• Mimmo Lucano : « Il faut défendre cet “autre monde possible” face à la violence du populisme »
    26 septembre 2021 Par Nejma Brahim | Mediapart
    https://www.mediapart.fr/journal/international/260921/mimmo-lucano-il-faut-defendre-cet-autre-monde-possible-face-la-violence-du

    Dans son livre « Grâce à eux », Mimmo Lucano, ancien maire de Riace (Italie) connu pour ses positions en faveur de l’accueil des migrants, raconte comment son village dépeuplé de Calabre a repris vie avec l’arrivée des exilés, dans un modèle inclusif et vertueux. Et comment il a dû se battre pour le maintenir.

    Le récit met du baume au cœur à l’heure où certains hommes politiques ou polémistes, en France comme à l’étranger, s’acharnent à vouloir diaboliser les migrants et leurs aidants. Dans un livre intitulé Grâce à eux (Buchet Chastel), Domenico Lucano (dit « Mimmo »), ancien maire de Riace, en Calabre, de 2004 à 2018, rappelle qu’une autre voie est possible : celle de l’accueil inconditionnel, d’un modèle inclusif et d’une société alternative et durable, où chacun, peu importe ses origines, sa langue ou sa culture, peut participer à la vie de la cité et trouver sa place.

    « Personne ne choisit librement de quitter sa terre », souligne l’auteur, qu’il s’agisse des premiers réfugiés kurdes à avoir débarqué sur les côtes calabraises dans un voilier en 1998 ou des Somaliens, Ghanéens, Gambiens et Maghrébins venus par la suite en quête d’une vie meilleure. De leur installation dans des logements vacants jusqu’à la réhabilitation d’un ancien pressoir à huile, en passant par la réouverture des établissements scolaires, la création d’ateliers artisanaux permettant la transmission de savoir-faire locaux et la naissance d’un tourisme solidaire, l’expérience du « village global » qu’a représentée Riace montre qu’un « autre monde » est possible.

    (...)

    Vous avez fait l’objet de plusieurs enquêtes judiciaires et avez même été interdit de séjour à Riace durant onze mois. Diriez-vous que votre solidarité envers les exilés a été criminalisée, tout comme peut l’être celle des ONG opérant en Méditerranée pour sauver des vies ou celle de maraudeurs à la frontière franco-italienne ? Où en sont les poursuites à votre encontre pour « abus de pouvoir » et « aide à l’immigration clandestine » ?

    Oui, c’est toujours comme cela que le pouvoir se crée une légitimité : en décrédibilisant, en criminalisant les opprimés et ceux qui les défendent… Après des années de procédure, je serai fixé dans quelques jours ; j’espère que l’issue du procès sera positive mais il y a sur cette affaire un enjeu politique très fort : à travers moi, il s’agit de disqualifier l’expérience d’accueil et d’économie solidaire que représente Riace.
    (...)

    #Riace #Mimmo_Lucano

  • #Espèces_envahissantes : une #catastrophe_écologique et économique | CNRS Le journal
    https://lejournal.cnrs.fr/articles/especes-envahissantes-une-catastrophe-ecologique-et-economique

    Pour prendre toute la mesure du problème et inciter les décideurs à passer à l’action, Franck Courchamp et son équipe ont décidé de chiffrer le #coût _financier des espèces invasives à l’échelle mondiale. Une grande première. Pendant cinq ans, les chercheurs ont collecté des milliers de coûts reportés dans des études scientifiques au sein de leur base de données #Invacost. Après un travail d’analyse et de standardisation des données réalisé main dans la main entre écologues et économistes, ils ont abouti à une somme globale : entre 1970 et 2017, les invasions biologiques ont coûté à nos sociétés 1 288 milliards de dollars !

    […] Qui plus est, l’analyse ne dévoile que la partie émergée de l’iceberg, car ces coûts ont été considérablement sous-estimés. En effet, très peu d’espèces ont été étudiées et très peu de dégâts répertoriés. En France par exemple, pour laquelle l’équipe a estimé récemment le coût – entre 1,2 et 11,5 milliards d’euros en seulement 25 ans –, moins d’une centaine d’espèces envahissantes ont fait l’objet d’étude alors que près d’un millier y sont présentes.

    […] « Il y a parfois des surprises quand on étudie sous toutes les facettes les interactions de ces nouveaux arrivants avec les autres espèces et leur écosystème, confie Jonathan Lenoir. Dans certains cas, il peut même y avoir des effets bénéfiques ». C’est le cas du cerisier tardif, un arbre originaire d’Amérique du Nord qui a envahi les forêts d’Europe, où il entre en compétition avec les espèces natives, notamment les hêtres et les chênes. Des observations en forêt de Compiègne suggèrent que cette espèce protégerait ces mêmes arbres contre le hanneton forestier. Les larves de cet insecte envahissant consomment les racines des hêtres et des chênes mais pas celles du cerisier tardif. En présence de ce dernier, les semis de hêtres et de chênes semblent ainsi moins impactés.

    Autre exemple : la crépidule, un mollusque originaire de la côte Est des États-Unis qui a envahi l’Atlantique et la Manche. Sa prolifération peut conduire à une eutrophisation des eaux marines et menacer ainsi les autres espèces. « Mais sa présence permet aussi l’arrivée de nouvelles espèces – sa coquille servant de support à ces dernières – au point même d’augmenter localement la biodiversité », note Frédérique Viard. Qu’on le veuille ou non, ces nouveaux intrus sont devenus des acteurs à part entière de nos écosystèmes. Pour le meilleur et pour le pire.

    #écologie

  • The Spaceman Reissue Program
    https://spiritualizedband.bandcamp.com

    Les quatre premiers albums de #Spiritualized sont le son de J Spaceman. Ils représentent un voyage de 11 ans depuis la petite ville de Rugby, dans le Warwickshire, en passant par Londres, Memphis, New York, Los Angeles et au-delà, utilisant littéralement des centaines de musiciens en cours de route, tout ce que la maison de disques lui permettait de travailler. Pas de couvre-feu, pas de compromis, pas de concessions à vous ou à quiconque, J Spaceman, alias Jason Pierce, est l’un des plus grands auteurs musicaux du monde.

    et assurément un des plus grands mélomanes de sa génération et de son pays. Cette collection ne pouvait être ailleurs que sur le prestigieux label #Fat_Possum_Records
    https://fatpossum.com/collections/spiritualized
    https://spiritualizedband.bandcamp.com/track/medication

  • Quand un artiste se fait rouler dans les NFT
    https://www.nextinpact.com/lebrief/48199/quand-artiste-se-fait-rouler-dans-nft

    Les Non Fungible Tokens sont à la mode ces derniers temps, surtout depuis que des startups lèvent des millions en misant sur ces jetons numériques particuliers. Stéphane Bortzmeyer en avait présenté le concept il y a quelques mois.

    Mais les histoires qui en découlent ne sont pas toujours idylliques. Framasoft se fait l’écho de la complainte d’un artiste adepte de la culture libre, David Revoy, qui propose le webcomic Pepper&Carrot alors qu’un tiers a gagné 10 000 euros « grâce » à son travail ou plutôt « en parasitant son travail, grâce à de la blockchain ».

    Il invite donc à ne pas acheter de NFT de ses œuvres, qui n’ont pas été créées dans le but d’être privatisées sous une forme présentée comme « unique ».

    « Les personnes qui gloseront sur la « bonne » ou la « mauvaise » licence pour le protéger d’une telle mésaventure risquent de passer à côté d’un élément central de ce témoignage : ceci n’est pas un dilemme légal, mais un dilemme artistique » ajoute Framasoft.

    « Que cette spéculation soit légale ou non, ne change rien au fait que ce soit immoral. Ouvrir une partie de ses droits au public (par le biais d’une licence libre), ce n’est pas s’interdire de gueuler lorsqu’on trouve qu’un usage de son œuvre est nul, moche, qu’il salit nos valeurs » ajoute l’association qui a traduit le propos initial de l’artiste (avec son accord).

    #NFT

  • Entretien avec Wissam El Yamni
    https://souriez.info/Entretien-avec-Wissam-El-Yamni

    Émission du 23 septembre 2021 / Radio Libertaire 89.4 // Émission en deux parties Première partie : du nouveau autour de la lutte contre le projet CIGEO à Bure Le verdict du procès des « Sept de Bure », jugé-e-s à Bar-le-Duc (Meuse) en juin dernier, est tombé le 21 septembre : relaxe totale sur la qualification principale (association de malfaiteurs en bande organisée) mais six condamnations dont deux à de la prison ferme : une personne totalement relaxée, trois condamnées à 9 mois de prison avec (...) #Les_Amis_d'Orwell

    https://noussommestousdesmalfaiteurs.noblogs.org
    http://lambda.toile-libre.org/orwell/2021-09-24-RL-Orwell-Pt1-Cigeo-DUP.mp3
    https://editions-croquant.org/actualite-politique-et-sociale/716-wissam-verite.html
    http://lambda.toile-libre.org/orwell/2021-09-24-RL-Orwell-Pt2-Wissam_Verite.mp3
    https://www.syllepse.net/les-freres-de-soledad-_r_102_i_589.html
    https://www.monde-diplomatique.fr/mav/88/DERFOUFI/52497
    https://archive.org/details/PunishmentPark1971PeterWatkins

  • Pour la liberté de choisir sa connexion à Internet
    https://www.laquadrature.net/2021/09/27/pour-la-liberte-de-choisir-sa-connexion-a-internet

    En Europe, nous avons récemment confirmé le droit pour toutes et tous de choisir librement la manière dont on souhaite se connecter au réseau Internet à travers la liberté de choisir son routeur. 

    Le routeur, c’est…

    #neutralité_du_Net #Réseaux_télécoms #Vie_privée_-_Données_personnelles

  • Royaume-Uni : à la conférence annuelle du Labour, Keir Starmer sous le poids des critiques
    https://www.lemonde.fr/international/article/2021/09/27/keir-starmer-sous-le-poids-des-critiques-a-la-conference-annuelle-du-labour_

    La conférence a bien mal commencé : M. Starmer s’était mis en tête quelques jours plus tôt d’y faire adopter une réforme de la désignation des dirigeants du parti dans le but non avoué de donner plus de poids aux voix des députés du Labour, et moins à celles des 400 000 membres du parti, réputés plus radicaux, afin d’éviter le retour d’un chef de file « à la Corbyn ». Jeremy Corbyn avait été élu à la tête du Labour en 2015, en partie à la faveur de la règle du « une voix, un vote ».

    Avec ses propositions radicales (nationalisations, sortie de l’OTAN, etc.), il avait dévéloppé une véritable « Corbynmania » chez les militants du Labour, mais suscité le rejet des électeurs traditionnels du parti. Ce dernier a essuyé une défaite historique aux élections générales de fin 2019, et concédé une majorité de 80 sièges aux conservateurs à la Chambre des communes.

    Tu vois, si Corbyn a provoqué un rejet dans l’électorat qui se déplace jusqu’aux urnes, c’est à cause de la radicalité de ses propositions qui l’ont fait arriver à la tête du parti. Et pas du tout du tout à cause de la shitstorm orchestrée par les blairistes au sujet des accusations d’antisémitisme contre on ne sait pas qui ni où ni quand, mais que Corbyn n’a pas assez bien condamné ni assez bien géré ni assez bien prout. En fait, il avait tort (même les gauchistes du continent lui ont donné tort, parce que quand on est équilibré, on est toujours d’accord avec l’idée qu’un gauchiste n’est pas tout à fait au clair avec l’antisémitisme, surtout quand celui-ci est pro-palestinien, etc). Et il fallait donc y passer beaucoup de temps. Quant aux propositions radicales, plus personne ne s’en souvient. Ce n’était de toute façon pas le sujet. Sauf rétrospectivement, évidemment.

  • Rafle contre des antifascistes à Lyon : Face à la répression – Solidarité ! | Groupe Antifasciste Lyon et Environs
    https://groupeantifascistelyonenvirons.wordpress.com/2021/09/27/face-a-la-repression-solidarite

    Le 21 septembre 2021, 7 personnes ont été convoquées, perquisitionnées et/ou arrêtées sur leur lieu de travail afin d’être placées en garde à vue. Les faits qui leur sont reprochés : 

    – violence en réunion n’ayant pas entrainé d’ITT 

    – groupement en vue de commettre des délits durant une manifestation 

    – participation à une manifestation non déclarée 

    – refus de donner leur codes de chiffrement (téléphone portable)

    Parmi les 7 interpelés, 4 sont envoyés en détention et les 3 autres se retrouvent soumis à un contrôle judiciaire. Ces faits se réfèrent aux évènements survenus lors de la manifestation contre le pass sanitaire du 28 août dernier, où l’extrême droite et plus précisément le groupe antisémite et ultra-réactionnaire, CIVITAS, a été confronté à une riposte populaire d’un grand nombre de manifestant.e.s qui n’acceptaient plus leur agressivité fasciste (propos homophobes, agressions, revendications antisémites).

    À Lyon, l’extrême droite continue de gangréner la ville. Ces dernières années, et ce malgré des mouvements sociaux de très grande ampleur, nous avons pu constater l’installation d’un climat de plus en plus autoritaire, liberticide, raciste, islamophobe et fascisant. Le gouvernement Macron/Darmanin enchaîne les attaques liberticides et restrictives sous couvert d’Etat d’urgence sanitaire et n’hésite pas non plus à relancer des projets de lois antisociales. Parallèlement à cette levée des forces réactionnaires de nos dirigeants, l’extrême droite tente de reprendre la rue un peu partout en France, en investissant notamment les manifestations contre le pass sanitaire. À Lyon, Génération Identitaire ré-ouvre officiellement son bar dans le 5ème, les patriotes leadés par Philipot appellent à leurs propres rassemblements tous les samedis, surfant sur la colère contre le pass sanitaire pour divulguer leurs thèses conspirationistes et antisémites. Bien sûr, les bandes fascistes (ex-GUD, Bastion Social, Lyon Populaire, Audace, Civitas etc..) profitent aussi de ce terreau pour commettre des agressions sur des jeunes de quartiers populaires et/ou des militant.e.s progressistes. Partout en France, l’extrême droite profane, blesse, tue. Et le climat politique ne fait que la nourrir. 

    En effet, ce dernier coup de filet répressif contre des antifascistes nous le prouve : le pouvoir a choisi son camp. Il déploie ainsi tout un arsenal juridique et donc considéré comme “légitime” contre les personnes qui tentent de résister par tous les moyens à ces tendances fascistes. Le procureur s’est auto-saisi contre ces “violences” sans qu’aucune plainte n’ai été déposée. Il a procédé, grâce aux services de police et aux renseignements généraux à diverses arrestations et perquisitions préparées par un grand investissement de surveillance et de traçage des 7 personnes politiquement ciblées. Lors de leur garde à vue, la raison “politique” de cette opération leur a en effet plusieurs fois été répétée. 

    Après plusieurs jours de garde à vue (de 24 à 48h), nos camarades sont déférés au tribunal de grande instance dans le cadre d’une toute nouvelle procédure : la comparution immédiate différée. Cette procédure expérimentée depuis 2019 permet d’imposer le cadre de la comparution immédiate de manière ultérieure en enlevant la possibilité de refus de cette procédure. Elle réduit le délai pour préparer la défense et permet de ne pas clore l’instruction afin de continuer l’enquête tout en infligeant une peine, avec la possibilité pour le procureur de demander la mise en détention provisoire ou un contrôle judiciaire. Dans le cas présent, la procureur était claire, elle ne souhaitait rien savoir de cette affaire, et demandait d’office la détention jusqu’au procès de nos 7 camarades. Face à une juge des libertés et de la détention impassible, 4 de nos camarades sont incarcérés tandis que les 3 autres sont soumis à un contrôle judiciaire drastique.

  • Gwendolyn Warren, Détroit et la géographie
    https://visionscarto.net/gwendolyn-warren-detroit

    Le nom du mythique Detroit Geographical Expedition and Institute (DGEI) est généralement associé à celui de son directeur, le géographe William Bunge (1928-2013), rarement à celui de sa directrice, Gwendolyn C. Warren. Les livres du premier, Fitzgerald. Geography of a Revolution (1971) et Nuclear War Atlas (1988) reprennent pourtant certaines informations — et, pour le deuxième, les graphiques — qui se trouvent dans les Field Notes, soit les comptes-rendus des travaux du petit institut, publiés de (...) #Billets

  • Photo Archives - I am Unbeatable | Domestic Abuse Photo Archives
    https://www.iamunbeatable.com/photo-archives

    Living With The Enemy is about the dark side of family life.

    Domestic violence did not threaten my childhood. Nor did it intrude into my world until 1981, when, on assignment for a magazine, I saw a man hit his wife. I was unprepared for his violence—it shattered the belief I’d been raised with that home is a refuge from the chaos of life.

    That experience changed my life as a photographer. Until then I had been trying to show the beauty of people in love. Shocked that love could go so wrong, I became obsessed with documenting domestic violence. Driven to try to do something about it, I found that a camera was my best weapon.

    Much of Living With The Enemy was born out of frustration—first, because I felt powerless in the face of the violence I had seen, and second, because for a long time no magazine would publish the pictures. It was only when I received the Eugene Smith Award in 1986 that magazine editors began to take the project seriously. I felt that it was important to find ways to show as many aspects of the problem as I could because this problem has been concealed from public view for too long.

    Throughout the 1980s and 1990s, I went to demonstrations and conferences, hung around courtrooms and hospital emergency rooms, rode with police, sat in on batterers’ therapy groups and women’s self-defense classes, and lived in women’s shelters and women’s prisons. I stayed in the violent homes of the very rich and the very poor—domestic violence knows no economic boundaries.

    The text has been taken from my own interviews with battered women, violent men, and activists, and from interviews conducted by reporters with whom I worked on domestic-violence stories. The most daunting task was to find women and men who would agree to expose their lives. I was fortunate to find people who felt that it was vitally important for others to see the nature of the problem.

    A few of the people I photographed asked not to be identified by their real names. In all cases they gave permission to tell their real stories and to use their pictures. The lives of many of the subjects in this book have changed. Some have solved their problems; others are still trying. But every one has contributed to my search for an end to violence.

    If Living With The Enemy finds a way into your heart, I hope you will contemplate this: There are countless women in prison whose sole crime was to protect themselves and their children from murderous husbands or boyfriends. Many things are shocking about family violence, but none more so than the fact that women are behind bars for trying to save their own lives.

    Learn more about Donna Ferrato: www.donnaferrato.com

  • Cyril, garagiste
    http://www.weck.fr/2021/09/27/cyril-garagiste

    Longtemps la moto a été pour moi un truc dangereux qui faisait du bruit pour rien. Et puis, à l’occasion d’un moment de déprime dont un ami motard a voulu me sortir, nous avons fait un tour sur sa moto et j’ai eu comme un flash de bonheur, de l’ordre de la révélation… Depuis, progressivement, […]

  • Cherex. Dans ce monde turbide aux postérités indécises et malmenées par la canaille patronnesque, nous saluons partiellement le résultat du scrutin non sans y prêter une attention pour le moins critique.

    Du coup voici deux autres nouvelles qui nous remplissent de joie et d’ivresse. Le replay de la lecture en hommage aux mineurxs mortxs éventréxs ou pire au fond des Mines de Courrières.
    https://www.youtube.com/watch?v=g0v6gVDnElk&t=91s

    Nous n’oublions pas. Nous ne pardonnons pas !

    Et voici qu’au C-L-S Cercle de Lecture Sociale dont le Canal Telegram t’invite à t’y associer [https://t.me/csl_cercledelecturesociales] Nous parlerions comme ça du Boycott et du SABOTAGE. Appétissant non ? Viens-t ’en bafrer de riches. Ce sera peut-être dim prochain le 03 octobre. Pourquoi ? hé bien on en devisera.

  • Le replay de la #JCSA21 est en ligne ! Retour sur notre Journée du Conseil scientifique #Afnic sous le signe du chiffrement, de la protection et du protocole #QUIC !

    ▶️📽️Toutes les vidéos sur https://www.afnic.fr/observatoire-ressources/actualites/jcsa21-retour-sur-ledition-2021-de-la-journee-du-conseil-scientifique-de-lafni

    #Sécurité #Internet #Web #TCP #UDP

    The #JCSA21 replay is online ! Throwback to our #Afnic Science Council Open Day !

    ▶️📽️ All videos are available in French on https://www.afnic.fr/en/observatory-and-resources/news/jcsa21-a-look-back-at-the-2021-afnic-scientific-council-open-day

    #Security #Internet #Web #TCP #UDP

  • Santé Pudique France - 26.09.21 :

    – réa : ça descend toujours
    – dc : zigzag, mais en gros, plat depuis 2 semaines

    le pic à 129 morts du mardi 21 sept. sur dc est du jamais vu depuis juin, fin du haut plateau de 6 mois ; peut-être un rattrapage ? Au final, moyenne hebdo dc même pas vraiment bien plus haute que celle de la semaine dernière ; donc, en gros, un plat de 2 semaines.

  • « Le passe sanitaire est un moyen extrajudiciaire de désactiver socialement les gens »
    https://reporterre.net/Le-passe-sanitaire-est-un-moyen-extrajudiciaire-de-desactiver-socialemen

    Selon le professeur de droit Guillaume Zambrano, le passe sanitaire est une atteinte aux droits fondamentaux ainsi qu’une sanction extrajudiciaire. La pérennisation de ce dispositif signifierait d’après lui la normalisation de l’atteinte à l’intégrité physique des individus et de la privation de sortie et de mouvement.

    Guillaume Zambrano est maître de conférences en droit privé à l’université de Nîmes. Face à la loi imposant le passe sanitaire, il a lancé une requête collective auprès de la Cour européenne des droits de l’Homme.

    Être exclu des transports publics, hôpitaux, cafés, restaurants, bibliothèques, associations sportives et culturelles et autres lieux de réunion est une privation de liberté extrêmement lourde : c’est une privation du droit de réunion, de la liberté d’aller et de venir, une véritable exclusion de la vie sociale. Le plus grave est qu’il s’agit d’une sanction extrajudiciaire. Depuis le XVIIᵉ siècle et le Bill of Rights anglais destiné à limiter l’arbitraire des souverains, notre tradition juridique est fondée sur le principe de l’habeas corpus : toute personne privée de liberté a le droit de passer devant un juge. De fait, quand une personne est assignée à résidence ou condamnée à porter un bracelet électronique, la mesure doit être approuvée par le juge des libertés et de la détention. Quand on condamne des personnes pour des dommages sociaux comme le vol, la fraude fiscale, les coups et blessures, elles ont eu droit à un procès. Et généralement, le but visé est la réinsertion sociale : même pour des délits graves, il y a du sursis, des aménagements de peine. Mais avec le passe sanitaire, toute une catégorie de personnes reçoivent une sanction pénale maximale sans qu’il y ait eu de jugement, sans même avoir pu se défendre.

    Qu’est-ce qui justifie cette sanction ? Le fait de ne pas pouvoir (ou ne pas vouloir) présenter un QR code à l’entrée des lieux publics, de ne pas être vacciné ou testé. Ce qui est reproché aux gens, c’est d’être potentiellement contagieux. C’est d’autant plus grave qu’il est très rare en droit que l’on soit condamné pour une infraction par omission. La règle est d’être condamné pour avoir fait quelque chose, et non pour ne pas avoir fait quelque chose. Il existe le délit de non-assistance à personne en danger (article 223-6 du Code pénal), mais ses conditions sont très restrictives et les condamnations rares. Il existe aussi une jurisprudence pour des personnes ayant contaminé d’autres personnes avec le Sida en connaissance de cause, mais les juges ont retenu l’aspect intentionnel : non seulement elles se savaient malades et n’ont pas pris de précautions, mais elles ont déclaré vouloir contaminer d’autres personnes, c’est ce qui a motivé la condamnation.

    Le passe sanitaire sort du cadre ordinaire du droit pénal. Il donne lieu à des sanctions sociales inédites qui sont un mélange de privation de liberté, de stigmatisation et d’incitation à l’humiliation publique. C’est un moyen extrajudiciaire de désactiver socialement les gens, de les débrancher, en quelque sorte. Et ce ne sont plus les juges, mais la population elle-même — les cafetiers, les bibliothécaires, les gardiens de musée ou les employés des hôpitaux — qui applique la sanction. Cela indique que le gouvernement est passé dans une logique de répression massive : comme il ne peut pas mettre un juge derrière chaque citoyen, il se repose sur la population et sur des moyens automatisés pour le faire. C’est une révolution anti-libérale. La seule comparaison possible est celle du crédit social en Chine, une forme de rééducation à la carotte et au bâton : je t’interdis de prendre le train, d’accéder à tel emploi, d’aller au cinéma…

    La pandémie de Covid-19 ne justifie-t-elle pas de déroger au droit de manière exceptionnelle ?

    Depuis deux siècles, la France a érigé la liberté en tant que principe fondamental, naturel, inaliénable : les restrictions sont des exceptions qui doivent être strictement justifiées et proportionnelles. Dans le cadre d’un raisonnement sur la proportionnalité, les mesures portant atteinte aux libertés fondamentales doivent remplir trois conditions. D’abord, le test d’« aptitude » : la mesure est-elle apte à atteindre l’objectif affiché ? Le passe sanitaire et l’obligation vaccinale peuvent-ils lutter efficacement contre l’épidémie ? On peut en discuter, puisque les vaccins n’empêchent pas forcément la contagion. Ensuite, le test de « nécessité » : y aura-t-il un très grand nombre de morts si le gouvernement ne met pas en place cette mesure ? Vraisemblablement non, ce n’est pas le cas dans les pays qui n’ont pas recours au passe sanitaire comme la Suède ou l’Angleterre. Enfin, le test de « substitution » : existe-t-il des mesures alternatives et moins restrictives qui permettraient de lutter contre les effets de l’épidémie ? Oui : le gouvernement pourrait ouvrir des lits de réanimation, créer des hôpitaux de campagne, vacciner les personnes les plus à risque et les personnes volontaires, et tester fréquemment les soignants, ce qui serait dans ce cas plus efficace que l’obligation vaccinale. Le passe sanitaire et l’obligation vaccinale sont donc des mesures disproportionnées et excessives par rapport à la nature du danger et à leur capacité à y répondre.

    L’obligation vaccinale des soignants, ou la quasi-obligation vaccinale imposée par le passe sanitaire, sont-elles contraires au droit ?

    Le plus fondamental des droits fondamentaux est le respect de la dignité humaine dont le consentement libre et éclairé à l’acte médical est une manifestation. En principe, les atteintes à l’intégrité du corps humain ne sont jamais permises, sauf dans des circonstances particulières et si et seulement si elles sont justifiées par un intérêt médical pour vous. En avril dernier, les juges européens ont rendu un arrêt justifiant la vaccination obligatoire des enfants contre le tétanos (arrêt Vavřička, 8/04/21) : on note que d’une part, la balance bénéfice/risque est positive pour les enfants, car le tétanos est dangereux pour eux, et que d’autre part, l’ancienneté des vaccins permet de connaître leur efficacité et la nature des risques à long terme. Dans le cas des vaccins contre le Sars-Cov2, c’est différent : non seulement leur intérêt médical pour les enfants et les adolescents fait débat [3], mais le fait qu’ils soient basés sur une technologie nouvelle ne permet raisonnablement pas d’en connaître les risques à long terme.

    Ne risque-t-on pas de voir ces mesures d’exception se normaliser ?

    Le risque est d’autant plus grand que la menace épidémique n’est pas de nature provisoire. Nous allons devoir vivre avec ce virus, ou avec d’autres virus. Si on est face à un risque permanent, alors il faut mettre en place des mesures permanentes, et celles-ci doivent bien sûr être compatibles avec les libertés. On peut constater que les mesures antiterroristes temporaires ont été dévoyées pour s’installer de manière permanente dans notre droit. Avec l’opération Sentinelle, le fait d’utiliser l’armée pour exercer des pouvoirs de police sur le peuple s’est normalisé. La surveillance de la population aussi : dans les années 1980, les écoutes de l’Élysée ont fait scandale ; en 2020, l’État peut écouter n’importe qui. Les mesures antiterroristes ont donc progressivement fait disparaître du droit la protection de la vie privée. Si on transpose cette situation aux mesures d’exception sanitaires, les conséquences sont vertigineuses : ce qui risque de se normaliser, ce n’est plus seulement l’atteinte à la vie privée, mais l’atteinte à l’intégrité physique des individus, la privation de sortie et de mouvement.

    Quels espoirs placez-vous dans la requête que vous portez auprès de la Cour européenne des droits de l’Homme ?

    Il faut rappeler une chose élémentaire : les droits de l’Homme sont au-dessus des lois. C’est la raison d’être de ces textes. Si les droits fondamentaux ont été inscrits dans les juridictions internationales et les constitutions, c’est précisément pour éviter que les gouvernements n’adoptent des lois contraires aux libertés et ne fassent basculer un pays dans la dictature. Il est donc nécessaire (quoique pas forcément suffisant) d’en appeler à la Cour européenne des droits de l’Homme dans la situation actuelle. En pratique, le but est d’éviter que l’obligation du passe sanitaire ne soit prolongée au-delà du 15 novembre 2021 par l’adoption d’une nouvelle loi. La Cour est légalement obligée de traiter toutes les requêtes, or ses moyens sont limités. Si elle est saisie par des dizaines de milliers de personnes, elle sera contrainte d’écouter nos arguments, pour éviter d’être complètement paralysée administrativement. En 2020, la CEDH a reçu un total de 40 000 requêtes de toutes natures. C’est ce chiffre qu’il faut dépasser. Nous sommes déjà à plus de 20 000. Toute personne de plus de 12 ans peut attaquer gratuitement et sans risques la loi sur le passe sanitaire.

    • Enfin, le test de « substitution » : existe-t-il des mesures alternatives et moins restrictives qui permettraient de lutter contre les effets de l’épidémie ? Oui : le gouvernement pourrait ouvrir des lits de réanimation, créer des hôpitaux de campagne, vacciner les personnes les plus à risque et les personnes volontaires, et tester fréquemment les soignants, ce qui serait dans ce cas plus efficace que l’obligation vaccinale.

      Ah, bref les usuels arguments antivax. Sérieusement, un an après, « ouvrir des lits de réanimation » est encore considéré comme un argument sérieux ? Chez Reporterre, envoyer massivement les gens en réa avec une maladie mortelle et peu de possibilités de traitement, parce qu’on aurait assez de lits, c’est une perspective écologiste crédible ?

      Ce qui est frappant ici, c’est qu’au début le gugusse donne des arguments juridiques contre le passe sanitaire, mais là on a très clairement glissé contre la généralisation de la vaccination et contre l’obligation vaccinale des personnels de santé.

  • Web Vitals
    https://web.dev/patterns/web-vitals-patterns

    Des modèles « optimisés Google » pour les composants fréquents des pages web (slider, image et vidéo, infinite scroll...)

    A propos de Web Vitals , le dernier avatar de Big brother pour imposer ses diktats sur l’architecture/référencement des sites web :

    Overview
    Web Vitals is an initiative by Google to provide unified guidance for quality signals that are essential to delivering a great user experience on the web.
    Google has provided a number of tools over the years to measure and report on performance. Some developers are experts at using these tools, while others have found the abundance of both tools and metrics challenging to keep up with.
    Site owners should not have to be performance gurus in order to understand the quality of experience they are delivering to their users. The Web Vitals initiative aims to simplify the landscape, and help sites focus on the metrics that matter most, the Core Web Vitals.

    #web_vitals #slider #image_responsive #Infinite_scroll #google