• Toujours sur l’#accaparement_des_terres (encore via le pourvoyeur inconnu)

    "Le #land_grabbing, nouvelle version de la malédiction des ressources en #Afrique"
    http://www.lesafriques.com/agriculture/le-land-grabbing-nouvelle-version-de-la-malediction-des-ressources-en-a

    227 millions d’hectares, soit l’équivalent de la surface de l’Europe de l’Ouest. C’est l’étendue des #terres arables qui ont été vendues, louées ou concédées dans le cadre de transactions foncières à l’échelle mondiale depuis 2001. Dans son nouveau rapport intitulé Terres et pouvoirs, l’ONG Oxfam compare la course aux acquisitions de terres agricoles dans les pays en développement à la #ruée_vers_l’or du XIXème siècle.

    Le phénomène, connu désormais sous l’appellation de « l’accaparement des terres », ou « land grabbing », frappe durement l’#Afrique, selon ce rapport publié le 22 septembre. Sur les 1100 transactions foncières, portant à 67 millions d’hectares, vérifiées par l’ONG, la moitié se situe en Afrique. La superficie de ces terres africaines passées aux mains d’investisseurs internationaux est presque équivalente à la taille de l’Allemagne !

    "Accaparement des terres en Afrique - Une bombe à fragmentation multiple"
    http://www.lesafriques.com/politique-economie/accaparement-des-terres-en-afrique-une-bombe-a-fragmentation-mul-3.html

    Avant la crise alimentaire de 2008, l’expansion annuelle des terres agricoles dans le monde était de 4 millions d’hectares par an. A la fin 2009, la demande d’acquisition était de 45 millions d’hectares de terres agricoles. L’institut pour la Citoyenneté, les Consommateurs et le Développement (Cicodev) tire la sonnette d’alarme.

    #agrobusiness #multinationales #privatisation #agriculture


  • Suite sur l’#accaparement_des_terres en #Afrique (toujours via le pourvoyeur inconnu)

    "La Côte d’Ivoire et Louis Dreyfus signent pour des terres mais quid des paysans ?" (mars 2013)
    http://farmlandgrab.org/post/view/21763

    À l’occasion de son séjour en #Côte_d’Ivoire, la présidente et principale actionnaire du groupe de négoce de matières premières #Louis_Dreyfus a signé le 31 janvier dernier un accord stratégique avec le ministre ivoirien de l’agriculture pour la mise à disposition de plusieurs milliers d’hectares de terres cultivables dans le nord du pays pour la production du riz. On ne peut cependant s’empêcher de s’interroger sur la légitimité d’un tel contrat tant les zones d’ombres sont nombreuses.

    "Côte d’Ivoire : Les fermiers du nord craignent de perdre leurs terres cédées aux multinationales"
    http://farmlandgrab.org/post/view/21817

    Des agriculteurs du nord de la Côte d’Ivoire affirment que leur survie est menacée par la décision du gouvernement d’accorder de grandes superficies de terres à une #multinationale. Ne disposant pas d’un #droit_de_propriété, ils ont peur de perdre l’héritage de leurs ancêtres.

    « Les terres que nous exploitons sont celles léguées par nos parents. Nous pensons aussi les céder à nos descendants parce qu’aujourd’hui, il est difficile de trouver de terres arables ailleurs », déclare à IPS, Dokatiené Silué, paysan originaire de Dikodougou, dans le nord de la Côte d’Ivoire.

    Les chiffres du Centre de promotion des investissements en Côte d’Ivoire (CEPICI) indiquent que le pays dispose de 24 millions d’hectares de terres cultivables. Et seulement 9,5 millions d’hectares sont utilisés pour l’agriculture vivrière et les cultures d’exportation.

    « Avec des terres vierges largement disponibles, nous comprenons difficilement que l’Etat et ses partenaires se concentrent sur celles que nous exploitons déjà », dénonce Silué.

    Depuis 2007, le gouvernement ivoirien approuve des projets de développement agro-industriel, notamment pour la culture de l’hévéa (caoutchouc) et du palmier à huile. Cette année, il a approuvé des projets dans la riziculture avec l’espoir de quadrupler la production du riz de 100.000 tonnes à 400.000 tonnes dans le nord.

    #agrobusiness #privatisation #agriculture #terres #landgrabbing


  • Pas encore tout lu/écouté, mais mini-dossier #accaparement_des_terres (#landgrabbing) en #Afrique (via le pourvoyeur inconnu)

    "Les investisseurs étrangers à l’assaut des terres agricoles africaines" , par Florence Bondeau, EchoGeo, automne 2010

    Réflexions sur le dernier avatar des politiques agricoles post coloniales

    Les #terres agricoles africaines sont convoitées par de nombreux investisseurs étrangers, ce qui se matérialise par une accélération des transactions portant sur des concessions foncières à grande échelle. Ces investissements répondent à des enjeux très divers et font l’objet de contrats rudimentaires, dont les clauses exactes sont souvent méconnues. Ce phénomène très médiatisé est extrêmement controversé et suscite de virulentes critiques, alors que les analyses scientifiques sur le sujet sont encore très rares. Au regard des effets pervers pressentis et pour certains déjà perceptibles, il peut être perçu comme une des dérives d’un nouveau modèle de croissance agricole basé sur la promotion de l’#agrobusiness.

    – Plus récemment (ce mois-ci), "Situation au #Mali" , où il est aussi question en passant de la #privatisation massive des #terres_arables au #Liberia
    http://www.sonsenluttes.net/spip.php?article600

    Pascal Busquets, militant CGT qui travaille au renforcement du mouvement ouvrier au Mali en compagnie de camarades maliens, revient sur la complexité du conflit qui se déroule dans ce pays depuis maintenant plus d’un an et sur les questions qu’il pose aux militants internationalistes.

    http://www.sonsenluttes.net/IMG/mp3/mali-situation-janvier2013-1h16mn.mp3

    "Notre terre, Leur business ! " (pas trop mon style musical, mais bon)
    http://www.afriradio.net/audio291.html

    Morceau sur l’accaparement des terres de la campagne « GABON MA TERRE MON DROIT ».

    http://www.afriradio.net/audio/Track_1.wav

    "Les acquisitions massives des terres en Afrique de l’Ouest" (#RFI), sur le site Farm Land Grab, dédié à la question de l’accaparement des terres agricoles
    http://farmlandgrab.org/post/view/22038

    Il existe peu d’études faites sur le phénomène de la cession des grandes superficies de terres en #Afrique_de_l’Ouest. Les résultats d’une première étude viennent d’être publiés à Abidjan. Ils confirment une tendance à la hausse de la cession massive des terres à des #multinationales, voire même à des nationaux. Ces acquisitions se sont accélérées depuis la crise alimentaire et les émeutes de la faim de 2007-2008. Une crise générée plutôt par la #spéculation que par la chute de la production alimentaire. Elle est survenue presque au même moment que la crise financière. La ruée vers les terres agricoles qui a suivi est devenue d’une importance stratégique et économique redoutable pour les #paysans.

    http://farmlandgrab.org/uploads/attachment/CHRO._MAT1ERE_-_6_05_2013_-_les_acquisitions_massives_des_terres_en_5_

    #postcolonialisme #agriculture #audio #radio


  • La France leader mondial des terres rares ? C’est possible en s’inspirant du Groenland !
    http://www.latribune.fr/blogs/la-tribune-des-expats/20130513trib000764293/la-france-leader-mondial-des-terres-rares-c-est-possible-en-s-inspirant-du

    Créé par le gouvernement Fillon en 2011, le COMES s’est orienté vers le recyclage et la prospection des #terres_rares en Guyane et Nouvelle-Calédonie. Parti donc à l’opposé du développement des terres rares polynésiennes, le COMES ne cherche-t-il pas à éviter le durcissement du bras de fer entre Paris et Papeete né de la loi organique du 27 Février 2004 sur l’autonomie ? Son article 14 stipule que les autorités de l’Etat « sont seules compétentes dans le champ des matières premières stratégiques ». A l’ancienne, Paris organise ici l’exploitation sans partage de sa colonie. La Polynésie n’y retirerait donc, contrairement au Groenland, aucun bénéfice direct ou capacité d’autogestion pour renouer localement avec la croissance.


  • #Cameroun : « corruption » lors de l’acquisition de terres pour un projet américain (rapport)
    http://farmlandgrab.org/post/view/22019

    Un rapport issu du ministère des forêts camerounais et consulté par l’AFP mardi reproche à la société américaine Heraklès Farms des méthodes « d’#intimidation et de #corruption » pour acquérir des terres pour la culture du palmier à huile dans le sud-ouest du Cameroun

    Selon le rapport, la négociation de terres par la filiale camerounaise d’Herakles Farms, la SG Sustainables Oils Cameroon Ltd (SGSOC) « se fait avec beaucoup d’intimidations et de corruption, ciblant les chefs et certains décideurs (locaux) influents ».

    La compagnie américaine se sert souvent « de bières, de whisky, des sacs de riz et de vaches », pour que les collectivités entrent vite en négociation avec elle et la stratégie « fonctionne » puisque « des milliers d’hectares de terres » ont déjà été cédés, souligne le document.

    Les auteurs de ce rapport disent s’être rendus dans 20 villages du sud ouest au mois de février et affirment que « les collectivités locales ne sont pas prêtes ou pas informées (de ce) dans quoi elles s’embarquent ».

    #terres #pillage


  • Le gaspillage des #terres se poursuit frénétiquement en Ile-de-France - Reporterre
    http://www.reporterre.net/spip.php?article4170

    Depuis vingt ans, selon le Schéma de Développement Régional de l’Ile de France (SDRIF 2013), notre région a perdu annuellement 1 900 ha de terres agricoles soit l’équivalent du département des Hauts de Seine en dix ans. Si ce rythme continue, un rapport publié en 2009 par Philippe Pointerau et Frédéric Coulon (Courrier de l’environnement de l’INRA n°57, pp109-120) indique qu’en 2050 la France, ayant perdu son indépendance alimentaire pour les produits courants, devra importer massivement des denrées agricoles.

    La réduction de la consommation des terres est un objectif affiché du SDRIF 2013 qui va dans le bon sens. Mais cet objectif n’est ni convainquant, ni crédible, puisque l’Autorité environnementale évalue à 1 800 hectares par an jusqu’en 2030 la « perte » des territoires ruraux et naturels inscrite au SDRIF 2013 alors que la loi Grenelle impose de diviser par deux le rythme de consommation des espaces agricoles d’ici à 2020.

    Des projets innombrables dans notre grande couronne francilienne vont consommer encore cette surface agricole utile pour : l’entraînement sportif du Paris St Germain (Ferme de Poult-en-Yvelines), l’aménagement économique des 400 hectares de la base aérienne de Brétigny, l’extension de l’Ecosite de Vert-le-Grand en Essonne, la création des Villages Natures d’Euro-Disney (500 ha), des installations de stockage des déchets de Claye-Souilly et des plateformes logistiques du Val Bréon en Seine-et-Marne, le golf et les centres commerciaux sur les 700 ha du Triangle de Gonesse et les terres agricoles autour de l’aéroport de Roissy dans le Val d’Oise… mais surtout par les zones d’urbanisation privilégiée autour des gares du « Grand Paris Express » censées limiter le bourgeonnement des lotissements de maisons individuelles autour des villages, bourgs et hameaux responsable de plus de 50 % de cette gabegie territoriale depuis 1994.

    #urbanisation #loisirs


  • Des paysans roumains unis contre l’accaparement des #terres agricoles
    http://farmlandgrab.org/post/view/21986

    L’accaparement des terres agricoles concerne aussi l’Europe et notamment la Roumanie, cinquième pays européen en terme de superficie agricole. Des paysans d’Ecoruralis dénoncent la mainmise des sociétés multinationales sur près d’un million de terres arables, soit 6% des superficies cultivables roumaines.

    Des terrains qu’elles louent à leur propriétaire 100 euros de l’hectare pour toucher ensuite 130 euros d’aides européennes directes par hectare avant même d’avoir cultiver un acre.

    En #Roumanie, l’« or noir », cette terre riche en humus et très bon marché comparé aux prix d’autres pays européens attire les investisseurs étrangers en masse, a expliqué Attila Szocs, ingénieur agricole et administrateur d’Eco-Ruralis, lors d’une conférence de presse organisée à Paris dans le cadre de la campagne Good Food Good Farming (1). « Ajoutez à cela une main-d’œuvre très bon marché et un climat favorable aux investissements étrangers : tout conduit à une spéculation importante sur les terres arables roumaines. Surtout depuis l’entrée de la Roumanie dans l’Union européenne, car l’attribution de paiements directs par hectare est une incitation supplémentaire à acquérir des terres. »


  • Les agences de développement ferment les yeux sur une ‘catastrophe’ imminente en #Ethiopie - Survival International
    http://www.survivalfrance.org/actu/9146

    Trois rapports indépendants établissent que le barrage controversé de Gibe III, ainsi que l’accaparement des terres pour les plantations, risquent de provoquer une ‘catastrophe’ imminente dans la vallée inférieure de l’Omo en Ethopie.

    Un demi-million de riverains autochtones d’Ethiopie et du Kenya vont être affectés par ces projets dont Survival demande la suspension immédiate.

    – Lake Turkana and the Lower Omo – Hydrological Impacts of Major Dam and Irrigation Projects (le lac Turkana et l’Omo inférieur – impacts hydrologiques du barrage et des projets d’irrigation) publié par le Centre d’études africaines de l’université d’Oxford prévoit que le projet Kuraz Sugar du gouvernement éthiopien provoquera une baisse de 22 mètres du niveau des eaux du lac Turkana, le plus grand lac du monde en milieu désertique. La majeure partie de la faune aquatique, vitale pour les Turkana et autres tribus riveraines, sera détruite.

    Les Bodi, les Kwegu et les Mursi sont expulsés de force pour faire place au projet Kuraz et conduits dans des camps de réinstallation où ils sont sommés de vendre leurs troupeaux et de ne conserver que quelques têtes de bétail. On a annoncé aux Bodi qu’ils ne bénéficieraient de l’aide alimentaire que lorsqu’ils auront accepté d’être déplacés.

    #eau #peuples_autochtones #terres #agrobusiness



  • Un nouveau rapport affirme : La concentration et l’accaparement des #terres prennent en Europe un caractère inquiétant
    http://farmlandgrab.org/post/view/21947

    Ce rapport, impliquant 25 auteurs originaires de 11 pays différents, intitulé « La concentration et l’accaparement des terres et les luttes paysannes en Europe » révèle le scandale tenu secret, à savoir que seulement 3% des propriétaires terriens sont arrivés à contrôler la moitié des terres cultivables. Cette concentration massive de la propriété et des richesses foncières est comparable à celle ayant cours au Brésil, en Colombie ou aux Philippines.

    Le rapport révèle que l’un des moteurs principaux de la concentration et de l’accaparement des terres en Europe sont les subventions versées dans le cadre de la politique agricole commune ; celles-ci favorisent explicitement les grandes exploitations, marginalisent les petites fermes et bloquent l’installation d’agriculteurs potentiels. En Espagne, par exemple, en 2009, 75% des subventions ont été touchées par 16 % des plus grands producteurs.

    Les autres domaines jouant un rôle clé dans l’accaparement des terres sont l’#industrie_extractive, l’extension urbaine, les intérêts immobiliers, les enclaves touristiques, et autres entreprises commerciales.

    #Pac #Agrobusiness #tourisme


  • Les #banques françaises championnes du financement des agrocarburants - Reporterre
    http://www.reporterre.net/spip.php?article4128

    Selon une étude d’Oxfam et des Amis de la Terre, les plus grandes banques françaises, comme BNP Paribas et Société Générale, soutiennent financièrement les cultures d’#agrocarburants. Ce faisant, ils participent à l’accaparement des #terres et à la crise alimentaire des pays pauvres.

    Selon un rapport publié le 17 avril - journée internationale des luttes paysannes - par Oxfam France, les principales banques françaises auraient accordé entre 2009 et 2012 plus de 4 milliards d’euros de prêts aux dix principaux producteurs européens d’agrocarburants, et auraient émis pour ces entreprises des actions et obligations pour un montant total de plus de 3 milliards d’euros.

    #alimentation #faim



  • Vidéo : #Coton Bt au Burkina : la parole aux paysans
    http://www.grain.org/fr/bulletin_board/entries/4680-video-coton-bt-au-burkina-la-parole-aux-paysans

    Ce documentaire de 12 minutes réalisé par Anne Berson de Bede décrypte la stratégie de contamination par le coton BT au Burkina avec pour objectif sous-tendu la disparition de l’agriculture paysanne pour un accaparement des #terres. Il pose également la question de l’introduction d’#OGM dans les cultures vivrières comme le niébé et le sorgho.

    http://vimeo.com/63770418#


    Notamment les cultivateurs dénoncent le fait qu’on leur ait imposé l’utilisation d’OGM...


  • #Vidéo : Je veux ma part de Terre – Madagascar
    http://www.grain.org/fr/bulletin_board/entries/4688-video-je-veux-ma-part-de-terre-madagascar

    « Trois îles, trois destinées, trois situations ! Au cœur de l’océan indien, Maurice, Madagascar et la Réunion, tentent par tous les moyens d’attirer des investissements extérieurs afin de poursuivre leur développement et tirer parti des effets de la mondialisation.

    Leur ultime (ré)solution ? : Vendre ce qu’elles ont de plus précieux... leurs #terres.

    Je veux ma part de Terre est une trilogie sur l’exploitation des terres dans l’Océan indien (Madagascar, La Réunion et l’île Maurice).

    Pour le premier volet, réalisé en 2011, Frédéric Lambolez et Jean-Marie Pernelle de En Quête Prod se rendent à Madagascar, qui tente de valoriser son sous-sol aux multiples richesses et signe des partenariats avec les leaders mondiaux de l’exploitation minière, notamment Rio Tinto pour l’ilménite à Fort Dauphin. Nous menons l’enquête sur les conséquences d’un tel projet et tentons de découvrir à qui profitent les bénéfices et pour quelles situations.

    « Les promesses et espoirs suscités par le projet minier d’ilménite à Fort-Dauphin (Madagascar) étaient forts lorsque nous nous sommes rendus sur place en 2009. Trois ans après, en 2012, la réalité de la mine est bien différente et l’heure est aux résistances face au géant de l’exploitation minière Rio Tinto ... »

    #business #spéculation #ressources_minières
    http://www.dailymotion.com/video/xb8bg8_teaser-je-veux-ma-part-de-terre_news


  • #BRÉSIL • Il est temps de réaliser enfin la #réforme_agraire | Courrier international
    http://www.courrierinternational.com/article/2013/04/09/il-est-temps-de-realiser-enfin-la-reforme-agraire

    « Des favelas rurales » dans la campagne brésilienne : c’est l’alerte lancée en février dernier par Gilberto Carvalho, le Secrétaire Général de la Présidence de la République, au sujet de certains « assentamentos ». [Ce sont les colonies de paysans qui ont reçu une approbation officielle après l’occupation d’une terre par l’Institut National de la Colonisation et de la Réforme Agraire (Incra)].

    Les opposants aux mouvements sociaux ruraux n’attendaient que ce message pour enterrer pour de bon la réforme agraire.

    #terres #agriculture #alimentation #pauvreté #latifundias #sans_terre


  • #Tanzanie : L’accaparement des #terres pourrait signifier ‘la fin des Maasai’ - Survival International
    http://www.survivalfrance.org/actu/9092

    Bien que le gouvernement prétende que cet espace est indispensable à la circulation de la faune sauvage du parc national de Serengeti au parc national Maasai Mara, il a été cédé en 1992 à une compagnie de safaris, Otterlo Business Corporation (OBC). Dans l’intérêt de la conservation, les Maasai sont sommés de quitter la zone avec leurs animaux, tandis que de riches touristes sont autorisés à y chasser le gros gibier.

    Les Maasai résistent depuis des années à l’accaparement de leurs terres par OBC. En 2009, lorsqu’ils ont été dessaisis de leur territoire au profit de OBC, leurs villages ont été rasés et ils ont perdu leur bétail. La situation s’est dégradée ces dernières années et le gouvernement a annoncé cette nouvelle mesure comme la ‘solution’. Mais les #Maasai ont perdu tant de terres au nom de la #conservation, de la chasse et du #tourisme qu’ils ne peuvent plus se permettre d’en perdre encore.

    #safari


  • India Emerges as Leader in 21st Century « Scramble for Africa » | oaklandinstitute.org
    http://media.oaklandinstitute.org/india-emerges-leader-21st-century-scramble-africa
    Un exemple de la coopération Sud-Sud

    The rising presence of China and India in Africa has important implications for the continent’s development. While the two Asian giants provide a much-needed alternative to the old – and until now sole – paradigm of dependence on the West, both countries are accused of being part of the global land-grabbing group. Many African governments are complicit in this wholesale plunder of their land, which the Food and Agriculture Organization of the U.N. has compared to the “Wild West.” India’s particular role in the land takeover underway in Africa raises serious questions about the direction of South-South relations.
    Thirsty?

    Just before the 2010 World Cup in South Africa, the Indian food and beverage giant Parle Agro ran an ad campaign to promote its new LMN lemon drink.

    http://www.youtube.com/watch?v=NHVYYwtJAsA&feature=player_embedded


    #terres #racisme


  • Il faut arrêter d’accaparer les #terres pour produire des #biocarburants
    http://www.grain.org/article/entries/4654-il-faut-arreter-d-accaparer-les-terres-pour-produire-des-biocarburants

    Zainab Kamara est l’une de ces milliers d’agriculteurs de Sierra Leone dont l’entreprise suisse Addax Bioenergy a pris les terres pour établir une plantation de 10 000 hectares de canne à sucre destinée à produire de l’éthanol pour le marché européen.

    « Aujourd’hui je n’ai pas de ferme. Les gens meurent de faim. Nous sommes obligés d’acheter du riz parce que nous n’en cultivons plus, » explique t-elle.1

    En Guinée, le pays voisin, les paysans tentent de comprendre comment leur gouvernement a pu accepter de céder 700 000 hectares de leurs terres à une entreprise italienne qui veut cultiver du jatropha pour en faire du biodiesel.2

    Sur un autre continent, au Brésil, les communautés Guarani se battent pour leur survie contre des sociétés qui convoitent leurs terres pour y produire de l’éthanol à partir de canne à sucre.3 Même histoire en Indonésie où les Malind et d’autres peuples autochtones de Papouasie Occidentale s’opposent désespérément à un projet qui transformerait leurs terres en plantations de canne à sucre et de palmiers à huile. Même histoire en Colombie où des forces paramilitaires exercent de terribles pressions sur les communautés afro-colombiennes pour leur faire abandonner leurs terres afin de laisser la place aux plantations d’huile de palme.4

    Tour d’horizon précis et précieux, comme d’hab quand Grain s’en mêle...
    #agrocarburant


  • Projet Sen-huile Sen-éthanol : Les éleveurs menacent d’assiéger le Palais avec 30.000 bœufs
    http://farmlandgrab.org/post/view/21837

    #élevage contre #agrocarburants

    Le collectif des 37 villages de Ndiaël est prêt à tout pour arrêter le projet Sen huile-Sen Ethanol. Hier, encore les membres de cette association ont tenu une rencontre pour montrer leur farouche opposition à ce projet. Ils ont promis de passer à la vitesse supérieure si l’Etat continue de faire la sourde oreille devant leur revendication.
    "Actuellement la situation est alarmante. Nous avons perdu une bonne partie de nos terres où faire paître nos animaux. Notre cheptel est menacé chaque jour. Nous pensons que si rien n’est fait pour changer la situation à Ndiaël, il y a aura pire que Fanaye. Nous allons marcher aussi de Saint- Louis à Dakar avec plus de 30.000 bœufs pour occuper le perron du Palais », menace Ardo Sow, l’un des contestataires. Amadou Kâ pour sa part accuse les italiens d’avoir amené des chiens contre eux. « Il y a des chiens de race allemande qui sont amenés dans les plantations, avec des gendarmes armés qui assurent la sécurité et qui menacent les populations de la zone. C’est peine perdu, car ils ne peuvent nous faire renoncer

    #terres


  • Latvia plans restrictions on land ownership
    http://farmlandgrab.org/post/view/21842

    The Latvian government is planning tougher restrictions on selling land, which may affect foreign investors, writes news2biz LATVIA.

    Running extended articles about foreigners who buy up Latvian land for pennies, the Latvian press has, in a slightly xenophobic manner, already suggested that the new regulations aim to cut sales to foreigners.

    However, the Ministry of Agriculture maintains that the regulations are not aimed at maintaining the national purity of the Latvian countryside and aim to ensure that Latvian agricultural land and forests are used productively.

    #terres #Lettonie


  • Toujours à propos d’ #EuropaCity, suite à
    http://seenthis.net/messages/121819

    un plateau #radio de Fréquence Paris Plurielle avec les opposants au projet de gigantesque #centre_commercial sur des #terres_agricoles
    http://www.sonsenluttes.net/spip.php?article576

    Au nord de #Paris, dans le Val-d’Oise, coincé entre le Bourget, Aulnay-sous-Bois et Roissy, se trouve le triangle agricole de #Gonesse. Sur ce site, dans quelques années est prévu la construction d’un projet commercialo-culturel, appelé Europa City. Dans l’Actu des lutte, Yann Feivet, Bernard Loup et Jacqueline Lortilhois, membre du collectif pour la préservation du Triangle de Gonesse, sont venus dénoncer ce projet pharaonique et ces conséquences désastreuses, qui s’inscrivent dans le cadre de l’ #aménagement du #grand_Paris.

    http://www.sonsenluttes.net/IMG/mp3/Europa_city_1h28mn40_14-01-13.mp3

    #urbanisme #audio #radio


  • « #Terres volées » : un rapport révèle des problèmes dus à l’appétit insatiable de l’Europe pour les terres
    http://www.amisdelaterre.org/Terres-volees-Un-nouveau-rapport.html

    Les niveaux de consommation élevés en Europe, et l’appétit insatiable en viande, produits laitiers, textiles et autres produits nécessitent de grandes surfaces de terre. L’« empreinte terres » de l’Europe est l’une des plus importants au monde.

    Les Amis de la Terre Europe estiment que l’Europe utilise 9 700 km2 de terres par personne, soit 44 % de plus que son propre domaine foncier. Cela signifie que l’Europe importe l’équivalent de plus de cinq fois la superficie de la France, principalement de Chine et d’Inde. Cette avidité croissante pour le foncier a des conséquences écologiques et sociales, dont l’accaparement des terres qui touche surtout les pays du Sud.
    #consommation
    Ariadna Rodrigo, chargée de campagne aux Amis de la Terre Europe témoigne : « Le lien entre le produit, la ressource extraite, et les terres nécessaires à l’obtention du produit, est souvent négligé. Par exemple, l’empreinte terres d’une tasse de café est 4,3m², l’empreinte d’un ordinateur portable de 10m² et celui d’une voiture de 150m². Nous consommons toujours plus et cette surconsommation a des impacts environnementaux et sociaux principalement à l’extérieur de nos frontières. »


  • Le #G8 et l’accaparement des #terres en #Afrique
    http://www.grain.org/article/entries/4664-le-g8-et-l-accaparement-des-terres-en-afrique

    Adrienne Gnandé vend du #riz sur le marché Gouro, un marché très animé d’Abidjan, en Côte d’Ivoire. Ce riz provient de l’ouest du pays où elle est elle-même agricultrice. « C’est fait en Côte d’Ivoire, c’est moins cher et ça a meilleur goût, » explique t-elle aux gens qui passent devant son stand.1

    La concurrence des importations bon marché signifie que les marges sont bien réduites pour les producteurs de riz et les petits négociants ivoiriens comme Mme Gnandé. Vers le milieu des années 70, la Côte d’ivoire était auto-suffisante en riz, mais sous la pression des donateurs internationaux, l’entreprise rizicole nationale a été privatisée, le soutien public à la production démantelé et le marché ouvert aux importations. Il n’aura fallu qu’une vingtaine d’années pour que les deux tiers du riz consommé dans le pays proviennent d’Asie.

    Aujourd’hui, la situation est en train de changer. Les prix internationaux du riz ont explosé en 2008 et ne sont pas revenus aux niveaux d’avant la crise. Le riz local coûte actuellement 15 pour cent de moins que les importations et la demande augmente avec la production et les ventes.2 Des femmes négociants en riz ont récemment formé plusieurs coopératives et ont même créé des marques de riz local.

    Mais cela n’est pas passé inaperçu chez les gros négociants de riz : les responsables mêmes de la démolition du secteur rizicole en Côte d’Ivoire – le gouvernement, les donateurs et les entreprises - se liguent aujourd’hui pour en prendre le contrôle, de la ferme au marché.

    La Nouvelle Alliance pour la sécurité alimentaire et le contrôle par les grandes entreprises

    Les détails de ce plan se trouvent dans un accord de 2012 entre le gouvernement ivoirien, les États du G8, représentés par l’Union européenne, et un ensemble d’entreprises nationales et multinationales appartenant au secteur du négoce rizicole. Ce « cadre de coopération » fait partie de la Nouvelle Alliance pour la souveraineté alimentaire et la nutrition, un partenariat entre le G8, plusieurs gouvernements africains, des multinationales et quelques entreprises nationales.3


  • “No land, no power”
    http://farmlandgrab.org/post/view/21736

    Even though Addax Bioenergy’s efforts have in many respects been ambitious and in accordance with international guidelines, it became very evident during Swedwatch’s field study that the company needs to resolve several serious problems in order to avoid having an adverse impact on the human rights situation in the affected villages.

    The Swedwatch study shows that women have limited opportunities to benefit from the project. Women generally do not own land according to local traditions. Despite the fact that women have largely been the ones to cultivate and make use of the land, they have had a very limited role in the negotiations and they seldom receive any of the leasing payments. They are largely affected by the project, but due to their low status they have less access information, less access to the complaints mechanisms and less chance to be employed than men.

    The local population does not seem to be properly informed about the project, despite the many meetings providing information that the company has organised. Those people interviewed by Swedwatch had not fully understood the implications of the investment and they did not seem to have made well-­informed decisions about the leasing of the land. The leasing contracts that the company has drawn up do not include any commitments regarding jobs, education or health initiatives. Nevertheless, among those whom Swedwatch spoke to, there was a widespread feeling that they had been tricked into believing this. The local population cannot be held responsible for not having the correct information about the project. The recurring criticisms of the company in all of the villages that Swedwatch visited show that there are shortcomings in the way that Addax Bioenergy has managed the dialogue with the local population, indicating a lack of understanding for the way the dialogue is affected by cultural differences and power imbalances.

    #terres #agrocarburant #agrobusiness


  • #Riz : Des manifestations contre l’accaparement de #terres en #Birmanie
    http://farmlandgrab.org/post/view/21732

    Des manifestations de paysans ont dégénéré cette semaine en Birmanie. Les affrontements entre les quelque 400 agriculteurs, qui battaient le pavé pour réclamer l’arrêt des expropriations de leurs terres, et la police, ont fait un mort et une cinquantaine de blessés, selon la presse locale.

    Les manifestants concernés étaient des producteurs de riz du sud du pays, dans la région de Rangoon.

    Les paysans birmans manifestent désormais régulièrement contre les expropriations de terrains, d’autant plus depuis la fin de la dictature militaire et la timide ouverture de l’économie du pays.

    Les terres agricoles sont ensuite généralement revendues à des compagnies privées étrangères, notamment chinoises. Depuis quelques années, le phénomène des accaparements de terre a pris de l’ampleur en Birmanie. En novembre dernier, le Parlement a même voté une loi facilitant ces acquisitions, en diminuant notamment la fiscalité pour les sociétés étrangères.

    Les agriculteurs se plaignent des très maigres compensations auxquelles ils ont droit.

    • « En novembre dernier, le Parlement a même voté une loi facilitant ces acquisitions, en diminuant notamment la fiscalité pour les sociétés étrangères. »
      Comment, ils n’ont pas l’équivalent des merveilleux parangons de vertus qui nous représentent à nous ?...