#Emploi : « Hollande ne rompt pas avec les vieilles recettes inefficaces »
http://www.rue89.com/rue89-eco/2012/05/11/emploi-hollande-ne-rompt-pas-avec-de-vieilles-recettes-inefficaces-231867
L’ensemble de cette politique de l’emploi coûte aux alentours de 35 milliards d’euros tous les ans. J’évalue son efficacité, en termes de création d’emplois, en fonction de toutes les estimations que l’on peut avoir, à la création de 500 000 emplois en France grand maximum. Cela coûte 70 000 euros à l’Etat par tête, pour des emplois souvent peu qualifiés, dont une part à temps partiel.
Tandis que, dans le même temps, on a supprimé des postes de #fonctionnaires, au prétexte de faire de réduire la dépense publique. Alors qu’un emploi, s’il était créé directement par l’Etat, lui coûterait 20 000 à 40 000 euros.
Soyons a minima rationnels. Il y a des besoins considérables en matière de sécurité, de santé, d’éducation, de justice. Nous avons besoin d’agents publics dans un pays où la population croîtra de près de deux millions sur le quinquennat.
#Chômage et #dépression : Attention, danger !
http://www.actuchomage.org/2012051020732/L-actualite-du-site/chomage-et-depression-une-souffrance-ignoree.html
Outre la #pauvreté monétaire dans laquelle ils se retrouvent — et qui tire vers le bas l’économie toute entière ; outre le fait d’essuyer des échecs répétés ; outre le déclassement professionnel — on les considère comme « inemployables », un mot qui sonne comme une insulte ; outre le fait qu’une partie des Français, stimulés par les déclarations stigmatisantes de certains hommes politiques, estime que ces individus sont responsables de leur situation ; outre les ruptures familiales encourues, le sentiment de honte, de culpabilité et l’isolement dans lequel ils sombrent, la plupart d’entre eux s’enfonce dans la dépression, qu’elle soit chronique ou majeure.
Mais il n’y a pas que les chômeurs de longue durée qui peuvent en être atteints. Perdre son #emploi est traumatisant, surtout quand on était très impliqué dans son #travail. Comme un boomerang, la dépression peut surgir après le licenciement : les meilleurs ne sont pas épargnés. Si elle n’est pas traitée correctement par des professionnels, elle persiste et le sujet devient incapable de rechercher un emploi dans des conditions satisfaisantes, de faire face à de nouvelles épreuves, et encore moins de se battre...
A quoi sert l’Enquête BMO de Pôle Emploi ?
http://www.actuchomage.org/2012051020722/Social-economie-et-politique/a-quoi-sert-lenquete-bmo-de-pole-emploi.html
Or, comment peut-on prétendre se faire une idée de ce qui se trame avec 75% de non réponses ? (Plus grossièrement, considère-t-on qu’un scrutin est valable ou légitime avec un taux d’abstention de 75% ?) Jusqu’à présent, les prédictions des précédentes enquêtes BMO — uniquement basées sur des intentions — sont demeurées aléatoires, sinon vaines. Dans le contexte actuel de crise où les entreprises n’ont aucune visibilité, comment cette enquête, qui s’appuie sur un taux de réponse aussi faible et laisse de côté un vaste trou noir, pourrait-elle être digne de foi ?
François Hollande choisit ses années | Marie Coussin
http://owni.fr/2012/04/24/francois-hollande-choisit-ses-annees
Il y a les chiffres formulés par les candidats. Et puis ceux mis en scène par leurs équipes de campagne. Les journalistes de données d’OWNI se sont intéressés aux données utilisées par François Hollande et le Parti socialiste sur le #chômage et les emplois industriels, qui ne révèlent qu’une partie de la réalité. Dans le classement de crédibilité des deux candidats finalistes, développé par OWNI-i>Télé, François Hollande reste devant Nicolas Sarkozy de plus de deux points, avec 55 % de crédibilité.
#Factchecking #Politique #Pouvoirs #emploi #françois_hollande #industrie #présidentielle_2012 #véritomètre
Objectif électeurs #2 | Ophelia Noor
http://owni.fr/2012/04/15/objectif-electeurs-2-elections-presidentielle-photojournalisme
21 voix pour 2012, ce sont 21 portraits d’électeurs par des photojournalistes, autour des thèmes de la campagne. Rencontre avec Fabienne, déçue du sakozysme et Delphine, jeune diplômée à la recherche d’un #emploi. Rendez-vous le 19 avril à La Cantine pour une soirée de projections et de débats autour de la représentation et la perception du politique dans les médias.
#Cultures_numériques #Journalisme #21_voix_pour_2012 #Benjamin_Leterrier #chômage #éducation #Elections_présidentielles #Karin_Crona #photojournalisme #pom #sarkozy #transmedia
On ne peut défendre l’emploi à tout prix
http://reporterre.net/spip.php?article2826
Bref, produisons des cancers français. Pour l’#emploi, produisons du nucléaire français, des OGM français, des pesticides français, des nanotechnologies françaises. Ça tombe bien, Arkema est leader dans la fabrication des nanotubes de carbone, sous la marque GraphiStrength, avec son unité de production des Pyrénées-Atlantiques d’une capacité de 400 tonnes par an. Les nanotubes de carbone sont ces nanoparticules dont les effets sur les poumons rappellent ceux de l’amiante. Mais pour les syndicalistes comme pour les partisans du Front de Gauche et Là-bas si j’y suis, « l’essentiel, c’est l’emploi », autrement dit : « Nos emplois valent plus que nos vies ».
#Mélenchon fédère une #gauche salutaire…
… dans le bourbier d’une #crise écarlate et le tableau des échecs…
Le #quinquennat de #Sarkozy s’est soldé par la destruction d’un million d’ #emplois dont le quart, exactement 180 000 selon le rapport de l’ #OCDE 2011, dans le secteur public. La copine de François #Hollande qui s’est pris aux #grosrevenus, lors de la #campagne car la girouette tourne toujours au grès des vents, percevra 1,5 million d’€ de #parachutedoré en mars… sont parmi les nombreux des thèmes qui font tourner les regards sur la prochaine réponse des urnes !
« La nounou doit rester au bord du cocon bourgeois » - Libération
http://www.liberation.fr/vous/01012388040-la-nounou-doit-rester-au-bord-du-cocon-bourgeois
(très intéressant)
Une enquête fouillée analyse le rapport entre mères parisiennes et migrantes venues du Sud qui gardent leurs enfants. Son auteure, la sociologue Caroline Ibos, revient sur cette relation où clichés post-coloniaux et préjugés raciaux perdurent
#femmes #enfants #emploi #racisme #post-colonialisme #sexisme
A vrai dire, ce livre donne envie de crier « vive la crèche ! » Mais c’est un autre débat.
Ah oui mais quand même, c’est drôlement important, dans le « débat », cette question ! S’il y avait suffisamment de places en crèche, j’aimerais bien savoir si les gens feraient encore appel à une nounou.
Il n’y a tout de même qu’en évacuant ainsi la question qu’on peut écrire des phrases comme : « des migrantes venues du Sud pour s’occuper des tâches domestiques, permettant ainsi l’émancipation des Occidentales ». Non : le principe, pour permettre l’« émancipation » des individus (et si possible permettre une émancipation pas totalement inégalitaire réservée aux femmes les plus riches), c’est qu’on mutualise certaines tâches. En notamment la garde des enfants. S’il n’y a pas de solution mutualisée, il y a quoi ? Hé bien il y a les nounous et, forcément, ça n’est pas idéal (et notamment : c’est le contraire de l’émancipation plus égalitaire et correctement rémunérée que permet la mutualisation) : le rapport inégalitaire de l’entreprise (lieu un peu encadré et un peu public) passe dans le cadre ultra-restreint de la vie privée.
Du coup, limite habituelle : on évacue le problème qui provoque la situation (il n’y a jamais assez de places en crèche), et on fait dans la critique culturelle contre ces méchantes bourgeoises parisiennes et leurs complexes racialo-sexistes. Facile : le manque de solutions mutualisées, c’est « un autre débat ».
je te reconnais bien là à vouloir toujours tout tout de suite :)
(ce que tu dis étant déjà traité par ►http://seenthis.net/messages/9007 )
En même temps, ne pas évacuer le problème — et j’imagine que l’auteur de l’enquête doit déplorer grandement le manque de crèches — ne change pas la situation : s’il est un peu gonflé de faire à nouveau peser cette responsabilité sur les femmes, l’analyse en terme de rapport de domination économico-ethnique ne semble pas invalide. La différence importante avec le même débat sur le ménage venant du caractère obligatoire de l’emploi d’une nounou quand les parents travaillent tous deux.
Par ailleurs, je suis certain que s’il y avait des places en crèches, des gens feraient encore appels à des nounous, mais leur classe sociale serait probablement plus homogène.
Oui mais c’est justement cette contradiction qui me semble centrale :
l’analyse en terme de rapport de domination économico-ethnique ne semble pas invalide. La différence importante […] caractère obligatoire de l’emploi d’une nounou
Je ne suis pas sociologue de profession, m’enfin c’est ce qui m’a sauté aux yeux : tu ne peux pas prétendre étudier le rapport entre les gens si tu évacues un élément aussi important que la raison principale pour laquelle il y a ce rapport :
– pas de place en crèche,
– donc obligé de faire garder les enfants,
– même en garde partagée avec une autre famille, ça coûte très cher chaque mois ;
– donc pour limiter, emploi d’une personne aussi peu qualifiée que possible (SMIC) ;
– donc employées immigrées « du Sud » (comme dans le BTP, c’est pas une lubie de bourgeoise parisienne) ;
– donc évidemment que le rapport entre une famille obligée de débourser tout de même une somme importante pour employer une personne très peu qualifiée, ça induit des rapports forcément pas déments ;
– et puisque les gens ne sont pas totalement des monstres, face à une situation inégalitaire pas démente dans leur propre foyer, ils développent (ou adoptent) un discours d’auto-justification à la con, à base d’amour maternel et de critères ethno-centrés. Il est d’ailleurs mentionné que les employeurs ne se perçoivent pas comme racistes ; il y a donc une tension morale chez ces gens.
Je dis pas qu’il n’y a pas une classe sociale qui préférera toujours les nounous, ni qu’il n’y a pas des gens bourrés de préjugés a priori. Mais en l’occurrence, l’interview généralise en évacuant une question centrale.
Je ne suis pas sociologue non plus, mais la plupart du temps, les situations de domination ne sont pas la conséquence de méchanceté de la part des dominants ou de seuls arbitrages moralement indéfendables mais le résultat d’un contexte socio-économico-politique particulier. Il ne s’agit pas de dire que les parents qui emploient des nounous sont des nazis exploiteurs mais d’analyser les rapports de facto qui sont issus de cette situation. Enfin, j’imagine, mais il faudrait lire le livre.
Oui, mais l’interview qui est référencée contient un certain nombre d’affirmations très claires.
Immédiatement, et c’est l’un des axes du livre, on voit que l’émancipation des femmes diplômées n’est possible que parce que des femmes pauvres prennent en charge les tâches culturellement féminines.
C’est tout de même là-dessus que je réagis dans mon premier message : non, c’est faux. Ce qui permet d’émancipation des femmes (en général) du côté de la garde des enfants, c’est la mutualisation de la garde. Le « n’est possible que parce… » est ultra-restrictif, et donc totalement faux.
Mon hypothèse est que la société française reste bien plus qu’elle ne le croit une société post-coloniale et que les préjugés racistes sont loin d’avoir disparu.
Pourquoi pas. Mais dans ce cas, l’hypothèse retenue n’est pas loin des méchants nazis exploiteurs.
Pour parfaire son petit monde intérieur, la mère…
Employée pour préserver et améliorer l’harmonie…
Donc ça n’est pas parce que les couples qui travaillent à Paris n’ont pas le choix (faute de place en crèche) qu’ils employent une nounou, mais c’est « pour parfaire son petit monde intérieur » et en « préserver et améliorer l’harmonie ».
Et on termine avec un référence la « lecture radicale » de « certaines sociologues américaines », directement liée à l’histoire de l’esclavage (notion qui n’apparaît pas dans l’exposé de l’histoire de la domesticité chez les bourgeois, précédemment).
En tout cas, moi ce que je sais c’est qu’apparemment une femme noire avec un enfant blond, c’est forcément une nounou et y’a des trucs qu’elle peut pas faire avec le gamin au parc sans s’attirer les foudres des mères et autres nounous du parc. Par exemple : prendre le gamin sur ses épaules, lui faire faire l’avion etc. Pour la fin de mon histoire sans rapport direct réel, face au courroux, j’ai bêtement signalé que les blonds en question étaient mes filleuls, nièces etc. et tout le monde s’est excusé. Moralité : la nounou est mal payée et doit rester à sa place avec la poussette.
#supergeante : je ne réfute pas l’idée qu’il y a un rapport de classe qui peut être violent et des critères sexistes, racistes, ethnocentrés. Je ne réfute pas non plus l’idée que l’ambiance dans les jardins publics pour enfants est carrément tarée de chez tarée (je suis un homme, blanc, même milieu social que les « employeurs », et il n’est pas du tout apprécié que je prenne dans mes bras un(e) gamin(e) qui vient de se vautrer en bas du toboggan pour le(la) consoler). Et je n’ignore pas non plus que les réflexes racistes sont omniprésents.
Je fais remarquer que l’article utilise des tournures qui disent absolument autre chose : « pour parfaire son petit monde intérieur », et réaliser son « émancipation », la « femme diplômée » des « capitales du Nord » n’a d’autre choix, dans « une société post-coloniale », que d’exploiter la « femme du Sud ». Bref, l’émancipation de la femme blanche « n’est possible » que par l’exploitation de la femme noire, comme l’Europe et le Nouveau monde pré-industriels n’ont pu se développer économiquement que par l’esclavage de l’homme noir. C’est quasiment explicité ainsi.
Sauf que ça ne tient que si on évacue la question du manque de solutions mutualisées de garde d’enfant.
Mes 2 enfants sont allés en crèche (coup de bol sur Paris), mais auparavant, ils sont allés chez des nourrices agréées. A noter que la nourrice est formée et suivie par la mairie, et que l’enfant est gardé chez elle : c’est une professionnelle, elle est reconnue comme telle par ses employeurs qui en ont fait la démarche. Le rapport est plus égalitaire. L’autre solution de garde pour les touts-petits, extrêmement malsaine, consiste à employer une personne pour garder les enfants ET faire le ménage, repasser, faire la vaisselle... Dans ce cas, on se rapproche plus de la bonne (à tout faire), et le rapport employeur-employé est bien différent, puisqu’il ne s’agit plus d’une professionnelle, comme dans le cas précédent. Donc oui aux crèches ou aux nourrices agrées, comme formes de gardes. Et non au bricolage.
@arno, l’argument du manque de crèche ne tient qu’en partie. Rien n’empêche ces familles de mettre en place des crèches parentales. C’est moins couteux qu’une nounou à domicile (multiplié par n enfants), plus structurant et pour l’enfant et pour les parents, et les professionnelles qui les encadrent sont mieux rémunérées. Cette mutualisation, c’est un état d’esprit, c’est une vraie démarche citoyenne pour lesquelles ces « bourgeoises » ne sont peut-être pas prête à faire le pas. En tout cas, personne ne leur interdit.
Les crèches parentales, c’est pas si simple à mettre en place et ça implique de pouvoir régulièrement y assurer une partie du travail, ce qui est loin d’être évident pour tout le monde. Et dans tous les cas, y’a pas beaucoup de places non plus…
je ne dis pas que c’est simple @baroug, je précise que c’est une vraie démarche. Je répondais à arno qui parle de mutualiser la garde des enfants, ça implique forcément une participation active des parents
mais peut-être qu’en province c’est plus facile, ici au Mans pour pallier le manque de crèches municipales il y a des crèches parentales et des nourrices agréées qui travaillent chez elles et gardent plusieurs enfants. Ce sont peut-être ces dernières qui font défaut à Paris et c’est peut-être là une des clés du problème.
@odilon : mais l’alternative ne se réduit pas à l’esclavagisme OU l’autogestion.
Je parle bien de cette interview précise, dont j’extrais des phrases très dures qui s’attardent lourdement sur la mentalité colonialiste des femmes émancipées du Nord. Si on reste dans la question de la mentalité (le cadre de référence de ces mêmes femmes), j’ai signalé qu’il y a déjà une solution, conçue justement dans le cadre de référence de ces parisiennes, qui est la crèche. Contrairement à la réduction « n’est possible que… », je soutiens qu’elles disposent déjà dans leur propre logique d’une solution qui n’est ni « post-coloniale » ni de pure exploitation.
On est bien libre, ensuite, de leur reprocher de ne pas être à la tête de la révolution par l’autogestion (m’enfin bon…), mais pour autant, dans le cadre « social démocrate » qui structure leur fonctionnement, elles ont déjà une solution qui n’est pas la nostalgie de l’esclavagisme dont cet article semble se délecter. Logique pas totalement dégueulasse : « dans mon modèle mental et dans mon modèle de société, je paie des impôts justement pour mutualiser un certain nombre de choses : la santé, la sécurité, l’éducation… » Oui, c’est une culture de délégation qu’on peut critiquer, mais ça n’est pas du tout la même chose que la nostalgie de l’esclavage pour « parfaire son petit monde intérieur ».
@arno, tatata, je n’ai en aucun cas posé comme alternative esclavagisme ou autogestion :)) Je t’accorde que les phrases que tu relèves présentées ainsi sont un peu caricaturales mais c’est une interview (ou extraits), cela reflète-t-il fidèlement l’esprit de l’auteur du livre en question ou celui de la journaliste qui l’a mené. On en sait assez peu sur le contexte sociologique là.
Odilon, vraiment très très d’accord sur cet aspect interview. J’aurais aussi tendance à croire que le livre, fruit de 3 ans de travail, est très différent de ce que la journaliste a choisi de retenir de l’entretien avec la sociologue. Mais bon, à nouveau, je commente ce qui est référencé dans le lien, hein.
qu’est-ce que ça va être quand tu seras délégué PEEP… ça va charcler en conseil d’école
non mais @fil, tu vas nous faire cette tronche-là longtemps ?
J’ai juste testé http://www.zanorg.com/prodperso/tetocarre #HS
Lu dans le dernier @mdiplo (page 3) : en 2018, 25% des #emplois étatsuniens ne nécessiteront pas de diplôme universitaire. Les emplois qui recruteront le plus seront alors dans l’ordre : caissier, vendeur, serveur, conseiller clientèle, infirmier, préparateur alimentaire et employé de bureau. Ces métiers ne nécessitent pas de formations longues et sont mal payés à l’exception de celui d’infirmier.
#Etats-Unis #Université
Un revenu pour travailler - Jean Zin
http://jeanzin.fr/index.php?post/2011/12/14/Un-revenu-pour-travailler
Bien sûr, il faut avoir du #travail une notion plus générale que l’#emploi salarié pour devenir « le premier besoin de la vie », comme dit Marx, besoin de s’opposer à l’entropie comme on pourrait définir le travail en dehors de la rémunération qu’on en tire (et la reconnaissance). Si le revenu garanti doit être inconditionnel, c’est pour laisser toute autonomie dans l’emploi de sa vie mais l’autonomie sert à faire ce qu’on pense nécessaire. Pour certains, cela peut être une existence contemplative, pour d’autres de s’occuper de sa famille mais en général cela devrait permettre de valoriser ses compétences ou de se consacrer à ses passions. Cependant, rien de tout cela ne serait un travail à l’ère industriel, ce qui le permet, c’est uniquement notre entrée dans l’ère de l’information avec l’automatisation se substituant au travail de force ou travail forcé au profit de l’autonomie et la motivation d’un travail choisi, tout ce que les machines ne peuvent pas faire et dont l’économie immatérielle a tant besoin.
#Bertrand fixe sa feuille de route à #Pôle_emploi - Yahoo !
http://fr.news.yahoo.com/bertrand-fixe-feuille-route-%C3%A0-p%C3%B4le-emploi-193400352.html
La nouvelle feuille de route de Pôle emploi, qui définit les modalités d’accompagnement des #demandeurs d’#emploi pour les trois années à venir, sera présentée demain matin au conseil d’administration de l’#Unedic.
« Ses deux maîtres mots sont réactivité et accompagnement personnalisé, explique au Figaro Xavier Bertrand , le ministre du #Travail. Les axes en sont assez consensuels. La convention a été pensée pour donner plus de marges de manœuvre aux conseillers et s’appuiera plus que les précédentes sur des indicateurs de résultats et non de moyens. »
Ou comment un ministre du travail ne comprend rien à rien aux problèmes des #chômeurs et des agents de Pôle Emploi. Il va présenter le texte demain, et il va se faire fumer. Et encore heureux que les indicateurs ne soient pas basés sur les #moyens, hahahahaha.
http://www.cartografareilpresente.org/IMG/pdf/PRECARI_def_FR.pdf
Travailler à genoux : la situation précaire des jeunes Italiens. Une cartographie de Nieves López Izquierdo (Cartographier le présent : ►http://www.cartografareilpresente.org/?lang=fr).
1,4 million de 18-34 ans vivant à l’étranger, 1,1 million de jeunes au chômage, 34 % des contrats précaires tenus par des 15-34 ans. 17 % des contrats précaires sont tenus par des diplomés de l’université et un tiers dépendent des services publics.
La Gazette santé #social - L’essentiel sur... - Baromètre CCAS 2011 : la précarité s’aggrave
http://www.gazette-sante-social.fr/dossier/essentiel-sur-le-barometre-ccas-2011-la-precarite-s-aggrave-240
Aggravation de la #précarité et augmentation massive des sollicitations auprès des CCAS. La troisième édition de l’#enquête réalisée par la Gazette Santé-Social et l’Unccas, publiée dans notre édition de septembre 2011, met en lumière une proportion toujours plus importante de personnes en détresse. Une tendance qui se confirme au fil de nos enquêtes annuelles.
Parmi les facteurs des nouvelles demandes d’aides, les difficultés quotidiennes (#factures, #loyer) se placent largement en tête (88%) devant le #surendettement (62%) et les problèmes liés à l’#emploi (56%).
Le programme du Font de gauche pour la présidentielle avec le livre L’humain d’abord (Librio) dont Libération a publié quelques extraits.
« Nous modulerons l’impôt sur les sociétés et le taux des cotisations sociales afin d’inciter les entreprises à développer la valeur ajoutée, les formations, les salaires et l’emploi, en pénalisant les entreprises qui délocalisent, développent leurs placements financiers, ou se servent des nouvelles technologies pour supprimer des emplois et dégrader les conditions de travail. »
Donc il faut refuser la technique lorsqu’elle supprime des emplois ? J’ai du mal à voir là un parti d’avenir.
Perso j’ai lu pour supprimer des emplois et dégrader les conditions de travail. :-)
D’une manière générale, la gauche ne préconise pas les réductions d’emploi ni la dégradation des conditions de travail, quelles qu’en soient les « causes »... Nier que dans un certains nombres de cas des « nouvelles technologies » (mais quelles sont-elles ?) ont bon dos dans les restructurations/réorganisations...
Je ne sais pas moi : la poste et l’automatisation du tri par exemple, avec l’alourdissement considérable des tournées et cumulé à la suppression de tous les services qui ne rentrent pas dans une RAM... Mais c’est pour le bien des usagers, c’est sûr.
Ou pas...
PS : mais oui, c’est extrêmement compliqué pour les « vieux briscards de la nouvelle gauche » de ne pas tenir un discours négatif sur les technologies en elle-même et de les contextualiser...
Les bébés cachés des 35 heures | Sans rationalité et sans finalité
http://owni.fr/2011/09/04/gateau-de-lemploi-35-heures
En période électorale, le débat sur le temps de travail se limite à une approche productiviste ou sociale. En oubliant souvent le facteur de la natalité, lequel révèle surtout la mauvaise foi de tous les partis. Et donc leur difficulté de déterminer la bonne problématique.
#Politique #Pouvoirs #35_heures #chômage #emploi #frédéric_lefebvre
Des députés UMP veulent une loi pour encadrer « l’autolicenciement » #emploi #social #rh - Les Echos http://ow.ly/5WG3Y
Tuerie d’Oslo : le signe extrême du glissement à droite en Europe | Rue89
http://www.rue89.com/matouk/2011/08/02/tuerie-doslo-le-signe-extreme-du-glissement-a-droite-de-leurope-216437
Mais que faire s’agissant de la #délinquance, face au discours sécuritaire et islamophobe ? Expliquer, inlassablement, qu’on doit aller aux racines du #chômage, cause primaire de ces dérives.
Annoncer à des Français, qui gardent quand même, pour cette moitié là au moins, un minimum de raison et un attachement aux principes républicains, un vrai plan de développement industriel initié, promu, « cornaqué » par l’Etat, pour créer ou recréer des filières créatrices d’emplois.
Dire que l’#emploi n’est pas suffisant pour réduire la délinquance, certainement ! Affirmer la nécessité de sanctions pour tous les délits, comme le dit d’ailleurs, le projet socialiste ? Sans aucun doute ! Réformer l’Education ? Bien sûr !
Mais la condition nécessaire du recul de la délinquance, donc du racisme et de l’islamophobie qu’elle suscite dans certaines populations, et des « manifestations » communautaires, c’est quand même bien l’emploi.
Je ne suis pas statisticien, ni politologue, ni démographe, ni même journaliste. Aussi, je ne peux parler de vérités vraies concernant l’immigration.
En revanche, je peux témoigner de mon cas personnel, celui d’un immigré arrivé en France en 1985, à l’âge de dix ans. Je suis Polonais, issu d’une famille aux revenus modestes à moyens, vivant essentiellement dans des quartiers populaires, à une époque même en HLM, mais aussi quelques quartiers chics, voire très chics.
Mon expérience personnelle m’incite à croire que l’éducation est la base de nos comportements. Cette éducation doit se faire à l’école, bien évidemment, mais aussi à la maison, ou encore en dehors, je pense notamment à l’éducation religieuse.
Cette dernière est la seule, à ma connaissance, où l’on aborde les problèmes du « bien » et du « mal », de ce qu’est l’honnêteté, la compassion, la tolérance, ou encore l’entraide, la résolution de conflits et j’en passe. En France, la religion dominante est la « laïcité républicaine » qui se résume à l’intolérance religieuse généralisée. Il devient honteux d’exprimer son appartenance à un groupe religieux. Les groupes religieux sont solennellement priés de se taire et de rester à l’écart de tout débat de société.
Par ailleurs, les liens sociaux culturels sont essentiels pour une bonne intégration, et ceux-ci doivent se faire dans les deux sens, à savoir qu’autant les immigrés doivent autant apprendre à découvrir et à respecter la culture nationale, que les nationaux doivent aussi s’ouvrir aux cultures étrangères dont ils accueillent les représentants, pour une intégration optimale dans l’intérêt de tous.
Dans ma vie, j’ai connu des hauts et des bas. Et mon éducation, scolaire, familiale, religieuse, culturelle, m’a toujours appris à rester droit, honnête, respectueux des autres. Si j’ai certainement eu des moments moins glorieux, le chômage, la maladie, des situations extrêmes, ne m’ont jamais poussé à la délinquance. Et ce n’était pas par manque d’opportunités, mais grâce à l’éducation dont j’ai bénéficié et des valeurs personnelles en lesquelles je crois et qui définissent mon caractère.
Enfin, si mon exemple personnel n’est certainement pas celui à suivre, je ne peux croire que la seule solution à la délinquance est le travail. Dans ce cas, la délinquance en col blanc, la délinquance financière, n’existerait pas. Ce qu’il manque, en complément, et on a tendance à l’oublier, c’est l’éducation, notamment morale, que les quelques notions d’instruction civique apprises au collège, ou encore éventuellement en cours de philosophie au lycée, ne suffisent pas à transmettre. Et ça, c’est un problème.
C’est le taux de dépendance économique, non l’âge de la #retraite, qui déterminera les futurs besoins de financement des systèmes de retraite
http://europa.eu/rapid/pressReleasesAction.do?reference=CES/11/77&format=HTML&aged=0&language=FR&guiLanguage=en
Mme Kurki a insisté sur le fait qu’il existait un important potentiel d’#emploi non seulement parmi les jeunes diplômés, mais aussi, et surtout, parmi les chômeurs, les personnes âgées, les personnes souffrant d’un handicap ou de problèmes de santé, les migrants et les personnes sous-employées.
« Le problème du marché de l’emploi est donc moins la quantité de main-d’œuvre disponible que l’absence de qualifications professionnelles adéquates ou appropriées des travailleurs et l’attitude négative vis-à-vis de certaines catégories de demandeurs d’emplois, sans oublier, bien sûr, le problème le plus sérieux : le manque d’emplois ».
La Gazette Santé Social - Actualité - L’actu - Difficile sortie du #RSA vers l’emploi, selon une enquête de la Fnars
http://www.gazette-sante-social.fr/actualite/actualite-generale-Difficile-sortie-du-RSA-vers-l-emploi-selon-
Le passage du RSA socle (sans emploi) au RSA activité (complément de revenu du travail) est plus fréquent : 28% des travailleurs sociaux interrogés déclarent que, pour les allocataires du RSA qu’ils accompagnent, le passage du RSA socle au RSA activité est « fréquent ou très fréquent ». Autrement dit, les allocataires du RSA socle reprennent une activité quand c’est possible.
De fait, 96% des travailleurs sociaux constatent que les #radiations pour refus d’#emploi sont « très peu ou peu fréquentes » et 81% constatent que les allocataires souhaiteraient travailler davantage. Cela confirme que les bénéficiaires du RSA ne refusent pas de travailler, mais que c’est l’emploi qui manque.
Enfin, l’accompagnement vers l’emploi reste problématique. 65% des travailleurs sociaux ayant répondu observent des difficultés d’accompagnement par les référents uniques (ceux de Pôle Emploi notamment) pour les bénéficiaires du RSA qui relèvent d’une obligation d’accompagnement.
Vous croyez que les #Wauquiez, #Copé, #Daubresse et consorts vont lire les résultats de cette enquête ?
#Retraites : les conséquences de la réforme sur les candidats au départ anticipé | La revue de presse
http://www.actuchomage.org/2011062716352/La-revue-de-presse/les-consequences-de-la-reforme-des-retraites-sur-les-candidats-au-depar
« A 58 ans, je suis à la recherche d’un #emploi car il me manque un an de travail pour atteindre le nouvel âge. Pourtant, quand j’ai signé pour le plan, tout était calé, le nombre de trimestres, l’âge de départ », témoigne Gilbert Barro. Cet ancien ouvrier spécialisé de Renault à Sandouville (Seine-Maritime) a signé en 2009 le Plan Renault Volontariat (PRV) qui, après trois mois de carence, neuf mois de formation et trois ans de #chômage, l’amenait en 2013 à l’âge légal de départ à la retraite qui était alors de 60 ans. « Avec la réforme, je n’aurai l’âge de départ qu’en 2014 ! Je me suis retourné vers Renault, mais leur réponse a été : Vous ne faites plus partie de l’entreprise... »
Du fait des changements législatifs, ils seraient ainsi, sur le site de Sandouville, quelque 200 à 300 personnes des générations 1952, 1953 et 1954, à se retrouver avec une période non couverte entre la fin du chômage et la retraite, selon Jean-Louis Lefebvre, un autre ouvrier de l’usine qui a signé aussi en 2009 le PRV. « Moi, j’ai mes trimestres, car j’ai commencé à travailler à 15 ans. Mais, en tant que carrière longue, mon âge de départ est reporté de huit mois, ça me fera un mois et demi problématique, mais certains collègues ont plus d’un an sans couverture. » M. Lefebvre a créé un collectif de salariés pour demander à l’entreprise de « les réintégrer pour couvrir la période du report d’âge ».
Selon Nicolas Guermontres, le délégué syndical CGT de l’usine, « sur la seule génération 1953, 213 salariés ont signé le PRV à Sandouville. A l’époque où il a été mis en place, les Laguna se vendaient mal. Beaucoup ont signé dans l’idée de faire de la place aux jeunes, d’autant qu’on nous assurait qu’en signant le plan avant la réforme, on ne serait pas concernés ». De nombreuses entreprises, outre Renault, avaient négocié des plans de départs volontaires avant cette réforme : Michelin, France Télécom, Le Monde, etc. Les exemples sont légion.
Réhabiliter la #solidarité
Quiconque a fréquenté les lieux dans lesquels nos concitoyens viennent demander le #RSA, raconter leur détresse, se faire évaluer, se faire lire leurs droits et obligations, se faire convoquer aux entretiens, voir leur allocation suspendue en cas de non-respect des obligations, se rendre aux stages, aux forums emploi, à Pôle emploi, sait que la quasi-totalité de ces personnes veut travailler. Mais que l’#emploi est rare, voire inexistant pour elles, du moins l’emploi normal, l’emploi décent, celui qui procure un #revenu au moins égal au #smic, et même les miettes d’emploi, désormais monnaie courante.
Ce qui est grave, c’est que le RSA, aujourd’hui tant critiqué par le président du club Droite sociale, était déjà le produit de ces mêmes préjugés. La commission présidée par Martin Hirsch et à laquelle participait le ministre des affaires européennes, Laurent Wauquiez, qui en 2005 proposa ce qui allait devenir la mesure miracle adoptée sans délai par tous les candidats à la présidentielle de 2007, le RSA, avait déjà fait sienne cette doxa : si les RMistes ne travaillent pas, c’est parce qu’ils ne gagnent pas assez lorsqu’ils reprennent un emploi, ces calculateurs rationnels !
S’il faut supprimer le honni RMI, c’est parce que la société n’en peut plus de la solidarité et parce que les travailleurs au smic n’en peuvent plus de ceux qui sont si proches d’eux, et ne font rien (ce que la commission appelle pudiquement l’incompréhension sociale). Si les RMistes ne retournent pas à l’emploi, c’est parce qu’ils n’ont pas compris que l’emploi, aujourd’hui, ce n’est plus un emploi à plein-temps mais un mi-temps, voire un quart-temps, bientôt une heure.