• Révolutionnaires sans #révolution
    http://www.monde-diplomatique.fr/2013/05/BURLAUD/49078

    Figure de proue, aux côtés d’Antonio Negri, de l’opéraïsme italien, Mario Tronti offre aujourd’hui quelques souvenirs et réflexions sur ce mouvement qui, dans les années 1960, adopta, contre le pouvoir démocrate-chrétien et souvent aussi contre les autorités du Parti communiste italien (PCI), le « point de vue ouvrier » : centralité de la classe ouvrière et de son lieu propre, la grande usine, où se saisissent et s’avivent les contradictions du #capitalisme contemporain. - #2013/05

    #Italie #Communisme #Histoire #Idées #Idéologie #Mouvement_de_contestation #Parti_politique #Politique #Syndicalisme #Socialisme #Marxisme

    • C’est fort opportunément mais en trois paragraphes... que le MD chronique ce livre de Tronti qui, malgré son intérêt et la vigueur de son style, est passé quasi inaperçu. Allez, soyons magnanimes : vive la gauche étatiste et travailliste - la révolution, c’était ailleurs, dans le « tiers monde », et avant ? - dont ce journal est l’un des nombreux organes !!

       

      Sur la base du capital, la totalité ne peut être comprise que par sa partie adverse. La #connaissance est liée à la #lutte. Et connaît vraiment celui qui hait vraiment.

       

      #Livre en ligne
      De Tronti, on trouve aussi le plus décisif recueil de textes #Ouvriers et #capital (1966), un #classique de l’#opéraïsme (épuisé, ce livre sera prochainement réédité par @entremonde), en ligne :
      http://multitudes.samizdat.net/-Tronti-Ouvriers-et-Capital-

      Introduction : La ligne de conduite
      Avertissement à la seconde édition
      PREMIERES HYPOTHÈSES
      #Marx hier et aujourd’hui
      L’#usine et la #société
      Le plan du capital
      UNE EXPÉRIENCE POLITIQUE D’UN TYPE NOUVEAU
      #Lénine en Angleterre
      Une vieille tactique au service d’une nouvelle stratégie
      1905 en #Italie
      #Classe et #parti
      PREMIÈRES THÈSES
      Marx, force de travail, #classe_ouvrière
      1. Hegel et Ricardo
      2. L’échange argent/travail
      3. Critique de l’idéologie
      4. Maudit soit Juin !
      5. La particularité de la marchandise force de travail
      6. #Travail productif
      7. Qu’est-ce que le #prolétariat ?
      8. Les formes de la lutte
      9. Le travail comme non-capital
      10. Le mot d’ordre : la valeur-travail
      11. La classe
      12. La stratégie du refus
      13. Tactique = #organisation
      14. Lutte contre le travail
      POST-SCRIPTUM AUTOUR DE QUELQUES PROBLÈMES
      The Progressive era
      L’époque de Marshall
      La #social_démocratie historique
      La lutte de classe aux États-Unis
      Marx à Detroit
      Sichtbar machen

      On pourra également consulter en ligne du même Tronti La politique
      au crépuscule
      (1998, soit 28 ans après que M.T ait rejoint un P"C"I qu’il n’avait jamais quitté tout à fait...)
      http://www.lyber-eclat.net/lyber/tronti/politique_au_crepuscule.html

      Parce que, d’un point de vue classique, #réformisme et #révolution sont deux voies pour arriver à un même objectif. Ce fut le cas, nous l’avons entrevu, pour l’après Marx, qui laissa, comme son maître Hegel, une droite et une gauche marxienne. Elles avaient en commun un dogme critique : le capitalisme sera dépassé par le socialisme. On ne s’entendait pas sur les moyens. Une véritable différence de « sensibilité ». Les révisionnistes ne disaient pas : le but ne compte pas. Ils disaient : il est inutile de le proclamer, il s’organisera dans le mouvement. Les orthodoxes ne refusaient pas le gradualisme. Ils disaient : c’est le travail de la #tactique que de préparer les conditions d’un saut #stratégique. Pour les uns comme pour les autres, il y avait le primat de la #politique ; ce qui changeait, c’était le degré d’intensité qu’ils lui accordaient. C’est pourquoi la plus grande différence s’exprimait sur le plan de l’organisation. Réformes et révolution, dans le mouvement ouvrier, ont eu un indéniable caractère de complémentarité. Le mouvement ouvrier était la somme de ces pratiques nourries de théorie. Quand la #théorie a commencé de céder, les pratiques n’ont plus tenu, ni ensemble, ni séparées.

      On pourra par ailleurs lire une des premières introduction des analyses opéraïstes dans l’hexagone : L’#école, atelier de la société-#usine - L’école-en-lutte (1973)
      http://www.cip-idf.org/article.php3?id_article=2686

      #archives #brochure


  • Discours sur l’anarchisme insurrectionaliste et la communisation
    http://ecologie-et-emancipation.over-blog.com/discours-sur-l-anarchisme-insurrectionaliste-et-

    Le rapport qui unit mais sépare en même temps le courant insurrectionaliste de l’émeute tient dans l’autonomie donné au contenu de l’émeute : le fait « d’agir comme classe » et en même temps de remettre en cause cette « agir comme classe » à l’intérieure de l’activité de lutter face et contre le capital. Le courant insurrectionaliste fait de la dynamique de ce cycle de luttes quelque chose qui lui est propre ou plutôt quelque chose qu’il est possible de reproduire à partir de certaines conditions objectives et subjectives. Ce qui apparaît dans la lutte : la reproduction du prolétariat comme une contrainte extérieur, ce courant le pose comme la contrainte de la société capitaliste devant laquelle la remise en cause de sa propre reproduction en tant que classe devient un choix individuelle entre participer à la société ou la combattre. Le problème avec cette position, c’est qu’elle se détache du cours de la lutte de classes, elle se pose elle-même face à la lutte comme l’écart en personne, « la communisation en acte », autrement dit les pratiques expérimentées et acquises jusqu’à maintenant dans des conditions déjà connues pour combattre la société deviennent le bagage d’expériences sur lequel ce courant fonde et définit sa propre existence comme la stratégie révolutionnaire adéquate à toutes situations. Ce n’est plus la lutte qui produit l’écart mais l’écart qui se porte au secours de la lutte ; ce ne sont plus les individus prolétarisés qui voit apparaître dans leur lutte contre le capital leur propre reproduction comme contrainte, posant ainsi ce qu’ils sont dans cette société et la société elle-même comme quelque chose qui doit être remis en cause et dépassé dans la communisation, mais des individus conscients de leur combat contre la société capitaliste qui, en dehors des luttes, pose cette société comme contrainte permanente et s’invente la possibilité de choisir individuellement, au quotidien, la remise en cause de cette société et de pratiquer immédiatement la communisation. Les insurrectionalistes cherchent donc ni plus ni moins à recréer les conditions de l’émeute partout où il y a contestation. Dans l’époque actuelle où justement les luttes ont pour dynamique de créer des situations nouvelles qui exigent de dépasser ce qui justement a été accumulé comme acquis dans les expériences passées, ils espèrent retrouver ce qui est déjà connu de la révolte ou, plus avant-gardiste encore, faire en sorte que leur présence soit l’exemple en acte de l’émeute. Ce courant se revendique de la communisation en ritualisant l’émeute comme action directe : la casse, la confrontation avec la police, le pillage… ou encore en idéologisant l’émeute comme alternative : critique des identités sociales, négation de la propriété et de la légalité, expérimentation collective de nouveaux rapports entre les individus… pour finalement donner naissance à une identité reproductible et identifiable dans le cours quotidien de la lutte de classe : le courant insurrectionaliste.

    #théorie #communisme #communisation #anarchisme


  • Saint Chavez
    http://www.leondemattis.net/?2013/05/10/74-saint-chavez

    Les luttes au sommet de l’Etat sont féroces et elles ne sont pas feintes. Elles expriment réellement des différences d’idéologie, de réseaux, de politiques entre des factions opposées. Mais que l’on change de focale et qu’on regarde les choses d’un peu plus loin et on comprend que les formes mêmes de cette lutte imposent une communauté d’intérêt entre tous les protagonistes. Dans tous les cas, la hiérarchie étatique et le mode de production capitaliste font de ceux qui s’affrontent les représentants et les défenseurs d’une même domination, celle qui est au fondement de ce qui fait leur pouvoir, y compris leur pouvoir de s’affronter.

    #théorie #communisme #communisation


  • C’est un peu vieux, mais on n’avait pas vu à l’époque : une critique de Crises des amis de la critique de la valeur :
    http://palim-psao.over-blog.fr/article-a-lille-suite-d-une-discussion-autour-de-l-ouvrages-cri

    Interrogé sur sa proximité avec le courant de la « critique de la valeur », l’auteur a reconnu qu’il connaissait assez peu ce courant. Mais il avait certes lu quelques textes d’Anselm Jappe, et des lecteurs de son ouvrage lui avaient parfois fait grief d’avoir une position très « critique de la valeur » ! Cependant, il considère que ce courant donne trop l’impression qu’il n’y a plus de luttes de classes alors que pour sa part, il affirme lui, nettement, une position « lutte de classes ».

    http://www.entremonde.net/client/gfx/photos/produit/12RUPTURE-couv2_40.jpg

    #théorie #communisme #communisation #critique_de_la_valeur


  • Penser le néocapitalisme. Vie, capital et aliénation | Les prairies ordinaires
    http://lesprairiesordinaires.wordpress.com/2013/05/02/sortie-16-mai-2

    Vient de paraître, #livre par @shaber33

    http://lesprairiesordinaires.files.wordpress.com/2013/05/haber.jpg L’univers économique du #capitalisme semble s’organiser, d’une part, autour d’une tendance au toujours plus, débouchant sur un mouvement expansionniste global (il y a toujours plus de capitalisme), et, d’autre part, autour d’habitudes et d’institutions qui, tout à la fois, expriment et stimulent un tel impératif d’accroissement illimité. L’explication de ces deux caractéristiques est transparente : la société capitaliste abrite un certain nombre de « puissances autonomes » (des mondes propres, tels que l’univers de la finance, des organisations, comme les entreprises, des dispositifs techniques…) qui, sur la base de la logique du profit, poursuivent inexorablement une fin qui est celle de leur reproduction élargie. Ces puissances trouvent les moyens de poursuivre cette fin, parfois de la réaliser, en entrant en synergie les unes avec les autres.

    #vie #aliénation #néocapitalisme #théorie_critique


  • « Travail fétiche », par Maria Wölflingseder
    http://palim-psao.over-blog.fr/article-travail-fetiche-par-maria-wolflingseder-117440496.html

    Aussi longtemps que le chômage n’était pas un phénomène de masse, on reconnaissait encore les chômeurs comme des sujets honoris causa. Mais depuis quelques années ce statut devient toujours plus fragile, et les chômeurs de longue durée en particulier se voient dénier de plus en plus le statut de sujets à part entière. Alors qu’en dehors des prisonniers et des enfants scolarisés tout un chacun est libre d’aller où bon lui semble, les chômeurs sont entravés dans leurs déplacements. Dans la logique de l’administration capitaliste des non-sujets, l’idée d’équiper même les chômeurs de longue durée de bracelets électroniques constitue donc une proposition tout à fait sensée. La « pédagogisation » croissante du traitement des demandeurs d’emploi procède, de la même façon, de leur statut de sujets de seconde zone.

    #critique_de_la_valeur #théorie #travail


  • Sur l’immense décharge du capital fictif
    http://ecologie-et-emancipation.over-blog.com/sur-l-immense-d%C3%A9charge-du-capital-fictif-lo

    Dans le jargon boursier, on dit toujours que le cours des actions serait « nourri » par des attentes et que les marchés financiers font commerce avec « l’avenir ». À travers de telles formules, même si elles ne sont pas bien comprises, on peut apercevoir le secret de base du capitalisme contemporain. Lors de la création de nouveaux titres de propriété, une chose incroyable se produit qui serait impensable dans le monde des biens réels et de la richesse matérielle et sensible. La richesse matérielle et sensible doit avoir une existence en amont de sa consommation. Jamais par exemple on ne pourra s’assoir sur une chaise dont la construction est en projet. Pour la richesse produite par l’industrie financière, cette logique temporelle est renversée. De la valeur qui n’est pas encore produite, et qui ne verra éventuellement jamais le jour, se transforme à l’avance en capital, en capital fictif. Lorsque quelqu’un achète des parts d’emprunts d’États ou d’entreprises, lors de l’émission d’actions ou de nouveaux produits financiers dérivés, on voit de l’argent-capital qui était dans les mains d’un acheteur s’échanger contre une promesse de paiement. L’acheteur se lance dans cette transaction avec l’espoir que dans le futur la revente de cette promesse de paiement lui rapportera plus que ce qu’il lui en a coûté aujourd’hui pour l’acheter. C’est grâce à cette perspective que la promesse de paiement devient la forme actuelle de son capital.

    #critique_de_la_valeur #théorie

    • Pour ma part je compare le capitalisme à un aéronef qui ne sait voler qu’en accélérant, la fuite en avant est son seul moteur.
      Il sait décoller, mais ne sait pas atterrir. Donc ça se termine forcément par un crash, on se dit « plus jamais ça ! », puis on oublie, et ça recommence...

      La production capitaliste ne connaît qu’un seul but : la transformation de l’argent en plus d’argent. Si le capital n’a plus la valorisation en perspective, il cesse d’être capital. C’est pour cela que le système capitaliste est condamné à l’expansion. Il doit perpétuellement investir de nouveaux domaines pour réaliser la valorisation, absorber toujours plus de travail vivant, et empiler toujours plus de marchandises. Déjà au cours du 19ème siècle on constatait régulièrement des interruptions dans ce processus d’expansion. En comparaison de la quantité de capital accumulé, on se retrouvait périodiquement confronté à l’absence de possibilités d’investissements rentables dans « l’économie réelle ». À l’approche de ces crises de suraccumulation, les capitaux avaient tendance à se déplacer vers la superstructure financière où, sous la forme de « capital fictif » (Marx), ils pouvaient se reproduire pendant un certain temps à travers l’accumulation de créances monétaires. Et c’était uniquement au moment où cette reproduction du capital sans passer par la valorisation atteignait ses limites qu’on assistait à de véritables épisodes de crises.


  • A paraître dans le prochain numéro de la revue SIC : L’Humain d’abord ?
    http://dndf.org/?p=12306

    Il faut apposer différentes prémisses à ce texte, dans lequel – comme on peut le déduire du titre – on va articuler une critique de l’humanisme. La première est qu’il n’a pas la prétention de dire grande chose de nouveaux ou d’”original”, parce que, en premier lieu, les fondements de cette critique ont déjà été posés depuis longtemps, et – à notre avis – elle est déjà (au moins en partie) partagée par ce milieu, qui est la rédaction de SIC ; donc il s’agit surtout – pour nous – d’insister et d’approfondir certains aspects. La deuxième prémisse est que de façon prévisible, dans la mesure où les hypothèses exprimées par la rédaction de SIC sur le présent et le futur de l’actuel cycle de luttes sont correctes, dans la mesure où la théorie de la communisation sera de plus en plus une “détermination objective” 1 incontournable de l’actuel cycle de luttes, la nécessité de se présenter avec clarté devant les cercles d’individus et groupes jusqu’ici restés en dehors du débat sur la communisation, mais qui vont manifester de l’intérêt à propos de “nos” formulation, sera de plus en plus urgent ; à notre avis, dans le développement de ces rapports, l’antihumanisme sera très souvent, de façon implicite ou explicite, le “nœud” à partir duquel les accords et les discordes, les rapprochements et les séparations vont se produire ; pour cette raison, nous avons considéré qu’un texte sur l’humanisme pouvait se révéler utile. Dès la citation en exergue, le style du texte – et celle-ci est la dernière prémisse – pourrait paraître plutôt “philosophique” ; en réalité, plutôt que de faire de la philosophie, il s’agit de sonder les manières dont nous lisons la réalité, voire la réalité actuelle : ce qui est en jeu, donc, c’est toujours la compréhension de la phase où nous sommes. En outre il faut tenir compte que le concret, quoiqu’il soit à tout instant une prémisse du processus de pensée, il ne se donne jamais à lui de façon immédiate : il peut paraître juste à la fin d’un processus spécifique, comme “produit”. Nous ne pouvons pas garantir si ce qui va suivre sera une simple spéculation “philosophique” ou un moment réel (bien que limité) de théorie du prolétariat – elle aussi conçue comme processus. Mais quiconque écrit sur la révolution ou le communisme, même en termes plus probablement “concrets”, ne peut avancer, sur ce point, aucune garantie.

    #communisme #communisation #théorie #humanisme


  • Exploitation in profundis
    http://realitesducommunisme.noblogs.org/post/2013/04/06/exploitation-in-profundis

    C’est bien à partir de l’exploitation elle-même, et de ses conditions actuelles de réalisation dont fait parti ce que j’ai nommé « l’auto-exploitation », que pourrait émerger la nécessité de dépasser la définition de classe (qui ne s’élabore que simultanément au déploiement réel d’un mode de production dans les conditions qui sont les siennes à un moment donné) en tant que limite à l’émancipation des conditions de cette exploitation, et d’où pourrait s’affirmer la possibilité de produire le communisme comme moyen pour cette émancipation. Il y a crise de l’exploitation parce qu’il y a crise du rapport entre le capital et le travail. Ce qui signifie qu’il y a baisse tendancielle du taux de profit en tant que rapport entre les classes, recomposition de la structure de la classe des prolétaires sous la subsomption du travail sous le capital en fonction des nouveaux enjeux « économiques », redéfinition des modalités de la reproduction de la force de travail, sélection et classement de la valeur potentielle de celle-ci en fonction des variations de la potentialité de la valorisation à l’échelle mondiale, etc. Donc, par conséquent, il y a restructuration du rapport et apparition de l’auto-exploitation (ou peu importe la façon que l’on nomme cet aspect de la restructuration « managériale »). Cette restructuration engendre comme on l’a vu, de nouvelles modalités des contradictions entre les classes et les genres qui donnent à la crise une géométrie particulière à partir de laquelle parler de communisation devient possible, aujourd’hui (et il s’agira pas que d’en parler).

    #communisme #communisation #théorie


  • Who the Fuck is Jacques Ranciere ? :: Critical-Theory.com
    http://critical-theory.com/who-the-fuck-is-jacques-ranciere

    Un site qui gagne à être connu - on rigole bien (« Slavoj Zizek Animated », le cours de Zizek en dessin animé, est bien aussi).

    There was this dude named Jacotot, and he was awesome. He was a French guy who went to teach in Belgium after the French Revolution. He was teaching French, but his students only spoke Flemish. He, by the way, did not speak Flemish. So doing what any responsible teacher would do, Jacotot gave them a recent version of this book Telamaque that had the French on one side of the page and the Flemish on the other side and said : figure it out.

    And they did.

    #Rancière #Althusser #Badiou #Police #Démocratie #Jacotot


  • Boris Berezovsky, 1946-2013 | n+1
    http://nplusonemag.com/boris-berezovsky-1946-2013

    http://nplusonemag.com/images/txp/980.jpg

    Berezovsky was an accomplished mathematician, a corresponding member of the Soviet Academy of Sciences, with a specialization in game theory. In the late 1980s, as free enterprise began to be introduced in the USSR, piecemeal and with every possible loophole for corruption, the other future oligarchs began to go into “business”

    excellente nécro !

    #théorie_des_jeux #russie #mathématiques #oligarques #capitalisme


  • La théorie et le problème de l’abstraction
    http://ecologie-et-emancipation.over-blog.com/article-la-theorie-et-le-probleme-de-l-abstracti

    Mais tour à tour c’est le monde concret et l’individu du capital qui sont théorisés en donnant au deuxième un pouvoir manipulateur sur le premier, une « extériorité » naturalisée et infériorisée. S’en suit la séparation, la césure indépassable dans une société basée sur l’exploitation et le travail, que j’ai maintes fois évoqué, entre « l’esprit » et le « corps », l’individu et la société, l’intellectuel et le manuel, mais aussi le sujet et l’objet, etc., et qui positionne la théorie dans la sphère de l’abstraction par opposition, et en vertu d’une supposée supériorité hiérarchique, à la pratique qui se trouve reléguée dans la sphère des besoins et de la nécessité, du « monde d’en-bas », matériel, mais néanmoins « caution substantielle » de la théorie programmatique (c’est-à-dire que la pratique n’est plus considérée dans sa contextualité, mais « vue », « expérimentée » et éventuellement « manipulée » selon les besoins d’une idéalité initiée pour les intérêts de cette théorie et intégrant la pratique dans son système d’échanges). La pratique ou la société ne deviennent alors que des contenus, par un jeu d’abstraction, masquant la prééminence de la forme théorique en lui donnant cette « caution » dont elle a besoin pour s’imposer. Tout « projet » s’appuyant sur une universalité supposée de principes théoriques donnés répond à ce schéma par le fait de nier à l’avance la spécificité historique de ce qui fonde son discours. Le « Plan » s’inscrit dans un tel schéma (le Plan du programme prolétarien d’instauration du socialisme), les différents projets de construire un « autre monde » par une « mise en réseaux » d’alternatives le sont tout autant (l’alternativisme), tout comme le concept de « décroissance », par exemple. Il s’agit toujours de tâcher de faire correspondre une société aux « besoins » des individus, surtout lorsque ces « besoins » sont déclarés « réels » et sans fioritures (par opposition à ceux, inconséquents, du capitalisme). La société est toujours vue sous la forme d’un objet manipulable en fonction de ce qui peut être aussi perçu comme besoins d’idéaux. Car les idées aussi, et les théories spéculatives qui leur sont liées, sont en dernière analyse des objets de « besoins » ; pour « sortir du capitalisme », nous aurions besoin d’un idéal (voire d’une utopie) sur la « nature » humaine, d’une théorie dont on pense toujours pouvoir trouver à un certain moment l’opportunité « pratique » en laquelle elle trouvera à s’appliquer. Et par là-même, il faut bien un Sujet qui sera sensé la porter au travers de son affirmation, la mettre en œuvre sous le contrôle d’une avant-garde déclarée ou, trop souvent, inconsciente d’elle-même. Cette attitude reproduit la dichotomie que l’on voulait dépasser entre l’individu et ses conditions de vie en affirmant nécessairement son côté abstrait. L’abstraction de l’individu, donné comme supra-historique, participe en fait à la tautologie du pouvoir politique et économique qui stipule de façon idéologique que la société répond en dernière instance aux besoins réels et affirmés de cet individu éternel.

    #communisation #communisme #théorie


  • Nouveau texte de Gilles Dauvé et Karl Nesic :
    http://www.troploin.fr/textes/62-et-maintenant-

    Je ne dis pas qu’il faudrait toute affaire cessante ne plus se préoccuper que de « l’analyse concrète d’une situation concrète », selon la formule célèbre et critiquable de Lénine (écrite d’ailleurs dans un article justifiant la participation aux élections). Je ne fais que pointer cette rupture qui au demeurant ne nous est pas propre, car elle fait partie du lit commun du mouvement dit communisateur. On mesurera l’ampleur du recul en comparant par exemple à Socialisme ou Barbarie ou à l’I.S. qui tant bien que mal parvenaient à cette articulation : cf. les articles de Lyotard sur l’Algérie (réunis dans La Guerre des Algériens. Ecrits 1956-63, Ed. Galilée, 1989). Aujourd’hui la critique communiste du monde réellement existant est totalement désincarnée, étrangère à elle-même et surtout au monde qu’elle prétend critiquer.

    #communisation #communisme #théorie


  • « C’est précisément cette double intention de critique et de sauvetage qui constitue l’essence de la métaphysique. La polarité entre d’un côté, la rationalité critique et, de l’autre, le pathos du sauvetage, voilà ce qui a constitué l’essence de la métaphysique tout au long de l’Histoire, tout au long de l’histoire de la métaphysique. Il faudrait définir la métaphysique comme l’effort de la pensée pour sauver ce que, en même temps, elle dissout. » T.W. Adorno, Métaphysique. Concepts et problèmes, trad. Ch. David, Paris, Payot, 2006, p. 54


  • Léon de Mattis présente son ouvrage Crises au Forum social local du Cher
    http://www.dailymotion.com/video/xv6jhj_leon-de-mattis-au-forum-social-local-du-cher_webcam

    http://www.entremonde.net/Crises

    En octobre 2008, le système financier mondial a failli s’écrouler. Depuis, la crise financière s’est muée en une crise de la dette publique qui s’aggrave de semaines en semaines. Le fonctionnement de l’économie, à l’heure actuelle, repose la croyance en la capacité des États à maintenir la valeur de la valeur. Que cette croyance s’effondre et le système périt.

    Crises saisit l’occasion de la crise pour poser une question que les économistes évitent toujours : pourquoi l’argent vaut-il quelque chose plutôt que rien ? Répondre à cette question c’est s’interroger sur les fondements de la valeur dans le capitalisme. À l’heure où beaucoup s’indignent de la situation actuelle en croyant naïvement que l’on pourrait revenir à l’économie « régulée » des lendemains de la seconde guerre mondiale, il faut rappeler que le rapport social capitaliste ne peut être combattu qu’en s’attaquant à sa racine.

    Tant qu’il y aura de l’argent, il n’y en aura pas assez pour tout le monde.

    #capitalisme #crise #théorie


  • Lutte des femmes dans les luttes actuelles
    http://realitesducommunisme.noblogs.org/post/2013/03/07/lutte-des-femmes-dans-les-luttes-actuelles

    La notion de « patriarcat », même si elle demeure opérante afin d’expliquer encore les reliquats des modes de vie antérieurs et leurs effets sur la vie des femmes, est néanmoins de moins en moins efficace lorsqu’il s’agit de comprendre la situation actuelle. Et cette situation est liée à la nécessité, pour le capital dans sa phase actuelle de restructuration (depuis la fin des années 70), à la présence des femmes au sein des deux sphères conjointes mais néanmoins séparées, la sphère privée et la sphère publique. Il y a pour le capital d’une part, la nécessité de maintenir la femme dans la sphère privée (entretien et reproduction de la force de travail, principalement masculine), ce qui est entré en résonance il fut un temps avec l’ancien patriarcat, et d’autre part, la nécessité d’ouvrir la sphère publique aux femmes (besoin de la main-d’oeuvre féminine pour des travaux sous-payés, à mi-temps, et afin d’assurer un complément de revenu aux familles qui ne pourraient sans cela pas faire face aux frais relatifs aux « besoins » des familles dites « modernes », notamment aux crédits de plus en plus présents dans les budgets, cette tendance vers une sous-prolétarisation des femmes étant liée à la contradiction entre les classes mais aussi aux antagonismes apparaissant entre les différentes segmentations du prolétariat, du fait des niveaux inégales de formations). Cette « ouverture » vers la sphère publique ne se fait qu’à la condition de nier son identité de femme et d’entrer en concurrence avec les autres « individus » (hommes et femmes) composant cette sphère. Indispensables en deux lieux à la fois, elles concentrent en elles deux contradictions qui démontrent leur nature conjointe dans le sujet de la femme « moderne » ; être femme et (sous-)prolétaire.

    #communisme #communisation #théorie #genres


  • À la limite : Auto-organisation en Grèce
    http://dndf.org/?p=12205

    Le point de vue pour lequel les économies alternatives sont quelque chose de plus que des tentatives de survie dans la crise et qui cherche des moments de résistance dans ce qu’elles sont et non pas dans leur dépassement de soi, considère l’argent en tant que domination pure, ou comme un simple symbole, en lieu et place de ce dont il s’agit : un équivalent abstrait, une fonction, le média minimal pour l’échange. L’échange des marchandises nécessite de l’argent, elle n’est pas « dominée » par celui-ci. L’échange, le travail abstrait, la division du travail, sont autant de conditions préalables à la production de valeur, en d’autres termes, le capitalisme. Ce ne sont pas d’ « authentiques » relations qui se trouvent être appropriées par les capitalistes. Les rapports sociaux capitalistes ne sont pas moins capitalistes lorsque l’argent est remplacé par autre chose. Et l’abolition de l’argent en tant que médiateur des rapports de production ne peut pas avoir lieu sans l’abolition de toutes les autres médiations qui soutiennent et sont soutenus par l’argent, par l’ensemble de la société et pas seulement au niveau local.

    #Grèce #communisme #communisation #théorie #blaumachen


  • Réédition 2013 de « Lire Marx » de Robert Kurz
    http://palim-psao.over-blog.fr/article-reedition-2013-de-lire-marx-de-robert-kurz-115260841.ht

    La maison d’édition La balustrade liée à une librairie parisienne du même nom spécialisée dans les sciences sociales (10ème arrondissement), vient de rééditer l’ouvrage de Robert Kurz, « Lire Marx. Les textes les plus importants de Marx pour le 21ème siècle choisis et commentés par Robert Kurz », publié en France en 2002. Ce livre devenu introuvable, était épuisé depuis plusieurs années. Pour autant le livre n’aura pas la diffusion que l’on aurait pu espérer. Le livre sera uniquement commandable au prix de 16 euros sur le site internet de la Balustrade (voir http://www.labalustrade.com/livre-Lire_Marx-1441-1-1-0-1.html), par mail ou courrier et sera également disponible en rayon dans la librairie (librairielabalustrade-arobase-orange.fr).

    http://img.over-blog.com/416x600/1/10/97/28/Kurz-lire-marx0020.jpg

    #communisme #théorie #critique_de_la_valeur #Robert_Kurz #Karl_Marx


  • Face à la police
    http://ecologie-et-emancipation.over-blog.com/article-face-a-la-police-115400479.html

    ….par la précarité, et son corollaire, la disciplinarisation du travail ; la police étant là en tant qu’outil étatique de coercition au service du capital afin de faire appliquer cette nouvelle discipline comportant une nouvelle forme de soumission, l’acceptation de la précarité et de l’insécurité de l’emploi liée à la restructuration mondialisée du capital et au caractère inessentiel du travail dans ce moment d’autonomisation du capital. La police nous rappelle désormais que nous ne sommes plus rien face au capital qui s’autonomise, le « monde de la finance », mis en danger du rapport salarial, tout en nous réintroduisant dans le rapport d’exploitation, dans le rapport de domination de classes, au travers de cet inessentialisation de ce qui constitue nos êtres prolétarien(ne)s ; le capital a toujours besoin de nous, mais plus soumis qu’auparavant, toujours indispensable mais aussi toujours de trop, en n’ayant plus la possibilité d’affirmer aucune identité face à lui nous donnant comme avant le moyen de négocier une place honorable dans le « système ». Les outils de « négociation » sont désormais la matraque et le flashball.

    #communisme #communisation #théorie


  • Le destin du travail est son inessentialisation
    http://realitesducommunisme.noblogs.org/post/2013/02/10/le-destin-du-travail-est-son-inessentialisation

    La restructuration du rapport entre le capital et le travail aboutit à ce que ce dernier, malgré son caractère indispensable pour le capital, tend à devenir de plus en plus superflu, ainsi que ceux/celles qui le mettent en œuvre, les prolétaires, et plus particulièrement, certains segments de la classe prolétarienne. L’inessentialisation du travail, c’est l’existence du chômage, de la précarité, en tant qu’éléments structurels de la redéfinition du travail salarié, dans le cours de la Contradiction et non comme aboutissement, comme déjà réalisée. Le travail salarié gravite autour du problème du chômage et de la précarité, en étendant la flexibilité et la remise en cause du salaire, et l’intègre en tant que facteur d’évolution des modalités du rapport entre le travail et le capital. Dans les luttes d’aujourd’hui, c’est encore à partir du travail salarié qu’est considéré le chômage comme un problème devant et « pouvant » être traité par les diverses institutions, dont l’État, représentant l’ordre économico-politique. Il est demandé plus de développement, plus de croissance, plus de politique, etc., de la part du prolétariat exclu du « droit au travail » et des fruits de la redistribution, parce que c’est encore le travail, pour ce prolétariat défait et paupérisé, lâché par les syndicats, qui demeure l’instance à partir de laquelle une intégration dans une « vie normale » semble possible, comme d’illusions reposant sur des schémas que l’on sait intérieurement dépassés, parce que les rapports sociaux capitalistes sont encore ceux par lesquels s’opère toute socialisation.

    #communisme #communisation #théorie #travail #chômage


  • TAUPE, Y ES TU ?
    Le capital restructuré, la lutte des classes et la perspective révolutionnaire
    http://dndf.org/?p=12122

    Les « révolutionnaires » et ceux qui cherchent à donner une formulation politique à leur révolte veulent généralement être les témoins du futur, et inscrire leur discours et leur activité dans le sens général d’antagonismes porteurs d’insurrections à venir. C’est somme toute normal : toute lecture du monde part forcément d’une position en son sein, et vouloir conformer le devenir de l’humanité à ses désirs est le point de départ de toute volonté révolutionnaire. Le texte qui suit cherche à faire un pas de côté. Il tente d’évoquer l’époque actuelle en questionnant l’articulation entre la critique du capital comme rapport social d’une part et la lecture de la lutte des classes de l’autre – mais sans chercher à tracer d’échéance révolutionnaire (ni forcément entrer dans de grandes polémiques théoriciennes). Il s’agit essentiellement de réaffirmer cette évidence : ce qui se dégagera de la guerre sociale présente et à venir ne sera jamais que le produit de l’interaction (et du choc éventuel) entre le mouvement général de la domination capitaliste et l’activité de ceux qui en son sein seront amenés à se bouger les fesses. De cette dynamique, personne n’a la clé – pas plus les capitalistes que leurs auto-proclamés ennemis.

    #communisme #communisation #théorie


  • Le sport, le nationalisme et l’impérialisme (Histoire du sport dans le capitalisme III)
    http://fr.internationalism.org/icconline2012/le_sport_le_nationalisme_l_imperialisme.html

    Le sport a toujours été instrumentalisé dans les confrontations impérialistes. Les Jeux olympiques de Berlin, en 1936, ont été, par exemple, le fer de lance de la militarisation préfigurant les démonstrations de force des puissances de « l’Axe », bloc militaire qui allait lutter pour son « espace vital ». Pour les Nazis, les champions devaient être « des guerriers pour l’Allemagne, des ambassadeurs du III° Reich ». Selon Hitler, le jeune sportif allemand devait être « résistant comme le cuir, dur comme l’acier de Krupp ». Le sport devait préparer la guerre impérialiste et justifier ainsi la « supériorité de la race aryenne », en dépit des victoires du sprinteur noir américain Jesse Owens, qui firent exploser de colère le Führer. Toutes les rencontres sportives étaient un moyen pour le régime nazi de faire symboliquement flotter son drapeau sur des territoires convoités.

    Pour ce qui devint le camp militaire adverse, les rencontres sportives allaient aussi préparer physiquement et mentalement à la guerre les « Résistants ». Les organisations staliniennes et social-patriotes avaient d’ailleurs cherché à organiser une « contre-olympiade » à Barcelone en juillet 1936, destinée à embrigader les prolétaires derrière le drapeau de l’antifascisme. Si ce projet sportif n’a pu se concrétiser, du fait du coup d’État franquiste, il n’a pas pour autant freiné l’adhésion idéologique au bloc impérialiste des futurs « alliés ». Le sport a donc apporté sa petite contribution, de part et d’autre, à ce qui allait devenir une nouvelle boucherie mondiale faisant plus de 50 millions de morts !

    #sport #capitalisme #histoire #théorie #communisme


  • De l’anarchisme à la communisation
    http://dndf.org/?p=12118

    Il y a à la base une conception selon laquelle ­- je ne dirai pas encore « aux prolétaires », parce que nous devront encore y arriver – mais aux « gens » il manquerait quelque choses, et cette chose leur manquant c’est les révolutionnaires à pouvoir et devoir la leur donner ( la conscience, la contre information, etc.). Si cela se conçoit comme la médiation entre les « gents » – qui seront plus tard les prolétaires - et la révolution, entre l’être et la conscience, parce que entre eux existe une césure totale, un fossé. Les prétendus « révolutionnaires » veulent être un pont au dessus de ce fossé. D’où le travail de Sisyphe des groupes et groupuscules se trouvant vraiment à la « périphérie » de l’être (donc de la classe) et leur volonté de paraître comme les sorciers et médiateurs de cette jonction avec la conscience. D’une part, cette non jonction immédiate exige la continuelle justification : « nous sommes les seuls qui …, « nous sommes différents des autres… « etc. ; d’autre part, la conscience installée à l’extérieur doit posséder une transmissibilité afin d’être inoculée dans l’être de la classe, ce qui implique une mutilation de la théorie là où elle ne trouve pas sa confirmation : « les gens ne comprennent pas les discours compliqués, etc. »

    #anarchisme #communisme #communisation #théorie


  • Comment le jeu code-t-il le monde ?
    http://internetactu.blog.lemonde.fr/2012/03/21/comment-le-jeu-code-t-il-le-monde
    via Wilfried C. #gamification #économistes #règles-sociales

    La conceptrice de jeu Brenda Brathwaite a ainsi imaginé un jeu de plateau - intitulé la mécanique est le message - poussant les joueurs à devenir des Munchkins. Le but du jeu est de mettre le plus rapidement et efficacement possible des pions de personnages dans des petits wagons. Le premier joueur à terminer tire une carte terminus pour révéler sa destination et sur ces cartes, le joueur lit Auschwitz ou Bergen-Belsen... Et comprend alors l’impact que la mécanique du jeu a eu sur lui.

    Pourquoi les patrons de multinationales sont des grosbills, quel profil adopte-t’on face aux règles sociales, et autres réflexions. Un article vraiment très très intéressant, je trouve.


  • Le texte de Blaumachen sur les émeutes en Angleterre maintenant en français :
    http://sic.communisation.net/fr/le-quart-monde-sauvage-prend-la-rue?DokuWiki=eb1542e300dbc45e62de

    Quand nous disons que la lutte des classes est l’histoire tout court, nous voulons dire que les classes sont intriquées les unes dans les autres dans un rapport asymétrique qui est une contradiction qui se développe, une contradiction en mouvement au cœur d’une totalité réellement structurée (la société capitaliste) et elle aussi en mouvement, en tant qu’elle se constitue, se reconstitue à travers des ruptures et des discontinuités (les révolutions du passé et les contre-révolutions auxquelles elles ont donné lieu) et se reproduit en tant que telle dans chaque période historique. C’est parce que la reproduction du rapport d’exploitation est contradictoire (le travail est toujours nécessaire et toujours de trop/la baisse tendancielle du taux de profit) que le communisme est le mouvement réel qui résout cette contradiction par l’activité révolutionnaire du prolétariat abolissant le capital et lui-même. En ces termes, les troubles d’août se présentent comme un événement historiquement particulier qui s’insère dans la totalité dont le moteur est la contradiction entre les classes telle qu’elle se présente aujourd’hui (le capitalisme restructuré et sa crise). Plus précisément encore, il s’inscrit dans le moment actuel, dans ce qu’on a pu appeler « l’ère des émeutes », dans le contexte du déroulement de la crise du capitalisme restructuré. Il faut comprendre ce moment actuel tel qu’il se présente sous les formes propres au capitalisme britannique, en prenant en compte les éléments constitutifs de ces troubles : la composition des participants, la variété de leurs pratiques (et la relative prédominance de certaines pratiques), la trajectoire spatio-temporelle qu’ils ont suivi, les formes d’organisation/de rassemblement des émeutiers, leurs buts et leurs aspirations (ou manque d’aspirations), leur rapport à leur environnement social et aux autres faits de la lutte des classes dans notre moment historique. La limite de ces troubles n’est pas extérieure à l’émeute-en-soi ; elle est inhérente à sa nature même, elle est l’envers de sa dynamique. On ne peut comprendre les troubles d’août qu’en menant une réflexion théorique sur les questions soulevées par son émergence et par son rapport aux autres actes de la lutte des classes de notre temps, réflexion qu’il s’agit pour nous d’articuler à la question de la révolution communiste que produit le cycle de luttes actuel. Voilà l’enjeu !

    #communisme #communisation #théorie #Blaumachen #Angleterre #UKriots