• « Au #Canada, les Premières nations sonnent la #révolte sociale et écologiste »
    http://www.bastamag.net/article3063.html

    Une lutte en forme de revanche pour ces #femmes des #Premières_nations, touchées de plein fouet par les #inégalités. Celles qui n’ont pas pu terminé leurs études subissent deux fois plus le #chômage que les Canadiennes non autochtones (un taux de chômage respectif de 20,5 % contre 9,2 %). Les femmes se déclarant des Premières nations, « Métisses » ou « Inuites » perçoivent des revenus 25% inférieurs à leurs concitoyennes. Tout en ayant plus souvent à charge leur famille. Beaucoup sont victimes de violences domestiques dans les réserves, et d’assassinats dans les grandes villes de l’ouest du pays, où les plus défavorisées se prostituent. En matière sociale, la liste de leurs revendications est donc longue : communautés vivant dans la misère malgré les subventions, alcoolisme extrême, dépressions, suicides au moins trois fois plus nombreux que dans le reste de la population...

    Sans oublier le « syndrome des pensionnats », du nom de la politique d’État qui en 150 ans a enlevé plus de 150 000 enfants autochtones à leurs parents pour les placer dans des #pensionnats où régnait la maltraitance. Le but : « Tuer l’Indien en eux ». Le gouvernement canadien s’en était excusé en 2008. L’ancien Premier ministre Paul Martin vient de qualifier cette politique de « génocide culturel ».

    C’est par ses mobilisations #écologistes que le mouvement s’illustre. Sa priorité est de lutter contre les lois anti-environnementales du gouvernement de Stephen Harper, le Premier ministre canadien. Fin 2012, sous la pression avérée de l’industrie des oléoducs (l’Association canadienne de pipelines d’énergie), et indirectement des grandes compagnies pétrolières présentes en Alberta – dont Total, qui y exploite les sables bitumineux –, le gouvernement a réduit comme peau de chagrin la protection des milliers de lacs et rivières du pays. Il a également limité les processus d’évaluation environnementale préalables à l’exploitation de #ressources_naturelles, et diminué la possibilité pour les Premières nations d’être consultées sur ces questions.


  • Chine : un policier capturé et ligoté par des paysans | L’empire Weibo
    http://weibo.blog.lemonde.fr/2013/05/13/chine-un-policier-capture-et-ligote-par-des-paysans

    Malgré la censure, les photos font le tour du Net chinois. Des paysans en colère dans la province du Fujian pour protester contre la saisie de terrains agricoles se sont emparés d’un policier anti-émeutes, lui ont ligoté les mains, avant qu’il ne soit tiré par une femme.


  • Ce n’est qu’une pub (toutes mes confuses), mais l’objet peut aussi se cueillir...

    NANNI BALESTRINI
    Nous voulons tout
    Nouvelle édition revue et augmentée.

    Du printemps à l’automne 1969, partant de la célèbre usine turinoise Fiat, la révolte ouvrière enflamme l’Italie et lance son cri de guerre contre la classe bourgeoise : nous voulons tout. C’est « l’automne chaud », moment fort de la longue vague révolutionnaire qui va secouer la péninsule au cours des années soixante-dix. Au centre des luttes trône la figure de l’ouvrier-masse, emblème de la rage, de la spontanéité et de l’autonomie ouvrière, qui affirme le refus du travail et la destruction violente du système d’exploitation capitaliste. Par une narration sans répit, en prise directe avec la réalité des révoltes et la voix de ses protagonistes, Nanni Balestrini plonge au cœur de l’émergence linguistique et politique de ce nouveau sujet révolutionnaire, il fait entendre dans la chair même du texte le passage de la rébellion instinctive et individuelle du protagoniste à la dimension collective de la lutte. Expérimentation littéraire, ancrage historique et puissance de l’oralité font de ce roman l’un des témoignages les plus audacieux et vivants de la longue saison des révoltes.

    Nous voulons tout
    http://www.entremonde.net/Balestrini_Nous-voulons-tout

    #autonomie #Italie #salaire #révolte #livre


  • En rouge et noir : rencontre avec les rappeurs anars de Première ligne |
    http://www.rue89.com/rue89-culture/2013/04/30/rencontre-premiere-ligne-rappeurs-anars-libertaires-241938

    Tu peux pas calquer le modèle révolutionnaire de la classe ouvrière. Moi, je m’en branle de ça. Ce que je vois, c’est qu’il y a des quartiers avec des gens pauvres qui doivent s’organiser pour résister. A ce titre, je considère les révoltes de 2005 comme un fait hautement politique. Je considère les prisonniers de ces #émeutes comme des prisonniers politiques. Qu’on me donne un autre exemple en France d’unité populaire dans la rue, où t’as 400 quartiers qui se sont soulevés ensemble pour affronter les flics pendant trois semaines.

    #révolte en contexte de #kulturindustrie #rap_FR #rap_agressif via @FelixBggEwnjEpe cc @opironet


  • « En #Grèce, les fraises se paient le prix du sang »
    http://www.bastamag.net/article3058.html

    Pour qui se promène à Athènes ces jours-ci, le printemps ensoleillé offre de débordants étalages de fruits. Et, en premier lieu, de belles #fraises rouges et juteuses à quelques euros le kilo. Elles viennent toutes d’une même région du #Péloponnèse, #Nea_Manolada, où elles sont cultivées sous serre. Ces fraises sont désormais tachées de sang.

    Plus d’une trentaine d’ouvriers agricoles, tous #immigrés, ont été blessés lors d’incidents survenus le 17 avril au soir. N’en pouvant plus, après plus de 6 mois sans être payés, 200 #Bangladais sont venus réclamer leur argent au propriétaire des champs de fraises qui les emploie au noir.

    Reçus par trois contremaîtres, ceux-ci les ont d’abord rembarrés, les menaçant de prendre d’autres travailleurs à leur place. Puis, devant le refus des travailleurs migrants de battre en retraite, les contremaitres ont ouvert le feu : à la carabine, ils ont tiré, poursuivant leurs cibles à travers champs. Bilan de la fusillade : une trentaine de blessés admis en urgence dans les hôpitaux de la région, certains dans un état critique. Un des trois hommes, ainsi que le propriétaire, ont depuis été arrêtés.

    #racisme #esclavage #révolte


  • À qui le tour ?

    Après Chypre, la Slovénie est le prochain pays sur la liste « à sauver »
    http://www.latribune.fr/economie/europe/20130326trib000756059/apres-chypre-la-slovenie-est-le-prochain-pays-sur-la-liste-a-sauver-.html

    Une menace s’éloigne pour la zone euro. Une autre pointe-t-elle déjà à l’horizon ? De nombreux observateurs évoquent la #Slovénie comme étant le « prochain Chypre. » Dans un contexte de solidarité européenne de plus en plus conditionnelle pour les pays de la zone euro et d’une campagne électorale allemande qui incite peu Berlin, qui a les vrais manettes du MES en possédant un droit de véto implicite, à se montrer généreux, une demande d’aide de Ljubljana peut en effet encore ouvrir des discussions difficiles au sein de la zone euro.
     
    Un secteur bancaire étatisé qui a beaucoup prêté
    Le principal élément qui inquiète les investisseurs, c’est le secteur bancaire slovène. La Slovénie n’est certes pas une plate-forme financière comme Chypre ou l’Irlande, mais elle est clairement malade de son secteur bancaire. Ce dernier a une particularité : il est dominé par trois groupes détenus directement ou indirectement par l’Etat : Nova Ljubljana Banka (NLB), Nova Creditna Banka Maribor et Abanka Vipa. Les banques étrangères sont présentes avec Société Générale et Unicredit, mais occupent des parts de marché très restreintes. Or, ces banques publiques ont donné des crédits à tort et à travers durant les périodes de vaches grasses de la Slovénie, au début des années 2000. Les liens entre politiques et entrepreneurs n’ont rien arrangé et ont conduit à des prises de risques considérables.

    (…)

    Tout dépend désormais de l’attitude du marché : s’il accepte de prêter à des taux décents à Ljubljana, alors le pays pourrait peut-être tenir jusqu’en 2014, date (espérée) du retour de la croissance et de la mise en place (espérée) de la supervision bancaire européenne. Encore faudra-t-il que le MES puisse venir secourir les banques en raison des difficultés dues à leurs dettes passées, ce que la Haye, Berlin et Helsinki refusent toujours d’accepter.

    Pour le moment, le taux slovène à 10 ans est sous contrôle, mais est remonté à plus de 5 % dans la foulée de la crise chypriote. Reste à savoir si le pays de l’ex-Yougoslavie a encore réellement accès au financement par le marché. Tout dépendra aussi de l’attitude de la BCE dont on a vu la fermeté dans l’affaire chypriote et qui tient le destin du système bancaire slovène entre ses mains. Une chose est certaine, en tout cas : la Slovénie figure désormais en tête de liste des pays malades de la zone euro.



  • « Révoltes ouvrières et manifestations de rue au début du XXe siècle : la révolution qui ne vint pas » (Aligre FM)
    http://www.liberte-expression.fr/revoltes-ouvrieres-et-manifestations-de-rue-au-debut-du-xxe-siecl

    Dans Le goût de l’émeute, manifestations et violences de rue dans Paris et sa banlieue à la Belle Epoque (http://www.lechappee.org/le-gout-de-l-emeute), Anne Steiner, Maître de Conférences au département de sociologie de l’Université de Nanterre, analyse, à partir différents exemples les mouvements populaires du début du XXe siècle. Malgré la poussée de la gauche aux élections législatives de 1906, les conflits sociaux se multiplient, impulsés par une CGT acquise au syndicalisme révolutionnaire. Entre 1908 et 1910, Paris et sa banlieue sont le théâtre de manifestations violentes rassemblant des milliers de participants que le sentiment d’injustice et d’impuissance face à la répression transforme en émeutiers. Ils attaquent des bâtiments, saccagent le mobilier urbain, brûlent trams et bus, élèvent des barricades et tirent sur les policiers à coups de browning.

    À l’origine de ces explosions de colère, il y a des morts. Le 2 juin 1908, deux terrassiers grévistes de Draveil sont abattus par la gendarmerie. En octobre 1909, en Espagne, le pédagogue libertaire Francisco Ferrer est fusillé dans les fossés de Montjuich après une parodie de procès. En juin 1910, l’anarchiste Henri Cler est frappé à mort par un policier devant le quartier général des ébénistes en grève du faubourg Saint-Antoine. En juillet de la même année, des milliers de Parisiens se massent autour de la guillotine pour empêcher l’exécution du jeune cordonnier Liabeuf. Au printemps 1909, les boutonniers de Méru, engagés dans un long conflit, saccagent les demeures et les fabriques des patrons les plus haïs.

    http://www.liberte-expression.fr/emissions/2013/20130318_liberte_sur_paroles_3_anne-steiner.mp3

    #radio #audio #Anne_Steiner #émeute #révolte #classe_ouvrière #police #lutte_des_classes


  • Il fera si bon mourir, de Boris Lamine (Pas même t’y crois production, Sarcelles, 2006)

    http://ilfera.internetdown.org [#pdf]

    #Roman - #recueil de récits à 3 voix sur les #banlieues, la #révolte de 2005, la #cité, la #police. C’est noir. C’est très bien écrit. Bref c’est une #claque. Les éditeurs n’en ont pas voulu.

    Emission Radio Falafel avec #Scherzo et #Boris_Lamine sur #Radio Mont-Aiguille
    http://audioblog.arteradio.com/Radiofalafel/frontUser.do?method=getPost&postId=3044572&blogName=Radiofalafe

    http://download.audioblogs.arteradio.com/3045185_radiofalafel_cityy_-_scherzo___b._lamine.mp3

    #audio #livre #ebook #rap #street_cd


  • « Les immolations sont un indice de la crise du politique » (archive 14 nov. 2012)

    Article très intéressant.

    Le phénomène révèle les maux, les ambivalences et les contradictions non seulement de la société tunisienne et d’autres sociétés du Maghreb, du “Sud mondialisé”, mais aussi de l’Europe elle-même, chacune avec sa propre historicité, mais toutes touchées, sinon dévastées, par les effets du néolibéralisme et de la crise du capitalisme pourrissant.

    http://www.lesinrocks.com/2012/11/14/actualite/immolations-indices-crise-du-politique-11323434

    #France #Maroc #Algérie #Tunisie #Israël #Révoltes_arabes


  • La révolte, c’est top - Les blogs du Diplo
    http://blog.mondediplo.net/2013-02-15-La-revolte-c-est-top

    Aujourd’hui, c’est l’esthétique de la révolte qui est utilisée à des fins marchandes. Pour Go Forth, la dernière campagne de publicité des jeans Levi’s, une voix sombre et mélancolique récite un poème du peu conformiste Charles Bukowski (The Laughing Heart) sur fond d’images stylisées mettant en avant des scènes de rébellion et de liberté : « Ta vie est ta vie. Ne te laisse pas abattre par une soumission moite ». Images traitées pour évoquer le passé, discours qui se veut insoumis, voire libertaire, la publicité montre des jeunes adultes qui prennent le large, se saisissent de leur destin, courent, et battent le pavé dans ce qui semble une manifestation populaire. Le tout en jeans Levi’s.

    #pub


  • Mali : un chef islamiste lynché
    http://www.leparisien.fr/international/mali-l-armee-malienne-s-apprete-a-entrer-dans-diabali-19-01-2013-2495093.

    Mécontents, des habitants de Gao ont lynché Alioune Touré, un chef islamiste, en riposte à la mort du journaliste Kader Touré, battu lui aussi à mort par les islamistes qui lui reprochaient de travailler pour l’ennemi. Gao est l’une des principales villes du nord du Mali, qui était totalement occupée depuis fin juin 2012 par les islamistes du Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest (Mujao).

    #journaliste #Mali #révolte #population


  • Saines et sauves - par @kimaali

    Réaction au traitement médiatique de l’"affaire" des deux lycéennes parties à la ZAD par une autre lycéenne. (cc @rezo)
    http://kimlafabrique.blogspot.fr/2013/01/saines-et-sauves.html

    Nous sommes trop jeunes pour comprendre, trop jeunes pour penser par nous-mêmes. On nous rabâche ça tous les jours, mais la justice des adultes peut quand même nous foutre en prison quand ça les arrange.

    Il est très difficile de trouver des informations sur les mouvements de mineurs des années 70 en France. Il y en a un peu plus sur les grèves d’enfants de 1911 en Angleterre, parce que leurs revendications paraissent aujourd’hui raisonnables : baisse du prix des livres scolaires, suppression des châtiments corporels. Ça ne vient pas d’une volonté de taire ces évènements. C’est juste que tout le monde s’en fout.

    L’aliénation des enfants fait partie d’un système, comme toutes les formes d’oppression. Elle témoigne d’un fonctionnement plus global. On ne sera pas assez de milliers de mômes pour la détruire. Il ne s’agit pas d’une guerre contre « les adultes », mais contre le monde qui leur permet d’être « les adultes », d’avoir le pouvoir qu’ils ont, et surtout de ne pas voir eux-même l’oppression qu’ils exercent sur les mineurs.

    #NDDL #enfance #révolte


  • Extraits de ce livre :
    Jean Duflot, De Lampedusa à Rosarno. Euromirage, Edition Golias, Villeurbanne, France Novembre 2011, Livre de poche, 238 pages, CHF 20.- / EUR 15.-, ISBN 978-2-35472-139-8

    http://www.forumcivique.org/fr/produkt/de-lampedusa-%C3%A0-rosarno-euromirage

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    « Le racisme qui gangrène des pans entiers du tissu social du pays n’est pas une aberration géographique. Ce qui s’est passé à Rosarno, en janvier 2010, n’est pas l’exception honteuse qui confirmerait la règle. Elle est l’une des manifestations de l’intolérance communautaire qui instaure à l’intérieur des frontières de l’Europe un état d’exception permanente »

    Jean DUFLOT, De Lampedusa à Rosarno. Euromirage, Golias, 2011, p.12.

    « ’Le syndrome de Rosarno’ que Le Monde (2/2/2010) diagnostique en Italie sévit sur l’ensemble du territoire européen. Au fond, le laboratoire italien et ses expérimentations juridiques ne posent pas trop de problèmes moraux à la plupart de ses partenaires »

    Jean DUFLOT, De Lampedusa à Rosarno. Euromirage, Golias, 2011, p.59.

    « La criminalité de sang qui tue les femmes et les hommes issus de l’immigration tient une place importante dans des statistiques sérieuses. Elle dément la version officielle qui gonfle systématiquement les chiffres des délits ’étrangers’ proportionnellement à leur population, la criminalité des immigrés (tous délits confondus) n’atteint pas le quart de celle des citoyens italiens. Pourtant une enquête publiée par Panorama établissait en 2007 que 60% des interviewés étaient convaincus de l’incidence criminelle. Et la presse a embrayé en révélant que dans les prisons italiennes un détenu sur trois était étranger. Bien entendu, ces chiffres omettaient de préciser que la majorité de ces étrangers étaient incarcérés pour infraction aux lois de l’immigration »

    Jean DUFLOT, De Lampedusa à Rosarno. Euromirage, Golias, 2011, pp. 76-77.

    « Toutes les zones méridionales visitées par MSF comportent des foyers d’immigration que les conditions de vie et le surpeuplement ont transformés en autant de bantoustants. Mais il ne faudrait pas penser que ce phénomène d’apartheid ne se vérifie qu’en Italie méridionale. Le samedi 9 janvier 2010, deux jours après les émeutes de Rosarno, le quotidien La Repubblica a publié très opportunément une liste de ghettos italiens (bidonvilles, baraques et campements ’illicites’) qui montre que le phénomène n’épargne pas les régions riches du nord »

    Jean DUFLOT, De Lampedusa à Rosarno. Euromirage, Golias, 2011, p.112.

    "Un rapport du ministère de l’Intérieur reconnaît l’effet délétère d’une immigration socialement marginalisée par le manque de structures d’accueil. ’Les énormes flux migratoires qui ont déferlé au cours de ces dernières années ont donné lieu à des phénomènes tangibles de ségrégation résidentielle, basée sur les groupes ethniques d’appartenance’. Le discours officiel est sémantiquement clair : le désordre généré par l’immigration est la conséquence d’un refus d’intégration lié aux particularismes des envahisseurs. Autrement dit, c’est la xénophobie des immigrés qui a créé les ghettos sordides où ils se tassent : une inversion de la responsabilité qui voudrait faire oublier des décennies d’incurie.

    Jean DUFLOT, De Lampedusa à Rosarno. Euromirage, Golias, 2011, pp.112-113.

    ’Vous pouvez construire des murs de dix mètres de haut, ils passeront en dessus ou en dessous, dit le responsable de la CGIL de Caserta ; l’image qu’ils se font de l’Europe est trop forte’. Il suffit d’un immigré de retour au pays avec quelques économies ou de l’envoi régulier d’argent aux familles pour que la machinerie de l’illusion s’emballe. Et puis, dans les villes il y a la télévision, les antennes paraboliques : la féérie des images qui dépeignent l’Europe comme un Eden aide beaucoup les rabatteurs de main-d’oeuvre dans leurs campagnes publicitaires."

    Jean DUFLOT, De Lampedusa à Rosarno. Euromirage, Golias, 2011, p.123.

    "Dans un article du Figaro (5 octobre 2009), Renaud Girard explique le mode de paiement qui permet aux candidats à l’Eldorado européen de s’acquitter des sommes souvent exorbitantes que l’on exige d’eux. Il fonctionne sur l’ensemble de l’aire arabo-musulmane, de l’Afghanistan à la Corne d’Afrique et de la Turquie à l’Afrique du Sud. A propos d’une filière de passeurs baloutches qui opère à la frontière entre l’Afghanistan et l’Iran, il écrit : « A Zaranj, Khaled et ses trois amis ont un problème. Le passeur baloutche demande 500 dollars à chacun pour les amener à Téhéran. Comment garantir qu’il ne les abandonnera pas dans le désert, une fois qu’il aura empoché ses 2000 dollars ? Réciproquement, si le paiement ne se fait qu’après service rendu, comment la filière de passage baloutche peut-elle être sûre d’être payée à l’arrivée ? C’est là qu’intervient le système de l’hawala, réseau informel de paiement à distance, basé sur l’avance des ’frais’ d’acheminement des clandestins. Un réseau hawala unit, à travers le monde, des boutiquiers musulmans qui se font entre eux une confiance totale’ ».

    Jean DUFLOT, De Lampedusa à Rosarno. Euromirage, Golias, 2011, p.125.

    « Depuis la fin des années 80, les réseaux de trafiquants et de passeurs se sont multipliés sur tous les continents. Les services secrets allemands ont estimé que 500’000 clandestins entraient chaque année en Europe. Le trafic d’immigration clandestine rapporterait aux grandes organisations criminelles (mafias) entre 5 et 6 milliards de dollars par an. Un rapport confidentiel de l’ONUDC évalue à 300’000 le nombre d’Africains qui pénètrent chaque année clandestinement dans l’espace communautaire. L’enquête menée au Sénégal, Mali, Mauritanie, Gambie, Sierra Leone a permi d’évaluer autour de 700 millions de dollars le chiffre d’affaires des réseaux opérant depuis l’Afrique de l’Ouest jusqu’en Europe »

    Jean DUFLOT, De Lampedusa à Rosarno. Euromirage, Golias, 2011, p.124.

    « A travers le traitement des procédures qui réglementent les entrées, les visas, les titres de séjour, les contrats de travail, les regroupements familiaux, les demandes d’asile et de protection internationale, apparaît le dénominateur commun de cette jungle administrative : la violation des droits de l’homme de 1948 et notamment l’article 13 qui stipule que : ’Toute personne a le droit de circuler librement et de choisir sa résidence à l’intérieur d’un Etat. Toute personne a le droit de quitter tout pays, y compris le sien, et de revenir dans son pays’ »

    Jean DUFLOT, De Lampedusa à Rosarno. Euromirage, Golias, 2011, p.142.

    « Comme partout en Europe, l’Italie a légiféré pour se prémunir de ce que les pays membres considèrent comme les nouvelles invasions barbares du XXI siècle. Soixante-cinq ans après la fermeture des camps nazis, le territoire communautaire est quadrillé par des centaines de ’lagers’ où viennent échouer des convois d’hommes et de femmes fascinés par le mirage européen. Un dispositif concentrationnaire qui n’est pas sans rappeler à certains les déportations ’al confine’ du régime mussolinien »

    Jean DUFLOT, De Lampedusa à Rosarno. Euromirage, Golias, 2011, p.165.

    « Jusqu’en 1992, à Milan, il y avait un zoo. On a même dit, à juste titre, que les animaux ne pouvaient pas être traités comme ils l’étaient. Et puis le zoo a été fermé. En 1999, en janvier, sept années après, le zoo a été rouvert. Dans la même ville. Il ne renfermait plus d’animaux. La loi l’interdisait. Il contenait des hommes et des femmes, des filles sans défense et même des malades âgés. Une grande cage à ciel ouvert. Des barreaux d’acier. Des barbelés et des baraques de tôles pour dormir. Ces hommes et ces femmes enfermés là n’avaient pas commis de délits, ils n’avaient tué personne. Simplement, ils étaient entrés en Italie, y étaient restés et avaient sans doute accepté de travailler sans permis de séjour ».

    Fabrizio GATTI, in Jean DUFLOT, De Lampedusa à Rosarno. Euromirage, Golias, 2011, p.165.

    « Cet échec donne ainsi raison à tous ceux qui soutiennent qu’un centre de détention idéal est en pratique impossible. Précisément parce que ces structures naissent avec une tare qui, même avec l’approbation de la Cour Constitutionnelle, constitue ni plus ni moins un abus légal : à savoir la détention administrative de personnes soumises à une justice sommaire, après des audiences qui avalisent leur traitement et ne durent en moyenne que cinq minutes, sans procès véritable et surtout en l’absence de tout délit. Une absurdité juridique qui dissimule un mensonge avec lequel, toutes ces années, les forces politiques du centre-droit et du centre-gauche ont justifié les énormes dépenses faites pour la construction et le maintien du réseau de CIE : autrement dit destinées à l’expulsion des immigrés irréguliers.
    Le rapport de Médecins Sans Frontières révèle au contraire toute autre chose. 40% seulement des étrangers ont été rapatriés. Les autres, au terme de leur réclusion, à présent portée à six mois, ont été relâchés. Ils se sont donc retrouvés dans la situation de citoyens sans papiers, sans droits, condamnés à alimenter la force de travail au noir. Jusqu’au prochain contrôle de police »

    Fabrizio GATTI, in Jean DUFLOT, De Lampedusa à Rosarno. Euromirage, Golias, 2011, p.167.

    « Mais, à bien y regarder, l’étanchéité de la Forteresse Europe est toute relative. Il n’y a pas de fermeture systématique de l’espace communautaire. La preuve en est ces milliers d’immigrés clandestins qui continuent d’y pénétrer et d’y séjourner. En fait, vu le peu d’efficacité réelle des dispositifs policiers et judiciaires, on peut se demander si l’appareil de répression ne vise pas surtout à marginaliser et à criminaliser une main d’oeuvre précarisée que l’on exploite ainsi plus aisément et à moindre coût »

    Jean DUFLOT, De Lampedusa à Rosarno. Euromirage, Golias, 2011, p.168.

    « Le système de détention administrative ne semble donc pas tellement poursuivre un objectif de lutte contre l’immigration irrégulière, mais plutôt celui d’un confinement symbolique du phénomène dans l’optique d’offrir à l’opinion publique la perception de son confinement possible. Une distorsion maladive entre la finalité explicite et l’objectif implicite des CIE qui semble produire un humus pathogène d’insuffisances, d’abus, de violations des droits humains et maladies »

    Rapport MSF in Jean DUFLOT, De Lampedusa à Rosarno. Euromirage, Golias, 2011, p.173.

    « La théorie de l’’appel d’air’ figure en bonne place dans l’arsenal idéologique ad hoc. Elle soutient que toute concession en termes de droits ou d’assistance humanitaire suscite de nouvelles envies d’exil, les migrants étant supposés n’avoir rien à fuir, être seulement aspirés par la tentation de l’Occident. La maltraitance aurait donc des chances de les dissuader de risquer l’aventure. Le dogme de l’appel d’air a une visée beaucoup plus nocive encore. En accréditant l’idée quel es migrations sont facultatives, qu’elles ne reposent sur aucune nécessité, il transfère la responsabilité des aléas liés au déplacement à ceux qui s’y risquent, légitimant dans la foulée la mise en place de dispositifs de surveillance et de répression qui tuent : si ces migrants, ces exilés meurent, c’est en quelque sorte de leur faute »

    Extrait d’un texte de la revue Gitsi Plein Droit, « Passeurs d’étrangers » (2010), Jean DUFLOT, De Lampedusa à Rosarno. Euromirage, Golias, 2011, pp.206-207.

    « Une mobilité forcée imposée par le ’nettoyage ethnique’, certes avec des modalités quelque peu différentes à Rosarno, caractérise la pratique de nombreuses communes du nord qui ont construit leur bien-être sur le labeur des immigrés et les écartent aujourd’hui comme des détritus. La teneur de la loi Bossi-Fini qui prévoit, après le licenciement et six mois de chômage, que l’on perde le permis de séjour, constitue un extraordinaire instrument d’exploitation du travail des immigrés. En effet, en temps de crise l’étroite relation entre le contrat de travail et le contrat de séjour alimente le retour à l’irrégularité de milliers d’immigrés licenciés par leurs employeurs, un nombre très supérieur à la réduction drastique des débarquements de clandestins en Sicile, qui remplit tellement d’orgueil le ministre Maroni. Un orgueil qui devrait virer à la honte si l’on considère le nombre de victimes des trafiquants et de la police en Lybie, les abus subis dans ce pays par les migrants refoulés d’Italie ou par ceux qui n’ont aucune possibilité de fuite. Bien que le ministre parle de 40’000 expulsions exécutées en 2008 et 2009, selon d’autres sources le nombre d’expulsions d’immigrés irréguliers ’effectivement réalisées’ en 2008 ne dépasse pas 6553, et s’élève à environ 9000 en 2009, avec une baisse encore plus nette dans la partie de l’année où est entré en vigueur le ’pacchetto sicurezza’. […] Compte tenu de ces données il est facile de prévoir que la situation explosive qui s’est produite à Rosarno, par suite de la mobilité forcée vers le Sud à laquelle ont été contraints de nombreux immigrés sur le point de perdre leur permis de séjour, ou devenus déjà irréguliers, par suite d’un refus du statut de protection internationale, ne pourra que se répéter dans d’autres zones du pays ; en particulier dans les régions méridionales où prédomine l’exploitation d’une main-d’œuvre étrangère, surtout si elle comporte des immigrés irréguliers ».

    Fulvio VASSALO PLEOLOG in Jean DUFLOT, De Lampedusa à Rosarno. Euromirage, Golias, 2011, p.212.

    « Les expulsions (non exécutées et non exécutables, malgré la prolongation à six mois de la détention administrative) se traduiront de plus en plus par la création d’une force de travail disposée à se vendre par pur et simple besoin de survie. Au nom de la ’sécurité’ et de la ’capacité d’accueil’ on va s’acheminer en Italie vers un ’régime’ social d’’apartheid’ qui a montré à Rosarno ses revers tragiques de violence et qui va empirer de plus en plus rapidement. Une spirale continue parce que les alarmes sécuritaires produiront des lois et des pratiques plus restrictives, et donc toujours plus de ’clandestinité’, comme effet de la fermeture des frontières et de la criminalisation des immigrés sur le territoire national ; et cette diffusion de la ’clandestinité’ déterminera à son tour une inquiétude sociale toujours plus grande, laquelle offrira à la spéculation politique et aux entrepreneurs des opportunités de politiques sécuritaires »

    Fulvio VASSALO PLEOLOG in Jean DUFLOT, De Lampedusa à Rosarno. Euromirage, Golias, 2011, p.213.

    #Rosarno #Italie #migration #racisme #révolte #travailleurs_irréguliers #loi_Bossi-Fini #ndrangheta #mafia #agriculture #euromirage #Jean_Duflot #expulsions #Maroni #Lybie #pacchetto_sicurezza
    @reka


  • How Civil Disobedience Improves Crowdsourced Disaster Response (and Vice Versa) | iRevolution
    http://irevolution.net/2012/08/22/civil-resistance-improve-disaster-response

    The most recent example of the link between disobedience and disaster response is Occupy #Sandy. As the New York Times and ABC News have noted,  ”the movement’s connections and ‘altruistic drive’ has led to them being some-what more effective in the northwestern Hurricane Sandy relief movement than ‘larger, more established charity groups.’”

    #catastrophes #crowdsourcing #révolte #mobile #iran et plein d’autres exemples (attention à ne pas en tirer de conclusions hâtives)


  • Jordan Protests: Shock Absorbed, the Regime Will Not Fall | Al Akhbar English
    http://english.al-akhbar.com/content/jordan-protests-shock-absorbed-regime-will-not-fall
    Intéressant article

    There is no doubt that the November protests in Jordan were unprecedented. They were a first in terms of mass, explicit slogans directed against the King and the Hashemite monarchy, with some demonstrations even calling for the establishment of a republic in Jordan.

    While this is clearly a watershed in the development of the opposition movement in Jordan, the regime has successfully been able to absorb the shock of the protests and will not fall in the foreseeable future.

    #Jordanie
    #révolte
    #révolutions_arabes
    #énergie
    #subventions


  • La mobilisation pour le rétablissement des subventions sur l’énergie semble rester importante hors d’Amman. La géographie de ces révoltes semble reproduire celle de 1989, 2002, etc. : les régions périphériques, les plus défavorisées, seraient à la pointe des protestations.
    Calm prevails throughout Jordan following fuel price riots | The Jordan Times
    http://jordantimes.com/calm-prevails-throughout-jordan-following-fuel-price-riots

    According to the Public Security Department, the bulk of the clashes occurred in southern Jordan, where leftist and Islamist activists held a series of rallies to denounce the government decision to lift fuel subsidies.

    A peaceful rally degenerated into violence in the city of Tafileh, 195 kilometres south of Amman, when anti-riot forces prevented some 200 protesters from marching towards the governorate headquarters, according to the police.

    Gendarmerie Forces resorted to tear gas to disperse the protesters after participants began pelting anti-riot forces with stones and attempted to close off the main road into the city with burning tyres, police officials said.

    Meanwhile, security forces fired tear gas on some 150 protesters in the city of Karak, 140km south of the capital, after demonstrators attempted to storm the governorate’s headquarters, which was torched in a riot late Thursday.

    #Jordanie
    #révolte
    #énergie
    #subventions



  • #Syrie #Syria
    Une autorité parallèle se dessine
    http://www.argotheme.com/organecyberpresse/spip.php?article1516

    L’ #Opposition s’organise : un #projet & une composante plus large que le #CNS

    Les #révoltés syriens sont arrivés enfin à se faire représenter. Des personnalités réunis à #Qatar #DOHA ont mis la main dans la main afin de dégager une structure chargée de sonner le glas du régime du « #Baâth » et de la dynastie #AlAssad dont la militarisation a beaucoup sévi contre son peuple et sa #jeunesse. Notamment pendant la révolte où, à ce jour, 38 000 victimes et plus d’un million d’exilés dans le #monde et les pays voisins.


  • Revue de presse sur la #Chine semaine du 15.10.12

    #Amnesty dénonce la hausse des violentes expulsions foncières

    Les #saisies de terres sont la principale raison des #révoltes contre les autorités en Chine, pays où les zones urbanisées s’étendent rapidement.

    Les affrontements entre les villageois spoliés et les représentants des autorités locales ou des hommes de main engagés par les promoteurs prennent souvent une tournure extrêmement violente. Les compensations financières offertes, lorsqu’il y en a, sont en général considérées comme insuffisantes par les #familles #expropriées.

    http://www.liberation.fr/depeches/2012/10/14/amnesty-denonce-la-hausse-des-violentes-expulsions-foncieres-en-chine_853


  • LeTemps.ch | Les murs du Caire refont leur révolution

    http://www.letemps.ch/Page/Uuid/22932ecc-0b38-11e2-82df-61ef7a48a7c2/Les_murs_du_Caire_refont_leur_r%C3%83%C2%A9volution

    lundi1 octobre 2012
    Delphine Minoui

    cc @alaingresh

    Les murs du Caire refont leur révolution

    La rue Mohamad Mahmoud, près de la place Tahrir, lieu de violents affrontements lors des manifestations de 2011. Les graffitis y font acte de mémoire et d’indignation. Repeints par les autorités, les murs arborent de nouveaux dessins. Ici : une langue verte tirée au Ministère de l’intérieur.

    La rue Mohamad Mahmoud, près de la place Tahrir, lieu de violents affrontements lors des manifestations de 2011. Les graffitis y font acte de mémoire et d’indignation. Repeints par les autorités, les murs arborent de nouveaux dessins. Ici : une langue verte tirée au Ministère de l’intérieur. (AP photo/Khalil Hamra)

    Les graffitis de la place Tahrir ont été effacés récemment par les autorités. Mais la jeunesse contestataire a repris aussitôt possession des façades, y apposant de nouveaux tags qui prennent pour cible le nouveau gouvernement au pouvoir

    Les murs du Caire n’auront pas la mémoire courte. Layla Magued s’en est fait la promesse. Alertée, vendredi 21 septembre, par la disparition des graffitis révolutionnaires, elle a été l’une des premières à accourir au début de la rue Mohamad Mahmoud, à l’angle de la place Tahrir, avec son échelle, ses pots de peinture et ses pinceaux. « Qu’on se le dise : on ne nous volera jamais notre révolution ! », s’enflamme la jeune graffeuse,

    #egypte #révoltes-arabes #lecaire #graffitis #art #visualisation #résistance


  • Hacktivisme : les voies du pouvoir ne sont plus impénétrables
    http://blog.mysciencework.com/2012/09/18/hacktivisme-les-voies-du-pouvoir-ne-sont-plus-impenetrables.html

    Le vrombissement incessant des ordinateurs dissipe les nuées âpres des gaz lacrymogènes, le clapotis furieux des claviers atténue le fracas des cocktails Molotov, et la révolte larvée d’esprits embrumés par l’opacité du pouvoir se présente à nouveau, l’œil résolu, le poing fermé, la transparence à la boutonnière. L’envie d’en découdre ne cache plus rien d’autre que le besoin de conquérir un savoir trop longtemps dissimulé. Internet a fait d’une révolte une révolution, et la liberté est à portée de clavier.

    #révolte #révolution #ordinateur #internet


  • How the urbanism of small cities helped shape the Arab uprisings | The Global Urbanist
    http://globalurbanist.com/2012/07/31/small-cities-arab-uprisings
    Très intéressant point de vue

    Often neglected by political dictators as well as by urban theorists, small cities played a role in sparking the Arab uprisings in several countries. The lack of attention paid to them allowed growing unrest to go unnoticed, but also means that we still know little about the forces that allow small cities to change the course of history.

    #Arab_Spring
    #révoltes_arabes
    #révolution
    #villes


  • Syria Defections Expose Sectarian Agenda | Al Akhbar English
    http://english.al-akhbar.com/content/syria-defections-expose-sectarian-agenda

    If confirmed, Sharaa’s defection would represent the high point of a series of defections that began with that of Manaf Tlass, and included Prime Minister Riad Hijab and several ambassadors. Notably, all these defections involved Sunni officials and required long negotiations beforehand and complex operations to execute them.
    [...] A more convincing explanation is that the controls that the Syrian regime had employed to overcome confessional divisions within Syrian society, and within its ranks, have finally collapsed. The Syrian regime managed to control sectarian divisions in the aftermath of the bloody suppression of Islamists at the beginning of the 1980s, but those divisions have resurfaced sharply during the uprising and particularly since it turned into an armed revolt.

    #Syria
    #revolte

    • Intéressant, mais Sharro semble ignorer une possibilité (entre la défection vers la rébellion ou la fidélité au régime), celle que je qualifierais de « défection interne », ou « défection passive », dont j’ai entendu parler récemment : des membres du régime (de tous niveaux) qui constatent l’impossibilité de dépasser les aspects parfaitement mafieux et violents du régime et décident de ne plus participer au massacre, mais dans le même temps n’envisagent pas de « faire défection » en allant toucher un chèque du Qatar, ce qu’ils considèreraient comme de la trahison. De fait : ces gens se contentent d’arrêter de travailler et « restent chez eux », mais ne quittent pas le pays et ne rejoignent pas l’opposition armée.

      Je suppose que si cette possibilité n’est jamais abordée, c’est parce qu’elle revient à admettre qu’il y a des gens qui participent (participaient) à ce régime par conviction et non (ou pas seulement) par intérêt mafieux. Ce qui est certainement au-delà de ce que Karl Sharro peut intellectuellement admettre :-)

      Ensuite, baser une analyse sur un « tournant sectaire » (du régime comme, possiblement, du Qatar et des Séoudiens) sur 3 ou 4 défections de sunnites, je trouve que c’est à la fois un peu audacieux quant à la rigueur statistique, et surtout tardif (le tournant sectaire de toutes les parties armées semble avéré depuis des lustres, puisque la réponse militaire aux manifestations et la militarisation de l’opposition entraînent symétriquement la dérive sectaire).

    • oui, mais on peut envisager d’autres interprétations de ces défections internes : des membres de l’appareil administratif, pas forcément en adhésion idéologique, qui y restent en faisant profil bas et parce que pour eux, partir serait soit une trahison, soit une prise de risque énorme pour eux, leurs proches, leurs biens...


  • Quel accueil en Europe pour les réfugiés des révolutions arabes ? - RFI

    http://www.rfi.fr/emission/20120824-quel-accueil-europe-refugies-revolutions-arabes

    vendredi 24 août 2012
    Par Catherine Rolland

    A Djerba, des réfugiés égyptiens brandissent le drapeau tunisien en signe de remerciement pour l’accueil qui leur a été fait.
    A Djerba, des réfugiés égyptiens brandissent le drapeau tunisien en signe de remerciement pour l’accueil qui leur a été fait.

    En mai dernier, l’agence onusienne pour les réfugiés, le HCR, lançait un appel à la solidarité des 27 pour accueillir les réfugiés des révolutions arabes. A-t-elle été entendue ? Pas vraiment. Alors que la Tunisie s’est montrée elle très généreuse, seuls sept pays européens ont répondu à l’appel. La France n’en fait pas partie. La Belgique quant à elle a accepté 25 personnes venues d’Erythrée et du Congo.

    C’est à Pondrôme, en province de Namur, qu’Africa Gordillo (RTBF) a rencontré deux de ces familles.

    #révoltes-arabes #migrations #méditerranée #asile #EU #europe