Un mini docu réalisé par un jeune ethnomusicologue sur la musique dans la prison fédérale « Angola » en Louisiane.
Un mini docu réalisé par un jeune ethnomusicologue sur la musique dans la prison fédérale « Angola » en Louisiane.
Le Figaro - International : En Louisiane, des loups formés pour garder une prison d’Etat
http://www.lefigaro.fr/international/2012/08/02/01003-20120802ARTFIG00407-en-louisiane-des-loups-formes-pour-garder-une-pri
Une fois formés à leur mission de sécurisation de l’enceinte de la prison, les chiens-loups sont capables de garder les grilles électrisées hautes de 4 mètres qui font le tour des sept complexes du centre. Si les évasions sont rares, le risque existe, et Burl Cain, le directeur de la prison, le sait. « Il me faudrait cent officiers pour couvrir les ruisseaux, les rivières et les routes. Je dois payer tous ces gens en heures supplémentaires », explique-t-il, avant d’ajouter qu’une journée de recherche d’un évadé coûte plus de 15.000 euros. Chaque animal doit couvrir plus de 300 mètres de terrain au-delà des grillages et le fait plus rapidement qu’un gardien en voiture qui n’a pas développé les mêmes facultés olfactives qu’un chien-loup formé. « Vous pouvez toujours courir, mais ils vous rattraperont », admet un détenu à vie, Lou Cruz.
ÉTATS-UNIS • En Louisiane, les prisonniers rapportent gros | Courrier international
http://www.courrierinternational.com/article/2012/05/31/en-louisiane-les-prisonniers-rapportent-gros
❝Au début des années 1990, alors que le taux d’incarcération était deux fois moins élevé qu’aujourd’hui, la Louisiane s’est retrouvée sommée de réduire sa surpopulation carcérale par un tribunal fédéral. L’Etat avait deux choix : enfermer moins de gens ou construire plus de prisons.
Il a choisi la seconde option, non pas en bâtissant de nouvelles prisons d’Etat – il n’y avait pas d’argent pour ça. Il a choisi d’encourager les shérifs et les entreprises privées à construire des prisons en leur promettant un retour sur investissement. Les incitations financières étaient si alléchantes et les emplois dans l’univers carcéral si recherchés que de nouveaux centres de détention ont poussé comme des champignons dans toute la Louisiane. La surpopulation est devenue un lointain souvenir, et ce malgré l’explosion de la population carcérale.
Aujourd’hui, les directeurs des prisons locales passent quotidiennement des appels téléphoniques à d’autres centres de détention à la recherche de condamnés pour remplir leurs lits. Les zones urbaines comme La Nouvelle-Orléans et Baton Rouge ont souvent trop de criminels condamnés, alors que les prisons rurales doivent importer des détenus pour survivre. Plus il y a de lits vides, plus l’exploitation est dans le rouge. En revanche, avec des taux d’occupation maximum et une gestion prudente des dépenses, un shérif peut employer les bénéfices dégagés pour son activité de maintien de l’ordre, en équipant ses adjoints de nouvelles voitures, d’armes flambant neuves et d’ordinateurs dernier cri. Les détenus, eux, passent des mois ou des années dans des dortoirs de 80 lits sans rien à faire et disposent rarement de possibilités de formation, avant d’être rendus à la société avec 10 dollars et un ticket de bus.
Les gens sans imagination : se méfier - Cause toujours !
http://grosse.fatigue.free.fr/causetoujours/spip.php?article173
Je me demande si les autistes ne sont pas une invention contemporaine. Où sont les autistes du passé ? Les autistes géniaux ont-ils existé avant que l’on invente le concept ? Dès que l’on invente le concept au lieu de le découvrir, certains s’y conforment, et voilà. C’est étrange tout cela. Il faudrait donc inventer le concept de l’imaginaire obligatoire, pour sortir du marasme, de la crise. Mais c’est peut-être une idée de droite ?
#algorithmie j’aime bien ce nouvel avatar @allergie
Il est interdit de partager sur Internet le «I Have a Dream» de Martin Luther King | Slate
►http://www.slate.fr/lien/67399/martin-luther-king-i-have-a-dream-piratage-copyright
voir aussi le signalement de @odilon avec les commentaires et les liens complémentaires
Il est interdit de partager sur Internet le « I Have a Dream » de Martin Luther King | Slate
►http://www.slate.fr/lien/67399/martin-luther-king-i-have-a-dream-piratage-copyright
Ce lundi 21 janvier, c’est le Martin Luther King, Jr. Day, le jour où les Etats-Unis célèbrent la mémoire du combattant des droits civiques. Un événement qui va prendre un relief particulier cette année puisque Barack Obama va, sur les marches du Capitole, prêter serment pour un second mandat sur la Bible de King.
Mais il est un hommage que ses admirateurs ne pourront pas lui rendre, c’est celui de réutiliser librement son célèbre discours « I Have a Dream », prononcé le 28 août 1963 sur les marches du Lincoln Memorial de Washington : celui-ci est en effet sous #copyright, les droits appartenant aux héritiers de King, qui en ont confié l’administration à la société britannique EMI Publishing, aujourd’hui propriété de Sony.
Vendredi, une vidéo du discours était mise en ligne sur Vimeo par le groupe Fight for the Future en l’honneur du Internet Freedom Day, une journée célébrant le premier anniversaire du blackout de l’Internet américain décidé l’an dernier pour lutter contre les projets Stop Online Piracy Act (SOPA) et Protect IP Act (PIPA), depuis suspendus.
ah les rats ! les rapaces ! les scélérats !
Pour ce « Martin Luther King Day », le discours de Martin Luther King est en copyright et interdit de partage par ses héritiers, seulement en vente au prix de 20$.
Je ne pense pas que Martin Luther King aurait apprécié.
Par conséquent je l’écoute, lui, et je passe outre.
http://youtu.be/fIshI_qxxew
Traduction du discours :
"I have a Dream
de Martin Luther King, Jr.
traduction : Terrie-Ann WELCH
Texte original
Delivré sur les marches du Lincoln Memorial à Washington D.C. le 28 octobre 1963.
Je suis heureux de pouvoir être ici avec vous aujourd’hui, à une manifestation dont on se rappellera comme étant la plus grande manisfestation pour la liberté dans l’histoire de notre pays.
Il y a cent ans, un grand Américain, à l’ombre de qui nous sommes aujourd’hui, a signé la Proclamation d’Emancipation. Ce décret capital est arrivé comme une grande lumière d’espoir pour les millions d’esclaves qui avaient été brûlés par les flammes de l’injustice qui consume. Il est venu comme une aurore joyeuse pour terminer la longue nuit de leur captivité.
Mais, un siècle plus tard, le Noir n’est toujours pas libre ; un siècle plus tard la vie du Noir est toujours tristement handicapée par les menottes de la ségrégation et les chaînes de la discrimination ; un siècle plus tard, le Noir vit isolé sur une île d’indigence au milieu d’un vaste océan de prospérité ; un siècle plus tard, le Noir languit toujours dans les coins de la société américaine et il se trouve en exilé dans sa propre terre.
Nous sommes donc venus ici aujourd’hui pour dramatiser une condition honteuse. Dans un sens, nous sommes venus à la capitale de notre pays pour toucher ce qui nous est dû. Quand les architectes de notre république ont écrit les mots magnifiques de la Constitution et de la Déclaration d’Indépendance, ils ont signé un billet à ordre, dont tous les Américains devaient hériter. Ce billet était une promesse qu’à tous les hommes, oui, les hommes noirs aussi bien que les hommes blancs, seraient garantis les droits inaliénables de vie, de liberté, et de poursuite du bonheur.
Il est clair aujourd’hui que l’Amérique a manqué à ses engagements en ce qui concerne ses citoyens de couleur. Au lieu de faire honneur à cette obligation sacrée, l’Amérique a donné au peuple noir un chèque sans provisions ; un chèque qui nous est revenu marqué « fonds insuffisants ». Nous refusons de croire que la banque de la justice soit en faillite. Nous refusons de croire qu’il y ait des fonds insuffisants dans les grandes chambres fortes d’opportunité de cette nation. Par conséquent, nous sommes venus ici pour encaisser notre chèque, le chèque qui nous donnera sur demande les richesses de la liberté et la sécurité de la justice.
Nous sommes venus à ce lieu sacré pour rappeler au peuple américain l’urgence extrème du présent. Ce n’est pas le moment de nous adonner au luxe de nous détendre ou de nous contenter de la drogue tranquillisante d’une solution graduelle. Il est temps maintenant de rendre réelles toutes les promesses de la démocratie ; il est temps maintenant de quitter la vallée sombre et désolée de la ségrégation pour nous avancer vers le sentier brillant de la justice raciale ; il est temps maintenant d’aider notre nation à se dégager des sables mouvants de l’injustice raciale pour l’installer sur le roc solide de la fraternité ; il est temps maintenant de faire que la justice devienne une réalité pour tous les enfants de Dieu. Ce serait une erreur fatale pour la nation de refuser de voir l’urgence du moment. Cet été étouffant du mécontentement légitime du Noir ne finira pas jusqu’à ce qu’arrive un automne vivifiant de liberté et d’égalité.
1963 n’est pas une fin, mais un commencement. Et ceux qui espèrent que le Noir avait besoin de passer sa colère et qu’il est maintenant satisfait, auront un rude réveil si la nation revient à sa routine. Il n’y aura ni repos ni tranquillité en Amérique jusqu’à ce que le Noir obtienne ses droits de citoyenneté. Les tourbillons de la révolte continueront à ébranler les fondements de notre nation jusqu’à ce que le jour clair de la justice se lève à l’horizon.
Mais il y a quelque chose que je dois dire à mon peuple, qui a le pied sur le seuil attrayant qui mène au palais de la justice. Tout en cherchant à obtenir la place qui nous est dûe, nous ne devons pas être coupables d’actions mauvaises. Ne cherchons pas à satisfaire notre soif de liberté en buvant dans la tasse de l’amertume et de la haine. Nous devons pour toujours conduire notre lutte sur un plan élevé de dignité et de discipline. Nous ne devons pas laisser nos revendications créatrices dégénérer en violence physique. Encore et encore, nous devons nous élever jusqu’aux hauteurs majesteuses où l’on réfute la force physique avec la force de l’âme.
L’esprit militant, nouveau et merveilleux, qui a pénétré la communauté Noire, ne doit pas nous amener à manquer de confiance en tous les Blancs, parce que beaucoup de nos frères blancs, comme le prouve leur présence ici aujourd’hui, se rendent maintenant compte que leur destinée est liée à notre destinée, et ils sont arrivés à la réalisation que leur liberté est inextricablement liée à notre liberté. Nous ne pouvons pas cheminer seuls. Et en cours de chemin, nous devons promettre que nous marcherons toujours de l’avant. Nous ne pouvons pas retourner en arrière.
Il y a ceux qui demandent aux partisans des Droits Civiques,"Quand serez-vous satisfaits ?" Nous ne serons jamais satisfaits tant que le Noir sera victime des horreurs indicibles de la brutalité de la police ; nous ne serons jamais satisfaits tant que nos corps, lourds de la fatigue du voyage, nous ne pourrons pas obtenir un logement dans les motels de la grand’route et dans les hôtels des villes ; nous ne serons pas satisfaits tant que la mobilité essentielle du Noir consistera à aller d’un ghetto plus petit à un autre plus grand ; nous ne serons jamais satisfaits tant qu’on dépouillera nos enfants de leur amour-propre et tant qu’on les privera de leur dignité avec des pancartes qui déclarent : « Pour les Blancs Seulement. » Nous ne serons pas satisfaits tant que le Noir du Missippippi ne pourra pas voter, et le Noir de New York croira qu’il n’a rien en faveur de quoi il peut voter. Non ! Non, nous ne sommes pas satisfaits, et nous ne serons pas satisfaits jusqu’à ce que « la justice dévale comme un torrent et le droit comme un fleuve puissant. »
Je n’ignore pas que certains d’entre vous sont venus ici après de grandes épreuves et tribulations. Quelques-uns parmi vous sont récemment sortis de prisons étroites. Quelques-uns parmi vous sont venus de régions où, dans votre quête pour la liberté, vous avez été meurtris par les orages de la persécution et rendus chancelants par les vents de la brutalité de la police. Vous êtes les vétérans de la souffrance inventive. Continuez à travailler dans la foi que la souffrance non méritée est rédemptrice. Retournez dans le Mississippi ; retournez dans l’Alabama ; retournez en Caroline du Sud ; retournez en Georgie ; retournez en Louisiane ; retournez aux bas quartiers et aux ghettos des villes du nord sachant que, d’une manière ou d’une autre, cette situation doit être et sera changée ! Ne nous vautrons pas dans la vallée du désespoir !
Donc, mes amis aujourd’hui je vous dis que quoique nous devions faire face aux difficultés d’aujourd’hui et de demain, j’ai tout de même un rêve. C’est un rêve qui est profondément enraciné dans le rêve américain. Je rêve qu’un jour cette nation se dressera et fera honneur à la vraie signification de son credo : « Nous tenons ces vérités comme évidentes, que tous les hommes sont créés égaux. » Je rêve qu’un jour sur les collines rouges de Georgie, les fils des anciens esclaves et les fils des anciens propriétaires d’esclaves pourront s’asseoir ensemble à la table de la fraternité. Je rêve qu’un jour, même l’état du Mississippi, un état qui étouffe dans la fournaise de l’injustice, qui étouffe dans la fournaise de l’oppression, sera transformé en une oasis de liberté et de justice. Je rêve que mes quatre jeunes enfants vivront un jour dans une nation où ils ne seront pas jugés par la couleur de leur peau, mais à la mesure de leur caractère.
J’ai Un Rêve Aujourd’hui !
Je rêve qu’un jour, au fin fond de l’Alabama, avec ses racistes pleins de haine —avec son gouverneur des lèvres de qui dégoulinent les mots de l’interposition et de la nullification—un jour, même là, en Alabama, les petits garçons noirs et les petites filles noires pourront aller la main dans la main avec les petits garçons blancs et les petites filles blanches, comme frères et soeurs.
J’ai Un Rêve Aujourd’hui !
Je rêve qu’un jour, chaque vallée sera rehaussée et chaque colline et chaque montagne sera aplanie, les aspérités seront nivelées et les endroits torteux seront rendus rectilignes, et « la gloire de Dieu sera révélée et tout ce qui est chair le verra ensemble. »
C’est notre espérance. C’est la foi avec laquelle je retourne dans le Sud. Avec cette foi nous pourrons tailler dans la montagne du désespoir, la stèle de l’espoir. Avec cette foi, nous pourrons transformer la cacophonie des discordes de notre nation en une belle symphonie de la fraternité. Avec cette foi, nous pourrons travailler ensemble, prier ensemble, lutter ensemble, aller en prison ensemble, défendre la cause de la liberté ensemble, sachant qu’un jour nous serons libres. Et ce sera le jour, ce sera le jour où tous les enfants de Dieu pourront chanter avec une signification nouvelle :"Ma patrie c’est toi, douce terre de liberté, c’est toi que je chante. Terre où mes aïeux sont morts, terre fierté du Pélerin ; que du versant de chaque montagne retentisse le carillon de la liberté." Et si le destin de l’Amérique est d’être une grande nation, tout cela doit devenir vrai.
Que la liberté retentisse donc des collines prodigieuses du New Hampshire jusqu’aux imposantes montagnes du New York. Que la liberté retentisse du sommet des majesteuses Alleghenies de Pennsylvanie. Que la liberté retentisse des pics couronnés de neige des Rocheuses du Colorado. Que la liberté retentisse des versants mamelonés de la Californie. Mais non seulement cela. Que la liberté retentisse du haut de Stone Mountain en Georgie. Que la liberté retentisse du haut de Lookout Mountain au Tennessee. Que la liberté retentisse de chaque colline, et des moindres monticules dans le Mississippi. « Que du versant de chaque montagne retentisse le carillon de la liberté ! »
Et quand cela se produira, quand nous permettrons à la liberté de retentir, quand elle retentira dans chaque village, et dans chaque hameau, dans chaque état et dans chaque ville, nous serons à mesure de hâter l’arrivée du jour où tous les enfants de Dieu, noirs et blancs, juifs et non juifs, protestants et catholiques, pourrons chanter en se tenant la main ces mots du vieux Negro Spiritual : « Libres enfin, libres enfin ; béni soit le Tout-Puissant, nous sommes libres enfin ! »
Je suis heureux de pouvoir être ici avec vous aujourd’hui, à une manifestation dont on se rappellera comme étant la plus grande manisfestation pour la liberté dans l’histoire de notre pays.
Il y a cent ans, un grand Américain, à l’ombre de qui nous sommes aujourd’hui, a signé la Proclamation d’Emancipation. Ce décret capital est arrivé comme une grande lumière d’espoir pour les millions d’esclaves qui avaient été brûlés par les flammes de l’injustice qui consume. Il est venu comme une aurore joyeuse pour terminer la longue nuit de leur captivité.
Mais, un siècle plus tard, le Noir n’est toujours pas libre ; un siècle plus tard la vie du Noir est toujours tristement handicapée par les menottes de la ségrégation et les chaînes de la discrimination ; un siècle plus tard, le Noir vit isolé sur une île d’indigence au milieu d’un vaste océan de prospérité ; un siècle plus tard, le Noir languit toujours dans les coins de la société américaine et il se trouve en exilé dans sa propre terre.
Nous sommes donc venus ici aujourd’hui pour dramatiser une condition honteuse. Dans un sens, nous sommes venus à la capitale de notre pays pour toucher ce qui nous est dû. Quand les architectes de notre république ont écrit les mots magnifiques de la Constitution et de la Déclaration d’Indépendance, ils ont signé un billet à ordre, dont tous les Américains devaient hériter. Ce billet était une promesse qu’à tous les hommes, oui, les hommes noirs aussi bien que les hommes blancs, seraient garantis les droits inaliénables de vie, de liberté, et de poursuite du bonheur.
Il est clair aujourd’hui que l’Amérique a manqué à ses engagements en ce qui concerne ses citoyens de couleur. Au lieu de faire honneur à cette obligation sacrée, l’Amérique a donné au peuple noir un chèque sans provisions ; un chèque qui nous est revenu marqué « fonds insuffisants ». Nous refusons de croire que la banque de la justice soit en faillite. Nous refusons de croire qu’il y ait des fonds insuffisants dans les grandes chambres fortes d’opportunité de cette nation. Par conséquent, nous sommes venus ici pour encaisser notre chèque, le chèque qui nous donnera sur demande les richesses de la liberté et la sécurité de la justice.
Nous sommes venus à ce lieu sacré pour rappeler au peuple américain l’urgence extrème du présent. Ce n’est pas le moment de nous adonner au luxe de nous détendre ou de nous contenter de la drogue tranquillisante d’une solution graduelle. Il est temps maintenant de rendre réelles toutes les promesses de la démocratie ; il est temps maintenant de quitter la vallée sombre et désolée de la ségrégation pour nous avancer vers le sentier brillant de la justice raciale ; il est temps maintenant d’aider notre nation à se dégager des sables mouvants de l’injustice raciale pour l’installer sur le roc solide de la fraternité ; il est temps maintenant de faire que la justice devienne une réalité pour tous les enfants de Dieu. Ce serait une erreur fatale pour la nation de refuser de voir l’urgence du moment. Cet été étouffant du mécontentement légitime du Noir ne finira pas jusqu’à ce qu’arrive un automne vivifiant de liberté et d’égalité.
1963 n’est pas une fin, mais un commencement. Et ceux qui espèrent que le Noir avait besoin de passer sa colère et qu’il est maintenant satisfait, auront un rude réveil si la nation revient à sa routine. Il n’y aura ni repos ni tranquillité en Amérique jusqu’à ce que le Noir obtienne ses droits de citoyenneté. Les tourbillons de la révolte continueront à ébranler les fondements de notre nation jusqu’à ce que le jour clair de la justice se lève à l’horizon.
Mais il y a quelque chose que je dois dire à mon peuple, qui a le pied sur le seuil attrayant qui mène au palais de la justice. Tout en cherchant à obtenir la place qui nous est dûe, nous ne devons pas être coupables d’actions mauvaises. Ne cherchons pas à satisfaire notre soif de liberté en buvant dans la tasse de l’amertume et de la haine. Nous devons pour toujours conduire notre lutte sur un plan élevé de dignité et de discipline. Nous ne devons pas laisser nos revendications créatrices dégénérer en violence physique. Encore et encore, nous devons nous élever jusqu’aux hauteurs majesteuses où l’on réfute la force physique avec la force de l’âme.
L’esprit militant, nouveau et merveilleux, qui a pénétré la communauté Noire, ne doit pas nous amener à manquer de confiance en tous les Blancs, parce que beaucoup de nos frères blancs, comme le prouve leur présence ici aujourd’hui, se rendent maintenant compte que leur destinée est liée à notre destinée, et ils sont arrivés à la réalisation que leur liberté est inextricablement liée à notre liberté. Nous ne pouvons pas cheminer seuls. Et en cours de chemin, nous devons promettre que nous marcherons toujours de l’avant. Nous ne pouvons pas retourner en arrière.
Il y a ceux qui demandent aux partisans des Droits Civiques,"Quand serez-vous satisfaits ?" Nous ne serons jamais satisfaits tant que le Noir sera victime des horreurs indicibles de la brutalité de la police ; nous ne serons jamais satisfaits tant que nos corps, lourds de la fatigue du voyage, nous ne pourrons pas obtenir un logement dans les motels de la grand’route et dans les hôtels des villes ; nous ne serons pas satisfaits tant que la mobilité essentielle du Noir consistera à aller d’un ghetto plus petit à un autre plus grand ; nous ne serons jamais satisfaits tant qu’on dépouillera nos enfants de leur amour-propre et tant qu’on les privera de leur dignité avec des pancartes qui déclarent : « Pour les Blancs Seulement. » Nous ne serons pas satisfaits tant que le Noir du Missippippi ne pourra pas voter, et le Noir de New York croira qu’il n’a rien en faveur de quoi il peut voter. Non ! Non, nous ne sommes pas satisfaits, et nous ne serons pas satisfaits jusqu’à ce que « la justice dévale comme un torrent et le droit comme un fleuve puissant. »
Je n’ignore pas que certains d’entre vous sont venus ici après de grandes épreuves et tribulations. Quelques-uns parmi vous sont récemment sortis de prisons étroites. Quelques-uns parmi vous sont venus de régions où, dans votre quête pour la liberté, vous avez été meurtris par les orages de la persécution et rendus chancelants par les vents de la brutalité de la police. Vous êtes les vétérans de la souffrance inventive. Continuez à travailler dans la foi que la souffrance non méritée est rédemptrice. Retournez dans le Mississippi ; retournez dans l’Alabama ; retournez en Caroline du Sud ; retournez en Georgie ; retournez en Louisiane ; retournez aux bas quartiers et aux ghettos des villes du nord sachant que, d’une manière ou d’une autre, cette situation doit être et sera changée ! Ne nous vautrons pas dans la vallée du désespoir !
Donc, mes amis aujourd’hui je vous dis que quoique nous devions faire face aux difficultés d’aujourd’hui et de demain, j’ai tout de même un rêve. C’est un rêve qui est profondément enraciné dans le rêve américain. Je rêve qu’un jour cette nation se dressera et fera honneur à la vraie signification de son credo : « Nous tenons ces vérités comme évidentes, que tous les hommes sont créés égaux. » Je rêve qu’un jour sur les collines rouges de Georgie, les fils des anciens esclaves et les fils des anciens propriétaires d’esclaves pourront s’asseoir ensemble à la table de la fraternité. Je rêve qu’un jour, même l’état du Mississippi, un état qui étouffe dans la fournaise de l’injustice, qui étouffe dans la fournaise de l’oppression, sera transformé en une oasis de liberté et de justice. Je rêve que mes quatre jeunes enfants vivront un jour dans une nation où ils ne seront pas jugés par la couleur de leur peau, mais à la mesure de leur caractère.
J’ai Un Rêve Aujourd’hui !
Je rêve qu’un jour, au fin fond de l’Alabama, avec ses racistes pleins de haine —avec son gouverneur des lèvres de qui dégoulinent les mots de l’interposition et de la nullification—un jour, même là, en Alabama, les petits garçons noirs et les petites filles noires pourront aller la main dans la main avec les petits garçons blancs et les petites filles blanches, comme frères et soeurs.
J’ai Un Rêve Aujourd’hui !
Je rêve qu’un jour, chaque vallée sera rehaussée et chaque colline et chaque montagne sera aplanie, les aspérités seront nivelées et les endroits torteux seront rendus rectilignes, et « la gloire de Dieu sera révélée et tout ce qui est chair le verra ensemble. »
C’est notre espérance. C’est la foi avec laquelle je retourne dans le Sud. Avec cette foi nous pourrons tailler dans la montagne du désespoir, la stèle de l’espoir. Avec cette foi, nous pourrons transformer la cacophonie des discordes de notre nation en une belle symphonie de la fraternité. Avec cette foi, nous pourrons travailler ensemble, prier ensemble, lutter ensemble, aller en prison ensemble, défendre la cause de la liberté ensemble, sachant qu’un jour nous serons libres. Et ce sera le jour, ce sera le jour où tous les enfants de Dieu pourront chanter avec une signification nouvelle :"Ma patrie c’est toi, douce terre de liberté, c’est toi que je chante. Terre où mes aïeux sont morts, terre fierté du Pélerin ; que du versant de chaque montagne retentisse le carillon de la liberté." Et si le destin de l’Amérique est d’être une grande nation, tout cela doit devenir vrai.
Que la liberté retentisse donc des collines prodigieuses du New Hampshire jusqu’aux imposantes montagnes du New York. Que la liberté retentisse du sommet des majesteuses Alleghenies de Pennsylvanie. Que la liberté retentisse des pics couronnés de neige des Rocheuses du Colorado. Que la liberté retentisse des versants mamelonés de la Californie. Mais non seulement cela. Que la liberté retentisse du haut de Stone Mountain en Georgie. Que la liberté retentisse du haut de Lookout Mountain au Tennessee. Que la liberté retentisse de chaque colline, et des moindres monticules dans le Mississippi. « Que du versant de chaque montagne retentisse le carillon de la liberté ! »
Et quand cela se produira, quand nous permettrons à la liberté de retentir, quand elle retentira dans chaque village, et dans chaque hameau, dans chaque état et dans chaque ville, nous serons à mesure de hâter l’arrivée du jour où tous les enfants de Dieu, noirs et blancs, juifs et non juifs, protestants et catholiques, pourrons chanter en se tenant la main ces mots du vieux Negro Spiritual : « Libres enfin, libres enfin ; béni soit le Tout-Puissant, nous sommes libres enfin ! »
Martin Luther King
#MLKDAY
20$ ? D’après http://www.theatlanticwire.com/politics/2012/01/great-martin-luther-king-copyright-conundrum/47460 on peut l’avoir pour $10... Mais c’est néanmoins bien moche. Quelques précisions :
http://en.wikipedia.org/wiki/Estate_of_Martin_Luther_King,_Jr.,_Inc._v._CBS,_Inc.
Les réactions Américaines montrent que le cas King a quand même un effet bénéfique : face à un tel excès les Américains hors des communautés réformistes commencent quand même à se poser de sérieuses questions sur la gestion actuelle du copyright : http://www.washingtontimes.com/news/2012/jan/20/copyright-wars
on attend le jour où l’hymne national sera sous copyright
Catastrophe écologique en Louisiane à cause de la fracturation
►http://www.bastamag.net/article2837.html
Elle n’a fait l’objet que de quelques manchettes et c’est pourtant une catastrophe écologique sans précédent qui s’est déroulée le 3 août dernier en Louisiane (Etats-Unis). En l’espace d’une nuit, plus de trois hectares de forêts marécageuses ont été engloutis
Catastrophe écologique en Louisiane à cause de la fracturation - Extraction - Basta !
►http://www.bastamag.net/article2837.html
Elle n’a fait l’objet que de quelques manchettes et c’est pourtant une catastrophe écologique sans précédent qui s’est déroulée le 3 août dernier en Louisiane (Etats-Unis). En l’espace d’une nuit, plus de trois hectares de forêts marécageuses ont été engloutis, laissant place à un gouffre géant rempli d’eau, de saumure, de pétrole et de gaz naturel. D’après le site Truth-Out, les premiers signes du désastre sont apparus au printemps 2012 avec l’apparition de bulles dans les bayous, ces étendues d’eau formées par les anciens bras du Mississippi. Puis les résidents du comté d’Assumption Parish ont commencé à ressentir de petits tremblements de terres. Avant que la terre ne finisse soudainement par céder.
l’article de Truth-Out
Bayou Frack-Out : The Massive Oil and Gas Disaster You’ve Never Heard Of
http://truth-out.org/news/item/13136-bayou-frack-out-the-massive-oil-and-gas-disaster-youve-never-heard-
Documents obtained by the Baton Rouge newspaper, The Advocate, revealed that in 2011, Texas Brine sent a letter to the Louisiana Department of Natural Resources (DNR) to alert its director, Joseph Ball, that the cavern had failed a “mechanical integrity test” and would be capped and shut down. The DNR received the letter but did not require any additional monitoring of the well’s integrity.
Despite this letter, regulators apparently did not suspect the brine cavern to be the source of the bubbles until a few days before the sinkhole appeared, The Advocate reported. The letter raised ire among local officials, who did not hear about the failed integrity test until after Bayou Corne became a slurry pit.
• Sommes-nous en 1861 ? • Comment un mouvement parti d’un individu le 7 novembre embrase l’Amérique underground et “dissidente”, mouvement totalement ignoré de la presse-Système. • Les pétitions pour la sécession touchent les 50 États et dépassent le million de signatures. • Finalement, ce n’est pas une querelle politique (1861), c’est une révolte postmoderne, plus grave que 1776. • La puissance psychologique de ce mouvement est bien là, terrible...
Dedefensa.org : Aux armes, et “sécession pour tous” !
http://www.dedefensa.org/article-aux_armes_et_s_cession_pour_tous__16_11_2012.html
Vers la fin de l’Union des différents Etats d’Amérique telle que nous la connaissons depuis toujours ?
A La Nouvelle Orléans, le blues du Lower 9th Ward | Lancelot Hamelin (Les Inrocks)
http://www.lesinrocks.com/2012/11/06/actualite/a-la-nouvelle-orleans-le-blues-du-lower-9th-ward-11321045
Elections, ouragan, Obama, Romney, sept ans après Katrina, notre reporter est allé à la rencontre des habitants d’un des quartiers les plus durs et emblématiques de la Nouvelle-Orléans. Source : Les Inrocks
Sandy, un ouragan à New-York (Des bassines et du zèle)
http://blog.emceebeulogue.fr/post/2012/11/02/Sandy,-un-ouragan-%C3%A0-New-York
une fois que l’effervescence sera retombée, que les caméras se seront éteintes et les médias affairés à nouveau à attirer notre attention sur un autre trompe-l’œil. Les pauvres seront alors abandonnés à leur triste sort, devant écoper l’eau avec une canette, ou abandonner leur domicile et leurs maigres possessions, et, soit, s’entasser chez des gens compatissants et généreux, soit prendre la route pour gonfler encore davantage le nombre des sans-abri dont personne dans les médias ne songera à faire le décompte. Pendant ce temps, les vautours de la finance pourront s’emparer des quartiers sinistrés, les rénover, les « gentrifier » (en faire des quartiers bourgeois), augmenter les prix des loyers et des ventes de logements, remplacer les écoles publiques par des écoles privées et éloigner à jamais les pauvres. (...) Source : Des bassines et du zèle
La culture française de la traite négrière - La Vie des idées
http://www.laviedesidees.fr/La-culture-francaise-de-la-traite.html
Comment la traite négrière a-t-elle influé sur la culture nationale de la France ? Comment accommodation avec l’esclavage et revendication de liberté ont-elles cohabité entre le XVIIe et le XIXe siècle ? À ces questions délicates, un historien américain apporte des réponses très tranchées.
Ouragan Isaac : l’eau submerge une digue près de La Nouvelle Orléans
Le Monde.fr avec AFP | 29.08.2012
Selon le NHC, Isaac est pour le moment un ouragan de catégorie 1 sur l’échelle de Saffir-Simpson, qui compte cinq degrés.
L’ouragan Isaac se rapproche dangereusement de La Nouvelle-Orléans, où il est attendu dans la soirée, sept ans jour pour jour après Katrina. L’eau a déjà franchi une des digues installées dans les environs, entre les districts de Braithwaite et de White Ditch, et un avis d’évacuation a été lancé pour la paroisse de Plaquemine, presqu’île située à 90 km au sud-est de la ville.
Le président de la paroisse, Billy Nungesser, a précisé que 2 000 habitants ont reçu la consigne de quitter leurs habitations mais que seulement la moitié avait suivi cette recommandation avant l’arrivée des pluies et des vents charriés par Isaac mardi soir. « Sur la rive est, nous avons actuellement des gens qui se sont réfugiés sur leurs toits ou dans leurs greniers car il y a entre trois mètres cinquante et quatre mètres d’eau dans leurs maisons », a-t-il dit. « L’ouragan a été bien plus fort que les gens ne le pensaient ».
Avec les mêmes infos, titre : « Isaac : les digues construites autour de La Nouvelle-Orléans tiennent le choc »
http://tempsreel.nouvelobs.com/topnews/20120829.AFP7055/isaac-les-digues-construites-autour-de-la-nouvelle-orleans-tien
L’ouragan Isaac file droit vers La Nouvelle-Orléans - Monde - TF1 News
http://lci.tf1.fr/monde/amerique/l-ouragan-isaac-file-droit-vers-la-nouvelle-orleans-7477868.html
Sept ans quasiment jour pour jour après Katrina, qui avait ravagé la ville, Isaac (Lire notre éclairage : Qui est Isaac ?) s’apprête à s’abattre sur La Nouvelle-Orléans.La tempête tropicale s’est transformée en ouragan mardi et a touché les côtes américaines à l’extrême sud-est de la Louisiane mardi, a annoncé le Centre de surveillance des ouragans américain (NHC).
Isaac s’approche et tous les journaux - TF1 en tête - rappellent que Katrina avait - sept ans jour pour jour - « dévasté » la ville. Le problème, c’est que c’est faux.
Katrina, ouragan très puissant à tourné peu avant d’atteindre la côte et est passé en réalité à l’est de la ville. Le centre ville lui même a été épargné, le vent n’a occasionné que très peu de destructions. On ne peut pas dire que la ville ait été « dévastée » ou « détruite ». Par contre, tous les quartiers et les banlieues sud ont été ensevelis sous plusieurs mètres de flotte. Des scientifiques et des ingénieurs ont depuis montré que cette méga inondation aurait pourtant pu être évitée...
La puissance des vents ont provoqué une exceptionnelle montées des eaux sur la côte et dans l’écheveau de chenaux qui canalise le fleuve Mississippi. Ces chenaux étaient théoriquement protégés par des digues et des levées... Mais voilà, ces digues et ces levées se sont écroulées en plusieurs endroits : Elles étaient trop fragiles et pas assez hautes, ce que savaient parfaitement les autorités. Mais pour des raisons financières, les travaux de consolidation n’ont pas été fait.
Résultat, l’eau s’est déversée pendant plus de cinq heures, noyant totalement les quartiers sud et hélas 1 800 de ses habitants avec. Les scientifiques qui se sont penchés sur cette question ont tous affirmé que ce désastre était en réalité un « man-made disaster » dans le sens ou un investissement raisonnable aurait pu éviter la mort de ces 1 800 habitants. Un des scientifiques qui travaillait à l’université de la Nouvelle-Orléans et qui a dénoncé ce scandale a été licencié quelques semaines seulement après le passage de Katrina.
j’aurai l’occasion de revenir plus en détail sur cette question avec sources, références et interviews réalisées lors d’un reportage sur place en octobre 2008.
#etats-unis #ouragan #isaac #katrina #mississippi #nouvelle-orléans
Mobilisation sociale et critique des médias au Québec, la rengaine d’Acrimed
►http://www.acrimed.org/article3841.html
Alors que les étudiants québécois poursuivent leur grève, la plus longue de l’histoire universitaire du Québec, contre la hausse du montant des droits d’inscription à l’université et contre la loi 78 qui limite le droit de manifester, le rôle des médias dans ce mouvement a été mis en cause, non sans virulence parfois, par les acteurs de la mobilisation. Il vaut la peine d’essayer de comprendre pourquoi.
Pas mal d’infos intéressantes sur les rapports conflictuels entre les manifestant-e-s et les médias « dominants » au Québec. Mais une fois de plus, la rengaine d’Acrimed, deux uniques recommandations : la création d’observatoires indépendant des médias, et le soutien à un média professionnel « indépendant » (Le Devoir). Cet article sur les mobilisations sociales au Québec réussit ainsi à ne pas citer un seul de ces médias autonomes, amateurs ou semi-professionnels, issus du mouvement social, et qui servent de source d’information large depuis le début de cette mobilisation : pour Acrimed, ils n’appartiennent pas au « champ de l’information ». Une nouvelle fois, le pré-carré des journalistes défendu par ses critiques même.
Ce ne sont pourtant pas les initiatives intéressantes dans ce domaine qui manquent au Québec, on peut rapidement citer :
– La boîte rouge, « Le média du mouvement étudiant » : http://boiterouge.net
– Média Coop, un réseau canadien de médias alternatifs, très original, particulièrement actif sur ce mouvement : http://www.mediacoop.ca/greve
– CMAQ, un site membre du réseau Indymedia :
http://www.cmaq.net
– CUTV Montréal, une webtv participative
http://cutvmontreal.ca/CUTVnews
Vive la critique des médias en acte !
James Lee Burke - Une semaine dans le métro « LES VREGENS
http://cafemusique.wordpress.com/2012/05/28/une-semaine-dans-le-metro/#more-5843
Le tunnel et la cohue ont disparu. Je me fiche bien de savoir si la scène où j’ai plongé est réaliste, ou si c’est un tissu de clichés. C’est la puissance évocatrice de ces mots riches portés par des phrases toutes calmes qui me secoue. Je relève les yeux, croise le regard de quelqu’un qui m’observait, et qui ne se moque pas.
Trois mondes alternent d’une nouvelle à l’autre, qui sont en fait trois époques de la vie de Burke, mais on est toujours tout près de la mer, entre Texas et Louisiane. Par là-bas, elle ne tue pas les marins mais ceux qui exploitent n’importe comment ses rivages.
The Burning of the Flag : le narrateur se rappelle son enfance pendant la guerre
The Night Johnny Ace Died : le narrateur est un musicien itinérant.
Jesus Out to Sea : le narrateur s’est réfugié sur un toit après l’ouragan.
http://www.esquire.com/fiction/fiction/jesus-out-to-sea-james-lee-burke-0406
#livre
Pourquoi les pauvres votent-ils contre leurs intérêts ? | Michael C.Behrent (Sciences Humaines)
►http://www.scienceshumaines.com/pourquoi-les-pauvres-votent-ils-contre-leurs-interets_fr_28625.htm
« Si l’on aide les plus pauvres, alors c’est moi qui vais me retrouver tout en bas » : selon des chercheurs américains, la « peur de la dernière place »
expliquerait l’opposition des citoyens modestes aux politiques de redistribution. (...) Source : Sciences Humaines
Très intéressant !
Du coup l’idée du Smic à 1700€ ne paraît pas susceptible de séduire les foules. Il faudrait peut être y associer une indexation de tous les salaires sur le salaire minimum.
Je me souviens aussi d’une expérience où on demandait aux gens s’ils préféraient vivre dans une maison de 200m² dans un monde où tout le monde avait à peu près ce genre de maison ou dans une maison de 80m² dans un monde où les autres gens avaient plutôt 60m².
Une écrasante majorité préférait plus petit du moment qu’il avaient mieux que le voisin.
#médiocre
En même temps, le sujet de cet article est loin d’être nouveau.
Thomas Franck a écrit « Pourquoi les pauvres votent à droite »
en 2008 : http://atheles.org/agone/contrefeux/pourquoilespauvresvotentadroite/index.html
Serge Halimi analysait l’élection de Bush de la même manière, en 2004 : http://www.monde-diplomatique.fr/2004/10/HALIMI/11549
Autre article, ici : http://www.legrandsoir.info/Thomas-Frank-Pourquoi-les-pauvres-votent-a-droite-Marseille.html
Cela dit, dans sa préface, Halimi a eu pleinement raison d’élargir le débat et d’expliciter le vote de droite des pauvres en France. Selon le directeur du Monde Diplomatique (et Frank, bien sûr), le pilonnage que subit la classe ouvrière du monde entier, la guerre de classes enclenchée par l’hyperbourgeoisie mondiale depuis une trentaine d’années ont fait se réfugier le prolétariat, et une bonne partie des classes moyennes, vers un nouvel opium du peuple, celui d’un “ univers moral ” complètement fabriqué par la superstructure. Les questions socio-économiques ont été laissées en déshérence parce que, de Bush à Ségolène Royal en passant par Blair ou les jumeaux réactionnaires qui gouvernent la Pologne, les dirigeants ont eu « l’habileté », explique Halimi, « de mettre en avant leur conservatisme sur le terrain des valeurs. » Pendant sa campagne électorale, Sarkozy a fait oublier qu’il était le représentant et l’agent des forces d’exploitation et a rassuré en faisant appel à de prétendues valeurs fondamentales, à de prétendus comportements anciens.
Et je rajouterais que la thèse des deux économistes sur la « peur de la dernière place » pour expliquer le vote conservateur me paraît « insuffisante ».
Celle de Frank, d’Halimi, et surtout, de Jean-Claude Michéa, que j’invite tout le monde à lire, si ce n’est pas déjà fait, est beaucoup plus sérieuse et fondée.
Citation de Jean-Claude Michéa :
Il est absurde de penser que, dans le système politique qui est le nôtre, le pouvoir est réellement exercé par le peuple. Comme l’écrivait Debord, les droits dont nous disposons sont, pour l’essentiel, les droits de « l’homme spectateur ». En d’autres termes, nous sommes globalement libres de critiquer le film que le système a décidé de nous projeter (ce qui, pour un peuple frondeur, n’est pas un droit négligeable), mais nous n’avons strictement aucun droit d’en modifier le scénario, et cela que nous apportions nos voix à un parti de droite ou à un parti de gauche. L’affaire du référendum devrait avoir convaincu les derniers naïfs.
Si on pouvait éviter les recyclages de Michéa...
Si on pouvait éviter les recyclages de Michéa...
Si tu pouvais m’expliquer ce que tu veux dire... ?
Que je l’aime pas, ce réactionnaire.
Halimi, Frank, no problem.
La marée noire dont personne ne parle | #Pollution
http://www.cyberpresse.ca/environnement/pollution/201109/24/01-4450964-la-maree-noire-dont-personne-ne-parle.php#Slide-7-box-0
Depuis 50 ans, 9 millions de barils de pétrole brut se sont déversés dans le delta du Niger. En mai dernier, au moment où les yeux du monde étaient tournés vers le golfe du Mexique et la fuite de la plateforme de forage Deep Horizon, une énième rupture d’oléoduc a provoqué une autre marée noire à l’autre bout du monde.
Les États-Unis du lynchage | Mark Twain (Agone)
http://blog.agone.org/post/2011/08/31/Les-Etats-Unis-du-lynchage
Ainsi le Missouri, ce grand État, est tombé ! Certains de ses enfants ont rejoint les lyncheurs et cette souillure éclabousse le reste d’entre nous. À cause de ces enfants, à peine une poignée, notre réputation est faite et nous sommes maintenant catalogués, et pour les habitants des quatre coins du monde nous sommes à présent des « lyncheurs », et nous le serons à jamais. (...) Source : Agone
Cartoon SNAP: Master Cartooning at Home in a Few Short Weeks — Vintage Ad from Popular Mechanics 1960
http://cartoonsnap.blogspot.com/2011/08/master-cartooning-at-home-in-few-short.html
This has nothing to do with cartooning, but it’s a pretty cool image:
Une autre version de la pub (en bas de page gauche) :
http://books.google.fr/books?id=xt0DAAAAMBAJ&pg=RA1-PA139&lpg=RA1-PA139&dq=american+frog+canni
Une magnifique version en pleine page. Avec plus d’infos sur la « American Frog Canning Company » (ça fait drôlement envie) :
http://blog.modernmechanix.com/2005/12/09/raise-giant-frogs
http://blog.modernmechanix.com/mags/ModernMechanix/1-1936/raise_giant_frogs.jpg
L’entreprise existait vraiment, le bâtiment est dans ce « Guide de la Louisiane » :
Louisiana : A Guide to the State - Google Livres
http://books.google.fr/books?id=lOSvzYLs3tMC&pg=PA386&lpg=PA386&dq=american+frog+canning&sourc
La photo est bâtiment est disponible à la Librairie de l’État :
http://louisdl.louislibraries.org/cdm4/item_viewer.php?CISOROOT=/LWP&CISOPTR=1708&CISOBOX=1&REC=1
Qui se soucie des soins ? La disparition d’un hôpital public après Katrina | Anne M. Lovell (Métropolitiques)
http://www.metropolitiques.eu/Qui-se-soucie-des-soins-La.html
Après le passage de l’ouragan Katrina, le Charity Hospital, grand hôpital au service des pauvres et des non-assurés de la Nouvelle Orléans, a définitivement fermé malgré son état encore fonctionnel et des besoins pressants. Anne M. Lovell décrit comment l’ouragan a accéléré la restructuration locale des services de santé, privant les patients de soins adéquats et causant la démolition des quartiers historiques. (...)
Intéressant et c’est exactement le propos de la série #Treme que je recommande chaleureusement.
En ce moment, j’ai attaqué Breaking Bad... yo !
4000 ans de Fukushima, partie I | François Ruffin (Fakir)
http://www.fakirpresse.info/4000-ans-de-Fukushima-partie-I.html
À Fukushima, on en était réduit à ça : jeter de la flotte, depuis un hélicoptère, sur les réacteurs. Avant ça, BP avait bien peiné avant de reboucher son trou au large de la Louisiane. Quand un volcan islandais éternue, c’est toute l’Europe qui s’enrhume. Et même dix centimètres de neige nous mènent au bord de la panique. Alors, est-ce que le système n’arrive pas à bout ? Est-ce que, avec toute notre technologie, on n’est pas en train de rentrer à toute blinde dans le mur écologique ? On ne serait pas les (...)
Une militante des droits des citoyens de Louisiane condamnée à 15 ans de prison (Des bassines et du zèle)
http://blog.emceebeulogue.fr/post/2011/06/17/Une-militante-des-droits-des-citoyens-de-Louisiane-condamn%C3%A9e
Encore dans la série : « justice ou vengeance ? », voici une femme de 35 ans qui a pris 15 ans ferme pour avoir, selon la police, fourni de la drogue. 31-46 ans : de belles années de la vie à passer derrière les barreaux sans voir grandir ses enfants. Encore une justice du genre « que tu sois blanc ou noir, les jugements de cour te rendront blanc ou noir » au pays de la Liberté, de Disneyland et du président noir dehors-blanc dedans.