo.net/2013-04-08-A-Calais-la-France-dans-le-deni-des-migrants

    En décembre 2002, Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’intérieur, a fait fermer le centre de Sangatte où étaient hébergées 1 500 personnes. « La fermeture du camp a résolu le problème », affirmait-il… Dix ans après, les exilés afghans, iraniens, irakiens, albanais, érythréens, soudanais, égyptiens ou syriens, sont toujours aussi nombreux. La plupart rêvent d’Angleterre et attendent un hypothétique passage ; certains décident de déposer une demande d’asile en France. Dispersés sur le littoral, ils vivent dans des hangars à l’abandon, dans des cabanons ou dans des campements incertains sous des bâches en plastique près de la plage, dans des zones industrielles, dans les champs ou dans les bois. Ces migrants « invisibles » sont dans une précarité matérielle, sanitaire et administrative qui résulte directement des politiques migratoires actuelles.

    #France #Asile #Migrations #Droits_humains


  • Si ce sont les rebelles qui utilisent des armes chimiques, est-ce que c’est « game changing » ?
    http://news.yahoo.com/u-n-testimony-syrian-rebels-used-sarin-gas-043557114.html

    U.N. human rights investigators have gathered testimony from casualties of Syria’s civil war and medical staff indicating that rebel forces have used the nerve agent sarin, one of the lead investigators said on Sunday.

    The United Nations independent commission of inquiry on Syria has not yet seen evidence of government forces having used chemical weapons, which are banned under international law, said commission member Carla Del Ponte.

    “Our investigators have been in neighboring countries interviewing victims, doctors and field hospitals and, according to their report of last week which I have seen, there are strong, concrete suspicions but not yet incontrovertible proof of the use of sarin gas, from the way the victims were treated,” Del Ponte said in an interview with Swiss-Italian television.

    “This was use on the part of the opposition, the rebels, not by the government authorities,” she added, speaking in Italian.

    Admirer la présence d’esprit de la personne qui a installé une vidéo accompagnant cet article : l’article dit, très clairement, que pour l’instant l’ONU dispose d’éléments forts et concrets permettant de penser que ce sont les rebelles qui ont utilisé l’arme chimique, et que l’ONU ne dispose d’aucune indication, pour l’instant, de l’utilisation de telles armes par le régime ; la vidéo, elle, titre « Syria denies using chemical weapons », et ce titre est nettement plus visible que le texte qui dit exactement le contraire. Là je dis : bravo.

    • Conflit : Les rebelles syriens auraient utilisé du gaz sarin
      http://www.lematin.ch/monde/Les-rebelles-syriens-auraient-utilise-du-gaz-sarin/story/28020096

      « Nous disposons de témoignages sur l’utilisation d’armes chimiques en particulier le gaz sarin. Pas de la part du gouvernement, mais des opposants », a affirmé l’ex-procureure générale du Tribunal pénal international pour les crimes commis en ex-Yougoslavie. Elle a néanmoins précisé que les recherches de la Commission étaient loin d’être terminées.

    • Elle est contredite par une autre instance de l’ONU

      La Commission d’enquête internationale indépendante sur la Syrie, mandatée par l’ONU, a affirmé, lundi 6 mai, qu’elle n’a pas obtenu « de résultats permettant de conclure que des armes chimiques ont été utilisées par les parties au conflit ». Son communiqué, dans lequel la Commission refuse de « commenter davantage ces allégations », apparaît comme un désaveu des déclarations d’une de ses membres, la procureure suisse Carla del Ponte, qui avait parlé d’usage de gaz sarin par les rebelles.

      http://abonnes.lemonde.fr/proche-orient/article/2013/05/06/l-onu-dement-l-utilisation-de-gaz-sarin-en-syrie_3171823_3218.html
      et ici
      http://fr.news.yahoo.com/les-rebelles-syriens-ont-utilis%C3%A9-du-sarin-selon-071208248.html

    • Syria: US says it has no evidence rebel forces used sarin gas | World news | guardian.co.uk
      http://www.guardian.co.uk/world/2013/may/06/syria-us-no-evidence-rebels-sarin

      ... the state department official said on Monday: “Our understanding has been that the armed opposition does not have such weapons,” adding that it took the claims seriously and “we’ll have to recheck our facts”.

      The UN’s Syria investigators also appeared to row back on Del Ponte’s remarks. They said there was thus far “no conclusive proof” that either side in the Syria conflict had used chemical weapons.

    • DisplayNews
      http://www.ohchr.org/en/NewsEvents/Pages/DisplayNews.aspx?NewsID=13298

      Press release from the Commission of Inquiry on Syria (chemical weapons)

      Geneva, 6 May 2013 — The Independent International Commission of Inquiry on the Syrian Arab Republic wishes to clarify that it has not reached conclusive findings as to the use of chemical weapons in Syria by any parties to the conflict. As a result, the Commission is not in a position to further comment on the allegations at this time.

      The Chair of the Commission of Inquiry, Paulo Sergio Pinheiro, reminds all parties to the conflict that the use of chemical weapons is prohibited in all circumstances under customary international humanitarian law.

      In line with its mandate, the Commission is currently investigating all allegations of violations of international law in the Syrian Arab Republic and will issue its findings to the Human Rights Council on 3 June 2013 , as mandated by resolution 22/24.

    • Le désaveu de Carla del Ponte qu’évoque rumor me rappelle celui qu’elle avait subi peu après qu’elle avait quitté ses fonctions de procureur au TPIY qund elle avait accusé de haut dignitaires kosovars de l’UCK (dont Thaci, actuel 1er ministre) d’avoir organisé un réseau de trafic d’organes. Elle avait alors vertement critiquée par son ancienne porte-parole Florence Hartmann qui avait démenti ses propos :
      http://www.lexpress.fr/actualite/monde/europe/trafic-d-organes-au-kosovo-la-controverse-carla-del-ponte_472137.html

      A peine quatre mois après avoir quitté ses fonctions de procureur du Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie (TPIY), Carla Ponte publie un livre-témoignage, La chasse, les criminels de guerre et moi, où elle évoque son expérience. Sur les huit années passées à ce poste, un élément surtout a suscité de vives réactions.
      Elle glisse en effet dans son ouvrage des informations sur un trafic d’organes prélevés sur des prisonniers serbes par des Albanais du Kosovo. Trafic présumé dans lequel auraient été impliqués, selon elle, des dirigeants de l’actuel Kosovo indépendant, à la fin des années 1990, dont l’actuel Premier ministre Hashim Thaçi.

      Or depuis, la nouvelle confirmant en partie les accusation de Del Ponte est tombée la semaine dernière :
      http://www.lemonde.fr/europe/article/2013/04/29/kosovo-cinq-medecins-condamnes-pour-un-trafic-d-organes-international_316837

      Des peines historiques ont été prononcées à Pristina, lundi 29 avril, contre cinq médecins impliqués dans le plus vaste trafic d’organes jamais mis au jour sur le continent européen. La clinique Medicus, au cœur de ce trafic, était située dans la capitale kosovare. C’est donc là qu’a été initiée l’enquête, confiée à Jonathan Ratel, un magistrat international relevant de la mission civile européenne EULEX, qui contribue à l’établissement d’un État de droit au Kosovo.

      Avec implication de Turcs et d’Israéliens :

      Les enquêteurs ont remonté le réseau jusqu’aux pays sources. Notamment en Allemagne, d’où provenaient les fonds d’origine pour la création de la clinique. Un mandat d’arrêt international a été délivré à l’encontre du chirurgien Yusuf Sonmez, surnommé « Docteur Frankenstein » et déjà interpellé pour des faits similaires en 2005, et de Moshe Harel. Celui-ci a joué un rôle clé dans l’organisation du réseau. Arrêté après le raid contre la clinique, il avait été autorisé à rendre visite à sa mère, prétendument malade en Israël, mais n’est jamais revenu au Kosovo.
      Les demandes d’extradition envoyées en Turquie et en Israël pour ces deux hommes n’ont pas été satisfaites, car ces pays ne livrent pas leurs ressortissants. Le médecin turc a cependant été entendu à Istanbul en mars 2011.

      Comparaison n’est pas raison mais le parallèle est tout de même étonnant !


  • Kosovo : temps durs pour les Roms expulsés de l’Union européenne - Le Courrier des Balkans

    http://balkans.courriers.info/article22286.html

    Kosovo : temps durs pour les Roms expulsés de l’Union européenne
    Traduit par Marie Dhumieres
    Sur la Toile :
    Publié dans la presse : 30 mars 2013
    Mise en ligne : samedi 4 mai 2013
    Depuis 2010, plus de 2.500 Roms ont été expulsés d’Allemagne, direction le Kosovo. Pourtant, certains y avaient refait leur vie depuis de longues années, comme la famille Osmani, dont la mère et cinq enfants viennent de se retrouver à Mitrovica après 16 ans passés en Allemagne. « Il n’y a pas de futur ici, pas de vie possible », regrettent-ils, rêvant de repartir. Le reportage de Deutsche Welle dans la mahala rrom de Mitrovica.

    #roms #balkans #europe #discrimination


  • Albanian Islamists Join Syrian War - Al-Monitor: the Pulse of the Middle East
    http://www.al-monitor.com/pulse/security/2013/04/albanian-kosovo-islamists-join-syria-war.html

    Albanian Islamists Join Syrian War
    This coincided with the growth of political Islam, which in the past few weeks expressed itself in an unprecedented way with the emergence of Kosovo’s first officially registered Islamist political party: the Islamic Movement to Unite (LISBA). It is headed by Arsim Krasniqi and supported by Sheikh Shaukat Krasniqi and a former Yugoslavian army officer, Fuad Ramiqi. The latter made no secret of his goal to change Kosovo’s secular constitution in order to “defend the Islamic identity of Kosovo’s Albanians, who make up 95% of the population.”
    There has long been behind-the-scenes talk that young Albanians, influenced by political Islam’s rise in Syria, are participating in the fighting there among the ranks of Islamist groups (Jabhat al-Nusra and others). When news emerged in November 2012 that the first Albanian martyr, Naaman Damoli, had fallen in Syria, the Kosovar newspaper Koha Ditore brought that issue to light in its Nov. 12, 2012, issue.


  • Cinq médecins condamnés pour trafic d’organes au Kosovo
    http://www.romandie.com/news/n/_Cinq_medecins_condamnes_pour_trafic_d_organes_au_Kosovo14290420131619.asp

    PRISTINA - Un tribunal européen a condamné lundi cinq médecins kosovars à des peines allant jusqu’à huit ans de prison pour trafic d’organes au Kosovo, une affaire remontant à 2008, et dont les ramifications se sont étendues à travers l’Europe, l’Amérique du Nord et jusqu’au Proche-Orient.
    (...)
    Selon la même source, plus de 30 prélèvements de reins et de transplantations ont été faits illégalement dans la clinique Medicus qui a été fermée en 2008, lorsque le scandale a éclaté.

    Les donneurs, recrutés en Europe ou en Asie centrale, se voyaient promettre chacun quelque 15.000 euros tandis que les receveurs d’organes étaient prêts à débourser chacun jusqu’à 100.000 euros pour une telle intervention chirurgicale.

    L’acte de l’accusation désigne le ressortissant israélien Moshe Harel comme étant le cerveau d’un réseau de recrutement de donneurs et de receveurs d’organes, cependant que le médecin turc Yusuf Ercin Sonmez est soupçonné d’avoir effectué les greffes d’organes dans la clinique Medicus.

    Ces deux hommes ne figurent pas parmi les inculpés dans ce procès, car ils n’ont pas été mis à la disposition du tribunal européen.


  • Time for the United States to Leave- http://www.nytimes.com/roomfordebate/2013/04/23/has-nato-outlived-its-usefulness/time-for-the-united-states-to-leave-nato

    Andrew Bacevich Sur l’OTAN,

    Without the participation of U.S. forces, today’s interventionist NATO possesses only a negligible capacity to intervene. Or to put it another way, whether in Kosovo or Afghanistan, NATO serves chiefly to camouflage and thereby legitimate what is substantively a unilateral action by the United States.

    Americans keen to see Washington exercising “global leadership,” also known as., imperial policing without end, may wish to preserve that camouflage...


  • SOLIDARITE AVEC LA FAMILLE KORBI –VILLAGE DE SERVOZ, COLLEGE DE CHAMONIX

    C’est avec beaucoup d’émotion que nous avons appris que la famille KORBI venait de recevoir une obligation de quitter le territoire français, délivrée par la préfecture de Haute-Savoie, le 5 février dernier.

    Cette famille a dû fuir le Kosovo où elle se trouvait en grand danger.
    Elle est installée en France depuis deux ans et demi. Les trois enfants sont scolarisés au collège de Chamonix et à l’école primaire de Servoz.

    Si nous portons beaucoup d’attention à cette famille, c’est aussi parce qu’elle entreprend d’énormes efforts d’intégration. Les enfants sont extrêmement appliqués à l’école et au collège. Les parents ont aussi tissé des liens avec plusieurs familles du village et font actuellement des efforts soutenus pour améliorer leur français. Toute la famille est parfaitement intégrée et les enseignants, les parents d’élèves, les proches peuvent témoigner de tous les efforts qu’ont pu déployer parents et enfants, de leur énergie, de leur motivation, de leur volonté de tisser des liens profonds avec la culture et la société française.

    Mustafa KORBI est d’origine serbe et Magbule, son épouse est d’origine albanaise. Les couples mixtes ne sont pas tolérés au Kosovo et sont exposés à de graves menaces.
    Cette famille d’origine mixte Serbe-Kosovar a subi de nombreuses persécutions aussi bien au Kosovo qu’en Serbie. Toutes ses demandes d’asile ont été systématiquement rejetées, ce que nous ne comprenons pas, car à la connaissance de son histoire, il est évident que dans le contexte actuel de recrudescence des violences au Kosovo, celle-ci serait gravement en danger si elle y retournait.

    Nous demandons à ce que la famille KORBI puisse rester parmi nous, en France, et qu’elle obtienne un titre de séjour ; que les enfants puissent continuer sereinement leurs études et que l’on procède à un examen approfondi et bienveillant de leur situation envie d’obtenir une régularisation.
    Merci d’avance pour votre soutien…

    Les enseignantes de l’école de SERVOZ ( Haute-Savoie )

    Pétition de soutien : http://www.petitionpublique.fr/?pi=P2013N39450


  • Un Samu écolo pour détecter les #pollutions - Urgence environnementale - Basta !
    http://www.bastamag.net/article3029.html

    Une rivière pas très nette ? Une allergie suspecte ? Une présomption de pollution ? Besoin de rassurer ou de protéger la population ? Pas de panique, le « Samu de l’environnement » est là pour réaliser analyses et prélèvements. Ces laboratoires mobiles ont été lancés par un toxicologue en Alsace. Et ces camionnettes blanches gagnent d’autres régions. Avec l’idée de multiplier les « sentinelles de l’environnement » et de démocratiser les sciences. Reportage à Strasbourg.

    Je ne suis persuadée que les entreprises vont adhérer.
    #environnement #santé


  • « The Wire » et « Street Voice », deux regards sur l’envers du décor de l’American Dream à Baltimore
    http://www.archyves.net/html/Blog/?p=4646

    Même décor, même période, tout autre histoire. Au terme des années 80, Curtis Price, un travailleur social bossant dans une association d’aide aux séropositifs, tente d’élargir ses activités au-delà de la communauté gay pour toucher une autre population décimée par le VIH, les consommateurs de drogues. Première étape, il constitue un groupe de discussion avec des toxicomanes séropositifs, puis projette la création d’une publication régulière qui donnerait des informations pratiques élémentaires et (...)


  • Who Recognized Kosova ? The Kosovar people thank you - Who Recognized Kosovo and Who Recognizes Kosovo

    http://www.kosovothanksyou.com

    Une petite curiosité, la « Kosovo thank you page » pour tous les Etats ayant reconnu le Kosovo

    Republic of Kosova declares independence. February 17th 2008

    We are honored and humbled that it is our generation that lives to see this day, and we are aware and ready to take up the path that begins from here. Our future is with Europe. Thank you from the bottom of our hearts, for standing by us in the worst of times.

    http://www.kosovothanksyou.com/maps/world.png


  • Kosovo and Serbia near accord to end ethnic partition | Reuters

    http://www.reuters.com/article/2013/04/01/us-kosovo-serbia-idUSBRE93007G20130401

    (Reuters) - It’s a dangerous job being a municipal clerk in the Kosovan town of Mitrovica, where the Ibar river forms a natural barrier between Serbs and Albanians.

    Since Adrijana Hodzic began issuing the identification cards of mainly Albanian Kosovo to Serbs on the north side of the river, her deputy has been shot in the leg and hand grenades lobbed at the homes of her staff.

    “Sometimes I feel like we’re fighting against everyone,” said mother-of-two Hodzic, a Mitrovica native.

    Serbia does not recognize Kosovo’s 2008 secession, but is under pressure from the European Union to improve ties and help overcome a split between Kosovo’s Albanians and a Serb enclave in the north over which Belgrade retained de facto control.

    #kosovo #serbie #yougoslavie #mitrovica


  • Alors même que l’armée française est à ce jour engagée dans 10 pays (Afghanistan, Centrafrique, Mali, Tchad, Somalie, Kosovo, Liban, Côte d’Ivoire, Libye), le PS nous explique que le budget de la défense, premier d’europe, est incompressible

    http://www.lemonde.fr/politique/article/2013/03/25/patricia-adam-ps-bercy-veut-tuer-le-ministere-de-la-defense_1853720_823448.h


  • Un débat intéressant sur la "défense de la langue française" dans les milieux académiques

    Tout commence par un message tout neutre, tout classique, l’annonce en anglais d’une conférence organisée à Nice, donc en France, sur la liste de géographes [géotamtam]

    Gabriel Vatin, doctorant en géomatique au Centre de recherche sur les Risques et les Crises à Sophia-Antipolis poste cette annonce :

    Dear colleagues,

    The Institute MINES-TELECOM, the University of Nice-Sophia Antipolis and its partners are setting up the next international conference OCOSS (Ocean & Coastal Observation: Sensors and observing systems, numerical models & information Systems), in Nice (French Riviera) on 2013, October, 28th-31st. [...]
    You will find more information about the conference at :

    http://2013.ocoss.org

    Réponse immédiate d’un ancien professeur belge, Michel Vandenbroucke :

    Bande de Schnocks ! Quand vous déciderez-vous à vous exprimer en français devant un lectorat francophone ?! C’est une question de principe mais surtout de bienséance.

    Le message n’est pas très fin, et suppose une posture que nous connaissons bien : le rejet de l’anglais (en particulier) sous prétexte de défendre becs et ongles la langue française. Voilà une position très réductrice, très étroite, et pourquoi ne pas le dire, très rétrograde. Vouloir défendre "notre" langue contre "une autre" langue nous ramène quelques fragrances de la période coloniale. C’est aussi tellement réducteur, à l’heure où nous travaillons presque partout de manière "multiculturelle".

    A Arendal, en Norvège, dans le centre affilié au PNUE où je travaillais, il y avait 40 personnes et 20 nationalités. Nous communiquions indifféremment en anglais, norvégien, espagnol parfois et même en français. On entendait parler le russe, le letton, parfois des langues africaines ou de minorités arctiques. Je me souviens de l’atmosphère comme un beau "ballet de langues". Les cultures, les mentalités, les langues se mélangeaient en un joli bouquet.

    A Goldsmith, d’où je reviens juste, les étudiants qui participaient à notre séminaire venaient de Syrie, de Tunisie, de Norvège, de Zambie, du Canada, de Chine, de Corée, d’Italie, d’Israël... Outre que ce mélange est magnifique et d’une richesse inouïe, il suppose au moins une langue de communication commune. Mais l’expérience montre que tous ces étudiants, en général, parlent au moins couramment trois langues...

    Pour en revenir aux messages postés sur [géotamtam], Il n’en fallait pas plus pour déclencher des réactions que j’ai trouvé très intéressantes et qui méritent d’être portées à la connaissance d’un public plus large. Ces réflexions sont au coeur d’une problématique importante : comment le savoir [la connaissance] peut et doit se transmettre auprès du plus grand nombre. Dans quelle(s) langue(s), dans quelle forme (simplifiée ou synthétisée pour que ce soit accessible aux non-académiques), etc...

    Stéphane Rosière, professeur à l’université de Reims est le premier à tirer :

    Le mal est en la matière très profond. On peut citer Geneviève Fioraso, notre ministre : "si nous n’autorisons pas les cours en anglais, nous n’attirerons pas les étudiants de pays émergents comme la Corée du Sud et l’Inde. Et nous nous retrouverons à cinq à discuter de Proust autour d’une table, même si j’aime Proust…"

    Le mouvement d’anglicisation de nos échanges s’accélère prodigieusement, la langue n’étant considéré que comme un outil, rien de plus. Il y a certainement des moyens de ne pas accélérer ce nivellement.

    Et de poster cette image :

    https://dl.dropbox.com/s/t3ic0ipx6nh4m4a/proust.png

    Kamala Marius-Gnanou, maître de conf à Bordeaux ajoute :

    En tout cas, beaucoup de mes étudiants français (géographes et aménageurs) vont en Inde pour des stages et sont encore confrontés au problème de la langue (anglaise) non maîtrisée. Certes en Inde, l’anglais indien est un outil avant tout ! Mes étudiants se plaignent d’avoir trop peu de cours en anglais en géo (à Bordeaux)... En revanche, les étudiants de l’EHESS, des Ecoles de commerce et de Sciences Po maîtrisent de mieux en mieux l’anglais et soutiennent leur projet (mémoire, projet professionnel etc..) en anglais. Sinon, il y a dix fois moins d’étudiants indiens que d’étudiants chinois en France !!! La ministre a donné de mauvais exemples...

    Maxime Forriez, docteur en géographie précise :

    Ecrire français dans un réseau français ne me semble pas aberrant.
    Ecrire anglais dans un réseau français pour toucher d’hypothétiques relations anglophones me paraît plus surprenant. Il existe d’autres réseaux pour cela, me semble-t-il ?

    A mon tour de vous livrer, une petite méditation sur la magnifique langue de Shakespeare. L’anglais n’est qu’un outil, certes, mais est-ce le bon outil ? Pour des raisons purement historiques, l’anglais s’est imposé en tant que langue vernaculaire internationale, et il n’a toujours pas débouté le français. Question : pourquoi ? La raison est simple ; la langue française est beaucoup plus riche en vocabulaire que la langue anglaise. Nombreuses idées en français sont purement et simplement intraduisibles en anglais.

    Récemment,un juriste m’expliquait que, lors d’un jugement à la cour internationale de la Haye, les juges étaient obligés de rendre plusieurs fois le même jugement. Non pas parce qu’ils sont incompétents, ou qu’il y a eu un appel, mais parce que, par habitude, ils utilisent l’anglais lors d’un premier procès, et que, systématiquement, le jugement rendu est intraduisible dans la langue officielle, le français. Pourquoi ? Simplement parce qu’un mot anglais peut être traduit par trois ou quatre mots en français, parfois même beaucoup plus, les juges, qui maîtrisent les deux langues parfaitement, sont donc obligés, pour trouver le bon terme français, de rendre un second jugement en langue française, donc refaire toute l’analyse de l’affaire jugée.

    La traduction française effectuée, il devient alors très facile de la traduire en n’importe quelle autre langue.

    Cela tend à montrer que l’imprécision de la langue anglaise permet de commercer idéalement, car elle permet de « noyer le poisson » lors d’une négociation, personne ne parlant vraiment de la même chose. On reste dans le flou, et c’est ce qu’il faut pour arriver à un consensus acceptable.

    Cette réflexion me rappelle un problème de traduction (ou d’interprétation) lors de la publication de la résolution 242 du conseil de sécurité des Nations unies en novembre 1967 : il y avait une ambiguïté entre le texte anglais et français qui mentionaient, en français "le retrait « des » territoires occupés" et "from occupied territories (c’est-à-dire "de" territoires occupés)" en anglais. Les israéliens n’ont pris en compte que la version anglaise parce qu’elle leur permettrait (éventuellement) de garder certains territoires acquis et "colonisés".

    Anne-Laure Amilhat Szary, professeure à l’université de Grenoble se scandalise, et avec juste raison :

    Qu’une manifestation scientifique ait lieu en Anglais n’a rien d’exceptionnel si on veut attirer d’autres collègues que nationaux ou québécois, ou membres des cercles de la francophonie ! Il est injuste de discréditer les collègues qui s’engagent sur ce terrain difficile de l’ouverture internationale.

    La discussion sur l’empire de la langue anglaise dégage des relents de regrets du pouvoir que le Français avait pu jouer dans des circonstances analogues par le passé. Personne ne nous empêche de penser en Français. Les Américains tiennent la « pensée française » et autre « French theory » en haute estime d’ailleurs. Il existe d’autres langues qui passent les frontières, l’espagnol en Amérique Latine, l’Arabe .... mais la majorité des publications se font en Anglais, ce qui nous permet de prendre connaissance de la façon dont la science se fait hors de l’Hexagone

    La langue ne doit pas être le véhicule d’un aplanissement de la pensée. C’est difficile du fait des barrières culturelles et des périmètres protégés que nous connaissons moins, dont nos mandarins n’ont pas les codes, mais pas impossible... Ce n’est pas en refusant ce dialogue que nous serons les plus constructifs. Il me semble essentiel de transmettre cette ouverture à nos étudiants.

    Stéphane Rosière tient à préciser ensuite :

    Bien sûr une manifestation en anglais banal et désormais l’utilité de telles manifestations n’est pas à démontrer. j’ai aussi intégré des cours en anglais dans la maquette du diplôme que je dirige.
    Tout l’enjeu me semble-t-il est de savoir à partir de quand nous décidons de faire une croix sur notre langue (le jour où nous disons : à quoi bon un appel à communication en français par exemple ?). C’est ce point d’inflexion, ce « seuil » à partir duquel nous considérons que notre culture n’est plus un vecteur de communication et de culture, qu’elle est inutile (no tool). C’est ce seuil qui me fait réfléchir et m’inquiète, c’est vrai.

    Et si les Américains tiennent la « french theory » en haute estime, c’est uniquement parce qu’elle est traduite en anglais, ils n’ont que faire du texte original.

    J’avais mis en exergue la citation de Fiorasso car elle relève à mon avis d’une pensée qui a passé ce seuil, qui est purement commerciale, c’est une stratégie d’attraction qui est celle d’une entreprise, mais la pensée et la langue ne sont évidemment pas seulement des outils de marketing et de rayonnement.

    Et puis, il y a ce malaise à s’attaquer à Proust, comme autrefois un président dont j’ai oublié le nom qui s’en prenait à la Princesse de Clèves, mais Proust est plus précieux que notre ministre, et son mépris qu’elle étale dans cette phrase haineuse et stupide me rappelle les propos de Goering vis-à-vis des intellectuels (sic !). L’anglais devient là clairement le masque (la justification) de la déculturation et de rien d’autre.

    Virginie Mamadouh, de l’université d’Amsterdam, s’insurge aussi avec juste raison contre l’usage exclusif du français sur une liste prétendument francophone, et s’exprime avec nuance :

    On croit halluciner en lisant certaines des dernières contributions à propos de l’usage de l’anglais sur [géotamtam].

    Les questions de politesse, ça se discute ; et même une police linguistique (plutôt intolérante et contraire aux idées de la libre circulation de l’information scientifique) pourrait se défendre, bien qu’à mon avis on doivent plutôt se réjouir des efforts faits par les géographes francophones ces dernières années pour ouvrir leurs travaux et leurs colloques aux autres (surtout à ceux qui parlent autre chose que le français et l’anglais dans la vie de tous les jours).

    Mais l’appropriation exclusive de [géotamtam] - liste française ? que les francophones hors de France se le disent ! Le statut intouchable du français comme langue des institutions internationales ?
    Ou les qualités intrinsèques du français ? (plus de vocabulaire ? plus précis ? intraduisible ?)

    On aimerait en rire.

    Si vous vous inquiétiez des effets néfastes du « sabir international dérivé de l’anglais » dans lequel vos étudiants prennent l’habitude de s’exprimer, pensez-vous vraiment qu’il serait plus pratique et bénéfique pour les miens de devoir impérativement manier deux langues au lieu d’une pour communiquer avec d’autres géographes dans des rencontres internationales ?

    Tant que les Français ne comprendront pas la différence entre français et francophone, ils auront peu de leçons à donner aux anglophones britanniques ou américain en matière de respect de la diversité linguistique. Celle-ci n’est d’ailleurs ni une condition nécessaire, ni une condition suffisante à la diversité culturelle et à la pluralité de la pensée et des approches géographiques en l’occurrence.

    Cela dit, tout à fait d’accord pour discuter des effets du statut hégémonique de l’anglais dans les échanges internationaux, et pour promouvoir le plurilinguisme, mais nous risquons d’attendre encore longtemps les étudiants de géographie qui se mettraient au néerlandais pour faire un séjour Erasmus chez nous...

    Camille Schmoll, maîtresse de conférences à l’université de Paris VII rappelle :

    Certains d’entre nous travaillent, communiquent, enseignent en anglais, sans être forcément des traîtres à la nation, à la discipline ou à la langue...

    Adrien Mangiavillano, géographe, explique avec beaucoup de toucher :

    Même si on considère le français comme plus précis, ce qui reste à prouver, car il est probable que c’est notre maitrise de l’anglais et de ses subtilités qui nous échappe, une démarche qui consiste à se priver systématiquement de 75% à 90% de l’auditoire scientifique mondial pour exposer des travaux aussi brillants et fondamentaux soient-ils ne peut que résulter d’une stratégie qui évoque une question bien connue de philo :

    peut-on avoir raison tout seul ?

    Sans chercher à y répondre et au delà des questions linguistiques (même en français, il est aisé de se rendre incompréhensible), il me semble tout de même que l’on peut voir ici une forme d’autosatisfaction bien pratique pour générer des vérités, ce qui est tout de même problématique dans une démarche scientifique. Au delà, c’est la relation à autrui, le faire « sans » dont il est question. Mais c’est peut-être, en fait, l’objectif initial.

    Oui, je trouve aussi très infantile et prétentieux de dire que la langue anglaise est moins riche que la langue française, ou telle langue moins riche que telle autre, nous savons bien que chaque langue recèle ses propres trésors, ses propres subtilités, et nous, qui prétendons parler un très bon anglais, n’en connaissons en fait pas un centième. Une simple promenade dans Londres à écouter les gens nous le prouve : parfois, nous n’en comprenons pas un mot.

    Enfin, Frédéric Dobruszkes, maître de conférences à l’Université Libre de Bruxelles (actuellement en poste au Royaume-Uni) termine par trois remarques :

    1. Il n’est guère intéressant d’opposer les langues. Rien n’empêche d’organiser, si cela s’y prête, des événements multilingues (voir email récent annonçant le colloque sur le vin au Brésil, en trois langues) ou de publier dans plusieurs langues selon les contextes. Pour ma part, je publie en français sur la politique des transports urbains, afin de contribuer au débat bruxellois et belge, et en anglais sur les dynamiques spatiales du transport aérien, vu le public scientifique beaucoup plus large intéressé par ces questions.

    2. Que telle ou telle langue soit plus riche qu’une autre, c’est à voir. Je crois savoir qu’il existe tout de même une littérature anglo-saxonne, des prix Nobel de littérature décernés à des Anglo-Saxons, etc. De toute façon, l’anglais scientifique est généralement pauvre et basique. Mais ce n’est pas pour cela que les idées véhiculées ne sont pas potentiellement intéressantes. Je conseille la lecture de quelques articles de Geoforum, Area ou Transactions of the Institute of British Geographers, parmi d’autres, à ceux qui en doutent. De même, il y avait au colloque annuel de l’Association des géographes américains (AAG) 2012 de New York, où j’ai croisé plusieurs géographes français, plus de 5 000 papiers présentés et plus de 8 000 participants. J’ai du mal à penser que malgré une langue supposément moins riche, il n’y avait rien d’intéressant et, surtout, de complémentaire aux approches plus françaises dans tout cela.

    3. A Oxford, la moitié de mes collègues directs ne sont pas britanniques mais viennent de Turquie, Grèce, Brésil, Portugal, Pays-Bas, Emirats Arabes Unis, Canada anglophone, Chine, USA et Japon, sans parler des visiteurs qui défilent du Chili, de Norvège, etc. Jusqu’à preuve du contraire, les élites intellectuelles de ces pays apprennent aujourd’hui l’anglais plutôt que le français. On peut le regretter, et la domination du champ scientifique par quelque langue que ce soit (l’allemand, le français, etc.) est d’office dommage. Il n’empêche, dialoguer avec ces collègues d’horizon divers est enrichissant, comme peut l’être tout événement scientifique où l’on confronte des approches différentes, selon les langues et/ou les orientations épistémologiques.

    Vaste et intéressant débat qu’il faut nourrir...

    #anglais #français #francophonie #monde-académique #science #savoir #connaissance

    • Et voici les dernières contributions, qui ne manquent pas de piquant

      Henri Chamussy, célèbre (et souvent fort drôle) géographe aujourd’hui à la retraite mais qui reste très actif (il est le co-auteur d’un livre sur le Liban qui vient de sortir) :

      Géotamtam qui est un réseau socio-professionnel joue bien son rôle - et de mieux en mieux - comme diffuseur d’information ; mais comme plateforme d’échanges d’idées, malgré une ou deux tentatives timides, il ne joue pas son rôle comme lieu de discussions, voire comme lieu de polémiques ; il faudrait plus souvent qu’il y ait ce que nos ancêtres clercs universitaires médiévaux appelaient une disputatio (mais ils n’avaient pas de querelles linguistiques ; tout se faisait en latin !)

      Cette disputatio sur les langues est assez para-scientifique, mais elle est importante en ces temps d’internationalisation.

      [...]

      J’ai été choqué par le fait que certains parlent de géotamtam comme d’un réseau francophone, voire français. Il serait bon qu’il devienne un réseau international, cela nous apporterait beaucoup, et alors il nous faudra nous faire, résigner, réjouir (rayez la mention inutile...) à ce qu’il soit au minimum bilingue (français et anglais).

      J’ai été, pendant plus de 10 ans, responsable des échanges Erasmus et franco-canadiens à l’IGA. Beaucoup d’étudiants renonçaient à partir à cause de leur nullité en langues, et j’étais obligé de mettre un numerus clausus aux départs au Québec, dont le succès - outre l’exotisme du Canada - résidait en ce que les gens là-bas, comme chacun sait, parlent français. D’ailleurs, preuve par neuf, j’avais peu de demandes pour McGill, comme par hasard.

      [...]

      Confronter plusieurs manières d’exprimer la géographie est un exercice absolument captivant et très instructif. Je me souviens de la réflexion de notre collègue Roy Bradshaw (Nottingham) à qui j’avais donné un article qui abordait des questions épistémologiques et didactiques, que j’avais écrit en anglais, et que je lui demandais de vérifier et de corriger ; sa réponse a été :

      "It’s very difficult, Henri ; anyway, we, french and english, we don’t think in the same way."

      Eh oui , Descartes contre Hume... A Leeds, j’ai organisé avec les collègues un staff seminar sur ce problème et j’y ai découvert des tas de choses, comme par exemple que le mot « problématique » n’existait pas en anglais (il paraît que les choses ont changé), que le mot « informatique » n’existait pas (on disait « computer science », mais ça n’a pas le même contenu conceptuel), qu’il ne faut pas traduire « épistémologie » par « epistemology » (extension du concept plus étroite, plus technique), mais par « philosophy of science », et que, comble et peut-être origine d’une grave méprise, il ne faut pas traduite « artificial intelligence » par « intelligence artificielle », le mot « intelligence » ayant le plus souvent en anglais le vieux sens français d’"information".

      Et plus récemment encore, à l’occasion de la soutenance de thèse d’une étudiante libanaise, nous avons eu une discussion passionnante sur des concepts intraduisibles, prolongée la semaine dernière à Beyrouth : le patrimoine (heritage en anglais, mais pas tout à fait avec la même extension) n’a qu’un équivalent très approximatif en arabe : « tourass », et la discussion a continué sur un autre concept, dont Ibn Khaldoun est peut-être à l’origine, « umran », intraduisible en français, mais dont l"équivalent presque judicieux est le mot anglais « settlement » (essayez de le traduire correctement en français... et dites-moi le résultat !).

      Ces discussions ont été fort enrichissantes, elles ont permis de dégager la charge des concepts derrière les mots, de dégager des mentalités collectives (et soit dit en passant, de m’éloigner définitivement du nominalisme et de régler pour mon compte la Querelle des Universaux ; qui disait du concept que ce n’était qu’un « flatum vocis » ?)

      [...] Il faut être absolument bilingue, si possible trilingue, et nos étudiants ne les sont pas assez (pour le dire politiquement incorrect : les étudiants anglophones non plus, du moins ceux à qui j’ai eu affaire ; ce sont, toujours dans le cadre de mon expérience (mais qui porte sur plusieurs centaines d’étudiants en géographie de 15 nationalités), les Allemands qui maîtrisent le mieux plusieurs langues, ainsi que les Suédois - pour ces derniers, l’anglais, rarement le français !)

      Il serait bon, voire obligatoire que dans tous les Instituts de géographie il y ait un enseignement (d’un module au moins) qui soit fait en anglais, et un autre éventuellement dans une autre langue, allemand, espagnol au choix, et que nos étudiants fréquentent les lieux où l’on apprend des langues (à l’Université Saint Joseph de Beyrouth, il y a un Institut Confucius et des étudiants libanais, tous trilingues, apprennent le mandarin).

      [...]

      Et à tous, salve (c’est du latin...)

      Nous terminerons par un deuxième message du géographe qui a été à l’origine de cette discussion passionnante, Michel Vandenbroucke, cette fois plus modéré même s’il continue de montrer quelques signes d’irritation... :

      Ma mauvaise humeur est venue du fait que l’information véhiculée par Géotamtam était rédigée dans la seule langue anglaise, alors que le lectorat est en majorité francophone. Je pense qu’il y a là quelque chose d’inconvenant et, à la limite, de cuistre.

      Je suis tout à fait d’accord pour que Géotamtam s’exprime aussi en anglais et même, si l’opportunité s’en présente, dans une autre langue par exemple en italien, en espagnol ou en allemand.

      Une des convenances voudrait, à mon avis, que l’on fasse un effort, au sein de l’Union Européenne, pour s’adonner aussi à la pratique des langues de voisinage.

      Je ne rechigne pas à m’attaquer à un texte en anglais que je pense dans l’ensemble maîtriser assez bien. Je ne prône aucunement la primauté du français ni ne prétend à sa supériorité.

      Mais nom d’une pipe ne peut-on tout de même recevoir en France, d’un groupe francophone quelque chose qui soit aussi rédigé en français !

    • En même temps, on peut entendre la crainte (justifiée ou non) de certains chercheurs ? Il y a un paquet de travaux qui ne sont publiés qu’en anglais. Pour reprendre l’exemple du latin cité plus haut, c’était la langue pratiquée par l’Église (et non comprise par les illettrés) pour asseoir son autorité. Pour le dire un peu vite, n’est-ce pas une façon de limiter l’accès au savoir que de le limiter à une seule langue... c’est une question, hein.

    • Les échanges ont continué (un peu) aujourd’hui, avec encore des idées intéressantes : Gabriel Vatin, auteur du « message originel » si je puis dire écrit :

      Comment se retrouver initiateur d’un buzz sans le vouloir ? C’est drôle de recevoir tant de courriels, tous très intéressants, sur un débat auquel je n’avais pas du tout pensé. Et maintenant, on en parle sur la toile :

      http://94.seenthis.net/tag/person:gabriel%20vatin

      [...]

      bravo à toutes et à tous pour vos messages riches en anecdotes et vos points de vue si variés !

      [...]

      Selon moi, une liste de diffusion francophone est un outil de partage d’événements, que ceux-ci soient organisés en français ou dans autre langue. C’est pour cela que j’ai diffusé cette information sur Géotamtam, après tout !

      Je vous promets de faire mes prochaines annonces en français, même si l’évènement organisé est en anglais ! Quitte à ce que l’orateur ait une mauvaise surprise au moment de prendre la parole devant le public...

      Mon point de vue sur le sujet : l’anglais est pour moi, comme pour la majorité des chercheurs, une langue fondamentale pour me faire lire. Certes, le monde de la recherche francophone peut écrire en français, pour écrire, mais si l’on cherche à se faire lire et avoir les échanges les plus intéressants, l’anglais est assez important. Après tout, quelle déception quand je trouve un article qui semble intéressant... mais écrit en russe !

      Jean-Yves Puyo, de l’université de pau ajoute :

      Je suis partisan moi aussi de la diversité linguistique. C’est ce que nous essayons de faire au sein de la commission Histoire de la Géographie de l’UGI, avec mon président (Espagnol) et mon vice-président (Anglais). Ainsi, lors des sessions « régionales » que nous co-organisons, nous prônons bien sûr l’usage les deux langues officielles de l’UGI (l’Anglais mais aussi le Français, si, si) et la langue du pays qui nous accueille.

    • Un lien indirectement lié à cette discussion :

      http://seenthis.net/messages/70221

      Adieu French : comparing English and French Wikipedias

      http://www.zerogeography.net/2012/05/adieu-french-comparing-english-and.html

      ven though there is three times as much content in English than French, one might assume that there are plenty of parts of the world in which people are more likely to annotate or augment space with French content.

    • Une réaction tardive en forme de proposition, qui vient de Charlotte Prieur (enseignante à l’université de paris IV)

      Comment aider nos étudiants géographes à mieux maîtriser la langue anglaise ?

      L’UFR de géographie et aménagement de Paris IV, organise depuis plusieurs années maintenant des cours de géographie en anglais pour les étudiants, plutôt que de laisser ce soin aux UFR d’anglais (la versification shakespearienne retenant peu l’attention de nos étudiants géographes).

      On se doute que la plupart des universités sont désormais fortement incitées à le faire et que les collègues en charge de ces cours rencontrent les mêmes types de difficultés que nous : niveaux très hétérogènes des étudiants, pas de manuel d’anglais de spécialité géographie, développer la pratique orale dans des classes souvent fournies, quête d’une revue de géographie en anglais qui serait accessible à nos étudiants (à Paris Sorbonne, on penche pour Focus on Geography plus que pour Geographical)...

      Il existe en même temps de belles opportunités : magnifiques conférences en ligne de géographes anglophones, manuels de premier cycle anglophones assez époustouflants (Introducing Human Geographies par exemple), et mise à disposition des mooc (massive open online courses) qu’il faut apprendre à sélectionner et utiliser à bon escient.

      Que ceux qui sont intéressés par ces questions n’hésitent pas à s’inscrire en envoyant un message à geographyinenglish@googlegroups.com


  • Cultural genocide :

    Kosovo - Cultural Genocide
    by Giovanni Cocco
    2011-2013
    Five years ago Kosovo has gained its independence. 90% of the population is of Albanian descent and only a small percentage is Serbian. Historic cradle of Serbian Orthodoxy, Kosovo and his monasteries, represents the pillar of national identity. The survival of these place of worship, is the last evidence of the presence of this population. After the war ended, more than 100 Orthodox holy places were attacked and destroyed by Albanians. The few left monasteries, (about 25), are nowadays closed enclaves. Their existence and security depends on the presence of armed troops of the NATO and KFOR (Kosovo Force). From December 2012, the International Steering Group, the administrative group of 25 countries formed four years ago to oversee the sovereignty of the region, established that the monitoring can be over: ICO (International Civilian Office) has been closed, and the forces of NATO, will be slowly dismantled. If protection diminished, the attacks would undoubtedly start again because in Kosovo the war is over, but peace is still far off. Because of an ethnic war, which has the sole purpose of erasing the memory of a historical people, the Serbian, a world cultural heritage is being destroyed. These places are the architectural and artistic currents of the Balkans, which represent, from a formal and stylistic point of view a bridge between the West and Byzantium. Furthermore it is a decisive proof of the continuity of the cultural fabric of European art and architecture. If these witnesses were to disappear there would be an immediate effect: it would produce an irreversible break, a clear fracture between two worlds, a world that is now eastern, whose proof has been absorbed exclusively by the figurative Islamic cultural tradition, and on the other hand Europe.

    http://www.photographicmuseum.com/2013Grant/giovannicocco/kosovo-cultural-genocide

    #Kosovo #photographie #génocide #orthodoxes #monastère

    https://photos-museum.s3.amazonaws.com/567ef350-6aec-11e2-b9e5-c138283e7977/543a87b8ee49d599bdfa61dd18.jpg?1362571701


  • #Balkans, la fin du rêve européen
    http://www.monde-diplomatique.fr/2012/03/DERENS/47475

    La #Croatie deviendra, le 1er juillet 2013, le vingt-huitième Etat membre de l’Union européenne. Les électeurs ont approuvé le 22 janvier l’adhésion de leur pays, même si la très faible participation (43 % des inscrits) limite la portée de ce vote : c’est en réalité sans enthousiasme que les Croates (...) / Balkans, #Europe, #Kosovo, #Mouvement_de_contestation, #Nationalisme, #Politique, #Serbie, #Bosnie-Herzégovine, Croatie - (...)

    #2012/03


  • La France utilise au Mali des armes à uranium appauvri
    http://reporterre.net/spip.php?article3816
    via Bridget Kyoto #uranium #pollution #guerre

    Il y a donc une pollution des sols, des eaux et de l’air pour plusieurs milliards d’années et cela provoque des problèmes importants de morbidité (nombreuses maladies induites), de mortalité et d’apparition de malformations congénitales monstrueuses puisque l’ADN est touché… il y a, de ce fait, une transmission aux générations suivantes.

    L’uranium « appauvri » est un déchet nucléaire « recyclé » par les pays utilisateurs comme une munition classique. C’est un déchet radioactif issu de l’enrichissement de l’uranium destiné aux réacteurs nucléaires civils et militaires.


  • Trois Français sur quatre soutiendraient l’opération militaire au Mali. #comme_en_14 !
    http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/archive/2013/02/07/trois-francais-sur-quatre-soutiendraient-l-operat

    Selon un sondage de l’Ifop à paraître demain dans le Midi Libre, 27% des personnes interrogées sont « tout à fait favorables » et 46% « plutôt favorables » à l’engagement de l’armée française au Mali, soit un total de 73% de Français approuvant l’opération.


  • La France à fric n’est pas morte car elle bouge encore

    http://www.michelcollon.info/Michel-Collon-La-France-au-Mali.html

    En guerre contre le terrorisme, vraiment ? Pourquoi les médias ne parlent-ils pas des ressources naturelles convoitées, des multinationales françaises qui se construisent des fortunes dans cette région, de la misère dont elles sont responsables ? Pourquoi nous cache-t-on les véritables cibles : Mali, Niger, Algérie et l’Afrique en général ? Et le Qatar, allié de Paris, qui arme les islamistes maliens, qu’est-ce que cela cache ? Ou bien part-on en guerre pour des intérêts économiques et stratégiques soigneusement cachés ?

    http://www.bastamag.net/article2858.html

    Les Français s’éclairent et se chauffent grâce à leur travail : ces centaines de mineurs nigériens qui ont passé 20 ou 30 années de leur vie à extraire de l’uranium pour Areva. De l’uranium qui, importé en France, alimente ensuite nos 58 réacteurs nucléaires. Souvent victimes des effets des radiations, ils souffrent et meurent aujourd’hui dans l’indifférence. Pas question de reconnaître leurs maladies professionnelles. Combien de temps le leader français du nucléaire continuera-t-il à les mépriser ? Reportage.


  • Shlomo Sand : « La gauche sio­niste n’a jamais été moins colo­nia­liste que la droite » (Association France Palestine Solidarité)
    http://www.france-palestine.org/Shlomo-Sand-La-gauche-sioniste-n-a

    A l’occasion des légis­la­tives israé­liennes, L’Express a interrogé l’historien Shlomo Sand. Il revient sur l’usage de réfé­rences reli­gieuses par les poli­tiques israé­liens depuis la création de l’Etat d’Israël, et attribue l’échec de la gauche israé­lienne à cette contradiction. Source : Association France Palestine Solidarité


  • Depuis 2000, les « opex » coûtent un milliard d’euros par an en moyenne
    http://www.lemonde.fr/politique/article/2013/01/18/depuis-2000-les-opex-francaises-coutent-un-milliard-d-euros-chaque-annee_181
    ça donne envie de payer des impôts

    A ce jour, les soldats français sont engagés sur une dizaine de théâtres d’opérations : Kosovo, Bosnie, Tchad, Centrafrique, Côte d’Ivoire, Libye, océan Indien, Liban, Afghanistan, Haïti et, désormais, Mali.

    Ces opérations ont un coût non négligeable. En moyenne, depuis 2000, la France dépense un milliard d’euros par an dans ces opérations extérieures, hors budget de la défense.

    Ce qui est certain, c’est que l’opération Serval au Mali sera longue et coûteuse".

    et, à notre actif, combien de morts, blessés, traumatisés, déplacés, réfugiés, violés, mal nourris ?

    • Tout ça pour garantir l’approvisionnement de matières premières polluantes dont on ne veut plus, uranium, pétrole, etc ! On finance tout bonnement les guerres d’intérêts privés (et non pas de le France) lesquels profitent de niches fiscales et payent que peu d’impôts. On l’a bien profond.


  • Country migration profile by Migreurop : Serbia

    Since the 1960s, Serbia has been primarily the country of emigration : like hundreds of thousands citizens of ex-Yugoslavia, Serbians migrated to the countries of Western Europe, as temporary or “guest” workers (gastarbeiter). During the conflicts following the break-down of Yugoslavia, there were both many people who sought safety in Serbia and many Serbians who left to go to the countries of Western Europe. The term “refugee” (izbeglica) is now used to refer to people, most often of Serbian ethnicity, who fled Bosnia and Croatia and sought refuge in Serbia. It is estimated that there are around 86 000 Bosnian and Croatian refugees, as well as 206 000 internally-displaced persons who fled the armed conflicts in Kosovo, living in Serbia, many of whom still live in so called collective centres they were accommodated in when they first arrived, and face obstacles in their integration with the rest of the society. They remain most the visible and represented group of “migrants” in Serbia.

    Serbia is a good example of a country, which has been turned into a “buffer” zone of the Fortress Europe, through the externalisation of the EU migration policy onto Serbia. While Serbia has been a country of transit for migrants from Asia and Africa, the number of non-ex-Yugoslav migrants stuck in Serbia has been increasing in the recent years, due to the increasing pressures from the European Union (EU) for Serbia to harmonise its policies with the EU migration policies. Since the 1st of March 2012, Serbia is officially a candidate to join the EU [1].

    http://www.migreurop.org/article2226.html

    #migration #migreurop #Serbia #country_profile
    @reka


  • Réponse à la gauche anti-antiguerre | Jean Bricmont
    http://www.voltairenet.org/article176897.html

    Incapable de se reconstruire idéologiquement depuis la disparition de son grand frère soviétique, la gauche européenne s’est abîmée dans les combats sociétaux à l’intérieur et l’interventionnisme humanitaire à l’extérieur. En pleine incohérence, elle appelle à la protection des peuples par l’impérialisme états-unien. Mais comment peut-on souhaiter protéger qui que ce soit quand on a soi-même renoncé à sa liberté ?

    #gauche #impérialisme #colonialisme


  • Palestine Onu Vote pour le statut d’observateur

    Quelques similitudes troublantes avec la carte des pays qui reconnaissent le Kosovo. Cette carte date de février 2012 et a été publiée dans l’atlas du Monde diplomatique « Mondes émergents »

    https://dl.dropbox.com/s/zksvchnk6bnwx88/kosovo%20reconnaissance.jpg

    Source : http://boutique.monde-diplomatique.fr/atlas-mondes-emergents.html