• Zeltinger Band 1980 bei RockPop im ZDF
    Wandersmann / Müngersdorfer Stadion
    http://www.youtube.com/watch?v=IpRlcrEVVLc

    En 1979 un gros homo en veste de cuir et slip tigre monte sur scène et appelle à refuser de travailler, à frauder dans les transport publics et à vivre des allocations du Sozialamt . Le titre de la chanson Müngersdorfer Stadion désigne le nom d’une piscine á Cologne, ironiquement la musique reprend Rockaway Beach des #Ramones. Depuis Müngersdorfer Stadion est devenu l’hymne d’un club de foot local, alors qu’il ne parle pas du stade de football portant le même nom. Paraît que même les habitants du quartier avoisinant trouvent complètement incompréhensible les paroles en kölsch.

    Pour l’apparition à la télé (avant l’arrivé des chaînes privées) Jürgen Zeltinger choisit un costume moins provocateur, l’audience n’étant pas composé des habitués des bars rock de l’époque.
    http://www.youtube.com/watch?v=NlVFe-gHGy4

    L’attitude du groupe Zeltinger Band en 1979 est assez bien expliquée dans l’article Pourquoi je fraude les transports datant de 2012 :

    Actuellement, un billet de RER vers Paris nous coûte plus de 6€. Ce qui veut dire 12€ l’aller-retour. Une somme qui dépasse déjà le budget d’une soirée moyenne pour nous. Nous pourrions rester chez nous dans la légalité, uniquement voir nos connaissances locales. Nous pourrions venir les mains vides chez nos amis parisiens, sans bouteille à partager ou sans possibilité de prendre un verre au comptoir. Nous pourrions boycotter les nombreux concerts gratuits, les rassemblements festifs ou militants. Il n’est pas difficile de mesurer l’exclusion sociale regrettable que conduirait l’un de ces actes. Nous considérons comme un droit le fait de pouvoir circuler, s’épanouir et s’émanciper dans toutes ces activités.

    http://danactu-resistance.over-blog.com/article-pourquoi-je-fraude-dans-les-transports-1011543

    #proto_punk #argot #allemagne



  • 794 Je me souviens n°33 (The Ramones) | Kill Me Sarah
    http://kmskma.free.fr/?p=5026

    Je me souviens de la chronique de Philippe Manoeuvre (à lire dans son intégralité) dans le Rock & Folk n° 115 d’août 1976 (disque du mois : Chicago X (avec l’ignoble If you leave me now)), où il descendait en flammes le premier album des Ramones. C’était bien avant que le Phil ne devienne un fan et ne parade en prime time dans quelque émission de télé crochet dans des tee-shirts à l’effigie du quatuor punk new-yorkais. Pardonne mais n’oublie pas.

    +
    commentaire I | Le R*ck est m*rt
    http://homme-moderne.org/musique/carnet2/?p=2826

    Dans la chanson « Today your love, tomorrow the world » les Ramones brisent en apparence un tabou, un tabou important du p*nk qui porte sur la chanson d’amour, et ça est d’autant plus fracassant que les ramones sont eux-mêmes dans la définition du p*nk, dans son histoire, ils pourraient être le p*nk et pour certains ils le sont

    la chanson d’amour c’est l’horreur ultime, la chanson d’amour représente ce qu’il y a de pire dans le r*ck qui doit mourir, elle représente la naïveté, le bon sentiment, l’adhésion aux valeurs communes de l’humain, elle représente l’allégeance à une forme qui a vocation à l’universalité et donc à l’oppression, elle représente le plus petit dénominateur commun de la servitude. Et voici que les Ramones renversent et subvertissent ce propos traditionnel dans leur chanson d’amour en adoptant à la première personne du singulier le personnage de l’amoureux, un homme, un soldat de l’armée nazi qui se dit schatze, un petit trésor nazi.

    #ramones #musique #ponque #punk