Notes d’Athènes – en marge d’un comité central de Syriza par Stathis Kouvelakis | ΣΥΡΙΖΑ Παρισιού
http://syrizaparis.wordpress.com/2012/12/17/notes-dathenes-en-marge-dun-comite-central-de-syriza-par-stat
Il y a donc une odeur particulière à l’Athènes de ce début du deuxième hiver de l’ère des Mémorandums : l’odeur du bois qui brûle dans les cheminées et les poêles qui ont un peu partout remplacé le chauffage au fioul désormais inabordable. Résultat : le soir, la ville est enveloppée d’une sorte de nappe de brouillard, qui va de pair avec l’odeur âcre de la combustion – pas désagréable du reste et, pour moi, toujours associée à la période des fêtes de fin d’année, quand ma mère faisait marcher la belle cheminée du salon, pour « faire ambiance de Noël » comme elle disait. A ce train, on peut toutefois supposer que les murs vont bientôt être couverts de suie et qu’Athènes ressemblera à Paris ou Londres des années 1930 – sous cet aspect seulement. Autre résultat (tout aussi désastreux pour l’environnement) : les forêts (ou ce qui en reste) sont déboisées de façon sauvage, comme sous l’Occupation – mais aussi les champs d’oliviers, ce qui ne s’était jamais vu, même sous l’Occupation.



