A l’occasion de ce qu’on nomme un « fait divers », tu t’avises qu’il y a une brigade « spécialisé[e] dans les interventions dans les HLM parisiens »
http://www.leparisien.fr/info-paris-ile-de-france-oise/paris-trois-agents-municipaux-blesses-dans-une-bagarre-25-05-2013-2831857
C’est que gérer les pauvres, qui plus est les pauvres en #HLM, ça requiert des compétences de #police tout à fait spécifiques. Est-ce que c’est le même genre de brigade qui intervient dans les cités, ou un genre encore plus spécialisé « dans les interventions dans les HLM-de-zones-sensibles-à-risque-où-les-pauvres-sont-encore-plus-pauvres » ?
Trois agents municipaux parisiens ont été « sérieusement blessés » vendredi soir lors d’une altercation avec des individus dans le hall d’un immeuble HLM de la ville de Paris dans le 19ème arrondissement. Trois personnes ont été arrêtées.
Vers 20H45, dix agents du Groupement parisien inter-bailleurs de surveillance (GPIS), des fonctionnaires municipaux non-armés spécialisés dans les interventions dans les HLM parisiens, sont intervenus dans le hall d’un immeuble au 45 rue de Flandres, a précisé Arthur Toscan du Plantier, conseiller communication du maire de Paris Bertrand Delanoë.
Néanmoins, l’article du Parisien semble faire un beau raccourci en parlant de « fonctionnaires non-armés », et Mediapart avait déjà enquêté sur le GPIS
http://www.mediapart.fr/journal/france/240812/les-sales-methodes-du-gpis-charge-de-surveiller-les-hlm-parisiens?page_art
Financé par la Ville de #Paris et les bailleurs sociaux, le GPIS est chargé de la surveillance de près de 80 000 HLM parisiennes. Employant près de deux cents #vigiles, ses méthodes sont de plus en plus contestées, en interne même. Fausses déclarations, agressions bidon, arrêts maladie suspects, politique du chiffre et guerre des chefs : notre enquête.
Il y a un #paywall, mais tu trouveras quelques bribes par-ci par-là
http://www.metronews.fr/paris/les-surveillants-des-hlm-parisiens-pointes-du-doigt/mlhz!MySyxMToejw
Pour assurer la sécurité des zones HLM de la capitale, il y a la police. Mais pas seulement. Depuis 2004, il existe le GPIS : le groupement parisien inter-bailleurs de surveillance. Ces groupes d’agents patrouillent la nuit dans les HLM, là où la police n’a pas accès. Contrairement aux forces de l’ordre, les membre du GPIS ne sont pas armés, pour l’instant.
Dans une enquête publiée en ligne, le site Mediapart apporte un peu de lumière sur le fonctionnement de ces surveillants à mi-chemin entre les policiers et les vigiles de la #sécurité_privée. Doté d’un budget de 12 millions d’euros (financé pour moitié par la Ville de Paris), le GPIS semble apprécié tant par les associations de locataires que par les élus de la capitale. Néanmoins, d’après Mediapart, tout n’est pas aussi parfait qu’il y semble.
Et puis Le Parigot n’est pas très cohérent sur sa propre terminologie : dans un article de 2012, il disait (c’est moi qui souligne)
http://www.leparisien.fr/paris-75/paris-75015/les-vigiles-des-hlm-seront-armes-03-01-2012-1794199.php
Pour faire face à la forte hausse des agressions qu’ils subissent, les vigiles des ensembles sociaux parisiens seront armés de matraques et de bombes lacrymogènes.
Quant à ses statuts, le GPIS est un GIE qui regroupe le privé et le public :
http://www.societe.com/societe/groupement-parisien-inter-bailleurs-de-surveillance-453414427.html
Administrateur PARIS HABITAT-OPH représenté par Antoine DAMBRINE
Administrateur REGIE IMMOBILIERE DE LA VILLE DE PARIS représenté par Caroline GRANDJEAN
Administrateur SAGECO SA D’HLM représenté par Philippe GUILBERT
Administrateur „IMMOBILIERE 3 F” représenté par Pascal DURAND
Administrateur SOCIETE IMMOBILIERE D’ECONOMIE MIXTE DE LA VILLE DE PARIS S représenté par Agnes BENREKASSA
Administrateur LOGEMENT FRANCILIEN représenté par Christophe DUJARDIN






