• Le Lyon-Turin, une injure au bon sens et à la transition écologique et sociale !

    Ce vendredi 11 juillet, les promoteurs du projet de nouvelle ligne ferroviaire Lyon-Turin, aberrante, coûteuse et inutile, veulent réduire au silence un opposant au projet, Daniel Ibanez, et éviter que les critiques envers le projet ne gagnent une audience nationale.

    http://blogs.mediapart.fr/blog/maxime-combes/110714/le-lyon-turin-une-injure-au-bon-sens-et-la-transition-ecologique-et-

    #Cour_des_comptes
    #Daniel_Ibanez
    #infrastructures
    #LGV
    #Lyon_Turin
    #transition_écologique_et_sociale


  • Coopérative d’énergies | Mediapart
    http://www.mediapart.fr/portfolios/cooperative-denergies

    Enercoop a presque dix ans. Cette société coopérative d’intérêt collectif (SCIC) est née de l’ouverture du marché de l’électricité à la concurrence, en 2004. Des acteurs de l’économie sociale et solidaire et des énergies renouvelables imaginent alors de créer une société qui, si elle vendra de l’électricité, devra aussi promouvoir les énergies renouvelables, sensibiliser à la consommation d’énergie et décentraliser la production. Enercoop va prendre la forme d’une entreprise privée d’intérêt public dans laquelle chacun (producteurs, consommateurs, associations, collectivités locales et salariés de la SCIC) dispose à égalité d’une voix. Enercoop a aujourd’hui atteint les 18 000 clients et 15 000 sociétaires. Visite de cette entreprise très alternative.

    #Coopérative_énergie
    #Transition
    #ENR


  • Blablacar a-t-il tué l’esprit du covoiturage ? - Mediapart
    http://alireailleurs.tumblr.com/post/89843872188

    Intéressant billet sur un blog de Mediapart qui revient sur l’évolution de Blablacar ces dernières années, mais qui montre que sous principe de sécurité (des profils, des paiements, des relations…), la communauté à certes progressé, mais l’esprit de départ a bien changé. Conducteurs en passe de devenir des taxis et passagers qui paient pour le service comme de purs consommateurs, sans plus participer… Pour l’auteur du site, la raison de ce changement est à trouver dans la sécurisation : impossible de partager des numéros de téléphones (et donc de faire de la microgestion de dernière minute), flicage des échanges, obligation de payer par carte bleu, prix fixé d’avance quelque soit le nombre de covoitureurs, frais variables dans le temps,..

    “L’équipe a certes élargi son champ d’inscrits, mais considérablement (...)

    #sharevolution #économie_collaborative #transition #sociabilité #innovation


  • #Le_Portage_salarial, une solution qui précarise l’emploi ?
    http://www.leportagesalarial.com/portage-salarial-solution-precarise-emploi

    Le #portage_salarial est-il un facteur supplémentaire de précarisation de l’emploi s’ajoutant à toutes les formules classées dans cette catégorie ? Est-il également susceptible de renforcer une tendance dénoncée par nombre d’acteurs de la vie économique et politique ? La précarisation de l’emploi, une source de préoccupation en France Au sein de ce blog, nous … Read more →

    #Nouvelles_formes_d'emploi #emploi #transition_professionnelle


  • Quel sont les avantages du #portage_salarial pour les seniors ?
    http://www.leportagesalarial.com/avantages-portage-salarial-seniors

    Pour les plus de cinquante ans (ou autrement dit les seniors) en repositionnement professionnel, le chemin de l’activité passe très souvent par le travail par missions en Portage Salarial. Envisagée de manière temporaire le temps d’une transition, ou à plus long terme, cette nouvelle forme d’emploi présente de nombreux avantages juridiques et économiques aussi bien pour … Read more →

    #Le_Portage_salarial #Réussir_son_portage_salarial #mission #reconversion_professionnelle #retraite #sénior #transition_professionnelle


    • Il faut voir comment elles/ils sélectionnent lesdites hétérotopies à mesure que la carte se développera. Apparemment très lié au mouvement de la #transition. Mais néanmoins subventionné par la Ville de Toulouse, entre autres, pas très transitionnelle et de plus en plus homotopique si l’on en croit les choix récents de la nouvelle équipe municipale sur les prairies ou les musiques un peu trop sauvages à son goût. Enfin disons que sur ce genre de projet, il faut faire gaffe, dans les financements ou partenariats, à ne pas alimenter tout simplement le #marketing_territorial sur un #tourisme alternatif (encore trop tôt pour dire si c’est le cas sur ce site, c’est juste une réflexion plus générale).


  • Transition énergétique ou marché transatlantique, il faut choisir !

    http://blogs.mediapart.fr/blog/maxime-combes/180614/transition-energetique-ou-marche-transatlantique-il-faut-choisir

    Ce mercredi 18 juin, Ségolène Royal présente une communication en conseil des ministres sur le futur projet de loi sur la transition énergétique, déjà maintes fois reporté. Dans le même temps, la Commission européenne négocie des traités transatlantiques qui renforceront la dépendance de l’économie européenne aux énergies fossiles et aux importations, sapant toute possibilité de transition. Transition énergétique ou marché transatlantique, il faut choisir !

    #Climat
    #commerce
    #Etats-unis
    #investissement
    #libéralisation
    #segolene_royal
    #TAFTA
    #transition_énergétique
    #Union_européenne
    @rezo


  • La #France s’enlise dans le nucléaire
    http://fr.myeurop.info/2014/06/12/france-enlise-dans-nucleaire-14004

    http://cdn3.myeurop.info/sites/default/files/imagecache/third_thumbnail/media/images/zahikel+01.jpg

    Julie Biet

    Le rapport de la commission d’enquête parlementaire sur le coût du nucléaire est sans appel : la modernisation des centrales est une fuite en avant qui va rendre cette #énergie encore plus chère. Mais le démantèlement revient encore plus cher. Ségolène doit présenter ses solutions la semaine prochaine.

    Six mois d’enquête et plus de 70 auditions. lire la suite

    #Politique #Environnement #centrales_nucléaires #déchets_nucléaires #écologie #Ségolène_Royal #transition_énergétique


  • – 96% - Terra eco (Les estimations de pétrole de schiste disponible drastiquement revues à la baisse.)
    http://www.terraeco.net/article55403,55403.html

    Dans le bassin du Monterey (Californie), censé renfermer les deux tiers des réserves de pétrole non conventionnel du pays, les compagnies pétrolières tablaient sur 15,4 milliards de barils en 2011. Si l’on en croit les prochaines estimations de l’Agence américaine de l’énergie (EIA) - censées être publiées le mois prochain mais déjà dévoilées par plusieurs titres américains - elles devraient s’estimer heureuses si elles parviennent à en extraire 600 millions. En trois ans, les estimations ont plongé de 96%.

    #pas_fini_de_rire #germes_de_la_prochaine_implosion_économique_mondiale

    J’imaginais assez bien que cette « manne » ne permettrait que de perdre 20 à 30 ans dans la mise en œuvre de la transition énergétique mais là je suis quasi abasourdi : on ne parle plus du fait que ce ne serait pas rentable ou que sais-je mais tout simplement du fait que la réserve supposée n’existe pas.

    #transition_énergétique


  • L’alliance entre ouvriers et écologistes est possible - mais il faut la vouloir ! - Reporterre
    http://www.reporterre.net/spip.php?article5852

    Dans un tract vite torché, « Pourquoi l’indifférence ? », à l’extrême fin du conflit, nous écrivions ceci, embrassant les aspirations vertes :

    « (…) Les machines ont permis, dans les usines de pneumatiques comme ailleurs, d’augmenter la productivité : c’est, au fond, une bonne nouvelle, qu’il faille moins d’hommes ou moins d’heures pour produire autant. La consommation de pneus baisse, un peu, pas énormément mais un peu, en France : c’est, au fond, une bonne nouvelle pour la planète. Mais de ces deux bonnes nouvelles, le système parvient à faire une très mauvaise nouvelle : la concurrence entre les travailleurs se renforce, entre eux et avec les pays à bas coût, et on les contraint soit à accepter des reculs, à casser encore davantage leur rythme de vie, leur sommeil, leur famille, soit à perdre leur gagne-pain. Le cas des Goodyear, leur « non » franc et massif, devrait être, pour nous, un point de départ vers autre chose, et qui ne relève pas du rêve : que le progrès technologique, le progrès écologique servent le progrès social. Que, par exemple, si on besoin de moins de pneus, et de moins de temps pour les produire, les ouvriers travaillent deux ou trois heures de moins, ou encore que cesse cette aberration, le travail de nuit. C’est une question essentielle que les Goodyear posent à chacun : de quelle société voulons-nous ? »
    Ce que ce tract signifiait, c’est qu’au fond, cette histoire portait en germe une lutte anti-productiviste. Encore fallait-il en dégager le sens à peine caché, le faire éclore, s’épanouir.

    Et alors, ce combat « catégoriel », « corporatiste » – car oui, pour les ouvriers, il s’agissait d’abord de ne perdre ni leur santé à eux ni leur boulot à eux – aurait pris une valeur plus universelle, plus politique. Des pans, non prolétariens, du pays se seraient interrogés, auraient rejoint la bataille. On se serait mobilisé non plus pour les Goodyear, par altruisme, par compassion, mais pour nous, pour nous à travers eux, parce qu’ils nous auraient représentés, parce qu’ils auraient incarné l’avenir que nous désirons à tâtons, et celui que nous rejetons. Tout comme des Picards, des Alsaciens, des Lyonnais, se mobilisent à Notre-Dame-des-Landes, non pour préserver le bocage nantais en lui-même, mais parce qu’il incarne un avenir que nous désirons à tâtons, et un autre que nous rejetons, parce qu’à travers lui, nous défendons les campagnes picardes, alsaciennes, etc.

    On a pondu ce tract, donc, « Pourquoi l’indifférence ? », quand même, en catastrophe et contre la catastrophe. On y présentait comme « une bonne nouvelle qu’il faille moins d’hommes ou moins d’heures pour produire autant », et comme une « autre bonne nouvelle » que « la consommation de pneus baisse », et on y souhaitait que « les ouvriers travaillent deux ou trois heures de moins, ou encore que cesse cette aberration, le travail de nuit ». Honnêtement, je me demandais comme ce machin serait reçu par les ouvriers eux-mêmes, et par la CGT-Goodyear, si on nous renverrait notre papelard à la gueule... Mais c’est l’inverse qui s’est produit. Les travailleurs l’ont lu en détail et, durant toute une semaine, ils ont eux-mêmes distribué le papier, ils l’ont photocopié comme s’il émanait de leurs rangs, ils l’ont diffusé à leurs rassemblements.

    Ça m’a ému, et ça m’attristé.

    Parce que ça venait trop tard.

    Parce que nous avions loupé le coche.

    Parce que, par timidité, par fatigue, nous n’avions pas rempli notre rôle de, disons-le, d’intellectuel : replacer cette lutte dans un contexte, offrir un regard plus large, en faire un « enjeu de société », bref, lui donner un sens qui échappe parfois à la conscience des acteurs eux-mêmes – et par là, par ces débats, par ces controverses, rallier des fractions de l’opinion, des Attac, des Verts pourquoi pas, des socialistes authentiques, des étudiants à cheveux longs, toute une classe éduquée en qui sommeille aussi une culpabilité, revendiquant souvent un papy mineur, et chez qui l’on peut réveiller une affection romantique pour le bleu de travail du Front populaire. Le sort de Goodyear en eût-il été changé ?

    J’en doute. Mais cette lutte aurait agité et ranimé les esprits, rapproché classes ouvrière et intermédiaire, combiné rouge et vert, semé des espérances pour la suite, bref, marqué un pas politique en avant – quand ça ne restera dans la petite histoire que comme un combat défensif, d’arrière-garde, un bastion prolétaire, un de plus, qui a fait de la résistance, une étonnante résistance, sept années, mais sans alliance, citadelle finalement prise d’assaut.

    Donner un sens à la lutte, c’est aussi la lutte. C’est un enjeu pour la suite, que cette alliance, un impératif. Car dans notre histoire, de 1789 à 1936, de 1793 à Mai 68, rien de grand, rien de beau, ne s’est fait, à gauche, sans cette jonction/ friction entre une fraction intellectuelle et les classes populaires. Et quelle classe peut se dire, aujourd’hui, assez puissante, numériquement, culturellement, politiquement, pour battre en brèche à elle seule l’#oligarchie ?

    #ouvriers #surnuméraires #gains_de_productivité #reconversion_écologique_et_sociale_de_l'économie #écologie #transition
    http://seenthis.net/messages/229767
    http://www.reporterre.net/spip.php?article5792
    http://seenthis.net/messages/203725


  • Participez au tour de France des alternatives en tandem et sans dopage
    http://www.bastamag.net/Preparons-des-maintenant-une

    4000 kilomètres en tandem pour mobiliser autour du #Climat ! Après Alternatiba, le grand rassemblement qui a eu lieu à Bayonne en octobre 2013, c’est un tour de France des alternatives qui se prépare pour l’été 2015, quelques mois avant la conférence sur le climat. A chaque étape, l’objectif de ce tour en tandem est de rassembler divers acteurs autour d’un événement commun. Un appel est lancé pour trouver des référents locaux. Un tour en tandem Alternatiba parcourra 4000 kilomètres pendant l’été 2015, (...)

    ça bouge !

    / Climat, #Alternatives_concrètes

    #ça_bouge_ !

    • A chaque étape, l’objectif de ce tour en tandem est de rassembler divers acteurs autour d’un événement commun. Un appel est lancé pour trouver des référents locaux.

      Un tour en tandem Alternatiba parcourra 4000 kilomètres pendant l’été 2015, pour mobiliser des dizaines de milliers de personnes autour des « vraies alternatives » au changement climatique dans la perspective de la COP21, le sommet international sur le climat qui aura lieu à Paris en décembre 2015.

      Ce road-movie climatique passera par 90 territoires de l’hexagone et des pays frontaliers, et pourra associer sur le terrain toutes les associations et antennes locales des diverses organisations environnementales, sociales et syndicales, mais aussi de nombreux autres types de collectifs : des clubs de sport, des groupes de lycéens, des collectifs de pompiers, des groupes du musique, de danse, etc., qui seront tous invités à participer à un événement commun à l’occasion du passage du tandem dans leur territoire.

      Nous visons ainsi à faire de ce tour un processus participatif où chacun pourra trouver sa place, bien au-delà des cercles des militants convaincus. Annoncé un an à l’avance, ce tour "en route vers la COP21" vise à mobiliser des dizaines de milliers de personnes tout au long de son parcours, et sera complété par une centaine de réunions publiques.

      Il s’agira également de faire de ce tandem un objet médiatique, favorisant l’intérêt des médias pour ce type de message sur les alternatives, le climat et la COP21, en une période estivale où il y a moins de sujets à traiter dans l’actualité.

      Parallèlement à la trentaine de nouveaux villages des alternatives Alternatiba qui sont en cours de préparation à Paris, Bruxelles, Genève, Toulouse, Strasbourg, Bordeaux, etc., nous sommes dès aujourd’hui en train de préparer ce tour en tandem 4 places, qui partira de Bayonne le 5 juin 2015, journée mondiale de l’environnement, et arrivera à Paris le 26 septembre 2015, date d’Alternatiba Îlde-de-France.

      Nous appelons toutes les associations et les citoyens concernés par le changement climatique et qui voudraient participer à une étape de ce tour en tandem à nous contacter à tourtandem@alternatiba.eu : nous sommes notamment à la recherche de référents locaux pour chacune des 90 étapes.

      Un kit méthodologique pour l’organisation d’une étape du tour en tandem Alternatiba sera bientôt disponible.

      Vous pouvez retrouver en ligne les informations du tour en tandem ici, et les informations sur les villages des alternatives Alternatiba qui s’organisent sur tout le territoire là.

      La carte ci-dessous est une première version du tracé du tour, qui est en cours d’évolution en fonction des retours que nous recevons de personnes des différents territoires concernés.

      En espérant vous croiser sur la route d’Alternatiba dans les prochains mois, recevez nos salutations amicales, écologistes et solidaires !

      #alternatiba


  • « Le partenariat transatlantique serait une catastrophe d’ampleur continentale »
    http://www.lesoir.be/535963/article/actualite/union-europeenne/2014-05-05/partenariat-transatlantique-serait-une-catastrophe-d-ampleur-continentale

    Le partenariat transatlantique serait une catastrophe d’ampleur continentale. Son volet le plus alarmant est celui de la « protection des investisseurs étrangers », qui autoriserait une entreprise privée à faire un procès à un État, et à demander des dommages et intérêts, devant un panel d’arbitrage international, si cet État votait une loi défavorable à ses intérêts. Par exemple, relever le #salaire_minimum. Ce « tribunal » statuerait uniquement sur base du droit commercial international et du traité, de sorte que les lois nationales ou européennes, y compris les Constitutions, n’entreraient pas en ligne de compte. Ainsi on s’apprête à remettre en cause le grand compromis sur lequel se sont construits les Etats-nations depuis le traité de Westphalie. Dans ce cas, le projet de construction politique fédérale de l’Europe serait vidé de sens, car les lois seraient décidées en fonction des intérêts des entreprises et non plus de l’intérêt général.[...]

    Reste, pour défendre le partenariat transatlantique, l’argument de la #croissance et de l’#emploi

    De la poudre aux yeux ! Ce n’est pas en donnant les coudées franches aux grands groupes industriels et financiers qu’on amorce une logique macroéconomique de croissance. Les entreprises ont besoin de #consommateurs, qui eux-mêmes ont besoin de revenus. La stagnation, voire la baisse des #salaires réels des ménages occidentaux provoquent des déséquilibres macroéconomiques au niveau mondial. Pousser les ménages à s’endetter n’est plus possible. Dès lors la machine est grippée. Et augmenter la compétitivité des grands groupes n’apportera pas de solution.

    Il faudrait une relance par les dépenses publiques ?

    C’est la réponse keynésienne traditionnelle. Le Japon s’y essaie depuis 20 ans. Sans résultat. La vraie solution, c’est de lancer la #transition_énergétique en Europe. Depuis la révolution industrielle, notre croissance dépend pour deux tiers de l’augmentation de la consommation des #énergies_fossiles. Mais ce modèle est criminel du point de vue climatique ; et coûteux, puisque l’Europe est structurellement en manque d’énergie fossile, dans la mesure où les contraintes climatiques ne permettent pas de se reconvertir au charbon. Si l’Europe veut assurer la prospérité future de ses peuples, elle doit mettre en œuvre la #transition_écologique.

    En avons-nous les moyens ?

    En France, la commission d’experts sur la #transition énergétique, qui a récemment rendu son rapport au gouvernement, estime qu’il faudra investir cent milliards d’euros par an pendant dix ans. Au niveau de la zone euro, vous pouvez multiplier par cinq. Cela peut sembler un montant colossal. Mais l’Europe a dépensé plus de 2.000 milliards d’euros en cinq ans pour « sauver » ses banques. Ici, ce dont nous parlons, c’est d’un véritable changement de #civilisation. Si on déboulonne quelques mythes, comme celui qui veut que la création monétaire soit ipso facto inflationniste, on peut le financer…

    #TAFTA #TTIP


  • RESOURCE CRISIS: The sower’s strategy: how to speed up the sustainable energy transition
    http://cassandralegacy.blogspot.fr/2014/05/the-sowers-strategey-how-to-speed-up.html

    … and when he sowed, some seeds fell by the wayside, and the fowls came and devoured them up: some fell upon stony places, where they had not much earth and forthwith they sprung up, because they had no deepness of earth: and when the sun was up, they were scorched; and because they had no root, they withered away. And some fell among thorns; and the thorns sprung up, and choked them: but other fell into good ground, and brought forth fruit, some a hundredfold, some sixtyfold, some thirtyfold. Who hath ears to hear, let him hear. (Matthew 13.4-9).

    http://2.bp.blogspot.com/-2IoCXGS1g5o/UzQ9JEHfiyI/AAAAAAAALOY/V1pajxlPkUE/s1600/semina.jpg

    Abstract. In order to survive the double threat of resource depletion and climate change we need to move as quickly as possible to a sustainable society based on renewable resources. We are already moving in that direction, but we are still investing huge amounts of money to perpetuate our dependency on fossil fuels. Here, I argue that the transition can be eased and accelerated if we adopt the “sower’s strategy.” Farmers, as well know, must not eat their seed corn; they must keep some of the harvest for the future. Applied to the world’s economy, the sower’s strategy dictates that we use part of the energy and resources produced by means of fossil fuels to build renewable energy plants and a sustainable economy. This strategy is primarily something to be agreed upon but it could also be embodied in an international protocol (the “sower’s protocol”?) that would mandate that a fraction of the worldwide revenues from fossil fuels should be invested in sustainability and renewable energy.

    “Don’t eat your seed corn!” is a well known saying. It refers to the age-old farmer’s strategy of saving some of the harvest of the current year as seeds for the next. Unfortunately, however, our main energy source today, fossil fuels, produce no “seeds.” Once extracted and used, they are gone forever and the same is true for all our mineral resources. This is what we call “depletion.” In addition, fossil fuel burning is the main cause of climate change; an even more worrisome problem.

    So far, we have been behaving like farmers who eat their seed corn; burning fossil fuels and consuming our resources as fast as possible. And we are still investing enormous amounts of money just to continue doing that. According to the Grantham research institute, about 650 billion dollars were spent to develop new fossil fuel resources in 2012, mainly for oil and gas and, in particular, for the so called “non conventional resources” (e.g., shale oil). This is the result of our current way of thinking which emphasizes short term gains. Not only does this strategy worsen the climate problem, but it forces us to spend more and more as depletion progresses and that perpetuates our dependence on fossil fuels. Obviously, that can’t continue for a long time.

    Is there a way out? Yes, if we go back to the wisdom of ancient farmers: don’t eat your seed corn! Of course, we can’t sow fossil fuels but we can sow what these fuels provide: energy and minerals. We can use some of this energy and these minerals as seed to create the structures needed for a sustainable economy until, in the future, renewable energy eventually produces enough “seed” to replace itself and we learn how to recycle minerals much more efficient than we do now. This is the sower’s strategy applied to the modern world.

    We are already using this strategy. At present, most of the resources used to build renewable energy plants and other elements of a sustainable economy come from fossil fuels. It is good that we are doing that, but are we doing enough? According to UNEP, some 250 billion dollars were spent in 2012 for new renewable sources. This is much less than what is being invested in fossil energy but, so far, it has nevertheless allowed a rapid and consistent growth of renewable energy. The problem is that there is no guarantee that the necessary levels of investment will be maintained in the future if we continue giving priority to fossil fuels. Already in 2012, indeed, we saw a decline in the investments in renewables. So, if we leave choices on energy to the market alone, we risk facing runaway climate change together with rapid resource depletion without having sufficient resources available to create a new energy system. If we continue along this path we will eat all our seed corn.......

    #energy
    #transition
    #fossil-fuels
    #renewables


  • « La bonne nouvelle est que le peuple est en train de se réveiller » - Reporterre
    http://www.reporterre.net/spip.php?article5893

    Il faut dire que la question du #climat est fondamentale. On a mis mille milliards sur la table pour sauver les #banques. La question du climat n’est-elle pas aussi fondamentale ? On pourrait mettre mille milliards sur la table : pendant vingt ans, chaque pays aurait un droit de tirage de 1 % du PIB sur cette somme à taux zéro – pour la France, ce serait vingt milliards d’euros par an pour financer la transition.

    On consacrerait l’essentiel à des travaux d’#isolation. On a des fuites énergétiques partout, dans tous nos bâtiments, nos domiciles, nos bâtiments publics. Est ce qu’on est capable de faire un effort considérable pour isoler les bâtiments ? Tout le monde sait que c’est rentable. Une étude de la Commission européenne estime qu’on peut économiser entre 800 et 1 000 euros par ménage chaque année.

    On pourrait sortir de notre dépendance au #gaz et au #pétrole. Le dernier rapport du GIEC http://www.reporterre.net/spip.php?article4744 est angoissant : les scenarios dont on avait peur pour 2100, on se demande maintenant comment les éviter en 2030. La France est engagée pour diviser par quatre la production de #gaz_à_effet_de_serre. Il faut mettre le paquet et se dire qu’on a vingt milliards au minimum.

    On peut avoir un accord sur ce plan avec Angela Merkel. Elle a les mêmes problèmes que nous pour financer sa #transition énergétique. Les esprits évoluent en Allemagne sur les questions de la #création_monétaire. Les Allemands sont hostiles aux euros bonds. Et je les comprends : une création monétaire qui ne servirait que les financiers serait stupide, mais si la création monétaire permet de créer des emplois pour économiser l’énergie et faire baisser les factures d’énergies, on peut avoir un accord. On prend un an pour négocier et on a pendant vingt ans du boulot pour tout le monde, et peu à peu nos productions de gaz à effet de serre diminuent.

    Je rappelle que les banquiers font tout pour que les questions de création monétaire paraissent compliquées. Mais depuis dix ans, ce qui a été créé par ou pour les banques privées, c’est 2 628 milliards d’euros de création monétaire ! On peut financer la transition énergétique avec cela


  • Avec le marché transatlantique, l’UE et les États-Unis sabordent le climat et la transition

    « Selon un document de négociation secret rendu public ce lundi et que nous publions sur notre site avec une analyse circonstanciée, l’Union européenne propose aux États-Unis de libéraliser complètement le marché transatlantique de l’énergie et des matières premières. Le texte encourage ainsi l’exploitation et le commerce transatlantiques des hydrocarbures non conventionnels tout en réduisant considérablement les capacités des États à soutenir le développement des énergies renouvelables. »

    http://france.attac.org/se-mobiliser/le-grand-marche-transatlantique/article/avec-le-tafta-l-ue-et-les-etats

    #TTIP #TAFTA #énergie #négociations #Climat #Transition
    @rezo


  • Chez lefigaro.fr, on se préoccupe des victimes de la crise :
    http://www.lefigaro.fr/politique/le-scan/coulisses/2014/05/02/25006-20140502ARTFIG00170-les-ex-ministres-peinent-a-tourner-la-page-de-leu

    Pour l’ancienne ministre déléguée aux Personnes handicapées et à la Lutte contre l’exclusion, Marie-Arlette Carlotti, la #transition semble rude. « Ce qui change c’est que vous attendez devant une voiture et que personne vous ouvre la porte », se désolait-elle fin avril, exprimant son désarroi à une passante sous le regard des caméras de BFM-TV, Elle poursuivait : « C’est à vous de prendre votre billet de train, du coup vous êtes un peu maladroite quand vous appuyez sur la machine. Vous attendez devant l’aéroport comme tout le monde (…) Ça déroute un peu… »


  • De l’incongruité des pratiques agricoles et alimentaires du XXIe siècle
    http://www.laviedesidees.fr/De-l-incongruite-des-pratiques.html

    Ce discours a été prononcé par le Surintendant européen du territoire et de l’alimentation à l’occasion des XXVIIIe Causeries d’Oulan-Bator, qui se sont tenues en Mongolie du 9 au 13 juillet 2112. Il rappelle – avec indulgence – les errements de la civilisation prébatorienne : destruction de la biodiversité, technolâtrie, misère de l’#agroforesterie, #surpêche, pauvreté de l’#alimentation.

    Mesdames, Messieurs,

    Notre humanité a connu, au siècle dernier, une crise et une mutation dont le seul précédent digne de comparaison est la grande révolution néolithique. Nos ancêtres eurent à faire face à la fois aux dérèglements #climatiques, à l’épuisement des ressources fossiles (le #pétrole, incontournable pour produire des engrais azotés, les phosphates) et à la demande de production d’agro- ou bioénergie, énergies issues de la biomasse, comme le bois, l’éthanol issu des sucres ou l’huile. Il s’en est suivi des tensions sociales, voire géopolitiques, pour l’accès à l’#eau, à la terre, à la #biodiversité ou tout simplement à la nourriture. C’était là le fond de la grande crise des années 2020 dont vous avez tous entendu parler et qui s’est heureusement conclue par le fameux traité d’Oulan Bator, qui façonna de façon décisive le monde actuel auquel il donna d’ailleurs son nom d’« ère batorienne ».

    Si vous reprenez les textes de l’époque, disons ceux produits entre 1970 et 2020, vous constaterez en effet qu’il y eut alors un immense débat, moins sur la nécessité de la transition qui s’imposait à tous, que sur la nature de cette #transition. Vous m’excuserez de caricaturer les choses, mais, compte tenu des limites de temps, je dirai qu’il y avait globalement deux grandes positions.

    La première nous apparaît, avec le recul, totalement incroyable et fantaisiste, et je vous surprendrai sans doute encore plus en vous disant qu’elle eut longtemps la faveur des décideurs et de l’opinion. Mais je tiens à vous rappeler l’état primitif de la conscience politique et morale de l’âge industriel prébatorien. Cette position reposait sur l’idée que l’ensemble des problèmes seraient résolus en perpétuant la logique qui les avait favorisés ! Il s’agissait de s’appuyer sur des innovations techniques (#biotechnologie, #géo-ingénierie, biologie synthétique, grands #barrages, clonage, fermes verticales dans des grandes tours, etc.) développées et contrôlées par une #oligarchie d’entreprises privées, quoique très liées aux États. Bien sûr, l’avantage de cette proposition était d’éviter toute réforme en profondeur des modes de vie et de la gouvernance du système.

    S’il est si important de rappeler les termes de ce projet, que l’on peut qualifier de « technolâtre », c’est que notre société a fait un choix opposé. C’est la deuxième option. Considérez en effet un instant notre mode de gestion de la biodiversité. Au contraire du projet de centralisation et de normalisation à outrance (c’est la logique des clones), la plupart des plantes et des animaux domestiques que nous cultivons et élevons sont sélectionnés sur un mode décentralisé et diversifié en réseau, impliquant des stations de sélection locales et des maisons des #semences, qui animent elles-mêmes des réseaux de paysans-sélectionneurs.

    Vous voyez apparaître sur l’écran une photo de la Beauce datant de 1990. Je dis bien la Beauce, car ceux qui connaissent ce pays actuellement croiront plutôt qu’il s’agit d’une image prise par un de nos satellites sur quelque planète hostile. Eh bien oui, mesdames et messieurs, au moment même où des projets délirants prétendaient « biotiser » la planète Mars en y implantant une vie primitive en vue d’hypothétiques colonisations, les hommes dégradaient toute forme d’#écosystème élaboré dans ces plaines si fertiles de la région parisienne. Ils prétendaient créer sur Mars ce qu’ils avaient détruit sur la Terre. Et sachez pourtant que la #civilisation_industrielle prébatorienne considérait ces terres comme les plus prospères !

    Si vous imaginez ce qu’était alors l’état de nos territoires, le degré de dégradation biologique qui les affectait dans leur ensemble, vous pourrez vous représenter l’effort considérable de nos prédécesseurs pour inverser cette tendance mortifère et couvrir d’un vert manteau la terre dénudée. Pardonnez-moi ce lyrisme, mais la question est absolument capitale. Il a fallu une réforme profonde de nos systèmes psychologiques, économiques, techniques et fiscaux pour retrouver le potentiel détruit. Nous sommes les héritiers – et les heureux bénéficiaires – de cet effort sans précédent, et nous nous devons d’en conserver soigneusement les avantages pour nos enfants.

    Mais, me direz-vous, que mangeait-on en ce temps-là ? L’alimentation a connu un appauvrissement stupéfiant dans le premier quart du siècle dernier. L’alimentation mondiale tenait à une poignée de productions : #blé, #maïs, canne et betterave à sucre, riz, #soja et #palmier_à_huile. Seuls les trésors d’imagination et de technicité de l’#agro-industrie permettaient de recréer par les couleurs et odeurs de synthèse un faux-semblant de diversité. Les animaux étaient soumis au même régime. Des #vaches ne mangeaient jamais d’herbe, des #porcs jamais de glands et des #poulets jamais d’insectes. Maïs, soja, sels minéraux : telle était alors pour tous la triade miracle.

    Quel contraste avec notre politique vigoureuse visant à utiliser au mieux la #biomasse fixée par le territoire ! Ces merveilleux systèmes associant production de chênes de qualité et élevage de porcs, que nous nommons Dehesa et qui nous semblent si évidemment performants, ne se trouvaient plus qu’en Espagne et sur une surface qui n’excédait guère 20 000 kilomètres carrés. Faute d’une attention soutenue et d’une recherche de qualité – notamment sur la fructification des chênes –, cette Dehesa n’avait d’ailleurs que peu de chose à voir avec celle que nous avons aujourd’hui sous les yeux.

    Après de vrais progrès au XXe siècle, on était allé beaucoup trop loin dans la même direction, sans avoir le courage ou l’idée de sortir de l’ornière. On mangeait trop de #viande de qualité médiocre, trop de sucre, trop de sel. Il s’ensuivait une perte de #fertilité, des #maladies_cardiovasculaires, du #diabète, de l’#obésité, etc. Étrange civilisation que la civilisation prébatorienne, où la mauvaise alimentation allait de pair avec une surmortalité évitable ! Obnubilée par les maladies bactériennes, qu’elle réussit à prévenir avec succès (du moins momentanément), cette civilisation en oublia toutes les autres dimensions du lien entre santé et alimentation. Il y avait, dans tout l’espace public – je dis bien dans tout l’espace public, jusque dans les établissements scolaires – des distributeurs de boissons et d’aliments surchargés en sucre et en sel !

    Nous n’avons pas seulement diminué la quantité moyenne de viande consommée, nous avons surtout appris à la moduler dans le temps. Ainsi, si les enfants et les adolescents continuent de consommer de la viande, nous diminuons rapidement cette quantité à partir de trente ou quarante ans, selon les âges et les professions.[...] Il m’arrive de rencontrer des mouvements végétariens stricts qui me demandent pourquoi nous n’avons pas interdit la viande purement et simplement. À ceux-là je rappelle que notre élevage n’est pas dépourvu de qualités agronomiques et également paysagères. C’est partout un élevage raisonné et bien intégré que nous avons promu. Dans certains territoires particulièrement frais, voire froids et humides, favorables à une pousse abondante de l’herbe, l’élevage demeure le meilleur mode de valorisation des surfaces. Si donc nous avons cessé de faire de l’élevage pour l’élevage et d’accumuler #surproduction et #pollution, nous n’avons pas renoncé à l’élevage partout où celui-ci nous paraissait bénéfique tant d’un point de vue agricole que paysager. Certes, les produits animaux sont redevenus des produits semi-festifs. Mais il vaut mieux savourer en petites quantités un bon fromage avec des amis que d’avaler quotidiennement et précipitamment à la cantine un succédané lacté dépourvu de saveur.

    J’en viens, pour terminer, au #poisson et autres produits aquacoles. Vous raffolez tous de la carpe, ce « cochon des étangs » que nous préparons sous un nombre incroyable de formes. Au point que le mot carpe est désormais synonyme de « poisson » pour beaucoup d’entre vous. C’est en effet un poisson d’eau douce que nous élevons dans les nombreux étangs que nous entretenons. Rappelons que ces étangs jouent un rôle fondamental aussi bien en réserves d’eau et en lieux d’épuration, qu’en réserves de biodiversité et d’#agronomie ! Vidés tous les sept ans, ils offrent trois ans d’excellentes récoltes. Au début du XXIe siècle pourtant, cette culture des étangs et des poissons d’eau douce était résiduelle, sauf en Asie, dans les cultures de rizière. C’est bien simple : le poisson d’eau douce avait quasiment disparu, au profit du poisson de mer. Mais la surpêche avait presque vidé les océans. Quant à l’élevage de poissons tels que les saumons, le remède était pire que le mal. Le saumon étant carnivore, il fallait pêcher toujours plus de poisson pour élever les saumons. C’est un peu comme si nous avions mangé du tigre et raflé régulièrement tous les animaux de la jungle pour nourrir nos tigres d’élevage !

    Ce sont paradoxalement les problèmes climatiques et le problème des réserves en eau qui nous ont amenés à réfléchir à des modes intelligents de retenues d’eau. Quitte à construire des barrages, pourquoi ne pas en faire également des lieux de production piscicole ? Ainsi, dans un lieu donné, plutôt que de faire un seul grand bassin, il est apparu qu’il valait mieux en faire toute une série, reliés entre eux et permettant une exploitation raisonnée. L’obligation alors émise, pour toute demande de construction d’une retenue, de fournir une capacité de production piscicole a profondément changé la logique des aménagements. Au lieu de créer quelques grands barrages, profonds, lourds d’entretien, concentrés en un lieu, nous avons constitué un système hydraulique #décentralisé, complexe, flexible, d’une grande #résilience et hautement productif ! C’est à lui que nous devrons le délicieux pâté de carpe au coulis de groseille avec sa mousse de châtaigne qui constitue l’entrée de notre repas.

    et aussi #permaculture #agroécologie #aquaculture #paysannerie #prospective


  • Mme Royal, abandonner l’écotaxe serait aberrant - Reporterre
    http://www.reporterre.net/spip.php?article5752

    Mme la Ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie,

    Contrairement à ce que vous avez dit, la #Pollutaxe n’est pas une #fiscalité punitive. Il s’agit d’un juste rééquilibrage d’une concurrence déloyale et faussée entre la route et les moyens de #transport alternatifs (rail, maritime et fluvial).

    A l’heure actuelle, seuls les transports ferroviaires et fluviaux (plus respectueux de l’environnement) paient des droits de passage sur les infrastructures qu’ils utilisent, alors que les #transports routiers plus polluants en sont exonérés. Il faut donc immédiatement, selon votre logique, exonérer les #trains des droits de passage versés à Réseau ferré de France (RFF) pour l’utilisation de la voie ferrée, il s’agit là d’un principe d’équité !

    Mais alors comment financer l’entretien du rail ? Sachant que les caisses de l’Etat sont aussi déficitaires que celle d’RFF, il faut bien trouver un moyen de financement.

    Vous parlez de remise à plat de l’#écotaxe. Il faut donc revenir aussi sur les « cadeaux » fait par anticipation aux transporteurs routiers : autorisation des 44 tonnes au lieu de 40 auparavant (qui génère à elle seule un surcoût de 400 millions d’euros dans l’entretien des routes), 50 millions de réduction de la taxe à l’essieu, 150 millions d’exonération de la fraction régionale de la TICPE, augmentation du dégrèvement des taxes sur le gasoil.

    Vous parlez également de limiter le paiement de cette redevance aux seuls transporteurs étrangers. Doit-on espérer que pour maintenir une concurrence libre et non faussée, vous allez également exonérer les trains français des péages qu’ils versent à RFF pour circuler ? Nous savons tous pertinemment que cette annonce ne sera jamais acceptée par la commission européenne.

    Vos annonces n’ont ni queue ni tête, elles vont à l’encontre du bon sens, et des mesures nécessaires au #développement_durable et écologique, à la #santé_publique, et à la #transition énergétique.

    Si cette #pollutaxe (écotaxe) était abandonnée :
    – qui paiera pour l’entretien et l’engorgement des routes ?
    – qui paiera pour la #pollution de l’air (particules et émissions carbone) et de l’eau engendrée par toujours plus de transport routier ?
    – qui paiera pour l’asthme et les bronchiolites chez les jeunes enfants ?
    – qui paiera pour les surcoûts engendrés pour la collectivité et la Sécurité sociale (pollution et accidents) ?

    Votre prise de fonction doit s’accompagner d’un signal fort, de bon sens, en faveur des citoyens, des finances publiques et de l’environnement, sans céder aux lobbies des patrons routiers et de l’agriculture productiviste.


  • « Alimentation, énergie, production, emplois,... quelle souveraineté pour faire face à la crise ? » | Enbata
    http://www.enbata.info/articles/alimentation-energie-production-emplois-quelle-souverainete-pour-faire-face

    Quand on évoque la notion de « #souveraineté », quelles sont les premières définitions ?
    Ici c’est une conception centrée sur la notion d’#Etat qui domine ou une approche politico-juridique qui caractérise le terme souveraineté.
    Pour ne prendre que l’exemple d’une communauté linguistique, il est clair que dans le cas de la #langue_basque, pour en assurer la survie, il faut des outils politico-juridiques apportant plus de protection que ceux en vigueur actuellement. Et il faut il faut aussi plus d’outils pour pouvoir prendre des mesures socio-économiques et assurer un développement durable. Mais avec un Etat, on n’a pas de garantie sur la pérennité de la communauté linguistique, ni sur celui d’un modèle de développement social, écologique et démocratique.
    En effet, les Etats actuels sont aussi dépossédés de leur pouvoir. Ils doivent récupérer le pouvoir politique pour leur territoire, car ils sont dépendants de l’oligarchie financière.
    Il me semble qu’au Pays Basque on a des difficultés pour repenser et enrichir la notion de souveraineté. L’Aitaren Etxea (la maison de nos ancêtres), ou la forme politico-administrative-territoriale de notre pays a marqué l’agenda de la gauche basque, qui n’a pas eu suffisamment de force pour mettre en place des organisations sociales alternatives ou construire ici et maintenant d’autres modes de vie en commun, en commençant de la base pour aller au sommet. Souvent, le modèle de développement n’occupe que les deux derniers paragraphes dans les projets de société.

    Les initiatives populaires changent-elles ce point de vue sur la « souveraineté » ?
    Quoiqu’il arrive au niveau du cadre politico-juridique, et tout en avançant dans la lutte politique en sa faveur, nous devons en tant que citoyens aller de l’avant. Et cela, en tenant compte de l’aptitude montrée par les initiatives populaires dans l’histoire de ce pays à créer des structures indispensables dans des domaines propres à la vie en société (langue, économie, éducation, etc. ). Selon toutes les apparences, il nous faudra, dans un premier temps, gérer sans Etat cette période qui ne pourra compter sur la « #croissance », et pour cette nouvelle phase, nous devrons mettre en place de nouvelles stratégies, ainsi que de nouveaux outils, par nos propres moyens.

    Comment votre parcours a-t-il façonné votre point de vue sur la « souveraineté » ?
    Les deux sujets de recherche que sont l’économie solidaire et la #transition éco-sociale m’ont amené à penser la question de la souveraineté au-delà des sentiers battus. L’économie solidaire, de par ses formes nombreuses et variées, provoque de petites ruptures dans les failles du système, en faisant vivre une #économie au quotidien selon d’autres logiques. Le risque c’est qu’elle devienne un palliatif du système et une économie permettant la propre subsistance du système. Son enjeu est de faire grandir ces petites ruptures et de se positionner dans un projet politique plus grand, qui ait comme objectif d’accroître la capacité d’#autodétermination des personnes, des peuples et des territoires.

    Par conséquent, qu’ajoutez-vous au concept de « souveraineté » ?
    Pour ce qui est de la question éco-sociale, il suffit de prendre quelques minutes pour comprendre le fait que le modèle de civilisation qui est aujourd’hui hégémonique est condamné. Pendant quatre décennies nous avons dit que nous nous dirigions vers la collision et nous vivons désormais un moment de collision.
    Les ressources matérielles et énergétiques vont en s’amenuisant, et les #déchets (dont les émissions de gaz à l’origine du réchauffement global) en augmentant, ainsi que les stocks d’armes. Et, paradoxalement, la machine ne donne aucun signal qu’elle s’arrêtera, ni même qu’elle ralentira son allure. Elle a comme unique solution la “fuite en avant” et cela aura assurément de terribles conséquences. Avec ce choix, l’#effondrement n’est plus une probabilité lointaine, il devient un événement certain.
    Il est assez clair que des changements énormes nous attendent. Essentiellement du fait de la #crise_énergétique globale, il sera très difficile de maintenir le métabolisme social actuel, l’échelle qu’a l’économie actuelle, et la complexité de la société. Le #changement_climatique nous dit que nous devrions changer si nous ne voulons pas vivre ses terribles conséquences, et la crise énergétique nous dit que nous devons changer. Ceci veut dire que la contraction sera le mouvement réellement important : dans l’utilisation de l’énergie, dans la production, dans la mobilité géographique, dans la consommation, dans la démographie, dans le narcissisme… Il s’agit de voir à quel rythme et dans quelle mesure. De toute façon, l’exigence physique est de vivre avec moins. Mieux vivre avec moins est le scénario politique que nous avons à mettre en oeuvre.

    Pourquoi ces éléments sont-ils indispensables et donnent-ils sens au concept habituel de « souveraineté » ?
    L’avenir sera principalement marqué par une phase de contraction. Pour y faire face en s’appuyant sur des bases solides, il sera essentiel de renforcer les #communautés de petite et moyenne taille, d’effectuer un saut qualitatif et quantitatif dans l’organisation de la société, de créer des structures plus petites et auto-gérées, d’améliorer les taux d’auto-suffisance tant au niveau de l’énergie que de l’alimentation. En un mot, de faire progresser la souveraineté des territoires.
    Vu ainsi, la réflexion autour de la souveraineté prend un tour très sensible. Le concept cesse d’être une vaine « entéléchie » (idéal suprême), et sa « praxis » (mise en pratique) cesse d’être sous l’emprise de la volonté de l’ennemi…
    Il se remplit de contenu en portant pour une fois la question du modèle de développement au cœur du débat politique. Et il nous emmène de la logique de la protestation, de la dénonciation ou de la résistance à la logique de la construction.
    Il suffit de revendiquer la souveraineté avec la même force et dans toutes les directions, y compris pour l’alimentation et l’énergie. Et nous pouvons dès à présent commencer à créer les structures et les stratégies pour cela. Nous avons déjà commencé.

    Quelles sont les conséquences de cette manière de voir dans le cas d’Euskal Herri ?
    Le projet de souveraineté a le potentiel d’attirer des personnes non abertzale. Le mouvement de construction national d’Euskal Herri avait en son temps intégré le principal conflit de la société moderne industrielle, en mettant côte à côte la « nation » et la « classe ».
    Nous avons besoin aujourd’hui d’une opération d’envergure sur les plans idéologique, politique et pratique en intégrant la question fondamentale de la nouvelle ère : la #transition socio-écologique (qu’elle soit contrainte ou volontairement organisée) aura des conséquences extraordinaires sur la vie de tous les citoyens et dans tous les domaines de la société.
    Cela nous amènera à repenser la globalité : comment organiser la société sans croissance.
    Et l’abertzalisme doit réfléchir à des solutions face à l’aggravation de la crise socio-écologique.
    Le renouvellement peut être profitable puisque nous disons que la gestion de la vie se fera à une échelle plus petite que celle des Etats. Il s’agit là de renforcer les muscles des régions ou des #bio-régions, et de constituer des communautés plus souveraines. Le projet de construction d’un territoire comme Euskal Herria va de pair avec l’idée de répondre avec sérieux aux enjeux d’un monde durable qui passe par le renforcement de l’échelle territoriale.

    Cette réflexion nous amène à la contradiction entre la croissance illimitée et un monde durable…
    Le projet d’avenir ne peut être la croissance, la stimulation de l’économie et l’augmentation du #pouvoir_d’achat selon la doctrine keynésienne. La politique #néolibérale comme la vision sociale-démocrate sont toutes les deux accrochées à la religion de la croissance, comme s’il n’y avait pas de limite bio-physique.
    L’Etat-providence n’est pas la panacée. Celui-ci a été mis en place par l’apport des matières premières et des flux énergétiques fondamentaux des pays les plus pauvres vers les pays les plus riches.
    Et d’un point de vue écologique, on peut difficilement trouver de période historique plus destructrice : à travers toute l’histoire de l’humanité, elle a produit l’interférence la plus grande dans toutes les infrastructures nécessaires à la vie.

    Qu’est ce que le concept de la #relocalisation ?
    Les produits de consommation font environ 1.600 kilomètres de l’endroit de production jusqu’au consommateur. C’est absurde et inefficient. Ce système n’est possible que parce qu’il n’inclut pas les coûts sociaux et écologiques.
    Le projet viable peut être la relocalisation, de prendre conscience de comment se font les choses. Selon toute apparence, la crise civilisationnelle va nous apporter de plus en plus de souffrance, mais en même temps cela peut être une occasion incomparable pour repenser le monde, le réécrire, le concevoir différemment.
    Certains disent que cela sera difficile de résister pour des macro-structures économiques et politiques comme l’Europe. Pour beaucoup, les Etats-nations eux-mêmes auront du mal à résister, un certain nombre pouvant disparaître (surtout ceux qui ont une grande dépendance énergétique).
    Les territoires qui ont un projet stratégique et une activité endogène se comporteront beaucoup mieux.
    Nous sommes en train de dire que le défi est de récupérer le pouvoir social, d’accentuer la capacité de contrôler les processus économiques et politiques des citoyens. Au mieux, pour surmonter la crise, les institutions en fonction aujourd’hui seront remplacées au fur et à mesure pour mettre à leurs places celles créées par les citoyens.

    Et est-ce que la relocalisation peut se concrétiser à l’échelle du Pays Basque ?
    Le processus de relocalisation est déjà en marche. Non seulement au Pays Basque mais aussi à travers le monde. Comme le dit le mexicain Victor M. Toledo, en lieu et place des entreprises géantes ayant le monopole, des #coopératives, des micro-entreprises ou des entreprises familiales naîtront. Plutôt que d’avoir des grandes banques, on aura des caisses d’épargne, des banques populaires ou du crédit coopératif. Pour remplacer des chaînes commerciales toujours plus grandes, le commerce équitable, l’#agriculture locale et écologique et les échanges directs entre producteurs et consommateurs se renforceront. Au lieu d’une gestion privée des énergies fossiles, c’est l’énergie solaire et renouvelable qui va croître par une production communautaire décentralisée…
    C’est le renforcement de ce monde qui est le grand défi, les autres options étant sans issue.
    Et comme je le disais, le processus est aussi en marche au Pays Basque. Ces dernières années, les groupes de consommation responsable ont connu une croissance exponentielle, les banques éthiques sont apparues (Fiare et Coop57), ainsi que les coopératives dans le domaine de l’énergie renouvelable (Goiener), le mouvement Bizi ! au Pays Basque nord, le mouvement en faveur de la souveraineté alimentaire (Etxalde), etc.
    De nos jours, il est difficile de dire qu’il n’y a pas d’alternative car une constellation de petites alternatives et bel et bien vivante, et c’est le renforcement de cette dernière qui est le défi.
    L’avenir se construira en grande partie avec les ingrédients et solutions qui sont actuellement en marche.


  • Gilles Clément : « Jardiner, c’est résister » - Reporterre
    http://www.reporterre.net/spip.php?article5725

    Vous défendez l’idée d’un « laisser-faire ». Pourtant dans un jardin, il y a une intervention humaine. N’est-ce pas paradoxal ?

    Bien sûr, ça s’appelle jardin parce qu’il y a un jardinier. Un jardin, ça a à voir avec l’enclos, avec le meilleur et le paradis. Le jardin en mouvement privilégie les dynamiques dans l’espace, les changements de place des plantes, mais il n’interdit pas le travail du jardinier. On ne laisse pas tout faire.

    Dans un jardin, l’homme intervient, mais il fait avec la nature et non pas contre elle. Faire le plus possible en allant le moins possible contre les énergies en place. Les jardiniers savent depuis des siècles que la maîtrise de la nature est une illusion. La nature transforme et invente sans arrêt.

    Comment devient-on un jardinier planétaire ?

    La notion de jardin planétaire met tout le monde au rang de jardinier. On peut être bon ou mauvais jardinier, mais on est tous concernés. On devient un « bon » jardinier quand on prend conscience de ce que cela implique. Par exemple, quand on comprend que l’eau qu’on boit a déjà été bue. On est tous dans le même bain.

    L’écologie nous met en condition de partage et d’égalité. Si on a conscience de la finitude spatiale, de l’interdépendance, et si on prend des mesures en conséquence, on devient jardinier. Pas besoin de connaître le jardinage pour être un bon jardinier planétaire.

    De plus en plus de mouvements anticapitalistes et altermondialistes créent des jardins potagers. C’est devenu un acte de lutte contre le système. Qu’en pensez-vous ?

    C’est l’idée des jardins de résistance. Un jardin sans asservissement aux tyrannies du marché mais avec le souci de préserver toutes les diversités, et le bien commun. Cultiver un potager nous remet dans une situation qui nous rééquilibre, qui nous rassure. Parfois ça correspond à une véritable économie de survie, comme à Détroit. Là-bas, ils ont réagi en humains intelligents, en se réappropriant leur alimentation.

    Souvent, il s’agit d’un acte militant, contre la disparition et la spéculation sur les terres arables. On détruit le garde-manger. La situation est tragique. Quand on a des gens qui de façon active ou réactive font des potagers, ils résistent. Ils ont raison.

    Et ça se développe…

    Oui, c’est l’accroissement de la conscience et de la connaissance. C’est très positif. La multiplication de ces initiatives, apparemment minuscules, permet la construction d’un futur plutôt que l’expression d’une inquiétude. Ça installe une structure, une économie, une pensée complètement différentes de celles qui dirigent le monde aujourd’hui. Les monnaies alternatives, les productions locales…

    #écoumène #transition


  • Gaël Giraud, du CNRS : « Le vrai rôle de l’énergie va obliger les économistes à changer de dogme » | Oil Man
    http://petrole.blog.lemonde.fr/2014/04/19/gael-giraud-du-cnrs-le-vrai-role-de-lenergie-va-obliger-les-eco
    Une autre manière de poser le débat transition énergétique / croissance (et de ne pas les opposer).
    Tout l’entretien est passionnant, des hypothèses/soupçons sur les manipulations des prix de l’énergie aux conclusions tirées sur la nécessité, l’opportunité et les condition de possibilité de la transition énergétique, en passant par les enjeux géopolitiques de l’articulation économie/énergie et les propositions sur la (dé)structuration des sociétés en réponse à un choc pétroliers masqué.

    Sans transition énergétique (c’est-à-dire, sans réorientation volontariste de nos forces productives et de nos modes de consommation vers une économie moins dépendante des énergies fossiles), nous ne pourrons tout simplement plus retrouver la moindre croissance durable. Même si certains prétendent aller la chercher avec les dents. Mes travaux suggèrent que des économies comme les nôtres ne peuvent connaître, au fond, que trois régimes de moyen terme : une croissance significative accompagnée d’une forte inflation (les trente glorieuses), la déflation (Le Japon depuis 20 ans, l’Europe et les Etats-Unis durant l’entre-deux-guerres), ou bien une croissance molle accompagnée de bulles spéculatives à répétition sur les marchés financiers. L’Europe de l’Ouest est à l’évidence dans le troisième régime, vers lequel nous avons bifurqué au cours des années 1980, à la faveur de la dérégulation financière. La question qui nous est posée aujourd’hui est de savoir si nous voulons poursuivre cette expérience, au prix du creusement des inégalités inouï que nous connaissons et de la destruction à terme du secteur industriel européen par la sphère financière. Ou nous pouvons nous laisser glisser paresseusement dans la déflation (le plus dangereux) comme c’est déjà le cas pour une bonne partie du sud de l’Europe. Ou bien encore, nous pouvons tenter de renouer avec la prospérité. Cette dernière ne coïncide pas avec la croissance du PIB. Comme vous le savez, le PIB est, à plein d’égards, un très mauvais indicateur. Il est temps d’en changer. Le rapport Sen-Stiglitz-Fitoussi ou, mieux encore, les travaux de Jean Gadrey et de Florence Jany-Catrice indiquent des pistes très prometteuses permettant d’aller dans ce sens. Autrement dit, faire croître le PIB n’a guère d’importance. D’où l’inanité des débats sur la croissance verte, qui s’interrogent sur le fait de savoir si la transition est compatible avec la croissance du PIB. La bonne question, c’est : comment opérer la transition de manière à assurer du travail pour le plus grand nombre, et un style de vie à la fois démocratique et prospère ?

    #transition_énergétique


  • Une boulangerie qui appartient à ses clients - Réseau des initiatives de #transition Wallonie-Bruxelles
    http://alireailleurs.tumblr.com/post/82569347609

    A Dunbar, dans le sud-est d’Edimbourg, en Grande-Bretagne, retour sur le lancement d’une boulangerie coopérative, où les habitants se sont cotisés pour financer le lancement d’une boulangerie dont ils sont désormais les principaux clients.

    #ville #crowdfunding

    • http://www.reseautransition.be/articles/une-boulangerie-qui-appartient-a-ses-clients

      La boulangerie, qui se compose d’un atelier de production, d’un lieu de vente et d’un petit café, a ouvert ses portes il y a trois ans. Elle se trouve au plein centre de Dunbar et est le seul endroit ou l’on peut acheter du pain artisanal dans la ville. Le pain et les autres délices vendus sont bien plus chers que ce qu’on peut trouver au supermarché mais la production artisanale a attiré l’attention locale dès le début – et se vend bien.

      (...)

      Il était clair dès le début que la boulangerie devrait devenir une société coopérative – une coopérative des consommateurs. Ce statut juridique permettait au gens de facilement participer au projet mais également de collecter assez facilement des fonds propres pour le démarrage du projet. Pour devenir coopérateur il fallait acheter au moins une part à un abordable. Pour 20 livres sterling (environ 25€), on pouvait devenir co-propriétaire de la coopérative. Peu importe le nombre des parts souscrites, chaque membre n’a qu’un vote – un homme, un vote.

      Ensuite, une lettre d’information aux voisins a été rédigée avec un appel de soutien financier au projet. « A peine quelques jours plus tard, les premiers chèques arrivaient dans ma boite aux lettres » se souvient Philip. Trois ou quatre mois plus tard, la coopérative comptait déjà une bonne centaine des membres et le montant total versé dépassait 20 mille livres sterling.

      L’appel avait également attiré un nouveau type de personnes : alors que les initiateurs du projet étaient surtout motivés par les enjeux globaux comme le pic pétrolier ou le changement climatique, les nouveaux alliés étaient plutôt attirés par l’idée de faire revivre le centre de Dunbar avec un approche fort novatrice. Parmi eux, il y avait aussi des gens avec des savoir-faire complémentaires – des hommes d’affaires, des spécialistes en marketing et des journalistes. Un véritable comité de pilotage a été établi. Sa présidence a été occupée par une femme qui avait avec un grande expérience commerciale et de bons contacts avec les grandes entreprises et les institutions gouvernementales.

      #coopérative #se_nourrir #développement_local


  • Réchauffement climatique : la tactique alarmiste en question - NYTimes.com
    http://alireailleurs.tumblr.com/post/82518624544

    Dans le New York Times, Ted Nordhaus et Michael Shellenberger de l’organisation de recherche environnementale Breakthrough Institute prennent à propos une émission américaine alarmiste sur le #changement_climatique pour souligner qu’"une décennie de recherche suggère que les appels basés sur la #peur du changement climatique inspirent le refus, le fatalisme et la polarisation". Une vérité qui dérange d’Al Gore (2006) a contribué à la division du public et le nombre d’Américains qui pensent que les médias exagèrent l’ampleur du réchauffement progresse. Des chercheurs du Frameworks Institute ont montré que les messages sur les événements météorologiques extrêmes renforçaient la conviction que le changement climatique pouvait être surmonté, pas empêché… Tant et si bien que les gens préfèrent acheter un 4x4 pour (...)

    #transition #écologie #cognition #psychologie #communication

    • Mais la génération 68 (celle des parents de ma génération) se montre généralement assez égoïste. Mes parents sont de la génération juste avant et j’ai pu voir la différence de traitement par rapport à mes petits camarades. Dans les anciennes générations, il y a justement l’idée fondamentale de la transmission, du passage de relai, du fait que rien n’est plus important que de pousser les nouvelles générations plus haut et plus loin, à tout prix. Avec une idée de sacrifice un peu pesante à vivre, parfois.
      À contrario, mes potes gosses de baby-boomers, ils ne sont pas maltraités, mais leurs parents ont tout de même l’air de penser que ça va être difficile de faire mieux qu’eux et se sont désinvestis largement de leur job de propulseurs. En gros, ils ont agi comme s’ils étaient arrivés au sommet de la pyramide sociale et qu’ils le méritaient bien et qu’ils n’allaient pas se laisser gâcher leur plaisir par les mouflets qu’ils ont eu la grande bonté de mettre au monde. Ce sont eux qui ont collé massivement les vieux à l’hospice, carrières obligent, et qui ont un peu laissé l’ascenseur social se démerder comme il peut, surtout quand ils ont commencé à se sentir menacés par les générations montantes.
      Je me souviendrais toute ma vie d’une copine qui était avec moi en licence et dont les parents, bien bourgeois, avaient décidé que ça lui ferait la couenne de bosser pendant ses études (ça peut se défendre, sauf qu’eux avaient bénéficié du marchepied parental en mode complet, mais bon...).
      Cela dit, la copine s’en sort assez mal (parents bourgeois = 0 aides au logement ou à quoi que ce soit) et va un jour leur demander une rallonge. Sa mère n’a pas le temps de lui parler, elle la retrouve en train de chiner une table basse au Louvre des antiquaires... et de lui répondre qu’elle n’a pas de fric pour elle, parce que ses prochaines vacances au bout du monde lui ont couté les yeux de la tête.

      Ma copine a pris le job a plein temps et a arrêté les études.

      Perso, je n’ai pas compris comment cette bonne femme pouvait préférer ses vacances à l’avenir de son gosse.

      Mais je pense qu’ils sont pas mal dans cette catégorie.

      Cela dit, je trouve que cette pensée « tout pour ma gueule, tout de suite, et merde aux autres » est assez contagieuse et a rattrapé des gens qui étaient dans la transmission et qui sont maintenant dans le « après moi, la fin du monde » et tant pis pour les gosses, pas de chance pour eux, mais fallait bien que ça tombe sur quelqu’un.

    • C’est la génération : « parce que je le vaux bien » qui estime effectivement qu’elle le mérite plus que les autres, même si le principal mérite, en terme de trajectoire sociale, est le plus souvent de naître dans le bon milieu et au bon moment (le destin des cohortes varie selon le contexte de l’entrée sur le marché du travail).

    • Mes parents étaient étudiantEs en 68 mais les premièrEs de la lignée à accéder à des études et illes ne sont pas comme ça, quatre gosses et jamais de vacances au soleil. Ça correspond à un ethos modeste et rural plus généreux et solidaire que les sales bourges que tu décris, @monolecte... Depuis que j’ai réalisé que le DIY n’existe pas à la campagne, mais plein de pratiques d’auto-production, je pense qu’on y vit différemment le rapport aux autres. Plus responsable, plus étouffant aussi.


  • Réchauffement climatique : la tactique alarmiste en question - NYTimes.com
    http://www.nytimes.com/2014/04/09/opinion/global-warming-scare-tactics.html?smid=tw-share&_r=0

    Ted Nordhaus et Michael Shellenberger de l’organisation de recherche environnementale Breakthrough Institute - http://thebreakthrough.org - prennent à propos une émission américaine alarmiste sur le changement climatique pour souligner qu’une décennie de recherche suggère que les appels basés sur la peur du changement climatique inspirent le refus, le fatalisme et la polarisation. « Une vérité qui dérange » d’Al Gore (2006) a contribué à la division du public et le nombre d’Américains qui pensent que les médias exagère l’ampleur du réchauffement progresse. Des chercheurs du Frameworks Institute ont montré que les messages sur les événements météorologiques extrêmes renforçait la conviction que le changement climatique pouvait être surmonté, pas empêché... Les gens préfèrent acheter un 4x4 pour traverser les (...)

    #transition #développementdurable #écologie