region:le nord de la france

  • Le syndicat de chez Goodyear vante les mérites d’un projet de coopérative pour « sauver » l’usine d’Amiens
    http://www.wsws.org/fr/articles/2013/mar2013/amie-m28.shtml

    Samedi 23 mars, la CGT (Confédération générale du Travail, alignée sur le Parti communiste français (PCF)), syndicat majoritaire à l’usine Goodyear Tire d’Amiens-Nord, dans le Nord de la France, a convoqué une assemblée générale au cours de laquelle elle a présenté son plan pour transformer l’usine en une « coopérative ouvrière » ou Scop.
    Après que le fabricant américain de pneus agricoles Titan avait retiré son projet d’acheter la section de la production de pneus Farm (pour engins agricoles) et de garder 500 emplois, Goodyear annonçait le 31 janvier la fermeture de l’usine qui emploie 1.273 travailleurs.
    La proposition d’une Scop a pour objectif d’empêcher que la lutte contre la fermeture ne se développe en une mobilisation politique plus générale de la classe ouvrière contre le gouvernement du Parti socialiste de Hollande. Les travailleurs français sont confrontés à une vague de fermetures, de licenciements et à un taux de chômage record. Ceci fait partie de la contre-révolution sociale qui est perpétrée par la bourgeoisie européenne sur tout le continent.


  • L’expression du jour des #médiocrates :

    les naufragés de la route

    Parce qu’il neige (enfin surtout là où vivent les #médiocrates !). Ça, c’est de l’#info : il neige ! L’autre jour, au 20h de je ne sais plus quelle chaîne #TV, ils ont tenu 10 mn entières en intro sur : « c’est les vacances, les gens prennent le train » ! Quelle aventure, quel suspens ! La géopolitique pour les amibes !
    #météoterrorisme


  • Plan de chauffe-eau solaire
    http://au-bout-de-la-route.blogspot.fr/2013/01/plan-de-chauffe-eau-solaire.html
    http://4.bp.blogspot.com/-eIGg7iSNUWo/UO8RWQsQGaI/AAAAAAAAnr8/rjbZAOe3VAU/s1600/chauffe-eau%2520reduit%5B1%5D.jpg

    Petite conversation entendue régulièrement depuis 30 ans :
    C’est quoi ce truc sur le toit ?
    C’est un chauffe-eau solaire .
    Un chauffe-eau solaire ! Ha oui , comme çà quand il fait du soleil vous avez l’eau chaude gratuite...c’est sympa .
    Bin non , pas seulement quand il fait beau .
    Mais quand il n’y a pas de soleil , çà ne peut pas chauffer .
    Bin si ....en fait çà prend exactement le relais de l’eau chaude produite par le chauffage central....quand on n’a plus besoin de chauffage il y a assez de soleil pour avoir de l’eau chaude solaire .
    Surprenant , je pensais que c’était possible dans le sud , mais dans le nord de la france .
    Et bien moi , ce que je trouve surprenant (et désolant) , c’est qu’en trente ans , je n’ai pas entendu une seule personne me dire : Je vais en fabriquer un

    • Si, si j’en ai vu plusieurs fois ! Comme ce qu’il y a de plus gourmand et chiant c’est le régulateur de pression (si vous stockez dans un ballon) à priori, mieux vaut installer ses tuyaux noirs ou ses capteurs de préférence plutôt au sol que sur le toit. L’eau chaude monte plus facilement qu’elle ne descend, parait-il.


  • http://www.chinefrancophonie.com/t1966-lille-du-10-janvier-au-2-mars-2013-exposition-les-passants-
    Pour ceux qui se trouvent dans le nord de la France, ne manquez pas l’Exposition « Les passants ... » de Li Fang à la Galerie lilloise de Valérie Lefebvre du 10 janvier au 2 mars 2013.

    Dans sa technique, la peinture de LiFang (李芳), la native de la province chinoise du Jiangsu qui vit à paris depuis 2001, nous transporte à la renaissance avec l’allongement de ses teintes pour devenir presque transparente.

    Ses toiles sont figuratives avec une vision abstraite.
    LiFang est une artiste humaniste avec un regard sociologique sur le monde urbain...


  • Sans-papiers : le délit de solidarité supprimé

    Au chapitre des nouveautés législatives de ce début d’année, l’évolution de mesures concernant les sans-papiers en France. Plus de garde à vue mais une retenue administrative pouvant durer jusqu’à 16 heures. Le texte publié ce mercredi 2 janvier au Journal officiel supprime aussi le délit de solidarité. Il avait soulevé l’émotion des associations de défense des étrangers, entraînant notamment plusieurs condamnations de personnes ayant aidé des individus en situation irrégulière.

    http://www.rfi.fr/france/20130102-papiers-promesse-tenue-le-delit-solidarite-est-supprime

    @reka
    #migration #sans-papiers #France #léglislation_étrangers #délit_de_solidarité


  • Zoologie pétrolière

    Avec les forages pétroliers qui sont de plus en plus profonds on découvre de nouvelles espèces, juste le temps de les éteindre. En voici quelques exemples spectaculaires :

    La créature Cascade
    http://www.youtube.com/watch?v=YOyBSKNQj2w


    Il semblerait qu’il s’agisse d’une nouvelle famille de méduses. A la 5ème minute du film on peut mieux comprendre la configuration de la bête. Je ne sait pas si j’ai bien compris les indications, mais il semblerait que la créature cascade se promène à 5000m de fond.

    Le calamar Magnapinna sp.
    http://www.youtube.com/watch?v=IPRPnQ-dUSo


    J’ai trouvé très peu d’information sur ce calamar invraisemblable. Il fait parti d’une famille de calamars à longs tentacules (les Magnapinnidae) et les siens s’étireraient jusqu’à 60m. Les indications sur l’écran disent 7800m de profondeur, est-ce possible ?

    Le Siphonophore
    http://www.youtube.com/watch?v=KT1TSbarW1U


    Un genre de méduse très étrange. Le siphonophore est un organisme formé d’une colonie d’organismes qui se complètes les uns les autres. Les uns sachant se mouvoir, d’autres capturer des proies, d’autres capables de les digérés ou généré de la bioluminescence. C’est un animal composé de plusieurs animaux, je trouve cela démentiel. Celui présenté ici semble particulièrement énorme mais je n’ai pas d’indication de sa taille. La vidéo indique qu’il se trouve à 770m de fond.

    Je suis preneuse de toute info sur ces animaux et toute vidéo de ce genre.

    #Abysses #ForagesPetroliers #Siphonophores #Calamar #Meduse


  • Le grand fleuve où l’on noyait les libraires - Cause toujours !
    http://grosse.fatigue.free.fr/causetoujours/spip.php?article141

    Ce rapport charnel, ce rapport aux odeurs, aux volumes, aux piles, aux étagères, à l’effort du décor, à la moquette et autres gens, ceux qui, comme moi, aiment tourner des pages histoire d’apprendre la grandeur du monde sans forcément rouler vite sur l’autoroute, ce rapport au lieu, oui, c’est aussi ce que je viens prendre.

    Le sens de la formule de @grosse_fatigue qui des fois quand même, allons ne mens pas, doit être content de lui malgré ses dehors faussement ronchons.


  • Le Figaro - France : Un curé baptisera des enfants Roms menacés d’expulsion
    http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2012/08/08/01016-20120808ARTFIG00521-un-cure-baptisera-des-enfants-roms-menaces-d-expu

    Le prêtre d’origine bretonne, ancien aumônier scolaire à Lambersart, près de Lille, a officié à la prison de Fresnes (région parisienne), avant de « tendre la main » aux prostituées, dans le mouvement du Nid. Après avoir été l’aumônier des bateliers à Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines), hébergeant des bateliers en difficulté et des sans-papiers dans des péniches aménagées, il était retourné dans le nord de la France en 2007.

    Cet article droit-de-l-hommiste dans le Figaro ? Heureusement, il y a les commentaires…

    #religion


  • Revue des sciences août 2012 | Jean Zin
    http://jeanzin.fr/2012/08/01/revue-des-sciences-aout-2012/#Technologie

    Vous aimez les sciences, les innovations technologiques ? Alors rendez-vous sur « jeanzin.fr », le tout sans bourse délier. Avez-vous remarqué la tendance lourde du Web en ce moment ? Accès payant de plus en plus fréquent pour la presse ou les revues ... « Le progrès fait rage (et le futur ne manque pas d’avenir ... »


  • Déserts médicaux : l’Ordre des médecins prône des mesures contraignantes
    http://www.lagazettedescommunes.com/115138/deserts-medicaux-lordre-des-medecins-prone-des-mesures-contrai

    Le Conseil national de l’Ordre des médecins (Cnom) a présenté mardi 29 mai 2012 ses recommandations pour faciliter l’accès aux soins, visant à mieux répartir les médecins sur le territoire, y compris par des mesures contraignantes, et à limiter les dépassements excessifs d’honoraires.

    • Pour revenir sur le problème des déserts médicaux en France (qui va s’accentuer avec le temps), vu du côté médical c’est très dérangeant, je m’explique avec ma vision des choses (4e génération de médecins dans ma famille, je me sens concerné)

      Le médecin d’autrefois qui travaillait 24/24 7/7 façon humanitaire (ou amasseur de capital), ça ne peut plus exister sauf décision individuelle de même type qu’une vocation religieuse.

      Pourquoi ?
      – le médecin a vu arriver les 39h00, puis les 35h00 et son « modèle » professionnel est praticien des hôpitaux.
      – les praticiens des hôpitaux se sont soumis au régime du fonctionnariat : vacances, RTT, salaire, et calculs de bout de chandelle pour comptabiliser ce que l’hôpital vous doit. Dans le domaine médical c’est une révolution : les anciens PH que j’ai connu travaillaient 24/24 7/7 à l’hôpital sans réclamer plus que leurs salaires mais étaient capables de partir trois mois consécutifs en « vacances » (ou autre projet) une année de temps en temps (sans aucune autorisation ni formulaire administratif) pour nourrir leur passion.
      Ce n’était pas « mieux » c’était différent.
      – aujourd’hui le médecin est un individu comme les autres : il a une famille et partage les tâches domestiques avec son conjoint (d’autant plus que la plupart des médecins sont aujourd’hui des femmes).
      – le médecin ne fait plus que rarement la course au profit (il y a quelques exceptions mais elles sont justement des exceptions)

      Ces éléments énoncés le sont pour pour présenter le médecin comme je le vois aujourd’hui au travers de mes confrères des diverses spécialités.

      Maintenant, imaginez le couple : l’un est médecin, l’autre pas et ils envisagent de fonder une famille. C’est banal.

      Vous leur demandez de s’installer en zone désertifiée : banlieue « à risque », campagne étendue, etc.

      Ils n’iront pas : le conjoint doit avoir son travail pas trop loin, les enfants doivent pouvoir être scolarisés, les centres de formation (CHU) doivent être accessibles facilement, le médecin doit pouvoir ne pas se faire déborder par son métier (la plupart des médecins femme travaillent à temps partiel) et le revenu (paiement à l’acte) doit être à peu près assuré.

      Si d’aucun souhaite imposer l’installation quelque part, ce sera d’une part illégal en l’état et d’autre part contre productif car aujourd’hui de nombreux médecins formés décident de ne pas s’installer du tout, de ne pas exercer leur métier, celui pour lequel ils viennent de consacrer dix années d’études au moins.

      Tout ça pour dire que je conçois très bien que l’on souhaite avoir une jolie répartition homogène des médecins sur tout le territoire français tel le bel alignement d’une peupleraie le long de la rivière, mais c’est impossible.

      Quelle solution ?
      Si demain, une commune ou une communauté de communes, souhaite faire venir des médecins. Elle doit créer des emplois médicaux à temps partiel salariés, s’assurer d’avoir des services routiers/ferrés/aériens accessibles ainsi qu’un système scolaire local suffisant.

      Là il y aura des candidats et ça ne coûtera pas plus cher à la société.

    • Marisol Touraine semble sur la même longueur d’onde au départ : « La vraie incitation n’a jamais été faite. Je ne vous parle pas d’incitations financières. Je vous parle des conditions d’exercice, des changements dans les modes de rémunération, de la mise en place systématique de lieux pluridisciplinaires d’exercice. »

      http://www.lavoixdunord.fr/region/etre-mieux-soigne-sur-la-cote-d-azur-que-dans-le-jna0b0n485428

    • Je trouve que les médecins ont toujours un peu tendance à zapper l’aspect profondément social et collectif de leur boulot : c’est toute la société qui se cotise pour leur formation initiale qui est longue et coûteuse. Même si les frais annexes rendent ces études longues inaccessibles à pas mal de postulants issus des milieux populaires (et sachant qu’on ne les incitent pas non plus à y penser), si le coût de ses études était entièrement à la charge des intéressés, il n’y aurait pas grand monde en fac de médecine et même chez les plus aisés, il y aurait des dettes colossales à éponger avant même l’installation.

      D’un autre côté, je pense aussi que cet effort collectif est nécessaire et devrait être accentué, notamment en faisant sauter le numerus clausus. Nous avons besoin de plus de médecins, et surtout d’en former d’origines sociologiquement plus étendues. Je pense que l’arrivée massives de médecins issus de milieu populaires améliorerait grandement l’ensemble de la profession, de son rapport à l’argent, aux patients et aux territoires.

      Après, la fin de la rémunération à l’acte est aussi quelque chose d’indispensable pour changer notre rapport à la médecine. Les médecins devraient tous être salariés de la Sécu, avec des horaires, des rotations et des objectifs de santé publique. Je verrais plus mon rapport à mon système de santé sous forme d’un abonnement, avec un accent plus fort sur la prévention, l’entretien de routine, les conseils d’hygiène de vie et une prise en charge complète de la maladie qui commence généralement là où s’arrêterait la mission première du médecin : nous maintenir en bonne santé, plutôt que de soigner des symptômes au coup par coup. Un abonnement, un protocole de suivi, ce serait aussi intégrer une vision plus globale de chaque personne dans ses environnements propres : travail, famille, territoire, chacune de ces dimensions pouvant favoriser des pathologies qu’il serait plus facile de prévenir et de détecter plutôt que de chercher à l’aveugle en diag diff à chaque fois.

      Bref, rien ne sert d’ergoter sur les droits d’installation tant que nous n’avons pas pris le temps de repenser notre rapport à la santé !

    • Bonjour @monolecte, je suis d’accord avec toi sur le fait qu’il faille repenser notre rapport à la santé et pour que la part liée à la rémunération à l’acte soit diminuée.

      Pour le reste j’ai beaucoup plus de réserves :
      – la rémunération des études médecins par la société n’est pas plus importante que celle des autres études et les étudiants en médecine réalisent durant leurs études du travail offert à la société gratuitement (donc sans cotisation retraite). Il faudrait alors que les étudiants soient payés pour ce travail (à partir de la 4e année) et qu’il y ait des cotisations retraites payées dessus pour ne pas partir à 70 ans passés à la retraite.
      – Faire sauter le numérus clausus n’est pas non plus une bonne idée et ce d’autant moins si la société salarie les médecins : ce sera budgetairement intenable à moins finalement d’écrémer le nombre de sortants au fur et à mesure des études et dans ce cas mieux vaut le numerus clausus.
      – Il y a un yoyo permanent entre le nombre de médecins en place et le besoin de médecins : il faut en moyenne dix ans d’études et 5 ans de post étude avant qu’un médecin s’installe, s’il s’installe et le médecin s’installe parfois à temps partiel (60% de femmes médecins aujourd’hui : la plupart cherchent un emploi salarié ou à mi-temps et là où leur mari à un travail). Les politiciens ne savent pas prévoir à deux ans devant eux alors à 15 ans c’est totalement illusoire (pour info le déficit de médecin d’aujourd’hui est connu et annoncé par la profession depuis 25 ans).
      – le travail médical salarié est bien moins productif que celui des libéraux http://www.atoute.org/n/article198.html

      Bref, repenser le système, ok mais il faut avant éliminer les fausses bonnes idées :-)

    • À noter pour le coût des études ce qui existe déjà pour les médecins militaires : à partir de la 1ere année de médecine les étudiants des armées sont salariés et en échange n’ont que 5 semaines de vacances et qu’à la fin de leurs études ils doivent huit ans à l’armée.
      Exceptions : si le médecin militaire diplômé est élu, il peut quitter l’armée sans rembourser ses études, si une maladie grave le rend inapte à l’armée même chose, sinon il rembourse ses études (mais a été payé pour son travail tout le temps de ses études et logé et nourri et les cours post-fac assurés). à un prix défiant toute concurrence (rapport aux services reçus).


  • Cannes et les femmes : retour sur l’édition 1999
    http://www.editions-zones.fr/spip.php?page=lyberplayer&id_article=149#chap03

    En 1999, le tollé qui avait suivi l’annonce du palmarès du festival de Cannes avait constitué un quasi-aveu des critères implicites régissant la profession. Le jury, présidé par le cinéaste David Cronenberg, avait distingué "Rosetta", de Luc et Jean-Pierre Dardenne, et "L’Humanité", de Bruno Dumont : deux films âpres, situés respectivement en Belgique et dans le nord de la France, et ancrés dans une réalité très dure. Un prix d’interprétation féminine ex aequo était allé à Émilie Dequenne pour "Rosetta" et à Séverine Caneele pour "L’Humanité", tandis que le prix d’interprétation masculine récompensait Emmanuel Schotté, également pour "L’Humanité". Ce choix avait suscité des commentaires d’une rare violence, qui suintaient le racisme social : « Autant récompenser Babe le cochon », avait-on entendu. Les critiques le contestaient en arguant qu’il ne s’agissait pas d’« acteurs professionnels » – manière de dire que ces gens-là n’avaient rien à faire dans leur monde. Par la suite, Séverine Caneele a encore tourné dans trois autres films, puis elle est retournée à sa vie d’ouvrière. Émilie Dequenne, en revanche, a fait carrière. Elle était tout aussi débutante et inconnue, mais elle était mignonne, potelée, très loin de la puissance dégagée par sa colauréate ; et être mignonne, n’est-ce pas, chez une actrice, le début du « professionnalisme » ? Elle s’est en outre très vite prêtée au jeu des secrets de beauté et des bonnes adresses dans les magazines.

    Retraçant, dans le portrait qu’il lui consacrait, l’expérience cannoise de Séverine Caneele, "Libération" soulignait ses manquements aux codes du glamour local : « La robe bleue, modèle de Lanvin choisi en désespoir de cause après dix essayages au Majestic, est trop juste. Elle entrave sa marche vers la scène. » Et de rappeler la malveillance de la presse : « "VSD" a zoomé sur l’ourlet défait de la robe bleue, “et pourtant elle a un BEP de couture”. » La jeune femme n’avait aucune légitimité à être couronnée dans un festival dont l’envahissant sponsor est, depuis 1997, L’Oréal Paris. Le géant des cosmétiques n’a pas manqué d’imprimer sa marque sur l’événement : ses « égéries », actrices et mannequins, montent les marches bras dessus bras dessous, contribuant à accroître la confusion entre talent et conformité plastique ; et si Virginie Ledoyen, par exemple, fut à deux reprises, en 2000 et en 2002, la maîtresse de cérémonie du festival, on peut présumer que c’est davantage en vertu de son contrat avec la marque, signé en 1999, que de sa position dans le monde du cinéma.

    Paroles d’actrices :
    http://www.editions-zones.fr/spip.php?page=lyberplayer&id_article=149#chap07

    L’homme est un créateur, la femme est une créature : cette division des rôles a des racines très anciennes. Portemanteau à fantasmes, marionnette de ventriloque, telle est aussi la position la plus fréquemment assignée aux actrices. En 1976, Delphine Seyrig avait donné la parole à quelques-unes de ses consœurs, françaises et américaines, dans un documentaire intitulé "Sois belle et tais-toi". Toutes s’accordent sur la pénurie de rôles féminins, et, plus encore, sur leur pauvreté, sur les quelques clichés affligeants auxquels ils se réduisent. « J’avais envie de bastonner les gens qui me disaient : “Oh, tu étais formidable dans ce film !”, avoue Barbara Steele. J’aurais voulu leur répondre : “Ne me dis pas que tu m’as aimée là-dedans, je n’y étais même pas ! C’était quelqu’un d’autre !” » Seule exception, Jane Fonda déborde d’enthousiasme en évoquant le film qu’elle vient alors de tourner avec Vanessa Redgrave : "Julia", de Fred Zinnemann, sorti en 1977, qui raconte l’amitié entre deux femmes pendant la Seconde Guerre mondiale. Elle a cette formule éloquente : « C’était la première fois que je jouais le rôle d’une femme qui ne joue pas un rôle. »

    Fonda raconte son passage, le jour de son arrivée à la Warner, sur le fauteuil où atterrissaient toutes les actrices, tandis que les experts se bousculaient au-dessus d’elles pour les examiner sous toutes les coutures : « Ils m’ont conseillé de me teindre en blonde, de me faire briser les mâchoires par le dentiste pour creuser les joues – j’avais encore mes bonnes joues d’adolescente –, de porter des faux seins et de me faire refaire le nez, parce que, avec un nez pareil, je ne pourrais “jamais jouer la tragédie” ! » Maria Schneider, covedette avec Marlon Brando du "Dernier tango à Paris" de Bernardo Bertolucci, sorti en 1972, dit que, durant le tournage, Bertolucci lui a à peine adressée la parole : « Il a fait le film avec Marlon. » Elle dit aussi qu’elle aimerait bien tourner enfin avec des hommes de son âge – elle a vingt-trois ans : « Nicholson, c’est mieux que Brando, mais il a quand même quarante ans… » Une autre lui fait écho : « Tout le cinéma n’est qu’un énorme fantasme masculin. »

    #Cannes #shameless_autopromo


  • FN : à la rencontre des « oubliés » de Marine Le Pen | Rue89 Présidentielle
    http://www.rue89.com/2012/01/25/le-peuple-invisible-de-marine-le-pen-228719

    Hommes politiques et journalistes ne cessent de parler de ces électeurs, oubliés de la mondialisation, qui se tournent massivement vers le Front national. Ce sont les « sans-grades », ceux qui n’auraient jamais leur mot à dire.

    Nous sommes allés dans le nord de la France pour rencontrer ces « oubliés » et leur donner un visage. Portraits d’électeurs qui disent voter Le Pen en avril prochain.

    #lepen #electeurs #portraits #présidentielles #2012


  • SECLIN (France) - Twitter à l’école, quand Internet donne le goût de lire et d’écrire - 20minutes.fr
    http://www.20minutes.fr/societe/845238-twitter-ecole-quand-internet-donne-gout-lire-ecrire

    SECLIN (France) - Une forêt de doigts levés pour la lecture à haute voix et pour les exercices d’écriture... Seul Twitter suscite de telles réactions chez les enfants d’une école de Seclin, dans le nord de la France, l’une des premières du pays à utiliser le site de micro-blogging.


  • Gendarmerie recrute barman/barmaid en CDI via Pôle emploi | Rue89 Eco
    http://www.rue89.com/rue89-eco/2011/12/02/gendarmerie-recrute-barmanbarmaid-en-cdi-pole-emploi-227146

    « Numéro d’offre 056486U

    Offre actualisée le 02/12/11

    Barman/Barmaid
    Métier du ROME G1801 - Café, bar brasserie

    Vous assurez le service et la gestion du bar dans les locaux de la gendarmerie (gestion des stocks, encaissements, service..). Vous êtes de nationalite française ou d’un autre Etat de la communauté européenne, vous jouissez de vos droits civiques. »

    #alcool #gendarmerie


  • Bactérie E.Coli : les abattoirs industriels sont-ils en cause ? | Sophie Chapelle (Basta !)
    http://www.bastamag.net/article1663.html

    Après l’affaire des graines germées en Allemagne, des bactéries de la famille E.Coli continuent d’être à l’origine d’hospitalisations dans la région de Bordeaux et dans le Nord de la France. Dans plusieurs cas, c’est la viande hachée qui est en cause selon l’enquête menée par les services de santé. Jean-Louis Meurot, éleveur de brebis dans la Drôme et membre de la Commission sanitaire de la Confédération paysanne, analyse cette crise sanitaire et pointe les risques liés aux dérives de l’élevage et de l’abattage industriels. Entretien.


  • Le blog de Clémentine Autain » L’#amour, quelle #classe (chronique France Culture)
    http://clementineautain.fr/2011/07/14/lamour-quelle-classe-chronique-france-culture

    ce souvenir délicieux d’un échange avec Jean d’Ormesson, cet homme de lettre qui brille par son classicisme et son conformisme, dans une émission de télévision il y a quelques années. Le débat portait sur la dimension politique des choses. Il me dit qu’il existe bien des domaines qui échappent à la politique. Je lui demande un exemple. Il me répond, du tac au tac, avec un sourire gourmand : « l’amour, bien sûr ! ». Et je lui ai aussitôt rétorqué, avec une grande spontanéité : « mais que je sache, vous n’avez pas épousé une caissière ? ». Il est resté coi. C’est trop désagréable de penser que l’amour est aussi guidé par des choix rationnels décelables par le premier sociologue venu.

    • Il lui arrive de percevoir encore un peu les « rapports de classe », mais malheureusement, uniquement dans les romans. J’ai souvenir d’une autre émission tv dans laquelle les réparties semblaient plutôt sortir de la bouche ... de son contradicteur. Ah mémoire et égo, quand vous nous tenez...



  • Zaza est fatigué (CQFD)
    http://www.cqfd-journal.org/Zaza-est-fatigue

    « Convocation pour entretien préalable à licenciement. » C’est ce qu’il y a d’inscrit sur la lettre que vient de recevoir Zaza, et qu’il me tend. C’est le cinquième licenciement quasiment de ce type auquel je dois assister en trois ans, ce qui laisse rêveur sur l’état social de la boîte.
    Zaza vient d’avoir 55 ans. Âge qu’il ne fait pas car ses bonnes joues lui donnent un aspect poupin. (...)



  • Les « Français des champs », onze millions d’invisibles
    http://www.marianne2.fr/Les-Francais-des-champs-,-onze-millions-d-invisibles_a183544.html

    Près d’un métropolitain sur cinq vit en milieu rural. Mais politiques et médias ignorent cette population des campagnes et des zones périurbaines. Un récent rapport de l’Igas montre pourtant que cette « France des champs » est beaucoup plus pauvre que la « France des villes ». Et beaucoup plus discrète aussi.

    #pauvreté #inégalités #ruralité #for:twitter