provinceorstate:pas-de-calais

  • #Perturbations trafic #TER #sncf le #11_juin #2013
    http://www.transports-en-commun.info/perturbations-trafic-ter-sncf-le-11-juin-2013

    Nord - Pas-de-Calais : Le trafic sera fortement perturbé sur l’ensemble de la région Nord-Pas-de-Calais du mercredi 12 juin 12h00 au vendredi 14 juin 12h00 en raison d’un mouvement de grève national.Cet article Perturbations trafic TER SNCF le 11 juin 2013 est apparu en premier sur Point Info Transports.

    #Infos_Trafic #Infos_Trafic_TER #régions



  • Festival de Cannes : le cinéma (presque) sans les femmes - Terriennes
    http://www.tv5.org/cms/chaine-francophone/Terriennes/Dossiers/p-25412-Festival-de-Cannes-le-cinema-presque-sans-les-femmes.htm

    Qu’écrit donc de si terrible Manohla Dargis dans son compte-rendu de La vie d’Adèle : " Cette extravagance indisciplinée de 2h59 suit l’éducation sentimentale de son héroïne Adèle, entre ses 15 et 20 ans et le changement de sa vie opérée par son amour avec une autre femme. (.../...) Une heure et demi après le début du film, les deux se retrouvent au lit - et même si je n’ai pas chronométré, cela m’a semblé aussi interminable que pour ce confrère qui s’est plaint d’avoir du regardé sans sa montre. (.../...) Cette intimité est censée nous faire approcher au plus près de la conscience d’Adèle. En réalité, avec la caméra pointée sur sa bouche ouverte et son corps offert, même lorsqu’elle dort et que son joli derrière est si bien cadré, le film dit bien plus bien plus sur les désirs de Kechiche que sur quoi que ce soit d’autre. Il est décevant que Mr Kechiche, dont l’oeuvre englobe « La graine et le mulet » et « Vénus noire » - un autre exercice de voyeurisme - (Venus noire est un film sur une femme exhibée lors des expositions coloniales en France, ndlr), semble si loin ou si peu intéressé par les questions des représentations du corps féminin que les féministes posent depuis des décennies. Aussi sympathiques que sont les personnages et la quantité prodigieuse de larmes produites par Adèle Exarchopoulos (l’actrice principale, ndlr) lors de quelques moments poignants, Mr Kechiche s’inscrit comme ignorant des femmes. Il est aussi nul que ces mâles qui papotent à l’infini sur le mystique orgasme féminin et l’art, inconscient des barrières que les artistes femmes rencontrent ou pourquoi ces barrières pourraient expliquer la nature de l’art produit qui durant des siècles a défiguré la nudité des femmes. « Les hommes regardent les femmes », écrivait le critique d’art John berger en 1972, « et les femmes se regardent ainsi regardées ».

    Et le point de vue de Julie Maroh, auteure de la BD dont est tiré le film :

    Le bleu d’Adèle
    http://www.juliemaroh.com/2013/05/27/le-bleu-dadele

    Je ne connais pas les sources d’information du réalisateur et des actrices (qui jusqu’à preuve du contraire sont tous hétéros), et je n’ai pas été consultée en amont. Peut-être y’a t’il eu quelqu’un pour leur mimer grossièrement avec les mains les positions possibles, et/ou pour leur visionner un porn dit lesbien (malheureusement il est rarement à l’attention des lesbiennes). Parce que – excepté quelques passages – c’est ce que ça m’évoque : un étalage brutal et chirurgical, démonstratif et froid de sexe dit lesbien, qui tourne au porn, et qui m’a mise très mal à l’aise. Surtout quand, au milieu d’une salle de cinéma, tout le monde pouffe de rire. Les hérétonormé-e-s parce qu’ils/elles ne comprennent pas et trouvent la scène ridicule. Les homos et autres transidentités parce que ça n’est pas crédible et qu’ils/elles trouvent tout autant la scène ridicule. Les seuls qu’on n’entend pas rire ce sont les éventuels mecs qui sont trop occupés à se rincer l’œil devant l’incarnation de l’un de leurs fantasmes.
    Je comprends l’intention de Kechiche de filmer la jouissance. Sa manière de filmer ces scènes est à mon sens directement liée à une autre, où plusieurs personnages discutent du mythe de l’orgasme féminin, qui… serait mystique et bien supérieur à celui de l’homme. Mais voilà, sacraliser encore une fois la femme d’une telle manière je trouve cela dangereux.
    En tant que spectatrice féministe et lesbienne, je ne peux donc pas suivre la direction prise par Kechiche sur ces sujets.
    Mais j’attends aussi de voir ce que d’autres femmes en penseront, ce n’est ici que ma position toute personnelle.

    #femmes #cinéma #Cannes #féminisme #homosexualité

    • très réussi le Tumblr plein de .gif
      Je me demande si une telle exaspération exprimé par l’équipe technique est une chose courante. C’est la première fois que j’observe cela.
      Et les remarques de l’auteure de la BD c’est pas bon signe pour le film.
      Sinon pour la « venus noire » qui raconte la vie de Saartjie Baartman j’ai été très impressionnée par ce film, et il me rend perplexe. J’ai trouvé personne dans mon entourage pour en discuter.

      J’ai trouvé ceci sur l’actrice
      http://www.lemonde.fr/cinema/article/2010/10/26/le-rayonnement-de-l-actrice-yahima-torres_1431370_3476.html

      Elle évoque en souriant "huit mois de préparation intensive, des professeurs de théâtre, de danse tribale et d’afrikaner, un régime protéiné, des exercices de musculation, une prise de poids de 16 kilos, à quoi s’ajouteront « trois mois de tournage épuisants, au cours desquels il fallait surtout ne pas s’abîmer dans le rôle, faire au maximum le vide et essayer de se préserver ».

      Ce qu’elle a visiblement réussi à faire, si l’on en juge par le rayonnement qui se dégage de sa personne. Sans doute Abdellatif Kechiche y est-il pour quelque chose, lui qui est, selon les mots de Yahima, « très humain, surtout avec les femmes ».

      et cet interview aussi
      http://www.youtube.com/watch?v=ocy4UjYOfnM

      mais j’ai pas trouvé d’actualité sur elle. Gogol m’indique qu’elle a une page fesse-bouc mais je ne peut pas y aller, because facebookophobie ^^

    • Jamais l’inspection du travail ne s’est risqué à inspecter une production subventionnée, alors que la profession elle-même revendique le recours permanent au travail gratuit.

      Par contre, pour aller inspecter les agriculteurs, il y aura toujours du monde

    • Est-ce que ce grand jeu de massacre du génie tyrannique est vraiment indispensable à la manifestation de l’Art ?
      Heureusement non, mais un grand artiste (et Kéchiche, depuis son modeste La faute à Voltaire l’est, je pense) est au service de l’œuvre, ce qui peut se faire au détriment de beaucoup de choses, à commencer par l’existence de l’artiste lui-même. C’est un peu cliché, mais pour avoir été assistant d’un grand nombre d’artistes en vingt ans, je pense que c’est vrai. Je connais des artistes qui savent exister et qui restent de grands créateurs en même temps, mais ils produisent une œuvre tous les trois ans.
      Mon frère a été technicien de cinéma, et en général, plus le réalisateur est considéré, en temps qu’artiste, et plus les gens de l’équipe prennent sur eux pour supporter les conditions, pas forcément par engagement artistique, mais parce que pour bosser sur une série médiocre de TF1, avoir travaillé sur une palme d’Or (ou sur un film d’un réalisateur exigeant), ça impressionne. Mais Kéchiche a l’air particulièrement insupportable pour les techniciens (mais très flatteur pour les acteurs).

      En tout cas j’ai beaucoup aimé le texte de Julie Maroh, grande maturité de l’auteure qui accepte de lâcher sa création pour qu’un autre artiste puisse créer les mains libres. Ses remarques sur la sexualité sont par ailleurs très intéressantes - il faut dire que ce n’est le sujet le plus facile à filmer avec justesse, puisqu’on porte un regard extérieur et distancié sur l’intime, ce qui est un peu antinomique.

    • Heureusement non, mais un grand artiste (et Kéchiche, depuis son modeste La faute à Voltaire l’est, je pense) est au service de l’œuvre,

      L’oeuvre est la plus belle définition qu’on puisse trouver de l’horreur sans coupable, du « responsable, mais pas coupable ». C’est pas moi, monsieur, c’est l’oeuvre.

    • @mad_meg, cette interview est vraiment douloureuse, jusqu’au présentateur à 6:45 compatissant qui lui dit « Il vous a trouvé dans la rue, Abdel Kechiche » comme si elle devait retourner indéfiniment à son rôle d’objet. #arggg

    • Julie Maroh est très claire :

      Moi ce qui m’intéresse c’est la banalisation de l’homosexualité.
      Je n’ai pas fait un livre pour prêcher des convaincu-e-s, je n’ai pas fait un livre uniquement pour les lesbiennes. Mon vœu était dès le départ d’attirer l’attention de celles et ceux qui :
      – ne se doutaient pas
      – se faisaient de fausses idées sans connaître
      – me/nous détestaient
      Je sais que certains sont dans un tout autre combat : garder cela hors-norme, subversif. Je ne dis pas que je ne suis pas prête à défendre cela. Je dis simplement que ce qui m’intéresse avant tout c’est que moi, celles/ceux que j’aime, et tous les autres, cessions d’être :
      – insulté-e-s
      – rejeté-e-s
      – tabassé-e-s
      – violé-e-s
      – assassiné-e-s
      Dans la rue, à l’école, au travail, en famille, en vacances, chez eux. En raison de nos différences.

      Par contre Kechiche (pour rassurer les lecteurs du figaro ?) s’est défendu d’avoir fait un film militant homosexuel.

      http://www.lefigaro.fr/festival-de-cannes/2013/05/23/03011-20130523ARTFIG00561-abdellatif-kechiche-la-vie-d-adele-n-est-pas-un-f

      Il y a 2 jours – « La vie d’Adèle n’est pas un film militant homosexuel ». C’est ce qu’expliquait Abdellatif Kechiche au Figaro, à propos de son film

      Au point que le film, et ses scènes de sexe, se justifie par la nécessité de satisfaire la phallocratie des spectateurs ? Difficile de savoir si le même film entre deux hommes aurait pu se défendre si curieusement de ne pas être pro-homosexuel.

    • Au point que le film, et ses scènes de sexe, se justifie par la nécessité de satisfaire la phallocratie des spectateurs ?

      N’accablons pas le spectateur des traits des critiques, financiers, et professionnels du cinéma qui sont la petite élite à laquelle on cherche à plaire en faisant un film pour Cannes bien plus qu’un public qui préfère les films américains.

      Illustration :

      http://www.lexpress.fr/medias/4774/2444581_director-roman-polanski-and-cast-members-arrive-for-the-screening-of-the-film-la-venus-a-la-fourrure-in-competition-during-the-66th-cannes-film-festival.jpg

    • Difficile de savoir si le même film entre deux hommes aurait pu se défendre si curieusement de ne pas être pro-homosexuel.

      et difficile de savoir si un film entre deux hommes aurait bénéficié d’un tel esthétisme érotique...
      Terrible la photo de @bp314..
      Le monde s’écroule et le cinéma français ne parle que de cul bien en milieu bourgeois, ou au mieux de transgression, mais en Tunisie.

      @Paulo : vous rendez-vous compte de niveau de transgression dont est capable le cinéma aujourd’hui dans sa vitrine cannoise ? Nib, que dalle... Rien n’a changé depuis Marilyn Monroe..

    • @petit_écran_de_fumée Faut-il que le spectateur adopte une démarche éthique, à savoir « consommer » une oeuvre produite de façon éthique, ou la rejetter (la boycotter) sinon ?
      L’histoire de l’art se résumerait aux peintures de mon voisin très gentil, aux chansons de Céline Dion et aux films de Dany Boon et de Max Pécas.
      Sans compter le nombre de gens en vérité imbuvables ou suspects qui ont réussi à mettre le meilleur d’eux-mêmes dans leur œuvre, et à transmettre et à partager ce qu’ils ont de bon, même si leurs collaborateurs ou leurs proches n’en profitent pas (je pense subitement à Hergé, Vandersteen et Tezuka).
      Il existe un livre qui parle de ça, Contre l’art et les artistes, de Jean Gimpel ( http://hyperbate.fr/dernier/?p=1659 ) qui montre assez bien que l’histoire de l’artiste (qui est l’histoire de la starification du créateur) depuis Giotto est carrément suspecte moralement : un artiste est un dictateur (au moins le dictateur de son œuvre) bouffi d’orgueil.
      On peut tout à fait imaginer de boycotter l’artiste qui est un connard (mais aussi ses commerçants, artisans, etc.). On pourrait aussi refuser l’élevage de petits danseurs ou musiciens classiques, qui est abusif et cruel (comme celui des petits sportifs...). On peut jeter les peintures de Veermer, Velasquez, Carravage, Degas, Ingres (tous plus ou moins des sales types),... On peut tout à fait imaginer un monde où les œuvres seront aussi pépères qu’un épisode de Derrick. Ah non, zut, Derrick ça va pas non plus :-)
      Mais bon, en tant que spectateur, j’aurais du mal à aimer ou pas des œuvres sur cette base.

    • @jean_no Outre que personne ici n’a parlé de boycott, j’avoue que j’en ai un peu ras-le-bol de ces clichés épate-bourgeois sur l’artiste génial donc forcément tyrannique - surtout que, vu comme ce cliché est répandu, j’en soupçonne un bon nombre de compter sur l’équation inverse : tyrannique = forcément génial. On a un peu de marge avant d’en arriver à un monde de bisounours où tous les artistes seraient mièvres et gentils et nuls. En quoi faire des contrats merdiques aux techniciens ou les faire bosser sans les payer est-il une manifestation de l’exigence intérieure et du tourment créateur ? Ou bouffer des huîtres et boire du champagne avec ses actrices pendant que l’équipe attend ? Est-ce qu’il n’y a pas plutôt là un abus de pouvoir terriblement banal, une jouissance d’écraser l’autre qui peut animer n’importe quel petit chef ou parvenu, artiste ou pas ?

      Je conseille la lecture du commentaire d’un technicien repéré par @mad_meg :
      http://seenthis.net/messages/141518#message143413

      Qui répond à ce monument de connerie suffisante :
      http://www.lesinrocks.com/2013/05/29/cinema/stop-au-kechiche-bashing-11399226

      Kaganski, pour mémoire, étant très bon dans cette veine :
      http://blogs.lesinrocks.com/kaganski/2012/05/15/le-feminisme-est-parfois-lavenir-de-la-betise

    • @Beauté fatale : je sais bien que c’est un cliché, mais il a six ou sept siècles (cf. http://hyperbate.fr/dernier/?p=1659 ) et il a donc fini par devenir vrai.
      Je ne dis pas qu’un tyran est forcément génial, juste qu’en tant que spectateur, je préfère un bon film à un mauvais, tandis qu’en tant que personne je préfère une bonne personne à une mauvaise, et c’est une affaire indémerdable.
      J’ai une certaine expérience des artistes, pour avoir été l’assistant régulier ou très ponctuel d’une cinquantaine d’entre eux et je dirais que ceux qui sont totalement au service de leur œuvre ne sont pas au service de leur rapport aux autres, de leur vie de famille, ni même au service de leur propre existence (ils sacrifient tant qu’ils ne peuvent pas se voir comme égoïstes). Personnellement, c’est en voyant vivre ce que j’appellerais de vrais artistes que j’ai décidé de ne plus chercher à l’être moi-même. Au début des années 1970 (notamment en lien avec la révolution culturelle, qui modifiait totalement la place de l’artiste et lui réassignait celle des bâtisseurs de cathédrales, disons), il y a eu pas mal de débats autour de la question du statut de l’artiste, sortir de l’idée que le créateur est un dictateur et un égoiste. Plus récemment, avec l’art sur Internet, ça revient beaucoup.

    • @jean_no c’est drôle parce que j’ai eu une expérience contraire à la tienne avec les « grandEs » ; j’ai remarqué que les plus grandEs (à mes yeux, et sur la qualité de leur œuvre) s’avéraient aussi, bien souvent, être des personnes modestes, gentilles, à l’écoute, généreuses de leur temps et de leurs idées : je pense par exemple à des chercheur/se/s, Nobel de médecine, à des artisss, à des écrivainEs. J’ai même tendance à me dire que c’est un bon moyen de filtrer entre les « très grandEs » et les présomptueux-qui-se-sont-fait-un-nom et qui sont dans le tout-à-l’égo.

    • Ah mais attention, j’ai jamais dit qu’un artiste était nécessairement un sale type. Juste qu’un brave type ne fait pas forcément un grand créateur.
      Bon après ça il y a la considération qu’on a pour une oeuvre qui fait qu’on devient hypersensible : il a oublié de remercier x, il a dit un truc méchant à y,... choses qu’on ne pense pas à reprocher à son épicier. Par ailleurs tous les « grandEs » comme tu dis, n’ont pas le même rapport au mythe du créateur égoïste ni à l’argent et à la collaboration : bande dessinée, art contemporain, musique, cinéma : souvent bien différents selon mon expérience.
      Je vais essayer d’écrire sur ce sujet très difficile.

    • @beautefatale : si si, c’est moi qui ai parlé de boycott :-)

      Je suis plutôt contre le concept du « boycott » de consommation, car banaliser la régulation des affaires par le boycott revient à demander au « consommateur » d’assumer la responsabilité des agissements des « producteurs ». C’est un des aspects les plus nocifs du libéralisme que de s’affranchir de toute morale en affirmant qu’un producteur peut tout faire « tant que ça se vend ». Cela s’inscrirait juste dans le mythe de la main invisible du marché, qui permet aux marchands d’être irresponsables, de faire tout et n’importe quoi pourvu qu’ils s’enrichissent..

      Bien sûr on va me dire « l’art » n’est pas un produit de consommation comme les autres... Mais de toutes façons, mécaniquement, je vais moins apprécier une oeuvre si je sais que son auteur s’est comporté comme un connard, et je vais moins avoir envie de payer pour une telle oeuvre, même si elle est portée aux nues par le bouche à oreille.
      Je n’ai jamais réussi à regarder par exemple le film « la belle noiseuse » jusqu’au bout, ça m’a gavé d’entrée et je n’ai pas cherché à comprendre ce qu’il y avait dans ce film (ou dans l’oeuvre littéraire de Balzac). Quelqu’un peut m’éclairer ?

      Je sais bien qu’un artiste doit avoir raison contre tout le monde pour exister en tant qu’artiste, ça l’affranchit pas des règles minimales de bienséance avec ses pairs, qui qu’ils soient..


  • Un témoignage sur le "romantisme" de Polanski
    http://www.editions-zones.fr/spip.php?page=lyberplayer&id_article=149

    Cité dans "Beauté fatale", cet extrait de "Top model. Les secrets d’un sale business", enquête-fleuve du journaliste américain Michael Gross, paru en 1995. À la fin des années 1970, l’Américaine Tara Shannon, alors jeune mannequin, se promène à Paris avec une amie. Elles voient tout à coup Jack Nicholson sortir de l’hôtel George V. Elles l’abordent au culot, et l’acteur leur propose de l’accompagner à une fête.

    Jack sonne et devinez qui ouvre la porte ? Roman Polanski ! C’était complètement dingue ! Nous sommes rentrés dans une pièce remplie de petites blondes d’une quinzaine d’années. Du coup, Lisa et moi, on se trouvait vieilles et on s’est regardées en se disant intérieurement : “Foutons le camp d’ici !” Quelqu’un a fait passer un joint, Lisa n’y a pas touché, mais j’en ai pris quelques taffes. Tout à coup, je commence à me sentir malade, à tel point que je suis obligée de m’allonger. Il m’a fallu quelques minutes pour reprendre mes esprits. Mais plusieurs des filles étaient inconscientes… ça craignait ! On s’est barrées.

    (En 1977, le viol de Samantha Galley s’était déroulé dans la villa de Nicholson à Los Angeles, en l’absence de l’acteur)

    La pilule a « masculinisé » la femme, juge Polanski
    http://www.leparisien.fr/laparisienne/societe/la-pilule-a-masculinise-la-femme-juge-polanski-25-05-2013-2834567.php

    A Cannes, le célèbre réalisateur franco-polonais a estimé que la pilule a « masculinisé » les femmes et que l’égalité des sexes « chasse le romantisme de nos vies ».

    #Polanski #viol #sexisme #mannequinat #cinéma

    • Ah oui ! Polanski !
      Faut pas l’oublier lui, surtout pas.
      A propos, y a pas quelque chose de nouveau sur DSK ? Un témoignage ? Quelque chose ?
      Faudrait quand même pas s’endormir.

    • Y’a pas ! là vous m’en bouchez un coin, il suffit de demander et on est servi, même le dimanche ! Ce doit être ça la veille sur le net .Chapeau les copains !...
      Votre source commune signale même qu’il a « volé la vedette à Alain Delon ». Je pouvais pas espérer plus. ( à part dans Plein Soleil de R. Clément ; Alain n’existe pas.)

    • C’est plus un festival de cinéma mais de proxénètes. Un défilé de vieux machins tous flanquer d’une paire d’actrices « jeunes et jolies » ou si l’actrice est adultes elle se doit d’etre à demi- nus comme la domina du pédo-violeur.

      http://angrywomenymous.blogspot.fr/2013/05/les-six-trouducs-de-la-croisette.html

      Même Kechiche que j’aime bien d’habitude me file des boutons.
      http://www.lemonde.fr/festival-de-cannes/article/2013/05/24/des-techniciens-racontent-le-tournage-de-la-vie-d-adele_3417150_766360.html
      Son pseudo amour des actrices (inexpérimenté et malléable comme par hasard) me fait penser à Yahima Torres à qui il a fait jouer un rôle très tres difficile et qui fut tant celebree pour ses talents d’actrice mais ne semble plus intéresser aucun réalisateur depuis, Kechiche comme les autres.
      http://fr.wikipedia.org/wiki/Yahima_Torres

      Et sur l’unique réalisatrice-alibi de leur palmarès pas un mot, et pour leur sous-palmarès spécial féminin compatible, une petite brève à l’arraché qui semble prouver encore une fois que les réalisatrices ne font pas de films intéressants.
      http://www.lemonde.fr/festival-de-cannes/article/2013/05/25/un-certain-regard-revele-son-palmares_3417563_766360.html

      Je vais boycotter leurs films de proxos comme le conseil @bp413, mais pas en silence.

    • Ozon et Polanski ont rien eu ? Bouh...

      J’aimais pas trop Cannes jusqu’ici, et cette année grâce à seenthis j’ai compris pourquoi.
      J’aimais pas le décor, mais je me disais, peu importe la forme, l’important c’est le fond.
      Mais le fond, il est pourri, comme le décor.
      Cannes n’est pas qu’un symbole fortuit.
      Le luxe, le pognon et le machisme rongent le cinéma français.
      Et à entendre la radio ce matin, où l’on poussait un cocorico franchouillard à l’énoncé du palmarès, comme notre pathétique décompte de médailles aux jeux olympiques, je me dis que décidément, l’exception française, elle est assez minable...

    • J’ai parler un peu vite pour la seule réalisatrice du palmarès. Le monde lui a consacré une bafouille passionnant dans le genre de celles qu’on réserve aux femmes :

      Elle sait que l’on commencera l’article comme ça, par son retard, ses cheveux blonds en bataille, un jean enfilé à la hâte, des boots fourrés parce qu’il fait encore si froid en ce 1er Mai, par la nuisette à l’imprimé panthère qui dépasse de son pull en laine bleue. Elle le dit : « Ce sera la première phrase de votre article : “Elle est arrivée en retard”. » Et cela semble l’embêter un peu, comme une enfant qui veut bien faire. "

      http://www.lemonde.fr/festival-de-cannes/article/2013/05/17/valeria-bruni-tedeschi-je-suis-plus-optimiste-dans-mes-films-que-dans-la-vie

    • Ce qui a de génial de ce combat c’est qu’on a toujours quelqu’un à qui foutre sur la gueule.
      Il y en a un d’ailleurs qui a intérêt à faire gaffe, c’est Kechiche.
      Chiche qu’ on te tient à l’oeil ! C’est ton tour, toi et ton désir de jolies femmes.
      Kechiche, tu files des boutons et t’es percé à jour : car « le fond est pourri, comme le décor » évalue Petite fumée qui doit aussi s’y connaître dans l’histoire de l’art, lequel a toujours fréquenté les banquiers, depuis perpète, mais ça fait rien, l’art on s’en torche ou alors il faut qu’il soit correct.
      Hein ?
      Pas la peine de chercher midi à quatorze heures : ça fait même du bien de trancher : on se sent propre.

    • @paulo : pas besoin de me sentir propre personnellement, mais oui, y a des choses qui m’exaspèrent, et là c’est le cas. Désolé si ça vous contrarie.
      Effectivement, pour moi un art correct, c’est l’art non pas qui use de l’artifice, mais qui creuse pour voir ce qu’il y a dessous.
      A vous lire, vous me direz si je me trompe, je ressens la nostalgie des femmes séduisantes, élégantes, en tailleur qui doivent plaire aux hommes lesquels leur rendent en se montrant galants. Chacun ses clichés donc, et du coup ça me donne envie de revoir ce film.
      http://fr.wikipedia.org/wiki/Comme_une_image
      Film qui a bien entendu ses limites et ses clichés, mais au moins il va creuser là où l’humain a du mal à creuser, nos filtres et nos schémas de jugements, ce qui est trop rare à mon sens dans le cinéma...

    • L’art « correct » ? Petit écran de fumée,
      (lorsque j’employais cet adjectif, c’était par provocation...)
      J’imagine que vous avez pensé sans vous relire, sinon l’art et la correction , ça vous aurait
      sauté au nez.
      L’art correct ? mais ce n’est que de la merde ( de l’art sulpicien, à l’art nazi, de l’art stalinien aux exercices académiques et jusqu’aux derniers petits rejetons , avortons encore incertains tels que l’art auto-fictionnel, etc.)
      Bref, excusez la sortie, c’est dû à l’évidence et je suis renversé à l’idée que vous ayez repris le terme au premier degré.)
      Je ne parle pas de (mon) goût, non l’art est libre ou il n’est pas, l’art transgresse. L’art use librement de tout et aussi d’artifices ( même si ça vous chagrine) et il n’y a pas un artiste qui défendrait une seconde la sincérité, par exemple, car et c’est là un secret l’honnêteté en art c’est seulement vis-à-vis de soi-même artiste, pas des spectateurs .

      L’art n’est pas une « juste opinion » sur ceci ou cela, ni même une opinion profonde.
      Pour ces raisons il y a peu d’artistes alors qu’il y a tant de juges.
      Libre à vous de juger, par exemple votre répulsion envers les « tailleurs » ou de sourire des modes de politesse, convenances anciennes, etc. Car ceci ce n’est pas affaire d’art mais de goûts et d’héritages.
      (Quant aux femmes -et aux hommes- que j’aime, je ne peux que leur en parler personnellement, c’est précieux. Ce n’est pas une opinion. )

    • Je ne trouve ni artistique ni romantique de coucher avec des fillettes et de s’en vanter.

      If I had killed somebody, it wouldn’t have had so much appeal to the press, you see? But… f—ing, you see, and the young girls. Judges want to f— young girls. Juries want to f— young girls. Everyone wants to f— young girls!

      Polanski 1979

      #Polanski_mon_poing_dans_ta_gueule

    • @Paulo, tu as conscience qu’on est là en plein dans ce que tu nomme « l’art correct » de la société de marché ? Par ailleurs , « il n’y a pas un artiste qui défendrait une seconde la sincérité, par exemple, car et c’est là un secret l’honnêteté en art c’est seulement vis-à-vis de soi-même artiste, pas des spectateurs. », c’est inepte : la sincérité a un sens plein et entier dans le cinéma, c’est probablement un des arts ou la notion peut en avoir le plus. Mais je ne vois pas trop en quoi ça s’oppose à la question des artifices…

    • Inept ?
      Sincérité , Le cinéma serait « un des arts où la notion peut en avoir le plus »
      Est-ce que tu n’as jamais accordé une seconde d’attention au montage, coeur d’un film ?
      De nouveau je suis renversé par tant de candeur : sincérité dans l’art !
      Il faut être quelqu’un de très jeune pour fourrer de la sincérité dans la démarche et le résultat qu’’un artiste propose.
      (Le cinéaste comme tout artiste cherche une oeuvre. La sincérité d’ailleurs peut être un outil utile pas un but. )
      Je dis ça sans animosité.
      Petit écran de fumée et Baroug, l’art vous est inconnu.

    • En quoi le montage contredit l’idée de sincérité ? Je ne vois pas bien comment tu oppose la sincérité, qui est une attitude générale vis à vis d’une œuvre et tous les artifices de la technique qui ne contredisent en rien cette attitude…
      Mais vu ta grande sagesse, tu as apparemment bien des choses à nous apprendre, et @petit_ecran_de_fumee et moi en mourrons d’envie.

    • @Paulo : j’aime beaucoup quand un inconnu me parle de moi pour me dire ce qui m’est inconnu alors qu’on ne se connait pas. Vous même, vous vous considérez artiste ou bien juge ?

      Bref on peut continuer à jouer avec les mots à l’infini, libre à vous de penser qu’un Ozon transgresse en filmant les fantasmes d’une jolie jeune fille en fleur et en parlant de prostitution. Personnellement ce genre de transgression me laisse de marbre.
      Je veux bien accepter votre verdict sur mes capacités intellectuelles. Je n’ai sans doute pas le potentiel pour vibrer aux transgressions du cinéma contemporain, contrairement à lui, je me suis arrêté à Lolita et aux Valseuses. On verra si la sensibilité évolue avec l’âge..

    • Petit écran de fumée, je me doutais que ça allait mal tourner, et par ma faute. Comment écouter de sang froid des gens parler de moralité quand il s’agit d’oeuvres d’art ?
      Ils tendent les verges pour recevoir une correction. Ce qui n’était pas mon but avec vous, j’apprécie vos messages.
      Mais quand copain Baroug rapplique avec la sincérité en bandoulière comme s’il jugeait de ses ennemis politiques ou de je ne sais quelle escroquerie financière, j’ai du mal.
      Je place le travail rigoureux des artistes assez haut pour être impatienté quand un gus se pointe et tranche avec moralité et militantisme.
      Il ne veut l’admettre. Sûrement ne changera-t-il pas.
      Bon, finis,
      avec l’expression de mon amitié (anonyme ou presque)

    • Quel rapport entre la sincérité et la morale ? Quel lien avec des ennemis politiques ? Quel rapport, même, entre sincérité et choix politiques ou l’escroquerie financière ? Depuis le début de cette l’histoire de sincérité, je ne vois pas ce que tu veux dire, vraiment.

      Par ailleurs, tu peux postuler un art détaché des questions politiques ; mais ce serait supposer qu’il serait détaché des ors et des récompenses dans le même temps : il me semble que rien dont il n’est question dans ce post ne correspond à cela.
      Par un autre ailleurs, on peut tout à fait, et c’est mon cas, et je crois, de plusieurs ici, considérer qu’Ozon, ou Polanski sont de bon réalisateurs, d’intéressants techniciens et formalistes, mais que leurs films et le sens de ceux-ci posent un certain nombre de problèmes. Les deux ne sont pas incompatibles.


  • Des techniciens racontent le tournage difficile de « La Vie d’Adèle »
    http://www.lemonde.fr/festival-de-cannes/article/2013/05/24/des-techniciens-racontent-le-tournage-de-la-vie-d-adele_3417150_766360.html

    Il faut parler, vider son sac, fouiller dans sa mémoire pour que certains détails finissent par revenir, enfin. Le tournage de La Vie d’Adèle, d’Abdellatif Kechiche, sélectionné en compétition officielle à Cannes, est fini depuis neuf mois. Les souvenirs se sont estompés. Mais ils ont été ravivés subitement, jeudi 23 mai, par la publication d’un communiqué musclé du Spiac-CGT. Le Syndicat des professionnels de l’industrie de l’audiovisuel et du cinéma a dénoncé tous les manquements au Code du travail durant les cinq de mois de tournage, de mars à août 2012.

    Tout cela est fort intéressant, mais je me demande juste pourquoi ça tombe sur lui en particulier, parce que la figure de l’auteur de cinéma français de gôche qui te fait bosser à l’œil et décide de tout au dernier moment, elle est assez répandue ... et ne suscite pas ce genre de bruit en général.
    #cinéma #industrie #travail

    • Enième spectacle de l’exception culturelle, à rapprocher :

      – des cachets pharaoniques des acteurs en vogue
      – du déficit du régime des intermittents du pestacle
      – du désolant spectacle de Cannes, le dernier endroit qui semble encore heureux de permettre à DSK de s’afficher http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2013/05/25/97001-20130525FILWWW00489-dsk-sur-le-tapis-rouge-a-cannes.php
      – de l’apologie d’une image réactionnaire de la femme et de l’enfant objet sexuel
      – des récriminations des barons du système contre un fisc oppresseur.

      Consommez-vous de la culture consanguine ? Moi, non, jamais, ne serait-ce que par solidarité avec les victimes de cette mafia !

    • J’ai trouvé sur les inrocks le commentaire d’un certain 00ben. Il dit beaucoup de choses interessantes alors je le colle ici même si c’est assez long.

      Cher Serge,

      La rédaction de cet humble texte va sans doute être un peu difficile… J’ose souhaiter que sa lecture le sera moins, l’humilité ne semble pas être votre point fort et au vu de ce que vous êtes capable de soutenir publiquement, le temps que vous prenez pour vous informer entre deux torchons critiques et « journalistiques » semble bien réduit.
      Je vais par ailleurs rajouter à votre calvaire car je vais devoir parler un peu de moi, et votre temps de cerveau disponible pour vous intéresser aux autres en dehors de toute posture a l’air lui aussi de s’amenuiser. A votre décharge, le champagne de Cannes a sans doute quelque difficulté à s’évaporer… J’ai bien conscience en tous cas que mon cas (qui est loin d’être unique) ne pourra pas servir de matière (et c’est le cas de le dire) à un magnifique étron comme vous en avez le secret, et qu’il vous indiffère. Je ne suis pas « artiste »… Mais j’ai quand même quelques mots à vous dire, et que voulez-vous, contrairement à vous je préfère parler de ce que je connais, et je me connais bien…

      Une dernière précision qui n’achèvera pas de vous décourager j’espère, je n’ai aucune idée au moment où je m’y attelle de la longueur ou de la forme que cette missive va prendre mais je sais avoir quelques difficultés, comme votre ami Abdellatif, à faire court parfois… C’est que j’ai beau être intermittent, technicien qui plus est… Non ne faites pas déjà la moue, cela n’a rien de répugnant je vous jure… Nous sommes des êtres humains comme les autres. Nous avons même une vie et besoin de manger, de dormir, de faire pipi tout ça tout ça… Non ne partez pas ! OK, c’est beaucoup de révélations… Je me recentre… C’est que j’ai beau être technicien disais-je, j’aime être précis et je ne rechigne pas à l’effort. Si si, je vous jure… Ça arrive encore de nos jours.
      Tout ça pour vous dire que si j’éprouve le besoin irrépressible de perdre mon temps à palabrer avec votre auguste suffisance, c’est que j’en ai très gros sur la patate… Au point d’avoir la sensation d’étouffer. Au point de ne pas réussir à évacuer ce truc qui me remue le cœur, les tripes et la gorge depuis ce matin, mais qui m’a tellement submergé à la lecture de votre « article » du jour que j’ai cru que j’allais en vomir. A défaut il me fallait autre chose pour évacuer… Me voilà.

      Ainsi donc il faut en finir avec le Kechiche bashing… Passons sur l’inanité de l’expression et sur le sous-entendu étrange… Que croyez-vous donc ? Qu’il y a là un bouc-émissaire injustement accusé des pires maux et qu’en parangon de la lutte contre les injustices et en grand connaisseur des méthodes de production, de la technique cinématographique, des tournages, et du fonctionnement de ceux-ci (ce que ne cesse de contredire votre article…) il vous faut voler à sa rescousse ? Que le monde est empli de petits bourgeois et/ou de gogos versatiles comme vous qui mettent au placard leur humanité et leurs convictions (et même pas que politiques…) dès qu’il s’agit d’évoquer le cas d’un « artiste » à leur goût ? Qui poussent l’idolâtrie jusqu’à tolérer l’intolérable, jusqu’à évacuer (volontairement ?) l’incohérence totale et le cynisme abject de ceux qui donnent à longueur de films ou de colonnes (suivez mon regard il vous méprise…) des leçons de bonne conduite morale, de lutte contre les inégalités, d’humanisme, de politique, de gestion, de bonne conscience, de bon goût, que sais-je encore (certains comme vous ont un avis sur tout…) et qui au quotidien font leurs les pires pratiques, l’amateurisme le plus crasse, les méthodes de propagande les plus immondes, les raccourcis les plus imbéciles ?

      Je me réjouis pour ma part que non, et pour ne pas me lancer dans un grand débat bien inutile avec le cuistre auto-satisfait que vous incarnez avec tant de panache aujourd’hui, je me contenterai de vous dire que les plus passionnés et les plus investis ne sont pas où l’on croit (enfin où vous les voyez, quand toutefois vous arrivez à regarder autre chose que votre nombril et les films de vos copains…) et de m’appuyer sur vos bafouillages… Pardon… Ecrits…

      Dès l’intro c’est carabiné de connerie… « Alors que les réjouissances du festival de Cannes se terminent et que la critique mondiale célèbre quasi-unanimement la Palme d’or décernée à La Vie d’Adèle, Chapitre 1 & 2, une partie des Français suit, sans avoir eu la chance de voir autre chose qu’une bande annonce, une série de polémiques mêlant politique, syndicalisme et autres commentaires n’ayant rien à voir avec une quelconque démarche artistique. »

      Ok… Quelques secondes de répit, je me mets à niveau ce n’est pas simple…

      Ainsi donc une poignée d’imbéciles à qui il reste un peu de conscience sociale (ou de professionnalisme, on y reviendra même si cette notion vous est étrangère…) et qu’il vous faut à tout prix éduquer, viennent gâcher la fête (enfin les « réjouissances »…) et ce magnifique consensus critique qui ne souffre aucun bémol, fût-il sur un tout autre sujet… Et c’est une honte… D’autant plus que ce consensus est adoubé par Votre Sainteté… Pauvre biquet… Pas trop dur ? En gros et pour reprendre votre raisonnement, son intelligence et sa magnifique structure : « Alors même que tout le monde aime les biscuits et que les derniers de La Mère Poulard (de l’artisanal quoi…) font l’unanimité, une bande de zozos, qui les a en partie fait cuire (quand même) mais qui ne les a même pas goûtés (horreur !!!) vient se plaindre qu’ils ont pour la première fois été concoctés dans les mêmes conditions qu‘en Chine, et c’est vraiment n’importe quoi. Décidément ils ne comprennent rien aux biscuits, et moi Serge Kaganski qui les ai goûtés et les ai trouvés très bons, je vais leur expliquer en quoi leur point de vue est illégitime et pourquoi il serait normal de délocaliser, c’est vrai quoi… Je les ai vraiment trouvés très bon, et je bande sur la Mère Poulard d’abord ».

      J’ai envie de dire faut arrêter les « réjouissances », vieux… Le champagne a pris racine…

      Ainsi alors, il est nécessaire d’avoir vu le film pour comprendre que le fait qu’il soit le fruit d’un tournage au cours duquel, sur le plateau comme en marge de celui-ci, des gens ont été méprisés, exploités, harcelés, des vies ont été mises en danger, est en fait tout à fait normal… Je tombe de ma chaise… Car oui c’est de cela aussi qu’il s’agit pauvre bougre… De vies mises en danger pour une œuvre qui est peut-être magnifique, mais qui est conçue et reçue en dépit du bon sens… Je ne parlerai que de ce que je connais. Et très bien contrairement à vous. Lâchez votre coupe de champagne, vos papiers bâclés, votre ego lamentable ou votre frustration de ne pas en être qui me paraissent être les seules explications possibles à votre si grande proximité avec ces artistes à qui vous donnez tous les droits parce qu’ils sont artistes, outre le conflit d’intérêt… Et faites donc 13 jours de régie d’affilée avec des journées comme celles d’un tournage en général, d’un tournage de Kechiche en particulier, et de celui de « La vie d’Adèle » spécifiquement… On parle de droits piétinés, d’argent jeté par les fenêtres pendant que des gens n’étaient pas rémunérés pour leur travail, d’humiliations, de caprices indécents, de harcèlement moral, j’en passe et des meilleures (mais bon prince, pour ne pas divulguer mes sources, pour ne pas trop me mettre dans la merde en vidant publiquement mon sac, et pour votre salut, je vous laisse le soin de faire un travail de journaliste). Vous répondez « le film me plait alors on s’en fout »… Scoop : comme technicien, il parait que journaliste c’est un métier… Vous devriez l’apprendre… Au pire, faites faire vos recherches par un stagiaire que vous sous-paierez ou ne paierez pas, c’est une méthode acceptable parait-il, c’est le nerf de la guerre tout ça, et ça doit être tellement flatteur d’avoir posé sa pierre à l’édifice (mortifère) de l’œuvre de Serge Kaganski…

      Au passage je note que ces pauvres Français qui n’ont rien compris et osent avoir un avis sur les conditions de sa mise en œuvre sans avoir vu le chef (d’œuvre), donnent dans la polémique politicienne ou sont à la solde des syndicats… Ça va les raccourcis Serge ?! Une petite faiblesse ? Besoin d’une prise de rendez-vous avec Jean-François Copé ou Laurence Parisot pour revoir vos classiques ? Ou vous êtes trop occupé à pondre un nouvel article tout plein de votre si prompte bonne conscience de gauche, que vous aimez tant mettre en scène ? Je me rappelle avec un émoi coupable votre article sur la Manif pour tous où vous fustigiez la droite et ses raccourcis faciles et hypocrites… Malgré quelques réserves, je l’avais relayé… Mes doigts me brûlent en y repensant… Je pense à mon pote H., qui fait de la direction de production en télé et qui me dit souvent, pour rigoler et se moquer gentiment de ma souplesse, de mon hermétisme au fric pour le fric et de mes engagements humanistes : « T’es une exception Ben… Le plus souvent avec les mecs de gauche, on a des problèmes de droite… »

      Là tout de suite, ça me fait rire jaune…

      Mais continuons, par ailleurs la politique n’a presque rien à voir là-dedans quand on y pense (j’y viens…), et qu’on essaye de voir plus loin que le bout de son nez (pardon, je vous réclame un effort…). Figurez-vous que bien des gens de gauche me critiqueraient aussi, aisément… Et oui, pathétique scribouillard… Comme beaucoup d’intermittents (même si pas tous je vous l’accorde, ceux dont vous prenez si facilement le parti par exemple, n’en font pas toujours autant…), vous n’imaginez pas le nombre de droits que je n’ai pas fait valoir. De mon plein gré, par amour de l’art et/ou de mon métier (oui oui j’insiste, METIER !!), parce qu’un projet me plaisait, pour une raison ou une autre, parce qu’il fallait bien percer à une époque où je n’étais qu’un taré de cinoche qui voulait faire son trou sans connaitre personne, sans un rond, et qui faisait (entre autres) le tour de Paris à 5h le matin pour trouver des tournages et proposer mon aide bénévole au cul des camions… Ou simplement parce que, dans un milieu aussi difficile, fermé, cloisonné par le piston et le copinage (auquel vous prenez votre part…), figurez-vous que comme d’autres je n’avais parfois pas le choix, et qu’aujourd’hui encore, scoop de nouveau, il m’arrive d’avoir besoin de bouffer… Mais cette réalité semble vous échapper comme à tous ceux qui ont le culot de dire « ils savaient bien que travailler avec Kechiche est difficile… Fallait pas y aller… » ou encore « ils sont bien contents de démarrer et de bosser sur un Kechiche, tous ces stagiaires »). Je me pose une vraie question en lisant vos âneries… Vous échappe-t-elle sciemment ? Non, je ne peux pas croire qu’une telle chose puisse arriver à un type, si arrogant et donneur de leçons soit-il, qui se prétend journaliste.

      Argument 1 : « Le procès porte sur des heures de travail non-déclarées, des tarifs au rabais, un tournage rallongé de deux mois et emploi du temps extrêmement changeant. » :

      Non !!! Le procès porte sur bien d’autres choses également… Faites votre boulot nom de nom (que c’est dur de canaliser ma colère et mon vocabulaire…) !!!!

      « Rien de bien nouveau dans ce monde qui, balançant entre création, budgets hyper-serrés et/ou coûts de fonctionnement astronomiques, est régi par de petits arrangements en marge du code du travail sans lesquels certains films seraient tout simplement impossibles à faire. Mais la CGT tient là une fenêtre de tir incomparable et s’attache à ériger le réalisateur en mauvais élève exemplaire. »

      Vous marquez un point (mais retrouvez aussitôt le giron de votre détestable incompétence juste après, rassurez-vous vous ne vous êtes pas trahi…). Rien de bien totalement nouveau en effet. Car oui, essayez d’être observateur au moins à défaut d’être un vrai journaliste qui s’informe d’abord, et informe ensuite… Ces arrangements en marge du code du travail nous les faisons. Constamment. Et bien souvent sans rien dire et avec le sourire malgré les aberrations incroyables que nous constatons au quotidien, que je ne détaillerai pas ici parce que je veux continuer à travailler, et que vous omettez (sciemment encore ?) de mentionner quand vous affirmez de manière péremptoire que certains films seraient « tout simplement impossibles à faire ». Je fais de la régie pour ma part. Les premiers arrivés, les derniers partis. Les salaires parmi les plus bas d’un plateau… Les amplitudes horaires parmi les plus folles… Et j’aime ça. Et je suis fier et ravi de faire ce métier même si par moments des cuistres comme vous me découragent….

      Je me suis battu comme un dingue pour le faire. Je dois encore me battre aujourd’hui parfois, tant justement il y a d’aberrations à tous les étages et tant souvent porter le bon nom, avoir les bonnes connaissances, tout accepter au prix de son équipe ou faire de la politique comme vous le faites offre plus d’opportunités que de vouloir être professionnel au service de professionnels ou être un authentique passionné. Je suis désormais chef de poste. Pour tenir autant que par passion, justement, j’ai dû cesser de compter depuis belle lurette les fois où j’étais traité comme de la merde par certains « créateurs » que vous chérissez. Par certains autres techniciens même… Mais je ne suis pas aussi clientéliste et méprisant que vous, je suis solidaire avec eux surtout quand on ne leur dit même pas merci après les avoir usé jusqu’à l’os, ce qui m’est arrivé trop souvent pour que je le tolère pour un autre…

      Peut-être que c’est là que le bât blesse d’ailleurs. Bien assis sur votre cul à donner votre avis sur tout, ignorant des coulisses tout autre son de cloche que celui ce que vos interlocuteurs privilégiés de journaleux branché vous font tinter à l’oreille, non seulement vous ne prenez même plus la peine de regarder de près, mais vous vous permettez l’indigence avec un aplomb qui ferait passer Christine Boutin pour une progressiste. Je ne compte plus toutes les journées de 15, 18, 20h parfois, payées 8, que j’ai faites. Toutes les fois où j’ai terminé ces journées de fous en chargeant des camions puis en ramenant chez elle ou chez lui, luttant pour ne pas m’endormir au volant, un comédien ou un « créateur » payé jusqu’à 250 fois mon salaire quotidien (le chiffre est véridique), mais qui refusait de travailler le matin ou qui avait je ne sais quelle exigence que la production bétonnait quel qu’en soit le coût avant de m’annoncer qu’elle n’avait pas le moyens de me payer mes heures sup… Je compte d’ailleurs sur les doigts d’une seule main après plus de 12 ans de métier les tournages sur lesquels je n’ai pas fait cadeau le sourire au bec d’heures de travail à la production. J’ai des milliards d’exemples que je ne citerai pas, pour vous contredire et vous jeter à la (grande) gueule à quel point vos propos sont non seulement inappropriés, mais insultants.

      Que croyez-vous ?! Qu’il n’y a que des techniciens incultes et pleurnichards qui doivent tout encaisser pour les joies de la création et l’égo des créateurs parce que c’est comme ça et que « c’est pas nouveau » ?! Dans quel monde vivez-vous ?! Oui nous faisons ces arrangements quand ils sont nécessaires, oui nous supportons parfois l’insupportable… Peu de gens savent, parmi tous ceux qui ont un avis sur nos métiers qui n’est souvent que le fruit de ce qu’ils entendent en interview télévisée ou lisent dans vos pages (des « créateurs » qui parlent « création », des comédiens qui se sont « éclatés », « bien marrés », des intellectualisations ou des pantalonnades à mille lieues de nos labeurs) quelle est la réalité de bien des tournages. Peu de gens savant comme il faut en chier ou tout accepter quand on n’a pas de piston ou quand on n’est pas du sérail. Comme nos boulots sont prenants. Comme de toute façon on renonce à toute vie personnelle quand un tournage démarre. Mais on le fait. Parce qu’on aime ça, encore une fois, et figurez-vous que parfois aussi ça se passe très bien. Pas parce qu’il n’a pas fallu faire des efforts, on aime ça et on les fait je vous dis. Mais parce qu’au moins on a été respecté, ou remercié. Parce qu’on a eu l’impression d’être tous ou presque dans le même bateau, parce que le film, au bout du compte, est beau. Et qu’il ne pouvait effectivement pas être fait autrement (ok ça c’est bien plus rare… Mais il vous faudrait bosser pour le savoir…)

      « il est injuste de faire porter ce chapeau collectif au seul Kechiche sous prétexte de Cannes et de palme d’or. »

      Il ne s’agit pas de faire de Kechiche un bouc-émissaire comme vous le sous-entendez honteusement. Scoop encore (décidément… ça va vous tenez le coup ?) : je n’ai rien de personnel contre Kechiche, comme je n’ai rien contre vous à la base… Et je ne sais pas ce que va donner ce film même si j’en ai une vague idée et que certains aspects de sa fabrication me hérissent le poil. Et oui Mr Kagansky… Tout le monde, et heureusement, n’est pas comme vous. Plutôt mourir que de suivre votre exemple et de juger des gens que je ne connais pas et des films que je n’ai pas vus sur la foi d’une réalité dont j’ignore tout… Je n’ai rien de personnel contre Kechiche disais-je… Ses agissements en revanche, en tant que co-producteur et réalisateur (scoop : des METIERS !!!! Artiste ou pas…) mais aussi en tant qu’être humain face à d’autres êtres humains, au même titre que les vôtres quand vous les légitimez avec des arguments aussi fallacieux, me font gerber. Ils sont la honte de nos métiers au même titre que votre article est la honte du journalisme. Il ne s’agit pas de faire de l’opportunisme, il ne s’agit pas de dénigrer un homme ou une œuvre, il s’agit de s’appuyer sur des faits et de dire que sur les tournages de Kechiche et sur ce film particulièrement, toutes les bornes sont dépassées.

      Tout ce qui peut se voir ailleurs mais qu’on tolère déjà trop souvent prend des proportions ahurissantes. Qu’il y a un système qui cloche, et que si beaucoup comme moi sont prêts à accepter beaucoup encore, que vous le vouliez ou non et même si « rien de nouveau », aucun artiste ni aucun chef d’œuvre, palme ou pas, ne justifie les choses que vous apprendrez quand vous lèverez le cul de votre chaise pour faire votre travail, comme les collaborateurs de Kechiche que vous insultez ont essayé de faire le leur… Ou alors par pitié, contentez-vous d’être un critique pédant et incohérent, vous êtes parfait dans ce registre… Rien de nouveau donc laissons faire et fermons-la ? Quel cynique de premier ordre vous faites, ça me fait frissonner que des gens qui tiennent ce genre de discours aient votre audience. Pire ! Comme si ce n’était pas assez con, vous ne vous arrêtez pas là !!! Continuons…

      Argument 2 : « Depuis peu, lorsque l’on parle de Kechiche, les commentaires, insidieux comme une rumeur, brossent un portrait tyrannique du nouveau-palmé, tout entier à son intention et très peu regardant sur le bien-être de ses congénères. »

      Insidieux comme une « rumeur » donc… Le mot est lâché. Qui parle de « rumeur » ? Vous assumez votre statut de « journaliste » et refusez de citer vos sources ? Ou allez-vous faire preuve d’honnêteté et cesser de sous-entendre que c’est totalement infondé et créé de toute pièce par je ne sais qui voudrait nuire sans raison valable ? A quoi vous sert de sous-entendre que le calvaire de gens méprisés est instrumentalisé à des fins politiques, ce que par ailleurs vous semblez faire de votre côté ? Quid des témoignages nombreux de ceux qui contrairement à vous ont côtoyé Kéchiche sur un plateau, se sont fait insulter ou exploiter (ils ne « comprenaient rien à l’art », notez la similitude du discours… Vous partagez visiblement beaucoup de choses), ont travaillé sur ses films, en sont partis parfois… Et même souvent pour « La vie d’Adèle »… Ils fabulent ? Sont à la solde de la CGT ? … Vous mettez un lien vers l’article du Monde qui les met en lumière pour mieux nier la validité de leur témoignage tout de suite après sans même ciller ?! Mais qui êtes-vous pour vous permettre ça ? Et ce « depuis peu », monsieur je-sais-tout, vous le sortez d’où ? Depuis son premier film c’est le cas… Et même des collaborateurs habituels sont partis de celui-là justement… Sans raison ? Vous faites quoi de ces infos ? A moins que l’information ne vous dérange… Parce que vous semblez avoir beaucoup de mal et que je suis d’humeur solidaire, une première pierre datée du jour à l’édifice de votre apprentissage du sens des réalités (je vous mets un lien tout frais pour que vous ayez le temps de relire les vôtres et de rattraper ce que vous avez loupé ou balayé d’un revers de la papatte…)

      http://www.afcinema.com/La-Vie-d-Adele-au-chapitre-temoignage.html

      « En cause, la “brouille” d’Abdellatif Kechiche avec ses deux actrices principales. »

      Que faire sinon de la redite, faites donc votre travail… En cause bien d’autres choses…

      « Ce dernier, intransigeant, aurait fait tourner près de 750 heures de rushes parmi lesquelles de nombreuses scènes d’intimité non simulées, écartées au montage. »

      Classe en effet… Et tous ces gens qui veulent nuire à quelqu’un de si formidable et en faire un bouc-émissaire… Si c’est pas malheureux… Heureusement Kaganski est arrivé… Sans se presser… Avec sa plume et son gros bonnet… Au fait, on vous a dit que 750 heures de rushes ça ne se faisait pas comme ça ? Que ça avait un coût financier ? Un coût humain ? Que ce coût est démultiplié quand on réfléchit 8h avant de tourner ou qu’on bouffe des huîtres et boit du champagne avec toute l’équipe qui poireaute ? Que ce coût se prévoit ? Que ça s’appelle de la production ? Que la production c’est un METIER ? Que réalisateur c’est aussi un METIER ? Que ces 2 METIERS sont indispensables à la bonne tenue d’un tournage, qui implique des vrais gens qui travaillent, ont une vie, un loyer, des impôts, des assurances et tout le toutim ? Je m’arrête là, ce serait comique si ce n’était pas pathétique d’être journaliste et d’ignorer (volontairement ou pas) tant de choses…

      « Deuxième pique relevée, lors de la remise de la Palme attribuée conjointement au réalisateur, à Léa Seydoux et à Adèle Exarchopoulos, un seul nom manquait au milieu des pleurs : celui de Julie Maroh, l’auteure de la bande dessinée Le Bleu est une couleur chaude dont s’est inspiré le Franco-tunisien. Cette dernière a publié un texte sur son blog, où elle raconte ne pas avoir été tenue au courant de l’état d’avancement du film et ne pas avoir été invitée à monter les marches. »

      A ce stade en toute franchise, je me demande si vous voulez entamer une reconversion et vous lancer dans le stand-up… Rappelons que le film a été montré sans générique et que Kechiche n’a remercié aucun technicien malgré cet état de fait et malgré les conditions de tournage que tout le monde connait désormais (sauf vous qui refusez de leur accorder du crédit pour des raisons artistiques qui n’ont rien à faire là…) « Un seul nom » manquait donc… Fâcheux mais extrêmement révélateur de votre mépris total pour une certaine catégorie de gens. Je vous invite à l’occasion à mettre un artiste visionnaire tout seul, des comédiennes (à poil si vous voulez, vous les aimez comme ça vous aussi…) et plusieurs camions pleins jusqu’à la gueule de matériel technique au milieu d’une équipe de gens constitués de carreleurs, de soudeurs, et de peintres en bâtiment et vous verrez le résultat… Un film c’est un travail d’équipe, vieux… Quand on a compris ça et qu’on a une production responsable derrière soi, aucun film n’est obligé de se faire dans la douleur… Quant à ce que vous dites de Julie Maroh, vous donnez vous-même le lien vers son blog pour juste après réduire son propos… Encore une preuve supplémentaire de votre suffisance… Que pensez-vous de vos lecteurs ? Trop cons pour aller lire à vos yeux ? Trop obnubilés par votre sainte parole ? Ou décidément vous vous foutez de tout ?

      « il arrive que dans l’émotion d’un prix et le minutage du temps imparti au discours, on en oublie de remercier Untel ou Unetelle. »

      Un autre truc encore un peu plus nul ? Une porte ouverte à enfoncer à défaut d’un clou ?

      « Il est notoire que le film est adapté de la BD de Julie Maroh, tous les articles l’ont mentionné, et il n’est pas très classe de la part de l’auteure de vouloir ramener à elle la cérémonie cannoise. Le film est signé Kechiche, pas Maroh et il n’est écrit nulle part que l’auteur d’une œuvre transposée au cinéma doit être obligatoirement intégré au processus de fabrication du film. »

      Et bien…

      « Plus généralement, il est possible que Kechiche ait un ego immense, mais ni plus ni moins que des centaines de cinéastes et d’artistes avant lui. L’ego surdimensionné est chose acceptable quand les œuvres sont grandes, et c’est bien le cas ici. »

      J’hésite entre essayer de trouver les mots pour argumenter entre 2 renvois ou inviter vos lecteurs à tout simplement se référer à l’article de Julie Maroh que vous avez la décence (vous en êtes donc capable…) d’indiquer vous-même, pour se rendre compte que tout ce que vous écrivez est d’une mauvaise foi et d’une malhonnêteté qui laissent pantois… Devant la classe dont elle fait preuve, la qualité de sa plume opposée à la calamiteuse objectivité de votre article de caniveau, je préfère renvoyer à ses écrits. Pour ce qui est de l’adaptation, elle y dit la même chose que vous… Elle y indique par ailleurs qu’elle ne tient pas rigueur à Kechiche d’un comportement pourtant assez odieux pour quiconque a conservé un peu de ce qui vous manque, calme les ardeurs des gens qui l’ont conspué parce qu’il l’avait « oubliée », précise qu’il l’a remerciée en privé, la voilà en petite capricieuse qui essaye de tirer la couverture à elle sous votre plume (enfin… Balai brosse…). Suit un argument de cour de récré (« le film est signé Kechiche, pas Maroh »), puis une formidable variante du « rien de nouveau » devenu cette fois « oui mais c’est pas le seul », et enfin le retour du tristement obsessionnel « un comportement inadmissible ne l’est plus quand il s’agit d’un artiste que j’aime » (bonjour les chevilles)… En gros, donc, non seulement vous débitez des conneries au mètre, n’avez aucun respect pour plein de monde, êtes complètement perdu dans votre fantasme du génie solitaire, faites preuve d’une condescendance ahurissante, mais en plus vous trouvez le moyen de vous répéter. J’étais déjà tombé de ma chaise, je ne sais plus jusqu’où je vais pouvoir descendre… Une chose est sure, votre papier est bel et bien signé de votre nom et constitue la preuve flagrante que lorsque l’on a un égo surdimensionné, on aime à voir son patronyme sur les choses qu’on a pondues, si petites et lamentables soient-elles…

      Quant au reste, juste un petit rappel, un cinéaste ne fait pas un film tout seul avec un pinceau ou un stylo, encore moins quand c’est une adaptation. Il peut trahir certes, reste qu’il a pris des choses à quelqu’un qui est en droit d’attendre au moins qu’il réponde à ses messages… Si un argument professionnel ne vous convainc pas, un argument humain vous siérait ? C’est quand même sympa et correct de répondre aux messages de l’auteure qu’on adapte non ? (ce qu’il faut vous apprendre, c’est épuisant…)

      Argument 3 : Vidéo de votre copine de neurone Christine Boutin (sur ce coup là vous êtes vraiment au taquet)

      Que vient faire ici la vidéo de cette folle ? Son propos s’inscrit-il dans une « argumentation » autour de « la vie d’Adèle » ? Outre replacer l’article dans un contexte à son niveau, je ne vois là-dedans qu’une énième et piteuse manière de décrédibiliser tous les témoignages, légitimes, eux, des gens que vous vous acharnez à piétiner de votre bêtise… Heureusement vous ne faites pas de commentaire ce qui est bien votre seule bonne décision éditoriale du jour.

      Argument 4 : « Un film d’amour entre femmes tourné par un homme, celui pourrait être perçu comme un acte progressiste. »

      Outre la coquille, qu’on mettra sur le compte du bâclage évident pour ne pas se contenter d’accabler le vide intellectuel, j’objecterais volontiers que ça peut tout aussi bien être perçu comme le summum d’une forme de machisme malsain, surtout au vu des conditions de tournage des scènes de sexe, de la « brouille » évoquée plus haut par vous-même, de l’âge des comédiennes au moment du tournage, du goût prononcé qu’ont les critiques dans votre genre pour le cul épate-bourgeois et la crudité « transgressive » dans les films des artistes labélisés qui trouvent grâce à leurs yeux et dans la quasi-totalité de ce qu’ils appellent des « chefs d’œuvres » depuis 20 ans (au point de se demander si le questionnement existentiel et surtout sexuel avec scène de cul à l’appui n’est pas une condition préalable à cette caractérisation, il faut bien avoir des choses sur lesquelles théoriser dans le vide et ça fait plus classe que d’avouer simplement qu’on avait envie de se rincer l’œil…), mais puisqu’il est possible que les scènes soient très belles je ne le ferai pas en détail.

      Tout juste vous rappellerai-je que l’histoire du cinéma est truffée d’idées magnifiques de mise en scène pour figurer des actes sexuels absolument torrides, des moments d’intimité prodigieux, des passions dévorantes, des orgasmes extraordinaires, sans avoir besoin de mettre tout le monde à poil et de faire en sorte que des comédiennes à peine majeures « se lâchent » devant la caméra derrière laquelle il y a (comble du hasard…) un homme (pardon un artiste… Un mec asexué quoi… Sic), et donnent dans le porno soft fût-il extrêmement signifiant quant à leur itinéraire. Mais vous n’avez peut-être plus le temps de vous intéresser à l’histoire du cinéma, entre vos papiers politiques, culturels, critiques, vos émissions de télé, vos pastilles radio, vos diners mondains, ça doit être prenant d’avoir une parole indispensable… Rassurez-vous, je suis bientôt au bout.

      « On pourrait juger La Vie d’Adèle par la justesse de sa mise en scène, son incroyable aplomb lui permettant d’envoyer des scènes inédites de sensualité, de durée et de précision. »

      Oui. On pourrait. Si on était aussi mauvaise langue avec les créateurs que vous ne l’êtes avec les techniciens et les auteures de BD, on pourrait aussi gloser sur la « justesse de la mise en scène » et la « précision » de quelqu’un qui a besoin de pousser tout le monde à bout sur son plateau, de montrer tout frontalement, de tourner 5 mois, d’atteindre les 750 heures de rushes dans les conditions qu’on sait tellement il ne sait pas où il va (vous me ferez la version fan club ensuite, le pointillisme tout ça), et de faire bosser 6 monteurs, pour accoucher de 3h d’un film à priori plutôt intimiste et sans effet spécial ni grosse machinerie… On ne le fera pas.

      Comme je ne désespère pas que vous travailliez un jour au lieu de vous contenter de décréter que votre avis prévaut sur la réalité parce que c’est le vôtre et que vous êtes le roi du biscuit, je vous suggère d’interroger en privé ses monteurs par exemple… Vous découvrirez des histoires magnifiques, y compris sur ses films précédents. Rappelons juste pour mémoire et pour l’anecdote que pour pondre « Apocalypse now », Coppola s’était arrêté à 250h de rushes… Ça n’a rien à voir me direz-vous, vous aurez raison… J’ai envie de dire justement. Mais bref…

      On pourrait vous demander ce qu’il y a de vraiment « inédit » dans cet « envoi »… La nature de la « claque » suscitée par ces scènes de sexe plus ou moins explicites qui brouillent la frontière entre fiction et réalité, et qui sont « hyper crues tu vois, chouchou, mais en fait totalement sensuelles/signifiantes/précises/mon-cul-sur-la-commode » ? … On ne va pas le faire non plus. A titre personnel j’ai l’impression que « Les Inrocks » et d’autres me font le coup tous les mois et surtout en période de festival, et qu’il n’y a que l’auteur des images et les propriétaires des culs qui changent… Et puis on va finir par replonger dans l’histoire du cinéma, y compris toute récente, et je vous bouffe déjà pas mal de votre temps. Je lisais en tous cas il y a peu le post d’un critique digne de ce nom, un de ceux qui argumentent, lui, même si on n’est souvent pas d’accord, et qui pointait combien le cinéma dit non-formaté l’était en fait totalement… Que ça résonne avec justesse à mes oreilles quand je vous lis…

      Mais gageons que « La vie d’Aldèle » est totalement différent… J’ai l’impression de l’avoir déjà vu 1000 fois, mais je me trompe sans doute (vous avez vu cette ouverture d’esprit ? Vous devriez en prendre de la graine…) et je prends note pour quand je le verrai, que niveau sexe on n’a jamais fait plus « sensuel » (j’ai tendance à me faire une autre idée de la sensualité et de l’érotisme pour le coup, mais on verra bien, avec le peu d’imagination que vous avez si vous y voyez de la sensualité c’est qu’il y en a…), plus long (c’est marrant je me souviens avoir vu plus long déjà…), et plus « précis » donc… Ok… Ouah… Ça fait un malheur dans les soirées ou chez Beigbeder ça, « c’est une scène inédite de précision » non ? Et sinon ça veut dire quoi ? On voit bien les poils ? Pour ce qui est de l’aplomb au moins, je ne vous contredirai pas… Incontestablement il en faut. Au moins autant pour demander à 2 comédiennes de faire ce qu’elles ont fait, que pour vendre avec la subtilité qui est la vôtre qu’on peut être critique de cinéma et considérer qu’il est indispensable de voir 2 filles baiser pendant 10 mn pour avoir une « compréhension profonde des personnages et de ce qui leur arrive dans la suite du film »… Sic. On ne saura jamais si elles l’ont vraiment fait ou pas (la grande question « cinéphilique » que se posent plein de « journalistes » en ce moment…), nous voilà rassurés il y en a au moins un qui se branle, au sens propre comme au sens figuré… Comme je ne veux de mal à personne, même pas aux cyniques condescendants, et qu’au moins au sens premier c’est plutôt agréable, je suis content pour vous… On enquille ? Pas encore sourd (oui il parait que ça rend sourd) ?

      « Ou alors on peut confondre ce film de fiction avec un documentaire sur la sexualité lesbienne et dénoncer une vision trop masculine et fantasmée des ébats de Léa et Adèle. »

      Bon sang, mais c’est bien sûr Serge ! Heureusement que vous êtes là ! Au milieu de la bien-pensance et de la liberté d’avoir une opinion, il est bon de se rappeler qu’il suffit de vous demander, et que quiconque y verrait une vision masculine et fantasmée des ébats de Léa et Adèle, se serait tout simplement planté de film et aurait fait une confusion… Et sinon vous aimez les pâtes ? J’espère que oui parce que moi j’aime bien… Je trouve ça bon… J’ai droit ? Eh dites Serge, le festival c’est fini hein ? Parce que vous nous le faites avec un brio, là…. C’est quand même du haut niveau… Allez on termine, c’est qu’il faut que j’aille me coucher.

      « c’est le ressenti de Julie Maroh et il est respectable. »

      Sans blague… Z’avez pas fait une faute de frappe là ?? Pour un peu vous le trouviez « légitime »… Ça vous a fatigué ce papier non ? Je vous sens moins en forme sur la fin…

      « Il n’est cependant pas du tout partagé par l’immense majorité de ceux qui ont vu le film (hommes et femmes, et on le suppose, hétéros, gays ou lesbiennes mêlés) et qui ont jugé ces scènes de sexe comme une des plus belles choses vues au cinéma depuis longtemps et comme nécessaires à une profonde compréhension des personnages et de ce qui leur arrive dans la suite du film. »

      Je me disais bien que vous alliez vous rattraper… Suis déjà revenu sur la « nécessité », je me moquerais bien encore un peu mais je n’aime pas tirer sur les ambulances… Je ne résiste pas à pointer tout de même ce culte soudain de la majorité. L’immense majorité de ceux qui ont vu le film (rappel, Cannes… Avec tout ce que ce petit nom implique… Et qui d’autre ? Bah… Juste Cannes en fait…) ont pensé comme vous ? Ah d’accord alors… Dont acte. Pour info Julie Maroh dans son article raconte tout autre chose. Une salle de cinéma où « tout le monde pouffe de rire. Les hérétonormé-e-s parce qu’ils/elles ne comprennent pas et trouvent la scène ridicule. Les homos et autres transidentités parce que ça n’est pas crédible et qu’ils/elles trouvent tout autant la scène ridicule. Et parmi les seuls qu’on n’entend pas rire il y a les éventuels mecs qui sont trop occupés à se rincer l’œil devant l’incarnation de l’un de leurs fantasmes. » Mais alors, comme les techniciens qui font du Kechiche bashing, cette frustrée de Julie Maroh ment à dessein vous croyez ?

      Ah non… Elle s’est trompée… Quelque chose m’avait échappé l’espace de quelques secondes et à cause de la contrariété sans doute. La vie est simple finalement… On se prend la tête pour des bêtises, je vais même finir par me demander pourquoi j’ai été si long… La majorité pense comme vous ? Elle a raison. La majorité ne pense pas comme vous ? Elle a tort. Et pour la minorité ? Pourquoi en serait-il autrement…

      Je ne sais pas si j’aurai la force et le temps (c’est que quand je bosse je le fais vraiment, moi…) de revenir parler du film quand je l’aurai vu pour vous dire si vous aviez raison ou si j’avais tort… Ce sont les 2 seules solutions n’est-ce pas ? Si c’est le chef d’œuvre annoncé, à mes yeux en tous cas, je vous le ferai savoir. Mais ne vous en déplaise, ça ne changera rien au caractère inadmissible de ce qui s’est passé sur son tournage. Un truc me rassure par ailleurs, je suis certain que nous n’aurons pas les mêmes arguments, et permettez-moi de vous dire que les vôtres me font de la peine…

      Je vous embrasse pas Serge… Pour finir en toute franchise, une page tarte à la crème comme celle qu’on vient d’explorer ensemble, de la part d’un titulaire de carte de presse, ça me donne plutôt des envies de tarte dans la gueule… Mais à part avec des mots quand je me retrouve face à tant de bêtise, je suis non-violent… Et sinon, vous connaissez « La vie de Brian » ?

    • Bonjour,

      Votre post ayant déjà été relayé sur des réseaux sociaux notamment, merci de le supprimer ou de le réécrire en ne disant pas que j’étais technicien du film... Cette prise de parole publique va déjà m’attirer suffisamment d’ennuis je crois pour qu’il faille que je sois précis et que rien ne puisse être considéré comme mensonger... Mon témoignage se base sur la foi de l’intégralité des articles existants, du témoignage d’amis ayant travaillé avec Kechiche, et de mon expérience personnelle, mais je n’ai pas travaillé sur « La vie d’Adèle ». C’est pour cela que je ne reprends pas d’exemple précis d’épisode ayant eu lieu sur le tournage, et que je n’utilise l’épisode champagne huîtres que comme un exemple d’attente inutile. Je ne parle que de ce que je connais. Par ailleurs, c’est avant tout le discours abject de « Kaganski » qui est la cible de mon courrroux.

      Merci, bonne continuation,

      00ben ;)


  • Jean-Bernard Pouy : Colère du présent (Ed.Baleine) - Le blog de Claude LE NOCHER #livre via @osezkarl
    http://action-suspense.over-blog.com/article-jean-bernard-pouy-colere-du-present-ed-baleine-72

    Par nature, l’#Utopie ne se réalise jamais. Sauf dans quelques romans qui s’en amusent. Et qui suggèrent que, si des gens assez futés pour imaginer un autre monde se coalisaient, peut-être bien qu’il n’est pas exclu qu’éventuellement… Avec une pasionaria rousse, nue et idéalement galbée, de préférence. Et, en face, un général pas strictement militaire, bien sûr. De la fiction, puisque ça met en scène une solidarité illusoire ; non sans admettre que même les insurgés ne s’entendent que rarement. Après tout, il n’est pas encore absolument interdit d’aspirer à ce rêve — non pas égalitaire, mais d’un équilibre juste et humaniste. Jean-Bernard Pouy ne donne pas de leçons, d’objectif insensé. Il joue avec ses fantasmes, qui sont quelquefois les nôtres, exagère, rigole et extrapole, souligne qu’une blanquette bien arrosée adoucit la réflexion. Il nous invite à réfléchir sur la superficialité de nos sociétés qui oublient l’essentiel : vivre, c’est tout ! Merci de nous le rappeler…


  • Coronavirus : un troisième cas suspect dans le Nord - Libération
    http://www.liberation.fr/societe/2013/05/09/virus-proche-du-sras-crainte-de-contamination-d-un-voisin-de-chambre-et-d

    Après un médecin et un patient, une infirmière qui a été en contact avec un homme de 65 ans contaminé par un nouveau virus provoquant de graves problèmes respiratoires, présente également des symptômes laissant craindre une éventuelle contamination, a indiqué vendredi l’Agence régionale de la santé du Nord-Pas-de-Calais (ARS).

    « Nous avons une troisième suspicion ce matin, avec une infirmière de Douai », a annoncé le docteur Sandrine Segovia Kueny, directrice générale adjointe de l’ARS, sur France Bleu Nord.

    #nCoV


  • La France a importé de Suède du saumon aux dioxines
    http://www.lemonde.fr/planete/article/2013/05/08/la-france-a-importe-de-suede-du-saumon-aux-dioxines_3173554_3244.html

    Mis en cause mercredi par un documentaire de la SVT, la télévision publique suédoise, un importateur français, Pêcheries nordiques, a confirmé avoir fait entrer en France du saumon suédois pêché en mer Baltique, interdit à cause de niveaux de dioxines supérieurs aux limites autorisées.

    Les Suédois, au courant de la pollution de cette mer, savent qu’il faut consommer de ce saumon avec modération. Leur gouvernement recommande aux enfants et femmes enceintes de ne pas manger de ce saumon plus de trois fois par an.

    #alimentation #pollution


  • Les textes/articles/discours pour encourager les femmes à tenter les métiers de l’informatique sont souvent influencés par l’idée que le côté geek barbu mal-lavé regardant de l’assembleur défiler sur son écran toute la journée effrayerait les femmes (pourquoi elles et pas les hommes, je me demande) et qu’il faut donc les rassurer en leur expliquant qu’en informatique, on ne fait pas tant d’informatique que ça. Un exemple de ce discours « anti-geek » est là :

    http://www.inria.fr/centre/lille/actualites/portrait-d-une-ingenieure-informaticienne-entre-autres

    Une belle collection de clichés notamment celui comme quoi on ne rencontre pas de gens quand on est programmeur...

    À l’opposé, un témoignage qui m’a beaucoup ému, d’une peut-être future informaticienne qui se demande pourquoi on essaie de la décourager de faire de l’informatique comme elle en rêve, à la geek :

    http://trishkhoo.com/2013/04/i-knew-exactly-how-she-felt

    (Sinon, le blog de Trish Khoo est très intéressant mais, d’habitude, elle ne parle que d’informatique, pas de politique.)

    Ah, au fait, je n’ai toujours pas vu Doctor Who, mais je suis sûr qu’Arno a déjà écrit des articles sur cette série sur SeenThis.


  • Que savait François Hollande des malversations financières du PS à Hénin-Beaumont et dans le Nord en général ? Sa probable convocation comme témoin par la justice permettra d’y voir plus clair

    Cité comme témoin par Gérard Dalongeville, l’ancien élu jugé fin mai, le président se rendra-t-il au procès, comme il s’y était engagé ?

    http://www.lepoint.fr/politique/francois-hollande-l-homme-qui-en-savait-trop-09-04-2013-1652701_20.php


  • Louvre-Lens : petit kit pour dubitatifs - Lémi
    http://www.article11.info/?Louvre-Lens-kit-pour-dubitatifs

    Ce qui se met ici en place relève davantage du Mickey démultiplié en mode Warhol que de l’éducation populaire. Il s’agit de créer un monde artificiel, faussement ouvert, pour évacuer la population actuelle, la repousser hors des limites du lieu fantasmé. Le public visé – les décideurs tablent sur 700 000 visiteurs la première année – est propre sur lui, doté d’un portefeuille conséquent. Il présente bien, dépense bien. Et aime cette reproduction d’un univers culturel qu’on lui présentera aussi bien à Bilbao qu’à Metz16, Paris, Lille, Bruxelles ou Madrid. Son attente ? Un cadre uniforme et rassurant, bordé de symboles fédérateurs, piliers de la culture globale. C’est ainsi que le Louvre, à Lens comme à Abou Dhabi17, accomplit son devenir « marque » et devient l’équivalent de Disney : un vecteur d’uniformisation.

    C’est un détail, mais il dit beaucoup. Norbert Crozier, l’actuel chef de projet de Mission Louvre-Lens Tourisme, est trop jeune pour avoir un CV gonflé aux hormones. Mais il affiche fièrement dans son « parcours en trois points » une étape éloquente : « Mise en place d’une offre de tourisme culturel pour Disneyland Paris18. » Interviewé dans le supplément Louvre-Lens de L’Avenir de L’Artois, le même livre sa philosophie : « Notre travail est d’écrire un scénario pour développer le tourisme. Nous sommes les metteurs en scènes, les acteurs sont les touristes et les décors sont les lieux. » Comment ils disent, déjà, chez Disney ? Ah oui : « Bienvenue dans un monde de magie ! »

    #Louvre #Lens #culture


  • Un monde est mort, il court encore... La preuve par le poulet | François Ruffin (1/4)
    http://www.fakirpresse.info/Un-monde-est-mort-il-court-encore,513.html

    Voici la première partie du dossier consacré au plan social chez Doux (numéro 57). Un recueil de témoignages d’ouvriers de l’usine Doux de Graincourt (62), notamment celui d’Annabelle, 48 ans, élue au comité d’entreprise. (...) Source : 1/4


  • Louvre-Lens : kit pour dubitatifs | Lémi (Article11)
    http://www.article11.info/?Louvre-Lens-kit-pour-dubitatifs

    Ce matin, c’était l’enfer, ils glapissaient de joie sur France Inter. Euphorie au taquet. Je les écoutais en sirotant mon café-rosé – Filippetti aux anges, les présentateurs aux anges, les écoliers aux anges, tout le monde aux anges, lalala. Ça m’a vite lourdé. J’ai éteint la radio d’un geste gracile – jet de pantoufle –, d’autres chats à fouetter. Las : ça n’a pas marché, je les entendais encore glapir et s’enthousiasmer, rugissant leur sabir urbanistico-culturel à deux balles dans mes neurones flapies. J’ai changé de stratégie mentale, optant pour la (tentative de) prise de hauteur. (...) Source : Article11


  • La lutte No Tav : stratégie et histoire d’une lutte populaire - OCL - Organisation Communiste Libertaire

    Nous sommes allés au camping Notav installé depuis deux mois et demi à Chiomonte. Nous avons participé à des assemblées, appuyé ou proposé des initiatives, cuisiné, nettoyé et marché coude à coude à des centaines de femmes et hommes, jeunes et vieux de la vallée. Chaque geste du quotidien s’est déroulé sous le signe de la participation collective.
    Nous avons rencontrés des camarades qui ont tout quittés et sont venus vivre ici, des jeunes qui ont traversé l’Europe en vélo pour venir ici, des anciens qui luttent depuis des années pour défendre cette terre magnifique et profanée. Nous avons vécu en première ligne le miroir déformant des médias, le gouffre entre réalité et récit.
    Nous avons décidé d’interviewer Patrizia Soldati (pour les camarades juste Pat), splendide dame – résidente en Val de Susa, cuisinière dans une maternelle et à domicile – qui lutte pour sa terre et nous a enseigné à quel point l’on peut être (et l’on doit être) jeune et combatif à toute âge.

    http://oclibertaire.free.fr/spip.php?article1263

    • Article intéressant, dommage de ne pas partager le point de vue initial.
      J’ai l’impression que les #Notav n’ont jamais eu besoin de traverser la frontière. Pour avoir expérimenté la chose durant plus d’un an, il y a clairement un manque sur cette partie du réseau ferré.
      Ce projet est important et ceci sans parler des « gens du haut qui ne comprennent rien à rien ».

      J’espère qu’à la fin un terrain d’entente pour tous sera trouvé.

    • Ce n’est pas parce qu’une minorité de personnes (hors les marchandises et les cadres dynamiques) ont réellement besoin de traverser plus facilement la frontière à cet endroit que l’on doit détruire tout un territoire. Tant pis pour cette minorité, on peut toujours se débrouiller autrement en prenant plus de temps.

      Et c’est bien ça le problème : le temps. On est tous poussé à tout faire vite, personne n’a l’argent pour avoir des vacances longues, et donc on voudrait tous pouvoir tout faire en moins de 3h, traverser la France, aller dans un autre pays, etc. C’est pareil pour la LGV en Aquitaine !

      La vraie bataille serait de demander du temps pour vivre, et donc avoir le temps de voyager, que ce soit pour découvrir des choses qu’on ne connaît pas ou pour rejoindre sa famille.

      Sous prétexte que plus personne n’a le temps, et qu’il y a une mobilité immense par rapport au siècle dernier et que donc des familles sont dispersées dans toute la France voire dans toute l’Europe, et bien il faudrait continuer de mettre des autoroutes et des TGV partout. Non ! C’est à la source qu’il faut résoudre le problème (et encore l’histoire de voir sa famille n’est qu’un prétexte, les vrais gros utilisateurs sont les marchandises, les cadres et les scientifiques).

      Soit on se rapproche de sa famille, soit on la voit moins, soit on fait en sorte de travailler moins pour avoir le temps de faire des déplacements plus longs (moins chers pécuniairement et écologiquement) .

      Et je sais parfaitement que ce n’est pas souvent possible, notamment à cause de l’argent qui manque, du mode de vie actuel, etc. Mais c’est justement sur ce point qu’il faut se battre, et non pas pour ajouter de nouvelles horreurs de déplacements rapides.

    • Ce n’est pas parce qu’une minorité de personnes (hors les marchandises et les cadres dynamiques) ont réellement besoin de traverser plus facilement la frontière à cet endroit que l’on doit détruire tout un territoire. Tant pis pour cette minorité, on peut toujours se débrouiller autrement en prenant plus de temps.

      Le problème dans ce que tu dis c’est « qui est la minorité ? ». Sincèrement je ne sais pas.
      Pourtant ce que je sais c’est que les gens effectuant ce trajet ne représente pas une minorité anecdotique. Je me permets de le dire pour avoir pratiqué et vécu ce trajet pendant près d’un an.

      Concernant le temps et prendre le temps, actuellement la solution ferroviaire n’est pas pertinente. La route est une meilleure alternative en terme de commodité, de temps, d’économie.
      Pour remarque la SNCF assure principalement ce trajet grand public par bus. Le TGV ne sert que pour relier les grandes villes entre elles et va moins vite que le bus pour le tronçon Lyon-Turin.

      Pour les

      cadres dynamiques

      , ils préféreront certainement l’avion ou la voiture. J’ai rarement vu du « costard cravate » dans le TGV.

      Pour le moment on est loin d’une solution adaptée et je suis peu convaincu qu’elle soit plus écologique que la réalisation d’un nouveau tunnel.

      Cela ne justifie pas le fait qu’on doit détruire et saccager le tout. Il n’est pas interdit d’êtres respectueux de tous et le faire en bonne intelligence. Je suis persuadé que cela est possible.



  • Sangatte, 10 ans après : « Les #migrants sont toujours là, à la rue » - Le Nouvel Observateur
    http://tempsreel.nouvelobs.com/societe/20121105.OBS8084/sangatte-10-ans-apres-les-migrants-sont-toujours-la-a-la-rue.ht

    Que sont devenus les migrants depuis la fermeture de Sangatte ?

    – Ils se sont retrouvés à la rue, dans des conditions d’urgence sanitaire et humanitaire catastrophiques. A l’époque, le but de cette fermeture tel qu’annoncé par Nicolas Sarkozy, mais aussi par le maire communiste de Calais Jacky Hénin, consistait à dire « fermons le camp, il n’y aura plus de migrants. » C’était évidemment idiot... Car les migrants ne venaient pas pour s’abriter sous un hangar ou des algeco, mais parce qu’ils fuyaient des situations dramatiques dans leurs pays, et voulaient rejoindre l’Angleterre où les conditions d’accueil sont meilleures qu’en France. Les situations dans leurs pays d’origine et la différence d’accueil entre l’Angleterre et la France n’ayant pas évolué, ils sont toujours là. La fin de Sangatte a plutôt marqué le début d’une stratégie « d’invisibilité » des migrants revenant à dire « n’en parlons plus, ils n’existent plus. »


  • La démocratie participative absorbée par le système politique local - Métropolitiques
    http://www.metropolitiques.eu/La-democratie-participative.html

    Alors que les dispositifs participatifs ne cessent de se multiplier, l’abstention aux élections locales n’a jamais été aussi forte. Loin de renouveler la « démocratie locale », les expériences de participation tendent plutôt à renforcer des pouvoirs locaux de moins en moins proches de leurs citoyens.


  • La démocratie participative absorbée par le système politique local | Rémi Lefebvre (Métropolitiques)
    http://www.metropolitiques.eu/La-democratie-participative.html

    Alors que les dispositifs participatifs ne cessent de se multiplier, l’abstention aux élections locales n’a jamais été aussi forte. Loin de renouveler la « démocratie locale », les expériences de participation tendent plutôt à renforcer des pouvoirs locaux de moins en moins proches de leurs citoyens. (...) Source : Métropolitiques


  • La démocratie participative absorbée par le système politique local - Métropolitiques
    http://www.metropolitiques.eu/La-democratie-participative.html

    La #démocratie participative est devenue une norme de l’action publique locale. Chez les élus locaux, il est désormais considéré comme incontournable d’associer les citoyens aux décisions entre deux échéances locales et de le faire savoir. L’augmentation régulière de l’abstention aux élections, qui affaiblit la légitimité des élus, renforce encore la prégnance de « l’impératif participatif » qui a saisi l’ensemble des pouvoirs locaux. Alors même que les contraintes juridiques qui poussent les élus à favoriser la participation de leurs administrés sont faibles, on assiste à une véritable prolifération de dispositifs de natures diverses qui s’accumulent, souvent sans véritable cohérence, à des échelles territoriales multiples. L’heure est à l’innovation, à l’expérimentation et au bricolage de nouveaux outils.


  • Sur scène à l’Aéro : Bazz Phaz featuring Max - Nord Éclair, l’actualité quotidienne du Nord-Pas-de-Calais, de la métropole lilloise à l’Artois
    http://www.nordeclair.fr/Locales/Lille/2012/09/23/sur-scene-a-l-aero-bazz-phaz-featuring-m.shtml

    Joli projet que celui mené par la salle de concert L’Aéronef : dans le cadre du Parcours découverte « Musiques Actuelles », des artistes en résidence partent à la rencontre de personnes handicapées pour jouer un morceau avec elles.



  • Du nouveau pour les Journées du patrimoine - Nord Éclair, l’actualité quotidienne du Nord-Pas-de-Calais, de la métropole lilloise à l’Artois
    http://www.nordeclair.fr/Locales/Tourcoing/2012/09/09/du-nouveau-pour-les-journees-du-patrimoi.shtml

    Une nouvelle fois associées pour l’événement, les Villes de Tourcoing et Roubaix ont programmé, à Tourcoing, 42 manifestations, dont 17 nouvelles pour les Journées du patrimoine. Le week-end prochain, les sites industriels, religieux, mais aussi les boutiques seront ouverts pour des visites surprenantes. N’oubliez pas de réserver !



  • Le regard de J.-P., responsable du bar - Nord Éclair, l’actualité quotidienne du Nord-Pas-de-Calais, de la métropole lilloise à l’Artois
    http://www.nordeclair.fr/Locales/Tourcoing/2012/08/12/le-regard-de-j-p-responsable-du-bar.shtml

    « Dès que je suis entré dans cette salle, j’en suis tombé tout de suite amoureux. Sa taille humaine, le bar au milieu... À l’époque je travaillais pour l’Aéronef ou le Splendid, c’était très différent.


  • Fermez les yeux, laissez-vous aller à Louis Aguilar & the Crocodile Tears - Nord Éclair, l’actualité quotidienne du Nord-Pas-de-Calais, de la métropole lilloise à l’Artois
    http://www.nordeclair.fr/Actualite/2011/12/13/fermez-les-yeux-laissez-vous-aller-a-lou.shtml

    Des États-Unis, il est revenu les bras couverts de tatouages et la tête pleine de mélodies folk teintées d’americana qui font le miel de son 1er album, à découvrir ce mercredi la Maison Folie de Wazemmes.