• Rayons Frais : réchauffé d’arts de la rue
    http://larotative.info/rayons-frais-rechauffe-d-arts-de.html

    Jibédé, du duo Polémix et la Voix Off, s’attaque au festival tourangeau Rayon Frais, élitiste, prétentieux, où le public est filtré et contrôlé. Et le compare avec le défunt festival d’arts de la rue Au Nom de la Loire qui lui, proposait de la culture à la fois exigeante et populaire. Expérience probante, pourtant torpillée en 2003 par la mairie « socialiste ».

    Antithèse aseptisée du souffle insolent qui, dans les années 60-70-80, donne naissance à ce que l’on nomme « théâtre de rue » : spectacle qui s’offre à tous sur la place publique, sans chercher à contrôler les spectateurs. Apprécions au passage le détournement de l’expression « arts de la rue » vers « arts urbains ». Du populo vers la branchitude. Nettoyés de l’espace public et incarcérés les clowns, pitres, mimes, aboyeurs, marionnettistes, échassiers, jongleurs et autres vermines de saltimbanques. Contrôlés les bouffons et les fous du roi ! Sélectionné le public ! Rue y-es-tu ? Que fais-tu ?

    (...)

    Les quelques centaines de privilégiés qui ont le capital culturel et relationnel nécessaire pour savoir ce qu’est Rayons Frais, iront, eux. Susceptible de voter PS, c’est cette « élite cultivée » supposée « de gauche » qui était ici visée [4]. Personne d’autre. Que les pauvres restent dans leurs cités pendant que des artistes intelligents glosent sur « la Cité, le forum et l’agora ». Le tout sous couvert de « doter notre quotidien urbain d’une nouvelle mémoire ». La DRAC [5] adore ce genre de charabia qui sait élégamment masquer son mépris pour le peuple, juste bon à payer des impôts pour financer ces choses qui ne lui sont pas destinées.

    http://larotative.info/chroot/mediaslibres/ml-tours/ml-tours/public_html/local/cache-vignettes/L700xH456/arton481-e5d0c-77cbf.jpg

    #culture_populaire #arts_de_rue #socialisme_municipal


  • Épicure et les pourceaux
    http://terrainsdeluttes.ouvaton.org/?p=3660

    http://terrainsdeluttes.ouvaton.org/wp-content/plugins/readers-from-rss-2-blog/wpsmartapps-lic/images/ico-tag.png

    Pour peu qu’on prenne quelque distance avec le tohu-bohu de « l’actualité » et son kaléidoscope événementiel, on ne peut manquer d’être frappé par l’uniformité grandissante du spectacle que le monde actuel offre à l’observation. Où que l’on se tourne, on constate que l’existence des États et de leurs populations devient toujours … Tags : #Capitalisme, #Classes-sociales, #marx, #néo-libéralisme, #Ordre-social, #Révolution, #socialisme, #société-de-consommation Del.icio.us Épicure et les pourceaux"> Facebook TweetThis Épicure et les pourceaux"> Digg Épicure et les pourceaux"> StumbleUpon Épicure et les pourceaux"> Comments : 0 (Zero), Be the first to leave a reply !You might be interested in (...)

    #Capitalisme #Classes-sociales #marx #néo-libéralisme #Ordre-social #Révolution #socialisme #société-de-consommation


  • Chine, modèle aux peuples qu’aux politiciens
    http://www.argotheme.com/organecyberpresse/spip.php?article2206

    Un récent séminaire en Chine qui a pour sujet « socialisme du 21e siècle », a été raté par nombreux mouvements de gauche du Monde qui se sont absentés d’y assister. Après coup, il s’avère être l’une des rencontres qui a démontré comment la Chine a réussi à générer de la richesse et continue la recherche de répartir équitablement son bienêtre, de plus en plus expansif, pour les peuples de la Terre. Le doute que le modèle chinois n’est pas si harmonieux et ne peut intéresser persiste. Cependant, les populations du (...)

    Monde, informations, actualité, international, politique, relations, diplomatie, affaires étrangères,

    / #économie,_politique,_arts,_corruption,_opposition,_démocratie, Chine, réforme, développement, environnement, Asie, , Socialisme, Amérique Latine, Chine, marxisme, égalité, pauvreté, justice, (...)

    #Monde,informations,_actualité,_international,_politique,_relations,_diplomatie,_affaires_étrangères, #Chine,_réforme,_développement,_environnement,_Asie, #Socialisme,_Amérique_Latine,_Chine,_marxisme,_égalité,_pauvreté,_justice,_sociale


  • Mouvements sociaux brésiliens et coupe du Monde de foot
    http://www.argotheme.com/organecyberpresse/spip.php?article2185

    Le Brésil attend un million de visiteurs lors de la coupe du Monde 2014 qui débutera dans quelques jours. Pays reluisant dans les nations dites émergentes, le Brésil reste miné par de criardes disparités sociales. La fréquence et l’intensité des protestations au Brésil ne cessent d’augmenter. Certains voient qu’elles s’intensifient par rapport au mois passé. Mais il n’est pas encore clair dans quelle direction le vent de la désobéissance civile est désormais dirigé. Est-ce du sensationnalisme (...)

    Monde, informations, actualité, international, politique, relations, diplomatie, affaires étrangères,

    / #diplomatie,_sécurité,_commerce,_économie_mondiale, #Socialisme,_Amérique_Latine,_Chine,_marxisme,_égalité,_pauvreté,_justice,_sociale, chômeurs, emploi, social, syndicat, revendication, jeunesse, (...)

    #Monde,_informations,_actualité,_international,_politique,_relations,_diplomatie,_affaires_étrangères, #chômeurs,_emploi,_social,_syndicat,_revendication,_jeunesse,_travailleurs,_chômage


  • Et si l’ère post-travail était en fait promise à un âge d’or ?
    http://www.rslnmag.fr/post/2014/05/30/Et-si-lere-post-travail-etait-en-fait-promise-a-un-age-dor-.aspx

    Dans un monde du travail envahi par les robots, la majorité des êtres humain n’aura-t-elle bientôt plus besoin de travailler ? Loin des utopies techno-béates, les représentations d’un tel futur tiennent plutôt, généralement, du bonheur impossible cher aux dystopies. Pourtant, est-il si inimaginable de prévoir cet avenir dans sa version heureuse ?

    #Automatisation #Chômage #Emploi #Prospective #Robotisation #Silicon_Valley #Travail #Économie_de_la_contribution

    • Oui, parce que les proprios des robots veulent garder toute la richesse produite pour eux seuls, parce qu’ils pensent aussi que c’est la meilleure solution pour réduire la concurrence sur les ressources naturelles : plus besoin de prolos, ils peuvent donc crever en masse et laisser les survivants profiter à fond de de tout le reste. En gros, cette évolution pourrait effectivement être une évolution d’émancipation, mais je pense qu’elle est prévue comme une évolution d’anéantissement.
      #surnuméraires

    • @koldobika Après avoir lu la réflexion de @monolecte on pourrait être tenté de croire que c’est parce que la pénurie n’aura pas lieu - pas pour ceux qui profiteront pleinement du progrès.

      Je pense que c’est plutôt un symptôme de la sclérose de l’état démocratique moderne :
      Tout le monde en a conscience mais il est impossible d’y remédier parce ce qu’on est obligé à faire des compromis avec les forces destructives. Ça s’appelle pluralisme : tant que tu ne portes pas de croix gammée ou le drapeau rouge révolutionnaire on t’accepte et ta position sera pris en compte tant que tu saches attirer du monde par ta propagande.

      Bien sûr il y aussi des situations où ces forces exercent ouvertement leur pouvoir : quand le gouvernement Merkel fait arrêter le développement de la production locale d’énergie solaire et du vent au profit des grands producteurs ou quand Kofi Annan appelle en vain pour une action concertée contre la catastrophe climatique, la position de @monolecte devient plausible.

      Lors ce qu’on tourne le regard vers les Etats Unis où sévissent les sectes évangélicales avec leur fucking rapture on comprend que les contrées de la raison ne s’étendent pas sur toute la planète, qu’il faut accepter que ces forces destructives existent vraiment et qu’elles jouent un rôle important partout. L’enlèvement risque d’avoir lieu, mais il n’aura rien de spirituel.

      Les alternatives se dessinnent de plus en plus clairement. On se souvient de socialisme ou barbarie , c’est un vieux truc français des années 1950. A l’époque il c’était encore d’une dichotomie alors qu’aujourd’hui il s’agit d’alternatives concrètes.

      Le révolutionnaire Ernest Mandel a identifié ce changement de paradigme après la recupération du territoire de la #DDR défunte par le #capitalisme de l’ouest.
      https://www.npa2009.org/content/une-biographie-syst%C3%A9matique-d%E2%80%99ernest-mandel-par-michael-l%C3%B

      Pendant ses dernières années, Mandel avait remplacé le dilemme classique « socialisme ou barbarie » par celui, apocalyptique, de « socialisme ou mort » ; le capitalisme nous conduit, insistait-t-il, à la destruction de l’humanité par la guerre nucléaire ou par la destruction écologique.

      https://fr.wikipedia.org/wiki/Ernest_Mandel
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Socialisme_ou_barbarie

      #rapture #enlevement #entrückung #socialisme_ou_barbarie

    • ça me fait penser aux trois scénarios d’Hervé Kempf
      http://www.reporterre.net/spip.php?article2102

      - Dans le scénario oligarchique, la classe dirigeante refuse la logique de la situation, et continue de proclamer la nécessité d’augmenter l’abondance matérielle par la croissance du PIB. Malgré un effort d’amélioration de l’efficacité énergétique – qui sera nécessaire dans tous les scénarios -, cette politique entraîne l’aggravation de la crise écologique et l’augmentation des prix de l’énergie, d’où un blocage de la croissance entraînant des frustrations d’autant plus grandes qu’une très forte inégalité perdure. Ces frustrations suscitent une montée des tensions sociales que l’oligarchie tente de détourner en stigmatisant les immigrants et les délinquants. Elle renforce l’appareil policier, ce qui lui permet au passage de réprimer les mouvements sociaux. De surcroît, la compétition mondiale pour les ressources et la dispute quant à la responsabilité de la crise planétaire enveniment les relations internationales, ce qui alimente le moulin sécuritaire et nationaliste. Le régime oligarchique, au départ encore respectueux des formes extérieures de la démocratie, les abolit progressivement.

      – Dans le scénario de gauche croissanciste, les dirigeants s’obstinent à chercher la croissance du revenu moyen, en corrigeant cependant l’inégalité sociale, à la marge pour ne pas heurter les « élites économiques ». Les tensions intérieures aux pays occidentaux sont certes moins fortes que dans le scénario oligarchique, mais le poids de la crise écologique et les tensions internationales restent tout aussi accablantes, générant rapidement les mêmes effets de frustration et de conflit. L’oligarchie, ou sa fraction la plus réactionnaire, harcèle les dirigeants en s’appuyant sur l’extrême-droite. Il faut alors choisir, si cela est encore possible, une franche rupture avec le croissancisme, ou être entrainé dans la débâcle.

      – Dans le scénario écologiste, les dirigeants convainquent les citoyens que la crise écologique détermine l’avenir proche. Remettant explicitement en cause la démesure de la consommation matérielle, la politique économique réoriente une part de l’activité collective vers les occupations à moindre impact écologique et à plus grande utilité sociale – l’agriculture, l’éducation, la maîtrise de l’énergie, la santé, la culture… La création d’emplois ainsi permise rend populaire cette politique, permettant d’engager ouvertement la lutte contre les privilèges de l’oligarchie : le système financier est socialisé et les inégalités sont drastiquement réduites. Cela rend possible de transformer le modèle culturel de prestige que définissent les plus aisés. De plus, la réduction des inégalités atteste que le mouvement vers la moindre consommation matérielle est partagé par tous, ce qui le rend supportable. Enfin, elle signifie que la société reprend la part de la richesse collective que s’est appropriée l’oligarchie depuis les années 1980 - près de 10 % du PIB. Ces ressources servent à améliorer le niveau de vie des plus pauvres et à investir dans les nouvelles activités écologiques et sociales. Sur le plan international, les relations sont pacifiées, parce qu’il est aisé de plaider pour une orientation écologique des politiques. La confiance mutuelle l’emporte, les dépenses militaires reculent, la crise écologique est évitée, les jeunes générations peuvent prendre en main le monde nouveau.

      Ce tableau appelle plusieurs remarques. Sur le fond, il signifie qu’il nous faut reconquérir la démocratie dans un contexte mental radicalement différent de celui dans lequel elle s’est développée. Durant les XIXe et XXe siècle, elle a grandi et convaincu parce qu’elle était une promesse d’amélioration du sort du plus grand nombre, promesse qu’elle a accomplie, en association avec le capitalisme. Aujourd’hui, le capitalisme délaisse la démocratie, et il nous faut la revigorer en annonçant un bien-être, un « bien vivre », fondamentalement autre que celui qu’il fait briller. Qui, d’abord, évitera la dégradation chaotique de la société. Qui, ensuite, ne sera plus fondé sur les séductions de l’objet, mais sur la modération illuminée par un lien social renouvelé. Il nous faut inventer une démocratie sans croissance.

    • @monolecte :

      [...] plus besoin de prolos, ils peuvent donc crever en masse et laisser les survivants profiter à fond de de tout le reste.

      Besoin encore de consommateurs pourtant. Et pour deux raisons : consommer bien sûr mais aussi produire les données que les robots exploiteront.

      On a déjà des robots qui nous libèrent massivement du travail : on a donc inventé la société du #chômage à la place de celle des #loisirs tant espérée.

      Vrai... Le déficit intellectuel est patent.

      @koldobika :

      Je comprends toujours pas comment dans ces scénarios ils ne tiennent pas compte de la pénurie énergétique à venir, ni de la pénurie de métaux rares nécessaires à la construction de tout matériel électronique.

      Oui... Mais je pense qu’il y a une sorte de fuite en avant technologique, par exemple vers les promesses que peut faire le graphène entre autre :
      http://seenthis.net/tag/graph%C3%A8ne
      http://fr.wikipedia.org/wiki/Graph%C3%A8ne

      Soyons clair, ce qui est intéressant dans cet article inintéressant, c’est que les questions qu’amènent les bouleversements technologiques de la Silicon Valley (pour faire simple), ne sont pensées que par les hommes de la Silicon Valley. Il y a un aveuglement total du reste du monde politique et intellectuel, et en particulier à gauche et encore plus particulièrement ici en Europe. Qui sont ceux qui nous alertent du monde à venir ? C’est donc Steve Jurvetson de DFJ, mais aussi Bill Gates de Microsoft http://www.gizmodo.fr/2014/03/17/bill-gates-robots.html :

      La substitution logicielle, qu’elle serve aux conducteurs, aux serveurs ou aux infirmières, évolue. Au fil du temps, la technologie va faire chuter la demande pour ces emplois, et plus particulièrement en ce qui concerne les emplois peu qualifiés. D’ici à 20 ans, la demande de main-d’œuvre pour beaucoup de secteurs sera très inférieure. Je ne pense pas que les gens l’établissent dans leur modèle mental.

      ou Éric Schmidt de Google http://meta-media.fr/2014/03/12/et-voici-lere-dot-com-des-robots-attention-danger.html :

      Je suis très inquiet là dessus. Toutes les données montrent que ça va empirer (…) pour moi, c’est le sujet actuel le plus important pour les démocraties.

      etc.

      Aujourd’hui ce sont les premiers impliqués et les premiers responsables qui sont les plus inquiets. On croit rêver ! Et il ne fait aucun doute qu’ils vont apporter et proposer des « solutions ». Donc une chose est sure, nous y perdrons beaucoup à abandonner ces questions à ces gens.

    • Pour moi il y a d’autres sujets aussi pertinents que la raréfaction des ressources lorsqu’on évoque « La fin du travail (grâce à ou à cause de la robotisation) », à savoir :
      – l’exploitation humaine (femmes et enfants des pays pauvres compris) et l’esclavage moderne (allez, disons pour 99% des « travailleurs » de la planète !)
      – l’épanouissement individuel

      Je pense simplement qu’une version heureuse du #post-travail devrait avoir comme but de limiter au maximum l’exploitation humaine et d’offrir à chacun un peu plus de temps libre pour son propre équilibre et épanouissement, et cela de manière égalitaire - sachant bien évidemment que de l’autre côté, l’ère de la fin-pétrole a ses propres exigences, notamment en main d’oeuvre.

    • J’aurais donc tendance à dire, que le fait que chacun ait à retrousser ses manches pour créer les conditions de sa subsitance, n’a réellement rien à voir avec le fait d’être exploité dans son travail ou d’être obligé d’occuper des emplois contre-productifs pour la société (des emplois de merde par exemple, ou des emplois parasitaires).

    • Ah ah, on prend les mêmes et on recommence !

      Besoin encore de consommateurs pourtant.

      On voit bien que le fordisme a disparu et que chacunE veut la force de travail la moins chère (production) et les marchés mes plus prospères (consommation), donc ne pas prendre la peine d’entretenir une classe moyenne consommatrice. Le schéma est complètement guerrier et irresponsable.

      S’il est un truc qui puisse nous aider, c’est l’épuisement écologique du modèle. Et non, surtout pas les rêveries écolos décroissantes qui sont complètement déconnectées de la réalité :
      –la fin du travail est une utopie techno qui tient sur l’exploitation des machines, un modèle pas écolo, alors comment vouloir les bénéfices d’un modèle haïssable et insoutenable ?
      –c’est quoi le rapport de force envisagé pour conquérir la part du gâteau, à part persuader d’autres surnuméraires et voter ça en AG de rue avec les mains qui tournent au-dessus des têtes ?

      Je suis critique parce que j’en reviens, j’avais des impulsions à faire tourner approbativement mes mains même dans les repas de famille, tellement j’étais dedans, avec l’idée petite-bourgeoise que tu as des droits et qu’il faut les demander, et sinon les demander plus fort.

      Tu parles... on ne pourra reconstruire une économie correcte que sur un épuisement généralisé des ressources (voir #Julien_Milanesi pour la chronique dans @lan02 sur cette question), parce qu’avant, la stratégie c’est de penser qu’on a droit aux parts du gâteau et qu’il suffit de le dire.

      Exemple, mon frère à l’hosto qui entend deux servantes pendant ses années d’étudiant en médecine : « vivement qu’on ait du tout-jetable, parce que c’est ennuyeux, hein, de désinfecter tous ces ustensiles ». Il leur a dit qu’elles pouvaient toujours rêver qu’on les paye à nettoyer des ustensiles qu’elles ne nettoyaient pas, et que ce ne serait pas les vacances mais la porte.

      Sur cette question, les gentils écolos qui font l’impasse sur la question technique et sur la question des rapports de force sont comme les deux meufs en question, plus des chouignements pleins de bonne conscience sur le tout-jetable. Parce que ce serait tellement bien d’avoir le beurre et l’argent du beurre. Ah oui.

      Toute ma réflexion aujourd’hui, elle est sur qu’est-ce qui te laisse imaginer que tu pourrais avoir des droits et ne pas te faire traiter comme unE surnuméraire, si tu ne crées par une société différente, avec une relation aux autres basée sur la réciprocité et plus sur la répétition à qui veut l’entendre que tu as droit à ci et ça ?

      http://blog.ecologie-politique.eu/category/Textes/La-petite-bourgeoisie-s-amuse

      Vous l’avez compris si vous me lisez depuis le début de cette série, je suis une habituée du milieu associatif écolo. Ici pas d’obligation d’aller vendre la feuille de chou rouge sur les marchés le week-end, pas de culpabilisation quand on loupe une réunion sur deux, c’est l’esprit du « nouveau » militantisme post-it, un engagement souple, humain, gouverné par le principe de plaisir... individuel. Prière de ne pas rigoler, j’ai moi aussi participé à théoriser cette vision d’un militantisme qui fait la part belle à l’humour, aux plaisirs de la commensalité ou de la découverte, et au dialogue qui se crée entre le groupe et ses... euh, membres, usagèr-e-s, consommateurs/rices ? A la fin, on ne sait plus bien, et le dialogue est à sens unique : « Si j’veux. »

      [...]
      En déconnectant droits et devoirs, participation politique et participation de fait, au nom de sa liberté individuelle, la petite bourgeoisie se met en mesure de jouir d’échanges non-équitables, de se vautrer dans la non-réciprocité. Si elle est incapable de se sentir redevable, si elle limite son engagement à son intérêt bien compris, elle consomme les espaces collectifs sans les nourrir, prenant pour acquis que d’autres vont s’y coller. Elle perd de vue le dessin global, qui est que nous créons ensemble le monde dans lequel nous sommes amené-e-s à vivre, et qu’il peut être sacrément moche quand les responsabilités sont à sens unique.

      Et comme pour l’instant, dans les milieux les plus conscientisés, l’exploitation des ressources et du travail produits au sud n’est pas une épine dans le pied (même pas merci le billet d’avion et la tablette, c’est un dû), je doute que la prise de conscience soit là...

    • Le truc, c’est justement de limiter le nombre de convives à table, pas de garantir à chacun son rond de serviette, on se retrouve avec @aude_v.
      L’élimination des surnuméraires a déjà commencé, même si cela se voit plus dans le sud que dans le nord : on fait de la simple survie une question d’argent et on retire l’argent. Rien de plus démonstratif que cela.

      Dans le sud, c’est donc l’accès à l’éducation et aux soins de base, ce genre de choses : personne ne veut payer les 2€ qui suffisent à sauver un enfant du palu. Mais la taille de l’économie informelle permet d’absorber le reste... pour l’instant, tant bien que mal, avec un très beau ratio de pertes, ce qui ne va pas être le cas du nord, comme vous avez pu le remarquer.

      Dans nos villes impossible de manger ou de boire et même de chier sans argent. Il n’existe tout simplement plus d’espace démarchandisés, sauf illégaux. Il suffit de voir avec quelle ardeur on pourchasse les clandos et les SDF qui tentent de se bricoler des abris de fortune : circulez, circulez, sans jamais vous reposer. Vous avez la liberté de circuler, pas celle de vous arrêter. Pour nous qui ne faisons que traverser l’espace public à petits pas pressés pour aller d’un lieu privé à un autre, il n’y a là rien à voir, ressentir ou comprendre. Mais trouve-toi sans destination dans nos grandes cités riches...

      Dans les cambrousses, ce n’est pas mieux : il n’existe en fait pratiquement plus d’autres espaces publics que les routes... où il faut circuler. Tout le reste est proprement délimité, grillagé, clôturé... chaque fois que je dois pisser dans un espace rural, c’est la galère : pas un chemin qui ne soit privé, pas un bosquet qui ne planque pas une maison, une exploitation agricole.

      Il n’existe aucun espace démonétisé.
      Ensuite, l’équation est simple : pour les prolétaires, la seule manière d’avoir accès à l’eau, l’abri, la nourriture, les soins, l’énergie, c’est l’argent. Cherchez de l’eau gratuite, vous verrez. La seule manière d’avoir de l’argent, c’est de travailler. Priver les prolétaires de travail et vous tenez entre les mains leur droit à vivre. Coupez les subsides et les surnuméraires devront se battre entre eux pour survivre une journée de plus. Darwin fera le job !

    • C’est marrant :

      Il ne s’agirait donc pas de rentrer dans une course contre les machines - mais d’inventer de nouvelles façons de travailler avec elles et redéfinir les conditions de vie pour les « humains obsolètes ». Et plus encore, d’agir par la loi pour transformer le système en profondeur : repenser en fonction de ce scénario l’éducation, l’entrepreneuriat et la politique fiscale

      comment tourner délibérément autour du grand tabou en l’évitant soigneusement ? Le noeud essentiel ça s’appelle « redistribution des richesses », et nul ne l’évoque. C’est la seule mécanique à laquelle on n’ose pas toucher dans ce monde où tout doit changer tout le temps, le seul archaïsme toujours rutilant..

      Parler de fiscalité y fait allusion, mais la fiscalité sera toujours un cataplasme de #charité si le fonctionnement capitaliste moyenâgeux pourvoyeur de rentes, de privilèges de propriété et de droit à la spéculation prédatrice perdure.. Pour le reste, la technologie, c’est du gadget...

    • J’ai du mal avec la gratuité, pour l’instant j’y vois l’invitation pour les surnuméraires (artistes, scribouillardsEs, précaires) de se mettre à dispo de la collectivité, qui le leur rendra si ça lui chante - et tiens, en fait non.
      C’est la gratuité dont @monolecte parle qu’il faut retrouver, d’usage de biens communs concrets. Je cherche à commander pour @lan02 une chronique sur les chemins ruraux, communaux et vicinaux dont la privatisation interdit ou à peu près de faire autrement qu’en caisse.
      Et l’habitat léger, s’il ne ressort par le droit de chacunE à être connectéE aux réseaux et s’en sort de manière autonome, m’évoque cette liberté qu’on a perdu, notamment avec le droit d’être connectéE.
      http://terreaterre.ww7.be/habitat-mobile-et-ou-ephemere.html
      Enfin, bref, c’est la misère et ça tient pas mal à notre liberté perdue de produire et d’échanger dans un cadre démocratique...

    • Ici, c’est la guerre des chemins : les gens s’approprient par extension les voiries publiques qui jouxtent leur sacro-sainte propriété et sortent la bave aux lèvres dès qu’on fait remarquer qu’il s’agit d’une confiscation de l’espace public. Et ce n’est rien face aux agriculteurs qui ont vite fait de passer un petit coup de charrue pour régler une servitude de passage qui gêne leur remembrement perso.
      Du coup, même randonner en cambrousse devient compliqué. Il faut pratiquement adhérer à une asso qui va négocier avec les riverains et agriculteurs des autorisations de passage à géométrie variable pour des accès qui devraient être publics.

    • Enfin, bref, c’est la misère et ça tient pas mal à notre liberté perdue de produire et d’échanger dans un cadre démocratique...

      @aude_v, tout à fait d’accord. Comme tu dis, il appartient aux gens (aux communautés d’habitants) de définir leurs besoins en terme de production et d’échange. Ce que défend initialement l’écologie politique, il me semble, c’est la liberté des communautés à décider par eux-mêmes, non ?

      J’avais tendance à voir dans l’expression « fin du travail », la « fin du travail esclave » et la nécessité de dépasser l’idéologie actuelle du travail.

    • @koldobika Les trois scénarios de Kempf ont déjà été testé implicitement dans le passé, alors on en connaît le résultat. Le modèle oligarchique a provoqué une destruction de la société par la guerre avec comme résultat une phase où le modèle écologique s’imposait pour faire place au modèle croissanciste une fois cette phase de réorganisation et d’accumulation de capital accomplie.

      La population de la ville de Berlin a augmenté jusqu’à 4,48 millions d’individus en 1942 suivi d’une chute brutale vers 3 millions en 1945/46 pour augmenter à nouveau jusqu’à environ 3,5 millions aujourd’hui.
      On peut se faire une idée de ces phases quand on regarde des photos du Tiergarten, l’immense parc du centre ville.

      Plan du parc de 1833 (la parte de Brandebourg à l’est se trouve en bas au centre)
      http://upload.wikimedia.org/wikipedia/de/1/1e/Tiergarten_1833.jpg

      Panorama estival du Tierparten aujourd’hui
      http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/e/eb/Berlin_Siegessaeule_Panorama.jpg

      Le parc transformé en potager après la famine de l’hiver 1945/46
      http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/4/4c/Bundesarchiv_Bild_183-H0813-0600-009%2C_Berlin-Tiergarten%2C_Gem%C3%BCsebeet_wird_gegossen.jpg
      http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/f/f1/Bundesarchiv_Bild_183-M1015-314%2C_Berlin%2C_baumloser_Tiergarten.jpg

      Photo aerienne permettant de situer les prises de vue
      http://commons.wikimedia.org/wiki/File:Berlin_Tiergarten_Siegess%C3%A4ule_Luftansicht.jpg

      Je crois que ça vaut la peine de s’engager pour empêcher ce cycle de trois phases de se répéter.

      #berlin #histoire

    • Comment limiter les prélèvements sur les ressources quand on observe aujourd’hui l’explosion mondiale du marché des tablettes numériques et des smartphones, alors que les entreprises de la « nouvelle économie » - particulièrement les entreprises de la Silicon Valley comme Google - et les opérateurs de téléphonie mobile, attendent 2 milliards d’abonnés à internet supplémentaires provenant des pays émergeants ou pauvres (inde, chine, etc) ?

      https://blog.mozilla.org/garykovacs/2013/02/bringing-the-worlds-next-2-billion-people-online

      Currently, less than a third of the world’s population are connected to the Internet. But two billion more people will come online in the next five years, primarily through mobile devices and in emerging markets. Every one of those two billion individuals has a unique voice, and an open system is necessary to help them find it.

      –-> traduction « Actuellement, moins d’1/3 de la population mondiale est connectée à l’internet. Mais 2 milliards d’habitants supplémentaires vont rejoindre le monde du Web dans les 5 prochaines années, principalement à travers des appareils mobiles et grâce aux nouvelles offres de marché. Chacune de ces personnes parmi ces 2 milliards est une unique voix, et un système ouvert est nécessaire pour les aider à la trouver. »

      Je pense qu’à l’ère numérique, l’accès à internet est un droit fondamental, et que chaque terrien doit pouvoir accéder et contribuer au monde de l’internet, d’une manière ou d’une autre. Internet me semble en effet un facteur important pour la démocratie. Mais dans un marché de 4 milliards de consommateurs connectés à internet - ça fait un peu bétail, mais bon - , je pense qu’il faudrait parvenir à optimiser l’usage de ces appareils, voire si c’est possible partager l’usage de ces appareils.

      #mozilla #firefoxos #sur-consommation

    • Sans compter la « démocratisation » de la voiture, du transport aérien... L’apparition d’une classe moyenne mondiale, c’est le truc qui enthousiaste, alors que c’est sur un modèle dépassé : la classe moyenne des pays riches est en train de se réduire et son mode de vie est insoutenable...
      J’ai passé plus de trois ans de trop dans une revue « écolo » ou on s’extasiait sur des infos comme ça et ça fait plaisir de lire que c’est inquiétant !

    • @aude_v, je pense que tu veux dire que la conscience environnementaliste (avec ses constats alarmistes) et celle qui observe la dégradation toujours plus poussée des conditions de vie ne suffiront pas, s’il n’y a pas de réelle volonté de changements des rapports humains : je pense que c’est pertinent de parler de nécessité de réciprocité dans les rapports humains, comme de parler de droits ET de devoirs. Il me semble que tu parles d’abord d’éthique dans les relations.

    • Et à l’échelle historique j’ai l’impression que ce déploiement d’internet sera une brève parenthèse, un feu de paille, par l’effet combiné de l’obsolescence programmée de ce matériel, de l’épuisement des métaux nécessaires à leur fabrication, et de la dé-démocratisation (d’internet, de la voiture, de l’avion) à mesure que le coût de l’énergie se fera sentir, combinée à un captage de richesses par une minorité.

    • Ce qui était le plus râlant, en fait, c’était que je posais la question dans les termes de @koldobika : on court derrière l’effet-rebond, il n’y a aucune efficacité qui fasse baisser la conso, et c’est des ressources de dingue qui sont utilisées à un rythme qui ne cesse d’augmenter.

      Et au lieu de ça, en s’extasiant devant la révolution Internet on perdait de vue le big picture (pour nous, les écolos, c’était la déplétion des ressources naturelles et les conflits qui s’ensuivent) et on s’engouffrait dans une voie qui n’avait pas besoin de nous pour être promue. Promue en mieux, puisque nos discours étaient vraiment indigents par rapport aux échos que j’entends ici, avec des gens comme @fil ou @rastapopoulos. Notre maître à penser sur Internet, c’était un gars qui avait écrit à la machine (merci le tipp-ex) et faxé son testament intellectuel, « La sortie du capitalisme a déjà commencé ». On y est pile, vous avez dû remarquer.

    • Notre maître à penser sur Internet, c’était un gars qui avait écrit à la machine (merci le tipp-ex) et faxé son testament intellectuel, « La sortie du capitalisme a déjà commencé ». On y est pile, vous avez dû remarquer.

      http://kinoks.org/spip.php?article214

      Produire ce que nous consommons et consommer ce que nous produisons est la voie royale de la sortie du marché. Elle nous permet de nous demander de quoi nous avons réellement besoin, en quantité et en qualité, et de redéfinir par concertation, compte tenu de l’environnement et des ressources à ménager, la norme du suffisant que l’économie de marché a tout fait pour abolir. L’autoréduction de la consommation, son autolimitation - le self-restraint - et la possibilité de recouvrer le pouvoir sur notre façon de vivre passent par là.

      Il est probable que les meilleurs exemples de pratiques alternatives en rupture avec le capitalisme nous viennent du Sud de la planète, si j’en juge d’après la création au Brésil, dans des favelas mais pas seulement, des « nouvelles coopératives » et des « pontos de cultura ». Claudio Prado, qui dirige le département de la « culture numérique » au ministère de la culture, déclarait récemment : « Le ’job’ est une espèce en voie d’extinction...

    • Pourtant une tout autre voie de sortie s’ébauche. Elle mène à l’extinction du marché et du salariat par l’essor de l’autoproduction, de la mise en commun et de la gratuité. On trouve les explorateurs et éclaireurs de cette voie dans le mouvement des logiciels libres, du réseau libre (freenet), de la culture libre qui, avec la licence CC (creative commons) rend libre (et libre : free signifie, en anglais, à la fois librement accessible et utilisable par tous, et gratuit) de l’ensemble des biens culturels - connaissances, logiciels, textes, musique, films etc. - reproductibles en un nombre illimité de copies pour un coût négligeable. Le pas suivant serait logiquement la production « libre » de toute la vie sociale, en commençant par soustraire au capitalisme certaines branches de produits susceptibles d’être autoproduits localement par des coopératives communales. Ce genre de soustraction à la sphère marchande s’étend pour les biens culturels où elle a été baptisée « out-cooperating », un exemple classique étant Wikipedia qui est en train d’« out-cooperate » l’Encyclopedia Britannica. L’extension de ce modèle aux biens matériels est rendue de plus en plus faisable grâce à la baisse du coût des moyens de production et à la diffusion des savoirs techniques requis pour leur utilisation. La diffusion des compétences informatiques, qui font partie de la « culture du quotidien » sans avoir à être enseignées, est un exemple parmi d’autres. L’invention fabbers, aussi appelés digital fabricators ou factories in a box - il s’agit d’une sorte d’ateliers flexibles transportables et installables n’importe où - ouvre à l’autoproduction locale des possibilités pratiquement illimitées.

      Écrit à la Remington, ça doit faire drôle. Et hop, encore la gratuité et toujours pas la réciprocité, d’autres échanges (immédiats ou non, formels ou non, monétaires ou non, mais gratuité et gratuité ça n’a jamais fait un échange).

    • À propos de biens communs, ce week-end on a revu un couple de nos connaissances qu’on avait pas vu depuis un baille, et dans notre conversation on a parlé d’accès aux terrains mais aussi de leurs voyages en Europe de l’est. Et de mettre les deux en rapports était assez saisissant.

      En fait ces dernières années ils sont allés plusieurs fois vers la Bosnie et le Monténégro avec leur fille, en camionnette retapée. Et là-bas, partout où ils sont allés, les gens n’ont pas de travail ou très peu. Mais ça reste très rural y compris dans les grandes villes. Et les gens ont à peu près tous un toit, un bout de terrain, des légumes, des poules, des cochons. Régulièrement ce couple cherchait un endroit où garer leur véhicule pour dormir sans déranger, mais à chaque fois qu’ils demandaient à quelqu’un pour être poli, ils finissaient toujours par se faire inviter chez les gens, à manger, etc. Et le lendemain ils partaient avec une poche de légumes et de pains alors qu’ils n’avaient rien demandé. Les gens n’ont pas de travail mais ils arrivent à manger et même à offrir des choses aux gens de passage.

      Chez nous, on a encore un peu de travail, on a trois ordis par foyer, mais à moins de faire partie du haut du panier, on a aucun toit à nous, aucun terrain, aucun moyen de se nourrir sans argent et donc sans travail (ou sans voler).

      L’ère post-travail (au sens capitaliste) devra avoir une grande part de ruralité, sinon je ne vois pas comment on peut parler d’émancipation individuelle. Pour pouvoir être socialement progressiste, il ne faut pas être en train de se monter les uns sur les autres pour subvenir à nos besoins de base.

      À nous de travailler (hihi) pour que le fait de revenir en arrière matériellement sur certains points, ne signifie pas revenir à l’ensemble d’une époque passée avec ses mauvais côtés sociaux inégalitaires. L’Histoire (et donc y compris l’histoire des conditions matérielles d’existence) n’est pas linéaire.

    • Illich décrit les vies développées comme des vies avec des coûts d’accès très élevés. Pas de caisse ? Dommage, parce que tu n’as plus les moyens d’aller à pied. Le TGV, c’est la fin des billets de train à un prix décent. Le meilleur pour touTEs ceusses qui peuvent se le payer. Et plus rien à côté.

    • Des fois je me dis que ça devrait pas être difficile de vivre bien. Si les terrains n’étaient pas à des prix prohibitifs, il y aurait moyen de se construire des habitats pour pas cher, et de produire une grosse partie de sa nourriture (ou en tout cas la partie qui coûte cher car gourmande en main d’œuvre) assez facilement. On y ajoute une énergie de chauffage performante (chaleur de décomposition, biogaz, poêles de masse qui prennent des brindilles), et finalement on a une base d’existence sécurisée. Après manque plus que de se mettre d’accord pour gérer le reste de manière sympa. Y aura moins d’entertainment , de gadgets, d’électricité, mais je pense que ça peut être une broutille pour la qualité de vie par rapport à des rues, places, etc aménagées pour que les gens y passent des moments agréables, à jouer au ballon, aux échecs ou aux dominos, à l’ombre des arbres, sans avoir peur qu’une voiture percute ses gosses.

      C’est mon utopie naïve à moi :)

    • L’ère post-travail (au sens capitaliste) devra avoir une grande part de ruralité, sinon je ne vois pas comment on peut parler d’émancipation individuelle. Pour pouvoir être socialement progressiste, il ne faut pas être en train de se monter les uns sur les autres pour subvenir à nos besoins de base.


      #démocratie #délibération #liberté
      Economie basée sur l’identification des besoins des habitants
      L’économie au service des habitants


  • De l’avenir d’une désillusion et d’une politique municipale de la race
    http://www.radiogrenouille.com/programmes-radio/grille/critiques-de-lavenir-dune-desillusion-et-dune-politique-municipale-

    Critiques reçoit Éric Fassin, professeur de Science Politique à Paris 8, qui a récemment publié « Gauche, l’avenir d’une désillusion », aux éditions Textuel, et contribué à l’ouvrage « Roms et riverains, une politique municipale de la race », avec Carine Fouteau, Serge Guichard et Aurélie Windels, paru aux éditions La Fabrique. Durée : 1h. Et ce mois-ci, dans Critiques, on parle donc de la gauche, des Roms, de la gauche et des Roms. Source : Radio Grenouille


  • Les #élections belges de 2014 (4) – Pourquoi je voterai #PTB-GO ! et pourquoi je ne crois ni à la #représentation ni au parlementarisme
    http://diffractions.info/2014-05-22-elections-belges-de-2014-4-pourquoi-je-voterai-ptb-go-et-p

    Cette triste campagne touche à sa fin. Les tracts électoraux s’amassent dans les boites aux lettres ; autant de mots jetés en pâture au néant et à l’oubli. Je me prends...

    #politique #démocratie #démocratie_directe #démocratie_radicale #élections_2014 #PTB-GO ! #socialisme #vote


  • Petit manuel pour les curieux à tendances révolutionnaires – Finir la #révolution ! La société autogérée pour sortir de la crise d’André Danet suivi d’une réponse de l’auteur
    http://diffractions.info/2014-05-13-petit-manuel-pour-les-curieux-a-tendances-revolutionnaires

    « [...] que le #socialisme n’est rien d’autre que l’organisation consciente par les hommes eux-mêmes de leur vie dans tous les domaines ; qu’il signifie donc la gestion de la production par...

    #philosophie #politique #revue_littéraire #auto-gestion #démocratie #démocratie_directe



  • ça fait du bien de rire parfois...
    Comme quoi bien entendu, le meilleur moyen de prendre une veste, c’est de commencer par la retourner.. :-)
    #ps
    #hollande
    #veste

    Premier secrétaire du Parti socialiste en 2008, François Hollande avait donné le 17 mars une conférence de presse pour commenter les résultats des élections municipales, catastrophiques pour l’UMP (42 villes basculant de droite à gauche)... Relire la fin de son discours, consacré à la portée nationale du scrutin, ne manque pas de sel.

    Hollande propose « un remaniement du Président lui-même », fustige les « promesses non tenues », suggère de donner un coup d’accélérateur au pouvoir d’achat. C’était l’époque où il souhaitait consolider la demande et ne croyait pas encore aux vertus supposées de « l’économie de l’offre »... Voici l’extrait :

    http://rue89.nouvelobs.com/2014/03/24/quand-hollande-commentait-message-municipales-2008-250928


  • La fin de la civilisation actuelle dans les prochaines décennie
    http://www.argotheme.com/organecyberpresse/spip.php?article2118

    La civilisation actuelle est vouée à la l’effondrement, selon une étude financée par la NASA. La recherche a été parrainée par le principal appareil l’agence américaine de l’exploration de l’espace, le « Goddard Space Flight Center ». Ce n’est pas une comète qui frapperait la Terre. Mais le cycle d’exploitation des ressources qui n’augure pas du bonheur ! La mise en évidence de la déchéance de la civilisation industrielle actuelle, semble inévitable prenant en compte le présent. Cette « fin de civilisation » (...)

    Insolite, informations atypiques, monde, étrange, inexplicable, réalité, faits, animaux, spécial,

    / #crise,_capitalisme,_économie,_justice,_Bourse, #Socialisme,_Amérique_Latine,_Chine,_marxisme,_égalité,_pauvreté,_justice,_sociale, Ecologie, environnement, nature, (...)

    #Insolite,informations_atypiques,_monde,_étrange,_inexplicable,_réalité,_faits,_animaux,_spécial, #Ecologie,_environnement,_nature,_animaux


  • Notre Dame des Landes : pour faire plier les opposants, Auxiette fait du chantage aux subventions - Reporterre
    http://www.reporterre.net/spip.php?article5540

    Le président du Conseil régional des Pays de la Loire, M. Auxiette enjoint les associations de la région de se désolidariser des occupants de la ZAD en affirmant que ceux-ci seraient des « casseurs et activistes radicaux ». Sinon, les subventions qu’elles reçoivent du conseil régional seraient remises en cause. Reporterre publie ce courrier étonnant.

    #NDDL


  • CIP-IDF > #Archives : CASH, journal de #chômeurs et précaires (1985-1989)
    http://www.cip-idf.org/article.php3?id_article=6875

    1985, c’était déjà « la crise », le #socialisme, l’#austérité, l’invocation de la croissance et de l’emploi qui sauvent… on s’en souvient moins, 1985 c’était aussi des #luttes de chômeurs et précaires, luttes auxquelles, en 1988, l’Etat répondit par l’instauration du #RMI
    C’est dire qu’à la veille d’une " réforme " annoncée du #RSA, on ne perdra pas son temps à fréquenter les textes mentionnés ci-après.

    Pour l’association des chômeurs et précaires de Paris et son journal CASH, l’auto-organisation des chômeurs et précaires suppose d’assumer une rupture préalable avec le « consensus pour l’emploi » et la glorification de l’entreprise ; pas question de « refaire (le) monde » sans procéder d’un #écart, adopter un point de vue dont une catégorie centrale est le refus de l’idéologie du travail . Voir par exemple ces deux tracts diffusés en mai 1985 :

    Les #chômeurs c’est la classe ! http://www.cip-idf.org/article.php3?id_article=5421

    Chômer payé !
    http://www.cip-idf.org/article.php3?id_article=5568

    Dix numéros du #journal #CASH sont disponibles en ligne en pdf sur le site Archives #Autonomies, fragments d’histoire, archives et sources de la gauche radicale et/ou extraparlementaire.

    http://archivesautonomies.org/spip.php?article309

    #idéologie_du_travail


  • 30 ans avant le « pacte de responsabilité »... Gattaz & Fils : Bluff repetita placent - L’Humanité
    http://www.humanite.fr/social-eco/gattaz-fils-bluff-repetita-placent-559957

    Difficile de démêler 
ce qui relève 
de la tragédie et ce qui renvoie à la farce, mais entre les socialistes et les patrons, entre Mitterrand puis Hollande et les Gattaz père et fils, 
l’histoire se répète, à trente ans de distance, du tournant au tête-à-queue. 
Au final, des cadeaux à gogo, beaucoup de promesses et très peu d’emplois…

    Selon le patriarche qui l’a maintes fois répété, c’est le 16  avril 1982 que tout se joue entre le gouvernement Mauroy et le CNPF. Ce jour-là, des mois avant le «  tournant  » de la rigueur, les socialistes jurent, en coulisses, qu’ils ne toucheront plus au temps de travail, qu’ils allégeront la taxe professionnelle et stabiliseront les prélèvements obligatoires. «  Cette promesse verbale, qui ne devait être confirmée par aucun accord écrit pour raison de discrétion vis-à-vis de la presse et aussi vis-à-vis des alliés communistes toujours soupçonneux, fut tenue sans défaillance pendant quinze ans, rapportera plus tard Yvon Gattaz. On peut s’étonner de la discrétion qui entoura cette décision importante. En fait, ni le gouvernement ni le CNPF n’avaient intérêt à crier victoire, il fut donc décidé que nous serions tous discrets et je pus, comme président du CNPF, affirmer aux journalistes nombreux sur le perron que seules quelques mesurettes d’atténuation avaient été tentées pour sauver les entreprises en danger.  »

    Alors que le fils Gattaz engage aujourd’hui le Medef dans une vaste opération de communication, avec distribution de pin’s à l’appui, autour du «  million d’emplois  » que les entreprises pourraient bien créer, sans engagement formel, si et seulement si l’État leur offre 100 milliards d’euros de baisse des cotisations sociales et des impôts, tout en libéralisant totalement le marché du travail ainsi que le droit social, le père Yvon a, également, durant son mandat multiplié les promesses de créations d’emplois par centaines de milliers contre quelques menus cadeaux au patronat.

    En juillet  1984, réclamant l’expérimentation pendant cinq ans d’«  emplois nouveaux à contraintes allégées  » (Enca), Yvon Gattaz met un marché sur la table  : si les socialistes acceptent de supprimer l’autorisation administrative préalable en cas de licenciement, de fermer les yeux sur les obligations sociales et fiscales liées aux seuils du nombre de salariés dans les entreprises et d’exonérer de taxes et de cotisations sur ces emplois, le CNPF pourrait créer «  471 000 emplois supplémentaires, dont 400 000 dès la première année  ». Devant les railleries que suscite ce chiffrage précis, Yvon Gattaz s’abrite derrière un obscur cabinet de conseils, Pragma, dont l’étude a été réalisée, on l’apprendra plus tard, à partir d’un sondage auprès de 230 chefs d’entreprise. En février  1985, dans l’Express, le président du CNPF en rajoute une couche, affirmant, toujours sur la base d’un sondage Pragma, que la suppression de l’autorisation administrative de licenciement «  peut à elle seule débloquer plus de 300 000 emplois nouveaux  ». D’après les travaux de l’Insee et du Plan, relayés par la presse à l’époque, cette mesure devait entraîner plutôt la destruction de 200 000 emplois, et dès la première année, là encore  !

    Faciliter les licenciements pour permettre les embauches, quelle idée de génie  ! Le 18  décembre 1985, sur Europe 1, un journaliste interpelle Yvon Gattaz  : «  Alors, les mesures immédiates que vous prendriez s’il y avait un changement de gouvernement  ? D’abord la liberté de licencier  ? Massacrer le Code du travail, comme dit l’Humanité ce matin  ?  » Et le patron des patrons de s’offusquer  : «  Oh, massacrer le Code du travail  ! Le résultat de cette suppression sera une embauche massive, nous la garantissons.  »

    Aujourd’hui, plus besoin de tour de passe-passe à la tête du Medef. L’année dernière, lors de la remise de la Légion d’honneur à Yvon Gattaz, «  un partenaire exigeant, mais toujours soucieux de construire une relation de confiance  », François Hollande avait rappelé la «  relation paradoxale  » qu’il avait su nouer avec François Mitterrand. Le mois dernier, lors de sa visite d’État aux États-Unis, le président de la République a fait applaudir Pierre Gattaz, empêtré dans un couac de communication sur le pacte de responsabilité. «  Il sera même dit que j’ai fait applaudir le président du Medef, a-t-il cru pouvoir blaguer. Je ne doute pas qu’il me rendra la pareille le moment venu, ça fait partie du pacte de responsabilité, je l’avoue.  » En 1993, se demandant si un gouvernement de droite aurait pu «  obtenir un tel consensus  » pour offrir autant de cadeaux au patronat, Yvon Gattaz s’était exclamé dans un bouquin  : «  Vive les socialistes  !  » Derrière l’ironie, l’histoire fait parfois des pieds de nez.

    Derrière les légendes, toujours le coup de pub
    http://www.humanite.fr/social-eco/derriere-les-legendes-toujours-le-coup-de-pub-559958

    Toujours disponible pour rudoyer les syndicats – qu’il rebaptise subtilement les «  saints-dicats  » – ou pour apprendre aux Français les joies héroïques de la création d’entreprise, Yvon Gattaz n’a rien aimé tant que raconter des histoires à ses contemporains. Un jour, en septembre 1986, alors que la droite revenue au pouvoir disserte sur les «  petits jobs  », le patron des patrons témoigne à la radio  : «  J’ai rencontré, moi, un garçon qui avait une maîtrise de lettres et qui pressait des oranges, il était ravi.  » Le problème, c’est que, parfois, certains posent des questions derrière  : à l’époque, l’Huma, en l’occurrence, avait cherché à obtenir du CNPF les coordonnées de ce jeune homme «  ravi  » de son boulot, mais, au terme d’une journée d’investigations de haut vol dans tous ses services, le patronat avait fini par éconduire notre journaliste, en lâchant le morceau  : «  Ah mais vous êtes obsédé par cette opération de relations publiques  !  »

    (...)

    Au bout du compte, Yvon Gattaz invite à prendre exemple sur les Américains, «  toujours prêts à s’investir dans une nouvelle aventure  ». «  Lorsque nous avons fermé une usine dans le Connecticut, décrit-il, nous avons été surpris par les réactions positives des salariés, prêts à se mettre à leur compte dans les domaines les plus variés, par exemple gérant de station-service, avec l’appui moral de leur famille et de leurs amis, toujours prêts à les aider dans ces nouvelles aventures.  » Où peut-on joindre ces «  ravis  » licenciés, monsieur Gattaz  ?

    #patronat #pacte_de_responsabilité #travail #emploi

    • Ah, enfin ! Systématiquement daté de 1983 (blocage des salaires), le « #tournant_de_la_rigueur » commence à prendre place dans une #chronologie moins falsifiée.
      1982 est aussi l’année où La CFDT et le PS ont diminué les droits de tous les chômeurs, pour « sauver l’Unedic »... C’est de ce moment que datent des « filières d’indemnisation » qui lient étroitement la durée d’alloc’ à la durée antérieure d’emploi, ce qui n’était pas le cas précédemment.
      C’est cette décision qui a été à l’origine de ce qui fut appelé les "Nouveaux pauvres" durant toutes
      ces années 80 où l’#entreprise ( remember Tapie) fut glorifiée par le parti au pouvoir.
      C’est à ce moment que la majorité des chômeurs deviennent non indemnisées.

      Aujourd’hui, le principe central qui règle le fonctionnement de l’Unedic, c’est « un jour cotisé, un jour chômé ». Merci patron.

      #socialisme


  • Le #socialisme mystifié (Combat, 21 novembre 1946)
    http://diffractions.info/2014-02-24-le-socialisme-mystifie-combat-21-novembre-1946

    Diffractions a le plaisir de présenter, avec l’accord des Éditions Gallimard et de la succession d’Albert Camus, un second texte, « Le socialisme mystifié » publié dans Combat le 21...

    #centenaire_Albert_Camus #Albert_Camus #marxisme


  • #Notre_Dame_des_Landes : Suivi en #direct de la manif du 22 février #Paris-Luttes.info
    https://paris-luttes.info/nantes-notre-dame-des-landes-suivi

    Le point sur la manif du 22 février à #Nantes par quelques Parisiens sur place. Article mis à jour régulièrement .

    Le parcours de la #manifestation a été interdit.
    Le gouvernement PS #CAC_40 - ou la sociale démocratie #Vinci, comme vous voudrez - cherche à diviser des opposants dont la diversité comme les contradictions sont réelles... sans y être parvenu jusqu’alors.

    #action_collective #lutte #police #socialisme #vitrine


  • L’anthologie libérale de dix socialistes - regards.fr
    http://www.regards.fr/web/l-anthologie-liberale-de-dix,7498
    http://www.regards.fr/local/cache-vignettes/L460xH265/jean-marie-le-guen-cff7e.jpg

    Ou comment des parlementaires PS fustigent la « rigidité » du Code du travail, ânonnent la vulgate droitière sur « nos corporatismes, nos conservatismes et nos égoïsmes » et félicitent François Hollande de « s’élever au dessus des préjugés et des tabous idéologiques »...

    Il est parfois des découvertes qui laissent pantois. Ainsi de cette phrase : « Pour l’emploi, il faudra que F. Hollande s’attaque à un ultime et redoutable tabou national : celui des rigidités d’un code du travail qui, de protecteur du salarié, est devenu un puissant répulsif de l’emploi ». Et là, on se dit : Pierre Gattaz, tu exagères, il faut toujours que tu en rajoutes. D’abord, avec le Pacte de responsabilité, tu es déjà bien servi, ensuite, l’Accord national interprofessionnel (ANI) signé le 11 janvier 2013 par trois syndicats (CFE-CGC, CFDT, CFTC) et l’ensemble des organisations patronales (MEDEF, UPA, CGPME) a accordé de nouveaux outils de flexibilité aux entreprises. Oui mais voilà, cette phrase n’émane ni des cercles du patronat français, ni des secteurs les plus libéraux de l’UMP mais d’un texte signé par dix parlementaires socialistes, "Pacte de responsabilité : le pari audacieux de F. Hollande".
    Poncifs ultralibéraux

    Anciens aficionados de Dominique Strauss-Kahn, ces députés et sénateurs dont Jean-Marie Le Guen ou Christophe Caresche députés de Paris se livrent à une véritable anthologie du renoncement. Fini les faux semblants, les ruses de la raison pour préserver un petit vernis progressiste, le discours s’affirme résolument libéral : « en donnant la priorité à une politique économique dite "de l’offre", F. Hollande transgresse la frontière entre les prétendus "libéraux de droite" et "keynésiens de gauche" ». Les « prétendus libéraux de droite », il faut oser : jusque là seuls des sites ultralibéraux comme atlantico.fr occupaient ce créneau. Il faut croire que depuis la conférence de presse de François Hollande, toutes les digues ont cédé au sein du Parti Socialiste.

    Le Monde, rendant compte d’une étude lexicale des discours du président de la République, vient de publier "La sarkozysation du discours hollandais"… L’étonnante tribune de ces dix socialistes reprend quant à elle tous les poncifs ultra-libéraux : « la France, comblée d’atouts mais aussi percluse de conservatismes », « le vieux et inavouable corporatisme de nos corps intermédiaires » ou encore « les abus et les dérives de nos dépenses sociales ». Il y a peu, de tels propos exprimés, même avec un luxe de précaution, par l’UMP auraient suscité une levée de boucliers. Qu’ils puissent sans ambages être proférés par des parlementaires bien installés dans l’appareil socialiste en dit long sur la dégradation du rapport de forces et l’état du PS.
    « Essayer aujourd’hui toutes les solutions »

    Avec son Pacte de responsabilité, le gouvernement laisse miroiter d’éventuelles contreparties en matière d’embauches. Chacun le sait, il n’en sera rien, et la tribune le reconnaît sans difficulté : « Si F. Hollande a le mérite d’affronter le problème du coût du travail, on peut douter qu’il obtienne en contrepartie des engagements fermes d’embauche dans un contexte économique très incertain ». Mais pas de souci car le véritable problème pour l’emploi c’est « la rigidité du code du travail ».

    Les convictions, la volonté d’un peu de justice sociale – on ne parle pas ici de transformation de la société, abandonnée depuis belle lurette –, c’est terminé. Désormais, « on caractérise un homme d’État par sa capacité à s’élever au dessus des préjugés et des tabous idéologiques de son camp pour faire prévaloir une vision de l’intérêt supérieur du pays » . Et le texte de conclure : « il faut essayer aujourd’hui toutes les solutions que nos retenues idéologiques, nos conservatismes et nos égoïsmes, ont trop longtemps interdites à la France ». Reconnaissons aux signataires de cette tribune, qu’effectivement, il n’y a plus aucune retenue.

    Ce texte est une nouvelle illustration de ce qu’incarne le quinquennat de François Hollande : l’adieu définitif à la gauche. Ce n’est pas une bonne nouvelle, mais c’est une réalité à laquelle il faut désormais se confronter.

    nous ne sommes jamais trahis que par ceux que l’on croyait les notre ! pour ma part, 2012 était la dernière année où je votais ps... le parti socialiste se nourrit depuis longtemps déjà des trahisons qu’il a infligé à la gauche... Je me demande comment ses larbins, ses cireurs de pompes, ses mangeurs de soupe à nos frais peuvent encore le matin se regarder devant leur miroir... comment peut-on se dire de gauche et pratiquer une telle politique laminoire pour le plus grand nombre au profit du plus petit nombre, ils ramassent les miettes d’un patronat qui n’en demande pas tant !!! cette pseudo crise qui nous éreinte depuis près de 40 ans est leur fond de commerce... les politiques sont morts et le politique se meurt..

    #Code-du-travail
    #vulgate-droitière


  • La mesure d’Albert Camus. Un réalisme émancipateur
    http://diffractions.info/2014-02-04-la-mesure-dalbert-camus-un-realisme-emancipateur-2

    « Non, le pouvoir rend fou celui qui le détient. ». « L’homme n’est pas entièrement coupable, il n’a pas commencé l’histoire ; ni tout à fait innocent puisqu’il la continue. Ceux qui passent...

    #centenaire_Albert_Camus #philosophie #politique #absurde #Albert_Camus #anarchie #anarchisme #morale #philosophie_politique #révolte #socialisme #zapatisme


  • Ayrault : « L’objectif n’est pas le grand soir fiscal »
    http://www.lemonde.fr/politique/article/2014/01/24/ayrault-l-objectif-n-est-pas-le-grand-soir-fiscal_4353740_823448.html

    Notre politique ne consiste pas à faire des « cadeaux » aux patrons mais à soutenir les entreprises, c’est-à-dire les entrepreneurs et les salariés. Pour remettre en marche le pays et créer des emplois.

    #assistanat (aux entreprises) #socialisme #Coluche (paraphrasé et renversé)

    Il y a un an, vous plaidiez pour un « nouveau modèle français », vous évoquiez des #droits_nouveaux. Où sont-ils ?

    La réforme des #retraites a permis des avancées sur la pénibilité, le projet de loi sur l’#égalité hommes-femmes est sur le point d’être voté. Cela faisait douze ans qu’aucune avancée ne s’était produite dans ce domaine ! La loi sur la consommation, le compte individuel de #formation ou les nouveaux droits à la complémentaire #santé, tout cela change le quotidien. Et je n’oublie pas le mariage pour tous. La gauche convainc quand elle porte ses valeurs, pas quand elle cache son drapeau.

    #crapule #movida_d'état



  • Comment mettre fin aux cotisations familiales ?
    http://www.lemonde.fr/politique/article/2014/01/14/comment-mettre-fin-aux-cotisations-familiales_4347962_823448.html

    Le président François #Hollande a promis, mardi 14 janvier, de mettre fin aux cotisations familiales pour les entreprises et les travailleurs indépendants, lors de sa troisième conférence de presse à l’Elysée. « Je fixe un nouvel objectif, c’est que d’ici à 2017, pour les entreprises et pour les travailleurs indépendants, ce soit la fin des cotisations familiales. Cela représente 30 milliards d’euros de charges […] », a affirmé le chef de l’Etat.
    « La discussion portera donc sur l’avenir du crédit #compétitivité emploi, comment il peut s’inscrire dans ce processus, et sur le mode de financement de la protection sociale », a ajouté François Hollande. « C’est la condition pour que les entreprises retrouvent de la marge (…)

    Sur un total de 700 milliards d’euros de rémunérations versés par les entreprises – dont environ 170 milliards de cotisations –, le basculement des cotisations famille représenterait un allégement de 5 %. Rapporté au coût global de production, cela ne représente tout au plus qu’un peu plus de 1 %. Pas vraiment le « choc de compétitivité » attendu. Une variation du taux de change de l’euro ou des prix de l’énergie suffit à l’annihiler.

    Dès lors, pour les entreprises, toujours dans l’incertitude quant aux perspectives de demande, la tentation reste d’utiliser ces baisses du coût du travail pour reconstituer leurs marges plutôt que pour embaucher. Au risque que le « donnant-donnant » se mue en marché de dupes.

    Voir aussi comment le « sarkozysme » du PS inquiéte jusqu’à dans ses rangs, etc : http://seenthis.net/messages/217082

    #Assistanat_aux_entreprises #austérité #socialisme_HEC_CAC40


  • Deux fois plus d’évacuations de Roms en 2013 qu’en 2012
    http://www.lemonde.fr/societe/article/2014/01/14/deux-fois-plus-d-expulsions-de-roms-en-2013-qu-en-2012_4347670_3224.html

    Le gouvernement a procédé en 2013 à un nombre record d’#évacuations de #campements #roms, avec près de 20 000 personnes expulsées, deux fois plus qu’en 2012, selon un rapport présenté mardi 14 janvier par la Ligue des droits de l’homme (LDH) et l’European Roma Rights Center (ERRC).

    #Valls #socialisme #xénophobie_d'état


  • Barbara Romagnan (députée PS du Doubs) : «  Cela fait des années qu’on baisse les cotisations sans que le chômage diminue  », Actualités
    http://www.lesechos.fr/economie-politique/politique/actu/0203237753151-barbara-romagnan-cela-fait-des-annees-qu-on-baisse-les-cotisa

    Vous avez déclaré mardi à huis clos que les vœux de François Hollande « auraient pu être prononcés par Nicolas Sarkozy  ». Qu’est-ce qui vous à tant déplu  ?
    L’idée de baisser les cotisations patronales pour restaurer les marges des entreprises et penser qu’elles embaucheront ensuite est une solution prônée d’habitude par la droite qui n’a pas fait la preuve de son efficacité. Cela fait des années que l’on baisse les cotisations sociales sans que cela fasse reculer le chômage.

    On se lâche au PS, heureusement c’est à #huis_clos !

    • Ce matin, ça cause beaucoup de l’annonce du dézingage des allocations familiales, avec en contrepartie sonnante et trébuchante (surtout trébuchante) la création de l’observatoire des contreparties qui sera chargé de vérifier que les employeurs emploient plus, et où seront nommés les nombreux.ses créancier.es de nos politiques, à n’en pas douter.

      J’y crois pas qu’on puisse à ce point débiter des énormités pareilles sans être pris à parti par les journalistes... Là, c’est sûr, on ne lui demande pas au politique « avec quoi allez vous financer cette dépense somptuaire ? ». Ce genre de questions, on ne les pose qu’aux gauchistes haineux, désireux de redistribuer un petit peu...

    • 50 milliard d’€ d’économie, 30 milliard de subs aux patrons, on voit bien qu’il est question de durcir à outrance la politique d’#austérité. Le #socialisme de la synthèse chercher à hybrider ici les « modèles » du New Labour anglais (une persécution bureaucratique et sécuritaire des pauvres), de la paupérisation grecque et du plein emploi allemand. Pendant que l’Allemagne va à pas de tortue vers un #salaire minimum, la France ne se suffit pas des mesures de #précarisation et d’assistance aux entreprises promulguées depuis près de 40 ans (dont les pharaoniques « allégements de charges »).
      Il est donc encore et toujours question de « faire baisser le coût du travail », mais cette fois en ayant en tête le modèle allemand de précarisation des salariés, une balkanisation accrue des travailleurs selon leurs statuts et leur accès au revenu, balkanisation qui va jusqu’au sacrifice expiatoire des vieux salariés pauvres, eux dont l’espérance de vie est pour la première fois en train de baisser, sans guerre ou catastrophe naturelle ou sanitaire, mais bien dans une société plus riche que jamais (voir Dette et austérité, le modèle allemand du plein emploi précaire, http://www.cip-idf.org/article.php3?id_article=6023)....

      La déclaration de Hollande sur la nécessité de préserver les droits des #chômeurs (lesquels ? plus de la moitié des chômeurs est non indemnisé, l’immense majorité des chômeurs de moins de 25 ans sont dans cette situation tout en étant interdits de #RSA de par la bonté des socialistes depuis l’instauration du RMI en 1989) affiche de bonnes intentions, mais ce sur quoi parie le socialisme HEC CAC 40 c’est bien une augmentation du nombre déjà grand des « chômeurs en activité à temps réduit », c’est à dire de chômeurs parfaitement disponibles à bas prix pour les besoins des entreprises (« publiques » ou « privèes »). Et il est vrai que pour garder les chômeurs disponibles à l’emploi, il faut que ces derniers ne soient pas tout en train de crever de faim dans les caves, les bois et les rues.

      On nous refait aujourd’hui le coup du respect, de la dignité minimale, tout comme le gouvernement Jospin l’avait fait en 1997/98 (voir À gauche poubelle, précaires rebelles, http://www.cip-idf.org/article.php3?id_article=5374). Sauf que l’on doit se souvenir que le grand méchant loup du profit n’est pas tout à fait un adepte des sucreries, que les #gestionnaires de l’#économie ont aussi été formés pour parler doux tandis qu’ils serrent dans leur main le couteau avec lequel ils nous dépècent quotidiennement. Et sans phrases. L’expression « comme en 14 » pourrait bien désigner au XXIe autre chose que l’industrialisation massive de la guerre qui avait ouvert le XXe siècle...

      Les « avancées sociétales » concédées par le PS (la modernisation du mariage ou celle promise sur la fin de vie) ne sont que des alibis, elles visent une vie individuelle et une intimité que nos hiérarques n’ont de cesse de détruire en masse, sous la #schlague_économique et le contrôle sécuritaire

      Mais nous avons le choix, soit, comme on l’exige de nous, tâcher de survivre dans le « bonne chance à chacun et que les meilleurs s’en sortent », soit inventer un nouvel égoïsme collectif et égalitaire, former des communautés de lutte suffisamment puissantes pour s’opposer efficacement au seul collectivisme réellement existant actuellement qui est celui des nantis.

      Fin des #cotisations patronales pour les familles, une victoire pour le Medef
      http://www.lemonde.fr/emploi/article/2014/01/14/la-fin-des-cotisations-patronales-pour-les-familles-une-victoire-pour-le-med

      #allocations_familiales


  • Pantin : contre l’expulsion du 2 rue Lakanal
    http://paris-luttes.info/pantin-contre-l-expulsion-du-2-rue

    L’ancienne gendarmerie de #Pantin, laissée vide pendant près de deux ans, est squattée depuis quelques temps par quelques habitants. Son propriétaire, le Conseil Général de #Seine-Saint-Denis a expédié l’affaire, faisant juger son expulsion au mois de décembre. Le texte qui suit relate l’affaire et donne quelques éléments sur le contexte d’une ville qui fait tout pour éloigner ses habitants au profit d’une faune plus friquée.

    #urbanisme #squatt #expulsion #socialisme


  • Paris : Plusieurs animateurs de la ville privés de #salaire depuis septembre
    http://www.20minutes.fr/societe/1273285-20140113-paris-plusieurs-animateurs-ville-prives-salaire-depuis-se

    ...beaucoup d’animateurs des 6e et 14e arrondissements de #Paris, chargés d’encadrer le temps périscolaire, n’ont tout simplement pas été payés depuis septembre. Ou alors partiellement, avec des versements d’acomptes. « On nous dit qu’on est indispensables mais ils nous traitent comme si on ne servait à rien », s’agace Alinka.

    #précarité #socialisme

    • Pour faire passer la réforme sur les rythmes scolaires dans les #écoles parisiennes, le maire Delanoë avait assuré d’embaucher foule d’#animateurs. Pas sans couacs, puisque depuis septembre les animateurs s’étaient mis en grève à plusieurs reprises (avec là-encore bien des promesses de la mairie) [cf http://paris-luttes.info/greve-dans-les-ecoles-ce-mardi-des].

      Eh bien, on apprend maintenant que ces animateurs ne sont pas ou pas intégralement payés.

      Voici le communiqué de la CNT Solidarité Ouvrière :

      De nombreux animateurs et animatrices exerçant dans les écoles primaires de Paris n’ont pas perçu leur salaire depuis la rentrée scolaire de septembre 2013 ou de manière très partielle.

      Cette situation entraîne pour eux des préjudices graves : absence de justificatif de salaire pour postuler à un logement, blocage de carte bancaire, non-paiement des loyers, assortis des pénalités financières habituelles. Des cas de dépressions ont été signalés.
      Le dysfonctionnement proviendrait d’un « problème informatique » mais découle en réalité de l’absence d’anticipation de la réorganisation due aux nouveaux rythmes scolaires.
      Cette situation est inacceptable ! Le salaire est la contrepartie du travail fourni et l’employeur ne peut se soustraire à cette obligation, pour quelque motif que ce soit.
      La Syndicat CNT-Solidarité Ouvrière des Travailleurs de l’Education de la région parisienne a saisi de ce problème les services de la DASCO, le Maire de Paris et sa première adjointe, candidate à sa succession.

      Paris le 11 janvier 2013

      À lire également, le texte d’une institutrice sur la colère qui couve dans les écoles.
      http://paris-luttes.info/rythmes-scolaires-dans-les-ecoles