• Conférence – performance : “Data dramatization : Art, Science, Design et data visualization” : ANTIATLAS DES FRONTIÈRES

    http://www.antiatlas.net/blog/2014/08/28/conference-performance-data-dramatization

    Je ne sais pas ce que c’est mais c’est drôlement tentant !

    Le vendredi 12 septembre de 17h à 19h le Lab de l’Institut Culturel de Google vous accueille pour une conférence-performance qui interrogera les interactions entre artistes et scientifiques autour de la mise en scène de données :

    http://www.antiatlas.net/wp-content/uploads/2014/08/PastedGraphic-6.jpg

    “Data dramatization :

    Art, Science, Design et data visualization”

    Deux duos de chercheurs et d’artistes échangeront leurs points de vue et expériences sur ces questions :

    . Roger Malina, astrophysicien et fondateur du ArtSciLab de l’Université du Texas (Dallas) et Andrew Blanton, artiste compositeur

    – Tommaso Venturini, professeur associé au MediaLab de Sciences Po

    – Isabelle Arvers, commissaire d’expositions, auteur, critique
    Commissaire des expositions de l’antiAtlas des frontières, Isabelle Arvers réalisera une conférence-performance à l’aide du dispositif WJ-S et présentera ainsi les contenus net.art et vidéos de la plateforme antiAtlas.

    Attention, le nombre de place est très limité, si vous souhaitez participer à la conférence, merci d’enregistrer votre inscription via ce formulaire.

    Lab de L’Institut culturel de Google, 8 rue de Londres, 75009, Paris

    #cartographie #art #litterature #théâtre #cartographie_radicale


  • Qobuz placé sous sauvegarde judiciaire
    http://www.lesnumeriques.com/qobuz-place-sous-sauvegarde-judiciaire-n35727.html

    Sans être le signe immanquable d’un dépôt de bilan en perspective, cette nouvelle n’est pas vraiment rassurante. En effet, si Qobuz « poursuit son activité et son fonctionnement normalement, paie ses fournisseurs et développe l’entièreté de ses services », il n’en demeure pas moins que l’entreprise fait jouer un dispositif légal pour ne pas avoir à régler ses dettes pendant un temps. Le but de la manœuvre, bien entendu, étant d’obtenir un rééchelonnement desdites dettes — ou de jouer la montre.

    #tool


  • Grosse fatigue sur le forum de cet article. Marre du mansplaining en continu...

    http://blog.ecologie-politique.eu/post/La-Reproduction-artificielle#c17239957
    http://seenthis.net/messages/285722

    On n’est pas féministe quand on pense que femmes et hommes sont égaux, pas plus qu’on est écolo parce qu’on aimerait bien sauver la planète. On est alors non sexiste – et c’est déjà bien, mais il ne faudrait pas non plus trop s’en flatter, alors que nous-mêmes, féministes et proféministes, reconnaissons avoir intégré des stéréotypes sexistes et lutter contre eux. Il ne faudrait pas trop s’en flatter pendant qu’on jouit de privilèges de genre qu’on n’est même pas en mesure de voir. L’expression sur ce forum est quasi-exclusivement masculine et les participants ne s’en rendent pas compte. Je la vois, parce que pour moi ce n’est pas la même chose symboliquement de me faire prendre à partie par une femme et par un homme, structurellement dominant dans la société où nous vivons.

    [...] Je suis anti-libérale, critique de la technique, j’ai déjà écrit tout le mal que je pensais des usages libéraux du queer et du postféminisme, je suis a priori du côté des rieurs en lisant le bouquin d’Escudero. Mais non, ça ne passe pas. Ma réception signale peut-être un gros défaut du livre… est-il plus intéressant de tuer la messagère ou de faire quelque chose de mes critiques, pour bouger la place du clivage et ne pas faire de l’anti-industrialisme aux dépens des femmes, des féministes et de leurs alliés ?



  • « Trois blindés venant de la base de Bourg-Léopold ont eu un accident de la route singulier ce jeudi matin sur une route aux Pays-Bas. Le premier véhicule de la colonne a dû freiner à cause d’un tracteur, provoquant un tamponnage en série. »

    http://www.rtbf.be/info/etcetera/detail_collision-en-chaine-de-cinq-vehicules-blindes-belges?id=8342703

    https://pbs.twimg.com/media/BwHnlFVIUAA6VML.jpg

    #Belgique #tanks #insécurité_routière


  • OuCarPo - Ouvroir de cartographie potentielle

    Un projet ébouriffant, créatif, drôle, joyeux. Une rencontre inédite de la carto avec un monde qu’elle ne fréquente habituellement pas !

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    https://dl.dropbox.com/s/fstvlthr4fqemxl/aa%20oucarpo.jpg?dl=0

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    Place à l’Ouvroir de cartographie potentielle - Libération

    http://www.liberation.fr/culture/2013/10/03/place-a-l-ouvroir-de-cartographie-potentielle_936830

    Traits . A l’occasion de Marseille 2013, un collectif détourne les codes de représentations de l’espace.

    Objet de fascination littéraire et artistique depuis l’Utopia de Thomas More, la carte a longtemps rôdé dans les cuisines de l’Oulipo, l’Ouvroir de littérature potentielle. Bien avant les géographes et les philosophes, plusieurs oulipiens avaient anticipé le « tournant spatial » et sa version cartographique : Perec (Espèce d’espaces,Cantatrix Sopranica L. et son analyse cartographique, qu’on appellerait aujourd’hui « story mapping »), Calvino, Queneau, Roubaud, Jouet, un compagnon de route comme Eco - et l’on pourrait compléter la liste avec des « plagiaires par anticipation » comme Borges, Swift…

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    OUvroir de CArtographie POtentielle : Essai de post

    http://oucarpo.blogspot.no/2013/06/essai-de-post.html

    http://3.bp.blogspot.com/-NCl5yDV0aDg/Ucr5cjkL0HI/AAAAAAAALuU/OmURs76oIfA/s1600/ILES_MARIE.jpg

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    Échelle 1 par Thierry Kressmann et Guillaume Monsaingeon » Marseille-Provence 2013

    http://www.mp2013.fr/evenements/2013/10/echelle-1

    Feuilleton cartographique proposé par Thierry Kressmann et Guillaume Monsaingeon

    http://cdn.mp2013.fr/ext/basephotos/TEMPAB67-700x340.jpg

    Le projet Échelle 1 se conclut à Belcodène, entre Aix et Aubagne : après Salon, Istres, Vitrolles et Marseille, après l’eau, le ciel et la terre, c’est dans la garrigue que la dernière « icitude » du feuilleton a lieu entre les deux saintes rivales, Victoire et Beaume.

    –—

    OuCarPo | Ouvroir de Cartographie Potentielle

    http://oucarpo.wordpress.com

    La deuxième intervention de la journée consista en une montée dans le donjon afin d’y opérer une entrée collective en illégalité cartographique.

    Où l’on découvre les malfrats au grand complet

    http://oucarpo.files.wordpress.com/2014/06/plan-dc3a9vacuation-salle-de-la-chapelle.jpg?w=474&h=350

    Les Marseillais aiment à se considérer comme des rebelles. Ils voient dans la simple existence des châteaux d’If, saint-Jean et saint-Nicolas la preuve de leur résistance à tout pouvoir central. En réalité, la tension entre la défense contre des invasions étrangères et la mise en garde contre des dérèglements internes est constitutive de toute fortification. Tout pouvoir entend se prémunir à la fois contre les dangers extérieurs et les tentations intérieures. Exactement contemporain de la création du château d’If par ses compatriotes florentins, Machiavel fait de cette réflexion le coeur du Prince (1527). « La guerre, les institutions et les règles qui la concernent sont le seul objet auquel un prince doive donner ses pensées et son application, et dont il lui convienne de faire son métier : c’est là la vraie profession de quiconque gouverne » (ch. XIV). D’où l’importance de la géographie, de la connaissance de son territoire, de la chasse comme pratique de l’espace. D’où l’importance, bien sûr, de la cartographie, discipline alors naissante que Machiavel connaît bien pour avoir expertisé de nombreux ouvrages défensifs ou hydrauliques (notamment les propositions de Léonard de Vinci). « Les princes ont été généralement dans l’usage, pour se maintenir, de construire des forteresses, soit afin d’empêcher les révoltes, soit afin d’avoir un lieu sûr de refuge contre une première attaque. » (ch. XX) Les forteresses n’ont donc pas de validité par elles-mêmes : tout dépend du contexte, du rapport de forces et des alliances en cours. Vauban ne dira pas autre chose, aucun bâtiment n’est imprenable : la méthode, l’adhésion des civils, la formation et l’implication des soldats comptent au moins autant que la bonté des ouvrages…

    #cartographie_radicale #cartographie_potentielle #art #truc_de_ouf



  • Travail des enfants en Bolivie : ni angélisme, ni diabolisation ! - Centre Tricontinental - CETRI

    http://www.cetri.be/spip.php?article3608&lang=fr

    Travail des enfants en Bolivie : ni angélisme, ni diabolisation !

    « La Bolivie abaisse l’âge minimum légal du travail à 10 ans ». Cette nouvelle, sortie de son contexte résonne comme un coup de tonnerre. Offuscation des défenseurs des droits humains, tollé de la communauté internationale, condamnation des partisans de l’abolition du travail des enfants.
    par Aurélie Leroy

    Indépendamment du sérieux que mérite la lecture de cet événement, il est navrant de constater que la problématique du travail des enfants reste invariablement, et comme à chaque fois, traitée sous l’angle immédiat de la dénonciation et de la persuasion plutôt que de la compréhension et de l’analyse.

    D’entrée de jeux, le travail des enfants est présenté comme un scandale, comme une occupation anormale, comme une enfance volée et suivant cette logique, l’enfant travailleur apparaît comme une victime. La condamnation apparaît dès lors comme la seule réaction possible et extraire l’enfant du travail la seule solution adéquate.

    #bolivie #travail #enfance #enfants

    • Des avancées non négligeables donc, mais reste que la fin de l’exploitation des enfants demeure intimement lié à l’accès de tous – hommes et femmes – à un travail décent, un enjeu qui reste colossal (et crucial !) au regard de l’évolution du système économique mondial.

      Voilà, voilà : c’est tellement le plein emploi en Bolivie qu’on est obligé de recruter des gosses pour faire le boulot ? Je ne crois pas vraiment. Un gosse qui travaille, c’est aussi un adulte au chômage... qui devra envoyer ses gosses bosser pour pouvoir bouffer.


  • Farmers block highway in southeastern Turkey to protest power cuts

    http://www.hurriyetdailynews.com/video-farmers-block-highway-in-southeastern-turkey-to-protest-pow

    Énergie et contestations sociales dans l’est de la Turquie : les effets rétro-actifs de la libéralisation du secteur et la privatisation des sociétés de distributions.... Nous avions déjà évoqué le sujet http://seenthis.net/messages/278599

    A group of farmers in the southeastern province of Mardin have blocked a highway by setting barricades on fire to protest against the consistent power cuts in the region.

    Farmers gathered at a power distribution unit on the road connecting Mardin to the city of Kızıltepe on Aug. 28, setting tires and stones on fire.

    The protests have been going on for three days with farmers claiming the long power cuts, which have affected over 170 villages in the region, disrupt daily life.

    #électricité
    #libéralisation
    #tarification_électricité
    #coupure_électricité
    #Turquie

    • Power back on in tense Southeast towns
      http://www.todayszaman.com/latest-news_power-back-on-in-tense-southeast-towns_357065.html

      Le parti d’opposition récupère le dossier des coupures d’électricité et demande la nationalisation de la société de distribution récemment privatisée :

      Main opposition Republican People’s Party’s (CHP) Muğla deputy Ömer Süha Aldan, Ordu deputy İdris Yıldız and İstanbul deputy Aydın Ayaydın visited the protesting farmers on Thursday night.

      CHP’s Mardin provincial head Mahmut Duyan and some village heads also accompanied the CHP deputies during their visit to the farmers.

      Speaking to the press regarding their visit, Ayaydın said the CHP deputies sent a four-page letter to Interior Minister Efkan Ala and Energy and Natural Resources Minister Taner Yıldız, asking for a permanent solution to the problems that the farmers faced.

      Ayaydın said that the privatization of electricity in Mardin should be done away with. He believes that control of the electricity should be transferred to the state- run Turkish Electricity Distribution Company (TEDAŞ). Ayaydın added: “We [CHP deputies] will give a detailed report on the possible solutions to the problems that took place here. We will pursue a solution to these problems.”


  • Mini-nouvelle : « Galerie d’artifices », par Viviana Rocca
    http://www.leportagesalarial.com/mini-nouvelle-galerie-artifices-viviana-rocca

     Conjuguer sa vie au passé, présent et futur c’est un art… et si l’art était un paradigme pour conjuguer tous les modes et les personnes de sa vie ? Après tout, chacun son artifice… Découvrez le 2me prix du concours de mini-nouvelles « Travailler autrement : auteur de sa vie professionnelle, auteur de soi » organisé par ITG. … Read more →

    #Travailler_autrement



  • Les lieux touristiques des #villes ne sont pas des #enclaves.

    Parmi les questions que l’on peut se poser dans le cadre d’une approche géographique des problématiques touristiques, celle de savoir quels types d’espaces le tourisme participe de produire au sein des villes est prépondérante. Si l’on accepte en effet l’hypothèse du recreational turn (Stock 2007), la dimension touristique ne se limite plus aux stations, ces petits espaces urbains créés et fonctionnant principalement par et pour cette dernière (MIT 2002), mais elle devient également fondamentale pour les villes. Cet investissement suppose des effets considérables sur la dynamique urbaine de ces lieux : des quartiers sont réaménagés, des conflits d’usages de la ressource que constitue l’espace urbain sont accentués par la présence permanente de cette population d’habitants temporaires, etc. L’urbanité des villes change radicalement par le tourisme (Stock et Lucas 2012). À propos de ce problème, et afin de souscrire à l’objet de cette Traverse, la présente discussion focalise la réflexion en se posant contre la posture consistant à envisager les #lieux_touristiques des villes comme des enclaves1.

    http://www.espacestemps.net/articles/les-lieux-touristiques-des-villes-ne-sont-pas-des-enclaves

    #tourisme


  • Tall People Won’t Have to Endure Reclining Airline Seats in the Future | Opinion | WIRED

    http://www.wired.com/2014/08/tall-people-wont-have-to-endure-reclining-airline-seats-in-the-future/?mbid=social_twitter

    http://www.wired.com/wp-content/uploads/2014/08/sci-fi-city-inline.jpg

    By 2100, New York was enduring an excruciating 70 days a year above 100 degrees (as predicted), so we abandoned it. The other coastal hells, too. Rising sea levels coupled with the inherent seismic instability of living near the boundaries of tectonic plates drove our people inland, leaving the coastlines and engineered seawalls an unpredictable frontier upon which the brave make a living and the destitute subsist, far away from the safety of the megacities. I’ve heard rumors that some six-footers live out there, gulping down great quantities of diseased fish to support the nutritional demands of growing to such an incredible height. They wouldn’t last long in the close confines that house so much of the world’s population.

    #climat #transport_aérien #avion #aéroport #dfs



  • Accueil de migrants : Bruxelles veut soulager le fardeau italien - Europe - RFI

    http://www.rfi.fr/europe/20140828-accueil-migrants-bruxelles-soulage-le-fardeau-italien/?ns_campaign=nl_MONDE280814&ns_mchannel=newsletter&ns_source=emailvision&ns_link

    Souvent venus d’Afrique, les migrants continuent d’arriver sur les côtes italiennes avec encore des drames sur l’île de Lampedusa, là où il y a presque un an, la mort de 366 clandestins avait déclenché une prise de conscience européenne. Mais l’Italie estime aujourd’hui que le fardeau n’est pas suffisamment partagé. Elle a plaidé sa cause à Bruxelles avec succès.

    http://scd.rfi.fr/sites/filesrfi/dynimagecache/0/5/3500/1978/1024/578/sites/images.rfi.fr/files/aef_image/MIGRANTS_0.JPG

    Depuis le début 2014, les navires italiens de « Mare Nostrum » ont recueilli le chiffre record de 100 000 candidats à l’exil. Mais pour faire face à cette augmentation vertigineuse des migrants par voie maritime et financer l’opération « Mare Nostrum », l’Italie débourse chaque mois 9 millions d’euros.

    #migrations #asile #europe #Italie


  • Etudiants, organisez votre travail avec le #kanban personnel #Trello « 
    http://format30.com/2014/08/26/etudiants-organisez-votre-travail-avec-le-kanban-personnel-trello
    http://trouvetavoie.files.wordpress.com/2014/08/trello-visualiser-en-mode-kanban-personnel.png

    Se voir progresser dans son #travail est très important. Mais plus important encore peut-être : limiter la quantité de travail en cours. Commencer moins de choses vous permettra d’en terminer davantage.

    Comme dit l’adage : terminez de commencer et commencer à terminer ! Un tableau de kanban personnel idéal ressemble à celui ci-dessus : pas mal de choses à faire, deux ou trois choses en cours sur la journée et des choses terminées. Il est important de ne pas archiver tout de suite les choses terminées : cela fait du bien de « voir » qu’on a réalisé pas mal de choses sur la semaine.

    #organisation

    • Pour info, il existe une alternative open-source et « auto-hébergée » : Kanboard : http://kanboard.net . C’est moins facile à aborder que Trello (il faut disposer d’un hébergement web ou savoir installer un serveur en local, mais l’install reste simple), et le design est moins léché, mais ça évite de dépendre d’un tiers et d’héberger ses données chez quelqu’un d’autre...



  • Immuable rentrée, immuable école (Bernard Collot)
    http://education3.canalblog.com/archives/2014/08/27/30482447.html

    Ce qui est effrayant, ce n’est pas la fuite du temps qui me concerne, c’est son immobilité absolue en ce qui concerne l’école : rien n’a changé. A six ans autrefois ou un peu plus tôt aujourd’hui, c’est la même séparation, la même préparation de ce qui va conférer le statut qui va vous habiller en élève avec ses affutiaux obligatoires, les mêmes recommandations parentales, la même entrée dans une enceinte avec ses personnages auxquels il va falloir se soumettre (pourquoi ?), les mêmes sonneries, cloches, injonctions ou claquements des mains qui vont réguler presque jusqu’à votre respiration, les mêmes ordres qui vous assignent une place, les moments où vous pouvez la quitter, ceux où vous devez ouvrir un livre, prendre un crayon… et même ceux où vous devez aller faire pipi !
    […]
    Et chacun va en prendre pour une quinzaine d’années. Une quinzaine d’années où pour la plupart l’essentiel sera résumé à « attendre ». Attendre l’ordre qui dira ce qu’il faut faire ou ne pas faire, attendre une récré (ou la craindre), attendre l’heure de la sortie, attendre… la libération de l’école pour tenter d’être et de vivre.
    […]
    Il est effrayant et cela devrait effrayer : près de soixante-dix ans après, dans ce que me raconte mon fils au collège et ce que je peux en savoir, je peux me revoir tel je l’étais dans le cours complémentaire, tel dans ce qu’on me faisait faire ou subir, jusqu’à la place qu’on me faisait occuper ! Rien, strictement rien n’a changé y compris dans l’organisation, y compris dans les comportements des enseignants et par voie de conséquence des élèves. Les cahiers sont passés au format A4, des matières ont changé de nom (on ne fait plus de la science mais des SVT !), il faut acheter une calculette (dont il ne faut pas se servir en dehors d’exercices spécifiques), la liste des fournitures s’allonge ce d’autant qu’elles ne sont plus… fournies, il vaut mieux avoir un ordinateur à la maison,… rien d’autre.

    Ce qui est effrayant, c’est que presque personne, pas plus les enseignants que les parents, ne se rend compte que rien n’a changé. Pire, certains se font même croire que cela a trop changé ! Les mêmes polémiques sur les méthodes perdurent tout en restant soigneusement des polémiques, les grands discours ministériels se reproduisent, les « experts » continuent de s’empoigner sur les médias, tout doit changer, va changer… à condition que rien ne change.

    #éducation #système_scolaire #tout_change_rien_ne_change #c'est_la_rentrée


  • Ces hommes qui s’en prennent aux oiseaux
    Christine Treguier
    http://www.politis.fr/Ces-hommes-qui-s-en-prennent-aux,28018.html

    http://www.politis.fr/local/cache-vignettes/L411xH274/10000000000005DC000003E8E9DB1773-b7e17.jpg

    En quête d’un sujet de rentrée léger qui sorte un peu des registres militance triste, sempiternelle dénonciation du totalitarisme hi-tech souriant qui vient, ou drame planétaire, je tombe sur un article de Sud Ouest, édition de la Charente-Maritime, intitulé : « L’observatoire des oiseaux de Saint-Froult incendié ». Mon sang ne fait qu’un tour. Qui sont donc ces ostrogoths, capables de s’attaquer à des créatures pacifiques et à leurs protecteurs-observateurs ? Le journaliste, lui aussi visiblement choqué, suggère une réponse : la plateforme a brûlé… « à l’issue d’un rassemblement de 300 chasseurs qui ont bloqué le rond-point d’accès à l’île d’Oléron ».....

    #touche-pas-aux-oiseaux #Charente_maritime #LPO #chasseurs #ah-les-cons !





  • Comment les banques centrales provoquent les crises financières
    http://www.economiematin.fr/news-crise-financiere-cause-banque-centrale

    Nous disons et écrivons très souvent que l’économie est largement financiarisée depuis plus de 15 ans. Nous vivons dans une économie de bulles d’actifs financiers. En fait, lorsqu’une bulle éclate sur un actif, on assiste généralement à la naissance d’une nouvelle bulle sur un autre actif car l’argent abondamment créé par les banques centrales ne peut, en général, être repris sous peine de provoquer d’énormes pertes en patrimoine chez les investisseurs privés ou de créer une crise bancaire.

    Nous sommes donc en plein aléa moral puisque certains acteurs financiers ne sont pas assez rigoureux dans l’analyse du risque de leurs investissements ; ils se reposent sur le fait qu’ils ont une capacité de nuisance systémique et qu’en conséquence il y aura toujours un prêteur/sauveur en dernier ressort (en l’occurrence la banque centrale de sa zone monétaire).

    C’est l’une des principales origines des crises financières que nous connaissons depuis les années 2000 : des politiques monétaires trop accommodantes pour ne pas dire laxistes avec un environnement de taux « anormalement » bas et donc de coûts de financement très avantageux (taux emprunts d’Etat de plus en plus ridicules, écarts de taux vis-à-vis des taux de swap ne rémunérant que très peu ou même pas du tout le risque bancaire ou d’entreprise)

    La crise financière est inévitable lorsque l’investisseur va chercher du rendement sur des classes d’actifs de plus en plus risquées parce que les actifs prétendus les plus sûrs — comme les emprunts d’Etat (Etats-Unis, Royaume-Uni et grands Etats de la Zone euro) — rapportent de moins en moins.

    La crise financière peut devenir particulièrement violente — comme en 2007-2008 — lorsque de surcroît les produits de placement classiques (y compris les plus risqués) rapportent moins alors même que les exigences de rentabilité restent inchangées ; d’où l’innovation financière pour fabriquer des produits structurés sophistiqués et complexes censés procurer du rendement avec un risque maîtrisé......

    #économie
    #finance
    #BCE
    #banques_centrales
    #crises_financières
    #taux
    #rendement
    #dette


  • Tablettes : Des effets positifs au primaire selon une étude suisse
    http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/2014/08/26082014Article635446381339812648.aspx

    L’étude souligne aussi la collaboration accrue entre les élèves et le développement de leurs compétences numériques (au rebours des affirmations de Prensky sur les Digital Natives). Il conclue comme Karsenty et Fievez : « ce ne sont ni les technologies ni les tablettes tactiles qui favoriseront la motivation ou la réussite des jeunes, mais bien les usages qui en seront faits, tant par les enseignants que par les élèves. »

    • Je crois que j’ai déjà utilisé #ça_dépend_ce_qu'on_en_fait mais je ne suis pas sûre de la syntaxe sur le qu’. Sur la télé, on a bien vu que ça ne dépendait pas du programme, que c’est l’attitude en soi qui pose problème. Généraliser les tablettes c’est de facto introduire la lecture sur support labile (possibilité de zapper) et ne pas consacrer autant de temps à l’écriture. Rien que ça ne dépend pas de l’usage...
      Au fait, pas mal, le verbe concluer dans un texte qui s’inquiète de l’apprentissage à l’école.

    • Au fait, pas mal, le verbe concluer dans un texte qui s’inquiète de l’apprentissage à l’école.

      J’avais relevé aussi ... :-) Par contre « qu’on » est bien orthographié mais (si je puis me permettre) il serait plus correct de dire : ça dépend de ce qu’on en fait.
      Et sans arrière pensée, en ce qui concerne l’usage du français, on pourrait conclure en se persuadant que « nobody’s perfect » !

    • J’ai gardé ce texte à titre indicatif.

      Hier, ma fille a ramené des livres que sa maîtresse de CM2 lui avait prêté pour les vacances. Du coup, on a pu voir que la classe est équipé d’un tableau numérique et de tablettes pour les élèves, ce qui n’était pas le cas l’année dernière. Ma fille a reçu un super enseignement en primaire et je me demandais quelle sera la véritable valeur ajoutée éducative des tablettes. Le problème des tablettes, pour moi, c’est qu’elles ne répondent à aucun autre usage que ludique et passif. Pour la communication, les smartphones sont bien plus adaptés et polyvalents. Pour la lecture, les ebooks sont bien meilleurs, parce qu’ils évitent la distraction et la dispersion de l’attention. Pour la production (texte, image, etc.), la tablette est très peu adaptée, à moins de lui ajouter une interface de saisie, ce qui en fait un netbook, mais en moins puissant.

      Ma fille et les gens de sa génération sont déjà des gens très volatiles en termes d’attention et d’efforts. Je me demande donc quels seront les apports cognitifs de l’usage généralisé des tablettes... et dehors d’améliorer leur taux d’équipement dans les foyers.

    • Ma fille et les gens de sa génération sont déjà des gens très volatiles en termes d’attention et d’efforts.

      Ceci me semble être très familier... Problème commun à beaucoup de parents que nous sommes, souvent impuissants à trouver les bonnes méthodes pour ramener les enfants à « un peu » de concentration et à (re)trouver le goût de l’effort, non pas dans l’idée de souffrir pour progresser, mais dans l’idée qu’après l’effort - par essence toujours difficile - après c’est toujours bien parce qu’on fait les choses « mieux ».

      Chez nous, pour les trois enfants, c’est le problème principal le plus difficile à aborder. Et on n’a pas encore compris si les tablettes et les ordi, dans ce cas, ça aide ou ça aide pas...

    • Le problème de la concentration des enfants est récurrent depuis déjà plusieurs décennies. Dans mes classes, je constatais d’année en année que j’avais de plus en plus de problèmes de « discipline » (comme disent nos managers maison), à savoir éviter les bavardages, ramener le calme après une récréation, demander un effort d’attention un peu soutenu pendant une activité de travail écrit, solliciter l’attention des élèves pendant une activité de découverte. A quoi toute cette volatilité est-elle due, je n’ai pas de réponses toutes faites.
      Je pense que l’institution a voulu pallier à ces problèmes en remplaçant les « vieux » supports d’information (livres entre autre) par le multi-média beaucoup plus « moderne » (comprendre : dans-l’air-du-temps). Le lobbying des grandes firmes américaines a fait le reste. À noter que les cadres de ces mêmes firmes ont choisi de scolariser leurs progénitures dans des écoles « non-connectées ».
      Personnellement, quand j’ai à lire un article sur une page web assez long, je le télécharge sur ma liseuse et la lecture est plus efficace, moins de distraction pa rapport à la page web truffée de boutons et de liens par lesquels on peut zapper l’activité qu’on s’impose. Avec un collègue du réseau d’aide, on avait, il y a une quinzaine d’années, déterminé un profil de « zappeur » pour les élèves présentant un tel comportement volatil.

    • Merci pour cette discussion ! Je vois que nous devons tous déployer des efforts d’imagination pour aider les enfants à (re) trouver les « temps calmes »...

      Peut-être Julien Joubert et la musique de Léonie peut nous aider avec cette petite merveille ?

      https://www.youtube.com/watch?v=FKdvA0NqzvE

      Nous testons quelques trucs, je vous tiens informer...

    • Non, @corinne2, on ne chouine pas contre la technologie, mais contre ses mal-utilisations.
      Comme @sombre, je trouve que les longs articles touffus sont plus faciles à lire sur liseuse que sur tablette ou ordi : à cause de la distraction inhérente au support. Ce qui sauve ma gosse par rapport à beaucoup de ses petits camarades, c’est précisément la quantité folle de bouquins qu’elle ingurgite (même s’il y a de sombres conneries dans le lot). Quand on la prive d’écran, elle se rabat sur les livres (liseuse ou papier), ou sur ses activités manuelles sur rebuts de recyclage. Cela ne vient pas de nous, mais elle cultive une vraie passion pour les créations d’objets zarbis. Je pense que le fait de faire des choses avec ses mains, plutôt que de faire des choses sur un écran câble son esprit autrement.

      Après, elle a un ordi depuis qu’elle a 3 ans (merci Edubuntu), elle créé des mondes dans Minecraft et des niveaux de jeu dans Little big planet, écrit un bouquin depuis plusieurs mois sur Draft et tente de prendre en main le dessin vecto sous Inkscape.
      Ça, c’est une question de culture numérique et quand je vois le contenu des cours de B2I qu’ils ont à l’école, je suis un peu inquiète sur la nature de la culture numérique scolaire.

      Donc, les écrans, ce n’est pas le mal, à condition qu’il y ait tout un environnement autour et d’autres sources de stimulation. Visiter une expo de peinture avec ses pieds, voir une pièce de théâtre, en faire, visiter des trucs, même pas loin de chez soi, bouger, faire des trucs avec d’autres...

    • @reka : nos commentaires se sont croisés.

      L’escalade, ça marche bien : pas de concentration, pas de grimpette efficace. Et en même temps, ça détend.
      Le théâtre, aussi... mais toutes ces activités dépendent du caractère du gosse.
      Lundi, on s’est fait une petite expédition dans les Pyrénées. Pas un truc très ambitieux : juste lui montrer le Pont d’Espagne. Bon, c’est affreux, on dirait un disneyland-parc naturel. Je n’étais pas venue depuis 13 ans. Mais on a quand même fait un truc ensemble, respiré un peu d’air en grimpant au-dessus de la marabunta de bagnoles, discuté, rigolé... et on a même rien fait.

      L’idéal étant quand même de trouver des temps où on s’emmerde un peu. Dans notre société de la distraction, on a oublié les vertus de l’ennui !

    • Ceci dit @corinne2 et @monolecte : OUI, pour tel ou tel point précis : c’était mieux avant. Il n’y a aucun problème à affirmer ça. Encore une énième fois : comme si l’histoire était un truc uniforme et linéaire, et comme si chaque époque était un tout indissociable… Ben non. Il est parfaitement possible (et souhaitable ! et urgent de le faire !) de dire que tel truc était mieux avant tandis que tel autre est mieux maintenant.

    • Ma contribution toute personnelle (et donc parcellaire) à la discussion. Notre fils n’a pas de difficulté à rester longtemps sur une activité contrairement à d’autres enfants de son âge dans notre voisinage. Tout au moins doit on reconnaître que nous n’avons pas à nous plaindre d’une incapacité à se concentrer. J’ai envie de lier cette capacité aux jeux de construction auxquels il a eu accès très tôt. Et son unique usage de la tablette est le téléchargement de plans pour ce jeu de construction, en PDF, pour construire des modèles qu’il n’a pas.

    • j’avais envie de modifier mon « c’était mieux » avant par un #c'était_mieux_avant_mais_maintenant_c'est_pas mal_non_plus :)
      Pour en revenir à la concentration des enfants et leur manque du gout de l’effort, je suis dubitative.
      Quand je vois le temps que passe mon môme (et hop, j’vous raconte ma vie^^) passe à chercher des solutions pour ses jeux vidéos, le nombre de forum qu’il consulte, les recherches sur Google traduct pour s’exprimer dans son anglais vacillant je me dis que la concentration, il l’a, le sens de l’effort aussi... après il ne les met pas (encore ?) forcément là où le collège voudrait qu’ils soient mais c’est un autre débat.
      Et je n’ai pas l’impression qu’il se fasse déstabiliser par les différentes icones qui s’offre à lui quand il lit un truc, ça me semble plus être un problème pour nous « les vieux ».

      quand j’étais à la fac (j’vous raconte ma vie 2ème épisode), j’avais commencé des recherches pour écrire un truc autour de la question de la « sociabilité et les forums/chat de MMORPG chez les ados dit desociabilisés » car j’étais déjà dubitative face au discours ambiant disant que les écrans tuaient la communication et la sociabilité. Hélas, je n’ai pas mené le truc jusqu’au bout (manquerai je de sens de l’effort ?^^)

      De plus, je me dis que dans la société actuelle, pas mal d’adulte que nous sommes avons pas mal de culot de reprocher à nos enfants d’être tout le temps devant des écrans quand on voit le temps que nous y passons nous même.

      Donc je vais conclure comme vous, tout est question d’utilisation :)
      et le « c’était mieux avant » c’était pour rire et non pour critiquer.

      sinon, l’escalade ça developpe la concentration ET le sens de l’effort...
      Il y a le tir à l’arc aussi pour la concentration.

    • Les tablettes ont justement été "créées" pour abolir tout problème d’usage et pour ne proposer qu’une expérience utilisateur qui laisse celui ci bien loin d’un exomil.

      "Quand la question économique prime sur la réponse éducative
      Nicholas Negroponte, le fondateur du Media Lab du MIT et le promoteur du programme OLPC allait récemment, dans une tribune pour la Technology Review jusqu’à défendre l’apprentissage sans école."
      http://www.internetactu.net/2012/10/17/linnovation-educative-une-question-economique

      Vers une culture numérique lettrée ?
      http://skhole.fr/vers-une-culture-numérique-lettrée

      "La politique d’introduction des « TIC » à l’école conduite jusqu’ici a d’une part consisté en un effort d’équipement matériel et logiciel des établissements scolaires, certes incontournable en tant que tel, mais qui a pris d’emblée la forme d’un certain assujettissement à l’offre existante des industriels du secteur : ce faisant, l’institution scolaire renonçait déjà en un sens à jouer un rôle actif dans l’informatisation de l’école, et se contentait d’adopter sans se poser de questions les standards de l’informatique grand public ; l’outil lui échappait ainsi, faute d’avoir correctement estimé ni même peut-être envisagé que son choix même pouvait avoir une dimension stratégique. Parallèlement, côté contenu, dans une démarche adossée à la nouvelle politique européenne des « autoroutes » puis de la « société de l’information », il s’est agi avant tout de dresser une liste de « compétences » techniques de base à acquérir – gestion des machines, administration minimale des systèmes, formation aux usages les plus courants : mail, web, traitement de texte, recherche, etc. Cet ensemble de compétences ou d’habiletés était énoncé comme devant désormais faire partie du bagage technico-cognitif minimal attendu d’un homme ou d’une femme de la nouvelle époque en train de se dessiner.

      Cette démarche a minima, sans grande ambition ni apparemment sans grand danger, s’est accompagnée d’un discours, en France, en Europe et dans le Monde, sur la nécessité de favoriser l’ « intégration » des jeunes générations en leur donnant de quoi répondre aux « besoins » de cette nouvelle « société de l’information », autrement dit, mais sans le dire, de leur faire acquérir les habitudes d’usage réclamées par elle ; elle consistait donc en réalité essentiellement en une adaptation à la demande, aux critères et aux produits des industries qui dominent entièrement le secteur, et visait à parachever ainsi l’intégration de cette « société de l’information » elle-même, son informatisation intégrale. Comme l’a bien montré Alexandre Serres[1], cette logique adaptative, à fondement comportementaliste et à visée principalement économique, est manifeste dans un grand nombre de textes internationaux, notamment politiques, qui posent la nécessité d’enseigner cette « maîtrise » ou « culture de l’information » (Information Literacy) aux jeunes générations. Ainsi par exemple, en France, la « Loi d’orientation et de programme pour l’avenir de l’école » de 2005 intègre désormais au « socle commun » de connaissances et de compétences la « maîtrise des techniques usuelles de l’information et de la communication »"

    • Le fait que des cadres de la Silicon Valley choisissent de scolariser leurs enfants dans des écoles déconnectées où les enseignants sont adeptes de la pédagogie « Waldorf-Steiner » doit nous interpeler :

      Il est à ce titre significatif, au delà de l’anecdote, qu’au moment même où M. Serres célèbre l’émancipation nouvelle de Petite Poucette grâce aux vertus de ses multiples prothèses numériques, les dirigeants des « Big Four » choisissent d’envoyer leurs propres enfants dans des écoles déconnectées…

      Cette éduca­tion « décon­nec­tée », à l’ancienne, n’est pour­tant pas don­née. Il faut en effet comp­ter 17.750 dol­lars (13.200 euros) par an de la mater­nelle au col­lège, et 24.400 dol­lars (18.150 euros) par année de lycée. Thierry Klein, pré­sident de Speechi (société qui déve­loppe des logi­ciels de for­ma­tion en ligne), ana­lyse sur son blog les rai­sons qui poussent ces parents high-tech à dépen­ser une petite for­tune pour pri­ver leurs enfants des gad­gets modernes :

      « Il y a bien sûr la convic­tion, étayée main­te­nant par de nom­breuses études, que la tech­no­lo­gie n’améliore pas, ou pas beau­coup, le niveau des élèves. Mais le fac­teur clé [...] est la convic­tion qu’ont les parents que [la tech­no­lo­gie] diver­tit les élèves, les détourne du savoir. Celui qui va sur Internet [...] a toutes les chances de se retrou­ver à faire autre chose que de la recherche (lire la bourse, les résul­tats spor­tifs, chat­ter sur MSN...). Les concep­teurs des machines que sont Google, l’iPad ou encore eBay sont par­fai­te­ment conscients du phé­no­mène d’addiction qu’ils créent et veulent en pré­ser­ver leurs enfants. C’est d’un cynisme génial. »

      Ces deux extraits se trouvent respectivement sur :
      http://skhole.fr/petite-poucette-la-douteuse-fable-de-michel-serres#_ftnref14
      http://www.vousnousils.fr/2012/02/28/pas-dordi-a-lecole-pour-les-enfants-des-cadres-de-google-ou-debay-522349

      D’autres lectures pour se documenter sur le sujet :

      http://www.icem-freinet.net/~idem68//309_19.pdf
      un interview de Pierre-Gilles De Gennes (prix Nobel de physique) diffusé par « Fenêtre sur cour » périodique syndicale du SNUipp (FSU), juillet-août 1999.

      http://www.cemea.asso.fr/IMG/UEN2003ouverture.pdf
      discours d’ouverture de l’Université d’été de l’Éducation Nouvelle (août 2003) qui reprend quelques citations de l’interview précédente pour illustrer un propos plus politique sur leurs missions. Et quand j’ai relu ce texte de 2003, j’ai trouvé qu’il était terriblement clairvoyant sur ce qu’il risquait d’advenir concernant l’évolution de nos sociétés.

    • @monolecte, tu dis « inhérente au support », c’est notre propos avec @rastapopoulos pour démonter l’idée que ça dépend DE l’usage qu’on en fait : il y a des objets qui créent des pratiques, qu’on le veuille ou non. Tu peux faire la cuisine en écoutant la radio, pas en regardant la télé (ou alors tu fais de ta télé une radio, mais tu ne peux plus à proprement parler regarder la télé). En adoptant une technique, on adopte les usages qui vont avec (parfois des surprises, souvent déterminés).

      Et pour ma part, s’il y a une chose que je regrette, c’est d’avoir su rédiger un mémoire de maîtrise sur papier, et de ne plus pouvoir écrire un billet de blog autrement que sur écran. Je ne tape pas beaucoup plus vite qu’il y a quinze ans et une autre de mes pratiques s’est appauvrie, débilitée (pas une question musculaire, ça m’est insupportable pour d’autres raisons). Il y a des écoles de pauvres où on a le choix entre savoir écrire à la main et savoir taper, aargh !

      Quant à mon temps de lecture... je suis admirative de ceusses qui ne passent pas trop de temps sur seenthis. Moi qui n’ai aucune discipline pour réduire (le bavardage, le zapping, le nouveau, toujours plus attractifs qu’un bouquin), j’envisage de couper. J’ai déjà mordu sur le temps de sommeil, là je voudrais retrouver mon temps libre pour bouquiner. Vos gosses, illes ont au moins la contrainte que vous posez en leur ôtant la tablette, imaginez quand illes auront le choix de satisfaire leurs penchants pour le bruit, les images, la communication... Et tout leur entourage itou, donc peu de possibilités de partager leurs lectures.

    • Dans le même esprit que la vidéo signalée par @sombre, il y a aussi celle-ci absolument hilarante. Je la regarde régulièrement depuis plusieurs années et elle le fait toujours autant marrer. Réalisée par les meilleurs comiques norvégiens.

      ▶ Medieval helpdesk with English subtitles - YouTube
      https://www.youtube.com/watch?v=pQHX-SjgQvQ

      Medieval helpdesk with English subtitles

    • Une autre vidéo, It’s a Book, qui promeut un... livre.

      https://www.youtube.com/watch?v=x4BK_2VULCU

      Merci @jean_no :

      Chaque sujet devait lire la même nouvelle de vingt-huit pages1 puis répondre à des questions sur différents aspects du texte : personnages, intrigue, lieux, objets. Les résultats obtenus tendent surtout à indiquer une confusion significative, chez les lecteurs qui utilisent un Kindle, dans la reconstitution de l’enchaînement des événements du récit. La réponse émotionnelle au texte de chacun des groupes n’était, en revanche, pas différente. Les lecteurs sur Kindle avaient légèrement mieux mémorisé les objets mentionnés dans le texte.

      Je suis complètement convaincue par le greenwashing de François Bon, j’arrête le bouclage de @lan02 pour cause de papier couché !