provinceorstate:washington

  • Government subpoenas, obtains wide set of AP phone records in investigation - 5/13/2013 3:20:06 PM | Newser
    http://www.newser.com/article/da68kltg0/government-subpoenas-obtains-wide-set-of-ap-phone-records-in-investigation.h

    (Noam Chomsky savait de quoi il parlait http://seenthis.net/messages/134551)

    Des journalistes de l’Associated Press mis sur écoute par le gouvernement US.

    The Justice Department has secretly obtained two months of telephone records of journalists for The Associated Press in what AP’s top executive says is an unprecedented intrusion into newsgathering.

    Prosecutors took records showing incoming and outgoing calls for work and personal numbers for individual reporters, plus for general AP offices in New York, Washington and Hartford, Conn. The government also seized those records for the main phone number for AP in the House of Representatives press gallery.

    The Justice Department disclosed the seizure in a letter the AP received Friday. The letter did not state a reason, but prosecutors have previously said they are conducting a leaks investigation into how the AP learned about an al-Qaida bomb plot in Yemen before it was made public last year.

    Prosecutors have sought records from reporters before, but the seizure of records from such a wide array of AP offices is unusual.


  • #Paradis_fiscaux : Londres, Washington et Canberra passent à l’offensive
    http://www.lemonde.fr/economie/article/2013/05/10/paradis-fiscaux-londres-washington-et-canberra-passent-a-l-offensive_3174923

    Un mois tout juste après les révélations de l’enquête OffshoreLeaks – à laquelle a participé Le Monde – les Etats-Unis, le Royaume-Uni et l’Australie ont annoncé de concert, jeudi 9 mai, avoir mis la main sur des données comparables à celles obtenues par le consortium d’investigation américain ICIJ qui fut à l’origine de l’OffshoreLeaks.

    Ces données portent sur la création de sociétés offshore, par des entreprises et par des individus, dans les îles Caïmans, les îles Vierges britanniques et les îles Cook, ainsi qu’à Singapour. Soit exactement le même sujet et le même périmètre que ceux couverts par l’#OffshoreLeaks.

    Selon l’ICIJ, il pourrait d’ailleurs s’agir des mêmes fichiers, même si les données entre les mains des trois pays semblent plus volumineuses encore. Un proche du fisc britannique a confirmé au Monde que cela « semble être le cas ». Jamais les Etats n’avaient accédé à des données d’une telle ampleur.

    A ce propos la position du Monde reste ambigüe


  • @bravepatrie, sors de ce corps !!!

    http://www.lepoint.fr/invites-du-point/nathalie-rheims/sarkozy-l-histoire-immediate-09-05-2013-1665059_1452.php
    Par NATHALIE RHEIMS

    C’est le cas lorsqu’il deviendra pour six mois président de l’Europe et que le vent de l’histoire se mettra à souffler avec la crise financière mondiale. On le voit, soudain, se métamorphoser en homme-orchestre, s’emparant partout du leadership, avant que les autres aient eu le temps de réagir, en toute occasion, même en Géorgie avec un Poutine médusé, à Washington où il « convoque » Bush à un G20 pour réguler le capitalisme mondial. C’est dans ces moments, quand l’incendie se propage, que s’affirme une sorte de Bonaparte qui sommeillait en lui et qui, tout à coup, surgit tel un fantôme, lui donnant l’illusion de n’avoir plus de limites.

    La question que je me pose est celle-là : comment notre pays, notre vieille nation, a-t-elle pu produire un personnage aussi atypique, qui ressemble aussi peu à son personnel politique traditionnel ? Cela saute aux yeux dans ces deux documentaires où nous avons affaire à une véritable « bête politique ». Il lui manquait, comme à tous les hommes de cette envergure, de vivre la défaite, la vraie, celle que les peuples aiment tant leur infliger, et d’apprendre à la surmonter. Peut-être est-il en train de faire ? Lui en laissera-t-on le temps ? La suite de son roman historique nous le dira.

    #sarkozy #dieu_vivant


  • Outsourcing Lethality - By Micah Zenko | Foreign Policy
    http://www.foreignpolicy.com/articles/2013/05/07/outsourcing_lethality?page=full

    En matière de (non-)respect des vies civiles, le problème de l’administration Obama n’est pas seulement son refus de clarifier les critères qui guident ses frappes de #drones, mais aussi son emploi de l’"#outsourcing",

    Quand il y a un doigt étranger sur ​​la gâchette , Washington reste-t-il le responsable lorsque des innocents meurent ?

    (...)

    … si vous êtes préoccupés par les politiques d’assassinat ciblé de l’administration Obama, ne négligez pas les attaques similaires menées par les alliés et les partenaires qui reçoivent de l’argent, des armes ou des renseignements américains.

    Lorsque les États-Unis fournissent à d’autres États ou à des acteurs non-étatiques des capacités qui permettent des opérations meurtrières - sans lesquelles elles ne pourraient avoir lieu - ils sont les premiers responsables du résultat. Quelle que soit la réforme sur les frappes de drones qu’offrirait la Maison Blanche, ou les audiences supplémentaires du Congrès qui pourraient être tenues, elles doivent prendre en compte le rôle troublant de l’Amérique dans les assassinats ciblés des états-client. Songez à certains des exemples récents les plus flagrants que les États-Unis ont directement encouragés :

    Somalie . À partir de 2002, un petit nombre d’agents de la CIA et de forces du Commandement des opérations spéciales (JSOC) met en place un groupe de travail qui a tenté de capturer ou de tuer environ 20 agents de la cellule d’Al-Qaïda en Afrique de l’Est. La stratégie pour atteindre cet objectif à court terme a été le "recours à des « partenaires de liaison non-traditionnels » (c.-à-d., des chefs de milice), comme un câble diplomatique divulgué de l’ambassade américaine à Nairobi, au Kenya, l’a décrit plus tard. Pour son incomparable histoire des opérations antiterroristes américaines, « Dirty Wars : The World Is a Battlefield », Jeremy Scahill a interviewé un de ces partenaires de liaison, le chef de guerre Mohamed Afrah Qanyare. Comme l’écrit Scahill, en échange de 100.000 $ à 150.000 $ par mois offerts par ses contacts de la CIA, « Qanyare et ses camarades se sont engagés dans une campagne tous azimuts de meurtre et de capture contre n’importe qui - Somaliens ou étrangers - qu’ils soupçonnaient d’êtreun partisan du n’importe quel mouvement islamique. » Une source du renseignement a dit plus tard au journaliste Sean Naylor que les seigneurs de la guerre ont aidé la CIA à capturer peut-être « sept ou huit » figures d’Al-Qaïda en Somalie.

    ...

    #terrorisme


  • Les quatre raids qui ont failli provoquer une guerre généralisée | À La Une | L’Orient-Le Jour
    http://www.lorientlejour.com/article/813379/les-quatre-raids-qui-ont-failli-provoquer-une-guerre-generalisee.html

    Scarlett HADDAD | 08/05/2013

    Éclairage

    Tout au long de la journée de dimanche, la région était au bord d’un embrasement généralisé, suite au quadruple bombardement israélien de la Syrie. Il a fallu des contacts intensifs et précipités entre Moscou, Washington, New York, Damas, Le Caire et Jérusalem pour que l’escalade qui semblait inévitable soit plus ou moins contrôlée. Si nul ne peut encore dire de quoi l’avenir sera fait, on peut, en tout cas, comprendre un peu mieux ce qui s’est réellement passé.
    En dépit des armes, de l’argent et des hommes envoyés en Syrie pour combattre aux côtés de l’opposition, celle-ci était en train de perdre du terrain face aux forces du régime. Ce dernier avait en effet réussi à reprendre le contrôle de la route reliant Lattaquié à Damas via Homs, qui est en quelque sorte l’épine dorsale du pays. Des rapports de centres de recherche commençaient à parler d’un effondrement de l’opposition dans six mois, si rien n’est fait pour l’aider. Une délégation arabe conduite par le Premier ministre du Qatar accompagné du secrétaire général de la Ligue arabe s’est donc rendue aux États-Unis pour demander une intervention directe américaine dans le conflit en Syrie. Mais le président américain Barak Obama,selon des experts, n’a pas été convaincu de la nécessité pour son pays d’intervenir directement. Il a donc clairement exprimé son refus tout en étudiant la possibilité d’envoyer des armes plus efficaces à l’opposition. C’est à ce moment, ajoutent-ils, qu’Israël est intervenu, proposant ses services aux Américains. Cet appel du pied israélien est intervenu au moment où la délégation arabe présentait, à partir de New York, un projet de règlement du conflit israélo-palestinien par le biais d’un échange de terres entre les deux parties qui constitue en réalité, selon des observateurs, une grande concession de la part des Palestiniens qui renoncent ainsi au droit au retour et à une bonne partie du territoire de la Palestine.

    Cette proposition a été perçue comme un signal arabe, après le feu vert tacite américain donné à Israël de lancer des raids contre la Syrie. Les avions israéliens, qui ont pris soin de ne pas entrer dans l’espace aérien syrien, préférant, selon certaines sources, violer une fois de plus la souveraineté libanaise, ont ainsi bombardé aux alentours de minuit, dans la nuit de samedi à dimanche, quatre positions syriennes stratégiques autour de Damas : la colline de Qassioun, où, dit-on, sont installées des positions russes et qui fait face au palais présidentiel, le siège de la garde présidentielle, des dépôts d’armes et de munitions et enfin le centre de recherche de Gemraya, le tout dans le secteur de Ghouta qui commande pratiquement l’entrée de Damas.

    Deux heures plus tard, les combattants de l’opposition, ajoutent ces sources, ont mené une quarantaine d’attaques sur plusieurs axes dans la même région, dans le but de prendre d’assaut la capitale, croyant pouvoir profiter de la confusion régnant dans les rangs de l’armée après les bombardements israéliens. Les alliés libanais du régime syrien affirment à cet égard qu’il y a eu bel et bien une coordination entre l’opposition syrienne et les Israéliens et ils en donnent pour preuve l’interview accordée par un des porte-parole de l’opposition Hassan Rastouni à la télévision israélienne dimanche, dans laquelle ce dernier exprime sa joie des bombardements israéliens ajoutant, toujours selon les alliés de Damas, qu’ils interviennent à un moment où l’opposition était proche du désespoir. Lundi, l’opposition s’est empressée de désavouer Hassan Rastouni, mais selon les alliés libanais du régime syrien, ce désaveu est un peu tardif.

    En principe donc, le plan était parfait. Mais les problèmes ont commencé lorsqu’il est apparu que l’armée syrienne était bien préparée et avait déplacé discrètement une grande partie de ses forces et de ses munitions.(...)

    • http://fr.rian.ru/world/20130508/198250527.html

      Selon le chef de la diplomatie russe, la Russie est « dans la même mesure que les Etats-Unis préoccupée par un possible recours aux armes chimiques en Syrie ».

      « Il s’agit d’un sujet très difficile et très sensible, et il faut être absolument sûr qu’on ne se laisse pas emporter par des rumeurs et des provocations délibérées », a ajouté le ministre.

      Y’en a des, qui feraient des provocations délébérées ...


  • Syrie : la peur des armes chimiques dans le chaos
    http://www.argotheme.com/organecyberpresse/spip.php?article1753

    Al Qaeda a des armes chimiques et les a utilisés en Syrie, la chose que redoutaient les américains. Les islamo-terroristes soient mieux armés, est la pire des choses pour les Etats-Unis. Et les israéliens ont prétexté, pour mener un assaut sur des bases militaires syriennes, le transfert d’autres équipements au Hizbollah libanais. La question de l’utilisation des armes chimiques en Syrie date de plusieurs mois... Et Jabat al Nusra, désigné par le Département d’Etat américain comme un groupe (...) (...)

    #Monde,informations,_actualité,_international,_politique,_relations,_diplomatie,_affaires_étrangères, #Syrie,_opposition,_commandement,_Turquie,_réunion,_Idriss_Salim,_armée,_Alep,_Damas,_Basar_Al-Assad, #Terrorisme,islamisme,_Al-Qaeda,_politique,_Monde_Arabe, #Afrique,_Monde_Arabe,_islam,_Maghreb,_Proche-Orient,


  • Relation Egypte/ Etats Unis : mythes et réalités d’aujourd’hui.

    Résumé : Mohamed Elmenshawy (Middle East Institute, Washington) estime que l’influence américaine sur l’Egypte est surestimée. Il en veut pour preuve les conditions récemment posées par les sénateurs américains pour l’octroi d’une aide militaire au Caire. Ces conditions témoignent d’une pensée obsolète, en cours à l’époque de Moubarak, mais qui n’a plus de raison d’être dans une Egypte en mutation. L’influence que peut exercer Washington est tributaire de facteurs nouveaux tels que la politique intérieure égyptienne ou la situation dans une région instable. La relation américano-égyptienne souffre de cinq mythes dont il convient de se défaire :

    Mythe 1 : Les Etats Unis ont les moyens de changer la politique intérieure égyptienne.
    Mythe 2 : Les Etats Unis peuvent sortir l’économie égyptienne de la crise actuelle.
    Mythe 3 : L’Egypte profite plus de la relation avec Washington que l’inverse.
    Mythe 4 : Une bonne relation avec Israël est la garantie pour que Washington soit satisfait des dirigeants égyptiens.
    Mythe 5 : Les Etats Unis ont porté Morsi au pouvoir. Ils peuvent tout autant s’en défaire s’ils le souhaitent.

    PS : Dans la même veine sur la situation économique de l’Egypte lire aussi
    – L’article de Ahmed Feteha (Al-Ahram Online, 29 Apr 2013) : « Egypt likely to accept Qatar’s $3bn offer despite ungenerous terms », où il est dit que l’Egypte va probablement accepter l’offre du Qatar (3 milliards de dollars) en dépit d’un taux d’intérêt élevé (5%) http://english.ahram.org.eg/News/70391.aspx :

    – Le texte de Yasmine Saleh and Patrick Werr, (Reuters, 30 April 2013) : “Leftist leader says Egypt should refuse IMF loan”, qui reprend le conseil de Hamdine Sabahi, un responsable politique de gauche, de ne pas accepter le prêt du FMI pour ne pas avoir à mettre en œuvre ses conditions. http://uk.reuters.com/article/2013/04/29/uk-egypt-imf-idUKBRE93S12A20130429

    Debunking Five Myths of Washington’s Leverage in Egypt
    By : Mohamed Elmenshawy for Al-Monitor Posted on April 28 (2013)

    http://www.al-monitor.com/pulse/originals/2013/04/us-egypt-influence-morsi-hagel-leverage.html#ixzz2S29508LD

    “Last week’s visit by US Secretary of Defense Chuck Hagel to Cairo came amid several discussions in Washington and Cairo about US leverage in Egyptian politics since Hosni Mubarak’s ouster in February 2011. Most of these discussions overestimate US influence. Indeed, last month’s proposed amendments from both Republican and Democratic senators aiming to attach conditions to military assistance to Egypt reveal an old-fashioned and overconfident understanding of Washington’s sway. The reality is that US influence in Egypt is tempered by a number of factors, including Egyptian domestic politics, funding and the United States’ own need for stability and cooperation in the region. Deconstructing a number of myths that perpetuate the idea of an all-powerful United States may help bring to light the reality of the situation.” (…)

    Mohamed Elmenshawy is a scholar at the Middle East Institute in Washington. He writes a weekly article in the Egyptian daily al-Shorouk. He can be reached at mensh70@gmail.com or on Twitter @ElmenshawyM.


  • Arab League softens stance on Israel’s final borders

    Haaretz Daily Newspaper

    http://www.haaretz.com/news/diplomacy-defense/arab-league-softens-stance-on-israel-s-final-borders-1.518313

    Arab countries endorsed a Mideast peace plan Monday that would allow for small shifts in Israel’s 1967 border, moving them closer to President Barack Obama’s two-state vision.

    Speaking on behalf of an Arab League delegation to Washington, Qatari Prime Minister Sheik Hamad Bin Jassem Al Thani called for an agreement between Israel and a future Palestine based on the Israel’s border before the 1967 Mideast War. But, unlike in previous such offers, he cited the possibility of “comparable,” mutually agreed and “minor” land swaps between the Israelis and the Palestinians.

    • La ligue des dirigeants arabes passe donc d’une complicité officieuse à une complicité officielle avec Israël et son phagocytage des territoires palestiniens.

      La deuxième étape sera-t-elle de passer d’une normalisation officieuse à une normalisation officielle (toujours selon les vœux de Obama) à chaque nouvelle « concession » de l’État sioniste ?

    • Le 28 mars 2002 la Ligue arabe, suivie par l’Organisation de la Conférence Islamique (devenue Organisation de la Coopération Islamique), s’était prononcée en faveur d’une normalisation des relations avec Israël. Le texte adopté à Beyrouth à cette occasion rappelait que la paix était une option stratégique pour les pays arabes. Il demandait à Israël de se retirer jusqu’aux frontières de 1967 (y compris sur le Golan syrien), d’accepter la création d’un Etat palestinien avec Jérusalem-Est pour capitale et de s’accorder avec Israël sur une solution à la question des réfugiés palestiniens en prenant pour référence la résolution 194 des Nations Unies. En échange les pays arabes offraient la paix à Israël avec qui ils établissaient des relations normales dans le cadre des relations internationales. Pour beaucoup cette proposition ne pouvait qu’engager la région dans un cercle vertueux en mettant fin à un conflit ancien.

      Le lendemain de l’adoption de ce qu’il est convenu d’appeler « l’initiative arabe de paix » le Premier ministre Sharon engageait une opération militaire de grande envergure dans les territoires palestiniens en représailles à une attaque suicide à Netanya revendiquée par le Hamas. Le siège militaire des bâtiments d’Arafat commençait. L’initiative arabe subissait son premier échec au lendemain de son apparition.

      Il est vite apparu que le gouvernement israélien, loin d’accepter un Etat palestinien sur les frontières de 67, préférait un plan intérimaire sur le long terme qui ne réglait ni la question de la colonisation ni celle de la violence.

      Les propositions arabes d’aujourd’hui font toujours référence aux frontières de 1967 mais à la différence du texte de 2002 elles offrent des possibilités d’échanges de territoires à la condition qu’ils soient « comparables » et d’ampleur réduite. Cette notion d’échange territorial avait déjà été adoptée par le Président Bush en 2004 mais sans consultation avec les Palestiniens. L’offre arabe d’aujourd’hui introduit une dose de flexibilité que certains qualifieront de pragmatique (certaines colonies ne peuvent plus être démantelées eu égard à leur taille) tandis que d’autres y verront un abandon supplémentaire des droits des Palestiniens par les intéressés eux-mêmes.

      Cette marque de bonne volonté risque d’être insuffisante pour Israël. Le gouvernement Netanyahu devrait rappeler que, sur le fond, Israël exige reconnaissance et sécurité : les Palestiniens doivent reconnaître qu’Israël est un Etat juif et la patrie du peuple juif et accepter de solides garanties pour sa sécurité. Sur la forme, le gouvernement redira que des négociations « directes » doivent être engagées « sans précondition » mais qu’il adhère au plan économique avancé par Kerry et des pays arabes.

      Le plus sûr est que Washington donne le sentiment de reprendre en mains le dossier palestinien.

    • Après les soulèvements arabes il avait été dit que les dirigeants arabes se montreraient, publiquement au moins, moins conciliants avec les crimes de guerre d’Israël.

      Il apparaît maintenant que c’est le contraire qui est vrai et cela est sans doute lié à des calculs sur l’avenir du prochain régime syrien.

    • L’initiative de paix de la Ligue arabe suscite peu d’espoir en Israël et en Palestine
      http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2013/05/04/l-initiative-de-paix-de-la-ligue-arabe-suscite-peu-d-espoir-en-israel-et-pal

      ...

      Ce manque d’ardeur de la part des dirigeants politiques israéliens, uniquement tempéré par l’enthousiasme publiquement exprimé de Tzipi Livni, la ministre de la justice israélienne, chargée des négociations de paix, n’étonne pas Akiva Eldar. Dans le journal électronique Al-Monitor, le journaliste israélien estime en effet qu’"il est évident qu’ils ne peuvent pas négocier un échange de territoires israéliens souverains contre d’autres qu’ils considèrent comme les leurs et appellent ’Judée et Samarie’, même si le reste du monde les qualifie de ’territoires occupés’".

      Benyamin Nétanyahou se refuse à reconnaître les lignes du 4 juin 1967 comme base de discussions pour initier des négociations sur un éventuel échange de terres, analyse-t-il. Il partage par ailleurs le rejet exprimé en 2003 par son prédécesseur, Ariel Sharon, de fonder ces discussions sur l’initiative arabe de paix de 2002. Cette initiative préconisait la reconnaissance de la solution des deux Etats, promettant paix et réconciliation avec Israël en échange de son retrait de Jérusalem-Est et de Cisjordanie, ainsi qu’une « solution équitable » sur la question des réfugiés palestiniens.

      La décision, annoncée le 1er mai par le premier ministre israélien, de soumettre tout accord de paix à un référendum pourrait constituer un obstacle supplémentaire, estiment les commentateurs. Selon un sondage publié le 3 mai, une majorité absolue d’Israéliens doute que les négociations de paix avec les Palestiniens reprennent à la suite de la reformulation de l’initiative de paix arabe de 2002. Ils sont 54,8 % à ne pas croire que des pourparlers de paix reprennent à la suite de cette initiative, contre 17,3 % de l’avis opposé et 27,9 % d’indécis, selon ce sondage publié dans les deux principaux quotidiens du pays, Yediot Aharonot et Israël Hayom.
      LA « COLÈRE » PALESTINIENNE

      Dans les cercles palestiniens, la proposition a été accueillie avec colère, commente la journaliste palestinienne Dalia Hatuqa. Dans un communiqué, le Hamas a exprimé « sa vive préoccupation sur le principe d’un échange de terres avec l’occupation, rapporte-telle dans Al-Monitor. Nous espérons que la délégation ministérielle arabe demandera à Washington de faire pression sur Israël pour cesser la colonisation de notre terre occupée... De par notre expérience avec Israël, nous avons appris qu’il cherche simplement plus de concessions, qu’il ne veut pas la paix mais cherche à imposer un fait accompli à notre peuple. »

      Au sein de la délégation palestinienne, si le négociateur Saëb Erekat a salué le geste de la Ligue arabe vers « une solution régionale entière » et une « totale normalisation » avec Israël, il a toutefois souligné que l’échange de terres faisait déjà partie de tous les accords de paix précédents. Israéliens et Palestiniens ont en effet été proches d’un accord sur la question en 2008. "Il n’y a rien de nouveau, a-t-il estimé. La délégation arabe a présenté la position officielle palestinienne : si Israël accepte de façon univoque la solution des deux Etats sur la base des frontières de 1967, l’Etat de Palestine, en tant que pays souverain, pourra considérer des modifications consenties de frontières mineures, de nature et d’étendue égales, dans les mêmes zones géographiques, et ne portant pas préjudice aux intérêts palestiniens."

      Le principe d’un échange de terres avait été évoqué pour la première fois lors des négociations du sommet de Camp David en 2000. L’ancien président de l’Autorité palestinienne, Yasser Arafat, avait accepté le principe d’un échange de 3 à 4 % de la Cisjordanie avec Israël. Dans les négociations qui ont suivi la conférence d’Annapolis en 2007 et 2008, les Palestiniens se sont accordés sur un échange de 1,9 % des terres. Un principe réaffirmé par écrit, mais verbalement consenti comme pouvant aller jusqu’à 4 %, lors des négociations entre Benyamin Nétanyahou et le président Mahmoud Abbas en septembre 2010.

      Au vu de la réaction israélienne, Saëb Erekat a balayé tout espoir que cette initiative ne change réellement la donne. « Le rejet israélien de cette initiative montre à nouveau que le gouvernement israélien n’a pas de plan de paix, a-t-il déclaré. Il est davantage engagé à poursuivre la colonisation et ses attaques contre les droits des Palestiniens et la stabilité régionale. »


  • Armenia, Georgia and Azerbaijan: Between Russia and the West
    http://fpc.org.uk/articles/607

    Armenia, Georgia and Azerbaijan: Between Russia and the West

    By Dr Kevork Oskanian.

    Since their independence, the three South Caucasian states have come to adopt widely divergent strategic responses to the complex structural realities underlying their region’s security landscape. Following the 2003 Rose Revolution, Georgia became unequivocally pro-Western: the goals of EU and NATO integration were firmly inscribed in two National Security Concepts, adopted in 2006 and 2011, which were recently confirmed in a rare bi-partisan parliamentary resolution uniting the otherwise fractious supporters of President Saakashvili and Prime Minister Ivanishvili.

    #caucase #arménie #azerbaidjan #géorgie #russie #europe


  • Notes sur un tourbillon, made in USA
    http://www.dedefensa.org/article-notes_sur_un_tourbillon_made_in_usa_19_04_2013.html

    • Il y a l’attentat de Boston. • Il y a le débat autour de l’attentat de Boston, et l’hypothèse d’une “action de l’intérieur”. • Il y a les “lettres empoisonnées” envoyées au président Obama et à un sénateur républicain. • Il y a le vote du Sénat qui a repoussé un amendement qui aurait donné à Obama la loi sur la limitation des armes à feu dont il rêve. • Il y a l’absence totale de “rassemblement national” (bipartisan), qui signifie une division mortelle non pas des USA mais du Système. • Tout cela nous indique que (...)


  • Pour terminer ce soir le référencement de trois années de biblio en retard, cette série de liens cartographiques en vrac où il y a beaucoup de savoirs passionnants

    Cartographie Blog
    http://www.savoirsenreseau.com/2007/11/23/cartes-heuristiques-et-performances-scolaires

    Cartographie interactive
    http://education.france5.fr/?EspId=1&DiscId=85&ObjId=17565
    http://www.autrement.com/cartotheque.php
    http://www.histoirealacarte.com

    Cartographie Antje Lehn
    http://socialtapestries.net
    http://research.urbantapestries.net
    http://diffusion.org.uk

    Cartography Imaginary museum project
    Tjebbe van Tijen - Imaginary Museum Projects
    Avec quelqus planches des oeuvres d’Otto Neurath
    http://imaginarymuseum.org
    info@imaginarymuseum.org
    t.tijen@chello.nl
    http://imaginarymuseum.org/MHV
    http://imaginarymuseum-archive.org/PILWARstat/PILWARstat01.html (Mapping Human Violence)

    Histoire de la cartographie
    http://maphistory.info/harlflws.html

    Cartographie Peuples premiers
    http://survivalfrance.org/related_material.php?id=508

    Presse alternative En anglais
    http://www.newsbatch.com
    http://www.theglobalist.com
    http://www.alternet.org
    http://www.motherjones.com

    Conflits, géopolitique
    http://www.crisisgroup.org
    http://www.grip.org

    #cartographie #presse-alternative #cartographie-radicale #savoirs #connaissance #géopolitique


  • Intellectual Ventures : l’épouvantail de la Silicon Valley - LeMonde.fr
    http://www.lemonde.fr/economie/article/2013/04/02/intellectual-ventures-l-epouvantail-de-la-silicon-valley_3151924_3234.html

    Intellectual Ventures achète des brevets pour les revendre aux entreprises souhaitant les utiliser ou attaquer des entreprises... Les trolls ne sont pas que dans les commentaires, certains ont trouvé des moyens pour que cela leur rapporte. Des troll au carré ! Tags : internetactu2net internetactu fing (...)

    #droit


  • Les Etats-Unis envoient des avions de chasse en Corée alors que le risque de guerre s’accroit
    http://www.wsws.org//fr/articles/2013/avr2013/core-a03.shtml

    Au cours du week-end, Pyongyang a publié un communiqué déclarant qu’un « état de guerre » existait sur la péninsule. Le communiqué avait fait suite à un rassemblement militaire de masse vendredi à Pyongyang.
    Cependant, au-delà du discours belliqueux de Pyongyang, des information relatent une étrange situation de calme en Corée du Nord. Des responsables de l’armée américaine ont dit que leur renseignement sur l’armée de la Corée du Nord ne révélait aucune activité inhabituelle. Quant à la situation à Pyongyang, des journalistes de l’agence AP ont rapporté qu’en dehors de la parade militaire, « partout ailleurs c’était comme à l’accoutumée dans les restaurants, les magasins, les fermes et les usines où, pour les travailleurs, c’était du réchauffé. »
    Pour le communiqué de Pyongyang et sa déclaration concernant un « état de guerre » en Corée, il s’agit d’une vérité juridique : l’armistice qui a mis fin aux combats de la guerre coréenne de 1950-1953 n’a techniquement jamais mis fin à l’état de guerre en Corée. Pyongyang réclame de longue date un traité de paix qui a été refusé en 1953 par les Etats-Unis et notamment par son régime fantoche et de type fasciste en Corée du Sud dirigé par Syngman Rhee. Depuis lors, Washington rejette les demandes en faveur d’un traité de paix.
    Les déclarations de Pyongyang suggèrent que des sections de la bureaucratie nord coréenne tentent d’obtenir un genre d’arrangement avec Washington.


  • DOCUMERICA photos: The spoils of industry | The Economist

    http://www.economist.com/blogs/prospero/2013/03/documerica-photos?fsrc=scn/fb/wl/bl/thespoilsoftheindustry

    BETWEEN 1972 and 1977 nearly 70 photographers were employed by America’s fledgling Environmental Protection Agency (EPA) to photograph the condition of the country’s environment. They were selected by Gifford Hampshire, a former picture editor at National Geographic and a member of the EPA’s public affairs team.

    http://media.economist.com/sites/default/files/9_documerica.jpg?1364221189

    Hampshire was in thrall to the iconic images of the dustbowl during the Great Depression taken four decades earlier by the photographers of the Farm Security Administration (FSA). With the EPA seeking to promote its own mission to examine the country’s decaying environment, he proposed a similarly grand project.

    #états-unis #environnement #pollution #photographie



  • Halabja and America’s Support for Using Chemical Weapons Against Iran
    http://goingtotehran.com/halabja-and-americas-support-for-using-chemical-weapons-against-iran

    Halabja marked something of a turning point in the United States’ scandalous support for Saddam Husayn’s war of aggression against the Islamic Republic—including his use of chemical weapons against civilian as well as military targets.  Ever since the Iraqi military had started using chemical weapons in 1982 and Iran had started complaining about it to the United Nations Security Council, the United States had blocked any Security Council action on the matter.  As we recount in Going to Tehran, UN Secretary General Javier Perez de Cuellar, acting on his own (because the Security Council wouldn’t support him), sent six fact-finding teams to investigate Iraq’s use of chemical weapons between 1984 and 1988.  Their reports consistently confirmed Iran’s charges—and just as consistently, the United States refused to let the Council act.  As then Secretary of State George Shultz later explained, Washington blocked international pressure on Iraq to stop using chemical weapons because “you don’t want Iran to win the war.”

    It was only after the Iraqi military was caught red-handed in a chemical weapons attack on Halabja—again, not located in Iran, but in Iraqi Kurdistan—that even the United States felt compelled to let the Council take formal notice.  But when it finally adopted Resolution 612 in May 1988, the Council (at U.S. insistence) merely condemned “the continued use of chemical weapons in the conflict between the Islamic Republic of Iran and Iraq,” without specifying who had been using them, and exhorted “both sides to refrain from the future use of chemical weapons,” though no credible charges that Iran used chemical weapons have ever been advanced.”


  • The Iraq War ten years on: A turning point for US imperialism - World Socialist Web Site

    http://www.wsws.org/en/articles/2013/03/19/pers-m19.html

    The Iraq War ten years on: A turning point for US imperialism
    19 March 2013

    Today marks the tenth anniversary of the Anglo-American invasion of Iraq. Ten years ago, the world watched the “shock and awe” bombing campaign light up the nighttime sky of Baghdad with billowing clouds of flame and smoke.

    This campaign and the bloody ten years of occupation that followed had a devastating impact on what was once among the most advanced societies in the Middle East. Hundreds of thousands of Iraqi civilians were killed and millions were made homeless.

    #irak #états-unis


  • Iraq War 10-Year Anniversary: What It Was Like to Oppose It in 2003 | New Republic
    http://www.newrepublic.com/article/112673/iraq-war-10-year-anniversary-what-it-was-oppose-it-2003

    Par John B. Judis

    In December of 2002, I was invited by the Ethics and Public Policy Center to a ritzy conference at an ocean front resort in Key West. The subject was to be Political Islam, and many of the best-known political journalists from Washington and New York were there. The conversation invariably got around to Iraq, and I found myself one of the few attendees who outright opposed an invasion. Two of the speakers at the event—Christopher Hitchens, who was then writing for Slate, and Jeffrey Goldberg, who was then writing for The New Yorker—generously offered to school me on the errors of my way.


  • Drones US : La Cour d’appel de Washington vise la CIA : Actualités du droit
    http://lesactualitesdudroit.20minutes-blogs.fr/archive/2013/03/16/drones-us-la-cour-d-appel-de-washington-vise-la

    Plus de 4.000 assassinats décidés par Obama

    Pour se faire élire en 2009, le prof de droit constitutionnel Obama Barack avait affirmé que les US ne « torturent pas », et que Bush George était un gros vilain. Depuis, Obama continue la torture… et il a ajouté les assassinats, par milliers. Il ne s’agit pas d’exécutions, genre la justice a statué et on applique la sentence. Non, même pas. Les mafieux de la Maison Blanche décident qui tuer, et tuent, le plus souvent des ressortissants étrangers et en dehors du territoire US, violant les droits fondamentaux et la souveraineté des Etats. Pas mal… A côté de ça, le clan des siciliens, c’est un goûter chez ma tante.

    La New America Foundation, de Washington, situe le bilan début 2013 entre 1.963 et 3.293 morts. Pour le Bureau of Investigative Journalism, de Londres, les chiffres se situent entre 2.627 et 3.457 morts. Lors du débat préalable à la nomination de John Brennan, le conseiller d’Obama pour cette question, au poste de directeur de la CIA, un sénateur républicain partisan de ces assassinats, Lindsey Graham, avait donné le chiffre officiel : « Nous en avons tué 4.700. Parfois on frappe des personnes innocentes, ce que je déteste, mais nous sommes en guerre, et nous avons tué plusieurs hauts responsables d’al-Qaida ». S’il déteste, l’honneur est sauf...


  • Pakistan begins construction of Pakistan-Iran gas pipeline - World Socialist Web Site

    http://www.wsws.org/en/articles/2013/03/15/paki-m15.html

    Pakistan begins construction of Pakistan-Iran gas pipeline
    By Vilani Peiris and Sarath Kumara
    15 March 2013

    Amid US threats to impose sanctions on his country, Pakistani President Asif Ali Zardari joined Iranian President Mahmoud Ahmadinejad in a ceremony breaking ground on construction of the Pakistani portion of a planned Iran-Pakistan pipeline on Monday.

    With national elections due in May, Zardari and his ruling Pakistan Peoples’ Party (PPP) will seek to gain electoral advantage by using the pipeline to posture as being independent from Washington. Iran sees the project as a way to counter the crippling economic sanctions the US has imposed on it, based on unsubstantiated allegations that Iran is developing nuclear weapons.

    #énergie #transport #gaz #iran #pakistan


  • Dans le film « No », de #Pablo_Larrain, une réplique me turlupine :
    - "Qui finance la campagne, les sovietiques ? Les cubains ?"
    - "Non, mais les Gringos payent... de l’argent vient des états unis"

    La campagne destituant #Pinochet aurait été financé par les #USA ? Mais pourkoidonc ? réponse ici :

    #Chili : déclassification des archives : Quand les Etats-Unis rompirent avec la dictature — Peter Kornbluh et Marian Schlotterbeck
    http://www.legrandsoir.info/Chili-declassification-des-archives-Quand-les-Etats-Unis-rompirent-ave

    La propagande, ça donne ça :

    http://www.youtube.com/watch?v=H3Jph-eMjX8&feature=player_embedded


  • Les États-Unis doivent lever les sanctions économiques contre Cuba, déclare le Président du Sénat Français

    Conversations avec Jean-Pierre Bel, Président du Sénat français

    Salim Lamrani
    Opera Mundi

    Président du Sénat depuis 2011, Jean-Pierre Bel est le deuxième personnage de l’Etat français selon la Constitution. Ce proche du Président de la République François Hollande est devenu le premier socialiste à occuper ce poste à la Chambre haute du Parlement sous la Ve République. Parlant couramment espagnol, c’est un fin connaisseur de l’Amérique latine et notamment de Cuba.
    Né en 1951 au sein d’une famille de résistants communistes du sud de la France, Jean-Pierre Bel s’est engagé dès les années 1970 dans les réseaux de solidarité avec l’opposition espagnole en lutte contre la dictature de Francisco Franco, accueillant les réfugiés et fournissant de l’aide matérielle aux antifascistes. Lors de l’une de ces opérations, il sera même arrêté par la police franquiste et passera plusieurs mois dans les geôles espagnoles.
    Elu maire en 1983 et sénateur en 1998, Jean-Pierre Bel a présidé le groupe socialiste du Sénat de 2004 à 2011 et a siégé pendant plus de dix ans au bureau national du Parti socialiste, avant d’être élu numéro deux de la Nation. Jean-Pierre Bel est un fervent partisan d’un rapprochement entre la France et l’Amérique latine – notamment avec Cuba, pour des raisons non seulement politiques mais également affectives. En effet, admirateur de la Révolution cubaine depuis son adolescence, charmé par l’intelligence remarquable du peuple de José Martí, le Président du Sénat a épousé une Cubaine et de cette union est née une fille.
    Au cours de ces conversations réalisées dans l’île, le Président du Sénat aborde les relations entre Cuba et la France, la politique de l’Union européenne vis-à-vis du gouvernement de Raúl Castro, le conflit bilatéral entre Washington et La Havane ainsi que les perspectives de sa normalisation sous le second mandat de Barack Obama. Il évoque également la distinction octroyée à Eusebio Leal, historien de La Havane, qui a reçu au nom du Président de la République la Croix de Commandeur de la Légion d’Honneur. Enfin, ce dialogue s’achève sur une réflexion autour de la figure de Maximilien Robespierre, Héros de la Révolution française.


    Salim Lamrani : Monsieur le Président, dans quel état se trouvent les relations entre Cuba et la France ?

    Jean-Pierre Bel : Les relations entre nos deux pays se trouvent à une étape charnière. Il y a eu récemment, à la fin du mois de janvier, la rencontre entre l’Union européenne et la Communauté des Etats latino-américains et caribéens à Santiago du Chili, où les dirigeants des deux continents ont pu échanger des points de vue et des idées sur l’avenir de notre monde et sur le modèle de société que nous voulons construire. Cuba a pris la présidence de cette institution, la CELAC, qui regroupe les 33 nations d’Amérique latine et de la Caraïbe et il s’agit là d’un événement majeur. Le Premier ministre français, Jean-Marc Ayrault, était à Santiago et je puis vous affirmer qu’il y a une volonté très forte de la part de notre pays, la France, d’approfondir les relations avec Cuba. J’en ai personnellement parlé avec le Président de la République, François Hollande, et il y a une réelle résolution à renforcer nos liens avec La Havane.

    SL : Quels sont les liens entre les deux nations ?

    JPB : Les liens sont multiples et ils sont d’ordre historique et culturel. La Révolution française et la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen avaient beaucoup influencé les plus grands penseurs cubains, en particulier l’Apôtre et Héros national cubain José Martí. La Révolution française a également marqué la Révolution cubaine dans sa lutte pour l’indépendance. L’hymne national cubain, La Bayamesa, est directement inspiré de La Marseillaise et il y a une grande similitude entre nos drapeaux. De grands personnages français ont participé à l’organisation de ce pays. Pour La Havane, par exemple, c’est un architecte français qui a réalisé les grandes infrastructures autour de la capitale. La ville de Cienfuegos a été fondée par des Français de Bordeaux. Cuba est un pays qui a beaucoup fasciné les Français. Ma génération a beaucoup été marquée par l’épopée révolutionnaire de Fidel Castro. Nous avions tous le portrait de Che Guevara dans nos chambres.
    Plus qu’un symbole, la France et Cuba partagent une histoire commune. Nous avons donc la responsabilité, nous, générations d’aujourd’hui, de reprendre cette histoire et de faire en sorte que nos deux pays, nos deux peuples, puissent retrouver une amitié solide et fraternelle.

    SL : Qu’en est-il aujourd’hui ?

    JPB : Aujourd’hui, l’époque est différente et je souhaite, compte-tenu des mes liens particuliers avec Cuba, contribuer à retrouver cette voie de l’amitié et à partager nos points de vue. La France a un rôle à jouer à Cuba et de grandes sociétés françaises y sont présentes, comme par exemple l’entreprise Bouygues qui construit plusieurs complexes hôteliers et qui a de nombreux projets sur cette île. Il y a également le magnifique mariage entre Cuba et la France avec la marque Havana Club et l’entreprise Pernod-Ricard qui permet de porter à travers le monde l’excellence cubaine en matière de rhum. Air France a également une place particulière à Cuba. Nous voulons tous approfondir nos liens avec Cuba et développer notre coopération, et pour cela nous devons respecter ce qu’est ce pays, son identité, son système et sa manière de fonctionner. Nous avons une grande marge de progression devant nous.

    SL : Que représente ce voyage à Cuba pour vous ?

    JPB : Je suis chargé de porter cette parole d’amitié et de fraternité de la France à Cuba, et ce voyage a une dimension émotive particulière pour moi car ma seconde famille se trouve dans ce pays. Mon épouse est cubaine et j’ai ce pays au cœur. Mais je suis ici en tant que Président du Sénat français, c’est-à-dire en tant que deuxième personnage de la République pour témoigner de l’importance que mon pays accorde aux relations et au dialogue avec Cuba.

    SL : L’Union européenne impose depuis 1996 une Position commune à Cuba, officiellement en raison de la situation des droits de l’homme, faisant de l’île la seule nation du continent à être stigmatisée de la sorte. Loin de constituer une politique constructive, elle s’est révélée être le principal obstacle à la normalisation des relations entre La Havane et Bruxelles. Ne serait-il pas judicieux pour l’UE de modifier son approche vis-à-vis des autorités cubaines ?

    JPB : L’Union européenne doit certainement évoluer et elle est d’ailleurs en train de modifier son approche vis-à-vis de Cuba. La Position commune est une politique révolue et la France souhaiterait se faire l’interlocuteur de cette réalité et convaincre le reste de l’Europe que le dialogue est nécessaire avec Cuba. Nous sommes conscients des difficultés car nous n’avons pas la même vision des choses. Nos systèmes politiques sont différents. Néanmoins, nous sommes lucides et nous savons tout ce qu’a pu endurer ce pays au cours des dernières années. Pour le peuple cubain, la réalité a été difficile. Il m’arrive de vivre avec le peuple cubain et de partager sa vie quotidienne et je suis toujours frappé par sa capacité à faire face aux difficultés, pour bien vivre, pour mieux manger, pour avoir un meilleur confort. Mais il s’agit surtout d’une lutte pour la dignité. Pour nous, Français, Cuba, terre d’esprits libres, est synonyme d’intelligence, de dignité et de beauté. De ce point de vue, nous nous sentons très proches de ce peuple et de ces valeurs que nous portons ensemble.

    SL : Les Etats-Unis imposent des sanctions économiques à Cuba depuis plus d’un demi-siècle. Elles affectent les catégories les plus fragiles de la société. L’immense majorité de la communauté internationale – 186 pays en 2012 – se prononce pour leur levée immédiate. Le moment n’est-il pas venu pour Washington de normaliser ses relations avec Cuba ?

    JPB : Loin de moi l’idée de m’ingérer dans les relations entre deux pays, mais si je dois donner mon sentiment, je dirais que le moment est arrivé, plus que jamais, de retrouver le sens des réalités. Il n’y a que 170 kilomètres de distance entre ces deux nations qui, au cours de l’histoire, se sont toujours regardées face à face. Il est temps que les deux peuples marchent ensemble, l’un à côté de l’autre. Ce serait dans l’intérêt de tous de mettre de côté les différends et de regarder collectivement l’avenir d’un œil paisible. Il est temps d’en finir avec les sanctions économiques qui durent depuis cinquante ans et qui font souffrir le peuple cubain.

    SL : Au nom du Président de la République française, François Hollande, vous venez de décorer Eusebio Leal, historien de la ville de La Havane, de la Croix de Commandeur de la Légion d’Honneur. Il s’agit de la plus haute et plus ancienne distinction que décerne notre nation. Quels critères ont motivé cette décision ?

    JPB : Eusebio Leal est pour nous un grand personnage. Je l’ai rencontré à plusieurs reprises à Paris et à La Havane et nous sommes liés par une amitié et une admiration fortes. J’ai toujours été frappé par son immense talent, sa culture incroyable et son insatiable curiosité. Eusebio Leal a la particularité de connaître notre propre histoire mieux que nous. Il l’a étudiée avec beaucoup de passion, en particulier la période napoléonienne. Je me souviendrai toujours de notre rencontre au Palais du Luxembourg, siège du Sénat de la République. Nous nous trouvions devant le siège où l’Empereur Napoléon avait été couronné et nous écoutions les explications de plusieurs spécialistes de l’époque. Eusebio Leal, historien de La Havane, Cubain, à notre grande surprise, avait complété les propos de ces historiens et avait éclairé des détails et des aspects que nous ignorions tous. D’ailleurs, à Cuba, à La Havane, se trouve l’un des plus grands musées au monde sur Napoléon, œuvre de Leal, et il est d’une richesse extraordinaire. Il a été inauguré en 2011, en présence de la Princesse Napoléon.

    SL : Quelles valeurs représente Eusebio Leal à vos yeux ?

    Eusebio Leal est porteur des valeurs de la France, des principes de notre Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen. Il partage le combat de la France pour la liberté et l’émancipation du genre humain, par la conquête de nouveaux droits sociaux. Il partage notre esprit de résistance et de solidarité vis-à-vis des plus faibles. Il est le lien entre la France de Victor Hugo et d’Aimé Césaire et la Cuba de José Martí. Il est le lien entre nos deux cultures convergentes. Leal est en même temps le symbole de cette extraordinaire culture cubaine, si proche de nous. Eusebio Leal est un très grand ambassadeur de Cuba en France et à l’étranger et je crois que cette distinction particulièrement importante est amplement méritée. Il y a très peu de personnalités étrangères qui ont été décorés de la Croix de Commandeur de la Légion d’Honneur, établie par Napoléon Bonaparte le 19 mai 1802. A ma connaissance, hormis Nelson Mandela, personne d’autre n’a reçu une telle distinction.

    SL : Maximilien Robespierre, notre Libérateur, le défenseur de la souveraineté populaire, était sans doute le plus fidèle représentant des aspirations du peuple français lors de la Révolution. Quand lui érigerons-nous une statue à Paris ?

    JPB : Beaucoup de Français sont attentifs à l’histoire de Robespierre et, comme à Cuba, nous avons en France nos grands débats. La façon dont Robespierre a porté notre Révolution et les raisons pour lesquelles il a été guillotiné en pleine période de Terreur sont l’objet de controverses. Il est vrai qu’il y a également eu la terreur blanche des royalistes. Je viens d’un département dont le président de la Cour de Sureté Générale, au moment de la Terreur, a fait tomber Robespierre et lui a coupé la tête.

    SL : Défendre l’héritage de Robespierre ne revient-il pas à défendre la Démocratie ?

    JPB : Il y a un regard historique qu’il convient de porter sur ces événements. Les idées de la Révolution sont les miennes. L’idéal de Robespierre est le mien. Sans doute ne partagerais-je pas aujourd’hui la manière dont le pouvoir a été exercé à l’époque. Mais aujourd’hui est un autre jour, une autre époque et il est difficile de porter des jugements a posteriori car nous n’avons pas vécu l’épopée révolutionnaire, et qui sait comment aurions-nous agi si nous avions été au pouvoir et si nous avions dû faire face à une guerre civile et à l’assaut de toutes les monarchies européennes coalisées contre notre Patrie et notre Révolution. Je puis porter un jugement historique, certes, mais pas un jugement politique.


    Docteur ès Etudes Ibériques et Latino-américaines de l’Université Paris Sorbonne-Paris IV, Salim Lamrani est Maître de conférences à l’Université de la Réunion, et journaliste, spécialiste des relations entre Cuba et les Etats-Unis.
    Son dernier ouvrage s’intitule État de siège. Les sanctions économiques des Etats-Unis contre Cuba, Paris, Éditions Estrella, 2011 (prologue de Wayne S. Smith et préface de Paul Estrade).
    Contact : lamranisalim@yahoo.fr ; Salim.Lamrani@univ-reunion.fr
    Page Facebook : https://www.facebook.com/SalimLamraniOfficiel


  • Microsoft condamné à 561 millions d’euros d’amende (màj)
    http://pro.clubic.com/entreprises/microsoft/actualite-545632-ballot-screen-microsoft.html

    Dans le cadre d’une procédure antitrust de la Commission européenne, Microsoft devra verser 561 millions d’euros d’amende pour ne pas avoir respecté ses engagements de proposer aux utilisateurs de Windows 7 plusieurs navigateurs, le fameux « ballot screen ».
    (…)
    Joaquin Almunia, commissaire européen à la concurrence, avait indiqué qu’il comptait faire de ce cas « un exemple ». L’amende infligée est toutefois en-deçà des 10% du chiffre d’affaires annuel, comme évoqué dans un premier temps, ce qui aurait porté la note à 5,6 milliards d’euros.

    Le « ballot screen » est le nom donné au site Web de Microsoft, accessible à l’adresse BrowserChoice.eu, et qui permet de choisir son navigateur Internet. Lancé en 2010 suite à un procès intenté par l’Union européenne à Microsoft pour abus de position dominante, il propose bien sûr de télécharger Internet Explorer, mais également Mozilla Firefox, Opera, Google Chrome ou encore Maxthon.

    Or, en février 2011, ce « ballot screen » avait disparu des écrans, et pour une durée de 19 mois. La Commission avait dénoncé en octobre 2012 le non-respect par Microsoft de son engagement. Pour sa défense, l’éditeur de Redmond expliquait que ce défaut d’implémentation était dû à une erreur technique.

    Dans un communiqué, Microsoft renvoie à sa réponse à l’époque (17/07/12), http://www.microsoft.com/en-us/news/press/2012/jul12/07-17statement.aspx c’était une erreur et on ne s’en était pas aperçu

    The Commission recently told us that it had received reports that the BCS was not being displayed on some PCs. Upon investigating the matter, we learned of the error. We promptly notified the Commission of what we had found and took the following steps:

    et d’ailleurs, il en avait tiré les conséquences, puisque…

    Microsoft’s Chief Executive Steve Ballmer was deprived of half of his bonus last year in part because of the Windows division’s failure to provide a browser-choice screen as required by the European Commission.

    http://online.wsj.com/article/SB10001424127887323628804578343843582306944.html

    … soit, si on retrouve l’information, http://bits.blogs.nytimes.com/2012/10/09/missteps-curb-microsoft-bonuses-for-ballmer-and-sinofsky un manque à gagner de l’ordre de 700 000 dollars pour Ballmer

    Under the company’s compensation rules, Mr. Ballmer is eligible for a cash bonus equivalent to 200 percent of his base salary, which was $685,000. Instead, he received roughly 91 percent, or $620,000.

    À ce rythme là, il faudra 800 ans de modération de bonus de Ballmer pour compenser l’amende…


  • Retour du Monde sur les fuites du site #nucléaire états-unien de #Hanford :

    Des fuites radioactives à moins de 10 km de l’un des plus grands #fleuves de l’Ouest américain et personne ne s’émeut ? Pour Tom Carpenter, le directeur de l’association écologiste Hanford Challenge, il ne faut pas s’étonner de la discrétion des #médias américains. Les conséquences des fuites ne seront visibles qu’à long terme. “Ce sera un fléau pour les générations futures”, prévoit-il.

    La centrale de Hanford est une vieille connaissance des écologistes. C’est l’un des sites nucléaires les plus anciens des Etats-Unis. L’une des deux centrales du “Manhattan Project” (avec Oak Ridge, dans le Tennessee) qui ont produit le plutonium ayant servi à Nagasaki et Hiroshima.
    [...]
    “Ce qui est entreposé ici représente deux tiers du stock de déchets nucléaires du pays”, explique M. Carpenter, joint par téléphone par Le Monde. Depuis la fermeture de la centrale en 1987, Hanford est devenue emblématique des difficultés de traitement à long terme des déchets nucléaires, à une époque, qui plus est, de réductions budgétaires.

    Après la fermeture, le gouvernement fédéral et l’Etat de Washington avaient passé un accord pour nettoyer le site, mais les problèmes se sont multipliés. Jusqu’à ce vendredi 22 février, où le gouverneur de l’État, le démocrate Jay Inslee, a révélé que six réservoirs souterrains contenant des matières hautement radioactives faisaient l’objet de fuites, et pas une seule cuve, comme précédemment annoncé par le département de l’énergie, à Washington.
    [...]
    L’arrière-plan est le contexte politique de la réglementation du nucléaire. Le département de l’énergie traîne les pieds, au point que les responsables de l’État de Washington ont eu le plus grand mal à avoir des informations sur la situation réelle. “Le département de l’énergie possède le site, et c’est aussi lui qui s’occupe de #réglementation. Il ne veut tout simplement pas dépenser l’argent”, accuse Tom Carpenter.

    Quant au #Congrès, “il n’a pas prêté la moindre attention à la situation à Hanford pendant dix ans ni convoqué d’audition”. Le nouveau sénateur de l’Oregon, l’Etat voisin, Ron Wyden, entend remédier à ce désintérêt. Après avoir visité le site de Hanford, il a annoncé qu’il allait demander un audit au General Accountability Office, le service d’enquête du Congrès.

    L’annonce des nouvelles fuites n’a pas fait les gros titres, les habitants de la région sont assez désabusés. « Si un terroriste avait placé une bombe “sale” contenant l’équivalent de ce matériau radioactif dans une ville américaine, tout le pays serait mobilisé », ironise une lectrice du Seattle Times. Un autre commentateur ajoute : “Al-Qaida peut faire des économies de temps et d’argent et nous oublier : nous allons nous tuer nous-mêmes avant qu’ils ne s’en occupent. Personne n’a l’air de savoir ce qui se passe à Hanford ni comment s’en sortir.”

    Source : http://www.lemonde.fr/planete/article/2013/02/26/aux-etats-unis-le-site-nucleaire-de-hanford-fuit-et-alors_1839031_3244.html

    #Projet_Manhattan #budget


  • Flawed F-35 Fighter Too Big to Kill as Lockheed Hooks 45 States - Businessweek
    http://www.businessweek.com/news/2013-02-21/flawed-f-35-fighter-too-big-to-kill-as-lockheed-hooks-45-states

    The Pentagon envisioned the F-35 Joint Strike Fighter as an affordable, state-of-the-art stealth jet serving three military branches and U.S. allies.

    Instead, the Lockheed Martin Corp. (LMT) aircraft has been plagued by a costly redesign, bulkhead cracks, too much weight, and delays to essential software that have helped put it seven years behind schedule and 70 percent over its initial cost estimate. At almost $400 billion, it’s the most expensive weapons system in U.S. history.