region:moyen orient

  • Comme à Montauban et à Boston, les assassins de Londres étaient bien connus des services secrets.

    Une méthode d’auto-radicalisation pour apprentis « djihadistes » | Mounadil al Djazaïri
    http://mounadil.wordpress.com/2013/06/03/une-methode-dauto-radicalisation-pour-apprentis-djihadistes

    Le plus jeune frère d’un des hommes accusés d’avoir assassiné le tambour Lee Rigby avait été payé des milliers de livres sterling par le MI6 dans le cadre d’opérations d’espionnage au Moyen Orient, a découvert le Mail on Sunday.

    Jeremiah Adebolajo, qui se fait appeler Aboul Jalil avait aussi été sollicité pour aider à ‘retourner’ son frère Michael pour qu’il travaille avec le MI5 qui était déjà au courant des liens étroits de Michael avec des organisations extrémistes.

    Ces affirmations sont le fait de la famille Adebolajo et d’une source bien placée qui a contacté le Mail on Sunday.


  • Mounadil al Djazaïri | Points de vue sur le monde arabe
    http://mounadil.wordpress.com

    la mort de trois soldats de l’armée libanaise tués mardi 28 mai

    près d’Arsal, dans un secteur par lequel les rebelles syriens font entrer armes et combattants en provenance du Liban. « Les soldats du point de contrôle ont fait face aux assaillants et une fusillade, qui s’est soldée par la mort de trois militaires, s’est ensuivie », a affirmé l’armée libanaise, dans un communiqué. Les hommes armés pourraient être passés en Syrie, a dit le ministre de la Défense, Fayez Ghosn.

    Pour les milices hostiles au gouvernement syrien, Arsal est une agglomération stratégique par laquelle transitent argent, hommes et matériels acheminés vers le territoire syrien, notamment vers la ville proche d’al Qussayr qui est en ce moment l’enjeu de rudes combats.

    L’assassinat des trois soldats a été unanimement condamné au Liban, que ce soit par l’ancien premier ministre Saad Hariri ou par le mouvement Amal et le Hezbollah.

    Se pose donc la question de savoir qui étaient les tueurs des trois soldats dont la presse nous qu’ils se sont enfuis en direction de la Syrie après avoir commis leur acte.

    Ça tombe bien, L’Orient le Jour nous apprend justement que

    Deux personnes soupçonnées d’être impliquées dans le meurtre de trois soldats près de Ersal, dans l’est du Liban, ont été arrêtées, affirme la chaîne de télévision LBC, sans donner plus de précisions.

    Et les précisions que ce journal libanais francophone n’a pu obtenir, le Daily Star, son homologue anglophone les a obtenues



  • Mounadil al Djazaïri | Points de vue sur le monde arabe
    http://mounadil.wordpress.com

    Plusieurs centaines de Syriens ont demandé l’asile en France depuis 2011 dans l’espoir d’échapper au conflit qui fait rage depuis plus de deux ans et qui a causé la mort de 80.000 personnes et la fuite de plus de 1,5 million de personnes. Des chiffres dérisoires au regard des demandes adressées à l’Allemagne et à la Suède, – avec respectivement, pour la seule année 2012, 6.200 et 7.800 demandes de réfugiés syriens -, mais qui selon certaines ONG pourrait être revu à la hausse si la France acceptait de revoir ses capacités d’accueil.


  • Pour Jeremy Salt, une seule option en Syrie : la victoire de l’armée et du gouvernement syriens | Mounadil al Djazaïri
    http://mounadil.wordpress.com/2013/05/19/pour-jeremy-salt-une-seule-option-en-syrie-la-victoire-de-larmee

    Alors que toutes les options sont censées être toujours sur la table, Barack Obama s’éloigne clairement de l’éventualité d’une implication plus profonde en Syrie maintenant qu’il est évident que rien, à part une intervention militaire directe, ne fera tomber le régime de Damas. Au cours des derniers mois seulement, les groupes armés ont perdu des milliers d’hommes. Même si le conflit va perdurer un certain temps encore, l’armée syrienne est en train de réduire progressivement l’insurrection.


  • Le sionisme et l’impérialisme allemand, un texte majeur de Klaus Polkehn inédit en français | Mounadil al Djazaïri
    http://mounadil.wordpress.com/2012/12/02/le-sionisme-et-limperialisme-allemand-un-texte-majeur-de-klaus-p

    en 1896, Herzl écrivait avec franchise dans l’Etat Juif :

    « Si Sa majesté le Sultan nous donnait la Palestine, nous pourrions en retour prendre en charge l’ensemble des finances de la Turquie. Nous formerions là-bas un mur de défense pour l’Europe en Asie, un poste avancé de la civilisation contre la barbarie. »


  • Dans le cerveau de Google | Slate
    http://www.slate.fr/story/72221/schmidt-cohen-google-cerveau-futur

    Eric Schmidt, le patron de Google, et Jared Cohen, le directeur de Google Ideas, nous promettent dans leur livre commun, The New Digital Age, un meilleur des mondes numérique. Le problème, c’est Google qui parle... avec une grande naïveté, une ambition commerciale insatiable et une tendance à prendre les désirs pour la réalité.



  • Quelques notes sur Carbon Democracy. Political Power in the Age of Oil de Timothy Mitchell | Rumor

    Au croisement des sciences politiques, de la sociologie d’inspiration latourienne (attention aux actants non humains) et callonienne (sociologie de la traduction) et de l’histoire du Moyen-Orient, l’œuvre de Timothy Mitchell intéresse également au premier chef les géographes.

    Il met en avant l’idée d’un lien consubstantiel entre les formes d’organisation des sociétés démocratiques et leur approvisionnement énergétique. En perspective, cette analyse pose la question de la transition énergétique actuelle

    Alors que les analyses du système énergétique mondial mettent en avant un systèmes d’acteurs se limitant aux multinationales énergétiques, aux Etats producteurs et consommateurs, l’originalité de l’analyse de Mitchell est d’y introduire une dimension de classe, notamment autour des travailleurs du secteur de l’énergie, tant dans les pays consommateurs (occidentaux) que dans les pays producteurs (essentiellement le Moyen Orient), dans leurs luttes pour des droits

    http://rumor.hypotheses.org/3124
    #Pétrole #politique #démocratie



  • La polysémie révolutionnaire - La Vie des idées
    http://www.laviedesidees.fr/La-polysemie-revolutionnaire.html

    Alors que le temps des ruptures historiques et des grandes crises politiques semblait révolu, le mot de « révolution » a fait retour récemment, en Géorgie, en Ukraine ou avec les « printemps arabes » de 2011. Comment revisiter notre conception de l’idée de révolution ? Peut-on rapprocher ces révolutions contemporaines avec les grandes révolutions du passé ?

    http://www.laviedesidees.fr/local/cache-vignettes/L308xH405/arton2217-d9695.jpg


  • Bon... petit tour rapide de mes dernières acquisitions, si qq. titres peuvent en intéresser certain-e-s.

    Zomia ou l’art de ne pas être gouverné , James C. Scott
    http://www.philomag.com/les-livres/lessai-du-mois/zomia-ou-lart-de-ne-pas-etre-gouverne-6995
    Franchement, c’est chers pour qq.un comme moi qui n’a pas trop de moyen. Quoi qu’il en soit, le livre semble se présenter comme un des rares livres traduit en français qui pourrait naviguer un peu entre courant anti-civilisationnel et primitiviste. Habituellement les anti-civ défendent l’idée que la civilisation et ses mauvaises choses commencent quand la production alimentaire locale ne suffit plus a la population locale, et qu’elle se suffit par d’autres moyens. Ici, le sens de « civilisation » semble bien différent, puisqu’il peu aller jusqu’a l’usage de l’écriture dans et par une cité pour se faire des administrés (comme on dit aujourd’hui). On est pas non plus dans le primitivisme, puisqu’il ne s’agit pas a tout prix semble t’il de critiquer toutes et n’importe qu’elle techniques, mais celles qui pourraient servir a être enroler par un gouvernement.

    Avant l’histoire, l’évolution des sociétés de Lascaux à Carnac , Alain Testart
    Un révision de notre conception de la préhistoire a partir des nouvelles connaissances extra-occidentales. Ces dernières remettent largement en question la conception naïve que nous avions d’une sorte de préheistoire glbale abstraite pour la réinscrire dans une plurialité géographique.
    http://www.franceculture.fr/emission-l-essai-et-la-revue-du-jour-avant-l%E2%80%99histoire-revue-l%

    La suite dans quelques heures (la j’ai des choses a faire).


  • Altercation entre le Qatar et l’Algérie : Le démenti du MAE
    El Watan
    http://www.elwatan.com/actualite/altercation-entre-le-qatar-et-l-algerie-le-dementi-du-mae-20-02-2013-204075

    L’information sur une « prétendue altercation » entre l’ambassadeur d’Algérie au Caire, M. Nadir Larbaoui, et le ministre qatari des Affaires étrangères, M. Cheikh Hamad Ben Jassim Al Thani, reprise par certains quotidiens nationaux est une « allégation dénuée de tout fondement », a indiqué mercredi le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, M. Amar Belani, dans une déclaration à l’APS.

    Ce qui n’est pas contestable, ce sont les mauvaises relations entre les deux pays


  • Quelle idée aussi de mentionner une telle hypothèse "mal venue" ?

    Un journaliste (un de plus) sommé de s’excuser par le lobby sioniste « Mounadil al Djazaïri
    http://mounadil.wordpress.com/2013/02/07/un-journaliste-un-de-plus-somme-de-sexcuser-par-le-lobby-sionist

    « Mes sincères excuses pour ce tweet mal venu hier au sujet d’Israël et de la Bulgarie, » a écrit mercredi sur Twitter Borzou Daragahi, le correspondant pour le Moyen Orient et l’Afrique du Nord du quotidien londonien.

    La veille, Daragahi avait tweeté, “Je ne doute pas de la possibilité que l’Iran/le Hezbollah soit derrière l’attentat en Bulgarie, mais je pense aussi qu’Israël aurait pu payer la Bulgarie pour dire n’importe quoi. » Il avait joint un lien vers une dépêche de Reuters citant le ministre Bulgare de l’intérieur Tsvetan Tvestanov qui imputait à des agents du Hezbollah l’attentat contre un autobus le 18 juillet 2012 à Burgas, qui avait causé la mort de 6 personnes dont cinq touristes Israéliens.

    “Nous avons des raisons très concrètes pour suggérer que les deux [terroristes] appartenaient à l’aile militaire du Hezbollah, » avait déclaré Tsvetanov.

    Les excuses de Daragahi sont intervenues après une déclaration sévère au sujet de ses propos par HonestReporting, un observatoire des médias basé en Israël.

    #Bulgarie #attentat


  • Syrie-Opposition-Média : La fabrication de la violence et du sectarisme dans les médias – En point de Mire – Actualité et Flashback
    http://www.renenaba.com/la-fabrication-de-la-violence-et-du-sectarisme-dans-les-medias

    « La liberté d’information est un leurre, si l’information sur les faits n’est pas garantie et si ce n’est pas les faits eux-mêmes qui font l’objet du débat » Hanna Arendt.

    « La propagande est à la démocratie, Ce que la violence est à la dictature ». Noam Chomsky
    De la guerre sémantique : Les paramètres de départ : Les raisons de l’absence d’audibilité de l’opposition démocratique syrienne.

    Primo : Les Etats-Unis et l´Union européenne, c’est à dire le bloc atlantiste, contrôlent 90% de l´information de la planète et sur les 300 principales agences de presse, 144 ont leur siège aux Etats-Unis, 80 en Europe et 49 au Japon. Les pays pauvres, où vit 75% de l´humanité, possèdent 30% des médias du monde.

    Deuxio : Israël représente le 3me pays par ordre d’importance en termes de couverture médiatique, en unité de bruit médiatique (UBM), derrière les Etats-Unis (300 millions d’habitants) et la Chine (1,5 milliards d’habitants). Malgré les conditions de sa naissance controversée, Israël a réussi à occuper le devant de la scène médiatique, captant constamment l’attention de l’opinion occidentale, réussissant le tour de force de placer sur la défensive tous ses contradicteurs.

    Les Européens, naturellement, assignés à un complexe de culpabilité éternel du fait du génocide hitlérien,

    Les Américains, par instrumentalisation d’un important groupe de pression pro israélien animé d’une volonté de domination hégémonique sur la zone pétrolifère du Moyen orient,

    Le Monde arabe, enfin, par son indigence à maîtriser les techniques de communication de la guerre psychologique moderne, doublée d’un défaut d’un argumentaire accessible à l‘opinion occidentale.

    Tertio : Toutes les grands chaines transfrontières arabes sont, toutes, adossées à des bases militaires atlantistes : Al Jazira à la base du Centcom à Doha, la saoudienne Al Arabia de Doubaï, à la base aéronavale française d’Abou Dhabi, enfin la nouvelle chaine du Prince al Walid Ben Talal, « Al-Arab », à la base navale américaine de Manama (Bahreïn).

    Les médias contestataires de l’ordre hégémonique occidental, Press Tv (Iran), Russia Today et Mayadine de Ghassane Ben Jeddo, un ancien d’Al Jazira, sont de peu de poids face à ces mastodontes.

    Sauf à s’incliner devant le diktat occidental, aucun opposant syrien, si prestigieux soit-il, ne saurait être audible encore moins crédible.


  • Quand le sous-comité parlementaire étatsunien sur le Moyen Orient consacre une séance à « la réconciliation entre le Fatah et le Hamas », il titre d’office « une menace pour les perspectives de paix ». Surtout, il n’interroge ni membre du Fatah, ni membre du Hamas, ni Palestinien, ni arabe en général. Non, il reçoit uniquement trois membres des lobbys israéliens de Washington (deux membres du Washington Institute for Near East Policy, un membre du American Enterprise Institute).
    http://foreignaffairs.house.gov/hearing/hearing-fatah-hamas-reconciliation-threatening-peace-prospects

    Il me semblerait plutôt que la réconciliation entre le WINEP et l’AEI constitue l’une des principales menaces pour la paix au Moyen Orient, mais bon… #wag_the_dog


  • Contre l’intervention française au #Mali : que faire ? Deux lettres de lecteurs
    http://www.mondialisme.org/spip.php?article1904

    Introduction au débat

    Dans le monde réel et dans un inter­valle de temps proche : inter­ven­tion approuvée par l’ONU ? Intervention uni­que­ment de la CEDEAO comme le demande Survie ? Intervention approuvée par le Parlement français comme le demande Mélenchon ? Toutes les solu­tions pra­ti­ques sont mau­vai­ses vu les rap­ports de forces actuels.

    Donc il faut condam­ner l’inter­ven­tion franç­aise au Mali, pour dire qu’elle aura des conséqu­ences sans doute aussi néf­astes que celles en Irak ou en Afghanistan, et même cer­tai­ne­ment aussi néf­astes.

    Mais une fois qu’on a dit cela, on avoue seu­le­ment notre impuis­sance à aider le peuple malien avec nos forces inexis­tan­tes et nos rai­son­ne­ments déficients, fai­blards, etc. On reste à un niveau théo­rique, où l’on ne se com­pro­met pas avec le réel, mais on a aucune solu­tion à pro­po­ser aux Maliens sinon d’endu­rer les exac­tions des bandes isla­mis­tes, ou la cons­ti­tu­tion d’un Etat isla­miste à la tali­bane...

    Je pense depuis long­temps que nos dis­cours auto­ma­ti­ques ne sont ni cohérents ni com­préh­en­sibles et qu’il nous faut tra­vailler à les affi­ner avec les pre­miers intéressés : les vic­ti­mes de l’impér­ial­isme et de l’isla­misme. Or ces vic­ti­mes ne par­lent guère....

    De plus, si l’on est cohérent avec le “Laissons les Africains se débrouiller eux-mêmes imméd­ia­tement” il faut rapa­trier tous les Français et tous les Occidentaux de tous les pays d’Afrique, du Proche et du Moyen Orient où ils sont des cibles.

    Pourquoi pas ? Mais ce monde où les fron­tières se refer­me­ront ne sera pas meilleur que le nôtre je le crains.

    Y.C.

    Nous repro­dui­sons ci-des­sous deux contri­bu­tions envoyées par une lec­trice et un lec­teur de la revue “Ni patrie ni fron­tières”. Le débat est ouvert.


  • Le mouvement autochtone « Idle No More » se propage au Canada (Global Voices)
    http://fr.globalvoicesonline.org/2012/12/17/131891

    Des milliers de personnes à travers le Canada se sont mobilisées lundi 10 décembre 2012 sous la bannière “Idle No More” (La passivité, c’est fini) pour manifester contre les effets des politiques gouvernementales actuelles et à venir concernant les peuples autochtones présents dans le pays. Source : Global Voices


  • Gaza : Khaled Mechaal, chef en exil du Hamas, en visite historique - L’EXPRESS
    http://www.lexpress.fr/actualite/monde/proche-orient/gaza-le-chef-en-exil-du-hamas-en-visite-historique_1196407.html

    « Ceci est ma troisième naissance, après ma naissance naturelle, en 1956, et ma deuxième naissance après la tentative israélienne de m’assassiner en 1997 en Jordanie sur ordre de Netanyahu », a affirmé Khaled Mechaal, en référence au Premier ministre Benjamin Netanyahu, qui exerçait ces fonctions en 1997. « J’espère que notre quatrième naissance sera la libération de la Palestine, toute la Palestine », a affirmé le chef du Hamas, évoquant la Palestine mandataire, qui couvrait Israël et les Territoires palestiniens. Aujourd’hui Gaza, demain Ramallah, et inchallah (par la grâce de Dieu), Jérusalem, Haïfa et Jaffa", a-t-il lancé au terminal de Rafah, à la frontière avec l’Egypte.

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    Pourquoi la presse britannique a-t-elle tué la critique du livre ‘Tuez Khaled’ ?
    http://mounadil.blogspot.fr/2009/07/tuez-khaled-ou-la-pratique-de-la.html
    jeudi, juillet 23, 2009

    http://1.bp.blogspot.com/_T-sHniGp6ic/SmhtbFXi4gI/AAAAAAAAATI/8Ryrg3L4vAc/s400/khalid-mishal--124817935314674000.jpg Khaled Meshaal, malade après avoir été empoisonné par des agents du Mossad, est transféré à l’hôpital

    J’ai découvert un livre exceptionnel et des plus passionnants – une histoire politique sérieuse que l’auteur a rendue sous la forme d’un thriller à rebondissements. Au coeur de l’ouvrage, se trouve le récit de la manière dont, en 1997, les services secrets israéliens du Mossad ont tenté d’assassiner Khaled Meshaal, le chef du Hamas, en plein jour dans les rues d’Ammam en Jordanie. Sous couvert d’ouvrir une canette de coca-cola, les assassins avaient pulvérisé un poison violent dans son oreille.

    Mais les agents du Mossad n’avaient pas pu s’enfuir. Les gardes du corps de Khaled [Meshaal] réussirent à en capturer deux et les autres durent se réfugier dans l’ambassade israélienne. Alors que Meshaal sombrait dans le coma, des troupes jordaniennes cernèrent l’ambassade israélienne et, après les protestations d’un roi Hussein de Jordanie furieux, Bill Clinton fit pression sur le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu pour qu’il tente de régler le problème.

    Netanyahu avait d’abord affirmé qu’il était trop tard pour annuler les effets du poison. Mais quand Hussein ajouta la menace qu’en cas de décès de Meshaal, les agents du Mossad détenus par la Jordanie seraient tous pendus, l’antidote fut rapidement fourni. Meshaal survécut, de justesse, et le cadre de son ascension politique phénoménale était mis en place.


  • Le sionisme et l’Empereur Guillaume

    Par Klaus Polkehn, Journal of Palestine Studies, Vol.4 N°2 (1975) traduit de l’anglais par Djazaïri
    http://mounadil.wordpress.com/2012/12/02/le-sionisme-et-limperialisme-allemand-un-texte-majeur-de-klaus-p

    Les échecs des troupes allemandes sur le front de l’est, n’avaient cependant pas permis aux assistants sionistes de Ludendorff d’obtenir des succès dignes de ce nom. Entre temps, le gouvernement allemand avait refusé de s’engager avec les sionistes sur la Palestine.

    Par contraste, les sionistes qui activaient en Angleterre avaient eu plus de réussite. Le 1er novembre 1917, la déclaration Balfour était publiée et l’orientation du mouvement sioniste était dorénavant décidée. L’homme derrière la déclaration était Chaim Weizmann qui avait fondé ses choix pro-britanniques avec des arguments semblables aux propositions que Herzl avait faites à Guillaume II et aux sionistes Allemands.


    Nous pouvons raisonnablement dire que si la Palestine passait dans la sphère d’influence britannique, et si la Grande Bretagne encourageait la colonisation juive là-bas, nous pourrions avoir d’ici vingt à trente ans un million de Juifs sur place ; ils développeraient le pays, le ramèneraient à la civilisation et seraient un poste de garde très efficace pour le canal de Suez.

    La déclaration Balfour embarrassait les sionistes Allemands aussi bien que le gouvernement allemand. Weizmann déclarera plus tard :

    D’un autre côté, le gouvernement allemand était profondément affecté par le parti que pouvait en retirer le gouvernement britannique. Il interpella tous nos représentants en Allemagne pour essayer de leur explique que le gouvernement allemand aurait fini par faire la même chose, mais qu’il n’avait pu [encore] le faire à cause de son alliance avec la Turquie qui l’obligeait à avancer lentement sur ce dossier.

    Le 5 janvier 1918, le ministère allemand des affaires étrangères transmettait au professeur Otto Warburg et au Dr Arthur Hantke, des membres de la direction sioniste qui siégeaient à Berlin, une note explicative où on lisait :

    « En ce qui concerne l’entreprise de la communauté juive et des sionistes en particulier, nous saluons… particulièrement l’intention du gouvernement impérial ottoman de promouvoir le développement d’une colonie juive en Palestine par la garantie de la liberté d’émigration et de colonisation dans la limite des capacités d’absorption du pays. Le gouvernement impérial ottoman, qui a toujours fait preuve d’une attitude amicale à l’égard des Juifs, leur accorde une autonomie régionale et le libre développement de leur culture en accord avec les lois du pays. »

    Cette déclaration n’était qu’une manière d’essayer de se tirer d’embarras et restait bien en deçà de la Déclaration Balfour. Sur le front de Gaza, les troupes turques et les contingents allemands battaient en retraite et le rêve allemand d’exercer une emprise impériale en Orient disparaissait. Il n’y eut pas de réaction visible de la part des sionistes allemands à la déclaration du ministère allemand des affaires étrangères. Il était loin le temps où les sionistes faisaient des déclarations de ce genre : « Je comprends le sionisme comme étant avant tout in des grands mouvements européens d’expansion… Nous voyons l’avenir de l’empire turc comme allant avec le destin futur de l’Allemagne. »


  • Gaza : les éteignoirs Bachar el-Assad, Hassan Nasrallah, Thierry Meyssan et les autres…

    Souvenez-vous de l’apocalyptique menace de Bachar el-Assad et de son entourage : « après nous le déluge au Moyen Orient ». La dynastie des Assad part en fumée. Que peuvent faire Bachar el-Assad et les autres agités du bocal ?

    1- Bachar el-Judas…
    2- Le baiser de Nasrallah au Hamas…
    3- Thierry Meyssan s’en prend à Khaled Mechaal…
    4- Les trois boucliers tombent …

    Lire la suite …

    http://chahidslimani.over-blog.com


  • Il fallait entendre la délectation de Bruno Duvic lisant l’intro de l’article de Mona Eltahawy dans la revue de presse de France Inter, vendredi :
    http://www.franceinter.fr/emission-la-revue-de-presse-l-exercice-du-pouvoir

    FEMMES ARABES • Pourquoi ils nous haïssent | Courrier international
    http://www.courrierinternational.com/article/2012/10/25/pourquoi-ils-nous-haissent

    http://www.courrierinternational.com/files/imagecache/article/illustrations/article/2012/10/1147/1147-Photo-Couv.jpg

    Au début de Distant View of a Minaret [éd. Heinemann, 1983, non traduit en français], Alifa Rifaat, auteure égyptienne largement ignorée et aujourd’hui disparue, nous raconte l’histoire d’une femme tellement indifférente au coït que son mari lui impose, concentré sur son seul plaisir, qu’elle remarque la présence d’une toile d’araignée à nettoyer au plafond. Elle médite sur l’attitude de son mari, qui refuse toujours de poursuivre leurs ébats pour la faire jouir elle aussi, “comme s’il tenait à la priver [de quelque chose]”. De même qu’il lui refuse un orgasme, l’appel à la prière interrompt soudain le sien. Le mari sort. Après s’être lavée, la femme s’absorbe dans la prière – un acte tellement plus satisfaisant qu’elle attend avec impatience la prochaine – et regarde la rue depuis son balcon. Elle interrompt sa rêverie pour aller consciencieusement préparer du café pour son mari après sa sieste. Alors qu’elle apporte la boisson dans la chambre pour la verser sous les yeux de son mari – il préfère –, elle remarque qu’il est mort. Elle ordonne à son fils d’aller chercher un médecin. “Elle retourna au salon et se versa une tasse de café. Elle était elle-même surprise par son calme”, écrit Alifa Rifaat.

    « Courrier International » republie cet article en français sans évoquer la polémique qu’il a soulevée lors de sa parution dans « Foreign Policy » en avril. Quelques liens :

    Mona El Tahawy or native neo-orientalism - Ibn Kafka’s obiter dicta
    http://ibnkafkasobiterdicta.wordpress.com/2012/04/28/mona-el-tahawy-or-native-neo-orientalism

    https://ibnkafkasobiterdicta.files.wordpress.com/2012/04/232230946.jpg

    It’s of course not the need to dramatically improve the condition of women in the Arab world in order to achieve a long overdue parity that is at fault – on the contrary, witness the recent statement by Saudi Arabia’s grand mufti Sheikh Abdulaziz al Sheikh according to which girls are ripe for marriage at 12. It’s rather the tone and lexical and discursive resources which El Tahawy taps into: essentialism, reduction of social and political phenomena to simple psychological factors (fear, hate), and even more so the lumping together of all men into a vague and threatening « they » – the kind of manicheism she resented when it came to the Israeli-Palestinian dispute, but I suppose one has to distinguish between good manicheism and bad manicheism. That piece could have been written by David Pryce-Jones, Fouad Ajami or the staggeringly inane Lee Smith, a US journalist who wrote a 2010 book called « The strong horse » aiming to show that Arabs only understood and bowed to force and violence – unfortunately for him, 2011 came after 2010.

    An American journalist writing exclusively for European, US and Israeli media outlets, Mona El Tahawy is not interested in helping Middle Eastern activists to bring about the legislative and social changes required, or to identify the practical ways this might be achieved. No easy clues here: there’s only hate to confront. How does one confront hate – by drone attacks, invasion or forced conversion? She does not say. More importantly still, Arab men and women are not really her main target – her piece is written in the tone of a native informer bringing the White (Wo)Man her exclusive insights about the twisted minds of her fellow natives. That article is more a career move, à la Irshad Manji or Ayaan Hirsi Ali (but without the latter’s islamophobia), than a sincere contribution to a fight for equality that is both morally necessary and socially unavoidable, as Youssef Courbage and Emmanuel Todd have shown.

    Les Arabes haïssent-ils les femmes ? Mona Eltahawy face à la tempête - Global Voices
    http://fr.globalvoicesonline.org/2012/04/29/106756

    Nous ne sommes pas faibles, Mona, et les révolutions arabes nous ont prouvé que nous étions plus fortes que nous le pensions, les héroïnes des révolutions arabes n’ont pas besoin d’être pointées du doigt.

    Je ne pense pas que nous ayons besoin d’être sauvées par des tiers de la haine ou de la vengeance de nos hommes, spécialement depuis que ces révolutions ont prouvé que nous étions plus que capables de nous dresser épaules contre épaules avec les hommes pour obtenir le progrès de nos sociétés.

    Votre article, en accord avec les photos l’illustrant, dépeint la société arabe noire, sombre, déprimante, un corps peint en noir. Vous avez réduit le problème de la femme arabe aux sentiments des hommes ; réduisant parallèlement cette dernière aux pathétiques images parfaitement conforme à la vision que l’Orient a d’elle.

    (…) La société arabe n’est pas aussi barbare que vous la dépeignez dans votre article, ce dernier renforce dans l’esprit du lecteur une vision stéréotypée de nous, stéréotype effroyablement répandu qui contribue à élargir le clivage culturel entre notre société et les autres et accroît le racisme envers nous.

    On « Why do they hate us ? » and its critics - The Arabist
    http://www.arabist.net/blog/2012/4/29/on-why-do-they-hate-us-and-its-critics.html

    http://www.arabist.net/storage/post-images/120418_Cover_193_web290.jpeg

    It is impossible to look at the situation of women across the Middle East and other Muslim countries and not see how increasing militarization strengthens patriarchal and heteronormative ideologies that have mutually reinforcing effects on the increased subordination of women and the propagation of masculinities. One cannot ignore the impact of globalization on economic, social and cultural rights as well as restrictions on civil and political rights. The continued growth in the power and influence of the private sector, bolstered by states pursuing neoliberal economic policies has pushed many women (and men) into the margins of society, and into irregular migration networks where they are exploited. After all, the uprisings in the Arab world have been a cry for socio-economic justice. They have also been a cry against authoritarian regimes, which also reinforce gender and other social hierarchies. Religious fundamentalism, which across all religions, is premised on absolute monolithic approaches, is just one the factors which also strengthens patriarchy.

    And let’s not forget that patriarchy, which I, like many feminists define as the privileging of male power in all forms of social relations, is a system in which men and women participate. Some of the responses to Mona El Tahawy have raised the issue that women participate in some of the practices which she criticizes, for example Female Genital Mutilation. Or, as one commentator noted, women, just as much as men, have voted Islamists into power. But women’s participation in these activities does not make them any less patriarchal.

    Some of the other criticisms of El Tahawy’s piece illustrate the dilemma of the “double bind” that African-American and other feminists have also faced. For instance, when they write about their experiences, African-American feminists often find themselves caught between confronting the patriarchy within African-American communities, and defending their African-American brothers from the broader racism that exists in American society.

    Similarly, women who identify as Islamic feminists often find themselves in this bind, as they try to reconcile their feminism and religious identity, and also defend their religion from Islamophobia.

    Feminists like El Tahawy who write about women’s subordination in the Middle East, and the critics responding to her also fall into this double bind if they are not careful in how they phrase their message. On the one hand, El Tahawy is accused of playing into Western imperialist agendas. On the other hand, her critics are in danger of becoming apologists who are pawns of their native country’s patriarchy.

    Muslimah Media Watch a proposé une revue de presse des réponses à l’article ici :
    http://www.patheos.com/blogs/mmw/2012/04/some-issues-with-foreign-policys-sex-issue-part-one

    ... et organisé une table ronde avec ses contributrices :
    http://www.patheos.com/blogs/mmw/2012/04/some-issues-with-foreign-policys-sex-issue-part-two-mmw-responds

    http://wp.patheos.com.s3.amazonaws.com/blogs/mmw/files/2012/04/fp-2-300x192.jpg

    Sharrae: What I think is interesting is that all the writers of the “sex issue” agree that women’s bodies are the world’s battleground. And to be honest, I don’t disagree with that statement either. However, what I find remarkable is that the writers fail to realize the ways that they, themselves, end up waging war on the Muslim woman body. As they (particularly Sadjadpour) condemn Middle Eastern men for making women the symbol of purity in society, they are making Muslim women the symbols of oppression – and liberation. A woman who wears less equals liberation; a sign of a closed gap between men and women, and thus a higher GDP, as those supposedly cloaked under “suffocating cloth” are the symbols of the deep-seeded patriarchy of both Islam and those evil Muslim men. Authors such as Eltahawy or Sadjadpour seem to be caught between two sides. They want to speak to the various problems in their ancestral homeland, but they manage to feed and reproduce images of imperialist notions of those living in the Middle East. “Name me an Arab country, and I’ll recite a litany of abuses fueled by a toxic mix of culture and religion that few seem willing or able to disentangle lest they blaspheme or offend,” Eltahawy commands, after requesting that readers put aside what the United States does or doesn’t do to women.

    Krista: Like many others, I was really turned off by the framing of the piece. I’m not sure that “hatred” is really the issue; patriarchy and sexist violence in all societies are rooted in more than just men who hate women. Moreover, “Why do they hate us?” was a rallying cry post-September 11, used to point to “them” as irrational and hateful, and “us” as the good ones. While the “us” is different in Eltahawy’s piece, the “they” is largely the same: violent, irrational, hateful Muslim and/or Arab men. So it’s not just that the title is inaccurate or melodramatic; it’s also very clearly part of the same rhetoric that has drummed up support for wars in the not-so-distant past.

    https://ibnkafkasobiterdicta.files.wordpress.com/2012/04/20fevrier-casablanca.jpg

    Let’s Talk About Sex - Jadaliyya
    http://www.jadaliyya.com/pages/index/5233/lets-talk-about-sex

    Then there is the visual. A naked and beautiful woman’s flawless body unfolds a niqab of black paint. She stares at us afraid and alluring. We are invited to sexualize and rescue her at once. The images reproduce what Gayatri Spivak critiqued as the masculine and imperial urge to save sexualized (and racialized) others. The photo spread is reminiscent of Theo van Gogh’s film Submission, based on Ayyan Hirsli Ali’s writings, in which a woman with verses of the Quran painted on her naked body and wearing a transparent chador writhes around a dimly lit room. Foreign Policy’s “Sex Issue” montage is inspired by the same logic that fuels Submission: we selectively highlight the plight of women in Islam using the naked female body as currency. The female body is to be consumed, not covered!

    #femmes #islam #racisme


  • Wissam Al Hassan, la dague du dispositif sécuritaire saoudien au Proche orient
    http://www.renenaba.com/wissam-al-hassan-la-dague-du-dispositif-securitaire-saoudien-au-proche-ori

    L’élimination du chef d’un service de renseignements à la dévotion de la famille Hariri, ancien garde de corps rescapé lui-même de l’attentat contre ancien premier ministre Rafic Hariri, au rôle primordial dans la mise en circulation de « faux témoins » du procès Hariri et de l’enquête à charge du Tribunal Spécial sur le Liban, paraît devoir fragiliser considérablement le leadership politique du Clan Hariri au Liban, rendant même problématique le retour dans l’immédiat à Beyrouth du chef du clan Hariri son chef, l’ancien premier ministre Saad Hariri, en exil depuis le début du « printemps arabe », il y a deux ans.
    Personnage clé des opérations de déstabilisation anti-syriennes, interlocuteur privilégié des services français et américains, artisan de l’arrestation de l’ancien ministre libanais pro syrien Michel Samaha, maître d’œuvre du rapprochement franco syrien sous la présidence de Nicolas Sarkozy, Wissam Al Hassan était surtout et avant tout la dague sécuritaire du dispositif régional saoudien.

    Son assassinat revêt dans cette perspective un magistral camouflet au maître d’œuvre de la contre-révolution arabe, le Prince Bandar Ben Sultan, le chef des services de renseignements saoudiens en ce qu’elle le prive d‘un de ses plus fidèles lieutenants, alors que le Royaume se trouve en phase de turbulence avec les révoltes populaires de la région d’Al Assir, fragilisé par l’absence des principaux dirigeants du pays, Le Roi Abdallah, en hospitalisation prolongée hors du pays depuis trois mois, de même que le ministre des Affaires étrangères, Saoud Al Faysal.


  • Poutine signe au Tadjikistan le maintien d’une base pour 30 ans | Moyen Orient et Monde | L’Orient-Le Jour

    http://www.lorientlejour.com/numero/5044/article/781486/_Poutine_signe_au_Tadjikistan_le_maintien_d%27une_base_pour_30_ans.ht

    06/10/2012

    À l’occasion de la visite du président russe Vladimir Poutine, la Russie et le Tadjikistan ont annoncé hier avoir signé un accord sur le maintien d’une base militaire russe dans cette ex-république soviétique d’Asie centrale, voisine de l’Afghanistan, jusqu’en 2042. « Nous allons ainsi assurer la défense de nos intérêts stratégiques, renforcer la sécurité et la stabilisation dans toute l’Asie centrale », a déclaré M. Poutine lors d’une conférence de presse à Douchanbé.

    #asie-centrale #tadjikistan #russie


  • L’inévitable retrait des Etats Unis du Moyen Orient

    Par Pankaj Mishra, New York Times (USA) 23 septembre 2012 traduit de l’anglais par Djazaïri

    http://mounadil.wordpress.com/2012/09/29/le-temps-long-lhistoire-le-temps-de-la-presse-et-celui-des-urgen

    Le drame du déclin de la puissance américaine est en phase de se répéter au Moyen Orient et en Asie du Sud après deux guerres futiles et l’affaiblissement ou l’effondrement de régimes pro-américains.

    En Afghanistan, des soldats et des policiers autochtones ont tué leurs formateurs Occidentaux, et des manifestations ont éclaté là-bas et au Pakistan contre les frappes d’avions sans pilote américains et des informations sur des profanations du Coran. Fait étonnant, ce regain d’hostilité et de méfiance envers les puissants envahisseurs occidentaux ont une fois de plus provoqué un choc chez beaucoup de décideurs et de commentateurs politiques aux Etats Unis qui se sont promptement retranchés derrière un discours paresseux du genre « ils détestent nos libertés. »

    C’est comme si les Etats Unis, bercés par les échecs idéologiques comme ceux du nazisme et du communisme dans une idée exaltée de leur force morale et de leur mission, avaient raté l’évènement central du 20ème siècle : l’éveil politique inexorable, et souvent violent, de peuples qui ont été soumis pendant des dizaines d’années à la brutalité des puissances occidentales. Cette étrange omission explique pourquoi les décideurs politiques Américains ratent les occasions qui se présentent à eux pour des règlements post-impériaux pacifiques en Asie.