provinceorstate:palestine

  • Israel’s West Bank settlements grew by twice the size of New York’s Central Park in 2012
    By Chaim Levinson
    Haaretz

    Le grignotage inexorable de la terre palestinienne

    http://www.haaretz.com/news/diplomacy-defense/israel-s-west-bank-settlements-grew-by-twice-the-size-of-new-york-s-central

    Israeli settlements in the West Bank legally expanded by nearly 8,000 dunams (1977 acres) in 2012 - land equaling the entire city of Bat Yam and twice as big as Manhattan’s Central Park.

    The adjustments were approved by military order, with the Israel Defense Forces’ GOC Central Command granting settlement municipalities jurisdiction over the new territories.

    Although in recent years the practice of giving large swathes of land to settlements has been abandoned, creeping annexations are still under way. In 2012, settlement-controlled land grew from 530,931 to 538,303 dunams, a total increase of 7,372 dunams, according to a comparison of maps from 2011 and 2012 at the Civil Administration offices.


  • Jérusalem-Est : l’Autorité palestinienne convoque la représentante du Canada
    http://www.romandie.com/news/n/_Jerusalem_Est_l_Autorite_palestinienne_convoque_la_representante_du_Canad ?

    RAMALLAH (Territoires palestiniens) - L’Autorité palestinienne a convoqué dimanche la représentante du Canada pour lui faire part de son vif mécontentement après la visite controversée du chef de la diplomatie canadienne John Baird à Jérusalem-Est occupée et annexée par Israël.

    Le ministère des Affaires étrangères a convoqué dimanche la représentante du Canada auprès de l’Etat de Palestine, Katherine Verrier-Fréchette, pour lui faire part de son vif mécontentement à la suite de la rencontre entre le ministre canadien des Affaires étrangères John Baird et la ministre israélienne de la Justice Tzipi Livni à Jérusalem-Est, selon un communiqué.

    La polémique, qui empoisonne les relations entre l’Autorité palestinienne et le Canada, a éclaté après que M. Baird eut dérogé à la politique de la plupart de ses homologues en rencontrant cette semaine un haut responsable israélien dans le secteur arabe de la ville annexée par Israël.

    M. Baird a établi délibérément un précédent, selon la presse israélienne.

    Au Caire, le porte-parole du secrétaire général de la Ligue arabe Nabil el-Arabi s’est déclaré de son côté extrêmement indigné par cette rencontre à Jérusalem-Est. Cette prise de position constitue une violation des décisions de l’ONU et tente de légitimer l’occupation par Israël de Jérusalem-Est, a-t-il dit.

    La communauté internationale ne reconnaît pas l’annexion de Jérusalem-Est, qu’elle considère comme un territoire occupé et où les Palestiniens veulent établir la capitale de l’Etat auquel ils aspirent.

    Les dirigeants palestiniens avaient déjà fustigé vendredi une violation flagrante du droit international, parlant de provocation et de gifle à la face du peuple palestinien.

    Votre récente rencontre avec des responsables israéliens à Jérusalem-Est a pour conséquence de tenter de légitimer la situation illégale sur le terrain, avait déploré le négociateur Saëb Erakat, membre de la direction de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP), dans une lettre au ministre canadien.

    Lors de sa récente visite de près d’une semaine, au cours de laquelle il a rencontré les dirigeants israéliens et des représentants des milieux d’affaires, M. Baird a réaffirmé l’alliance étroite et spéciale de son pays avec Israël.


  • Les Palestiniens vont demander à l’ONU une résolution contre la colonisation
    http://www.romandie.com/news/n/_Les_Palestiniens_vont_demander_a_l_ONU_une_resolution_contre_la_colonisat

    RAMALLAH (Territoires palestiniens) - La direction palestinienne a annoncé mardi qu’elle allait demander au Conseil de sécurité de l’ONU de condamner la colonisation israélienne, lors d’une réunion autour du président Mahmoud Abbas, en présence d’un dirigeant du Hamas en Cisjordanie.

    La direction palestinienne a décidé à titre de première mesure de se tourner vers le Conseil de sécurité de l’ONU au nom de l’Etat de Palestine pour demander une résolution contraignante pour qu’Israël arrête ses décisions d’expansion destructrices et toutes les formes de colonisation, a-t-elle annoncé dans un communiqué au terme de la réunion à Ramallah.

    Elle a affirmé qu’elle s’opposerait fermement aux dernières décisions de colonisation à Jérusalem et dans ses environs, y compris le projet E1, parce que le sort de la solution à deux Etats et l’avenir du processus politique, dépendent de la mise en échec de ce projet, le plus dangereux de l’histoire de la colonisation, selon le texte.


  • Israël - Palestine : ce que pourrait faire l’UE face aux colonies | René Backmann (Association France Palestine Solidarité)
    http://www.france-palestine.org/Israel-Palestine-ce-que-pourrait

    3.000 loge­ments de colo­ni­sation : Israël riposte au vote de l’ONU. Un obs­tacle à la paix que l’UE dénonce, tout en conti­nuant d’acheter les pro­duits qui y sont fabriqués. Source : Association France Palestine Solidarité


  • La Palestine fait un grand bond en avant — M K Bhadrakumar, Indian Punchline
    http://www.legrandsoir.info/la-palestine-fait-un-grand-bond-en-avant.html

    Les pays du BRICS, la Ligue Arabe, le mouvement des pays non alignés et d’une manière assez surprenante une grand partie des états européens ont promis de soutenir la demande. « Nous avons perdu l’Europe » : cette déclaration israélienne dit tout. Le fait est que les écluses sont ouvertes et que Washington et Tel Aviv sont très isolés.

    La question qui surgit de ce tsunami de soutien est la suivante : qu’est-ce que cela signifie pour la Palestine ? Il est certain que les Palestiniens enregistrent ici une immense victoire. Mais c’est bien plus que cela. Ils peuvent désormais prendre part aux débats de l’Assemblée Générale de l’ONU et ont une tribune pour faire connaître leur poignante histoire.

    Deuxièmement, il leur sera plus facile de contacter les agences de l’ONU, ce qui permettra à la Palestine d’obtenir toutes sortes d’aides de l’organisation mondiale. C’est une fissure de plus dans le cercueil du blocage inhumain qu’Israël impose à Gaza.

    Par ailleurs, l’acceptation par l’ONU de la Palestine même comme un observateur non membre implique une large reconnaissances des frontières antérieures à 1967 étant donné que l’ONU est après tout l’organisme international suprême qui est la source de l’autorité sur le droit international.

    Mais, ce qui terrifie le plus les Israéliens, c’est que les Palestiniens puissent devenir membres de la Cour Criminelle Internationale [CCI], ce qui, s’ils y parviennent, signifierait que les Israéliens pourraient avoir à rendre des comptes sur leurs épouvantables crimes de guerres contre les Palestiniens.

    Cela pourrait avoir de graves conséquences pour Israël et ses leaders politiques et militaires.
    Plus important encore, cela mettra fin à l’impunité dont a joui jusqu’à maintenant Israël pour déployer sa puissance militaire contre les citoyens sans défense de Palestine, ce qui signifie que Tel Aviv sera obligé d’y réfléchir à deux fois avant de commettre des actions qui pourraient ensuite être qualifiées de crimes de guerre.

    En résumé, la supériorité militaire israélienne va devenir encore plus inutile. Une grande pression a naturellement été exercée par l’Occident sur le président de l’Autorité Palestinienne Mahmoud Abbas pour qu’il s’engage à ne pas devenir membre de la CCI. Il est probable qu’il ne le fasse pas, du moins pas tout de suite, mais il a cependant refusé de le promettre.

    Mais..... l’Europe .....

    La Palestine à l’ONU : les hésitations de Paris et l’incohérence de l’Europe
    http://renebackmann.blogs.nouvelobs.com/archive/2012/11/28/statut-de-la-palestine-a-l-onu-les-hesitations-de-pari

    L’Europe a – théoriquement – une politique commune…

    Ce n’est pas faute, pourtant, de disposer d’un arsenal de textes définissant, depuis plus de 30 ans, la position commune de l’Europe sur ce conflit et sur les moyens d’y mettre un terme. Le premier date du 13 juin 1980. Dans la « Déclaration de Venise », adoptée ce jour-là, 13 ans avant les Accords d’Oslo, le Conseil européen estimait que « le peuple palestinien, qui a conscience d’exister en tant que tel, doit être mis en mesure, par un processus approprié défini dans le cadre du règlement global de paix, d’exercer pleinement son droit à l’autodétermination ».

    Le même document rappelait « la nécessité pour Israël de mettre fin à l’occupation territoriale qu’il maintient depuis le conflit de 1967 ». « Les Neuf [chefs d’Etat et de gouvernement], poursuivait le texte, sont profondément convaincus que les colonies de peuplement israéliennes représentent un obstacle au processus de paix au Moyen-Orient. Ils considèrent que ces colonies de peuplement ainsi que les modifications démographiques et immobilières dans les Territoires occupés sont illégales au regard du droit international ».


  • La Palestine à l’ONU : les hésitations de Paris et l’incohérence de l’Europe | René Backmann (Association France Palestine Solidarité)
    http://www.france-palestine.org/La-Palestine-a-l-ONU-les

    Après avoir beaucoup hésité, la France a voté en faveur de l’admission de la Palestine comme « Etat non membre » à l’ONU. Mais l’Europe continue d’être divisée et d’avoir une attitude inco­hé­rente face au conflit israélo-​​palestinien. Source : Association France Palestine Solidarité


  • La France doit dire oui à l’admission de la #Palestine à l’#ONU !
    http://www.lemonde.fr/idees/article/2012/11/22/la-france-doit-dire-oui-a-l-admission-de-la-palestine-a-l-onu_1794695_3232.h

    Dans les prochaines semaines, l’Assemblée générale de l’ONU va se prononcer sur la demande palestinienne d’admission au sein de l’organisation comme « Etat non membre » avec tous les droits afférents à ce statut.

    Cette démarche vise à surmonter l’impasse du « processus de paix » initié à Oslo et de « négociations » menées sans référence aux paramètres du droit international. Elle répond à une question simple : oui ou non, l’Etat de Palestine a-t-il vocation à exister et à être reconnu dans les frontières de 1967 avec Jérusalem-Est comme capitale, conformément au droit international, et donc admis au sein de la communauté des nations ? Cette demande place les Etats membres devant leurs responsabilités : oui ou non, vont-ils enfin choisir de faire un acte politique pour imposer le droit ?

    La France ne peut se dérober devant pareille responsabilité. François Hollande s’y était engagé et, avec lui, sa majorité. Aujourd’hui, toute esquive aurait des conséquences gravissimes et donnerait quitus à l’occupation. Elle compromettrait pour longtemps la crédibilité de notre pays qui affirme vouloir s’engager pour un règlement, fondé sur le droit. C’est le moment d’agir !

    La France doit voter « oui » à l’admission de l’Etat de Palestine à l’ONU comme elle a voté pour son admission à l’Unesco. Entraînant avec elle ses amis et partenaires, européens notamment, elle choisira la seule voie qui vaille, celle du droit qui permettra la coexistence de deux états vivant côte à côte en paix et en sécurité.


  • La #France doit dire oui à l’admission de la #Palestine à l’#ONU !

    Dans les prochaines semaines, l’Assemblée générale de l’ONU va se prononcer sur la demande palestinienne d’admission au sein de l’organisation comme « Etat non membre » avec tous les droits afférents à ce statut.

    Cette démarche vise à surmonter l’impasse du « processus de paix » initié à Oslo et de « négociations » menées sans référence aux paramètres du droit international. Elle répond à une question simple : oui ou non, l’Etat de Palestine a-t-il vocation à exister et à être reconnu dans les frontières de 1967 avec Jérusalem-Est comme capitale, conformément au droit international, et donc admis au sein de la communauté des nations ? Cette demande place les Etats membres devant leurs responsabilités : oui ou non, vont-ils enfin choisir de faire un acte politique pour imposer le droit ?

    La France ne peut se dérober devant pareille responsabilité. François Hollande s’y était engagé et, avec lui, sa majorité. Aujourd’hui, toute esquive aurait des conséquences gravissimes et donnerait quitus à l’occupation. Elle compromettrait pour longtemps la crédibilité de notre pays qui affirme vouloir s’engager pour un règlement, fondé sur le droit. C’est le moment d’agir !

    La France doit voter « oui » à l’admission de l’Etat de Palestine à l’ONU comme elle a voté pour son admission à l’Unesco. Entraînant avec elle ses amis et partenaires, européens notamment, elle choisira la seule voie qui vaille, celle du droit qui permettra la coexistence de deux états vivant côte à côte en paix et en sécurité.

    Par Pascal Boniface, géopolitologue ; Rony Brauman, médecin, ancien président de Médecins sans frontières ; Anne Brunswic, écrivain, journaliste ; Jean-Paul Chagnollaud, professeur des universités ; Manu Chao, auteur, compositeur, interprète et musicien ; Rokhaya Diallo, éditorialiste pour la télévision et la radio ; Miguel Angel Estrella, pianiste, ambassadeur de l’Argentine à l’Unesco ; HK et les Saltimbanks, groupe de musique ; Jacques Gaillot, évêque français ; Gisèle Halimi, avocate, ancienne députée à l’Assemblée nationale, représentante de la France à l’Unesco ; Stéphane Hessel, diplomate et militant ; Marcel-Francis Kahn, professeur, ancien coprésident de l’AFPS ; Edgar Morin, sociologue et philosophe ; Lilian Thuram, ancien footballeur et créateur de la Fondation Lilian Thuram-Education contre le racisme ; Dominique Vidal, historien et journaliste ; Zebda, groupe de musique ; Jean-Claude Lefort, président de l’Association France Palestine Solidarité ; Claude Léostic, présidente de la Plateforme des ONG françaises pour la Palestine ; Pierre Tartakowsky, président de La Ligue des droits de l’homme.

    http://www.lemonde.fr/idees/article/2012/11/22/la-france-doit-dire-oui-a-l-admission-de-la-palestine-a-l-onu_1794695_3232.h


  • Gaza : Netanyahou remporte une victoire à la Pyrrhus
    http://questionscritiques.free.fr/edito/AsiaTimesOnline/M_K_Bhadrakumar/Hamas_Israel_Netanyahou_Obama_Mohamed_Morsi_211112.htm

    Compter les points

    Finalement, le conflit à Gaza a peut-être étouffé la manœuvre menaçante de l’Autorité Palestinienne de forcer un vote à l’Assemblée générale des Nations Unies le 29 novembre pour la reconnaissance d’un Etat de Palestine, à laquelle Israël s’oppose bec et ongles. Les signes croissant étaient que Ramallah serait capable de mobiliser le soutien nécessaire dans l’organisation mondiale, mais il se pourrait, dans le milieu rapidement changeant de la sécurité régionale, qu’il y aura une énorme pression exercée sur Mahmoud Abbas pour qu’il ne précipite pas des tensions supplémentaires.

    Cependant, les « gains » d’Israël - politiques, diplomatiques et militaires - auront besoin en fin de compte d’être mesurés à la lumière des « pertes » qui ont pu se produire en déchaînant une telle violence « disproportionnée » et gratuite contre les infortunés civils de Gaza. L’image d’Israël dans la communauté mondiale a pris un coup. Le bon argument serait que les pertes peuvent en fin de compte avoir surpassé de loin les gains, et que l’histoire se répète probablement - Israël frappant avec fureur et désespoir tout en se retrouvant face à face avec des réalités émergentes, ce qui ne résout rien et peut même compliquer l’avenir.

    Il est vrai qu’Israël a peut-être dégradé les capacités du Hamas en termes militaires. Mais cela n’est certainement rien de plus pour le Hamas qu’un revers temporaire, ce qui n’est pas certain, considérant que ce n’est qu’une question de temps avant que ce dernier ne refasse le plein de ses stocks d’armes.

    La réalité sur le terrain est que les roquettes du Hamas ont continué de pleuvoir sur Israël, qui ne dispose pas des renseignements pour savoir par où elles sont arrivées. C’est Israël qui cherche aujourd’hui la paix, pas le Hamas. Plus important, les roquettes les plus meurtrières sont de conception iraniennes. Le Hamas réaliserait que le soutien continu de l’Iran vaut son pesant d’or, alors qu’il aspire à atteindre le niveau du Hezbollah afin de forcer un pat stratégique avec Israël. Bref, Israël renvoie peut-être le Hamas dans les bras de l’Iran, quelque chose qu’il devrait trouver effroyable.

    En termes diplomatiques et politiques, le Hamas a aussi énormément gagné. Le blocus de Gaza par Israël n’est plus soutenable. La série de ministres des Affaires étrangères qui se sont rendus à Gaza, mardi, depuis la région, en dit long. Le Hamas a cassé de façon décisive la stratégie « d’isolement » voulue par Israël. L’ironie, c’est qu’Israël a peut-être également commencé à « négocier » avec le Hamas sans le réaliser, alors que le modèle de diplomatie pour mettre un terme au conflit actuel se dépliera dans les jours à venir.

    Israël devrait savoir que le paysage politique de la région a changé de façon phénoménale en faveur du Hamas, du fait même que Khaled Meshal a tenu une conférence de presse au Caire alors même que les jets israéliens pilonnaient Gaza. En somme, le Printemps arabe a produit une récolte amère pour Israël, et l’ascendance de l’islamisme dans la région sous la bannière des Frères Musulmans travaille à l’avantage du Hamas.

    Dans le processus, Israël a peut-être déplacé l’équilibre au sein du camp palestinien en faveur du Hamas et du Djihad islamique (contre le Fatah), en tant que véritable voix de la résistance. La posture de l’Iran semble justifiée, alors même que les allés secrets d’Israël, comme la Jordanie ou les oligarchies du Golfe Persique ont été obligées de rester sur une position défensive.

    Le combat pour forcer un « changement de régime » en Syrie devient encore plus compliqué alors que surgit l’agenda de la résistance. Cette semaine, en plein maelström dans la région, les manœuvres brusques de la Grande-Bretagne et de l’Union Européenne pour accorder la reconnaissance diplomatique à l’opposition syrienne trahit la nervosité à ce sujet.

    Le problème est que tant que la question palestinienne reste au centre de la table, l’Ouest subira de fortes pressions pour rationaliser sa priorité irrationnelle de « changement de régime » en Syrie - tandis que l’Ouest ne fait rien, par ailleurs, sur la question centrale du conflit arabo-israélien. Israël a peut-être desservi lourdement les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et la France, ainsi que leurs alliés régionaux, en replaçant le centre de l’attention sur le problème palestinien non résolu.

    De la même manière, tandis que l’Egypte négocie un cessez-le-feu au conflit actuel, on ne peut attendre d’elle qu’elle aide à faire respecter le blocus de Gaza en étranglant le passage de Rafah ou en faisant renaître la coopération en matière de renseignements de l’ère Moubarak. C’est-à-dire que Morsi a peut-être simplement essayé de faire face aux pressions rivales exercées contre lui en ce moment, tandis que ses orientations stratégiques vis-à-vis de la question palestinienne et des relations entre l’Egypte et Israël se poursuivront. Il a déjà montré qu’il était un maître tacticien, et on peut s’attendre à ce qu’il laisse Israël dans le flou quant à ses intentions.

    La mise à l’épreuve sera le Sinaï, qui est un baril de poudre. Il n’y a aucune solution facile pour ramener le Sinaï hors-la-loi sous contrôle, et les partisans de la lutte armée se regroupent alors que les services de sécurité égyptiens ne maîtrisent visiblement pas la situation. Israël se retrouve face à un dilemme et l’attaque contre Gaza pourrait avoir compliqué les choses un peu plus.

    La faille fondamentale dans la stratégie de Netanyahou est que le Moyen-Orient est aujourd’hui une région complètement différente. Voici comment Nic Robertson, de CNN, analyse les choses :

    Le Hamas est aujourd’hui dans un endroit complètement différent. Toujours coincé dans l’enceinte peuplée des quartiers bondés de Gaza, où ils ont été élus il y a six ans, il dispose maintenant de plus d’amis à l’extérieur. Ce qui a changé dans le sillage du Printemps arabe, qui a balayé quelques-uns des anciens alliés régionaux d’Israël, les remplaçant par des dirigeant plus compatissants pour le Hamas [...] l’Egypte est loin d’être seule dans la révolution régionale qui commence à isoler Israël [...] Donc, quel est le choix pour Israël ? Dit simplement, tandis qu’Israël est plus fort militairement, il est dans une position politique plus faible que n’était la sienne en 2009. La rhétorique de l’Egypte aujourd’hui, tout en n’abrogeant pas le traité avec Israël, a largement adopté une ligne pro-Hamas. Le long universel du monde arabe est son aversion pour la façon dont l’Etat israélien traite les Palestiniens. Dans le passé, la plupart des dirigeants arabes de la région étaient des dictateurs, capables d’emprunter un chemin très différent du point de vue de la rue arabe. Plus maintenant. Les nouveaux dirigeants post-Printemps arabe démocratiquement élus n’ont que trop bien conscience des jusqu’au-boutistes radicaux qui n’attendent qu’une occasion ».

    Obama semble saisir le problème qui lui fait face et voit un besoin impératif de s’occuper de la restructuration fondamentale du discours des Etats-Unis avec le monde arabe. Sa première conférence de presse après la victoire électorale de mercredi dernier indique fortement dans quelle direction vont ses idées pour façonner la politique des Etats-Unis sur des problèmes comme la Syrie et l’Iran.

    Il est suffisant de dire qu’Obama garde peut-être ses réflexions pour lui-même, alors que Netanyahou l’a bousculé pour précipiter la crise sur Gaza, mais cela ne signifie pas que ses pensées vont s’atrophier. Au contraire, Obama sera contraint plus vite que ne l’imagine Netanyahou à rompre le blocage qui nuit gravement aux propres intérêts à long terme des Etats-Unis au Moyen-Orient.

    Le cœur du problème est que la stratégie des Etats-Unis au Moyen-Orient est confrontée à une crise profonde, et à moins de résoudre les contradictions profondément ancrées, et jusqu’à ce que cela soit fait, les Etats-Unis ne peuvent détourner ou économiser leurs ressources pour les « rééquilibrer » en Asie, où prend forme un défi historique au destin plus large pour les Etats-Unis en tant que superpuissance.

    Il y a des moments où dans la griserie d’une bataille qui a été remportée, on peut perdre de vue que la guerre a été perdue. Cela pourrait bien être un tel moment. Netanyahou a peut-être gagné la bataille pour forcer Obama à le soutenir, mais le temps n’est pas éloigné où il réalisera que ce ne fut pas, après tout, une victoire.



  • Les raisons du déclenchement de la foudre sur Gaza | Pierre Barbancey (L’Humanité)
    http://www.humanite.fr/monde/les-raisons-du-declenchement-de-la-foudre-sur-gaza-508808

    L’assassinat du chef de la branche armée du Hamas ravive la tension dans toute la région. Terrible provocation à la veille du scrutin israélien, elle pourrait déclencher des surenchères dans l’agression qui n’excluraient pas le déploiement d’une nouvelle offensive terrestre de l’armée israélienne de sinistre mémoire. (...) Source : L’Humanité



  • Israël : un document propose de « renverser » Abbas si un Etat de Palestine est reconnu
    http://www.lexpress.fr/actualite/monde/proche-orient/israel-un-document-propose-de-renverser-abbas-si-un-etat-de-palestine-est-r

    Le ministère israélien des Affaires étrangères propose de « renverser » le président palestinien Mahmoud Abbas en cas de succès de la demande, annoncée lundi soir, d’élévation du statut de la Palestine à l’ONU à la fin du mois, selon un document d’orientation politique obtenu mercredi par l’AFP. 

    « Renverser le régime d’Abou Mazen (Mahmoud Abbas) serait la seule option dans ce cas », affirme ce projet de document qui doit être entériné par le ministre des Affaires étrangères Avigdor Lieberman avant d’être soumis au gouvernement. 

    « Toute autre option signifierait d’agiter un drapeau blanc et de reconnaître l’échec des dirigeants israéliens à relever ce défi », poursuit le document.


  • Julien Salingue : « Abbas a tapé du poing sur la table. Et alors ? Et après ? » (La Nouvelle République)
    http://www.juliensalingue.fr/article-abbas-a-tape-du-poing-sur-la-table-et-alors-et-apres-intervie

    Le 23 septembre, Mahmoud Abbas a présenté à l’ONU une demande de reconnaissance d’un Etat palestinien, démarche justifiée par le blocage des négociations et la politique de colonisation d’Israël. D’après-vous, est-ce la bonne solution ? La bonne solution pour quoi ? S’il s’agit, comme l’affirment Mahmoud Abbas et ses proches, de reprendre les négociations avec Israël en espérant améliorer le rapport de forces, on ne peut qu’être sceptique. Quiconque connaît un tant soit peu l’histoire d’Israël sait en effet que cet Etat n’a jamais accordé de grande importance aux résolutions des Nations Unies qui, directement ou indirectement, condamnent ou mettent en cause sa politique. Pour l’establishment israélien, une reconnaissance, même par une écrasante majorité des membres de l’ONU, de l’Etat de Palestine, n’est pas une menace. (...) Source : La Nouvelle République


  • Clinton menace de sanctionner le Liban s’il ne respecte pas les sanctions contre la Syrie | L’Orient-Le Jour
    http://www.lorientlejour.com/category/Liban/article/724273/Clinton+menace+de+sanctionner+le+Liban+s.html

    Évoquant le dossier syrien, M. Mikati devait faire remarquer à la secrétaire d’État américaine que ce qui arrivera à la Syrie ne manquera pas de se répercuter sur l’ensemble de la région.

    À son tour, Mme Clinton a tenu à mettre en garde le Liban sur la question des sanctions imposées à la Syrie, lui enjoignant la nécessité de respecter ces sanctions, à défaut de quoi elles risqueraient de s’appliquer au Liban également.

    Le secrétaire d’État adjoint pour les Affaires du Proche-Orient, Jeffrey Feltman, avait mis auparavant en garde le Premier ministre Mikati, l’invitant à considérer avec une « grande prudence » l’évolution de la situation en Syrie.


  • Palestine à l’ONU : Obama et Sarkozy tentent de faire plier Abbas
    http://www.leparisien.fr/international/palestine-a-l-onu-obama-et-sarkozy-tentent-de-faire-plier-abbas-21-09-201

    Mais la chef de la diplomatie de l’Union européenne Catherine Ashton a demandé à la Palestine, en contrepartie de l’obtention de ce statut, de ne pas aller devant la Cour Pénale Internationale » pour poursuivre Israël.


  • Il y a un an tout juste, devant l’ONU: «Obama espère un «Etat de Palestine» d’ici un an».
    http://lci.tf1.fr/monde/amerique/2010-09/obama-espere-un-etat-de-palestine-d-ici-un-an-6077009.html

    Le président américain Barack Obama s’est mis en première ligne jeudi pour défendre la paix au Proche-Orient, en pariant sur la création d’un Etat palestinien d’ici un an lors de son discours devant l’assemblée générale de l’ONU.



  • « Etat palestinien » à l’ONU : beaucoup de bruit pour rien ? | Julien Salingue (Contretemps)
    http://www.contretemps.eu/interventions/beaucoup-bruit-rien

    L’actualité internationale du mois de septembre sera marquée par le projet de vote sur « l’État palestinien » à l’ONU. La direction de l’Autorité Palestinienne de Ramallah (AP) entend en effet demander aux Nations Unies la reconnaissance, voire même l’admission comme État membre, de la Palestine. C’est en tout cas ce qu’elle affirme aujourd’hui, et c’est sur cette hypothèse que je raisonnerai. Chacun a pu constater, à ce titre, une certaine agitation diplomatique, mais aussi des débats, de plus en plus explicites, au sein du mouvement national palestinien et du mouvement de solidarité avec la Palestine.


  • Prendre ses responsabilités (Dominique Vidal) - Analyses
    http://www.france-palestine.org/article18076.html

    Dans un mois, jour pour jour, l’Assemblée générale des Nations unies sera saisie d’une demande d’admission au sein de l’organisation de l’Etat de Palestine, d’ores et déjà reconnu par près de 130 Etats-membres.

    C’est ce moment qu’a choisi le Comité national palestinien de la campagne Boycott-Désinvestissement-Sanctions (BNC) pour publier un très étrange communiqué, en date du 8 août, s’opposant - sans le dire tout en le disant - à l’admission de l’Etat de Palestine aux Nations unies !

    Le BNC assure en effet s’exprimer au nom de 170 organisations non gouvernementales palestiniennes… dont la plupart approuvent la bataille pour que la Palestine entre à l’ONU.

    #Palestine


  • Sur la demande de reconnaissance de l’Etat d’Israël comme « Etat juif » (Une autre voix juive)
    http://uavj.free.fr/UAVJtxt47.htm

    Nous apprenons en effet de plusieurs sources que le gouvernement israélien réclame – entre autres conditions à toute avancée de sa part vers la paix – la reconnaissance par la Communauté internationale de cet Etat en tant qu’ « Etat juif ». Cette exigence revêt à nos yeux un caractère suffisamment préoccupant pour que nous vous en fassions part.


  • Le Figaro - #Chypre aurait reconnu la #Palestine
    http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2011/01/30/97001-20110130FILWWW00190-chypre-aurait-reconnu-la-palestine.php

    Le ministre palestinien des Affaires étrangères Riyad al-Malki a affirmé aujourd’hui que Chypre avait officiellement reconnu l’Etat de Palestine sur les frontières de 1967.

    Cette reconnaissance d’un Etat palestinien sur l’intégralité de Jérusalem-Est, la Cisjordanie et la bande de Gaza, qui serait une première pour un pays membre de l’Union européenne (UE), n’a pas été confirmée de sources officielles chypriotes, qui ont seulement fait état d’un rehaussement du niveau de la représentation palestinienne.