• La loi de transition énergétique consacre la souveraineté du nucléaire en France - Reporterre
    http://www.reporterre.net/spip.php?article6372

    La loi de transition énergétique arrive ce mercredi sur les bancs de l’assemblée nationale après plus de deux ans de préparation. Présentée comme une des lois majeures du quinquennat Hollande, elle déçoit la plupart des acteurs écologistes et renforce la puissance d’EDF. Reporterre dévoile les enjeux du débat, en racontant l’histoire d’un texte soumis à la pression des lobbies.


  • Vers des responsables de la résilience urbaine ? - 100ResilientCities
    http://alireailleurs.tumblr.com/post/98218450301

    Le programme 100 Resilient Cities de la fondation Rockefeller a organisé récemment un concours des villes résilientes (le palmarès ne compte aucune ville française), c’est-à-dire un classement des villes pour évaluer les modalités qu’elles ont mis en place pour s’adapter au changement climatique, à l’urbanisation et à la globalisation, bref se préparer à la #transition écologique à venir. Pour cela, elles doivent mettre en place une stratégie et une plateforme adaptée, mais aussi, estime Michael Berkowitz, le président du programme, se doter d’un responsable de la résilience urbaine (le programme propose d’ailleurs un soutien financier pour aider les villes à mettre en place un tel responsable). Sa fonction : améliorer les synergies entre services, chasser le gaspillage, renforcer les initiatives individuelles, (...)

    #citelabo


  • Economie circulaire : les nouveaux business models - Futuribles
    http://alireailleurs.tumblr.com/post/98133954593

    La revue Futuribles consacre un bon éclaircissement à la notion de l’économie circulaire en observant les différences entre les modèles de réutilisation, de réparation, de refabrication ou de #recyclage. Elle montre rappelle notamment que le recyclage ne permet que de conserver une faible partie de la valeur d’un produit. Le recyclage d’un iPhone ne récupère que 0,24% de sa valeur quand sa réutilisation en conserve 48%. “Le prolongement de la durée de vie d’un produit est donc souvent préférable au recyclage”. D’où le développement de la reprise et de la remise en état des produits par leurs fabricants, ou reconditionnement. L’article pointe également le développement de la valorisation des déchets par symbiose industrielle, permettant d’utiliser les déchets d’un procédé de fabrication comme matière première (...)

    #transition #écologie


  • Stopper les 1000 vaches, Sivens, NDDL, EuropaCity pour laisser place aux alternatives citoyennes

    L’actualité est frappante. Les protestations contre une série de projets inutiles et imposés, et le déploiement du processus Alternatiba, invitent à imaginer et construire le monde de demain, tandis que quelques-uns, dont le gouvernement, essaient de faire perdurer à tout prix le siècle passé.

    blogs.mediapart.fr/blog/maxime-combes/170914/stopper-les-1000-vaches-sivens-nddl-europacity-pour-laisser-place-aux-alternatives-citoyennes#comment-5325885

    #1OOOvaches #action #alternatiba #BanKi-moon #Climat #climate_smart_agriculture #Europacity #financiarisation #Gonesse #mobilisation_citoyenne #NDDL #NewYork #ONU #Sivens #Transition
    @rezo


  • Arte a récemment diffusé un intéressant #documentaire sur la #transition citoyenne qui s’amorce un peu partout dans le monde.

    L’urgence de ralentir
    http://www.arte.tv/guide/fr/048763-000/l-urgence-de-ralentir

    Aux quatre coins de la planète des citoyens refusent de se soumettre aux diktats de l’urgence et de l’immédiateté, pour redonner sens au temps. En Europe, aux États-Unis, en Amérique Latine ou encore en Inde, Philippe Borrel est allé à la découverte d’initiatives, individuelles et collectives, qui proposent des alternatives basées sur d’autres paradigmes.

    Il est visible sur YouTube : https://www.youtube.com/watch?v=WXw2lxS8NFs

    #alternatives


  • L’urgence de ralentir - Arte+7
    http://alireailleurs.tumblr.com/post/96856032472

    https://31.media.tumblr.com/7f2f7fb423e1981099f7b027b09c9c7c/tumblr_inline_nbi03v4oFX1qz6b8d.jpg

    Prenez le temps de regarder “L’urgence de ralentir" (ainsi que les bonus d’Arte Futur sur le sujet de la décroissance et sur la page Facebook du reportage), le documentaire de Philippe Borrel, qui, des monnaies complémentaires au mouvement des villes en #transition, de la faculté des pieds nus indienne à la banque alternative d’Ithaca aux Etats-Unis… livre un stimulant catalogue d’initiatives individuelles et collectives contre l’accélération financière et technologique de nos sociétés.

    Dans ce documentaire, Rob Hopkins, le fondateur du mouvement des villes en transition, explique que la transition consiste à “ouvrir le champ des possibles, localement”… Une réflexion qui, en filigrane, nous pose la question de savoir ce que serait la transition appliquée à la technologie… Comment la technologie peut-elle, (...)


  • Transition énergétique et gaz de schiste, les incohérences de Ségolène Royal et du gouvernement

    Annoncé comme un projet phare du quinquennat, le projet de loi sur la transition énergétique que Ségolène Royal a fait adopter ce mercredi 30 juillet en Conseil des ministres ne saurait masquer les incohérences d’un gouvernement qui refuse d’écarter définitivement la recherche d’hydrocarbures.

    #gazdeschiste #transition_énergétique #SégolèneRoyal #énergies_fossiles
    @rezo


  • Le Lyon-Turin, une injure au bon sens et à la transition écologique et sociale !

    Ce vendredi 11 juillet, les promoteurs du projet de nouvelle ligne ferroviaire Lyon-Turin, aberrante, coûteuse et inutile, veulent réduire au silence un opposant au projet, Daniel Ibanez, et éviter que les critiques envers le projet ne gagnent une audience nationale.

    http://blogs.mediapart.fr/blog/maxime-combes/110714/le-lyon-turin-une-injure-au-bon-sens-et-la-transition-ecologique-et-

    #Cour_des_comptes
    #Daniel_Ibanez
    #infrastructures
    #LGV
    #Lyon_Turin
    #transition_écologique_et_sociale


  • Coopérative d’énergies | Mediapart
    http://www.mediapart.fr/portfolios/cooperative-denergies

    Enercoop a presque dix ans. Cette société coopérative d’intérêt collectif (SCIC) est née de l’ouverture du marché de l’électricité à la concurrence, en 2004. Des acteurs de l’économie sociale et solidaire et des énergies renouvelables imaginent alors de créer une société qui, si elle vendra de l’électricité, devra aussi promouvoir les énergies renouvelables, sensibiliser à la consommation d’énergie et décentraliser la production. Enercoop va prendre la forme d’une entreprise privée d’intérêt public dans laquelle chacun (producteurs, consommateurs, associations, collectivités locales et salariés de la SCIC) dispose à égalité d’une voix. Enercoop a aujourd’hui atteint les 18 000 clients et 15 000 sociétaires. Visite de cette entreprise très alternative.

    #Coopérative_énergie
    #Transition
    #ENR


  • Blablacar a-t-il tué l’esprit du covoiturage ? - Mediapart
    http://alireailleurs.tumblr.com/post/89843872188

    Intéressant billet sur un blog de Mediapart qui revient sur l’évolution de Blablacar ces dernières années, mais qui montre que sous principe de sécurité (des profils, des paiements, des relations…), la communauté à certes progressé, mais l’esprit de départ a bien changé. Conducteurs en passe de devenir des taxis et passagers qui paient pour le service comme de purs consommateurs, sans plus participer… Pour l’auteur du site, la raison de ce changement est à trouver dans la sécurisation : impossible de partager des numéros de téléphones (et donc de faire de la microgestion de dernière minute), flicage des échanges, obligation de payer par carte bleu, prix fixé d’avance quelque soit le nombre de covoitureurs, frais variables dans le temps,..

    “L’équipe a certes élargi son champ d’inscrits, mais considérablement (...)

    #sharevolution #économie_collaborative #transition #sociabilité #innovation


  • #Le_Portage_salarial, une solution qui précarise l’emploi ?
    http://www.leportagesalarial.com/portage-salarial-solution-precarise-emploi

    Le #portage_salarial est-il un facteur supplémentaire de précarisation de l’emploi s’ajoutant à toutes les formules classées dans cette catégorie ? Est-il également susceptible de renforcer une tendance dénoncée par nombre d’acteurs de la vie économique et politique ? La précarisation de l’emploi, une source de préoccupation en France Au sein de ce blog, nous … Read more →

    #Nouvelles_formes_d'emploi #emploi #transition_professionnelle


  • Quel sont les avantages du #portage_salarial pour les seniors ?
    http://www.leportagesalarial.com/avantages-portage-salarial-seniors

    Pour les plus de cinquante ans (ou autrement dit les seniors) en repositionnement professionnel, le chemin de l’activité passe très souvent par le travail par missions en Portage Salarial. Envisagée de manière temporaire le temps d’une transition, ou à plus long terme, cette nouvelle forme d’emploi présente de nombreux avantages juridiques et économiques aussi bien pour … Read more →

    #Le_Portage_salarial #Réussir_son_portage_salarial #mission #reconversion_professionnelle #retraite #sénior #transition_professionnelle


    • Il faut voir comment elles/ils sélectionnent lesdites hétérotopies à mesure que la carte se développera. Apparemment très lié au mouvement de la #transition. Mais néanmoins subventionné par la Ville de Toulouse, entre autres, pas très transitionnelle et de plus en plus homotopique si l’on en croit les choix récents de la nouvelle équipe municipale sur les prairies ou les musiques un peu trop sauvages à son goût. Enfin disons que sur ce genre de projet, il faut faire gaffe, dans les financements ou partenariats, à ne pas alimenter tout simplement le #marketing_territorial sur un #tourisme alternatif (encore trop tôt pour dire si c’est le cas sur ce site, c’est juste une réflexion plus générale).


  • Transition énergétique ou marché transatlantique, il faut choisir !

    http://blogs.mediapart.fr/blog/maxime-combes/180614/transition-energetique-ou-marche-transatlantique-il-faut-choisir

    Ce mercredi 18 juin, Ségolène Royal présente une communication en conseil des ministres sur le futur projet de loi sur la transition énergétique, déjà maintes fois reporté. Dans le même temps, la Commission européenne négocie des traités transatlantiques qui renforceront la dépendance de l’économie européenne aux énergies fossiles et aux importations, sapant toute possibilité de transition. Transition énergétique ou marché transatlantique, il faut choisir !

    #Climat
    #commerce
    #Etats-unis
    #investissement
    #libéralisation
    #segolene_royal
    #TAFTA
    #transition_énergétique
    #Union_européenne
    @rezo


  • La #France s’enlise dans le nucléaire
    http://fr.myeurop.info/2014/06/12/france-enlise-dans-nucleaire-14004

    http://cdn3.myeurop.info/sites/default/files/imagecache/third_thumbnail/media/images/zahikel+01.jpg

    Julie Biet

    Le rapport de la commission d’enquête parlementaire sur le coût du nucléaire est sans appel : la modernisation des centrales est une fuite en avant qui va rendre cette #énergie encore plus chère. Mais le démantèlement revient encore plus cher. Ségolène doit présenter ses solutions la semaine prochaine.

    Six mois d’enquête et plus de 70 auditions. lire la suite

    #Politique #Environnement #centrales_nucléaires #déchets_nucléaires #écologie #Ségolène_Royal #transition_énergétique


  • – 96% - Terra eco (Les estimations de pétrole de schiste disponible drastiquement revues à la baisse.)
    http://www.terraeco.net/article55403,55403.html

    Dans le bassin du Monterey (Californie), censé renfermer les deux tiers des réserves de pétrole non conventionnel du pays, les compagnies pétrolières tablaient sur 15,4 milliards de barils en 2011. Si l’on en croit les prochaines estimations de l’Agence américaine de l’énergie (EIA) - censées être publiées le mois prochain mais déjà dévoilées par plusieurs titres américains - elles devraient s’estimer heureuses si elles parviennent à en extraire 600 millions. En trois ans, les estimations ont plongé de 96%.

    #pas_fini_de_rire #germes_de_la_prochaine_implosion_économique_mondiale

    J’imaginais assez bien que cette « manne » ne permettrait que de perdre 20 à 30 ans dans la mise en œuvre de la transition énergétique mais là je suis quasi abasourdi : on ne parle plus du fait que ce ne serait pas rentable ou que sais-je mais tout simplement du fait que la réserve supposée n’existe pas.

    #transition_énergétique


  • L’alliance entre ouvriers et écologistes est possible - mais il faut la vouloir ! - Reporterre
    http://www.reporterre.net/spip.php?article5852

    Dans un tract vite torché, « Pourquoi l’indifférence ? », à l’extrême fin du conflit, nous écrivions ceci, embrassant les aspirations vertes :

    « (…) Les machines ont permis, dans les usines de pneumatiques comme ailleurs, d’augmenter la productivité : c’est, au fond, une bonne nouvelle, qu’il faille moins d’hommes ou moins d’heures pour produire autant. La consommation de pneus baisse, un peu, pas énormément mais un peu, en France : c’est, au fond, une bonne nouvelle pour la planète. Mais de ces deux bonnes nouvelles, le système parvient à faire une très mauvaise nouvelle : la concurrence entre les travailleurs se renforce, entre eux et avec les pays à bas coût, et on les contraint soit à accepter des reculs, à casser encore davantage leur rythme de vie, leur sommeil, leur famille, soit à perdre leur gagne-pain. Le cas des Goodyear, leur « non » franc et massif, devrait être, pour nous, un point de départ vers autre chose, et qui ne relève pas du rêve : que le progrès technologique, le progrès écologique servent le progrès social. Que, par exemple, si on besoin de moins de pneus, et de moins de temps pour les produire, les ouvriers travaillent deux ou trois heures de moins, ou encore que cesse cette aberration, le travail de nuit. C’est une question essentielle que les Goodyear posent à chacun : de quelle société voulons-nous ? »
    Ce que ce tract signifiait, c’est qu’au fond, cette histoire portait en germe une lutte anti-productiviste. Encore fallait-il en dégager le sens à peine caché, le faire éclore, s’épanouir.

    Et alors, ce combat « catégoriel », « corporatiste » – car oui, pour les ouvriers, il s’agissait d’abord de ne perdre ni leur santé à eux ni leur boulot à eux – aurait pris une valeur plus universelle, plus politique. Des pans, non prolétariens, du pays se seraient interrogés, auraient rejoint la bataille. On se serait mobilisé non plus pour les Goodyear, par altruisme, par compassion, mais pour nous, pour nous à travers eux, parce qu’ils nous auraient représentés, parce qu’ils auraient incarné l’avenir que nous désirons à tâtons, et celui que nous rejetons. Tout comme des Picards, des Alsaciens, des Lyonnais, se mobilisent à Notre-Dame-des-Landes, non pour préserver le bocage nantais en lui-même, mais parce qu’il incarne un avenir que nous désirons à tâtons, et un autre que nous rejetons, parce qu’à travers lui, nous défendons les campagnes picardes, alsaciennes, etc.

    On a pondu ce tract, donc, « Pourquoi l’indifférence ? », quand même, en catastrophe et contre la catastrophe. On y présentait comme « une bonne nouvelle qu’il faille moins d’hommes ou moins d’heures pour produire autant », et comme une « autre bonne nouvelle » que « la consommation de pneus baisse », et on y souhaitait que « les ouvriers travaillent deux ou trois heures de moins, ou encore que cesse cette aberration, le travail de nuit ». Honnêtement, je me demandais comme ce machin serait reçu par les ouvriers eux-mêmes, et par la CGT-Goodyear, si on nous renverrait notre papelard à la gueule... Mais c’est l’inverse qui s’est produit. Les travailleurs l’ont lu en détail et, durant toute une semaine, ils ont eux-mêmes distribué le papier, ils l’ont photocopié comme s’il émanait de leurs rangs, ils l’ont diffusé à leurs rassemblements.

    Ça m’a ému, et ça m’attristé.

    Parce que ça venait trop tard.

    Parce que nous avions loupé le coche.

    Parce que, par timidité, par fatigue, nous n’avions pas rempli notre rôle de, disons-le, d’intellectuel : replacer cette lutte dans un contexte, offrir un regard plus large, en faire un « enjeu de société », bref, lui donner un sens qui échappe parfois à la conscience des acteurs eux-mêmes – et par là, par ces débats, par ces controverses, rallier des fractions de l’opinion, des Attac, des Verts pourquoi pas, des socialistes authentiques, des étudiants à cheveux longs, toute une classe éduquée en qui sommeille aussi une culpabilité, revendiquant souvent un papy mineur, et chez qui l’on peut réveiller une affection romantique pour le bleu de travail du Front populaire. Le sort de Goodyear en eût-il été changé ?

    J’en doute. Mais cette lutte aurait agité et ranimé les esprits, rapproché classes ouvrière et intermédiaire, combiné rouge et vert, semé des espérances pour la suite, bref, marqué un pas politique en avant – quand ça ne restera dans la petite histoire que comme un combat défensif, d’arrière-garde, un bastion prolétaire, un de plus, qui a fait de la résistance, une étonnante résistance, sept années, mais sans alliance, citadelle finalement prise d’assaut.

    Donner un sens à la lutte, c’est aussi la lutte. C’est un enjeu pour la suite, que cette alliance, un impératif. Car dans notre histoire, de 1789 à 1936, de 1793 à Mai 68, rien de grand, rien de beau, ne s’est fait, à gauche, sans cette jonction/ friction entre une fraction intellectuelle et les classes populaires. Et quelle classe peut se dire, aujourd’hui, assez puissante, numériquement, culturellement, politiquement, pour battre en brèche à elle seule l’#oligarchie ?

    #ouvriers #surnuméraires #gains_de_productivité #reconversion_écologique_et_sociale_de_l'économie #écologie #transition
    http://seenthis.net/messages/229767
    http://www.reporterre.net/spip.php?article5792
    http://seenthis.net/messages/203725


  • Participez au tour de France des alternatives en tandem et sans dopage
    http://www.bastamag.net/Preparons-des-maintenant-une

    4000 kilomètres en tandem pour mobiliser autour du #Climat ! Après Alternatiba, le grand rassemblement qui a eu lieu à Bayonne en octobre 2013, c’est un tour de France des alternatives qui se prépare pour l’été 2015, quelques mois avant la conférence sur le climat. A chaque étape, l’objectif de ce tour en tandem est de rassembler divers acteurs autour d’un événement commun. Un appel est lancé pour trouver des référents locaux. Un tour en tandem Alternatiba parcourra 4000 kilomètres pendant l’été 2015, (...)

    ça bouge !

    / Climat, #Alternatives_concrètes

    #ça_bouge_ !

    • A chaque étape, l’objectif de ce tour en tandem est de rassembler divers acteurs autour d’un événement commun. Un appel est lancé pour trouver des référents locaux.

      Un tour en tandem Alternatiba parcourra 4000 kilomètres pendant l’été 2015, pour mobiliser des dizaines de milliers de personnes autour des « vraies alternatives » au changement climatique dans la perspective de la COP21, le sommet international sur le climat qui aura lieu à Paris en décembre 2015.

      Ce road-movie climatique passera par 90 territoires de l’hexagone et des pays frontaliers, et pourra associer sur le terrain toutes les associations et antennes locales des diverses organisations environnementales, sociales et syndicales, mais aussi de nombreux autres types de collectifs : des clubs de sport, des groupes de lycéens, des collectifs de pompiers, des groupes du musique, de danse, etc., qui seront tous invités à participer à un événement commun à l’occasion du passage du tandem dans leur territoire.

      Nous visons ainsi à faire de ce tour un processus participatif où chacun pourra trouver sa place, bien au-delà des cercles des militants convaincus. Annoncé un an à l’avance, ce tour "en route vers la COP21" vise à mobiliser des dizaines de milliers de personnes tout au long de son parcours, et sera complété par une centaine de réunions publiques.

      Il s’agira également de faire de ce tandem un objet médiatique, favorisant l’intérêt des médias pour ce type de message sur les alternatives, le climat et la COP21, en une période estivale où il y a moins de sujets à traiter dans l’actualité.

      Parallèlement à la trentaine de nouveaux villages des alternatives Alternatiba qui sont en cours de préparation à Paris, Bruxelles, Genève, Toulouse, Strasbourg, Bordeaux, etc., nous sommes dès aujourd’hui en train de préparer ce tour en tandem 4 places, qui partira de Bayonne le 5 juin 2015, journée mondiale de l’environnement, et arrivera à Paris le 26 septembre 2015, date d’Alternatiba Îlde-de-France.

      Nous appelons toutes les associations et les citoyens concernés par le changement climatique et qui voudraient participer à une étape de ce tour en tandem à nous contacter à tourtandem@alternatiba.eu : nous sommes notamment à la recherche de référents locaux pour chacune des 90 étapes.

      Un kit méthodologique pour l’organisation d’une étape du tour en tandem Alternatiba sera bientôt disponible.

      Vous pouvez retrouver en ligne les informations du tour en tandem ici, et les informations sur les villages des alternatives Alternatiba qui s’organisent sur tout le territoire là.

      La carte ci-dessous est une première version du tracé du tour, qui est en cours d’évolution en fonction des retours que nous recevons de personnes des différents territoires concernés.

      En espérant vous croiser sur la route d’Alternatiba dans les prochains mois, recevez nos salutations amicales, écologistes et solidaires !

      #alternatiba


  • « Le partenariat transatlantique serait une catastrophe d’ampleur continentale »
    http://www.lesoir.be/535963/article/actualite/union-europeenne/2014-05-05/partenariat-transatlantique-serait-une-catastrophe-d-ampleur-continentale

    Le partenariat transatlantique serait une catastrophe d’ampleur continentale. Son volet le plus alarmant est celui de la « protection des investisseurs étrangers », qui autoriserait une entreprise privée à faire un procès à un État, et à demander des dommages et intérêts, devant un panel d’arbitrage international, si cet État votait une loi défavorable à ses intérêts. Par exemple, relever le #salaire_minimum. Ce « tribunal » statuerait uniquement sur base du droit commercial international et du traité, de sorte que les lois nationales ou européennes, y compris les Constitutions, n’entreraient pas en ligne de compte. Ainsi on s’apprête à remettre en cause le grand compromis sur lequel se sont construits les Etats-nations depuis le traité de Westphalie. Dans ce cas, le projet de construction politique fédérale de l’Europe serait vidé de sens, car les lois seraient décidées en fonction des intérêts des entreprises et non plus de l’intérêt général.[...]

    Reste, pour défendre le partenariat transatlantique, l’argument de la #croissance et de l’#emploi

    De la poudre aux yeux ! Ce n’est pas en donnant les coudées franches aux grands groupes industriels et financiers qu’on amorce une logique macroéconomique de croissance. Les entreprises ont besoin de #consommateurs, qui eux-mêmes ont besoin de revenus. La stagnation, voire la baisse des #salaires réels des ménages occidentaux provoquent des déséquilibres macroéconomiques au niveau mondial. Pousser les ménages à s’endetter n’est plus possible. Dès lors la machine est grippée. Et augmenter la compétitivité des grands groupes n’apportera pas de solution.

    Il faudrait une relance par les dépenses publiques ?

    C’est la réponse keynésienne traditionnelle. Le Japon s’y essaie depuis 20 ans. Sans résultat. La vraie solution, c’est de lancer la #transition_énergétique en Europe. Depuis la révolution industrielle, notre croissance dépend pour deux tiers de l’augmentation de la consommation des #énergies_fossiles. Mais ce modèle est criminel du point de vue climatique ; et coûteux, puisque l’Europe est structurellement en manque d’énergie fossile, dans la mesure où les contraintes climatiques ne permettent pas de se reconvertir au charbon. Si l’Europe veut assurer la prospérité future de ses peuples, elle doit mettre en œuvre la #transition_écologique.

    En avons-nous les moyens ?

    En France, la commission d’experts sur la #transition énergétique, qui a récemment rendu son rapport au gouvernement, estime qu’il faudra investir cent milliards d’euros par an pendant dix ans. Au niveau de la zone euro, vous pouvez multiplier par cinq. Cela peut sembler un montant colossal. Mais l’Europe a dépensé plus de 2.000 milliards d’euros en cinq ans pour « sauver » ses banques. Ici, ce dont nous parlons, c’est d’un véritable changement de #civilisation. Si on déboulonne quelques mythes, comme celui qui veut que la création monétaire soit ipso facto inflationniste, on peut le financer…

    #TAFTA #TTIP


  • RESOURCE CRISIS: The sower’s strategy: how to speed up the sustainable energy transition
    http://cassandralegacy.blogspot.fr/2014/05/the-sowers-strategey-how-to-speed-up.html

    … and when he sowed, some seeds fell by the wayside, and the fowls came and devoured them up: some fell upon stony places, where they had not much earth and forthwith they sprung up, because they had no deepness of earth: and when the sun was up, they were scorched; and because they had no root, they withered away. And some fell among thorns; and the thorns sprung up, and choked them: but other fell into good ground, and brought forth fruit, some a hundredfold, some sixtyfold, some thirtyfold. Who hath ears to hear, let him hear. (Matthew 13.4-9).

    http://2.bp.blogspot.com/-2IoCXGS1g5o/UzQ9JEHfiyI/AAAAAAAALOY/V1pajxlPkUE/s1600/semina.jpg

    Abstract. In order to survive the double threat of resource depletion and climate change we need to move as quickly as possible to a sustainable society based on renewable resources. We are already moving in that direction, but we are still investing huge amounts of money to perpetuate our dependency on fossil fuels. Here, I argue that the transition can be eased and accelerated if we adopt the “sower’s strategy.” Farmers, as well know, must not eat their seed corn; they must keep some of the harvest for the future. Applied to the world’s economy, the sower’s strategy dictates that we use part of the energy and resources produced by means of fossil fuels to build renewable energy plants and a sustainable economy. This strategy is primarily something to be agreed upon but it could also be embodied in an international protocol (the “sower’s protocol”?) that would mandate that a fraction of the worldwide revenues from fossil fuels should be invested in sustainability and renewable energy.

    “Don’t eat your seed corn!” is a well known saying. It refers to the age-old farmer’s strategy of saving some of the harvest of the current year as seeds for the next. Unfortunately, however, our main energy source today, fossil fuels, produce no “seeds.” Once extracted and used, they are gone forever and the same is true for all our mineral resources. This is what we call “depletion.” In addition, fossil fuel burning is the main cause of climate change; an even more worrisome problem.

    So far, we have been behaving like farmers who eat their seed corn; burning fossil fuels and consuming our resources as fast as possible. And we are still investing enormous amounts of money just to continue doing that. According to the Grantham research institute, about 650 billion dollars were spent to develop new fossil fuel resources in 2012, mainly for oil and gas and, in particular, for the so called “non conventional resources” (e.g., shale oil). This is the result of our current way of thinking which emphasizes short term gains. Not only does this strategy worsen the climate problem, but it forces us to spend more and more as depletion progresses and that perpetuates our dependence on fossil fuels. Obviously, that can’t continue for a long time.

    Is there a way out? Yes, if we go back to the wisdom of ancient farmers: don’t eat your seed corn! Of course, we can’t sow fossil fuels but we can sow what these fuels provide: energy and minerals. We can use some of this energy and these minerals as seed to create the structures needed for a sustainable economy until, in the future, renewable energy eventually produces enough “seed” to replace itself and we learn how to recycle minerals much more efficient than we do now. This is the sower’s strategy applied to the modern world.

    We are already using this strategy. At present, most of the resources used to build renewable energy plants and other elements of a sustainable economy come from fossil fuels. It is good that we are doing that, but are we doing enough? According to UNEP, some 250 billion dollars were spent in 2012 for new renewable sources. This is much less than what is being invested in fossil energy but, so far, it has nevertheless allowed a rapid and consistent growth of renewable energy. The problem is that there is no guarantee that the necessary levels of investment will be maintained in the future if we continue giving priority to fossil fuels. Already in 2012, indeed, we saw a decline in the investments in renewables. So, if we leave choices on energy to the market alone, we risk facing runaway climate change together with rapid resource depletion without having sufficient resources available to create a new energy system. If we continue along this path we will eat all our seed corn.......

    #energy
    #transition
    #fossil-fuels
    #renewables


  • « La bonne nouvelle est que le peuple est en train de se réveiller » - Reporterre
    http://www.reporterre.net/spip.php?article5893

    Il faut dire que la question du #climat est fondamentale. On a mis mille milliards sur la table pour sauver les #banques. La question du climat n’est-elle pas aussi fondamentale ? On pourrait mettre mille milliards sur la table : pendant vingt ans, chaque pays aurait un droit de tirage de 1 % du PIB sur cette somme à taux zéro – pour la France, ce serait vingt milliards d’euros par an pour financer la transition.

    On consacrerait l’essentiel à des travaux d’#isolation. On a des fuites énergétiques partout, dans tous nos bâtiments, nos domiciles, nos bâtiments publics. Est ce qu’on est capable de faire un effort considérable pour isoler les bâtiments ? Tout le monde sait que c’est rentable. Une étude de la Commission européenne estime qu’on peut économiser entre 800 et 1 000 euros par ménage chaque année.

    On pourrait sortir de notre dépendance au #gaz et au #pétrole. Le dernier rapport du GIEC http://www.reporterre.net/spip.php?article4744 est angoissant : les scenarios dont on avait peur pour 2100, on se demande maintenant comment les éviter en 2030. La France est engagée pour diviser par quatre la production de #gaz_à_effet_de_serre. Il faut mettre le paquet et se dire qu’on a vingt milliards au minimum.

    On peut avoir un accord sur ce plan avec Angela Merkel. Elle a les mêmes problèmes que nous pour financer sa #transition énergétique. Les esprits évoluent en Allemagne sur les questions de la #création_monétaire. Les Allemands sont hostiles aux euros bonds. Et je les comprends : une création monétaire qui ne servirait que les financiers serait stupide, mais si la création monétaire permet de créer des emplois pour économiser l’énergie et faire baisser les factures d’énergies, on peut avoir un accord. On prend un an pour négocier et on a pendant vingt ans du boulot pour tout le monde, et peu à peu nos productions de gaz à effet de serre diminuent.

    Je rappelle que les banquiers font tout pour que les questions de création monétaire paraissent compliquées. Mais depuis dix ans, ce qui a été créé par ou pour les banques privées, c’est 2 628 milliards d’euros de création monétaire ! On peut financer la transition énergétique avec cela


  • Avec le marché transatlantique, l’UE et les États-Unis sabordent le climat et la transition

    « Selon un document de négociation secret rendu public ce lundi et que nous publions sur notre site avec une analyse circonstanciée, l’Union européenne propose aux États-Unis de libéraliser complètement le marché transatlantique de l’énergie et des matières premières. Le texte encourage ainsi l’exploitation et le commerce transatlantiques des hydrocarbures non conventionnels tout en réduisant considérablement les capacités des États à soutenir le développement des énergies renouvelables. »

    http://france.attac.org/se-mobiliser/le-grand-marche-transatlantique/article/avec-le-tafta-l-ue-et-les-etats

    #TTIP #TAFTA #énergie #négociations #Climat #Transition
    @rezo


  • Chez lefigaro.fr, on se préoccupe des victimes de la crise :
    http://www.lefigaro.fr/politique/le-scan/coulisses/2014/05/02/25006-20140502ARTFIG00170-les-ex-ministres-peinent-a-tourner-la-page-de-leu

    Pour l’ancienne ministre déléguée aux Personnes handicapées et à la Lutte contre l’exclusion, Marie-Arlette Carlotti, la #transition semble rude. « Ce qui change c’est que vous attendez devant une voiture et que personne vous ouvre la porte », se désolait-elle fin avril, exprimant son désarroi à une passante sous le regard des caméras de BFM-TV, Elle poursuivait : « C’est à vous de prendre votre billet de train, du coup vous êtes un peu maladroite quand vous appuyez sur la machine. Vous attendez devant l’aéroport comme tout le monde (…) Ça déroute un peu… »


  • De l’incongruité des pratiques agricoles et alimentaires du XXIe siècle
    http://www.laviedesidees.fr/De-l-incongruite-des-pratiques.html

    Ce discours a été prononcé par le Surintendant européen du territoire et de l’alimentation à l’occasion des XXVIIIe Causeries d’Oulan-Bator, qui se sont tenues en Mongolie du 9 au 13 juillet 2112. Il rappelle – avec indulgence – les errements de la civilisation prébatorienne : destruction de la biodiversité, technolâtrie, misère de l’#agroforesterie, #surpêche, pauvreté de l’#alimentation.

    Mesdames, Messieurs,

    Notre humanité a connu, au siècle dernier, une crise et une mutation dont le seul précédent digne de comparaison est la grande révolution néolithique. Nos ancêtres eurent à faire face à la fois aux dérèglements #climatiques, à l’épuisement des ressources fossiles (le #pétrole, incontournable pour produire des engrais azotés, les phosphates) et à la demande de production d’agro- ou bioénergie, énergies issues de la biomasse, comme le bois, l’éthanol issu des sucres ou l’huile. Il s’en est suivi des tensions sociales, voire géopolitiques, pour l’accès à l’#eau, à la terre, à la #biodiversité ou tout simplement à la nourriture. C’était là le fond de la grande crise des années 2020 dont vous avez tous entendu parler et qui s’est heureusement conclue par le fameux traité d’Oulan Bator, qui façonna de façon décisive le monde actuel auquel il donna d’ailleurs son nom d’« ère batorienne ».

    Si vous reprenez les textes de l’époque, disons ceux produits entre 1970 et 2020, vous constaterez en effet qu’il y eut alors un immense débat, moins sur la nécessité de la transition qui s’imposait à tous, que sur la nature de cette #transition. Vous m’excuserez de caricaturer les choses, mais, compte tenu des limites de temps, je dirai qu’il y avait globalement deux grandes positions.

    La première nous apparaît, avec le recul, totalement incroyable et fantaisiste, et je vous surprendrai sans doute encore plus en vous disant qu’elle eut longtemps la faveur des décideurs et de l’opinion. Mais je tiens à vous rappeler l’état primitif de la conscience politique et morale de l’âge industriel prébatorien. Cette position reposait sur l’idée que l’ensemble des problèmes seraient résolus en perpétuant la logique qui les avait favorisés ! Il s’agissait de s’appuyer sur des innovations techniques (#biotechnologie, #géo-ingénierie, biologie synthétique, grands #barrages, clonage, fermes verticales dans des grandes tours, etc.) développées et contrôlées par une #oligarchie d’entreprises privées, quoique très liées aux États. Bien sûr, l’avantage de cette proposition était d’éviter toute réforme en profondeur des modes de vie et de la gouvernance du système.

    S’il est si important de rappeler les termes de ce projet, que l’on peut qualifier de « technolâtre », c’est que notre société a fait un choix opposé. C’est la deuxième option. Considérez en effet un instant notre mode de gestion de la biodiversité. Au contraire du projet de centralisation et de normalisation à outrance (c’est la logique des clones), la plupart des plantes et des animaux domestiques que nous cultivons et élevons sont sélectionnés sur un mode décentralisé et diversifié en réseau, impliquant des stations de sélection locales et des maisons des #semences, qui animent elles-mêmes des réseaux de paysans-sélectionneurs.

    Vous voyez apparaître sur l’écran une photo de la Beauce datant de 1990. Je dis bien la Beauce, car ceux qui connaissent ce pays actuellement croiront plutôt qu’il s’agit d’une image prise par un de nos satellites sur quelque planète hostile. Eh bien oui, mesdames et messieurs, au moment même où des projets délirants prétendaient « biotiser » la planète Mars en y implantant une vie primitive en vue d’hypothétiques colonisations, les hommes dégradaient toute forme d’#écosystème élaboré dans ces plaines si fertiles de la région parisienne. Ils prétendaient créer sur Mars ce qu’ils avaient détruit sur la Terre. Et sachez pourtant que la #civilisation_industrielle prébatorienne considérait ces terres comme les plus prospères !

    Si vous imaginez ce qu’était alors l’état de nos territoires, le degré de dégradation biologique qui les affectait dans leur ensemble, vous pourrez vous représenter l’effort considérable de nos prédécesseurs pour inverser cette tendance mortifère et couvrir d’un vert manteau la terre dénudée. Pardonnez-moi ce lyrisme, mais la question est absolument capitale. Il a fallu une réforme profonde de nos systèmes psychologiques, économiques, techniques et fiscaux pour retrouver le potentiel détruit. Nous sommes les héritiers – et les heureux bénéficiaires – de cet effort sans précédent, et nous nous devons d’en conserver soigneusement les avantages pour nos enfants.

    Mais, me direz-vous, que mangeait-on en ce temps-là ? L’alimentation a connu un appauvrissement stupéfiant dans le premier quart du siècle dernier. L’alimentation mondiale tenait à une poignée de productions : #blé, #maïs, canne et betterave à sucre, riz, #soja et #palmier_à_huile. Seuls les trésors d’imagination et de technicité de l’#agro-industrie permettaient de recréer par les couleurs et odeurs de synthèse un faux-semblant de diversité. Les animaux étaient soumis au même régime. Des #vaches ne mangeaient jamais d’herbe, des #porcs jamais de glands et des #poulets jamais d’insectes. Maïs, soja, sels minéraux : telle était alors pour tous la triade miracle.

    Quel contraste avec notre politique vigoureuse visant à utiliser au mieux la #biomasse fixée par le territoire ! Ces merveilleux systèmes associant production de chênes de qualité et élevage de porcs, que nous nommons Dehesa et qui nous semblent si évidemment performants, ne se trouvaient plus qu’en Espagne et sur une surface qui n’excédait guère 20 000 kilomètres carrés. Faute d’une attention soutenue et d’une recherche de qualité – notamment sur la fructification des chênes –, cette Dehesa n’avait d’ailleurs que peu de chose à voir avec celle que nous avons aujourd’hui sous les yeux.

    Après de vrais progrès au XXe siècle, on était allé beaucoup trop loin dans la même direction, sans avoir le courage ou l’idée de sortir de l’ornière. On mangeait trop de #viande de qualité médiocre, trop de sucre, trop de sel. Il s’ensuivait une perte de #fertilité, des #maladies_cardiovasculaires, du #diabète, de l’#obésité, etc. Étrange civilisation que la civilisation prébatorienne, où la mauvaise alimentation allait de pair avec une surmortalité évitable ! Obnubilée par les maladies bactériennes, qu’elle réussit à prévenir avec succès (du moins momentanément), cette civilisation en oublia toutes les autres dimensions du lien entre santé et alimentation. Il y avait, dans tout l’espace public – je dis bien dans tout l’espace public, jusque dans les établissements scolaires – des distributeurs de boissons et d’aliments surchargés en sucre et en sel !

    Nous n’avons pas seulement diminué la quantité moyenne de viande consommée, nous avons surtout appris à la moduler dans le temps. Ainsi, si les enfants et les adolescents continuent de consommer de la viande, nous diminuons rapidement cette quantité à partir de trente ou quarante ans, selon les âges et les professions.[...] Il m’arrive de rencontrer des mouvements végétariens stricts qui me demandent pourquoi nous n’avons pas interdit la viande purement et simplement. À ceux-là je rappelle que notre élevage n’est pas dépourvu de qualités agronomiques et également paysagères. C’est partout un élevage raisonné et bien intégré que nous avons promu. Dans certains territoires particulièrement frais, voire froids et humides, favorables à une pousse abondante de l’herbe, l’élevage demeure le meilleur mode de valorisation des surfaces. Si donc nous avons cessé de faire de l’élevage pour l’élevage et d’accumuler #surproduction et #pollution, nous n’avons pas renoncé à l’élevage partout où celui-ci nous paraissait bénéfique tant d’un point de vue agricole que paysager. Certes, les produits animaux sont redevenus des produits semi-festifs. Mais il vaut mieux savourer en petites quantités un bon fromage avec des amis que d’avaler quotidiennement et précipitamment à la cantine un succédané lacté dépourvu de saveur.

    J’en viens, pour terminer, au #poisson et autres produits aquacoles. Vous raffolez tous de la carpe, ce « cochon des étangs » que nous préparons sous un nombre incroyable de formes. Au point que le mot carpe est désormais synonyme de « poisson » pour beaucoup d’entre vous. C’est en effet un poisson d’eau douce que nous élevons dans les nombreux étangs que nous entretenons. Rappelons que ces étangs jouent un rôle fondamental aussi bien en réserves d’eau et en lieux d’épuration, qu’en réserves de biodiversité et d’#agronomie ! Vidés tous les sept ans, ils offrent trois ans d’excellentes récoltes. Au début du XXIe siècle pourtant, cette culture des étangs et des poissons d’eau douce était résiduelle, sauf en Asie, dans les cultures de rizière. C’est bien simple : le poisson d’eau douce avait quasiment disparu, au profit du poisson de mer. Mais la surpêche avait presque vidé les océans. Quant à l’élevage de poissons tels que les saumons, le remède était pire que le mal. Le saumon étant carnivore, il fallait pêcher toujours plus de poisson pour élever les saumons. C’est un peu comme si nous avions mangé du tigre et raflé régulièrement tous les animaux de la jungle pour nourrir nos tigres d’élevage !

    Ce sont paradoxalement les problèmes climatiques et le problème des réserves en eau qui nous ont amenés à réfléchir à des modes intelligents de retenues d’eau. Quitte à construire des barrages, pourquoi ne pas en faire également des lieux de production piscicole ? Ainsi, dans un lieu donné, plutôt que de faire un seul grand bassin, il est apparu qu’il valait mieux en faire toute une série, reliés entre eux et permettant une exploitation raisonnée. L’obligation alors émise, pour toute demande de construction d’une retenue, de fournir une capacité de production piscicole a profondément changé la logique des aménagements. Au lieu de créer quelques grands barrages, profonds, lourds d’entretien, concentrés en un lieu, nous avons constitué un système hydraulique #décentralisé, complexe, flexible, d’une grande #résilience et hautement productif ! C’est à lui que nous devrons le délicieux pâté de carpe au coulis de groseille avec sa mousse de châtaigne qui constitue l’entrée de notre repas.

    et aussi #permaculture #agroécologie #aquaculture #paysannerie #prospective


  • Mme Royal, abandonner l’écotaxe serait aberrant - Reporterre
    http://www.reporterre.net/spip.php?article5752

    Mme la Ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie,

    Contrairement à ce que vous avez dit, la #Pollutaxe n’est pas une #fiscalité punitive. Il s’agit d’un juste rééquilibrage d’une concurrence déloyale et faussée entre la route et les moyens de #transport alternatifs (rail, maritime et fluvial).

    A l’heure actuelle, seuls les transports ferroviaires et fluviaux (plus respectueux de l’environnement) paient des droits de passage sur les infrastructures qu’ils utilisent, alors que les #transports routiers plus polluants en sont exonérés. Il faut donc immédiatement, selon votre logique, exonérer les #trains des droits de passage versés à Réseau ferré de France (RFF) pour l’utilisation de la voie ferrée, il s’agit là d’un principe d’équité !

    Mais alors comment financer l’entretien du rail ? Sachant que les caisses de l’Etat sont aussi déficitaires que celle d’RFF, il faut bien trouver un moyen de financement.

    Vous parlez de remise à plat de l’#écotaxe. Il faut donc revenir aussi sur les « cadeaux » fait par anticipation aux transporteurs routiers : autorisation des 44 tonnes au lieu de 40 auparavant (qui génère à elle seule un surcoût de 400 millions d’euros dans l’entretien des routes), 50 millions de réduction de la taxe à l’essieu, 150 millions d’exonération de la fraction régionale de la TICPE, augmentation du dégrèvement des taxes sur le gasoil.

    Vous parlez également de limiter le paiement de cette redevance aux seuls transporteurs étrangers. Doit-on espérer que pour maintenir une concurrence libre et non faussée, vous allez également exonérer les trains français des péages qu’ils versent à RFF pour circuler ? Nous savons tous pertinemment que cette annonce ne sera jamais acceptée par la commission européenne.

    Vos annonces n’ont ni queue ni tête, elles vont à l’encontre du bon sens, et des mesures nécessaires au #développement_durable et écologique, à la #santé_publique, et à la #transition énergétique.

    Si cette #pollutaxe (écotaxe) était abandonnée :
    – qui paiera pour l’entretien et l’engorgement des routes ?
    – qui paiera pour la #pollution de l’air (particules et émissions carbone) et de l’eau engendrée par toujours plus de transport routier ?
    – qui paiera pour l’asthme et les bronchiolites chez les jeunes enfants ?
    – qui paiera pour les surcoûts engendrés pour la collectivité et la Sécurité sociale (pollution et accidents) ?

    Votre prise de fonction doit s’accompagner d’un signal fort, de bon sens, en faveur des citoyens, des finances publiques et de l’environnement, sans céder aux lobbies des patrons routiers et de l’agriculture productiviste.