• ça fait du bien de rire parfois...
    Comme quoi bien entendu, le meilleur moyen de prendre une veste, c’est de commencer par la retourner.. :-)
    #ps
    #hollande
    #veste

    Premier secrétaire du Parti socialiste en 2008, François Hollande avait donné le 17 mars une conférence de presse pour commenter les résultats des élections municipales, catastrophiques pour l’UMP (42 villes basculant de droite à gauche)... Relire la fin de son discours, consacré à la portée nationale du scrutin, ne manque pas de sel.

    Hollande propose « un remaniement du Président lui-même », fustige les « promesses non tenues », suggère de donner un coup d’accélérateur au pouvoir d’achat. C’était l’époque où il souhaitait consolider la demande et ne croyait pas encore aux vertus supposées de « l’économie de l’offre »... Voici l’extrait :

    http://rue89.nouvelobs.com/2014/03/24/quand-hollande-commentait-message-municipales-2008-250928


  • La fin de la civilisation actuelle dans les prochaines décennie
    http://www.argotheme.com/organecyberpresse/spip.php?article2118

    La civilisation actuelle est vouée à la l’effondrement, selon une étude financée par la NASA. La recherche a été parrainée par le principal appareil l’agence américaine de l’exploration de l’espace, le « Goddard Space Flight Center ». Ce n’est pas une comète qui frapperait la Terre. Mais le cycle d’exploitation des ressources qui n’augure pas du bonheur ! La mise en évidence de la déchéance de la civilisation industrielle actuelle, semble inévitable prenant en compte le présent. Cette « fin de civilisation » (...)

    Insolite, informations atypiques, monde, étrange, inexplicable, réalité, faits, animaux, spécial,

    / #crise,_capitalisme,_économie,_justice,_Bourse, #Socialisme,_Amérique_Latine,_Chine,_marxisme,_égalité,_pauvreté,_justice,_sociale, Ecologie, environnement, nature, (...)

    #Insolite,informations_atypiques,_monde,_étrange,_inexplicable,_réalité,_faits,_animaux,_spécial, #Ecologie,_environnement,_nature,_animaux


  • Notre Dame des Landes : pour faire plier les opposants, Auxiette fait du chantage aux subventions - Reporterre
    http://www.reporterre.net/spip.php?article5540

    Le président du Conseil régional des Pays de la Loire, M. Auxiette enjoint les associations de la région de se désolidariser des occupants de la ZAD en affirmant que ceux-ci seraient des « casseurs et activistes radicaux ». Sinon, les subventions qu’elles reçoivent du conseil régional seraient remises en cause. Reporterre publie ce courrier étonnant.

    #NDDL


  • CIP-IDF > #Archives : CASH, journal de #chômeurs et précaires (1985-1989)
    http://www.cip-idf.org/article.php3?id_article=6875

    1985, c’était déjà « la crise », le #socialisme, l’#austérité, l’invocation de la croissance et de l’emploi qui sauvent… on s’en souvient moins, 1985 c’était aussi des #luttes de chômeurs et précaires, luttes auxquelles, en 1988, l’Etat répondit par l’instauration du #RMI
    C’est dire qu’à la veille d’une " réforme " annoncée du #RSA, on ne perdra pas son temps à fréquenter les textes mentionnés ci-après.

    Pour l’association des chômeurs et précaires de Paris et son journal CASH, l’auto-organisation des chômeurs et précaires suppose d’assumer une rupture préalable avec le « consensus pour l’emploi » et la glorification de l’entreprise ; pas question de « refaire (le) monde » sans procéder d’un #écart, adopter un point de vue dont une catégorie centrale est le refus de l’idéologie du travail . Voir par exemple ces deux tracts diffusés en mai 1985 :

    Les #chômeurs c’est la classe ! http://www.cip-idf.org/article.php3?id_article=5421

    Chômer payé !
    http://www.cip-idf.org/article.php3?id_article=5568

    Dix numéros du #journal #CASH sont disponibles en ligne en pdf sur le site Archives #Autonomies, fragments d’histoire, archives et sources de la gauche radicale et/ou extraparlementaire.

    http://archivesautonomies.org/spip.php?article309

    #idéologie_du_travail


  • 30 ans avant le « pacte de responsabilité »... Gattaz & Fils : Bluff repetita placent - L’Humanité
    http://www.humanite.fr/social-eco/gattaz-fils-bluff-repetita-placent-559957

    Difficile de démêler 
ce qui relève 
de la tragédie et ce qui renvoie à la farce, mais entre les socialistes et les patrons, entre Mitterrand puis Hollande et les Gattaz père et fils, 
l’histoire se répète, à trente ans de distance, du tournant au tête-à-queue. 
Au final, des cadeaux à gogo, beaucoup de promesses et très peu d’emplois…

    Selon le patriarche qui l’a maintes fois répété, c’est le 16  avril 1982 que tout se joue entre le gouvernement Mauroy et le CNPF. Ce jour-là, des mois avant le «  tournant  » de la rigueur, les socialistes jurent, en coulisses, qu’ils ne toucheront plus au temps de travail, qu’ils allégeront la taxe professionnelle et stabiliseront les prélèvements obligatoires. «  Cette promesse verbale, qui ne devait être confirmée par aucun accord écrit pour raison de discrétion vis-à-vis de la presse et aussi vis-à-vis des alliés communistes toujours soupçonneux, fut tenue sans défaillance pendant quinze ans, rapportera plus tard Yvon Gattaz. On peut s’étonner de la discrétion qui entoura cette décision importante. En fait, ni le gouvernement ni le CNPF n’avaient intérêt à crier victoire, il fut donc décidé que nous serions tous discrets et je pus, comme président du CNPF, affirmer aux journalistes nombreux sur le perron que seules quelques mesurettes d’atténuation avaient été tentées pour sauver les entreprises en danger.  »

    Alors que le fils Gattaz engage aujourd’hui le Medef dans une vaste opération de communication, avec distribution de pin’s à l’appui, autour du «  million d’emplois  » que les entreprises pourraient bien créer, sans engagement formel, si et seulement si l’État leur offre 100 milliards d’euros de baisse des cotisations sociales et des impôts, tout en libéralisant totalement le marché du travail ainsi que le droit social, le père Yvon a, également, durant son mandat multiplié les promesses de créations d’emplois par centaines de milliers contre quelques menus cadeaux au patronat.

    En juillet  1984, réclamant l’expérimentation pendant cinq ans d’«  emplois nouveaux à contraintes allégées  » (Enca), Yvon Gattaz met un marché sur la table  : si les socialistes acceptent de supprimer l’autorisation administrative préalable en cas de licenciement, de fermer les yeux sur les obligations sociales et fiscales liées aux seuils du nombre de salariés dans les entreprises et d’exonérer de taxes et de cotisations sur ces emplois, le CNPF pourrait créer «  471 000 emplois supplémentaires, dont 400 000 dès la première année  ». Devant les railleries que suscite ce chiffrage précis, Yvon Gattaz s’abrite derrière un obscur cabinet de conseils, Pragma, dont l’étude a été réalisée, on l’apprendra plus tard, à partir d’un sondage auprès de 230 chefs d’entreprise. En février  1985, dans l’Express, le président du CNPF en rajoute une couche, affirmant, toujours sur la base d’un sondage Pragma, que la suppression de l’autorisation administrative de licenciement «  peut à elle seule débloquer plus de 300 000 emplois nouveaux  ». D’après les travaux de l’Insee et du Plan, relayés par la presse à l’époque, cette mesure devait entraîner plutôt la destruction de 200 000 emplois, et dès la première année, là encore  !

    Faciliter les licenciements pour permettre les embauches, quelle idée de génie  ! Le 18  décembre 1985, sur Europe 1, un journaliste interpelle Yvon Gattaz  : «  Alors, les mesures immédiates que vous prendriez s’il y avait un changement de gouvernement  ? D’abord la liberté de licencier  ? Massacrer le Code du travail, comme dit l’Humanité ce matin  ?  » Et le patron des patrons de s’offusquer  : «  Oh, massacrer le Code du travail  ! Le résultat de cette suppression sera une embauche massive, nous la garantissons.  »

    Aujourd’hui, plus besoin de tour de passe-passe à la tête du Medef. L’année dernière, lors de la remise de la Légion d’honneur à Yvon Gattaz, «  un partenaire exigeant, mais toujours soucieux de construire une relation de confiance  », François Hollande avait rappelé la «  relation paradoxale  » qu’il avait su nouer avec François Mitterrand. Le mois dernier, lors de sa visite d’État aux États-Unis, le président de la République a fait applaudir Pierre Gattaz, empêtré dans un couac de communication sur le pacte de responsabilité. «  Il sera même dit que j’ai fait applaudir le président du Medef, a-t-il cru pouvoir blaguer. Je ne doute pas qu’il me rendra la pareille le moment venu, ça fait partie du pacte de responsabilité, je l’avoue.  » En 1993, se demandant si un gouvernement de droite aurait pu «  obtenir un tel consensus  » pour offrir autant de cadeaux au patronat, Yvon Gattaz s’était exclamé dans un bouquin  : «  Vive les socialistes  !  » Derrière l’ironie, l’histoire fait parfois des pieds de nez.

    Derrière les légendes, toujours le coup de pub
    http://www.humanite.fr/social-eco/derriere-les-legendes-toujours-le-coup-de-pub-559958

    Toujours disponible pour rudoyer les syndicats – qu’il rebaptise subtilement les «  saints-dicats  » – ou pour apprendre aux Français les joies héroïques de la création d’entreprise, Yvon Gattaz n’a rien aimé tant que raconter des histoires à ses contemporains. Un jour, en septembre 1986, alors que la droite revenue au pouvoir disserte sur les «  petits jobs  », le patron des patrons témoigne à la radio  : «  J’ai rencontré, moi, un garçon qui avait une maîtrise de lettres et qui pressait des oranges, il était ravi.  » Le problème, c’est que, parfois, certains posent des questions derrière  : à l’époque, l’Huma, en l’occurrence, avait cherché à obtenir du CNPF les coordonnées de ce jeune homme «  ravi  » de son boulot, mais, au terme d’une journée d’investigations de haut vol dans tous ses services, le patronat avait fini par éconduire notre journaliste, en lâchant le morceau  : «  Ah mais vous êtes obsédé par cette opération de relations publiques  !  »

    (...)

    Au bout du compte, Yvon Gattaz invite à prendre exemple sur les Américains, «  toujours prêts à s’investir dans une nouvelle aventure  ». «  Lorsque nous avons fermé une usine dans le Connecticut, décrit-il, nous avons été surpris par les réactions positives des salariés, prêts à se mettre à leur compte dans les domaines les plus variés, par exemple gérant de station-service, avec l’appui moral de leur famille et de leurs amis, toujours prêts à les aider dans ces nouvelles aventures.  » Où peut-on joindre ces «  ravis  » licenciés, monsieur Gattaz  ?

    #patronat #pacte_de_responsabilité #travail #emploi

    • Ah, enfin ! Systématiquement daté de 1983 (blocage des salaires), le « #tournant_de_la_rigueur » commence à prendre place dans une #chronologie moins falsifiée.
      1982 est aussi l’année où La CFDT et le PS ont diminué les droits de tous les chômeurs, pour « sauver l’Unedic »... C’est de ce moment que datent des « filières d’indemnisation » qui lient étroitement la durée d’alloc’ à la durée antérieure d’emploi, ce qui n’était pas le cas précédemment.
      C’est cette décision qui a été à l’origine de ce qui fut appelé les "Nouveaux pauvres" durant toutes
      ces années 80 où l’#entreprise ( remember Tapie) fut glorifiée par le parti au pouvoir.
      C’est à ce moment que la majorité des chômeurs deviennent non indemnisées.

      Aujourd’hui, le principe central qui règle le fonctionnement de l’Unedic, c’est « un jour cotisé, un jour chômé ». Merci patron.

      #socialisme


  • Le #socialisme mystifié (Combat, 21 novembre 1946)
    http://diffractions.info/2014-02-24-le-socialisme-mystifie-combat-21-novembre-1946

    Diffractions a le plaisir de présenter, avec l’accord des Éditions Gallimard et de la succession d’Albert Camus, un second texte, « Le socialisme mystifié » publié dans Combat le 21...

    #centenaire_Albert_Camus #Albert_Camus #marxisme


  • #Notre_Dame_des_Landes : Suivi en #direct de la manif du 22 février #Paris-Luttes.info
    https://paris-luttes.info/nantes-notre-dame-des-landes-suivi

    Le point sur la manif du 22 février à #Nantes par quelques Parisiens sur place. Article mis à jour régulièrement .

    Le parcours de la #manifestation a été interdit.
    Le gouvernement PS #CAC_40 - ou la sociale démocratie #Vinci, comme vous voudrez - cherche à diviser des opposants dont la diversité comme les contradictions sont réelles... sans y être parvenu jusqu’alors.

    #action_collective #lutte #police #socialisme #vitrine


  • L’anthologie libérale de dix socialistes - regards.fr
    http://www.regards.fr/web/l-anthologie-liberale-de-dix,7498
    http://www.regards.fr/local/cache-vignettes/L460xH265/jean-marie-le-guen-cff7e.jpg

    Ou comment des parlementaires PS fustigent la « rigidité » du Code du travail, ânonnent la vulgate droitière sur « nos corporatismes, nos conservatismes et nos égoïsmes » et félicitent François Hollande de « s’élever au dessus des préjugés et des tabous idéologiques »...

    Il est parfois des découvertes qui laissent pantois. Ainsi de cette phrase : « Pour l’emploi, il faudra que F. Hollande s’attaque à un ultime et redoutable tabou national : celui des rigidités d’un code du travail qui, de protecteur du salarié, est devenu un puissant répulsif de l’emploi ». Et là, on se dit : Pierre Gattaz, tu exagères, il faut toujours que tu en rajoutes. D’abord, avec le Pacte de responsabilité, tu es déjà bien servi, ensuite, l’Accord national interprofessionnel (ANI) signé le 11 janvier 2013 par trois syndicats (CFE-CGC, CFDT, CFTC) et l’ensemble des organisations patronales (MEDEF, UPA, CGPME) a accordé de nouveaux outils de flexibilité aux entreprises. Oui mais voilà, cette phrase n’émane ni des cercles du patronat français, ni des secteurs les plus libéraux de l’UMP mais d’un texte signé par dix parlementaires socialistes, "Pacte de responsabilité : le pari audacieux de F. Hollande".
    Poncifs ultralibéraux

    Anciens aficionados de Dominique Strauss-Kahn, ces députés et sénateurs dont Jean-Marie Le Guen ou Christophe Caresche députés de Paris se livrent à une véritable anthologie du renoncement. Fini les faux semblants, les ruses de la raison pour préserver un petit vernis progressiste, le discours s’affirme résolument libéral : « en donnant la priorité à une politique économique dite "de l’offre", F. Hollande transgresse la frontière entre les prétendus "libéraux de droite" et "keynésiens de gauche" ». Les « prétendus libéraux de droite », il faut oser : jusque là seuls des sites ultralibéraux comme atlantico.fr occupaient ce créneau. Il faut croire que depuis la conférence de presse de François Hollande, toutes les digues ont cédé au sein du Parti Socialiste.

    Le Monde, rendant compte d’une étude lexicale des discours du président de la République, vient de publier "La sarkozysation du discours hollandais"… L’étonnante tribune de ces dix socialistes reprend quant à elle tous les poncifs ultra-libéraux : « la France, comblée d’atouts mais aussi percluse de conservatismes », « le vieux et inavouable corporatisme de nos corps intermédiaires » ou encore « les abus et les dérives de nos dépenses sociales ». Il y a peu, de tels propos exprimés, même avec un luxe de précaution, par l’UMP auraient suscité une levée de boucliers. Qu’ils puissent sans ambages être proférés par des parlementaires bien installés dans l’appareil socialiste en dit long sur la dégradation du rapport de forces et l’état du PS.
    « Essayer aujourd’hui toutes les solutions »

    Avec son Pacte de responsabilité, le gouvernement laisse miroiter d’éventuelles contreparties en matière d’embauches. Chacun le sait, il n’en sera rien, et la tribune le reconnaît sans difficulté : « Si F. Hollande a le mérite d’affronter le problème du coût du travail, on peut douter qu’il obtienne en contrepartie des engagements fermes d’embauche dans un contexte économique très incertain ». Mais pas de souci car le véritable problème pour l’emploi c’est « la rigidité du code du travail ».

    Les convictions, la volonté d’un peu de justice sociale – on ne parle pas ici de transformation de la société, abandonnée depuis belle lurette –, c’est terminé. Désormais, « on caractérise un homme d’État par sa capacité à s’élever au dessus des préjugés et des tabous idéologiques de son camp pour faire prévaloir une vision de l’intérêt supérieur du pays » . Et le texte de conclure : « il faut essayer aujourd’hui toutes les solutions que nos retenues idéologiques, nos conservatismes et nos égoïsmes, ont trop longtemps interdites à la France ». Reconnaissons aux signataires de cette tribune, qu’effectivement, il n’y a plus aucune retenue.

    Ce texte est une nouvelle illustration de ce qu’incarne le quinquennat de François Hollande : l’adieu définitif à la gauche. Ce n’est pas une bonne nouvelle, mais c’est une réalité à laquelle il faut désormais se confronter.

    nous ne sommes jamais trahis que par ceux que l’on croyait les notre ! pour ma part, 2012 était la dernière année où je votais ps... le parti socialiste se nourrit depuis longtemps déjà des trahisons qu’il a infligé à la gauche... Je me demande comment ses larbins, ses cireurs de pompes, ses mangeurs de soupe à nos frais peuvent encore le matin se regarder devant leur miroir... comment peut-on se dire de gauche et pratiquer une telle politique laminoire pour le plus grand nombre au profit du plus petit nombre, ils ramassent les miettes d’un patronat qui n’en demande pas tant !!! cette pseudo crise qui nous éreinte depuis près de 40 ans est leur fond de commerce... les politiques sont morts et le politique se meurt..

    #Code-du-travail
    #vulgate-droitière


  • La mesure d’Albert Camus. Un réalisme émancipateur
    http://diffractions.info/2014-02-04-la-mesure-dalbert-camus-un-realisme-emancipateur-2

    « Non, le pouvoir rend fou celui qui le détient. ». « L’homme n’est pas entièrement coupable, il n’a pas commencé l’histoire ; ni tout à fait innocent puisqu’il la continue. Ceux qui passent...

    #centenaire_Albert_Camus #philosophie #politique #absurde #Albert_Camus #anarchie #anarchisme #morale #philosophie_politique #révolte #socialisme #zapatisme


  • Ayrault : « L’objectif n’est pas le grand soir fiscal »
    http://www.lemonde.fr/politique/article/2014/01/24/ayrault-l-objectif-n-est-pas-le-grand-soir-fiscal_4353740_823448.html

    Notre politique ne consiste pas à faire des « cadeaux » aux patrons mais à soutenir les entreprises, c’est-à-dire les entrepreneurs et les salariés. Pour remettre en marche le pays et créer des emplois.

    #assistanat (aux entreprises) #socialisme #Coluche (paraphrasé et renversé)

    Il y a un an, vous plaidiez pour un « nouveau modèle français », vous évoquiez des #droits_nouveaux. Où sont-ils ?

    La réforme des #retraites a permis des avancées sur la pénibilité, le projet de loi sur l’#égalité hommes-femmes est sur le point d’être voté. Cela faisait douze ans qu’aucune avancée ne s’était produite dans ce domaine ! La loi sur la consommation, le compte individuel de #formation ou les nouveaux droits à la complémentaire #santé, tout cela change le quotidien. Et je n’oublie pas le mariage pour tous. La gauche convainc quand elle porte ses valeurs, pas quand elle cache son drapeau.

    #crapule #movida_d'état



  • Comment mettre fin aux cotisations familiales ?
    http://www.lemonde.fr/politique/article/2014/01/14/comment-mettre-fin-aux-cotisations-familiales_4347962_823448.html

    Le président François #Hollande a promis, mardi 14 janvier, de mettre fin aux cotisations familiales pour les entreprises et les travailleurs indépendants, lors de sa troisième conférence de presse à l’Elysée. « Je fixe un nouvel objectif, c’est que d’ici à 2017, pour les entreprises et pour les travailleurs indépendants, ce soit la fin des cotisations familiales. Cela représente 30 milliards d’euros de charges […] », a affirmé le chef de l’Etat.
    « La discussion portera donc sur l’avenir du crédit #compétitivité emploi, comment il peut s’inscrire dans ce processus, et sur le mode de financement de la protection sociale », a ajouté François Hollande. « C’est la condition pour que les entreprises retrouvent de la marge (…)

    Sur un total de 700 milliards d’euros de rémunérations versés par les entreprises – dont environ 170 milliards de cotisations –, le basculement des cotisations famille représenterait un allégement de 5 %. Rapporté au coût global de production, cela ne représente tout au plus qu’un peu plus de 1 %. Pas vraiment le « choc de compétitivité » attendu. Une variation du taux de change de l’euro ou des prix de l’énergie suffit à l’annihiler.

    Dès lors, pour les entreprises, toujours dans l’incertitude quant aux perspectives de demande, la tentation reste d’utiliser ces baisses du coût du travail pour reconstituer leurs marges plutôt que pour embaucher. Au risque que le « donnant-donnant » se mue en marché de dupes.

    Voir aussi comment le « sarkozysme » du PS inquiéte jusqu’à dans ses rangs, etc : http://seenthis.net/messages/217082

    #Assistanat_aux_entreprises #austérité #socialisme_HEC_CAC40


  • Deux fois plus d’évacuations de Roms en 2013 qu’en 2012
    http://www.lemonde.fr/societe/article/2014/01/14/deux-fois-plus-d-expulsions-de-roms-en-2013-qu-en-2012_4347670_3224.html

    Le gouvernement a procédé en 2013 à un nombre record d’#évacuations de #campements #roms, avec près de 20 000 personnes expulsées, deux fois plus qu’en 2012, selon un rapport présenté mardi 14 janvier par la Ligue des droits de l’homme (LDH) et l’European Roma Rights Center (ERRC).

    #Valls #socialisme #xénophobie_d'état


  • Barbara Romagnan (députée PS du Doubs) : «  Cela fait des années qu’on baisse les cotisations sans que le chômage diminue  », Actualités
    http://www.lesechos.fr/economie-politique/politique/actu/0203237753151-barbara-romagnan-cela-fait-des-annees-qu-on-baisse-les-cotisa

    Vous avez déclaré mardi à huis clos que les vœux de François Hollande « auraient pu être prononcés par Nicolas Sarkozy  ». Qu’est-ce qui vous à tant déplu  ?
    L’idée de baisser les cotisations patronales pour restaurer les marges des entreprises et penser qu’elles embaucheront ensuite est une solution prônée d’habitude par la droite qui n’a pas fait la preuve de son efficacité. Cela fait des années que l’on baisse les cotisations sociales sans que cela fasse reculer le chômage.

    On se lâche au PS, heureusement c’est à #huis_clos !

    • Ce matin, ça cause beaucoup de l’annonce du dézingage des allocations familiales, avec en contrepartie sonnante et trébuchante (surtout trébuchante) la création de l’observatoire des contreparties qui sera chargé de vérifier que les employeurs emploient plus, et où seront nommés les nombreux.ses créancier.es de nos politiques, à n’en pas douter.

      J’y crois pas qu’on puisse à ce point débiter des énormités pareilles sans être pris à parti par les journalistes... Là, c’est sûr, on ne lui demande pas au politique « avec quoi allez vous financer cette dépense somptuaire ? ». Ce genre de questions, on ne les pose qu’aux gauchistes haineux, désireux de redistribuer un petit peu...

    • 50 milliard d’€ d’économie, 30 milliard de subs aux patrons, on voit bien qu’il est question de durcir à outrance la politique d’#austérité. Le #socialisme de la synthèse chercher à hybrider ici les « modèles » du New Labour anglais (une persécution bureaucratique et sécuritaire des pauvres), de la paupérisation grecque et du plein emploi allemand. Pendant que l’Allemagne va à pas de tortue vers un #salaire minimum, la France ne se suffit pas des mesures de #précarisation et d’assistance aux entreprises promulguées depuis près de 40 ans (dont les pharaoniques « allégements de charges »).
      Il est donc encore et toujours question de « faire baisser le coût du travail », mais cette fois en ayant en tête le modèle allemand de précarisation des salariés, une balkanisation accrue des travailleurs selon leurs statuts et leur accès au revenu, balkanisation qui va jusqu’au sacrifice expiatoire des vieux salariés pauvres, eux dont l’espérance de vie est pour la première fois en train de baisser, sans guerre ou catastrophe naturelle ou sanitaire, mais bien dans une société plus riche que jamais (voir Dette et austérité, le modèle allemand du plein emploi précaire, http://www.cip-idf.org/article.php3?id_article=6023)....

      La déclaration de Hollande sur la nécessité de préserver les droits des #chômeurs (lesquels ? plus de la moitié des chômeurs est non indemnisé, l’immense majorité des chômeurs de moins de 25 ans sont dans cette situation tout en étant interdits de #RSA de par la bonté des socialistes depuis l’instauration du RMI en 1989) affiche de bonnes intentions, mais ce sur quoi parie le socialisme HEC CAC 40 c’est bien une augmentation du nombre déjà grand des « chômeurs en activité à temps réduit », c’est à dire de chômeurs parfaitement disponibles à bas prix pour les besoins des entreprises (« publiques » ou « privèes »). Et il est vrai que pour garder les chômeurs disponibles à l’emploi, il faut que ces derniers ne soient pas tout en train de crever de faim dans les caves, les bois et les rues.

      On nous refait aujourd’hui le coup du respect, de la dignité minimale, tout comme le gouvernement Jospin l’avait fait en 1997/98 (voir À gauche poubelle, précaires rebelles, http://www.cip-idf.org/article.php3?id_article=5374). Sauf que l’on doit se souvenir que le grand méchant loup du profit n’est pas tout à fait un adepte des sucreries, que les #gestionnaires de l’#économie ont aussi été formés pour parler doux tandis qu’ils serrent dans leur main le couteau avec lequel ils nous dépècent quotidiennement. Et sans phrases. L’expression « comme en 14 » pourrait bien désigner au XXIe autre chose que l’industrialisation massive de la guerre qui avait ouvert le XXe siècle...

      Les « avancées sociétales » concédées par le PS (la modernisation du mariage ou celle promise sur la fin de vie) ne sont que des alibis, elles visent une vie individuelle et une intimité que nos hiérarques n’ont de cesse de détruire en masse, sous la #schlague_économique et le contrôle sécuritaire

      Mais nous avons le choix, soit, comme on l’exige de nous, tâcher de survivre dans le « bonne chance à chacun et que les meilleurs s’en sortent », soit inventer un nouvel égoïsme collectif et égalitaire, former des communautés de lutte suffisamment puissantes pour s’opposer efficacement au seul collectivisme réellement existant actuellement qui est celui des nantis.

      Fin des #cotisations patronales pour les familles, une victoire pour le Medef
      http://www.lemonde.fr/emploi/article/2014/01/14/la-fin-des-cotisations-patronales-pour-les-familles-une-victoire-pour-le-med

      #allocations_familiales


  • Pantin : contre l’expulsion du 2 rue Lakanal
    http://paris-luttes.info/pantin-contre-l-expulsion-du-2-rue

    L’ancienne gendarmerie de #Pantin, laissée vide pendant près de deux ans, est squattée depuis quelques temps par quelques habitants. Son propriétaire, le Conseil Général de #Seine-Saint-Denis a expédié l’affaire, faisant juger son expulsion au mois de décembre. Le texte qui suit relate l’affaire et donne quelques éléments sur le contexte d’une ville qui fait tout pour éloigner ses habitants au profit d’une faune plus friquée.

    #urbanisme #squatt #expulsion #socialisme


  • Paris : Plusieurs animateurs de la ville privés de #salaire depuis septembre
    http://www.20minutes.fr/societe/1273285-20140113-paris-plusieurs-animateurs-ville-prives-salaire-depuis-se

    ...beaucoup d’animateurs des 6e et 14e arrondissements de #Paris, chargés d’encadrer le temps périscolaire, n’ont tout simplement pas été payés depuis septembre. Ou alors partiellement, avec des versements d’acomptes. « On nous dit qu’on est indispensables mais ils nous traitent comme si on ne servait à rien », s’agace Alinka.

    #précarité #socialisme

    • Pour faire passer la réforme sur les rythmes scolaires dans les #écoles parisiennes, le maire Delanoë avait assuré d’embaucher foule d’#animateurs. Pas sans couacs, puisque depuis septembre les animateurs s’étaient mis en grève à plusieurs reprises (avec là-encore bien des promesses de la mairie) [cf http://paris-luttes.info/greve-dans-les-ecoles-ce-mardi-des].

      Eh bien, on apprend maintenant que ces animateurs ne sont pas ou pas intégralement payés.

      Voici le communiqué de la CNT Solidarité Ouvrière :

      De nombreux animateurs et animatrices exerçant dans les écoles primaires de Paris n’ont pas perçu leur salaire depuis la rentrée scolaire de septembre 2013 ou de manière très partielle.

      Cette situation entraîne pour eux des préjudices graves : absence de justificatif de salaire pour postuler à un logement, blocage de carte bancaire, non-paiement des loyers, assortis des pénalités financières habituelles. Des cas de dépressions ont été signalés.
      Le dysfonctionnement proviendrait d’un « problème informatique » mais découle en réalité de l’absence d’anticipation de la réorganisation due aux nouveaux rythmes scolaires.
      Cette situation est inacceptable ! Le salaire est la contrepartie du travail fourni et l’employeur ne peut se soustraire à cette obligation, pour quelque motif que ce soit.
      La Syndicat CNT-Solidarité Ouvrière des Travailleurs de l’Education de la région parisienne a saisi de ce problème les services de la DASCO, le Maire de Paris et sa première adjointe, candidate à sa succession.

      Paris le 11 janvier 2013

      À lire également, le texte d’une institutrice sur la colère qui couve dans les écoles.
      http://paris-luttes.info/rythmes-scolaires-dans-les-ecoles



  • Internationale socialiste, la dernière estocade, par Jean-Luc Mélenchon - regards.fr

    http://www.regards.fr/Le-top-10-de-l-annee-2013/Internationale-socialiste-la,6874

    http://www.regards.fr/local/cache-vignettes/L460xH265/mel-79e3f.png

    Le socialisme est né comme discours d’élucidation des causes des crises du capitalisme cherchant à y apporter une réponse globale de long terme. Mais dans les faits réels, c’est l’incapacité de la social-démocratie à penser et à affronter le capitalisme au-delà du seul cadre national qui l’a mise dans des impasses historiques successives. (...)

    #politique #socialisme #changement #gauche #Mélenchon #pédalotouchécoulé


  • CIP-IDF > Recommandations du Sénat sur l’#intermittence : un acte manqué !
    http://www.cip-idf.org/article.php3?id_article=6768

    (…) la préconisation 5 est destructrice. Il est proposé une augmentation du nombre d’heures travaillées nécessaires à l’ouverture des droits aux #allocations de #chômage, à savoir : 580 heures en 12 mois pour les artistes et 650 heures en 12 mois pour les techniciens !

    Cette proposition est non seulement inacceptable, mais démontre une grande méconnaissance du dossier. Pour rappel, les intermittents travaillant par projets, il ne peut être question de moyenne mensuelle. Effectuer 507 heures en 10 mois-et-demi ne veut pas dire qu’on fait 48 heures par mois et ne peut pas se traduire en 580 heures en 12 mois ! Il est plus facile de faire 507 heures en 10 mois-et-demi que 580 heures en 12.

    Cette proposition aggrave lourdement le protocole [#Unedic] de 2003.

    #socialisme


  • « Cela fait un peu racaille », les propos « inadmissibles » de Michel Sapin - 16/12/2013 - LaDépêche.fr
    http://www.ladepeche.fr/article/2013/12/16/1776435-fait-peu-racaille-propos-inadmissibles-michel-sapin.html

    Les #inspecteurs_du_travail sont en colère après Michel Sapin. Selon eux, le ministre du Travail a tenu des propos « inadmissibles » à l’égard d’un de leurs collègues lors de la cérémonie de remise de leurs cartes profesionnelles.

    Les inspecteurs de la promotion 2012 lui reprochent d’avoir fait rimer le nom à consonnance étrangère d’un de leur collègues avec « racaille ».

    #socialisme #racaille #xénophobie #oligarchie


  • Politique étrangère : Hollande dans le « bain néoconservateur »
     
    Le « néoconservatisme » est un mouvement qui a émergé dans les années 1960 aux États-Unis, parti de la gauche anti-communiste jusqu’à former l’aile droite du parti républicain. Concrètement, les “néocons”, grands inspirateurs de la guerre en Irak, se moquent totalement de l’Onu, pensent qu’il faut défendre l’Occident, dont la pointe avancée est Israël, contre les puissances émergentes, méprisent les pays arabes, jugent que la démocratie est le meilleur régime parce qu’il garantit le plus sûrement la paix et la sécurité et qu’il faut l’instaurer, y compris militairement, à l’étranger.

    Mais ils sont tellement liés à une conception de l’Amérique et à une défense de la première puissance mondiale que parler de « néoconservateurs français » confine au contresens. Sauf qu’en France, un certain nombre d’intellectuels et de diplomates se sont inspirés de cette doctrine – c’est le cas de figures comme Bernard-Henri Lévy ou André Glucksmann et d’un petit groupe de fonctionnaires du Quai d’Orsay dont la plupart ont été en poste aux États-Unis et/ou en Israël au plus fort de la vague “néocon”, au début des années 2000. Ils ont même longtemps pensé avoir trouvé leur George W. Bush avec Nicolas Sarkozy, élu avec la volonté de rompre avec Jacques Chirac et de se rapprocher des États-Unis et d’Israël, et leur Donald Rumsfeld avec Bernard Kouchner. Ils ont été partiellement déçus.

    L’élection de François Hollande en mai 2012 aurait pu sceller leur marginalisation définitive. Pendant la campagne, deux courants s’opposaient dans l’entourage du candidat socialiste, entre, d’un côté, les “jospino-védriniens”, fidèles à la ligne dite gaullo-mitterrandienne, et, de l’autre, certains membres de l’entourage de Pierre Moscovici, plus poreux à certaines théories néoconservatrices. Mais “Mosco” n’a pas obtenu le Quai d’Orsay et, dans les cabinets, ce sont les premiers qui ont d’abord occupé les postes les plus importants, avec Paul Jean-Ortiz qui dirige à l’Élysée la cellule diplomatique et Denis Pietton, premier directeur de cabinet de Laurent Fabius au Quai d’Orsay. Tous deux furent conseillers d’Hubert Védrine dans le gouvernement de Lionel Jospin. L’ancien ministre socialiste des affaires étrangères qui exerce toujours une influence importante au PS s’est aussi vu confier, au lendemain du 6 mai, un rapport sur la France dans l’Otan – récemment, il en a coordonné un second, sur les échanges économiques avec l’Afrique.
    Sauf que, six mois à peine après l’arrivée de Hollande à l’Élysée, les premières inquiétudes se sont exprimées, mezza vocce d’abord, puis de plus en plus franchement. Le premier épisode a été celui de l’adhésion de la Palestine à l’Onu. Candidat, le socialiste avait promis de voter pour. Président, il a longuement hésité, avant de finalement tenir sa promesse. En voyage à Jérusalem et à Ramallah, le mois dernier, le président français a fini par rappeler la position historique de la France en faveur d’un État palestinien, mais après de longues discussions dans son entourage, et en restant plus réservé que Nicolas Sarkozy sur la colonisation. Son « chant d’amour pour Israël et pour ses dirigeants » a aussi fait grincer des dents (voir cette vidéo de Canal Plus).

    Aux côtés du premier ministre israélien Benjamin Nétanyahou, François Hollande a également multiplié les déclarations très fermes à l’égard de l’Iran – un dossier sur lequel il avait choisi, dès son arrivée à l’Élysée, de conserver la même ligne que celle adoptée par Nicolas Sarkozy. Jusqu’à l’accord intérimaire trouvé fin novembre à Genève,la France, avec Laurent Fabius, a choisi d’être le pays négociateur mettant le plus en scène sa méfiance vis-à-vis du régime de Téhéran.
    En janvier 2013, quand il lance l’opération Serval au Mali, certains mots prononcés par le président laissent aussi pantois une grande partie des spécialistes des relations internationales. François Hollande parle alors de « lutte contre le terrorisme » et son ministre de la défense Jean-Yves Le Drian parle de « guerre contre le terrorisme », une expression tellement connotée que son emploi est confondant. Le chef de l’État appelle aussi à « détruire » les terroristes. « Vous vous demandez ce que nous allons faire des terroristes si on les retrouvait ? Les détruire », dit-il le 15 janvier.
    Ce sont encore les mots qui détonnent dans la bouche d’un président socialiste lorsqu’il annonce être prêt à envoyer l’armée française en Syrie, après le massacre à l’arme chimique commis fin août par le régime de Damas. « La France est prête à punir ceux qui ont pris la décision infâme de gazer des innocents », explique alors Hollande.« Punir » : le terme renvoie sans ambiguïté à la phraséologie morale des néoconservateurs, d’autant plus que le chef de l’État est alors disposé à employer la force sans l’aval de l’Onu, où la Chine et la Russie s’opposent fermement à toute intervention contre Bachar al-Assad.

    « Sur les autres dossiers, comme la Palestine à l’Onu ou le discours de Tunis où François Hollande a jugé l’islam compatible avec la démocratie, ses décisions ont été lentes et ouvertes jusqu’au dernier moment, mais elles ont, à chaque fois, fini par reprendre les constantes de la politique étrangère française. La vraie embardée, c’est l’aventure syrienne », explique un proche du président, aujourd’hui retiré des affaires. Un avis partagé par le chercheur Pascal Boniface, dans une tribune récente publiée dans La Croix. « Une telle action, illégale et contraire aux intérêts de la France comme membre permanent du Conseil de sécurité, aurait accrédité sérieusement l’idée d’un tournant néoconservateur », explique-t-il, avant de conclure finalement à une continuité de la politique étrangère sous Hollande.

    À chacun de ses épisodes sont aussi revenus du Quai d’Orsay les récits de l’opposition, historique, entre la direction Afrique du Nord-Moyen-Orient et celle des affaires stratégiques, surnommée « la secte » par ses contempteurs et accusée d’être noyautée par les “néocons” – c’est cette dernière qui est en pointe sur le dossier du nucléaire iranien. Les “védriniens” ou les tenants du “gaullo-mitterrandisme” s’inquiètent aussi de voir confirmer la carrière de certains diplomates influencés par les “néocons”. 

    C’est par exemple le cas de Gérard Araud, ambassadeur de la France à l’Onu, ancien directeur des affaires stratégiques et ex-ambassadeur en Israël dans les années 2000, dePhilippe Errera, nommé par la gauche directeur des affaires stratégiques du ministère de la défense après avoir été représentant de la France à l’Otan, ou de François Richier, ancien conseiller de Nicolas Sarkozy à l’Élysée, passé lui aussi par les affaires stratégiques, et ambassadeur en Inde depuis 2011.
    Au Quai d’Orsay, Jacques Audibert, nommé par Bernard Kouchner, occupe toujours le poste clef de directeur des affaires politiques et de sécurité, et l’ambassadeur Éric Chevallier, proche de Kouchner, a la main sur la politique française en Syrie. Quant à Laurent Fabius, son cabinet a été fortement remanié en juin dernier, avec le départ de plusieurs arabisants et de Denis Pietton, directeur de cabinet pour le Brésil. Le ministre a depuis choisi comme directeur de cabinet adjoint un des visages de cette génération de diplomates, souvent jugés brillants et poreux aux thèses néoconservatrices, Martin Briens. 

    Ainsi, Mediapart citait en 2009 un diplomate européen à propos des négociations avec l’Iran : « L’équipe qui travaille aujourd’hui sur ce dossier à l’Élysée et au Quai d’Orsay reste sur la ligne ferme fixée avec l’administration Bush en 2003. Ce sont des gens comme François Richier, Martin Briens ou Philippe Errera, qui sont des idéologues assez durs. Ils ont été en poste à Washington à l’époque Bush et ils ont baigné dans l’atmosphère néoconservatrice de l’époque. »
    ançois Hollande, ont fait tiquer une partie du staff présidentiel, même si le président de la République a choisi à son arrivée à l’Élysée de renoncer à toute « chasse aux sorcières »dans les ministères, convaincu qu’il fallait s’en tenir à la vision, très française, d’une haute administration pérenne, au-delà des alternances politiques. « Hollande n’était pas néocon mais, effectivement, après le 6 mai, certains ont pu penser qu’il pourrait le devenir », témoigne un proche, aujourd’hui en poste dans un cabinet ministériel.
    La thèse fait bondir au Quai d’Orsay, parmi les proches de Laurent Fabius ou le ministre délégué au développement Pascal Canfin. « Les bras m’en tombent. Sur tous les points de doctrine de base des néocons, on fait l’inverse ! » dit-il d’emblée. L’écologiste en veut pour preuve le recours à l’Onu – au Mali et en République centrafricaine (RCA), la France intervient sous mandat international –, la coopération avec des forces africaines – « on n’intervient pas seul » – , et la volonté affichée lors du Sommet de l’Élysée début décembre de bâtir une force africaine d’intervention rapide pour que « les Africains assurent eux-mêmes leur sécurité ».

    « Et parler de “faucons” est également totalement faux. Au Mali et en RCA, notre intention première n’était pas d’intervenir. L’intervention militaire est le dernier recours pour la France. Simplement, la réalité nous rattrape », juge encore Pascal Canfin, qui vient de boucler son projet de loi sur le développement, le premier du genre en France, censé bâtir « une nouvelle relation avec l’Afrique », loin des démons de la Françafrique. « Nous avons une doctrine que nous essayons de bâtir. L’idée, c’est que la sécurité n’est pas possible sans développement et que le développement n’est pas possible sans sécurité », dit l’ancien député européen.

    Quant à la Syrie, et l’absence de mandat onusien sur lequel Hollande était prêt à s’asseoir, le ministre reprend l’argumentation de l’Élysée sur « l’épuisement de la réalité diplomatique de l’Onu face à Vladimir Poutine ». « Cela revenait à se condamner à l’impuissance », dit Canfin, dont le parti, les Verts, avait déjà défendu l’intervention française au Kosovo en 1999, sans le feu vert de l’Onu. C’est à peine s’il admet certains écarts de langage. « Sur les terroristes au Mali, ce qui était important, c’était d’éviter de les appeler “djihadistes” donnant l’idée d’une guerre contre les musulmans, menée au nom du choc des civilisations par des croisés chrétiens », rappelle le ministre.

    En réalité, les spécialistes interrogés s’accordent tous à dire que « la guerre contre le terrorisme » ou le « punir » syrien relevaient surtout de maladresses de langage, sans doute partiellement liées au « bain néocon » de certains conseillers, mais pas d’une doctrine établie au sommet de l’État. Comme en politique intérieure, François Hollande« est le contraire d’un doctrinaire », rappelle un ancien haut responsable du Quai d’Orsay : « Il a une grande confiance dans son sens tactique. Un peu comme en bureau national élargi (du PS - ndlr), il se demande ce qu’il peut faire avec Poutine ou Obama. Chez Hollande, la tactique l’emporte toujours sur le reste. »

    Elle l’emporte d’autant plus que François Hollande n’a jamais été un grand spécialiste des relations internationales (même s’il s’en est occupé quand il était premier secrétaire du PS) et, durant sa campagne, il avait évité de prononcer un grand discours sur le sujet.« Hollande n’est pas du tout néoconservateur. Cela impliquerait d’avoir des convictions claires et la volonté de les mettre en œuvre. Il est plutôt quelqu’un qui s’adapte à des situations de façon pragmatique », jugeJean-Paul Chagnollaud, directeur de l’Institut de recherche et d’études Méditerranée-Moyen-Orient (iReMMO). Y compris sur la Syrie, estime ce chercheur qui était favorable à une intervention militaire contre Bachar al-Assad.

    « Le terme “punir” était maladroit parce qu’il sous-entendait une substitution à la justice internationale, et parce qu’il renvoyait à la politique coloniale. Alors que l’action pouvait avoir du sens, on a pris un terme extrêmement maladroit. Tout cela relève d’un bricolage intellectuel », dit Chagnollaud. « Sur les armes chimiques, Hollande a eu une réaction émotionnelle. Il a considéré que la France se devait de fixer des lignes rouges parce que, plus que d’autres, elle avait souffert des armes chimiques… Hollande connaît les doctrines mais il s’en sent libre », dit aussi un proche du président. Avant d’ajouter : « François Hollande a une vision mais elle prend du temps à se développer. Il a aussi pris le temps d’entrer dans le costume présidentiel. »

    Dans ce flou idéologique, plusieurs fins connaisseurs de la politique étrangère du PS perçoivent d’ailleurs davantage « une résurgence inattendue de réflexes SFIO », selon l’expression d’un ancien haut responsable du Quai d’Orsay, qu’une conversion dogmatique au néoconservatisme. La SFIO, l’ancêtre du PS, avait, à l’époque, soutenu la diplomatie du président américain Wilson (le néoconservatisme est un « wilsonisme botté », selon l’expression rappelée par le chercheur et diplomate Justin Vaïsse), avant de défendre, avec Guy Mollet, l’expédition de Suez en 1956 et de s’opposer au retrait de l’Otan décidé par le général de Gaulle.

    Au bout du compte, c’est dans ce balancement permanent entre différentes inspirations que se meut continûment François Hollande, dans « un consensus mou qui ressemble à un “continuisme discret” », selon l’expression du chercheur Bertrand Badie. Et c’est dans sa réaction face à un événement historique qu’il se définira. L’accord scellé avec l’Iran n’est pour l’instant que provisoire. Dans six mois, il s’agira de le transformer définitivement. L’attitude de la France sera déterminante.

    Lénaïg Bredoux

    http://www.mediapart.fr/journal/international/151213/politique-etrangere-hollande-dans-le-bain-neoconservateur?page_article=1


  • Le MRAP indigné de l’évacuation par la police des sans-abris de la Basilique de #Saint-Denis — Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples
    http://www.mrap.fr/droits-des-migrants-et-etrangers/le-mrap-indigne-de-l2019evacuation-par-la-police-des-sans-abris-de-la-basilique

    Dimanche 15 décembre 2013, la police a investi la basilique Saint-Denis pour déloger des #sans-abris et leurs soutiens qui s’y étaient #réfugiés.

    « Depuis quand la police armée pénètre-t-elle dans une cathédrale ? Quelle honte pour notre police, notre préfet, notre pays » a déclaré Jean Courtaudière, curé de la Basilique, alors qu’elle accueillait des personnes expulsées de leur logement depuis le 7 juin 2013.

    Pour le Maire de Saint-Denis, Didier Paillard, molesté par les forces de l’ordre,ou l’ancien Evêque de Saint-Denis, Olivier de Berranger, empêché d’entrer dans sa #cathédrale, la la police, sous l’ordre de sa hiérarchie, s’est déshonorée en pénétrant par la force dans ce lieu sacré.

    La brutalité de la méthode rappelle celle qui avait conduit à l’évacuation de l’église Saint-Bernard le 23 août 1996. Il est devenu impossible de distinguer les méthodes policières d’aujourd’hui de celles d’hier.

    Un nouveau « Saint-Bernard » à Saint-Denis
    http://www.politis.fr/Un-nouveau-Saint-Bernard-a-Saint,24968.html

    #occupation #socialisme #xénophobie #répression


  • Le Parlement s’apprète à voter une loi #liberticide sans précédent. | FrenchWeb.fr
    http://frenchweb.fr/le-parlement-sapprete-a-voter-une-loi-liberticide-sans-precedent/135183

    Dans le cadre du projet de loi relatif à la programmation militaire pour les années 2014 à 2019, le Sénat s’apprète à voter une loi qui consiste à permettre à de nombreuses administration dont le ministère de l’Economie et des finances, la police ou encore la gendarmerie, d’accéder directement à toutes vos données, sans avoir besoin de l’autorisation formelle d’un juge. Ce qui n’était possible que dans le cadre de la lutte contre le terrorisme, le sera pour des motifs de criminalité, délinquance organisée ou préservation du « potentiel scientifique et économique de la France », autant dire un véritable blanc seing !


  • Révolution allemande : pourquoi ont-ils tué Rosa Luxemburg ?

    http://www.youtube.com/watch?v=_BzVMwwHcIc

    http://ragemag.fr/revolution-allemande-pourquoi-ont-ils-tue-rosa-luxemburg-52700 Par Max Leroy

    Berlin, 15 janvier 1919.
    #Rosa_Luxemburg se repose dans sa chambre. Quartier cossu de Wilmersdorf. Voilà quelques jours qu’elle vit clandestinement dans cet immeuble. Des affiches, collées aux murs de la cité, exigent sa mise mort. Il est un peu plus de vingt-et-une heures lorsqu’elle entend des soldats. Combien sont-ils ? Qui a bien pu la dénoncer ? Elle ramasse quelques livres – dont Faust, de #Goethe. Les #militaires font irruption dans la pièce ; elle est debout, sa valise prête. La nuit porte du noir et Luxemburg boite. Elle a toujours boité – trace de tous ces mois qu’elle passa, plâtrée et alitée, lorsqu’elle n’était qu’enfant ? Peut-être. À moins que ce ne soit cette jambe, fichu tas de viande et d’os, la droite ou la gauche, celle qui fut toujours et résolument plus courte que l’autre ?… Ils l’installent dans une voiture puis roulent en direction de l’hôtel Eden. #Karl_Liebknecht, camarade et fondateur, à ses côtés, de la Ligue #Spartakiste, s’y trouve déjà. On la couvre d’injures. Imagine-t-elle que bientôt tout s’achèvera ? « L’ordre règne à #Berlin », pouvait-on lire, la veille, dans l’article qu’elle avait écrit pour le journal Die Rote Fahne. Ses mots tenaient solidement sur leurs pieds. Ses mots n’avaient pas l’œil flottant. Ses mots ne claquaient pas des dents.

    (…)

    Le « #luxemburgisme », courant auquel elle donna naissance de son vivant (sans être toutefois à l’initiative d’une telle dénomination), affiche des contours doctrinaux relativement souples, à en juger par ceux qui s’en réclament – la condamnation que #Staline en fera lui assurera la sympathie de certains #trotskystes et ses prises de position contre l’#autoritarisme léniniste séduiront certains #libertaires. Un noyau dur apparaît néanmoins : le rejet du #militarisme, de l’#impérialisme et du #capitalisme ; la défense du #socialisme internationaliste ; la confiance dans les masses ; l’ambition d’une démocratie ouvrière et d’une administration par Conseils ; la lutte contre le centralisme rigide du #marxisme-léninisme. Le professeur américain William A. Pelz, auteur de l’ouvrage Karl Marx, A World to Win, isolera pour sa part cinq éléments : « 1) confiance constante dans la démocratie ; 2) complète confiance au peuple (les masses) ; 3) dévouement à l’internationalisme dans la théorie et dans les actes ; 4) engagement pour un parti révolutionnaire démocratique ; 5) pratique inébranlable de l’humanisme. »

    Est-ce trahir l’œuvre de #Marx et d’#Engels que de s’en inspirer sans s’incliner ? Non point. Du moins, pas dans l’esprit de Luxemburg. Elle nota ainsi dans son texte « Arrêts et progrès du marxisme » (1903) : « C’est seulement dans le domaine économique qu’il peut être plus ou moins question chez Marx d’une construction parfaitement achevée. Pour ce qui est, au contraire, de la partie de ses écrits qui présente la plus haute valeur, la conception #matérialiste, dialectique de l’histoire, elle reste qu’une méthode d’enquête, un couple d’idées directrices générales, qui permettent d’apercevoir un monde nouveau, qui ouvrent aux initiatives individuelles des perspectives infinies, qui offrent à l’esprit des ailes pour les incursions les plus audacieuses dans des domaines inexplorés. [...] On laisse rouiller cette arme merveilleuse. » Si Rosa Luxemburg a toujours clamé son affiliation au #socialisme_scientifique, elle entendait enduire d’huile les théories marxistes pour qu’elles puissent faire tourner le monde à venir. La fidélité ? Un pas de côté pour mieux revenir au centre.

    (…)

    Le communiste libertaire #Daniel_Guérin s’intéressera à Luxemburg au point de lui consacrer un essai, en 1971 : Rosa Luxemburg et la spontanéité révolutionnaire. Un chapitre, dédié aux liens entre l’anarchisme et la révolutionnaire allemande, reviendra sur les coups portés par cette dernière : l’anarchisme ne serait que « maladie infantile » et « chimères ». Son article « Grève de masse, parti et syndicat », rédigé en 1906, avait même des allures de procès : « L’#anarchisme dans la #révolution_russe n’est pas la théorie du #prolétariat militant mais l’enseigne idéologique du #Lumpenproletariat #contre-révolutionnaire grondant comme une bande de requins dans le sillage du navire de guerre de la révolution. » Une position qui n’empêchera pas Guérin, après avoir rappelé les contradictions et les manquements inhérents à son œuvre, de rallier Luxemburg sous l’étendard du socialisme #anti-autoritaire : preuve en est, notamment, des critiques qu’elle formula à l’encontre de #Lénine. Il saluera également son attachement à « l’auto-activité des masses » (une position qu’aucun marxiste, estimera-t-il, n’avait à ce point tenue avant elle). Et Guérin de conclure : la pensée de Luxemburg est féconde à condition d’y plonger muni d’un tamis. Ni hosanna ni mise au ban, ni dédain ni dithyrambe : lire la marxiste allemande l’œil sec et lucide pour prélever l’or qu’elle charrie, ici ou là.

    #Communisme #Spartakisme #Allemagne #Histoire #Révoltion #Féminisme #Marxisme #Vidéo #Livre