• Plus de 20 000 personnes bloquées au Maroc ont été rapatriées en France
    https://www.lemonde.fr/afrique/article/2021/12/01/plus-de-20-000-personnes-bloquees-au-maroc-ont-ete-rapatriees-en-france_6104

    Rabat a décidé le 25 novembre de suspendre « jusqu’à nouvel ordre » les vols réguliers à destination et en provenance de l’Hexagone du fait de la recrudescence de la pandémie.

    Depuis la décision de Rabat de fermer ses frontières aériennes avec l’Hexagone en raison de la reprise de la pandémie de Covid-19, Paris a rapatrié à bord de vols spéciaux plus de 20 000 personnes bloquées, a-t-on appris mardi 30 novembre de source diplomatique française. Parmi ces passagers figurent une majorité de touristes, mais également des hommes d’affaires et des « semi-résidents » qui partagent leur lieu d’habitation entre le Maroc et la France, a précisé cette source.

    Rabat a décidé le 25 novembre, avant l’apparition du nouveau variant Omicron, de suspendre « jusqu’à nouvel ordre » les vols réguliers à destination et en provenance de France du fait de la recrudescence de l’épidémie. Des vols spéciaux, soumis à l’autorisation des autorités marocaines, ont été organisés pour les personnes n’ayant pas pu rentrer en France.

  • Où sont les vieilles ? Comment apprivoiser le vieillissement si mon corps à venir n’existe nulle part ?

    http://www.slate.fr/story/217812/invisibilisation-femmes-plus-50-ans-misogynie-societe-corps-fertilite
    article de Titiou Lecoq


    La mannequin Caroline Ida se définit comme « sexygénaire ».

    Où sont les vieilles ? Où sont leur corps ?

    #femmes #corps #vieillesse #invisibilisation #patriarchat #sexisme

  • La #Bulgarie et son récit historique
    https://laviedesidees.fr/Nadege-Ragaru-Juifs-bulgares-sauves.html

    Nadège Ragaru, « Et les Juifs bulgares furent sauvés… » Une #Histoire des savoirs sur la #Shoah en Bulgarie, Presses de Sciences Po. Pendant la Seconde #guerre_mondiale, 48 000 Juifs bulgares ont échappé à la déportation. En confrontant des sources inédites et variées, N. Ragaru montre la construction d’un récit collectif qui a été utilisé sur le plan politique jusqu’à aujourd’hui.

    https://laviedesidees.fr/IMG/docx/20211201_juifs_bulgares-2.docx
    https://laviedesidees.fr/IMG/pdf/20211201_juifs_bulgares-2.pdf

  • Migrants : « Ce sont bien les Etats qui tuent aux frontières de l’Europe »

    Face aux discours de dédouanement de nombreux responsables politiques après la mort d’au moins 27 personnes au large de Calais le 25 novembre, plus de 200 universitaires spécialistes des questions migratoires demandent, dans une tribune au « Monde », que les Etats européens, y compris le Royaume-Uni, reconnaissent leurs responsabilités.

    Tribune. Mercredi 24 novembre, au moins 27 personnes sont mortes dans la Manche après avoir tenté une traversée en bateau vers les côtes britanniques. C’est le bilan le plus meurtrier de ces dernières années à Calais et ses environs. Pourtant, quiconque connaît la région ne peut s’étonner d’une telle nouvelle. D’abord parce que les frontières – mais surtout les politiques visant à empêcher leur passage – ont tué plus de 300 personnes sur ce seul littoral depuis 1999.

    Ensuite parce que, depuis le début des passages en small boats, en 2018, on ne pouvait que craindre un tel drame : la Manche est l’une des voies maritimes les plus empruntées au monde, les personnes qui traversent le font dans des embarcations de fortune et avec un équipement minimum, et la température de l’eau ne laisse que peu de chance de survie aux personnes qui passent par-dessus bord. Enfin, parce qu’avec l’approche de l’hiver et la politique de non-accueil des pouvoirs publics français, les personnes en transit sont prêtes à tout pour passer coûte que coûte.

    Dans les heures qui ont suivi le repêchage de plusieurs corps sans vie au large de Calais, on a assisté à un véritable déferlement de déclarations émanant d’élus et de représentants d’institutions publiques, se défaussant de toute responsabilité dans les conséquences dramatiques d’une politique migratoire meurtrière, qu’ils ont pourtant choisie et rendent opérationnelle tous les jours. A les entendre, les « passeurs » seraient les seuls et uniques criminels dans cette « tragédie humaine », épaulés, selon certains, par les associations non mandatées par l’Etat, qui auraient « du sang sur les mains », selon les propos tenus par Pierre-Henri Dumont, député [LR] du Pas-de-Calais, sur Franceinfo, le soir du drame. Ce retournement des responsabilités est odieux et inacceptable.

    Rhétorique éculée

    Le dédouanement des politiques en France et au Royaume-Uni fait tristement écho à la situation dramatique dans le canal de Sicile, où, depuis maintenant plus de vingt ans, des bateaux chavirent et des exilés se noient dans l’indifférence. Il fait écho aussi au traitement de la situation en cours à la frontière entre la Biélorussie et la Pologne, où quelques milliers de migrants sont pris au piège entre les forces armées biélorusses et polonaises, poussés en avant par les premières et repoussés par les secondes. N’y voir que le machiavélisme de la Biélorussie épaulée par la Russie, c’est occulter la responsabilité de l’Union européenne (UE) dans ce refus obstiné d’accueillir celles et ceux qui fuient leur détresse.

    C’est bien avec l’assentiment de tous les Etats membres que les gardes-frontières polonais repoussent à coups de grenades lacrymogènes et de lances à incendie des familles afghanes, syriennes et d’autres nationalités, dont la vie est chaque jour mise en danger dans des forêts marécageuses, par des températures glaciales. Ce sont bien les Etats qui tuent aux frontières européennes.

    Face à la rhétorique éculée de l’appel d’air et de l’invasion, face à l’entier report de la responsabilité à des passeurs ou à des régimes dits hostiles à l’UE, face à la criminalisation toujours plus grande de la solidarité, nous, sociologues, politistes, géographes, anthropologues, historiens, juristes, philosophes et psychologues spécialistes des questions migratoires, souhaitons rétablir quelques vérités issues de nos longues années d’observation et d’analyse des situations créées par les politiques anti-immigration :

    – les migrations ne sont pas le fait de criminels, mais de personnes qui fuient des situations insoutenables et qui exercent un droit à la mobilité devenu, dans les faits, le privilège d’une minorité ;

    – les passeurs n’existent que parce que les frontières sont devenues difficiles, voire impossibles, à traverser légalement ;

    – l’augmentation des contrôles et des moyens policiers ne fait qu’accroître le prix des services proposés pour l’aide à la traversée ;

    – les frontières tuent ; dans les pays d’origine et de transit, en Méditerranée, dans la Manche, aux frontières terrestres, dans l’espace Schengen, dans les territoires d’outre-mer, des personnes en détresse sont confrontées à la multiplication des dispositifs de contrôle frontaliers financés en grande partie par l’UE, ses Etats membres, et le Royaume-Uni ; pour éviter d’être enfermées, expulsées, maltraitées, elles empruntent des itinéraires toujours plus dangereux et tentent malgré tout le voyage en prenant des risques immenses ;

    – le durcissement et la violence de ces contrôles augmentent la durée de l’attente, le nombre de tentatives de passage aux abords des frontières, les risques d’expulsion, conduisant à des parcours erratiques à travers la France et l’Europe, renforçant d’autant les souffrances endurées et les risques létaux ;

    – la politique de « non-accueil » mise en œuvre à Calais comme ailleurs, consistant à harceler sans relâche les personnes exilées, à leur dénier l’accès aux droits fondamentaux les plus élémentaires et à entraver le travail des associations qui leur viennent en aide ne fait que rendre l’horizon britannique plus désirable ;

    – à l’encontre des politiques dominantes, la solidarité des populations avec les personnes migrantes est de plus en plus patente à travers l’Europe ; des individus et des associations se mobilisent pour permettre à des milliers d’hommes, de femmes et d’enfants de survivre malgré des conditions toujours plus difficiles ; qu’ils et elles soient accusés de « favoriser l’appel d’air », quand ce n’est pas de complicité de meurtre, est tout simplement honteux.

    Face à ces drames, il est urgent que l’UE et les Etats européens, y compris le Royaume-Uni, reconnaissent leurs responsabilités et changent radicalement de cap : il n’est pour nous ni concevable ni acceptable que les institutions poursuivent dans leur entêtement à traiter les personnes migrantes comme des criminels, pour ensuite regretter hypocritement les morts que les mesures sécuritaires contribuent à produire.

    Premiers signataires : Annalisa Lendaro (CNRS, Certop) ; Karine Lamarche (CNRS, CENS) ; Swanie Potot (CNRS, Urmis) ; Marie Bassi (université Nice-Sophia-Antipolis, Ermes) ; Michel Agier (IRD-EHESS, IIAC) ; Didier Bigo (Sciences Po, CERI) ; Alain Morice (CNRS, Urmis) ; Léa Lemaire (ULB, Cofund Marie Curie) ; Morgane Dujmovic (AMU, Telemme) ; Mustapha El Miri (AMU, LEST) ; Etienne Balibar (université Paris-Nanterre, Sophiapol) ; Nicolas Fischer (CNRS, Cesdip) ; Marie-Laure Basilien-Gainche (université Lyon-III, Ediec) ; Yasmine Bouagga (CNRS, Triangle) ; Mathilde Pette (UPVD, ART-Dev) ; Sarah Sajn (Aix-Marseille Université, Mesopolhis) ; Nicolas Lambert (CNRS, RIATE)

    https://www.lemonde.fr/idees/article/2021/12/01/ce-sont-bien-les-etats-qui-tuent-des-migrants-aux-frontieres-de-l-europe_610

    #responsabilité #Etats #asile #migrations #réfugiés #morts #décès #morts_aux_frontières #passeurs

  • Débat 25 : « ÊTRE JUSTE » : ÇA VEUT DIRE QUOI AUJOURD’HUI ?
    https://www.youtube.com/watch?v=D1IEfY_NZdM

    Débat avec :
    – Johann CHAPOUTOT – Historien
    – Eric DUPOND-MORETTI – Garde des Sceaux, ministre de la Justice
    – Soeur Véronique MARGRON – Religieuse, Présidente de la Conférence des religieux et religieuses de France
    – Renaud VAN RUYMBEKE – Magistrat

    Débat dirigé par :
    – Denis LAFAY, Directeur du pôle idées, La Tribune

    pas encore vu

  • Quitter les Antilles ou la Réunion pour l’hexagone, par ses propres moyens ou dans le cadre du Bumidom.
    https://lhistgeobox.blogspot.com/2021/12/quitter-les-antilles-ou-la-reunion-pour.html

    "Si la France des Trente glorieuses connaît une période de plein emploi, les postes à pourvoir sont peu qualifiés, très loin des attentes des postulants. La construction des grands ensembles permet aux hommes de facilement trouver du travail dans le secteur du bâtiment. D’autres cherchent à s’employer comme ouvriers ou mécaniciens dans les usines automobiles et dans l’administration publique. Un Antillais sur deux et un Réunionnais sur trois deviennent ainsi fonctionnaires aux postes les moins qualifiés en tant qu’agents de la SNCF, de la RATP, des PTT, des mairies ou de l’APHP. Au sein des nouveaux centres hospitaliers, où la main d’œuvre peu qualifiée fait défaut, de nombreux Domien(ne)s sont ainsi embauchés en tant que femmes de ménage, filles de salle ou brancardiers. Tous se répartissent en fonction des besoins de l’économie métropolitaine.

    Les nouveaux venus, dont l’histoire et les spécificités n’apparaissent pas dans les manuels scolaires, trouvent difficilement leur place parmi leurs compatriotes. Très vite, on oublie que ce sont des Français venus d’ailleurs, mais des Français à part entière. On les confond avec les travailleurs immigrés arrivés eux aussi dans les années 1960 et 1970. Aux problèmes identitaires s’ajoutent donc les violences du déracinement. Les discriminations sont légions. De nombreux propriétaires refusent par exemple de louer lorsqu’ils découvrent que les candidats sont noirs. « L’émigré antillais en France est ambigu, il mène la vie de l’émigré mais il a le statut de citoyen. Il est à même d’être fonctionnaire : infirmière ou fille de salle, employé des postes ou poinçonneur du métro, douanier à Orly ou agent de police. Il se sent français, mais il subit des formes latentes ou déclarées de racisme tout comme un Arabe ou un Portugais », constate Glissant dans Le Discours Antillais."

  • Que racontent le déclin et la survivance des marchés ?
    https://www.franceculture.fr/emissions/la-transition/que-raconte-le-declin-et-la-survivance-des-marches

    Dès les années 1970, les spécialistes, les chercheurs, ont annoncé la fin des marchés. Pourtant, malgré un déclin indubitable, ils survivent. Comment l’expliquer ?

    On a la chance au Mans d’avoir de chouettes marchés de plein vent, tous les jours sauf le lundi.

  • #Cookies inratables aux pépites de chocolat
    https://www.cuisine-libre.org/cookies-inratables-aux-pepites-de-chocolat

    Dans le bol de votre robot de cuisine ou en vous aidant du fouet électrique, mixez le beurre et les sucres. Ajoutez l’œuf, ensuite la farine, le sel et enfin le bicarbonate. Remuez l’ensemble parfaitement. Incorporez les pépites de #Chocolat. Mélangez à nouveau. Laissez reposer la pâte 30 min au réfrigérateur. Préchauffez le #Four à 180°C. Placez une feuille de cuisson sur la plaque de votre four, réalisez des boules et aplatissez un tantinet. Parsemez plusieurs pépites de chocolat sur le dessus. Enfournez… Chocolat, Cookies, Farine de blé / #Sans viande, Four

    #Farine_de blé

  • bla bla étrangers caca civilisation française racaille expulsion islam
    Ce polémiste est bien audacieux
    doigt d’honneur
    Cette personne n’est pas à la hauteur de la fonction présidentielle
    utilise des images sans les droits
    Crime impardonnable

  • Massacres de la mission Voulet-Chanoine (1899). Quelle justice aujourd’hui ? | Rob Lemkin et Femi Nylander
    https://afriquexxi.info/article4888.html

    Aujourd’hui, alors qu’une partie de l’électricité française est produite par l’uranium nigérien, moins de 20 % des 25 millions d’habitants du pays ont accès à l’électricité. Comme le dit l’auteur états-unien Ta-Nehisi Coates dans « The Case for Reparations », « le pillage du passé a rendu le pillage du présent efficace ». Source : AfriqueXXI

  • La Compil’ de la Semaine
    https://www.les-crises.fr/la-compil-de-la-semaine-33

    Chaque semaine, nous vous proposons notre Compil’ de la Semaine : une sélection de dessins de presse à la fois drôles et incisifs, ainsi que des vidéos d’analyse participant à l’indispensable travail d’auto-défense intellectuelle. Bonne lecture et bon visionnage à toutes et à tous ! Dessins de Presse Vidéos Thinkerview : [VF] Julian Assange, […]

    #Miscellanées #Compil_de_la_Semaine #Miscellanées,_Compil_de_la_Semaine

  • Entwickeln von Super-8-Filmen : Die Rollen ihres Lebens
    https://taz.de/Entwickeln-von-Super-8-Filmen/!5801850

    C’est le portrait de la femme qui va sauver les images sur les bobines super-8 que papi a oublié de donner à développer il y a trente ans.
    Dagi Brunert a trouvé un modèle d’affaires génial : Elle vend un service qui va parfoiss donner des résultats utilisables. Elle ne donne aucune garantie tout en se faisant payer à tous les coups. Pourtant son engagement pour la bonne cause cinématographique est adorable.

    Pour les tâches sérieuses on s’adressera plutôt à Andec Filmtechnik :
    https://www.andecfilm.de

    Les pros ne donnent de garanties que si tu peux prouver d’avoir respecté toutes les normes pendant ton tournage et que ta pellicule n"est pas périmée. Alors oui, ce service exotique non-industriel a effectivement une raison d’être et exige une maîtrise exceptionnelle de la technologie du film chimique.

    Pourquoi tournerait-on encore en super-8 ?
    Ce film de Dagi Brunert répond à la question.

    23 Barbiepuppen kippen um
    https://www.youtube.com/watch?v=xKzCG2xGmts

    28. 11. 2021 von Niko Kappel - Dagie Brundert ist die Letzte in Deutschland, die abgelaufene Super-8-Filme entwickelt. Auf ihrem Klo. Und sie hat gut zu tun.
    Dagie Brundert mit ihrer Super-8-Kamera

    Auf Dagie Brunderts Klo bekommen tote Bilder noch eine Chance. Hier ist ihre Dunkelkammer, hier entwickelt sie Super-8-Rollen, die jahrzehntelang in irgendwelchen Kellern verstaubten. Das letzte professionelle Labor mit Farb-Umkehr-Entwicklung schloss 2006 in Lausanne in der Schweiz. Zu kompliziert, zu wenig rentabel ist der Vorgang, für den man den Film in 13 Chemiebäder tauchen muss. Jetzt gibt es nur noch Dagies Toilette. Sie ist die Letzte in Deutschland, die noch abgelaufene Super-8-Filme entwickelt.

    Super 8 war der Film, mit dem Väter Familienfeste filmten. Es war der Amateurfilm, eine Rolle ist 15 Meter lang, 8 Millimeter breit, etwa drei Minuten Film passen darauf. Die Industrie dreht auf größeren Rollen. Erfunden wurde der Super 8 von Kodak, dem damals größten Filmhersteller der Welt. Weil Super 8 günstiger war als professioneller Mittelformatfilm, arbeiteten viele KünstlerInnen mit dem Format. Deshalb landete der Super-8- Film zum ersten Mal in Dagie Brunderts Kamera.

    Die 59-Jährige sitzt am Arbeitstisch in ihrer Wohnung in Berlin-Kreuzberg. Sie hat Tee gekocht, dazu gibt es Wasser mit Ingwergeschmack. Ihre Wohnung ist hell, hohe Decken, große Fenster. Vieles ist bunt hier, die Kronleuchter an der Decke, die Trinkgläser, die Stühle, ihr Lidschatten. Auf dem Boden neben Brunderts gelbem Stuhl stehen eine blaue und eine grüne Kiste. In ihnen sind die rund fünfzig Super-8-Filme, die sie in ihrem Leben gedreht hat. „Hier ist mein ganzes Leben drin“, sagt sie.

    Eigentlich kommt Dagie Brundert aus Bielefeld, aber es waren die Neunziger und Berlin die coolste Stadt der Welt. Sie studierte an der Universität der Künste und hörte sich eine Vorlesung über Experimentalfilm an. „Wir kauften drei Rollen Film und legten einfach los“, sagt Brundert. Ihr erster Film hieß „23 Barbiepuppen kippen um“.

    Die Freien Berliner Ischen

    „Ich bin mit einer Freundin zu Woolworth gegangen, wir hatten genau 23 Mark“, sagt Brundert über ihren ersten Film. „23 Barbies konnten wir uns davon kaufen. Das waren die ganz billigen, bei denen man nicht mal richtig die Arme bewegen konnte.“ Die Freundin warf die Barbiepuppen nacheinander um, Brundert filmte alles. Der Film ist heute ein Klassiker in der Super-8-Szene.

    Kurz nach dem Mauerfall gründete Dagie Brundert mit zwei Filmerinnen aus der DDR ein Filmkollektiv, das FBI – die „Freien Berliner Ischen“.

    „Ab da wurde es wild“, sagt sie. Die Freien Berliner Ischen zeigten in der Großen Präsidentenstraße Nummer 10 am Hackeschen Markt experimentelle Super-8-Filme und veranstalteten Kunstperformances. 5 Mark Eintritt, die Einladungen wurden per selbstgedruckten Postkarten verschickt. Ein paar Jahre ging das so, dann löste sich das FBI auf. „Wie jede gute Popband haben wir uns irgendwann zerstritten“, sagt Brundert. Seitdem filmt sie nur noch alleine.

    Mitte der Neunziger erfand die Industrie das digitale Bild. Das war’s dann für Super 8. Auf einmal konnte man so lange filmen, wie der Speicher reichte, und hatte direkt ein Bild – ohne Labor. Der Umsatz von Super-8-Filmrollen brach ein, die Firmen stiegen um. Die Labore schlossen ihre Tore. Nur Dagie Brundert nicht. „Ich hab immer weiter Super 8 benutzt, ich mag die entschleunigte Art des Filmens daran“, sagt sie. „Du musst dir genau überlegen, was du filmst, weil du nur 15 Meter hast.“

    Irgendwie musste sie ihre vollen Filmrollen ja sichtbar machen. Weil die Labore zu hatten, brachte sich Brun­dert das Entwickeln der Filme selbst bei. Bis vor ein paar Jahren tat sie das nur für ihre eigenen Filme. „Ich dachte eine Zeit lang, ich bin die Einzige, die sich noch für Super 8 interessiert“, sagt sie. Dann, vor drei Jahren ungefähr, fing es an. Immer mehr Menschen meldeten sich, weil sie jemand suchten, der alte Super-8-Filme entwickeln kann.

    Sehnsucht nach echten Bildern

    Dass wieder auf Super 8 gedreht wird, merkt nicht nur Dagie Brun­dert. Super-8-Tutorials haben auf Youtube Millionen Klicks. Bei Ebay sei im letzten Jahr alle 15 Minuten ein Artikel mit der Bezeichnung „Super 8“ verkauft worden, schreibt ein Sprecher der Plattform auf Anfrage der taz. Mit Super 8 wurde ein Umsatz von rund 1,5 Millionen Euro generiert.

    Auch die Industrie merkt, dass Super 8 wieder gefragt ist. 2016 stellte Kodak auf einer Messe in Las Vegas eine neue Super-8-Kamera vor – 1982 hatte der Hersteller die Produktion der Kameras eigentlich eingestellt. Kodak bietet mittlerweile auch wieder Filmkassetten an, die man bei ausgewählten Laboren entwickeln lassen kann.

    „Ich hoffe, jeder abgelaufene Film findet noch den Weg zu mir, sodass ich ihn sichtbar machen kann“

    Aber die alten, abgelaufenen Rollen, die macht nur Dagie Brundert. „Niemand weiß, wie viele tote Bilder unentwickelt in irgendwelchen Kellern liegen“, sagt sie. „Ich hoffe, jeder abgelaufene Film findet noch den Weg zu mir, sodass ich ihn sichtbar machen kann.“

    Filmmaterial ist Chemie und die läuft, wie Lebensmittel, irgendwann ab. Normalerweise können Filme nur circa fünf Jahre lang entwickelt werden. Dann reagiert die Chemie beim Entwicklungsprozess nicht mehr und man bekommt einen Haufen matschige Bilder. Wenn man die Rollen im Kühlschrank aufbewahrt, dann verlängert sich die Lebenszeit. Teilweise bekommt Brundert Rollen geschickt, die seit 50 Jahren abgelaufen sind. Wenn sie kühl sind, weiß sie, dass vielleicht noch etwas in ihnen steckt.

    Dass Brundert selbst die ältesten Bilder zum Leben erwecken kann, sprach sich in der Super-8-Community herum. Außer ihr gibt es nur zwei Personen auf der Welt, die das noch können, einen Mann in Kanada und einen in den Niederlanden. Mittlerweile hat Brundert so viele Filme in ihrer Wohnung, dass man drei Monate auf die Entwicklung warten muss.
    Chemie auf dem Klo

    Warum interessieren sich junge Menschen, die mit Smartphones aufgewachsen sind, für ein Medium, das eigentlich ausgestorben ist? „Wenn du den ganzen Tag auf ein Display schaust, dann hast du große Sehnsucht nach einem Bild, das anders aussieht“, sagt Brundert dazu.

    Super 8 mit seiner Unperfektheit, den Kratzern und den Laufstreifen im Bild, sei eine Gegenbewegung zum hochauflösenden 4K-Bild, das wir alle von Netflix gewohnt sind. „Es kann nicht immer alles perfekt sein“, sagt Brundert. „Du kannst nicht jeden Tag die beste Pizza der Welt essen. Irgendwann hast du auch mal Bock auf ein Mettbrötchen mit Zwiebel.“

    Brundert geht durch ihre Wohnung, die Dielen knarzen unter ihren Ballerinas mit Leopardenprint. Sie muss immer wieder den Kopf einziehen, überall hängt etwas von der Decke: eine kleine Discokugel, ein Filmstreifen oder eine Laterne mit chinesischen Schriftzeichen. Brundert steht jetzt dort, wo die Magie passiert: auf ihrer Toilette.

    Auf einer Arbeitsplatte neben der Kloschüssel stehen PET-Flaschen mit chemischer Entwicklungsflüssigkeit. An einer Wäscheleine hängt ein Filmstreifen zum Trocknen. „Das hier ist ein Orwo, ein fünfzig Jahre alter Film aus der DDR“, sagt sie. „Die Besitzerin hat ihn im Keller ihrer französischen Tante gefunden.“ Sie nimmt den Filmstreifen in die Hand und hält ihn in das Licht einer kleinen Lampe. „Hier sieht man Menschen, die vor fünfzig Jahren gefilmt wurden.“

    Die Entwicklung des Films läuft in völliger Dunkelheit ab. Wenn das Material nur eine Sekunde Licht bekommt, ist es zerstört. Brundert steht jeden Abend in völliger Dunkelheit in ihrer Toilette und fädelt 15 Meter Film ein, taucht ihn in verschiedene chemische Bäder und hängt ihn dann auf.
    Super 8 schenkt ihr die Freiheit

    Ihre Website ist wie ihre Wohnung, durcheinander und bunt. Anstatt der Sprachauswahl hat sie ein Bier für Deutsch, ein Baguette für Französisch und einen Hamburger für Englisch gemalt. „Ganz ohne Digital kann ich nicht“, sagt sie „trotz all dem, was ich an analog geil finde, bin ich genau so mit meinem iPhone verwachsen wie alle anderen auch.“ Alle ihre Super-8-Filme und Kunstprojekte lässt sie digitalisieren und stellt sie dann auf Youtube.

    Mittlerweile gibt Dagie Brundert Kurse und bringt Menschen bei, wie man auf Super 8 dreht. „Tante Dagie erklärt den Film“, nennt sie das. Mit der Entwicklung und den Kursen verdient sie inzwischen so viel Geld, dass sie vor zwei Jahren ihren Job als Grafikerin bei einer Berliner Tageszeitung kündigen konnte. „Der Super-8-Film hat mir nach all den Jahren die Freiheit gegeben, endlich fulltime Künstlerin zu sein“, sagt sie. „Solange es noch genug alte Super-8-Filme gibt, muss ich nie wieder etwas anderes arbeiten.“

    #Berlin #cinéma #super-8

  • senhal 3.0  _

    l’ouroboros sera las avant à plat au sol
    que tout même si tout s’est effondré s’effondre
    mitan pantenne et babelisme fulminant
    « retour amont » depuis effluves matinaux
    humant de loin quelques traçant là-bas-loin
    ça fait longtemps déjà le canari serine
    décenterie n’est que décimée au fond
    pendant tout autour tant ça peut ça crame
    y a répons pas qu’à Brusque faut des bases
    image roseaux sanguins étroitement libres
    sur le papier drus retirés s’étirant
    loin dans le temps apparaître la senhal
    dès ce là-bas si loin naguère allés
    au fond des terres où siège le miroir fumant


     c] bituur esztreym aka e-m gabalda, 2021, LAL1.3.

  • Montpellier. Enseignants et ATSEM non remplacés, les écoles au bord du gouffre
    https://actu.fr/occitanie/montpellier_34172/montpellier-enseignants-et-atsem-non-remplaces-les-ecoles-au-bord-du-gouffre_46

    Selon lui, la crise sanitaire a mis l’Education Nationale au pied du mur : « Nous n’avons pas d’explications du rectorat, mais si beaucoup de classes ont fermé pour cause de Covid, d’autres n’ouvrent pas faute d’enseignant… Déjà, à la rentrée de septembre, la situation était tendue. Avec les diverses, nous sommes décimés : il y a des trous qui ne peuvent pas être comblés faute de remplaçants ». 

    Anthony de Souza pointe un autre élément de tension, palpable depuis la mise en place début septembre de la nouvelle organisation du temps de travail des ATSEM : « Nombreuses sont celles qui aujourd’hui sont épuisées et arrêtées. Leurs absences ne sont pas systématiquement remplacées. Les enseignants de maternelle doivent donc fournir plus d’efforts et cela se paye aussi ».

  • #Concentration_des_médias : des universitaires alertent sur l’insuffisance des outils de #régulation | Public Senat
    https://www.publicsenat.fr/article/parlementaire/concentration-des-medias-des-universitaires-alertent-sur-l-insuffisance-

    La commission d’enquête du Sénat sur la concentration des #médias entamait ses travaux ce mardi par une table ronde d’universitaires. Pour les intervenants, la législation actuelle n’est plus adaptée pour garantir le pluralisme dans les différents médias.

  • Remi Brulin sur Twitter : "Greenwald: Saying “Wear a Mask” proves that Occupy Wall St was never a revolutionary mvt: they comply w/ the State! Also Greenwald: What’s so problematic with Libs & Leftist discourse is how they make sweeping judgments condemning groups of people w/out presenting any evidence" / Twitter
    https://twitter.com/RBrulin/status/1465696641214607380

    Glenn’s “logic” is so dumb. There is a pandemic. When I decide to wear mask I follow science & my doctor’s recommendations. I decide to protect others (& hope they’ll protect me) & it takes very little effort on my part. I am NOT “complying to a mandate fm the state like a sheep”

    #idiotie

  • Israël ou le harcèlement d’État
    30 nov. 2021 - Salah Hamouri
    https://blogs.mediapart.fr/salah-hamouri/blog/301121/israel-ou-le-harcelement-d-etat

    J’avais 16 ans lorsque les autorités israéliennes m’ont emprisonné pour la première fois. Ce n’était que le début d’un long chemin tracé par une occupation militaire qui, en me condamnant sans preuves, a jeté l’opprobre sur moi. Du mur d’apartheid jusqu’aux logiciels espion en passant par la criminalisation des ONG, Israël exporte son modèle autoritaire testé sur nous. Cette impunité doit cesser.

  • Le naufrage de la gauche politique face au Covid, par Toby Green et Thomas Fazi

    Après tout, l’idée que les gouvernements ont tendance à exploiter les crises pour renforcer l’agenda néolibéral est un élément essentiel de la littérature récente de la gauche. Pierre Dardot et Christian Laval, par exemple, ont affirmé que sous le néolibéralisme, la crise est devenue une « méthode de gouvernement ». Plus célèbre encore, dans son livre La stratégie du choc (2007), Naomi Klein a exploré l’idée d’un « capitalisme du désastre ». Sa thèse centrale est que, dans les moments de peur et de désorientation du public, il est plus facile de réorganiser les sociétés : des changements spectaculaires de l’ordre économique existant, qui seraient normalement politiquement impossibles, sont imposés en succession rapide avant que le public ait eu le temps de comprendre ce qui se passe.

    https://qg.media/2021/11/30/le-naufrage-de-la-gauche-politique-face-au-covid-par-toby-green-et-thomas-fazi


    #covid

  • AllôBercy
    https://allobercy.multinationales.org

    À l’occasion de la pandémie, les pouvoirs publics ont débloqué plus de 240 milliards d’euros d’aides pour les entreprises sans véritables conditions sociales, fiscales ou écologiques. Un soutien massif que nous risquons de payer au prix fort – et pas seulement du point de vue financier.

  • Quelques mots sur la SNCF (par amour du train et détestation de ce qu’on en fait)

    https://www.youtube.com/watch?v=XIJul61JpII

    Aurélien Barrau s’exprime, au détour d’une conférence, sur son parcours pour acheter un billet à la #sncf et le trajet qui s’en est suivi. Et c’est certainement le ressenti de beaucoup de monde.

    Le « progrès » continue : lors de mon voyage de retour à l’issue de cette conférence, l’accès au quai a été interdit à un homme qui voulait aider sa vieille mère à porter ses bagages. Magnifique. On se sent tellement mieux avec le train d’aujourd’hui !