#réhabilitation

  • Intérieurs jour - Chez Albert | L’actualité vue de Marseille | Gros, demi-gros, détail
    http://www.chez-albert.fr/Interieurs-jour.html

    Cinquième épisode d’un feuilleton journalistique sur les Baumettes (la prison) et le Mucem (le musée, projet-phare de Marseille - capitale européenne de la culture 2013).

    Votre cellule d’abord. Vous êtes dans le récent bâtiment D aux hauts étages et fenêtres octogonales : vous êtes de « l’aristocratie », membre du grand banditisme, très souvent corse. Vous êtes dans le vieux bâtiment C : vous êtes un « auxi » ou un des rares à avoir dégoté un travail en atelier. Vous êtes dans les très vieux bâtiments A et B : vous êtes le menu fretin de la pègre, emprisonné pour de courtes durées (parfois deux ou trois ans quand même). Vous n’êtes pas riche et souvent, pour avoir un téléphone, du shit, des médicaments ou quoi que ce soit, vous devez de l’argent à quelqu’un du D.

    #Marseille #prison #urbanisme #réhabilitation


  • Jean-Marc #Ayrault est-il un repris de justice ? - Journal d’un avocat
    http://www.maitre-eolas.fr/post/2012/05/13/Jean-Marc-Ayrault-est-il-un-repris-de-justice

    Enfin, depuis 2007, ces délais sont doublés si la condamnation a été prononcée pour des faits commis en récidive. Je m’arrête un moment sur cette loi, qui n’a pas lieu de s’appliquer ici. Voilà typiquement une loi stupide. Pendant deux siècles, la récidive n’a pas eu d’impact sur la réhabilitation. La société ne s’est pas écroulée sous une vague de crime insupportable. Vous, mes lecteurs, êtes des gens honnêtes et éduqués. Et je parie que la plupart d’entre vous n’avait jamais entendu parler de la #réhabilitation. Ce n’est donc pas la perspective de devoir attendre si longtemps pour être réhabilité qui vous a retenu jusqu’à ce jour de basculer dans le crime. Eh bien imaginez ce qu’il en est pour le délinquant ordinaire, qui n’a reçu qu’une instruction minimale. Ils n’ont pas la moindre idée de ce que c’est que la réhabilitation. Donc croire qu’aggraver les conditions de son octroi pourrait avoir le moindre effet dissuasif sur le passage à l’acte est tellement grotesque que je ne peux même pas soupçonner le législateur de l’avoir conçu. Cette loi s’inscrit donc dans cette longue série de lois-balayage, qui fouillent le Code pénal et le Code de procédure pénale à la recherche de toute règle que l’on pourrait aggraver en cas de récidive, pour pouvoir affirmer l’air martial que l’on lutte contre la récidive. Le pire exemple est la loi scélérate du 12 décembre 2005, qui est une caricature. Voilà à quoi se résume depuis des années la lutte contre la délinquance : changer le Code pénal et espérer que les délinquants passent la licence de droit. Si seulement ces lois ne servaient à rien. Mais c’est pire : elles ligotent les juges et les service d’insertion et de probation, en empêchant de tenter des mesures d’accompagnement comme la libération conditionnelle à un moment opportun parce que tel délai décidé arbitrairement par le législateur n’est pas écoulé. Pour lutter contre la récidive, on nuit à la réinsertion. Mesdames, Messieurs : le législateur. On l’applaudit bien fort.