region:europe centrale

  • Le fracas des frontières - La Vie des idées
    http://www.laviedesidees.fr/Le-fracas-des-frontieres.html

    Le terme de shatterzone, employé par les géologues pour désigner une bande rocheuse fissurée susceptible de contenir du minerai, est utilisé depuis la deuxième guerre mondiale par la géographie politique : il désigne alors les zones de frontière, en particulier celles caractérisées par d’importants déplacements de population. Un collectif récent explore les enjeux de telles zones.

    http://www.laviedesidees.fr/local/cache-vignettes/L230xH345/arton2310-ccfa2.jpg
    #Histoire #empire #frontière #violence


  • Le siècle de Hobsbawm , par Enzo Traverso (2009)

    http://www.revuedeslivres.fr/le-siecle-de-hobsbawm-par-enzo-traverso-2

    Le « long XIXe siècle » peint par Hobsbawm est le théâtre d’une transformation du monde dont l’Europe, grâce à l’essor de l’impérialisme, a été le centre et le moteur à la fois. Tous les courants politiques s’identifient à sa mission civilisatrice, incarnée par une race et une culture « supérieures ». L’idée de progrès – un progrès moral et matériel illustré par les conquêtes de la science, l’augmentation incessante de la production et l’essor des chemins de fer qui relient toutes les grandes métropoles du continent, ainsi que les deux côtes américaines – devient une croyance inébranlable, non plus inscrite dans les potentialités de la raison, mais portée par les forces objectives et irrésistibles de la société. Les pages les plus puissantes de L’Âge des extrêmes sont celles du premier chapitre, où Hobsbawm décrit l’ouverture du XXe siècle dans un climat apocalyptique qui renverse littéralement toutes les certitudes d’une ère antérieure de paix et de prospérité. Le nouveau siècle commence comme une « ère de la catastrophe » (1914-1945) encadrée par deux guerres totales destructrices et meurtrières : trois décennies pendant lesquelles l’Europe assiste à l’effondrement de son économie et de ses institutions politiques. Défié par la révolution bolchevique, le capitalisme semble avoir fait son temps, tandis que les institutions libérales apparaissent comme les vestiges d’un âge révolu lorsqu’elles se décomposent, parfois sans offrir la moindre résistance, face à l’essor des fascismes et des dictatures militaires en Italie, Allemagne, Autriche, Portugal, Espagne et dans plusieurs pays d’Europe centrale. Le progrès s’est révélé illusoire et l’Europe a cessé d’être le centre du monde. La Société des Nations, son nouveau gérant, est immobile et impuissante. Face à ces trois décennies cataclysmiques, celles d’après-guerre – « l’âge d’or » (1945-1973) et « la débâcle » (1973-1991) – semblent deux moments distincts d’une seule et même époque qui coïncide avec l’histoire de la guerre froide. L’« âge d’or » est celui des Trente Glorieuses, avec la diffusion du fordisme, l’élargissement de la consommation de masse et l’avènement d’une prospérité généralisée apparemment inépuisable. La « débâcle » (landslide) commence avec la crise du pétrole de 1973 qui met fin au boom économique et se prolonge par une longue onde récessive. À l’Est, elle s’annonce par la guerre d’Afghanistan (1978) qui amorce la crise du système soviétique et l’accompagne jusqu’à sa décomposition. La « débâcle » fait suite à la décolonisation – entre l’indépendance de l’Inde (1947) et la guerre du Vietnam (1960-1975) – pendant laquelle l’essor des mouvements de libération nationale et des révolutions anti-impérialistes se mêle au conflit entre les grandes puissances.

    Eurocentrisme

    La périodisation proposée par Hobsbawm fait la force de sa tétralogie et, en même temps, en indique les limites. Le tome consacré aux « révolutions bourgeoises » évoque à peine les guerres de libération dans l’Amérique latine des années 1820, tandis que les suivants décrivent la guerre civile américaine, mais ne s’attardent que superficiellement sur la révolte des Taiping, le plus vaste mouvement social du XIXe siècle, qui a profondément secoué la Chine entre 1851 et 1864. C’est précisément le dernier volume qui, en restituant le profil d’un siècle mondialisé, montre le caractère problématique de l’eurocentrisme, ou tout au moins de l’occidentalo-centrisme, qui inspire l’oeuvre dans son ensemble. Les découpages historiques choisis par Hobsbawm ne sont pas généralisables. Est-il légitime de considérer 1789 ou 1914 comme des grands tournants pour l’histoire de l’Afrique ? Le congrès de Berlin (1884) et les années de la décolonisation (1960) seraient à coup sûr des clivages plus pertinents. Vues d’Asie, les grandes ruptures du XXe siècle – l’indépendance de l’Inde (1947), la Révolution chinoise (1949), la guerre de Corée (1950-1953), la guerre du Vietnam (1960-1975) – ne coïncident pas forcément avec celles de l’histoire européenne. La Révolution chinoise de 1949 a transformé en profondeur les structures sociales et les conditions de vie d’une portion d’humanité bien plus vaste que l’Europe, mais les décennies comprises entre 1945 et 1973 – marquées par la guerre civile, le « Grand bond en avant » et la Révolution culturelle – n’ont pas été un « âge d’or » pour les habitants de cet immense pays. Pendant cette période, les Vietnamiens et les Cambodgiens ont subi des bombardements plus étendus que ceux qui ont dévasté l’Europe pendant la seconde guerre mondiale, les Coréens ont connu les affres d’une guerre civile et de deux dictatures militaires, tandis que les Indonésiens ont subi un coup d’État anticommuniste aux dimensions littéralement exterminatrices (500 000 victimes). Seul le Japon vécut une époque de liberté et de prospérité comparable à l’« âge d’or » du monde occidental. L’Amérique latine, quant à elle, a certes subi l’impact de 1789 – Toussaint Louverture et Simon Bolivar en ont été les fils dans le continent – mais elle est restée en dehors des guerres mondiales du XXe siècle. Elle a connu deux grandes révolutions – la mexicaine (1910-1917) et la cubaine (1959) – et son ère de la catastrophe se situe plutôt entre le début des années 1970 et la fin des années 1980, lorsque le continent est dominé par des dictatures militaires sanglantes, non plus populistes et desarrollistas(développementiste), mais néolibérales et terriblement répressives.

    Bien qu’il récuse toute attitude condescendante et ethnocentrique à l’égard des pays « retardataires et pauvres », Hobsbawm postule leur subalternité comme un truisme qui évoque par moments la thèse classique d’Engels (d’origine hégélienne) sur les « peuples sans histoire 11 ». À ses yeux, ces pays ont connu une dynamique « dérivée, non originale ». Leur histoire se réduirait essentiellement aux tentatives de leurs élites « pour imiter le modèle dont l’Occident fut le pionnier », c’est-à-dire le développement industriel et technico-scientifique, « dans une variante capitaliste ou socialiste » (p. 266). Avec un argument similaire, Hobsbawm semble justifier le culte de la personnalité instauré par Staline en URSS, en le considérant bien adapté à une population paysanne dont la mentalité correspondait à celle des plèbes occidentales du XIe siècle (p. 504). Ces passages relativisent considérablement la portée des révolutions coloniales qu’il décrit comme des ruptures éphémères et limitées. Au fond, L’Âge des extrêmes ne perçoit pas dans la révolte des peuples colonisés et leur transformation en sujet politique sur la scène mondiale un aspect central de l’histoire du XXe siècle.

    Ce constat renvoie à l’écart souligné plus haut entre deux Hobsbawm : d’une part l’historien social qui s’intéresse à ceux « d’en bas » en restituant leur voix et, de l’autre, l’auteur des grandes synthèses historiques où les classes subalternes redeviennent une masse anonyme. L’auteur de L’Âge des extrêmes est pourtant le même qui a écrit Les Primitifs de la révolte(1959) et Bandits (1969), pour lequel l’acquisition d’une conscience politique chez les paysans du monde colonial « a fait de notre siècle le plus révolutionnaire de l’histoire12 ». Les représentants des subaltern studies, notamment Ranajit Guha, ont reproché à leur collègue britannique de considérer les luttes paysannes comme essentiellement « prépolitiques » à cause de leur caractère « improvisé, archaïque et spontané », et d’être incapable d’en saisir la dimension profondément politique, quoiqu’irréductible aux codes idéologiques du monde occidental13. Cette critique vaut certes davantage pour sa tétralogie que pour ses études d’histoire sociale. Selon Edward Said, cette représentation des sociétés non occidentales comme lieux d’une histoire « dérivée, non originale », est un « point aveugle » (blindspot) tout à fait surprenant chez un chercheur qui s’est distingué pour avoir critiqué l’eurocentrisme de l’historiographie traditionnelle et étudié les « traditions inventées14 ».

    Dans une réponse à ses critiques, Hobsbawm a reconnu l’approche eurocentrique de son livre, tout en affirmant que sa tentative de « représenter un siècle compliqué » n’est pas incompatible avec d’autres interprétations et d’autres découpages historiques15. Les exemples ne manquent pas. En 1994, Giovanni Arrighi publiait The Long Twentieth Century, un ouvrage qui, s’inspirant à la fois de Marx et Braudel, propose une nouvelle périodisation de l’histoire du capitalisme. Il repère quatre siècles « longs » s’étalant sur six cents ans et correspondant à différents « cycles systémiques d’accumulation », bien que susceptibles de se superposer les uns aux autres : un siècle génois (1340-1630), un siècle hollandais (1560-1780), un siècle britannique (1740-1930) et, enfin, un siècle américain (1870-1990). Amorcé au lendemain de la guerre civile, ce dernier connaît son essor avec l’industrialisation du Nouveau Monde et s’essouffle autour des années 1980, lorsque le fordisme est remplacé par une économie globalisée et financiarisée. Selon Arrighi, nous sommes entrés aujourd’hui dans un XXIe siècle « chinois », c’est-à-dire dans un nouveau cycle systémique d’accumulation dont le centre de gravité se situe tendanciellement en Extrême-Orient.

    Michael Hardt et Toni Negri, quant à eux, théorisent l’avènement de l’« Empire » : un nouveau système de pouvoir sans centre territorial, qualitativement différent des anciens impérialismes fondés sur l’expansionnisme des États au-delà de leurs frontières. Alors que l’impérialisme classique s’enracinait dans un capitalisme fordiste (la production industrielle) et prônait des formes de domination de type disciplinaire (la prison, le camp, l’usine), l’Empire développe des réseaux de communication auxquels correspond une « société de contrôle », c’est-à-dire une forme de « biopouvoir », au sens foucaldien, parfaitement compatible avec l’idéologie des droits de l’Homme et les formes extérieures de la démocratie représentative. Reste à savoir si cet « Empire » est une tendance ou un système déjà consolidé qui aurait fait des États nationaux des pièces de musée. Plusieurs auteurs semblent en douter et le débat est loin d’être tranché16. Dans son dernier ouvrage, L’Empire, la démocratie, le terrorisme, Hobsbawm revient sur l’histoire des empires pour conclure que leur âge est définitivement révolu. Les États-Unis disposent d’une force militaire écrasante, mais ne sont pas en mesure d’imposer leur domination sur le reste de la planète. Ils ne représentent pas le noyau d’un nouvel ordre mondial comparable à la Pax Britannica du XIXe siècle, et nous sommes entrés dans « une forme profondément instable de désordre global aussi bien à l’échelle international qu’à l’intérieur des États 17 ».

    Adoptant une perspective contemporaine, le XXe siècle pourrait aussi apparaître comme un « siècle-monde ». L’historien italien Marcello Flores en date le début en 1900, année qui marque symboliquement une triple mutation. À Vienne, Freud publie L’Interprétation des rêves, ouvrage inaugural de la psychanalyse : à l’aube du capitalisme fordiste, le monde bourgeois opère un repli vers son intériorité analogue à l’« ascèse intramondaine » que, selon Weber, la Réforme protestante avait mise au service du capitalisme naissant. En Afrique du Sud, la guerre des Boers engendre les premières formes de camps de concentration, avec barbelés et baraques pour l’internement des civils. Ce dispositif d’organisation et de gestion de la violence va projeter son ombre sur tout le XXe siècle. En Chine, finalement, la révolte des Boxers est matée par la première intervention internationale des grandes puissances coalisées (Allemagne, Grande-Bretagne, France, Italie, Autriche-Hongrie, Russie, États-Unis et Japon). Bien d’autres expéditions (punitives, « humanitaires », « pacificatrices », etc.) suivront. Selon Flores, le XXe siècle est l’âge de l’occidentalisme, qui voit l’extension à l’échelle planétaire du système de valeurs, des codes culturels et des modèles de vie occidentaux. De ce point de vue, le XXe siècle n’est pas mort, même s’il est confronté aujourd’hui à de nouveaux défis.

    Dans un passage saisissant de L’Âge des extrêmes, Hobsbawm écrit que, pour 80 % de l’humanité, le Moyen Âge s’arrêta subitement dans les années 1950 (p. 380). Depuis ce tournant, nous vivons dans un monde où le développement des moyens de communication a éliminé les distances, l’agriculture n’est plus la source principale des richesses et la majorité de la population est désormais urbanisée. Cela constitue une véritable révolution, écrit-il, qui a soudainement clôturé dix mille ans d’histoire : le cycle ouvert avec l’avènement de l’agriculture sédentaire18. Si l’on traduit cette remarque en termes historiographiques, cela signifie que, en choisissant l’histoire de la consommation au lieu de l’histoire politique comme ligne de partage fondamentale, le XXe siècle pourrait prendre une coloration bien différente. Entre 1910 et 1950, les conditions de vie des Européens demeurèrent substantiellement inchangées. La grande majorité d’entre eux vivait dans des habitations qui ne disposaient pas de salle de bain et dépensait la plupart de ses revenus pour se nourrir. En 1970, en revanche, il était devenu normal de vivre dans un appartement doté de chauffage central, du téléphone, d’un frigo, d’une machine à laver et d’une télévision, sans oublier une voiture dans le garage (ce qui constituait le lot commun des ouvriers des usines Ford de Detroit dès les années 193019). Bref, d’autres découpages historiques sont possibles. Cela ne remet pas en cause la perspective choisie par Hobsbawm, mais indique que sa périodisation n’a rien de normatif.

    #Hobsbawm
    #histoire
    #19e_siècle
    #20e_siècle

    • Oui, avec Hobsbawm, nous ne sommes plus dans un monde où « le capitalisme » se serait installé et imposé une fois pour toutes. Il n’a jamais cessé d’évoluer et de se métamorphoser, au gré (à la fois cause et conséquence) des rapports de force les + divers et des conjonctures politiques. Cela rend très compliquée, peut-être insoluble, la question classique des « phases » du capitalisme (combien y en a-t-il ? ; où commencent-elles et où s’arrêtent-elles ?). Tout devient instable, multidimensionnel, et Traverso montre très très bien qu’on ne peut plus les distinguer de la question des lignes d’évolution historiques du 20e siècle en général.


  • Timothy Snyder et ses critiques - La Vie des idées
    http://www.laviedesidees.fr/Timothy-Snyder-et-ses-critiques.html

    Terres de sang, le livre de Timothy Snyder récemment traduit en français, a suscité de nombreuses réactions de la part des historiens depuis sa publication en 2010. Jacques Sémelin propose un panorama des critiques qui lui ont été adressées et des débats soulevés par cet ouvrage.


  • À propos du #cheval_roumain.

    Petite revue de sources d’aujourd’hui à l’usage de journalistes du futur, lorsque l’#open_data, le #big_data et leur corollaire le #fact_checking auront redonné du sens à la presse traditionnelle et lui auront permis d’écraser les vils propagateurs de #rumeur de la blogosphère.

    1. À tout seigneur, tout honneur, le cheval roumain.

    http://i.imgur.com/JyyhUvP.jpg

    _Sur le site de statistiques de la FAO (nouvelle version)_

    Où l’on constate bien une chute de 30% entre 2008 et 2011.

    2. Son probable bourreau, la voiture.

    http://i.imgur.com/9FxujYv.jpg

    Données issues du rapport du CCFA, L’industrie automobile française, Analyses et statistiques 2012.

    Dans des documents de Renault, on apprend
    – que le parc automobile roumain est « mature », 5 millions de véhicules pour 22 millions d’habitants (et sans doute 500.000 chevaux en 2012)

    …la demande est alimentée non par l’acquisition d’un premier véhicule, mais par son renouvellement.

    On peut même se risquer à dater cette bascule de l’équipement au renouvellement vers la fin 2008 (sans doute aidée par la crise).
    – que Renault-Dacia est le premier constructeur automobile roumain où il détient 32,3% de parts de marché (2009). Au passage, si c’est comme en France, la Logan Break doit avoir pas mal contribué à la disparition des voitures hippomobiles (du moins si j’en juge mes copains bricoleurs qui « voyagent léger, juste ce qui tient dans le coffre de la voiture… »

    3. le commerce international, base de données ComTrade sur le site UN Data (données annuelles)

    Valeurs en USD (leur déclaration est obligatoire) les quantités cela dépend des produits, ici en kilos, mais elles ne sont pas toujours renseignées et, surtout sont simplement agrégées sans considération de valeur unitaire. J’ai calculé, à titre purement indicatif, un « prix » en divisant les valeurs par les quantités et donc en supposant l’ensemble homogène, ce qui n’est évidemment pas le cas (j’espère que la viande de cheval d’Argentine n’est pas que du vulgaire minerai de viande…)

    http://i.imgur.com/XlHm7na.jpg

    Où l’on voit qu’effectivement, les exportations de viande de cheval progressent fortement depuis 10 ans, sans que l’éventuelle pression due aux stocks de chevaux à éliminer ne se voit sur mon indicateur de prix.

    Pour la France, les échanges internationaux de viande de cheval représentent moins de 2% de ceux de viande bovine.

    4. le commerce international en données mensuelles (depuis janvier 2010) sur le site ComTrade de l’OMD/WCO (Organisation Mondiale des Douanes, wcoomd.org)

    (ce sont eux qui gèrent la nomenclature des produits, le code SH 0205 est celui de la viande de cheval (ânes et mules) non congelée, avec des sous-codes dont celui relevé, mais non identifié, dans l’article de Libé. Je précise qu’il a deux jours, je ne connaissais pas un seul code, je savais juste que la nomenclature s’appelait SH, comme Système Harmonisé)

    Avec une analyse par pays sur les valeurs en dollars en 2011

    http://i.imgur.com/8Ai26fI.jpg

    Où l’on voit que les exportations roumaines vers la France sont insignifiantes et qu’en revanche la Belgique (38% des exportations roumaines) semble jouer un rôle de plaque tournante. Les exportations belges sont du même ordre que les importations, le principal client est la France (38%) qui représentent 40% des importations françaises (le pays suivant étant à 10%).

    5. je n’ai pas vraiment été chercher les prix (je ne suis vraiment pas branché marchés…) je me suis contenté de récupérer l’indice des prix à la production (IPPAP) sur le site de l’Insee.
    Apparemment, les volumes de viande de cheval sont trop faibles pour donner lieu à un calcul d’indice de prix de ce poste dans l’indice des prix de gros alimentaire (IPGA)

    http://i.imgur.com/MZSjHwa.jpg

    no comment…

    ================
    NB : à la notable exception du CCFA, où les données sont à récupérer dans des pdf tout pourris — heureusement, je n’ai extrait qu’une (courte) série — tout le reste s’obtient par des requêteurs à l’interface bien conçue et sans trop avoir à naviguer dans des nomenclatures lourdes (et pourtant, celle des douanes l’est…) puis, au choix, par copier/coller ou export csv (avec des dates où les mois sont en clair en anglais :-(

    • Pour la loi sur la circulation hippomobile, c’est beaucoup plus difficile — du moins avec mes outils — d’aller trouver la source.

      Apparemment, l’info a été mise en circulation par José Bové (c’était dans l’article de l’Independent http://www.independent.co.uk/news/uk/home-news/horsemeat-found-in-british-supermarkets-may-be-donkey-8489030.html qui figurait en lien dans le billet cité par Agnès (http://seenthis.net/messages/114049, ouf…)

      “Horses have been banned from Romanian roads and millions of animals have been sent to the slaughterhouse,” said Jose Bove, a veteran campaigner for small farmers who is now vice-president of the European Parliament agriculture committee.

      L’info ayant toute les qualités requises : croustillante et non recoupée, elle a donc buzzé très rapidement. S’enrichissant, au passage (ça ne peut jamais faire de mal…) du coup de patte à l’Europe (L’Europe, l’Europe, l’Europe en sautant comme un Calvi , euh, non un cabri…)

      … le journaliste Yves Calvi a ainsi été très affirmatif : « vous êtes en train de nous dire que les normes européennes font que petit à petit les carrioles roumaines ne peuvent plus être utilisées sur les routes roumaines et les Roumains, qui ne mangent pas de cheval, se retrouvent avec un stock de viande de cheval » lance-t-il à Perico Légasse, rédacteur en chef de Marianne (16ème minute de l’émission). Pourtant, ce dernier n’a pas mentionné l’Europe dans ses propos, mais seulement une interdiction roumaine d’utiliser des carrioles sur les routes locales. Il approuve néanmoins : après tout, l’Europe responsable, hein, c’est probable.

      http://bruxelles.blogs.liberation.fr/coulisses/2013/02/lasagnes-au-cheval-leurope-coupable-forcément-coupable-1.

      Mais, aux dernières nouvelles, l’info sur la loi est toujours non recoupée :

      N.B. : Je n’ai pas cherché si la fameuse loi roumaine existait ou non, ce n’était pas directement mon propos, et quel était son libellé exact. Selon le corespondant de Libération à Bucarest, Luca Niculescu, qui m’a envoyé un mot ce matin, cette loi n’existe tout simplement pas : « s’il y a un peu moins de carrioles en Roumanie, c’est à cause de la modernisation du pays, pas en raison d’une loi ». D’ailleurs, « il y a encore plein de carrioles en Roumanie ». Continons à creuser.

      (fin du billet ci-dessus)

      Visiblement, l’idée que le consumérisme marchand a progressé à grands pas dans les anciens PECO (Pays d’Europe Centrale et Orientale) et pourrait avoir eu des effets, disons, contre-intuitifs a beaucoup plus de mal à passer dans les médias et dans les têtes…

    • D’ailleurs, j’ai commencé cette recherche d’infos parce que j’espérais trouver l’impact de la fameuse loi dans les séries statistiques.

      J’ai vite constaté qu’il n’en était rien… Pour les prix, où l’on ne voit pas de rupture, ni de tendance ; et pour les quantités où la hausse très nette résulte d’une tendance longue, alors que pour des décisions « administratives » du type décrit, on a, en général, des effets très identifiables et localisés dans le temps.

      J’ai lu, par ailleurs — je crois que c’est dans le billet d’Alexandre Delaigue, cité dans mon commentaire précédent — quelque chose du genre :

      … ah, oui, c’est une loi ancienne, mais dont l’application ne s’est faite que récemment.

      dont on sent bien, à la précision de l’énoncé et de la datation qu’on n’est pas près de trouver une référence précise (et que, finalement, c’est un peu normal si ça ne se voit pas dans les chiffres…)

      Le cercle des arguments disparus

      ============
      EDIT (16/02) Je me suis laissé emporté…
      Il y a bien un texte, du 29/06/07, cf. infra.

      Il a peut-être eu un impact, mais il n’est guère détectable. La première augmentation des exportations roumaines a lieu en 2006 (+2 000 tonnes, triplement par rapport à l’année précédente). Puis une nouvelle augmentation en 2010 (encore +2 000 tonnes, mais seulement +60% en variation relative).

    • Un grand merci à @denisb qui donne la référence précise du fameux texte de loi
      cf. http://seenthis.net/messages/114606#message114857

      De ce qu’il traduit et de ce que je comprends (avec Google Translate), le décret (?) GEO 69 2007 du 29 juin 2007 http://legeaz.net/text-integral/oug-69-2007-modificare-oug-195-2002 modifie l’ordonnance 195 2002 et vise à la mettre en conformité avec la directive européenne 91/439/CEE portant sur le permis de conduire.

      La nouvelle rédaction de l’article 71 de l’ordonnance de 2002 indique
      – à l’alinéa 1, l’interdiction d’accès et de circulation des animaux, des véhicules de chantier et des véhicules à traction animale aux routes nationales, dans les villes et sur les routes lorsqu’un panneau de signalisation en interdit l’accès
      – à l’alinéa 2, les autorités locales doivent organiser des voies secondaires et des points de passage pour les animaux et véhicules mentionnés à l’alinéa précédent et d’en mettre en place la signalisation.

      Un texte qui correspond en partie à l’article R421-2 du Code de la Route qui interdit l’accès et la circulation des animaux, véhicules sans moteur (et divers autres) sur les autoroutes.

      http://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do?idArticle=LEGIARTI000006842313&cidTexte=LEGITEX

      En partie seulement, car ce qui concerne l’interdiction en ville n’est pas dans l’article précédent du Code de la Route. Et c’est cette partie susceptible d’avoir l’impact le plus fort sur le sujet qui nous intéresse.

      Et merci @touti pour le reportage de 2009 http://seenthis.net/messages/114606#message114837 où il est précisé que c’est bien l’accès aux villes qui pose problème.

    • A PROPOS DE LA VIANDE DE CHEVAL OU QUAND LES MÉDIAS PRENNENT LA POPULATION POUR UNE BANDE DE DÉGÉNÉRÉS : On me dit que la viande de cheval en cause était bourrée d’antibiotiques ou autres saloperies du même genre...j’en suis très étonné ? J’imagine très mal le petit paysan roumain, qui a déjà du mal a se soigner, donner des antibiotiques a son cheval. On parle aussi de viande de chevaux argentins, j’imagine encore plus mal l’ estanciero argentin dépenser de l’argent pour son troupeau de chevaux en liberté ! Ce qui m’amène a une réflexion simple. Les médias et les bobos serait-ils en train de faire tout une histoire pour de la viande de cheval quasiment bio alors que dans le même temps, on mange de la viande bourrée de produits chimique, estampillée « Viande française » chez le boucher qui s’en fout totalement et du porc a 2 € le Kg et qui est de qualité non consommable pour des raisons d’hygiène et de conditions de vie des animaux.




  • Du cheval dans mes lasagnes, et autres histoires de conséquences inattendues | Classe éco
    http://blog.francetvinfo.fr/classe-eco/2013/02/12/du-cheval-dans-mes-lasagnes-et-autres-histoires-de-consequences-in

    Les économistes et les sociologues l’appellent loi des conséquences inattendues, ou effets pervers ; le langage courant, la loi de Murphy. Cela décrit toutes les situations dans lesquelles une action a des résultats, parfois contraires à l’intention initiale, et en tous les cas négatifs, qui n’avaient pas été prévus par leur initiateur. Si cette histoire est vérifiée, il est clair que personne n’aurait pu prévoir qu’une loi de sécurité routière en Roumanie aboutisse à de la viande de cheval dans des lasagnes au bœuf vendues dans des supermarchés britanniques. D’autres travaux récents en économie illustrent ce phénomène.

    #économie


  • Les pays de l’« UE-11 » face au vieillissement de leur population

    http://www.banquemondiale.org/fr/news/2013/01/17/the-eu-11-in-an-aging-europe?cid=EXT_Twitterbanquemondiale_P_EXT

    Les pays de l’« UE-11 » face au vieillissement de leur population

    17 janvier 2013

    Dans moins de quatre décennies, plus d’un tiers de la population de l’Europe aura plus de 60 ans, et un quart plus de 65 ans.
    Un rapport consacré à 11 États de l’UE situés en Europe centrale et orientale montre que ces pays sont particulièrement exposés aux effets négatifs du vieillissement des sociétés.
    En l’absence de réformes axées sur l’amélioration de la productivité, du taux d’activité et des qualifications, les populations vulnérables, en particulier les femmes, pâtiront de ces changements.


  • L’emploi des femmes en Europe
    http://www.laviedesidees.fr/L-emploi-des-femmes-en-Europe.html

    "Qu’en est-il de l’emploi féminin dans les différents pays européens et quelles sont les évolutions récentes ? En insistant sur la diversité des situations européennes, cet essai vise à déterminer les politiques qui semblent les plus favorables à l’emploi des femmes dans une perspective de « cycle de vie », c’est-à-dire en tenant compte de la phase spécifique de l’éventuelle naissance et de l’éducation de très jeunes d’enfants."


  • Questions d’hier et de demain : les Roms et « nous »
    De Roswitha Scholz
    http://www.forumcivique.org/fr/articles/questions-dhier-et-de-demain-les-roms-et-%C2%ABnous%C2%BB

    En Italie, on assiste ces derniers temps à une recrudescence des pogroms anti-Roms. Depuis l’entrée de la Roumanie dans l’UE début 2007, fuyant des discriminations qui s’accentuent et une misère extrême qui les frappe tout particulièrement, un nombre croissant de Roms ont trouvé refuge dans la péninsule, où ils vivent à la périphérie des grandes villes dans des conditions là encore déplorables.
    La réaction de la population locale est en parfaite harmonie avec celle du gouvernement italien de droite qui fait appel, pour enrayer la « peste tzigane », à des remèdes d’un autre âge : des mesures spéciales auxquelles seuls les Sintis et les Roms sont assujettis.S’il est indéniable que, de toute l’Europe occidentale, c’est actuellement en Italie que la récente fièvre anti-Roms montre son plus hideux visage, on aurait toutefois tort de croire que cette forme de racisme se circonscrit à ce seul pays. En Allemagne également, agressions du même type et propagande anti-Roms dans les médias affichent depuis le début des années 1990 une nette aggravation1, cependant que l’extermination massive des Sintis et des Roms perpétrée sous le national-socialisme a tendance à se voir relativisée. Songeons seulement, à titre d’exemple frappant, aux émeutes racistes de Rostock en 1992 et à leurs incidences au niveau de l’Etat. Comme nous savons d’expérience que, même à gauche, le souvenir de ces événements a tendance à s’effacer, voici pour mémoire : « Le 24 septembre 1992, un mois après le pogrom de Rostock dirigé essentiellement contre les réfugiés roms venus d’Europe de l’Est, les gouvernements allemand et roumain signèrent un accord par lequel la Roumanie s’engageait à accueillir en retour les demandeurs d’asile déboutés, notamment ceux et celles qui n’avaient pu présenter de papiers d’identité en règle »2. Cette forme de discrimination a déjà une longue histoire, mais une histoire malheureusement trop méconnue. En Italie, par exemple, le phénomène de l’antitziganisme n’est pratiquement pas étudié3. Même chose en Allemagne où, malgré l’abondance des travaux historiques sur le national-socialisme, on a commencé tardivement à s’intéresser à cette question, et où ce n’est que tout récemment que certains résultats ont pu être établis.


  • Entre Europe et Asie : Istanbul, cité cosmopolite, carrefour de diasporas ?

    La Turquie contemporaine se redécouvre depuis quelques années pays d’immigration, par les biais de cadres étrangers de multinationales, de migrants temporaires venus des Balkans et d’Europe de l’Est, du développement brutal des migrations de transit. Pays d’émigration, la Turquie, recentrée depuis 1923 sur l’ancienne Turquie d’Asie (Anatolie), avait un temps oublié son rôle complexe de pays à la fois d’immigration, de transit, de migration interne, rôle tenu depuis... quelques milliers d’années ! Istanbul, métropole économique de la République, malgré son déclassement et le transfert en 1923 de la fonction de capitale à Ankara, est, avec ses 12 millions d’habitants, une cité cosmopolite. La ville-monde des historiens et géographes brasse depuis des siècles migrants internes et temporaires, réfugiés et rapatriés, expatriés étrangers actifs dans tous les domaines. La fonction aéroportuaire s’est ajoutée aux fonctions portuaires et caravanières des Byzance, Constantinople et Istanbul ottomane. Les touristes à la valise et les migrants irréguliers en transit se sont agglomérés à la double fonction de l’intégration des migrants internes et de relais de la migration internationale vers l’Europe.

    http://eps.revues.org/index1086.html

    @reka
    #migration #Turquie #Istanbul #Stéphane_de_Tapia #migration_de_transit #migrants_irréguliers #émigration #immigration


  • A la recherche du Rivage des Syrtes - Les blogs du Diplo
    http://blog.mondediplo.net/2012-11-30-A-la-recherche-du-Rivage-des-Syrtes

    Le Rivage des Syrtes, écrit par Julien Gracq et publié en 1951, relate l’histoire, à une époque indéterminée, d’un « observateur » (il faut comprendre que c’est un espion), Aldo, au service d’un Etat fictif, la Seigneurie d’Orsenna, en poste le long d’une mer riveraine [1].

    La mer des Syrtes sépare la Seigneurie d’un Etat lointain, le Farghestan, vis-à-vis duquel elle se trouve dans une situation équivoque. Bien que les deux Etats ne se soient pas affrontés depuis des siècles, leurs dernières relations, qui furent belliqueuses, n’ont jamais débouché sur un traité de paix. Et depuis, les anciens adversaires laissent planer une ambiguïté menaçante sur la nature de leurs rapports. On pressent qu’il ne suffirait que d’une maladresse, que d’une provocation, pour que l’hostilité latente se transforme en hostilité ouverte.


  • A la recherche du Rivage des Syrtes - Les blogs du Diplo

    Le chef d’oeuvre de Julien Gracq à l’épreuve de la géographie

    http://blog.mondediplo.net/2012-11-30-A-la-recherche-du-Rivage-des-Syrtes#forum

    vendredi 30 novembre 2012, par Philippe Arnaud

    Le Rivage des Syrtes, écrit par Julien Gracq et publié en 1951, relate l’histoire, à une époque indéterminée, d’un « observateur » (il faut comprendre que c’est un espion), Aldo, au service d’un Etat fictif, la Seigneurie d’Orsenna, en poste le long d’une mer riveraine [1].

    La mer des Syrtes sépare la Seigneurie d’un Etat lointain, le Farghestan, vis-à-vis duquel elle se trouve dans une situation équivoque. Bien que les deux Etats ne se soient pas affrontés depuis des siècles, leurs dernières relations, qui furent belliqueuses, n’ont jamais débouché sur un traité de paix. Et depuis, les anciens adversaires laissent planer une ambiguïté menaçante sur la nature de leurs rapports. On pressent qu’il ne suffirait que d’une maladresse, que d’une provocation, pour que l’hostilité latente se transforme en hostilité ouverte.


  • Combattre l’austérité, en finir avec le capitalisme
    http://www.lariposte.com/combattre-l-austerite-en-finir,1836.html

    Pendant des décennies, pour éviter de taxer les profits des banques et des grandes entreprises, les États se sont endettés massivement pour financer les dépenses publiques, dont une partie importante a servi à subventionner les capitalistes, d’une façon ou d’une autre. La dette publique européenne s’élève désormais à plus de 10 000 milliards d’euros, soit un quart de la dette publique mondiale. L’alourdissement progressif de la dette ne pouvait pas continuer longtemps sans aboutir à un problème de solvabilité des États. Le brusque ralentissement de l’activité économique, à partir de 2008, a rapidement poussé plusieurs États – l’Irlande, le Portugal et surtout la Grèce – au bord de la faillite et a fragilisé à l’extrême la situation financière de l’ensemble des pays européens.

    • Le système capitaliste est-il voué à s’effondrer, à disparaître de lui-même ? Non. Tant qu’ils conservent la propriété des moyens de production et de la finance, les capitalistes s’en sortiront toujours – mais au détriment du reste de la société. Il y a bien une « solution », de leur point de vue, qui n’en est pas une de notre point de vue. Elle passe par la destruction massive ou la délocalisation de l’appareil productif, par la casse des services publics, de l’éducation et de la santé, par une lutte à outrance pour briser la capacité de résistance des travailleurs et réduire en poussière toutes les concessions arrachées par les luttes passées. La question n’est pas tant de savoir si la crise peut être résolue, mais de savoir quelle classe sortira victorieuse de cette lutte.

    • Pour la classe capitaliste, il n’y a d’ailleurs pas « lutte », mais simple chantage. Le monde doit garantir les revenus du capital, par tous les moyens, même si certains en crèveront de faim, car sinon, c’est l’économie qui s’écroulera, et on crèvera tous. Et ça marche.
      Ce qui me frappe, c’est que dans tout ce chaos, jamais le capitalisme n’a été aussi fort, jamais on entend désormais dans le monde la moindre contestation de l’essence même du capitalisme. L’Europe est ravagée, dépouillée, mise au pas, la misère s’étend, et nos dirigeants viennent nous expliquer que nous devons faire un effort de plus pour que nos créanciers, les « investisseurs » en aient pour leur argent. Les revenus du capital doivent être maintenus même s’il n’y a plus de travail. Et avec leur délire sur la compétitivité, on bossera pour moins cher, alors que le problème est avant tout monétaire et réglementaire au niveau du commerce international. Moi ça me laisse pantois...
      Pétain doit se retourner dans sa tombe. C’est super facile, en fait, de faire « collaborer » tout un pays... :-(

    • @monolecte : Ça me gêne un peu de voir des personnes que je qualifierais globalement « d’opposant aux système capitaliste » employer la même rhétorique et se soumettre aux mêmes dogme que le système qu’ils prétendent combattre : le montant de la dette, le risque de non solvabilité des États et la nécessité de réduire ladite dette. (« L’alourdissement progressif de la dette ne pouvait pas continuer longtemps sans aboutir à un problème de solvabilité des États. ») Ce faisant, c’est accorder du crédit à la thèse de vos adversaires, reconnaître que vous êtes d’accord sur le problème, mais que vos opinions divergent seulement sur les moyens à mettre en place pour le résoudre...

      Or, il n’est absolument pas prouvé que la dette des États conduit ceux-ci à leur faillite : c’est juste la thèse principale des ultra-libéraux...

      Bravo au passage à @petit_ecran_de_fumee, qui gagne un point Godwin pour cette comparaison déplacée.


  • Ils pouffent et rigolent le Matin sur France-Culture lors d’une caricature d’émission:
    http://www.franceculture.fr/emission-les-matins-presidentielle-au-venezuela-le-phenomene-chavez-de

    La Chronique de Brice Couturier : Chavez, national-populiste sud-américain

    http://www.franceculture.fr/player/reecouter?play=4512255

    – Bonjour Brice Couturier
    – Bonjour Marc Voinchet
    – Alors vous allez voter pour qui, vous, dimanche à Caracas ?
    – Écoutez, je n’ai pas ma carte d’électeur vénézuélien, mais je vous assure que si je l’avais, je ne voterais pas pour Chavez... vous l’aviez deviné ?
    – Vous voteriez pour "El flaquino" ?
    – Et en plus c’est un juif polonais, donc vous voyez, il a toutes les qualités hein.

    Et tous deux se marrent , puis sérieux Marc Voinchet : - "c’est à vous"
    et Couturier lit sa chronique du jour :

    http://www.franceculture.fr/emission-la-chronique-de-brice-couturier-chavez-national-populiste-sud

    ““““““““““““““““““““““““““““““““““““““““““““““““““““““““““
    _C’était sans doute un hommage à Marek Edelman mort il y a 3 ans, le 2 octobre 2009 à Varsovie_
    http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/0/07/Marek_Edelman_by_Kubik.JPG
    http://www.courrierinternational.com/article/2006/04/13/l-insurge-perpetuel

    Début 1942, les informations sur l’existence des chambres à gaz avaient fini par filtrer dans le ghetto. Les responsables des mouvements de jeunesse des différents partis juifs de Pologne avaient alors décidé de tomber les armes à la main. “Nous avions été marqués par les Juifs de Chelmno, qui s’étaient laissé déporter sans résister. Il n’était pas question que ça se reproduise à Varsovie” , rappelle Edelman dans son livre Mémoires du ghetto de Varsovie (Liana Levi, 2002). Mais les Juifs n’étaient pas parvenus à obtenir des armes de leurs camarades polonais. Ces derniers ne pouvaient pas croire que les Juifs allaient se soulever et n’avaient pas voulu gaspiller le peu d’armes dont ils disposaient. Fin juillet 1942, les dirigeants des mouvements de jeunesse juifs avaient mis sur pied l’Organisation juive de combat (OJC) et leurs premières actions avaient visé la police juive du ghetto, dont les membres avaient multiplié les exactions. “C’étaient des traîtres. Ils n’étaient pas obligés de collaborer avec les nazis, mais ils pensaient que c’était une bonne manière de gagner de l’argent et de sauver leur peau.”
    N’est-il pas logique que des Juifs fassent tout pour survivre ?
    “Ça, c’est votre philosophie d’Israélienne, m’assène-t-il, celle qui consiste à penser qu’on peut tuer vingt Arabes pourvu qu’un Juif reste en vie. Chez moi, il n’y a de place ni pour un peuple élu ni pour une Terre promise.”


  • Le siècle de Hobsbawm | Enzo Traverso (La Revue des Livres)
    http://www.revuedeslivres.fr/le-siecle-de-hobsbawm-par-enzo-traverso-2

    (L’article qui suit a été publié originellement dans La Revue Internationale des Livres et des Idées (n° 10, mars-avril 2009). Il est ici reproduit en guise d’hommage, alors que nous venons d’apprendre le décès d’Eric Hobsbawm.) La parution du nouveau livre d’Eric Hobsbawm (L’Empire, la démocratie et le terrorisme. Réflexions sur le XXIe siècle) est l’occasion pour Enzo Traverso de faire retour sur l’un de ses ouvrages précédents,L’Âge des extrêmes. Histoire du court XXe siècle, récemment réédité. Ce livre fondamental de l’historien britannique, dont la publication en français suscita une vive polémique, mérite en effet d’être relu à la lumière de son œuvre ultérieure, enrichie notamment par une importante autobiographie (Franc-Tireur), et d’être confronté à d’autres histoires du XXe siècle publiées ces dernières années, dans un contexte politique et idéologique considérablement transformé. Source : La Revue des Livres


  • Le mirage du gaz de schiste | Editorial (Presseurop)
    http://www.presseurop.eu/fr/content/editorial/2734091-le-mirage-du-gaz-de-schiste?xtor=RSS-9

    Face à cette question, les institutions européennes ont une attitude pour le moins schizophrène, dont l’origine réside en partie dans la taille des intérêts en jeu et de l’influence de leurs représentants à Bruxelles. Début septembre, la Commission a publié trois rapports sur le sujet dans lequel elle affirme : 1. que les gaz “non conventionnels” pourront représenter jusqu’à 60% de la consommation en Europe ; 2. que les risques environnementaux et les nuisances générés par l’extraction sont élevés ; 3. qu’en conséquence, le gaz de schiste ne peut être extrait que dans un cadre réglementaire très strict, même si elle n’estime pas nécessaires de nouvelles règlementations.


  • South Stream : Poutine recevra son homologue serbe le 11 septembre à Sotchi | International | RIA Novosti

    http://fr.rian.ru/trend/SouthStream

    Dossiers : Le gazoduc South Stream

    Le projet de gazoduc South Stream, promu depuis 2007 par le russe Gazprom et l’italien Eni, reliera la Russie à l’Europe centrale et méridionale sous les mers Noire et Adriatique et réduira la dépendance des acheteurs et fournisseurs de gaz envers les pays de transit, dont l’Ukraine et la Turquie.

    Le président russe Vladimir Poutine accueillera le 11 septembre à Sotchi (mer Noire) son homologue serbe Tomislav Nikolic pour évoquer entre autres la mise en œuvre du projet de gazoduc South Stream, rapporte mardi le service de presse du Kremlin.

    #russie #énergie #gazoducs #southstream


  • Qui sont les Roms ?

    http://www.scienceshumaines.com/qui-sont-les-roms_fr_26185.html

    Lydie Fournier

    Durant l’été 2010, la «  question rom  » a été propulsée 
au premier plan de l’actualité française. 
Mais qui sont les Roms  ? 
Comment et de quoi vivent-ils aux quatre coins de l’Europe  ?
    Article issu du numéro
    [Consultez le sommaire du magazine L’autonomie, nouvelle utopie ?]
    Mensuel N° 220 - novembre 2010

    Ceux que l’on appelait autrefois les «  Bohémiens  » ou les «  Romanichels  » sont aujourd’hui définis par les termes génériques de «  Tsiganes  » ou de «  Roms  ». Dans le langage commun comme scientifique, ces nouvelles appellations désignent l’ensemble des populations présentes en Europe et originaires du Nord de l’Inde, qu’elles ont quitté vers le Xe siècle pour migrer lentement vers l’Europe occidentale.

    #roms #france #europe #discrimination #racisme #xénophobie


  • http://lmsi.net/Sarkozy-les-medias-et-l-invention
    Sarkozy, les médias et l’invention de la mafia roumaine (Première partie)
    À propos du traitement politique et médiatique de la question tzigane
    par Caroline Damiens
    6 avril 2005

    Vendredi 11 février 2005, sur France 5, l’émission quotidienne C dans l’air titrait ainsi le débat du jour : « Délinquance : la route des roms ». On pouvait y entendre un policier (du syndicat Alliance tendance UMP), un criminologue (Xavier Raufer, ancien militant de l’organisation d’extrême droite Occident), un « spécialiste » de l’immigration (Yves-Marie Laulan connu pour ses positions très à droite) et un juge (président du Tribunal pour Enfants de Bobigny) pérorer à l’unisson avec l’animateur Yves Calvi sur « la criminalité organisée à base clanique ou ethnique » et « les réseaux » tziganes...

    http://lmsi.net/Sarkozy-les-medias-et-l-invention,357
    Sarkozy, les médias et l’invention de la mafia roumaine (Deuxième partie)
    À propos du traitement politique et médiatique de la question tzigane
    par Caroline Damiens
    6 avril 2005

    http://lmsi.net/Les-Roms-une-nation-sans,1092
    Les Roms : une nation sans territoire ? (Première partie)
    Ciments identitaires et organisation sociale
    par Xavier Rothéa
    5 août 2010

    Face à la récente radicalisation de la politique anti-roms, quelques réalités doivent plus que jamais être rappelées, sur une population méconnue, invisibilisée ou stigmatisée, et soumise comme peu d’autres à des politiques d’État particulièrement violentes. C’est à ce rappel salutaire que participe le texte qui suit, initialement paru dans la revu anarchiste Réfractions, que nous remercions de nous autoriser cette republication.

    http://lmsi.net/L-Europe-au-miroir-des-Roms,1096
    L’Europe au miroir des Roms (Première partie)
    Nom pluriel, destin singulier
    par Cette France-là
    16 août 2010

    À l’heure où le gouvernement français multiplie les déclarations injurieuses et les opérations ignobles [1] de « démantèlement » à l’encontre des « Roms » [2], il nous a paru utile de publier le chapitre édifiant qu’a consacré le collectif Cette France-là à la discrimination et à la violence étatique que subissent, en France de manière particulièrement spectaculaire et brutale, mais plus largement dans toute la « Communauté européenne », des populations qu’en bonne logique, on accuse en même temps de tous les maux.

    http://lmsi.net/L-Europe-au-miroir-des-Roms
    L’Europe au miroir des Roms (Deuxième partie)
    Les politiques européennes depuis 1989
    par Cette France-là
    17 août 2010

    #roms #france


  • Non, les Roms ne sont pas nomades... et autres clichés - Libération

    http://www.liberation.fr/societe/2012/08/22/non-les-roms-ne-sont-pas-nomades-et-autres-cliches_840988

    22 août 2012

    Par CORDÉLIA BONAL

    A l’occasion de la réunion interministérielle sur les Roms ce mercredi, revue de quelques idées reçues qui ont la vie dure.

    Pour deux tiers des Français, les Roms sont « un groupe à part », si l’on en croit un sondage mené cette année par la Commission nationale consultative des droits de l’homme. A part comment ? Revue de quelques clichés qui collent à la peau des Roms.

    #roms #france #racisme #xénophobie


  • Roms Nomadisme

    Le mythe du Rom « nomade »
    Comment se défausser de la question rom sur l’Europe

    http://www.ceras-projet.org/index.php?id=4687

    Décembre 2010

    Ces mois derniers, la question de la mobilité internationale des Roms a pris une tournure explosive, dans les médias et les forums de l’Union européenne (UE). Selon les textes de la Commission européenne à propos des Roms, le groupe qui a attiré les foudres du président Sarkozy est défini comme celui des « Roms mobiles, citoyens d’un des pays membres de l’UE, et installés provisoirement sur le territoire d’un autre État membre ». Or les médias et les leaders politiques français et roumains ont utilisé un autre adjectif, l’étiquette péjorative de « nomades » pour parler des Roms récemment expulsés de France. Mais il n’y a virtuellement plus de « nomades » en Roumanie, même si l’on peut toujours trouver, comme en France, des groupes qui « sont mobiles » pour échapper à une très grande pauvreté.


  • Syrie, le fantasme de l’Etat alaouite

    Syria Comment » Archives » Five Reasons Why There Will Not Be an Alawite State
    http://www.joshualandis.com/blog/?p=15475

    Joshua Landis explique les cinq raisons pour lesquelles il n’y aura pas d’Etat alaouite

    Parmi elles

    2. The Assads planned to solve the sectarian problem in Syria by integrating the Alawites into Syria as “Muslims.” They promoted a secular state and tried to suppress any traditions that smacked of a separate “Alawite” identity. No formal Alawi institutions have been established to define Alawi culture, religion or particularism. They did not plan for an Alawi state. On the contrary, the Assads bent over backwards to define Alawis as main-stream Muslims, Bashar married a Sunni Muslim in an attempt at nation-building and to stand as an example of integration. He claimed to promote a “secular” vision of Syria.

    Il faut rappeler qu’un territoire autonome alaouite fut créé par le colonialisme français, après le mandat reçu en 1920 par la Société des Nations sur la Syrie. Paris décida alors de morceler le pays en divers entités, dont certaines "confessionnelles" (alaouite ou druze). Parallèlement, Paris impose l’instauration officielle du confessionalisme au Liban, séparé de la Syrie au grand dam des nationaliste arabes. Il me semble avoir lu, mais c’est à vérifier, que, au début du XXe siècle, certains responsables français voyaient dans les alaouites "aux yeux bleus", des descendants des Croisés !

    On ne rappelle pas assez ce que l’institutionalisation du confessionalisme doit au colonialisme français. Mais il est aussi important de souliigner que les Syriens (pas plus que les Libanais) ne se définissent pas uniquement par leur "confession" – on peut se sentir damascène, sunnite et syrien, comme on peut être kurde, syrien et appartenir à une grande tribu. Un des grands crimes des Etats-Unis en Irak est d’avoir réduit l’identité de chacun à sa seule appartenance confessionnelle et de l’avoir ainsi renforcée.


  • #Industrie, socle de la puissance | Laurent Carroué
    http://www.monde-diplomatique.fr/2012/03/CARROUE/47485

    En dépit des discours sur la « société de loisirs post-industrielle » des années 1990 et 2000, l’industrie joue toujours un rôle majeur dans l’organisation des territoires, la dynamique des systèmes productifs et les rapports de puissance structurant la mondialisation. / #Allemagne, #Chine, États-Unis, (...) / Allemagne, Chine, États-Unis, #France, #Capitalisme, Économie, #Entreprise, Industrie, #Multinationales, #Mutation, Relations Nord-Sud, Protection sociale, #Technologie, #Travail, #Chômage - 2012/03

    #États-Unis #Économie #Relations_Nord-Sud #Protection_sociale #2012/03


  • Industrie, socle de la puissance | Laurent Carroué (Le Monde diplomatique)
    http://www.monde-diplomatique.fr/2012/03/CARROUE/47485

    En dépit des discours sur la « société de loisirs post-industrielle » des années 1990 et 2000, l’industrie joue toujours un rôle majeur dans l’organisation des territoires, la dynamique des systèmes productifs et les rapports de puissance structurant la mondialisation. Source : Le Monde diplomatique