• First bivalent #COVID-19 booster vaccine approved by UK medicines regulator
    https://www.gov.uk/government/news/first-bivalent-covid-19-booster-vaccine-approved-by-uk-medicines-regulator

    In each dose of the booster vaccine, ‘Spikevax bivalent Original/Omicron’, half of the vaccine (25 micrograms) targets the original virus strain from 2020 and the other half (25 micrograms) targets Omicron.

    The MHRA’s decision is based on data from a clinical trial which showed that a booster with the bivalent #Moderna vaccine triggers a strong immune response against both Omicron (BA.1) and the original 2020 strain. In an exploratory analysis the bivalent vaccine was also found to generate a good immune response against the Omicron sub-variants BA.4 and BA.5.

    #vaccin_bivalent

  • Press Release - Saudi Women’s Rights Activist and Mother of Two Sentenced to 34-years in Jail - The Freedom Initiative
    https://thefreedomi.org/statements/saudi-womens-rights-activist-and-mother-of-two-sentenced-to-34-years-in

    A Saudi terrorism court on Monday sentenced women’s rights activist and academic Salma al-Shehab to 34 years in prison, followed by a 34-year travel ban due to tweets she posted calling for basic rights in the country. The ruling is the longest prison sentence given to a Saudi women’s rights defender, marking an escalation in MBS crackdown on dissent.

  • La faune sauvage paye un lourd tribut à la sécheresse en Europe de l’Ouest

    Pire que celles de 1976 et 2003, la sécheresse actuelle entraîne une surmortalité des poissons, oiseaux et mammifères en raison de l’assèchement historique des cours d’eau et des sols.

    Hécatombe de carpes dans le marais breton-vendéen, entre Noirmoutier et Saint-Jean-de-Monts (Vendée). Mort par dizaines de biches et de cerfs dans le parc naturel de la Sierra de Baza, près de Grenade, dans le sud de l’Espagne. Asphyxie de centaines de grenouilles consécutive à la quasi-disparition du lac Petrus dans le Mercantour, à la frontière italienne. La sécheresse sans précédent qui sévit actuellement dans l’ouest de l’Europe, la pire depuis le début des relevés en 1959, est un désastre pour la faune sauvage.
    « Et encore ! Nous ne voyons que la partie émergée de l’iceberg », alerte Jean-Noël Rieffel, directeur de l’Office français de la biodiversité (OFB) en région Centre-Val de Loire. « La situation est historiquement très dégradée et 2022 s’annonce comme une année de référence en termes de surmortalité des espèces aquatiques et terrestres », prédit-il.

    Sous terre, de manière invisible, une infinité d’insectes et d’invertébrés meurent d’assèchement. L’indice d’humidité des sols est plus bas que celui enregistré lors des précédentes sécheresses historiques, en 1976 et 2003, d’après les mesures du CNRS. Par endroits, tous les micro-organismes disparaissent et, avec eux, les fonctions qu’ils jouent dans la chaîne alimentaire, explique l’OFB, établissement sous tutelle du ministère de la transition écologique.

    Multiplication des assecs

    C’est ainsi que des sangliers apparaissent à proximité des tuyaux d’irrigation ou sur les plages. Faute de coléoptères, lombrics et chenilles, et même escargots et limaces, qui constituent habituellement leur régime de remplacement quand les premiers viennent à manquer, les hérissons paient un lourd tribut, parcourant des kilomètres pour trouver de la nourriture. Nombre d’entre eux finissent écrasés sur les routes.

    Le hérisson est un animal sentinelle. Son comportement donne l’alarme, lorsque l’état de l’écosystème qui l’abrite se dégrade. Même chose avec la rainette verte. Selon le Fonds mondial pour la nature (WWF), l’amphibien présent dans les mares, étangs et lacs de la moitié nord de la France est parmi les premières espèces à être touchées par l’assèchement des zones humides et la pollution des eaux. Il figure sur la liste des espèces menacées de l’Union internationale pour la conservation de la nature (IUCN).

    Dans les milieux aquatiques, les effets de la sécheresse sont palpables. Début août, à Orléans, la température de la Loire s’élevait à 31 °C. Le 15 juillet, la température du dernier fleuve sauvage du Vieux Continent, avec la Vjosa, en Albanie, a même atteint un pic à 32 °C. « Ce niveau, rarement atteint par le passé, s’avère létal pour de nombreux poissons. Il provoque une catastrophe chez les grands migrateurs comme l’alose ou le saumon de Loire-Allier, dernière souche sauvage d’Europe occidentale, qui remontent habituellement le fleuve en cette saison », observe M. Rieffel.

    Ces espèces sont condamnées à une double peine : l’augmentation de la température de l’eau due au rayonnement solaire et à la baisse du niveau général du fleuve, et la diminution des écoulements, qui ralentit la mobilité indispensable au cycle biologique des poissons. « De nombreuses mortalités piscicoles nous sont signalées depuis le début de l’été, mais elles augmentent en fréquence depuis quelques jours », indique l’expert.

    En cause, la multiplication des assecs, ces cas les plus extrêmes de l’étiage qui se manifestent quand l’eau ne s’écoule plus et que le lit de la rivière ou de l’étang s’assèche. La sécheresse de 2022 intervient dans un contexte déjà fortement dégradé. Selon une étude de l’Observatoire national des étiages publiée en mai, « toute la France est affectée par l’assèchement estival des petits cours d’eau » depuis une décennie. Entre 2012 et 2021, le taux cumulé des assecs a été « globalement en hausse », relate l’étude.

    Les oiseaux touchés par ricochet

    Durant les années les plus sèches (2012, et 2017 à 2020), ce sont le pourtour méditerranéen, les pays de la Loire, le Centre et la Bourgogne qui ont été les plus concernés. Il y a encore dix ans, les assecs étaient « ponctuels ». A partir de 2015, ils ont été de plus en plus nombreux à être observés au moins deux mois de suite. Et, depuis 2017, il n’est pas rare que les assecs durent « trois mois ou plus ».

    L’impact est notable sur la mortalité des écrevisses à pattes blanches, sur celle des insectes aquatiques tels que les odonates (famille à laquelle appartiennent les libellules), des mollusques comme la moule perlière (inscrite sur la liste rouge européenne des espèces menacées) et des amphibiens comme le triton et la salamandre, précise l’OFB. « Seuls les animaux capables de partir à la recherche d’eaux plus fraîches peuvent en réchapper. Les autres sont en danger de mort, à cause d’une plus forte concentration des polluants dans les cours d’eau et de la prolifération d’espèces exotiques envahissantes », relève Loïc Obled, directeur national de l’OFB chargé de la police, de la connaissance et de l’expertise.

    Par ricochet, les oiseaux sont eux aussi touchés. A proximité des milieux aquatiques, les populations de canards et de limicoles, ces échassiers aux grandes pattes et au long bec, se concentrent là où il reste de l’eau, dégradant les conditions sanitaires générales et perturbant les milieux, par l’accumulation de fientes et le développement de maladies. Depuis le mois de juillet, l’OFB enregistre une recrudescence de grippe aviaire parmi les oiseaux sauvages.
    La sécheresse touche autant les migrateurs, qui se préparent au grand retour vers l’Afrique, que les oiseaux inféodés à l’agriculture, comme les perdrix. Elle fait aussi échouer les éclosions de toutes les espèces aviaires, par dessèchement de la membrane interne de l’œuf, et elle accroît la mortalité des oisillons, en particulier chez les espèces cavicoles (qui nichent dans les cavités) et celles qui vivent dans les frondaisons (le feuillage des arbres), où la température du nid, parfois proche de 50 °C, devient rédhibitoire. Sont également durement touchés les martinets et les hirondelles insectivores, qui logent sous les toitures et se retrouvent sous-alimentés et déshydratés.

    Période de « grand désordre »

    « La sécheresse actuelle est sans commune mesure avec celles de 1976 et 2003, parce qu’elle s’inscrit dans une tendance longue liée aux émissions de gaz à effet de serre. C’est important de le souligner, car si les populations animales peuvent récupérer à moyen terme d’un événement climatique ponctuel, elles ont beaucoup plus de mal à s’en remettre si cet événement se répète », fait remarquer Philippe Grandcolas. Directeur adjoint scientifique de l’Institut écologie et environnement (INEE) au CNRS, ce dernier considère que la Terre est entrée dans une période de « grand désordre », caractérisée par une « recomposition » des écosystèmes. Certains animaux s’installent ailleurs, tels les insectes thermophiles : ayant besoin de températures élevées pour se développer, ils sont aujourd’hui repérés en Bretagne et en Normandie, alors que, dans un passé récent, ils vivaient exclusivement au sud de la Loire.

    D’autres, y compris parmi les mammifères, ne tolèrent pas le changement climatique et les événements qui l’accompagnent. Après la sécheresse de 2003, une étude menée dans la réserve nationale de Chizé (Deux-Sèvres) avait mis en lumière un impact fort sur la condition physique et les performances reproductrices des chevreuils avec, pour les faons qui terminent leur allaitement en été, un déficit de masse corporelle durable et une surmortalité.

    En 2002, un article paru dans la revue Nature – « Ecological responses to recent climate change » – avait aussi révélé « un modèle cohérent de changement écologique dans tous les écosystèmes, du niveau des espèces à celui des communautés ». Vingt ans plus tard, ces perspectives s’assombrissent. Les sécheresses pourraient devenir « de plus en plus fréquentes et sévères dans la région méditerranéenne, en Europe occidentale et dans le nord de la Scandinavie », d’après une étude britannique de la Royal Meteorological Society, publiée en 2017. En raison de la gestion « non durable » des terres, elles devraient « progressivement causer plus de dommages » d’ici à la fin du XXIe siècle.

    https://www.lemonde.fr/planete/article/2022/08/15/la-faune-sauvage-paye-un-lourd-tribut-a-la-secheresse-en-europe-de-l-ouest_6

  • Démissionner, bifurquer, déserter pour ne plus alimenter la machine, pour ne pas contribuer à la destruction du monde en cours.
    https://lundi.am/Demissionner-bifurquer-deserter

    « Fuir, ce n’est pas du tout renoncer aux actions, rien de plus actif qu’une fuite. (...) Fuir c’est produire du réel, créer de la vie, trouver une arme. »
    Deleuze

    L’énorme écho rencontré par l’appel à déserter et à bifurquer de jeunes diplomés d’AgroParisTech indique à quel point ce qui se joue dans cette épidémie de « pas de côté » ne peut être réduit à une somme de prises de conscience individuelles en vue de réorientations professionnelles plus « responsables ». Si la figure de l’ingénieur est couramment associée aux classes supérieures, sa fonction dans le capitalisme contemporain est pourtant très différente de celle de la bourgeoisie classique. L’ingénieur ne détient pas de capital ou des moyens de production, il est capital et moyen de production. Décider de déserter après de longues études d’ingénieur, c’est manifester la violence de sa déception vis-à-vis de ce à quoi l’on sait que l’on va être employé. C’est s’apercevoir de ce à quoi l’on va servir au fil de son propre apprentissage. Mais qu apprend-on précisément dans ces écoles ? Quelles connaissances et compétences sont à se réapproprier ou à oublier ? S’agit-il de bifurquer ou de déserter ? A partir de quels seuils une somme de retraits du monde se transforme en constructions de mondes ? Comment faire sécession comme on mène un assaut ? Toutes ces questions tiraillent l’époque, elles en sont même probablement le cœur. Comme elles n’appellent pas de réponses toutes faites et prêtes, il s’agit de les ouvrir, de les déplier et de voir ce qu’elles appellent de nous et là où elles nous mènent. Pour ce lundisoir nous avons convié Romain Boucher, ingénieur diplômé de l’École des Mines, membre de l’association Vous n’êtes pas seuls, Eva et Sam des Désert’heureuses ainsi que Tité des Pluri-versité...

  • 🍕 Bonne nouvelle : échec de Domino’s Pizza en Italie - Contre Attaque
    https://contre-attaque.net/2022/08/14/bonne-nouvelle-echec-de-dominos-pizza-en-italie

    Mais la multinationale n’incarne pas seulement ce que le capitalisme fait de pire. C’est aussi une machine de guerre économique au service de l’obscurantisme religieux et de l’extrême droite. C’est un aspect moins connu : la firme a été fondée par un ancien militaire reconverti dans la restauration, Tom Monaghan. Le patron est un catholique fanatique qui va utiliser sa fortune pour faire de la politique. Aux USA, il finance des lobbys intégristes qui s’opposent au contrôle des naissances et militent contre l’avortement. Avec les conséquences que l’on connaît désormais.

    En Floride, le fondateur de Domino’s Pizza va même construire une ville nouvelle entièrement catholique, qu’il baptise « Ave Maria ». La construction commence en 2007 au milieu des marais de Floride, autour d’une cathédrale. Dans cette ville, le préservatif est interdit, le plus grand crucifix des USA est édifié, les pharmacie sont empêchées de vendre des contraceptifs. C’est aussi une ville sans vote : l’autorité sur la ville revient aux propriétaires terriens plutôt qu’aux électeurs et électrices. Il n’y a pas d’élections municipales, « pour le moment » expliquent ses fondateurs. Le contrôle de la Cité appartient à Monaghan et à l’entreprise qui a construit la ville. Une véritable dystopie obscurantiste. Aujourd’hui, Domino’s Pizza a été revendue à Bain Capital, une entreprise financière gérée par le politicien républicain réactionnaire Mitt Romney.

  • بعد ثلاثة عقود على « آيات شيطانية »... سلمان رشدي مطعوناً في نيويورك
    https://al-akhbar.com/Media_Tv/343066

    Le quotidien libanais Al-Akhbar, considéré comme "proche du Hezbollah", publie un long dossier pour la droit de Salman Rushie à écrire librement et condamnant toute tentative de faire taire ses idées par le meurtre" (« من هذه المنطلقات كلّها، نقدم هذا الملفَّ، دفاعاً عن حق سلمان رشدي، وإدانةً لمصادرة رأيه عبر محاولة تصفيته جسدياً »)

    [Bien entendu, ce n’est qu’une odieuse manoeuvre de fourbes et d’hypocrites qui manient avec talent la célèbre takiya (https://atlantico.fr/article/decryptage/la-taqiya-ou-le-concept-coranique-qui-permet-aux-musulmans-radicaux-de-dis) comme on dit dans les bons médias.]

    #salman_rushdie

  • Quel avenir pour l’Empire américain ? Entretien avec Noam Chomsky
    https://www.les-crises.fr/quel-avenir-pour-l-empire-americain-entretien-avec-noam-chomsky

    Printemps 2022. CLAMANTIS : Le journal de la MALS : Vol. 1 : No. 12, Article 15. Au printemps 2013, alors que j’étais étudiant diplômé de la Holy Cross Greek Orthodox School of Theology et de la Harvard Divinity School, j’ai contacté le professeur Noam Chomsky par courriel pour lui demander un entretien. Il a […]

  • Infectious Diseases sur Twitter
    https://twitter.com/InfectiousDz/status/1558398742100951042

    For years there was no mening B vaccine

    1) It was uncommon. Most meningitis cases not serotype B meningococcus

    2) It was hard. Polysaccharide vaccines worked against A, C, W-135 but B’s polysaccharide capsule didn’t work. It was too similar to human neural adhesion molecules

    Cuban researchers facing an outbreak in 1980s found a solution. They took a different route and produced outer membrane vesicles, rather than polysaccharide (carbohydrate) vaccines.

    Their vaccine worked.

    But given Cuban’s isolation the vaccine was not globally used.

    Cuban vaccine was shared for research. It showed it could be done. Outbreaks to mening B were few and far between, though.

    Others outbreaks in Norway and New Zealand led to the roll out other non-polysaccharide vaccines. Outbreaks in universities also prompted more use.

    There are now meningitis B vaccines, particularly for those highest risk (immunocompromised, microbiologists, some university students) and in outbreaks.

    #Cuba #science #méningite #méningoB #vaccin

  • Want to Watch Blu-rays in VLC on Ubuntu? You NEED MakeMKV
    https://www.omgubuntu.co.uk/2022/08/watch-bluray-discs-in-vlc-on-ubuntu-with-makemkv

    I wanted to watch Blu-rays in Ubuntu using VLC and an external USB drive, but I couldn’t just stick in a disc and hit play. The solution? Install MakeMKV. This post, Want to Watch Blu-rays in VLC on Ubuntu? You NEED MakeMKV is from OMG! Ubuntu!. Do not reproduce elsewhere without permission.

  • Entretien avec une militante antispéciste anarchiste brésilienne
    https://infokiosques.net/spip.php?article1943

    "Sandra est une militante anarchiste, écolo et antispé ; elle est aussi cuisinière végane. Elle vient du Nord-Est du Brésil, plus précisément de la ville de Natal. Ça fait 20 ans qu’elle en est partie, et elle a vécue et milité un peu partout avant qu’on se rencontre, en France dans le cadre de la lutte pour les jardins d’Aubervilliers (menacés de destruction par la construction d’une piscine olympique). Elle retourne souvent au Brésil pour participer aux luttes antispé, notamment au sein de l’UVA (Union Végane d’Activisme), qui regroupe différentes associations, partis et groupes autonomes en lutte vers une direction politique commune : le « véganisme populaire » . On a eu l’occasion de réaliser un entretien avec elle, que l’on a décidé de retranscrire – après quelques coupes – pour en faire cette (...)

    #E #Infokiosque_fantôme_partout_ #Antispécisme,_végétarisme #Luttes_paysannes,_ruralité #Anticolonialisme_s_
    https://infokiosques.net/IMG/pdf/entretien_avec_une_militante_antispe_bresilienne-2021-fil-16pa5.pdf
    https://infokiosques.net/IMG/pdf/entretien_avec_une_militante_antispe_bresilienne-2021-cahier-8pa4.pdf

  • Immigration : sous la une de Mediapart | 14.08.22

    1./ International — Parti pris

    Les exilés meurent, le monde ferme les yeux

    Du nord de la France à la mer Égée en passant par la Méditerranée ou le Mexique, les morts aux frontières se multiplient, sans que cela provoque la moindre réaction chez nos dirigeants politiques. Cette banalisation ne peut perdurer.

    par Nejma Brahim

    https://www.mediapart.fr/journal/international/130822/les-exiles-meurent-le-monde-ferme-les-yeux

    2./ Politique

    Projet de loi immigration : des titres de séjour suspendus aux « principes de la République »

    Le ministre de l’intérieur veut priver de titre de séjour les personnes étrangères qui manifestent un « rejet des principes de la République ». Cette mesure, déjà intégrée à la loi « séparatisme » de 2021 mais déclarée inconstitutionnelle, resurgit dans le texte qui doit être examiné d’ici la fin de l’année.

    par Camille Polloni

    https://www.mediapart.fr/journal/france/120822/projet-de-loi-immigration-des-titres-de-sejour-suspendus-aux-principes-de-

    • Les exilés meurent, le monde ferme les yeux

      Du nord de la France à la mer Égée en passant par la Méditerranée ou le Mexique, les morts aux frontières se multiplient, sans que cela provoque la moindre réaction chez nos dirigeants politiques. Cette #banalisation ne peut perdurer.

      Combien de temps encore laisserons-nous les exilés livrés à eux-mêmes ; contraints, faute de voies légales de migration, d’emprunter de dangereuses routes par l’intermédiaire de réseaux de passeurs souvent peu scrupuleux ? La question mérite d’être posée, à l’heure où les drames humains se suivent et se ressemblent, aux quatre coins du monde, sans qu’ils suscitent la moindre réaction politique.

      En France, mercredi 10 août, Mohammed est mort près d’un campement à Grande-Synthe, dans le Nord. Le jeune homme, de nationalité soudanaise, s’est noyé à l’âge de 22 ans en faisant sa toilette dans un canal, faute d’un accès digne à l’eau - l’un des nombreux droits fondamentaux des exilés que la France bafoue, au quotidien. Le 20 juillet dernier, l’association Human Rights Observers documentait comment, en pleine canicule, la préfecture du Nord avait ordonné la saisie de cuves d’eau mises à la disposition des exilé·es.

      « Une mort de plus qui n’a rien d’un accident, elle est le résultat des politiques criminelles à nos frontières », a dénoncé Utopia 56 à propos de Mohammed. L’association, qui vient en aide aux exilés dans le Calaisis et le Dunkerquois, s’échine à rendre hommage aux victimes disparues à cette frontière – plus de trois cents depuis 1999, un bilan alourdi par le naufrage du 24 novembre 2021 – et à mettre un nom sur ceux et celles que l’on préfère, par facilité, appeler « les migrants ».

      La veille, mardi 9 août, un important naufrage survenait en mer Égée, au large de l’île grecque de Karpathos. Mercredi 10 août au matin, les gardes-côtes grecs annonçaient avoir secouru vingt-neuf personnes, mais entre trente et cinquante personnes restaient encore portées disparues. L’embarcation avait quitté la ville turque d’Antalya dans l’objectif de rallier l’Italie.

      C’est sur cette route – celle de la Méditerranée orientale – que sont régulièrement documentés des « push-backs » (« refoulements »), pourtant illégaux au regard du droit international. Ces derniers sont parfois meurtriers : les migrant·es sont forcé·es de monter à bord d’une embarcation sans moteur, puis repoussé·es vers le large, sans eau ni nourriture, et donc sans garantie de survie (lire notre enquête).
      La société civile porte seule la responsabilité de ces vies

      En Méditerranée centrale, où seuls des navires humanitaires affrétés par des ONG européennes comme SOS Méditerranée, Open Arms, Sea-Watch ou Sea-Eye (lorsqu’ils ne sont pas bloqués à quai par les autorités italiennes) volent au secours des migrant·es qui tentent la périlleuse traversée de la mer, plusieurs autres drames se sont joués ces derniers jours. Mardi 9 août, huit personnes – trois femmes, quatre enfants et un homme – ont perdu la vie dans un naufrage au large de la Tunisie.

      Selon l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), près de 1 200 personnes sont mortes sur cette route depuis le début de l’année. La veille, lundi 8 août, six autres personnes mouraient dans un naufrage au large de la capitale algérienne. Une femme enceinte figurait parmi les survivants.

      Outre-Atlantique, trois personnes sont mortes en traversant le Darién Gap entre la Colombie et le Panama, trois autres en tentant d’atteindre le Nicaragua par la mer, et cinq autres entre Cuba et les États-Unis. Deux semaines plus tôt, dix-sept Haïtiens avaient déjà péri après que leur embarcation a chaviré au large des Bahamas.

      Fin juin, plus de cinquante personnes exilées originaires du Mexique, du Guatemala ou du Honduras étaient retrouvées mortes dans un camion surchauffé au Texas. Joe Biden s’est contenté de jeter la pierre aux passeurs, évoquant une « industrie criminelle qui brasse plusieurs milliards de dollars » et « exploite [les exilé·es] sans respect pour leur vie ». En France, Gérald Darmanin, le ministre de l’intérieur, en avait fait autant après le naufrage du 24 novembre dernier au large de Calais.

      Difficile d’imaginer une fin à cette liste funeste. Faut-il pour autant admettre que ces tragédies se banalisent ? Si les réseaux organisés de passeurs ont une part de responsabilité, les États occidentaux oublient qu’ils sont, avant toute chose, les scénaristes de ces films d’horreur au décor de plus en plus hostile.

      Restrictions sur l’octroi de visas, droit d’asile bafoué, refoulements illégaux, construction de murs, barbelés et contrôles accrus aux frontières, violences policières sont autant de décisions assumées et réfléchies pour empêcher les candidat·es à l’exil de rallier nos terres, au prétexte qu’ils ou elles n’auraient pas la bonne couleur de peau ou la bonne « culture », pour toujours davantage maîtriser nos « flux migratoires ».

      Et tant pis si cela implique des morts. Qui s’en soucie encore, hormis les associations et citoyen·nes solidaires ? Plus de 24 000 personnes (enregistrées) ont péri sur la seule route de la Méditerranée depuis 2014. Un chiffre qui devrait nous tordre l’estomac, mais auquel tout le monde ou presque semble s’être habitué.

      Seul le visage du petit Alan Kurdi, découvert mort noyé à l’âge de 2 ans sur une plage turque en 2015 après avoir traversé la Méditerranée, avait permis de réveiller les consciences. Cela n’a malheureusement pas duré.

      Tout porte à croire que nos #frontières maritimes et terrestres ont désormais pour rôle de « nettoyer » le monde de personnes perçues comme « illégitimes ». Mais criminaliser des vies et des parcours qui n’ont rien de criminels n’est pas digne de nos démocraties.

      Les migrations caractérisent un phénomène naturel, auquel mieux vaut s’adapter plutôt que de tenter de l’endiguer pour simplement répondre aux peurs insensées d’une partie de l’opinion publique.

      Alors qu’elles vont certainement s’amplifier avec le dérèglement climatique (lui aussi assumé), les États occidentaux ne peuvent plus se dérober à leurs #responsabilités. Ils ont le devoir de s’organiser pour développer une véritable politique d’accueil. Cessons de fermer les yeux, cessons de compter les morts.

      https://www.mediapart.fr/journal/international/130822/les-exiles-meurent-le-monde-ferme-les-yeux

      #décès #morts #morts_aux_frontières #mourir_aux_frontières #asile #migrations #réfugiés #responsabilité

  • Pêches marinées (Pickled Peaches)
    https://www.cuisine-libre.org/peches-marinees-pickled-peaches

    Faire bouillir les ingrédients ensemble et verser chaud sur des pêches mûres préalablement pelées et un #Clou_de_girofle planté dans chacune. Laisser reposer jusqu’au lendemain matin, puis égoutter pour récupérer la marinade : faire bouillir à nouveau et verser chaud sur les pêches. Répéter cette opération deux ou trois fois, jusqu’à ce que les pêches semblent pénétrées de la liqueur. #Cannelle, Clou de girofle, #Pêche, #Pickles, #Macis, #Vinaigre_blanc / #Végétarien, Végétalien (vegan), #Sans gluten, #Sans viande, #Sans œuf, #Sans lactose, #Bouilli

    #Végétalien_vegan_