region:sud de la france


    • Pas de plainte, circonstances « pas claires » pour le YNet, mais suffisamment de temps pour que faire des déclarations aux médias :

      Since horowitz refused to file a complaint with local police, the circumstances surrounding the attack remain unclear.

      […]

      Horowitz refused medical care and did not file a complaint with local police. “I didn’t want to spend all night at the (police) station. I don’t know if the attack was racially motivated , but wither way it’s annoying: In Israel I was criticized by the right and in France the Arabs beat me up.”

      Je vois à l’instant qu’Electronic Ali se pose des questions : Did Israeli filmmaker Yariv Horowitz fabricate story of brutal attack by “Arab youths” in France ?
      http://electronicintifada.net/blogs/ali-abunimah/did-israeli-filmmaker-yariv-horowitz-fabricate-story-brutal-atta

      I spoke with Karine Paravisini, the police commissioner of Aubagne by telephone today.

      Paravisini confirmed that police and emergency medical services (pompiers) had been called to attend the scene of an incident. She did not know who had called them.

      Paravisini said that when police arrived on the scene Mr. Horowitz appeared to be fine and refused medical assistance. “He was not unconscious, and if he had been he would have been taken to the hospital. We would not leave a person who was seriously injured in the street just like that.”

      Paravisini said that Horowitz refused to make a police report and police had no reports from any third parties or witnesses regarding an attack and no suspects since no complaint had been made.

    • Festival International du Film d’Aubagne
      il y a 4 heures
      http://www.facebook.com/permalink.php?story_fbid=10151516338493360&id=139115833359

      Mais il convient de rétablir certaines vérités :
      1 - Ce ne sont pas des hommes qui ont commis l’agression mais un jeune mineur qui était avec d’autres jeunes de son âge.
      2 - Celui-ci n’était pas arabe.
      3 - Les événements qui ont déclenché le coup (un seul coup) n’ont rien à voir avec une agression raciste.
      4 - Après avoir été aidé par les organisateurs du festival, Yariv Horowitz a été vu par les pompiers qui n’ont relevés qu’une blessure mineure. Ils lui ont proposé d’aller voir la police. Le réalisateur a refusé. Sa blessure étant minime il n’a pas souhaité non plus aller à l’hôpital.
      5 - Loin du lynchage, Yariv Horowitz a repris le cours du festival dès le lendemain et a participé aux différents événements jusqu’à la fin du festival.
      6 - Il est monté sur scène le soir de la remise des récompenses avec le sourire pour recevoir son prix : mention spéciale du jury pour la qualité de sa mise en scène.

    • L’agression du cinéaste israélien fait débat | La Provence
      http://www.laprovence.com/actu/faits-divers-en-direct/2287599/lagression-du-cineaste-israelien-fait-debat-sur-le-web.html

      Yariv Horowitz, cinéaste israélien a été agressé le 21 mars à Aubagne lors de la présentation de son long-métrage Rock The Casbah au festival du film d’Aubagne, rapporte le site "JewPop". Depuis informations et désinformations circulent sur internet, notamment sur des sites communautaires. « Jewpop » constate « le silence des médias français sur l’agression ». Desinfos.com pousse plus loin en affirmant que le cinéaste a été « gravement lynché après la projection de son film ». D’autre part, de nombreuses rumeurs circulent sur les éventuels agresseurs. 

      Gaëlle Rodeville, déléguée générale du Festival international du film d’Aubagne, souhaite faire une mise au point face à l’ampleur que prend la désinformation autour de l’agression du cinéaste israélien, Yariv Horowitz, présent sur le festival avec son film « Rock the Casbah » en compétition internationale. 

      "Nous étions sur place lors de l’agression du réalisateur Yariv Horowitz le jeudi 21 mars à 22h30. Il ne nous appartient pas de juger à qui revient la faute et aucune agression n’est excusable. Mais il convient de rétablir certaines vérités : ce ne sont pas des hommes qui ont commis l’agression mais un jeune mineur qui était avec d’autres jeunes de son âge ; pour nous, celui-ci n’était pas arabe. 3 - Les événements qui ont déclenché le coup (un seul coup) n’ont rien à voir avec une agression raciste, ni un lynchage...

      Désinformation à Aubagne : le CRIF pris la main dans le sac
      http://www.europalestine.com/spip.php?article8201

      Email adressé par l’attaché de presse du Festival à Electronic Intifada :

      « Aubagne, le 30 mars 2013

      "...."

      "Nos déclarations sont étayées par des témoins et par des vidéos. Nous demandons au réalisateur Yariv Horowitz de retirer les déclarations qu’il a faites au journal israélien Haaretz, et de faire preuve de retenue à propos d’allégations dont le seul effet est de renforcer le communautarisme. Nous appelons à la raison, et demandons aux journalistes d’exercer leur métier de manière professionnelle, sans alimenter la haine avec des informations partiales et non vérifiées ».

    • His lies about brutal “Arab” attack in France exposed, Israeli director Yariv Horowitz concocts new ones- http://electronicintifada.net/blogs/ali-abunimah/his-lies-about-brutal-arab-attack-france-exposed-israeli-directo

      Instead of taking responsibility for blaming “Arab” youths as he did unambiguously and repeatedly, Horowitz now blames an “Arab” man who allegedly approached him the next day for attributing the attack to Arab youths! For Horowitz, who apparently doesn’t check his earlier claims before issuing new contradictory ones, it seems Arabs are responsible for everything!

    • De la plume même de Richard Abitbol, président de la « Ligue de défense juive »
      AGRESSION de Yariv Horowitz : EXAGERATION ou MENSONGE VOLONTAIRE ? | Ligue de Defense Juive
      http://www.liguedefensejuive.com/agression-de-yariv-horowitz-exageration-ou-mensonge-volontaire

      Afin de faire du buzz on fait croire à une agression antiisraélienne ou antisemite.

      Depuis quelque temps, nous assistons à une recrudescence de dénonciations de faux actes antisémites : cela est indécent et coupable.
      Indécent, car au vu de la recrudescence et de la montée en puissance des actes antisémites avérés, nul besoin est d’en rajouter ; indécent, vis-à-vis des véritables victimes de l’antisémitisme ; indécent, car cela décrédibilise notre action auprès de la presse et des autorités ; enfin, indécent vis-à-vis de l’image de notre communauté.
      Coupable car la volonté de « tirer le premier » de certaines institutions ne tient absolument pas compte de l’intérêt communautaire mais de celui de « paraître » ; coupable, car ces réactions sont motivées par une volonté de communication interne, bien plus que de celle de défendre notre communauté ; coupable, car ces fausses déclarations sont immédiatement décortiquées par nos ennemis pour jeter le doute sur la multitude d’actes antisémites qui eux sont réels !!!
      Nous nous souvenons tous de la triste affaire du R.E.R D, cette fausse alerte sur un acte antisémite qui n’en était pas un, et qui a causé un tort profond à la lutte contre l’antisémitisme en France. Déjà alors, le B.N.V.C.A avait mis en garde sur une hyper-réactivité sans avoir contrôlé les faits.
      Puis nous avons eu « l’agression présumée » d’un garçon de 12 ans dans le métro parisien alors qu’il attendait le bus qui devait l’emmener à l’école. Or, après enquête, le B.N.V.C.A a pu affirmer que cette agression n’avait jamais eu lieu.
      Ensuite, il y eut l’annonce d’une agression qui aurait eu lieu vendredi 2 novembre à Nice. Il s’agissait d’un différend de voisinage qui aurait dérapé.
      Nous avons eu également la dénonciation « d’une agression antisémite » qui aurait été commise à Sarcelles contre un membre de la communauté juive, et rapportée dans Le Parisien du 2/11/12, il s’agissait en fait d’un bizutage lié à Haloween.
      De cette communication incontrôlée, nous venons, à nouveau, d’en faire les frais cette semaine avec « l’agression présumée » d’un cinéaste israélien à Aubagne.

      Après enquête du B.N.V.C.A, il semble que cette histoire n’ait rien à voir avec un quelconque acte antisémite ou antisioniste. D’ailleurs, le film de Yariv Horowitz est plutôt pro-palestinien.
      Après enquête, il apparaît que la police et les services médicaux ont bien été appelés sur les lieux de « l’incident », sans authentification de l’appel, mais que lorsque ceux-ci sont arrivés sur les lieux Monsieur Horowitz était en forme et a refusé toute assistance médicale.
      Selon le Commissariat, « Il n’était pas inconscient, et s’il l’avait été, il aurait été emmené à l’hôpital. Nous n’aurions jamais laissé une personne qui aurait été grièvement blessée dans la rue comme ça. ».
      La Police confirme que Monsieur Horowitz a refusé de déposer plainte ou d’établir un rapport de police, et qu’aucun témoin n’est venu au commissariat pour rapporter un tel incident.
      Il semble que le déroulé de l’histoire soit le suivant : Jeudi dernier ( et non le 28) Yariv Horowitz présente son film (pro-palestinien) qui est accueilli très chaleureusement par le public du festival (il a d’ailleurs eu le prix spécial du jury).
      Il a eu une altercation avec des jeunes d’Aubagne (jeunes environs 15-17 ans) au sujet d’un mauvais geste, qui n’a rien à voir avec le fait qu’il soit réalisateur, ni même israélien ! L’incident s’est produit sans aucun rapport avec la projection contrairement à ce qui a été rapporté ; et que ces incidents n’ont eu aucun caractère de gravité (comme décrits plus haut). Et d’ailleurs, le lendemain, le jeune cinéaste faisait la fête avec l’équipe du festival avant de prendre l’avion et de rentrer tranquillement chez lui en Israël.
      Au vu de tout ceci, la dénonciation, par certaines institutions communautaires, d’un « lynchage antisémite » sur ce jeune cinéaste et dire qu’il aurait été « agressé et battu par un groupe d’individus qui l’ont projeté à terre et lui ont donné des coups de pieds, ce vendredi 29 Mars 2013, juste après la projection de son film… Et qu’après avoir perdu connaissance, il a été soigné sur les lieux. » sans avoir pris la peine de vérifier les faits relève de l’inconscience coupable !
      Il est clair que cette information a été « repiquée » d’un media internet et reprise sans aucun contrôle alors que l’incongruité de la date aurait du suffire pour insuffler le doute ( le Festival s’étant terminé le 23 Mars !) ; d’autant plus que la date mentionnée est différente suivant les différents medias qui ont relaté le présumé incident !!!

      La Confédération des Juifs de France et Amis d’Israël rappelle solennellement que l’information concernant les agressions antisémites est trop sensible pour être dévoyée.
      Nous appelons ceux qui sont en charge de cette veille à plus de professionnalisme, pour notre part nous ne pouvons qu’être satisfaits de la qualité des informations communiquées par le B.N.V.C.A qui se sont toujours avérées exactes comme dans les affaires ci-dessus citées.
      Dans ce contexte, il est important que les responsables communautaires ne se précipitent pas à diffuser des informations erronnées qui inquiéteraient inutilement une communauté déjà durement éprouvée.
      La situation est suffisamment grave pour ne pas être dévoyée par de fausses alertes .
      Pour notre part, nous prenons toutes les mesures nécessaires afin que toutes les informations qui nous parviennent soient minutieusement vérifiées, il y va de la crédibilité de notre lutte contre l’antisémitisme.
      Nous espérons vivement que ces dérapages ne se reproduiront plus à l’avenir, il y va de la crédibilité de notre communauté !

      Richard C. ABITBOL
      Président


  • Les États-Unis doivent lever les sanctions économiques contre Cuba, déclare le Président du Sénat Français

    Conversations avec Jean-Pierre Bel, Président du Sénat français

    Salim Lamrani
    Opera Mundi

    Président du Sénat depuis 2011, Jean-Pierre Bel est le deuxième personnage de l’Etat français selon la Constitution. Ce proche du Président de la République François Hollande est devenu le premier socialiste à occuper ce poste à la Chambre haute du Parlement sous la Ve République. Parlant couramment espagnol, c’est un fin connaisseur de l’Amérique latine et notamment de Cuba.
    Né en 1951 au sein d’une famille de résistants communistes du sud de la France, Jean-Pierre Bel s’est engagé dès les années 1970 dans les réseaux de solidarité avec l’opposition espagnole en lutte contre la dictature de Francisco Franco, accueillant les réfugiés et fournissant de l’aide matérielle aux antifascistes. Lors de l’une de ces opérations, il sera même arrêté par la police franquiste et passera plusieurs mois dans les geôles espagnoles.
    Elu maire en 1983 et sénateur en 1998, Jean-Pierre Bel a présidé le groupe socialiste du Sénat de 2004 à 2011 et a siégé pendant plus de dix ans au bureau national du Parti socialiste, avant d’être élu numéro deux de la Nation. Jean-Pierre Bel est un fervent partisan d’un rapprochement entre la France et l’Amérique latine – notamment avec Cuba, pour des raisons non seulement politiques mais également affectives. En effet, admirateur de la Révolution cubaine depuis son adolescence, charmé par l’intelligence remarquable du peuple de José Martí, le Président du Sénat a épousé une Cubaine et de cette union est née une fille.
    Au cours de ces conversations réalisées dans l’île, le Président du Sénat aborde les relations entre Cuba et la France, la politique de l’Union européenne vis-à-vis du gouvernement de Raúl Castro, le conflit bilatéral entre Washington et La Havane ainsi que les perspectives de sa normalisation sous le second mandat de Barack Obama. Il évoque également la distinction octroyée à Eusebio Leal, historien de La Havane, qui a reçu au nom du Président de la République la Croix de Commandeur de la Légion d’Honneur. Enfin, ce dialogue s’achève sur une réflexion autour de la figure de Maximilien Robespierre, Héros de la Révolution française.


    Salim Lamrani : Monsieur le Président, dans quel état se trouvent les relations entre Cuba et la France ?

    Jean-Pierre Bel : Les relations entre nos deux pays se trouvent à une étape charnière. Il y a eu récemment, à la fin du mois de janvier, la rencontre entre l’Union européenne et la Communauté des Etats latino-américains et caribéens à Santiago du Chili, où les dirigeants des deux continents ont pu échanger des points de vue et des idées sur l’avenir de notre monde et sur le modèle de société que nous voulons construire. Cuba a pris la présidence de cette institution, la CELAC, qui regroupe les 33 nations d’Amérique latine et de la Caraïbe et il s’agit là d’un événement majeur. Le Premier ministre français, Jean-Marc Ayrault, était à Santiago et je puis vous affirmer qu’il y a une volonté très forte de la part de notre pays, la France, d’approfondir les relations avec Cuba. J’en ai personnellement parlé avec le Président de la République, François Hollande, et il y a une réelle résolution à renforcer nos liens avec La Havane.

    SL : Quels sont les liens entre les deux nations ?

    JPB : Les liens sont multiples et ils sont d’ordre historique et culturel. La Révolution française et la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen avaient beaucoup influencé les plus grands penseurs cubains, en particulier l’Apôtre et Héros national cubain José Martí. La Révolution française a également marqué la Révolution cubaine dans sa lutte pour l’indépendance. L’hymne national cubain, La Bayamesa, est directement inspiré de La Marseillaise et il y a une grande similitude entre nos drapeaux. De grands personnages français ont participé à l’organisation de ce pays. Pour La Havane, par exemple, c’est un architecte français qui a réalisé les grandes infrastructures autour de la capitale. La ville de Cienfuegos a été fondée par des Français de Bordeaux. Cuba est un pays qui a beaucoup fasciné les Français. Ma génération a beaucoup été marquée par l’épopée révolutionnaire de Fidel Castro. Nous avions tous le portrait de Che Guevara dans nos chambres.
    Plus qu’un symbole, la France et Cuba partagent une histoire commune. Nous avons donc la responsabilité, nous, générations d’aujourd’hui, de reprendre cette histoire et de faire en sorte que nos deux pays, nos deux peuples, puissent retrouver une amitié solide et fraternelle.

    SL : Qu’en est-il aujourd’hui ?

    JPB : Aujourd’hui, l’époque est différente et je souhaite, compte-tenu des mes liens particuliers avec Cuba, contribuer à retrouver cette voie de l’amitié et à partager nos points de vue. La France a un rôle à jouer à Cuba et de grandes sociétés françaises y sont présentes, comme par exemple l’entreprise Bouygues qui construit plusieurs complexes hôteliers et qui a de nombreux projets sur cette île. Il y a également le magnifique mariage entre Cuba et la France avec la marque Havana Club et l’entreprise Pernod-Ricard qui permet de porter à travers le monde l’excellence cubaine en matière de rhum. Air France a également une place particulière à Cuba. Nous voulons tous approfondir nos liens avec Cuba et développer notre coopération, et pour cela nous devons respecter ce qu’est ce pays, son identité, son système et sa manière de fonctionner. Nous avons une grande marge de progression devant nous.

    SL : Que représente ce voyage à Cuba pour vous ?

    JPB : Je suis chargé de porter cette parole d’amitié et de fraternité de la France à Cuba, et ce voyage a une dimension émotive particulière pour moi car ma seconde famille se trouve dans ce pays. Mon épouse est cubaine et j’ai ce pays au cœur. Mais je suis ici en tant que Président du Sénat français, c’est-à-dire en tant que deuxième personnage de la République pour témoigner de l’importance que mon pays accorde aux relations et au dialogue avec Cuba.

    SL : L’Union européenne impose depuis 1996 une Position commune à Cuba, officiellement en raison de la situation des droits de l’homme, faisant de l’île la seule nation du continent à être stigmatisée de la sorte. Loin de constituer une politique constructive, elle s’est révélée être le principal obstacle à la normalisation des relations entre La Havane et Bruxelles. Ne serait-il pas judicieux pour l’UE de modifier son approche vis-à-vis des autorités cubaines ?

    JPB : L’Union européenne doit certainement évoluer et elle est d’ailleurs en train de modifier son approche vis-à-vis de Cuba. La Position commune est une politique révolue et la France souhaiterait se faire l’interlocuteur de cette réalité et convaincre le reste de l’Europe que le dialogue est nécessaire avec Cuba. Nous sommes conscients des difficultés car nous n’avons pas la même vision des choses. Nos systèmes politiques sont différents. Néanmoins, nous sommes lucides et nous savons tout ce qu’a pu endurer ce pays au cours des dernières années. Pour le peuple cubain, la réalité a été difficile. Il m’arrive de vivre avec le peuple cubain et de partager sa vie quotidienne et je suis toujours frappé par sa capacité à faire face aux difficultés, pour bien vivre, pour mieux manger, pour avoir un meilleur confort. Mais il s’agit surtout d’une lutte pour la dignité. Pour nous, Français, Cuba, terre d’esprits libres, est synonyme d’intelligence, de dignité et de beauté. De ce point de vue, nous nous sentons très proches de ce peuple et de ces valeurs que nous portons ensemble.

    SL : Les Etats-Unis imposent des sanctions économiques à Cuba depuis plus d’un demi-siècle. Elles affectent les catégories les plus fragiles de la société. L’immense majorité de la communauté internationale – 186 pays en 2012 – se prononce pour leur levée immédiate. Le moment n’est-il pas venu pour Washington de normaliser ses relations avec Cuba ?

    JPB : Loin de moi l’idée de m’ingérer dans les relations entre deux pays, mais si je dois donner mon sentiment, je dirais que le moment est arrivé, plus que jamais, de retrouver le sens des réalités. Il n’y a que 170 kilomètres de distance entre ces deux nations qui, au cours de l’histoire, se sont toujours regardées face à face. Il est temps que les deux peuples marchent ensemble, l’un à côté de l’autre. Ce serait dans l’intérêt de tous de mettre de côté les différends et de regarder collectivement l’avenir d’un œil paisible. Il est temps d’en finir avec les sanctions économiques qui durent depuis cinquante ans et qui font souffrir le peuple cubain.

    SL : Au nom du Président de la République française, François Hollande, vous venez de décorer Eusebio Leal, historien de la ville de La Havane, de la Croix de Commandeur de la Légion d’Honneur. Il s’agit de la plus haute et plus ancienne distinction que décerne notre nation. Quels critères ont motivé cette décision ?

    JPB : Eusebio Leal est pour nous un grand personnage. Je l’ai rencontré à plusieurs reprises à Paris et à La Havane et nous sommes liés par une amitié et une admiration fortes. J’ai toujours été frappé par son immense talent, sa culture incroyable et son insatiable curiosité. Eusebio Leal a la particularité de connaître notre propre histoire mieux que nous. Il l’a étudiée avec beaucoup de passion, en particulier la période napoléonienne. Je me souviendrai toujours de notre rencontre au Palais du Luxembourg, siège du Sénat de la République. Nous nous trouvions devant le siège où l’Empereur Napoléon avait été couronné et nous écoutions les explications de plusieurs spécialistes de l’époque. Eusebio Leal, historien de La Havane, Cubain, à notre grande surprise, avait complété les propos de ces historiens et avait éclairé des détails et des aspects que nous ignorions tous. D’ailleurs, à Cuba, à La Havane, se trouve l’un des plus grands musées au monde sur Napoléon, œuvre de Leal, et il est d’une richesse extraordinaire. Il a été inauguré en 2011, en présence de la Princesse Napoléon.

    SL : Quelles valeurs représente Eusebio Leal à vos yeux ?

    Eusebio Leal est porteur des valeurs de la France, des principes de notre Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen. Il partage le combat de la France pour la liberté et l’émancipation du genre humain, par la conquête de nouveaux droits sociaux. Il partage notre esprit de résistance et de solidarité vis-à-vis des plus faibles. Il est le lien entre la France de Victor Hugo et d’Aimé Césaire et la Cuba de José Martí. Il est le lien entre nos deux cultures convergentes. Leal est en même temps le symbole de cette extraordinaire culture cubaine, si proche de nous. Eusebio Leal est un très grand ambassadeur de Cuba en France et à l’étranger et je crois que cette distinction particulièrement importante est amplement méritée. Il y a très peu de personnalités étrangères qui ont été décorés de la Croix de Commandeur de la Légion d’Honneur, établie par Napoléon Bonaparte le 19 mai 1802. A ma connaissance, hormis Nelson Mandela, personne d’autre n’a reçu une telle distinction.

    SL : Maximilien Robespierre, notre Libérateur, le défenseur de la souveraineté populaire, était sans doute le plus fidèle représentant des aspirations du peuple français lors de la Révolution. Quand lui érigerons-nous une statue à Paris ?

    JPB : Beaucoup de Français sont attentifs à l’histoire de Robespierre et, comme à Cuba, nous avons en France nos grands débats. La façon dont Robespierre a porté notre Révolution et les raisons pour lesquelles il a été guillotiné en pleine période de Terreur sont l’objet de controverses. Il est vrai qu’il y a également eu la terreur blanche des royalistes. Je viens d’un département dont le président de la Cour de Sureté Générale, au moment de la Terreur, a fait tomber Robespierre et lui a coupé la tête.

    SL : Défendre l’héritage de Robespierre ne revient-il pas à défendre la Démocratie ?

    JPB : Il y a un regard historique qu’il convient de porter sur ces événements. Les idées de la Révolution sont les miennes. L’idéal de Robespierre est le mien. Sans doute ne partagerais-je pas aujourd’hui la manière dont le pouvoir a été exercé à l’époque. Mais aujourd’hui est un autre jour, une autre époque et il est difficile de porter des jugements a posteriori car nous n’avons pas vécu l’épopée révolutionnaire, et qui sait comment aurions-nous agi si nous avions été au pouvoir et si nous avions dû faire face à une guerre civile et à l’assaut de toutes les monarchies européennes coalisées contre notre Patrie et notre Révolution. Je puis porter un jugement historique, certes, mais pas un jugement politique.


    Docteur ès Etudes Ibériques et Latino-américaines de l’Université Paris Sorbonne-Paris IV, Salim Lamrani est Maître de conférences à l’Université de la Réunion, et journaliste, spécialiste des relations entre Cuba et les Etats-Unis.
    Son dernier ouvrage s’intitule État de siège. Les sanctions économiques des Etats-Unis contre Cuba, Paris, Éditions Estrella, 2011 (prologue de Wayne S. Smith et préface de Paul Estrade).
    Contact : lamranisalim@yahoo.fr ; Salim.Lamrani@univ-reunion.fr
    Page Facebook : https://www.facebook.com/SalimLamraniOfficiel



  • Gratuité des transports collectifs. De l’expérience sociale à l’alternative politique ? - Métropolitiques
    http://www.metropolitiques.eu/Gratuite-des-transports-collectifs.html

    Il existe donc un véritable enjeu politique dans le choix entre la gratuité et les systèmes de tarification intégrée. La concurrence entre ces deux dispositifs concerne l’organisation des territoires et des pouvoirs dans un contexte de réflexion sur les pôles métropolitains. La gratuité peut ainsi devenir un instrument de résistance des villes moyennes face aux tentatives de domination politique et territoriale des grandes agglomérations. En instaurant la tarification intégrée, ces dernières s’appuient sur les acteurs économiques pour organiser le territoire et les pouvoirs politiques. Pourquoi Aubagne ne le ferait-elle pas avec la gratuité ? Penser l’alternative en sciences sociales, c’est ouvrir des perspectives nouvelles pour comprendre l’organisation de nos sociétés contemporaines [7], dont l’élue et le philosophe proposent une stimulante lecture.

    très stimulant, comme toujours avec Maxime Huré
    #transport
    #gratuité
    #Marseille


  • Avec des explorateurs urbains : « Entrer, c’est qu’une étape » | Rue89 Culture
    http://www.rue89.com/rue89-culture/2012/11/11/avec-des-explorateurs-urbains-entrer-cest-quune-etape-236736

    Explorer les lieux "interdits" tout en prenant des photos.

    On essaye de minimiser notre impact sur les sites. Il y a des photos qu’on garde pendant plusieurs années avant de les publier, et on fait toujours attention à ne laisser aucun indice dessus pour éviter que trop de gens ne découvrent où ils se trouvent et qu’ils soient éventuellement dégradés.

    #urbex #cataphilie #light_painting #ghost_places


  • Le numéro d’octobre de Wired sur l’imprimante #3d, ça n’arrête plus. Là, précision de @sabine1, des extraits du prochain bouquin de Chris Anderson

    The New MakerBot Replicator Might Just Change Your World | Wired Design | Wired.com
    http://www.wired.com/design/2012/09/how-makerbots-replicator2-will-launch-era-of-desktop-manufacturing/all

    You might think of 3-D printing as bleeding-edge technology, relevant only to geeks or high-end design workshops. But you may have encountered a 3-D printer already, in circumstances so prosaic you didn’t even notice.

    http://www.wired.com/design/2012/10/teague-printable-headphones

    The headphones consist of nine 3D-printed parts and electrical components that can be sourced by customers.
    http://www.wired.com/design/wp-content/uploads/2012/09/teague-labs-circa-1970-wired-design-660x619.jpg

    http://www.wired.com/dangerroom/2012/10/3d-gun-blocked

    build weapons at home.

    ça n’arrête pas donc
    http://owni.fr/2012/10/05/lopen-hardware-veut-changer-de-braquet

    Quatre cent cinquante participants à guichet fermé pour la troisième édition de l’Open Hardware Summit la semaine dernière, 650 exposants pour les 55 000 visiteurs de la World #Maker Faire le week-end dernier, un maire de New York qui qualifie officiellement la semaine de “Maker Week” : le mouvement maker était plus que jamais à l’honneur ces derniers jours.

    #diy #open_source


  • La gratuité, un projet de société
    http://www.monde-diplomatique.fr/2012/10/A/48285

    D’Aubagne à Hasselt, de plus en plus nombreuses sont les communes européennes qui pratiquent la gratuité des transports publics. Peu connues, ces initiatives ont souvent rencontré l’hostilité, non seulement des milieux patronaux, mais également d’une partie de la population, pourtant sensibilisée aux (...) / Économie, #Libéralisme, Service public, #Transports - 2012/10

    #Économie #Service_public #2012/10


  • Qui sont les Roms ?

    http://www.scienceshumaines.com/qui-sont-les-roms_fr_26185.html

    Lydie Fournier

    Durant l’été 2010, la «  question rom  » a été propulsée 
au premier plan de l’actualité française. 
Mais qui sont les Roms  ? 
Comment et de quoi vivent-ils aux quatre coins de l’Europe  ?
    Article issu du numéro
    [Consultez le sommaire du magazine L’autonomie, nouvelle utopie ?]
    Mensuel N° 220 - novembre 2010

    Ceux que l’on appelait autrefois les «  Bohémiens  » ou les «  Romanichels  » sont aujourd’hui définis par les termes génériques de «  Tsiganes  » ou de «  Roms  ». Dans le langage commun comme scientifique, ces nouvelles appellations désignent l’ensemble des populations présentes en Europe et originaires du Nord de l’Inde, qu’elles ont quitté vers le Xe siècle pour migrer lentement vers l’Europe occidentale.

    #roms #france #europe #discrimination #racisme #xénophobie


  • LumiWatt : un centre d’expérimentation solaire unique au monde > Solaire - Enerzine.com
    http://www.enerzine.com/1/14002+lumiwatt---un-centre-dexperimentation-solaire-unique-au-monde+.html

    Inaugurée il y a tout juste un an dans le Nord-Pas-de-Calais, à Loos-en-Gohelle (62), la plateforme LumiWatt, dresse le premier bilan de son expérimentation solaire.

    Contrairement aux idées reçues, la production de cette énergie est performante malgré le faible ensoleillement et le Nord-Pas de Calais n’a rien (ou presque) à envier aux régions du sud de la France.

    Plus de 8 500 installations photovoltaïques fonctionnent quotidiennement en Nord-Pas de Calais. La région tire partie de ses particularités : la pluie, abondante chaque année, se révèle une bonne alliée qui assure un entretien naturel et régulier aux panneaux photovoltaïques.

    « Dans le cadre des Journées Européennes du Solaire* auxquelles participent de nombreux acteurs régionaux de la filière, nous avons tenu à prendre la parole pour rétablir la vérité sur l’énergie photovoltaïque : c’est une technologie d’avenir où le potentiel de création d’emplois sur toute la chaîne de valeur est très important. Avec une première année d’expérimentation au sein de Lumiwatt, nous prouvons que le photovoltaïque fonctionne ici… et donc partout dans le monde ! » a déclaré Christian Traisnel, Directeur général du CD2E (Création Développement D’Eco-Entreprises).

    LumiWatt rayonne au plan national et international

    Avec un ensoleillement comparable à celui de la région Nord-Pas-de-Calais, l’Allemagne concentre plus de 50% des installations photovoltaïques mondiales et développe une filière forte sur ces technologies. Forte de ce constat, la région Nord-Pas-de-Calais, qui représente 15 % des investissements français sur l’environnement a, via le CD2E, fédéré les acteurs économiques, techniques et scientifiques régionaux pour les aider à participer à la croissance de ce marché.

    Ainsi, est né en mai 2011 le projet LumiWatt dont la mission est de favoriser le développement du photovoltaïque dans les zones les moins ensoleillées, et développer des connaissances et savoir-faire pertinents au-delà du modèle économique actuel.

    En faisant du Nord-Pas de Calais une région pionnière, à valeur d’exemplarité en Europe, LumiWatt développe les compétences régionales par l’organisation de formations techniques et pratiques ; appuie l’essor des acteurs de la filière (innovation et expertise) ; teste, étudie et compare les différentes technologies photovoltaïques installées ; sensibilise le public (professionnel et privé).

    Le site LumiWatt a d’ores et déjà accueilli plus de 1.000 visiteurs, dont des ingénieurs et experts américains, québécois, tunisiens, polonais, hollandais, allemands, belges…. Objectif 2020 : 10 % du photovoltaïque français devraient être issus du Nord - Pas-de-Calais.

    #autourmres #photovoltaique



  • Les Mormons sous les lumières de Lyon | Rue89Lyon

    Crise de foi / L’Eglise de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours s’est récemment faite connaître en France avec Mitt Romney, candidat à la présidentielle américaine et ancien missionnaire mormon dans l’hexagone. Avec le rapatriement du siège de la mission de Genève en juin 2012 à Lyon, la ville deviendra le centre opérationnel de coordination des missions de la moitié Sud de la France et dans la Suisse Francophone.

    Denis-Pierre Cuche, évêque de la paroisse mormone d’Ecully, est plutôt satisfait :

    « Toutes les six semaines, nous pourrons accueillir une dizaine de nouveaux missionnaires à l’aéroport Saint-Exupéry ».

    Avec une cinquantaine de nouveaux convertis chaque année, l’église mormone lyonnaise a le vent en poupe : 1200 à 1300 membres sont présents sur les trois paroisses de Gerland, Villeurbanne et Ecully.

    L’église n’est pas désignée comme une secte par la Mission Interministérielle de Vigilance et de Lutte contre les Dérives Sectaires, pour « absence de victime déclarée ». Alors que l’Union nationale des associations de défense des familles et de l’individu victime de sectes (Unadfi) pointe des aspects d’emprise comme « l’endoctrinement des enfants et des adolescents ou le prosélytisme intense » (« Les Mormons » du Bulletin de Liaison et d’Etude des Sectes n°76). Elle a même obtenu depuis 2009 la reconnaissance comme association cultuelle au sens de la loi de 1905. Grâce à cela, elle est exonérée d’impôts et peut recevoir des subventions de la part de l’État pour des actions cultuelles et éducatives. « Nous sortons de notre anonymat pour être davantage visible, comme les Protestants, les Catholiques ou les Musulmans », souligne Denis-Pierre Cuche.

    L’église lyonnaise organise ainsi régulièrement des événements « ouverts à tous ». En plus de la célèbre bibliothèque généalogique de la paroisse d’Ecully, elle met en place des concerts pour la Fête de la musique, des pièces de théâtre… « Environ 20 % de personnes non mormones y participent », explique Denis-Pierre Cuche. L’Institut de Religion propose aussi des cours d’anglais et de français gratuits ouverts aux jeunes. Une manière de les enrôler ? Pour Marie Drilhon, membre du bureau de l’Unadfi, « les professeurs possèdent rarement une formation pédagogique dans ces domaines ».

    http://www.rue89lyon.fr/2012/01/09/lyon-nouvelle-base-pour-les-mormons
    #religion



  • Les bons titres // Les hétéros font bander les pédés — Le Tag Parfait
    http://www.letagparfait.com/2011/05/05/les-heteros-font-bander-les-pedes

    Le #porno #hétéro nous permet d’avoir un lien avec une sexualité brute de mecs qui sont notre source N°1 de fantasmes, depuis toujours et ceci jusqu’à la fin des temps. Les hétéros font bander les #pédés. Bien sûr, nous aimons les #gays et personne ne peut dire que je n’aime pas les gays, j’ai basé toute ma vie sur ça. Mais ce qui nous rend gay, ne l’oublions jamais, c’est notre émerveillement devant les mecs hétéros que l’on voit partout, dès l’âge de 5 ans, quand on réalise que c’est ça qu’on aime le plus au monde, pas les filles.