• Ryo le Ryū sur Twitter

    Déjà posté dans un commentaire par @sombre mais ça mérite un vrai seen

    Je vous rappelle juste que les gens qui disent « laissons le virus devenir endémique, il faut apprendre à vivre avec le virus », vous parlent d’ un virus qui a lui seul tue un million d’Européens par an QUAND ON PREND DES MESURES. Eux veulent les supprimer.
    Sérieux quoi

    Tu crois qu’on en a pas marre nous ? Qu’on aimerait pas qu’un vieil antipaludique, un antibiotique, un vermifuge pour cheval ou des compléments alimentaires soignent facilement et efficacement cette saloperie ? Ou n’importe quoi d’autre ! Qu’on préférerait pas que l’infection soit immunisante à vie, et qu’une dose de vaccin aussi ? Qu’on rêve pas que le virus mute juste une dernière fois en un semi-rhume, même pas, et hop plus jamais ? Qu’on ne prie pas un dieu auquel on ne croit pas pour qu’un miracle arrête tout ça ?

    Évidemment que si bordel
    On achèterait des poupées vaudou si ça marchait
    Seulement ça marche pas.

    C’est ça la différence. On ne s’arrête pas à espérer, on regarde aussi ce qu’il en est dans la réalité. Et dans la réalité, les protocoles Raoult (oui, LES) sont des échecs retentissants, l’infection protège au mieux quelques mois, les vaccins ont été développés contre la souche sauvage d’un virus qui a muté plusieurs fois depuis – sans déconner c’est déjà un miracle de la science d’avoir des vaccins aussi efficaces aussi rapidement, vous vous rendez pas compte de la chance qu’on a – et qui continue à le faire, parce qu’il circule largement, et que non,
    il n’y a AUCUNE raison de penser qu’il va nécessairement perdre en dangerosité « parce qu’il n’a aucun intérêt à tuer son hôte » ou que sais-je encore. C’est un VIRUS. L’évolution ne suit pas un but, les espèces n’ont pas d’objectif. Il n’y a pas d’intention. C’est pas comme ça que ça marche et des exemples de pathogènes qui sont restés graves ou pire, sont devenus plus mortels, il y en a un paquet. Et les interventions divines, ça n’existe pas. Lourdes, on vous a menti, désolé.

    En revanche, des trucs qui marchent, on en a. On en connaît.

    L’objectif à court terme c’est que les gens meurent moins, souffrent moins, aient moins de séquelles, tombent moins malades, soient moins contagieux et que le virus circule moins pour limiter les contaminations et ses possibilités de muter et répandre ses mutations.
    Et ça, on sait au moins en partie le faire.

    Pour ce qui est des soins directs, on a beaucoup appris et quoiqu’on ait pu vous dire, non seulement on soigne les patients mais on les soigne de plus en plus efficacement. Par contre, ceux qui arrivent en soins intensifs ont encore et toujours un taux de survie pas ouf et
    surtout, un temps de rétablissement particulièrement long et pénible ce qui est NORMAL. LA RÉA, C’EST PAS UN SPA. LA RÉA, C’EST CACA. Entrent en soins intensifs les patients EXTRÊMEMENT MALADES OU BLESSÉS. Par définition. Et c’est une épreuve.

    On fait subir à l’organisme des choses dont vous n’imaginez pas la violence. Parce que sinon, le patient meurt. Et ça, ça implique plusieurs vérités insupportables : d’une part, tous les patients ne peuvent y être admis, parce qu’à partir d’un certain point, leur corps ne le supporterait tout simplement pas. C’est trop tard, trop loin, trop. En conséquence, tous les patients ne peuvent y être admis. On ne fait pas subir ça à quelqu’un qu’on a aucune chance de sauver. Ça reviendrait à torturer quelqu’un qui va de toute façon mourir de sa maladie ou ses blessures. On ne fait pas ça.

    Autre sinistre vérité, tous les patients ne survivront pas. Parce qu’ils arrivent dans un état tellement dramatique, on ne peut pas tous les sauver. C’est comme ça. Autre chose : ça implique également un personnel à la fois extrêmement qualifié et spécialisé et extrêmement nombreux en comparaison avec la médecine « normale », ainsi qu’un matériel extrêmement lourd, complexe, coûteux et spécifique. Et évidemment une charge de travail et une charge psychologique extrêmes.

    Autre vérité pas très rigolote : quand un patient est à ce point malade ou blessé, et qu’il subit tout ce qu’il a fallu lui faire subir pour qu’il ne meure pas, quand il sort des soins intensifs, autant vous dire que c’est loin d’être fini. Il est dans un état DÉPLORABLE. Mais il est VIVANT. Donc il va passer du temps en hospitalisation classique et en ambulatoire, il va devoir faire de la rééducation, il va lui falloir du temps et des soins. Et parfois, il gardera des séquelles.

    LE BUT DU JEU C’EST DE NE PAS ALLER EN RÉA . Vraiment.

    Et là du coup peut-être que vous comprenez pourquoi on vous dit que la surcharge hospitalière est un problème. Parce que là, on en arrive à ne pas accepter en soins intensifs des gens qui y auraient été éligibles en temps normal. On en arrive à renvoyer chez eux des gens qui auraient dû bénéficier de soins longs, comme une surveillance et une oxygénation en hôpital, ou de la rééducation. On renvoie des gens chez eux en SACHANT qu’ils auront des séquelles parfois À VIE parce qu’il n’y a personne pour les soigner.

    Mais toujours est-il qu’aujourd’hui, les patients covid grave ont plus de chance de sortir vivant de l’hôpital. On sait mieux les soigner. On a des protocoles – oui vous le connaissez bien ce mot 😏 – efficaces. Pas parfaits, loin s’en faut. Mais on a parcouru un sacré chemin depuis les tous débuts de la pandémie. On n’a toujours pas de traitement miracle, et c’est malheureusement assez récurrent pour les infections virales, mais on a des traitements. Et oui, le paracétamol en fait partie, évidemment, surtout dans les covid peu intenses à costauds.

    Parce que oui, le paracétamol est un excellent médicament, qui permet de lutter efficacement contre la fièvre et les douleurs. Or dans les symptômes principaux du covid non grave, on a la fièvre et les douleurs. Donc oui, on donne du putain de paracétamol.
    Sérieux, je croyais que c’était votre truc, les molécules éprouvées et bon marché ? Pourquoi vous gueulez « DOLIPRANE » comme ça dès qu’on parle de soins covid ? Faut arrêter maintenant...

    Comme je le disais, l’objectif c’est que les gens meurent moins et on a vu que ça, on arrive à peu près à le faire mais la meilleure solution, ça reste de ne pas faire de forme grave. Ou au moins qu’il y ait suffisamment peu de formes graves pour que le système de santé aie les moyens de s’en occuper correctement (ainsi que tous les autres patients, parce qu’il n’y a pas que le covid). Et pour ça, on a réussi à mettre au point une prophylaxie redoutablement efficace.

    Il existe un protocole préventif qui permet de drastiquement réduire les risques de décès, de considérablement réduire les risques de covid grave, de beaucoup réduire les risques de covid symptomatiques, de passablement réduite les risques de transmettre le covid et même de réduire les risques d’attraper le covid. Ça semble inespéré, pas vrai ?

    Malheureusement, même si ce produit est en réalité largement disponible et extrêmement bon marché, beaucoup de gens font beaucoup d’efforts pour vous convaincre de ne pas l’employer.

    Ça n’arrange pas leurs affaires, ça entre en conflit avec leurs intérêts, ça bouscule leur vision étriquée du monde. Alors ils mentent sans vergogne, pratiquent un lobbying intensif auprès des responsables politiques, dans les médias mainstream, sur les réseaux sociaux, dans la rue. Pourtant, ce protocole préventif existe et il est efficace.

    ÇA S’APPELLE UN VACCIN
    Vaccinez-vous.
    Et arrêtez de dire des bêtises pareilles, nom de dieu.

    Sans déconner, un vermifuge pour chevaux serait plus sûr qu’un vaccin ? Spoiler : non.
    On a vérifié.

    L’#IVERMECTINE NE FONCTIONNE PAS DANS LE COVID

    Donc les soins et le vaccin, on coche déjà toutes les cases. Mais malheureusement, ça ne suffit pas.

    Ben non, parce que – à l’heure où j’écris ces lignes et pour encore un moment malheureusement, j’en ai peur – les vaccins disponibles sont certes très efficaces pour vous éviter de mourir ou de faire une forme grave, mais ils ne sont pas super efficaces pour vous empêcher d’attraper le virus, de faire une forme asymptomatique, voire symptomatique mais pas trop grave, ou encore de transmettre la maladie si vous la chopez.

    Ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit : ils réduisent la contagiosité ET le risque d’infection. À des niveaux loin d’être négligeables et ce d’autant plus qu’ils se cumulent.

    Ben oui : X chances de tomber malade × Y chances de contaminer quelqu’un. Il faut être porteur pour être contagieux. Au minimum. Donc réduire X et Y, ça fait plus que se cumuler.

    Mais malheureusement, on reste quand même à des niveaux insuffisants pour espérer sortir de la pandémie avec juste les vaccins actuels. Il faut donc d’autres solutions. En plus.

    Et ça tombe bien, on en a.
    On sait depuis plus d’un an et demi comment le virus se propage.
    Et c’est dans l’air.
    #COVIDisAirborne
    Donc on renouvelle l’air.
    On aère, on ventile, on filtre si nécessaire.

    Mais sinon, à part ça ?
    Ben on porte un masque.

    Le virus est dans votre nez et vos poumons, globalement. Donc masque et masque SUR LE NEZ. Le problème, ce ne sont PAS les gouttelettes qui suivaient une trajectoire balistique.
    Nope.

    C’est l’air qui sort de vos poumons et votre nez, et celui qui entre dans votre nez et vos poumons.

    Il se comporte exactement comme la fumée de cigarette. Il sort et stagne, des heures si vous ne renouvelez pas l’air régulièrement.
    Donc masque chirurgical ou #FFP2 selon le niveau de monde, de proximité et de renouvellement de l’air. Et vaccination.

    C’est un tout, un ensemble. Un élément ne suffit pas.

    Bref.

    On peut s’en sortir. Collectivement. Parce que c’est une crise collective. Elle nous touche tous.

    Nous sommes tous responsables des décisions que nous prenons. Et nous pouvons choisir de prendre des décisions qui accéléreront la sortie de crise pour tout le monde, ou le contraire.

    Et il ne s’agit pas de sacrifier l’économie, ou la jeunesse, ou la liberté pour gratter quelques années de vie pour des vieillards. Ça, c’est un mensonge.

    Tous ensemble, on s’en sortira. Mais faire semblant qu’on en est déjà sorti n’aidera absolument personne, ni à court, ni à moyen, ni à long terme. Au contraire.

    Et essayer de convaincre le plus de gens possible que les solutions existantes n’en sont pas, que la pandémie n’existe pas, bref qu’il ne faut plus lutter, ce n’est pas juste de l’aveuglement ou de la lâcheté.
    C’est lutter activement pour contribuer à aggraver la situation.

    Si c’est votre cas, ayez conscience que vous n’êtes pas anti-mesures, pro-liberté, antivax ou anti-ce-vax. Vous êtes pro-covid.
    Et ça, c’est un peu dommage.

    Je suis le premier à dire que la plupart des gouvernements dans le monde ont géré – et gèrent encore – la situation d’une façon qui oscille entre « mouais » et « dude wtff ?! ».
    Et partant de là, c’est compliqué de faire confiance.

    Je suis le premier à dire que certains médias ont couvert – et couvrent encore – la pandémie d’une façon qui oscille entre « ah, il y a des petites erreurs factuelles, dommage » et « are you fouting my gueule ?!? ».
    Et là aussi, ça complique la relation de confiance.

    Je suis le premier à dire que les spécialistes ont communiqué – et communiquent encore – d’une façon qui oscille entre « wow, impressionnant travail de vulgarisation, factuel, clair et accessible » et « sinon, pourquoi il est pas zonzon déjà lui ? ».

    Et une fois encore, merde.

    Et je ne parle même pas de la #loi_de_Brandolini ou de l’efficacité du marketing des marchands de peur qui ont gagné beaucoup d’argent et de valorisation – voire d’adeptes – en vendant des consultations, des livres, des conférences, des goodies, des extracteurs de jus et autres...
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Loi_de_Brandolini

    Ni des politiciens de tous bords qui surfent comme toujours sur la vague sans le moindre scrupule – oh, on parle d’argent, de pouvoir, d’influence, de reconnaissance putain, on fait pas d’omelette sans casser des œufs, et là, quelle omelette mes amis !

    Alors oui, forcément, ça peut être compliqué de savoir qui ment, de savoir à qui faire confiance, surtout quand on n’y connaît pas grand-chose – voire carrément rien.
    Je comprends.
    Mais ça fait deux ans maintenant.
    (Et pour certains, bien plus)

    Qu’ils se trompent systématiquement, qu’ils sont rattrapés par leurs mensonges et leurs falsifications, encore et encore.

    Alors réfléchissez. Il n’y a pas de honte à s’être trompé et à s’en rendre compte. Ça fait un peu chier, ça écorne un peu l’ego. Mais c’est comme ça qu’on avance. Qu’on apprend. C’est honorable.
    Persévérer dans son erreur quand tout autour de nous nous hurle qu’on se trompe, ça n’est pas une preuve de courage ou d’intelligence.

    On va s’en sortir. Tous ensemble. On affronte le problème et on le résout. Même si c’est difficile.

    Source :
    https://threadreaderapp.com/thread/1483353969707700224.html
    https://twitter.com/DracoAlpestris/status/1483353969707700224

  • What happens to fascist architecture after fascism? - BBC Culture

    https://www.bbc.com/culture/article/20220117-what-happens-to-fascist-architecture-after-fascism

    Across Europe, many controversial monuments still remain. Alex Sakalis visits a small Italian town that has found a way to contextualise and defuse the architectural legacy of fascism.
    O

    On first appearances, Bolzano in the far north of Italy is just like any other alpine town. Nestled in a valley lined by steep green hills peppered with castles, barns and churches, and terraced with vineyards, the city is a whimsical snow globe of winding streets, pastel-coloured houses and Baroque taverns.

    #architecture #architecture_totalitaire #pouvoir

  • Deutschlands Kassenärzte wollen Impfpflicht nicht umsetzen
    https://www.berliner-zeitung.de/news/deutschlands-kassenaerzte-wollen-impfpflicht-nicht-umsetzen-li.2068

    Voici la position du président de l’association des médecins allemands homologués par les assurances maladie publiques par rapport à la vaccination covid obligatoire : Les médecins membres de son association, donc la quasi totalité des médecins indépendants d’Allemagne, n’imposeront pas cette obligation à leurs patients.

    C’est l’expression conséquente du statut social des médecins. Quand un représentant des demi-dieux en blouse blanche se prononce sur des mesures à prendre, l’état doit s’exécuter. Ce n’est pas le cas dans l’autre sens, l’état n’a rien à leur imposer. On ne cesse de le répéter du côté médecin afin d’écarter toute initiative qui risque d’enfreindre cette règle.

    Le pouvoir de décision sur nos corps et notre santé appartient d’abord aux médecins. QED.

    19.1.2022 - Andreas Gassen vertritt 100.000 Kassenärzte. Er sagt, eine Praxis sei „kein Ort, um staatliche Maßnahmen durchzusetzen“. Auch eine Beratungspflicht lehnt er ab.

    Im Streit um eine mögliche Impfpflicht hat Kassenärzte-Chef Andreas Gassen ein Machtwort gesprochen. Sollte die umstrittene Pflicht, sich gegen Corona impfen lassen zu müssen, tatsächlich kommen, werden die rund 100.000 niedergelassenen Kassenärzte sie wohl nicht umsetzen. „Wir werden unseren Ärzten nicht zumuten, eine Impfpflicht gegen den Willen der Patienten zu exekutieren“, sagte Gassen der Bild-Zeitung. Der Ärzte-Chef sagte weiter, eine Praxis lebe vom Vertrauen zwischen Arzt und Patient. Die Praxen seien „kein Ort, um staatliche Maßnahmen durchzusetzen“.

    Sollte die Impfpflicht kommen und die Kassenärzte bei ihrem Boykott bleiben, müssten Ungeimpfte die Spritze entweder bei den etwa 2500 Ärzten im Öffentlichen Gesundheitsdienst oder in den Impfzentren bekommen. In der derzeit teils heftig geführten Diskussion um eine mögliche Impfpflicht wird zudem über eine Beratungspflicht für Ungeimpfte gestritten. Eine solche Beratungspflicht wurde zuletzt von NRW-Gesundheitsminister Karl-Josef Laumann gefordert.
    „Wann hören wir auf, Maske zu tragen?“

    Deutschlands Kassenärzte lehnen diese Forderung ebenfalls ab. Der Vize-Chef der Kassenärztlichen Bundesvereinigung (KBV), Stefan Hofmeister, sagte dazu, die Entscheidung für oder gegen eine Impfpflicht sei „eine politische. Wenn die Bundesregierung diese beschließen will, muss sie sich auch um die Umsetzung kümmern.“

    Zuvor hatte die KBV eine Impfpflicht-Diskussion von Bundespräsident Frank-Walter Steinmeier mit Bürgern heftig kritisiert. Steinmeier hatte über das Für und Wider einer allgemeinen Corona-Impfpflicht diskutiert. An der Veranstaltung nahmen zwei Impfskeptiker, Wissenschaftler, ein Lehrer und eine Krankenschwester teil. „Dass der Bundespräsident zum Dialog lädt und die Ärzte nicht dabei hat, war clownesker Höhepunkt der Debatte“, sagte Hofmeister der Ärzte Zeitung.

    KBV-Chef Andreas Gassen kritisierte: „Wie kann man denn so eine Impfpflichtdiskussion führen? Das Beispiel zeigt, wie ignorant die Politik manchmal unterwegs ist.“

    Stellvertreter Hofmeister fordert unterdessen, eine ganz andere Diskussion zu führen. Hofmeister: „Ich will endlich von Verantwortlichen hören, ab welchen Parametern wir die Corona-Maßnahmen zurückfahren. Ab welcher Impfquote hören wir denn auf, Maske zu tragen?“

    #coronavirus #médecins #Allemagne #santé

  • Covid-19 EN DIRECT : Records de contaminations au Brésil et en Allemagne...
    https://www.20minutes.fr/sante/3219427-20220119-covid-19-direct-records-contaminations-bresil-allemagne

    Le Brésil a enregistré un nouveau record de contaminations par le Covid-19 en 24 heures, avec 137.103 cas, un record absolu. L’Allemagne a de son côté recensé 112.323 cas supplémentaires ainsi que 239 décès au cours de la journée écoulée, a précisé l’institut de veille sanitaire Robert Koch.

    Ah... C’est pas l’été au Brésil ? Le virus ne devrait pas être moins virulent en été ? C’est quoi encore ce bazar ? Il en pense quoi Blachier ?

  • Procédure | #Auditions : une mauvaise #traduction et la vie d’un demandeur d’asile peut basculer

    En Suisse les problèmes de traduction durant les auditions d’asile sont récurrents. Plusieurs affaires sont actuellement examinées par les instances d’asile suisses, dont une par le Comité des Nations Unies contre la torture (CAT). Dans une lettre adressée fin janvier à Monsieur Mario Gattiker, Secrétaire d’État aux migrations (SEM), soixante-six experts en droit d’asile, dont des juristes, avocats et professeurs de droit, ont demandé l’instauration de l’enregistrement audio des auditions d’asile et l’organisation d’une formation standard pour les interprètes. Plusieurs pays en Europe ont déjà mis en place ce système. En l’adoptant, la Suisse améliorera la qualité de la procédure et contribuera à l’harmonisation nécessaire du droit d’asile en Europe. Mais le SEM temporise et assure qu’il est un des meilleurs dans le domaine.

    Ce sujet n’est pas nouveau. En juillet 2017, l’Organisation suisse d’aide aux réfugiés (OSAR) alertait les autorités sur le besoin d’interprètes qualifiés dans la mise en place de la nouvelle procédure accélérée[1]. Pour illustrer son propos, l’OSAR revenait sur une audition impliquant un requérant d’asile afghan parlant le dari et un interprète iranien parlant le farsi qui en plus ne maîtrisait pas bien l’allemand. Durant l’audition, la spécialiste du SEM expliquait qu’aucun interprète en dari n’avait pu être trouvé et que le farsi était suffisamment compréhensible pour l’intéressé.

    Depuis, rien n’a été fait. Au contraire, la Suisse a pris du retard sur ses voisins alors que la procédure accélérée exige des interprètes compétents et fiables. Il y a eu des problèmes de traduction lors d’auditions impliquant des requérants iraniens, afghans, yézidis, érythréens et kurdes. Les interprètes sont mal formés, mal évalués, mal aiguillés et bien souvent mal surveillés. Les apartés durant les auditions et les contacts durant les pauses sont formellement interdits et pourtant fréquents. Il n’est donc pas rare que des tensions entre requérants d’asile et interprètes infectent le cours d’une audition qui continue alors qu’elle devrait être interrompue séance tenante.

    C’est grave. Les auditions sont parmi les heures les plus importantes dans la vie d’un demandeur d’asile. Elles déterminent l’une des trois issues possibles : le statut de réfugié, l’admission provisoire ou le renvoi. En général le SEM justifie une décision négative sur des incohérences, des contradictions, des propos invraisemblables ou stéréotypés tout en niant les problèmes de traduction même lorsqu’ils figurent au procès-verbal.

    Le Tribunal administratif fédéral (TAF) est régulièrement appelé à se prononcer sur ce problème. Dans un arrêt du 17 février 2020, il précise qu’une mauvaise traduction conduit à un établissement incomplet, voire inexact de l’état de fait, viole gravement le droit d’être entendu du recourant et doit conduire à l’annulation de la décision du SEM[2].

    Questionné à ce sujet, le SEM a répondu que les interprètes ne peuvent « influencer selon leur bon vouloir les résultats d’auditions et de procédure d’asile » parce qu’ils sont soumis à des règles de travail, parce que leur recrutement résulte d’une procédure par étape qu’il estime satisfaisante et enfin parce que le « système d’assurance-qualité » mis en place pour les interprètes fonctionne. Ce système aurait permis le licenciement de plusieurs interprètes « en raison de soupçons de partialité ». Néanmoins, les bavures existent et sur le fond, le SEM s’est dit ouvert à l’enregistrement audio des auditions d’asile.

    Cela est une bonne chose, car les soupçons de partialité arrivent souvent trop tard. En pratique, ni les auditeurs, ni les représentants juridiques, ni les requérants d’asile ne sont capables de constater les omissions délibérées ou les erreurs des interprètes à moins de maîtriser à la fois la langue d’origine de la personne auditionnée et la langue dans laquelle l’audition est menée.

    Par ailleurs, aucune disposition dans la Loi sur l’asile (article 29 LAsi – RS 142.31) ou dans l’Ordonnance 1 sur l’asile relative à la procédure (article 19 OA1 – RS142.311) ne s’y oppose. Une modification de pratique est donc possible au moyen d’une directive.

    Enfin, plusieurs pays européens ont déjà mis en place l’enregistrement audio des auditions d’asile. C’est le cas de la France, la Grande-Bretagne, l’Allemagne, la Finlande, la Suède, la Pologne, la Slovénie et Malte. D’autres pays comme l’Italie, Chypre et les Pays-Bas sont en voie de suivre leurs voisins.

    [1] Entrée en vigueur le 1er mars 2019.
    [2] Tribunal administratif fédéral (TAF) : arrêt D-6877/2019 du 17 février 2020. Le droit d’être entendu est compris comme l’un des aspects de la notion générale de procès équitable au sens de l’art. 29 de la Constitution fédérale (cf. ATF 2013/23 consid. 6.1.1).

    –-

    Dans sa réponse datée du 20 mars 2020, #Mario_Gattiker cherche à rassurer les signataires de la lettre que la qualité de la traduction est une grande préoccupation et qu’à cet égard « le SEM est un des pays-leader dans ce domaine »… Concernant la possibilité d’introduire l’enregistrement audio des auditions d’asile le #SEM déclare ce qui suit :

    « Dans le cadre de la mise en œuvre de la nouvelle loi sur l’asile, le SEM examine attentivement les différents moyens, notamment techniques, d’optimiser le processus. Nos premières évaluations ont révélé que l’enregistrement audio des auditions impliquerait de régler de nombreux points techniques et organisationnels en partie complexes. À cet égard, la formulation d’une directive ne saurait être suffisante au vu des différents aspects juridiques dont il faut tenir compte. Le SEM se doit de considérer l’ensemble de ces éléments avant d’envisager une telle introduction. »

    Une façon de temporiser. Pourtant le SEM ne voit aucun problème à mettre en place la saisie des téléphones portables des demandeurs d’asile*, qui soulève des problèmes techniques et organisationnels tout aussi conséquents, voire davantage puisque se pose la question épineuse de la protection des données personnelles, cette réponse renvoie les signataires aux calendes grecques. Peut-être faudrait-il que d’autres, à Berne, se saisissent de la question.

    * Fouiller les téléphones portables des demandeurs d’asile ? Contestable, inefficace et forcément coûteux (https://asile.ch/2020/02/27/saisie-des-telephones-portables-un-avant-projet-de-loi-contestable), asile.ch, 27 février 2020

    https://asile.ch/2020/05/08/procedure-auditions-une-mauvaise-traduction-et-la-vie-dun-demandeur-dasile-peu

    #audition #asile #migrations #réfugiés #interprètes #Suisse

    Lire aussi
    – Asile : les superpouvoirs des interprètes, Le temps des réfugiés (Le Temps), 16 mai 2019 : https://blogs.letemps.ch/jasmine-caye/2019/05/16/asile-les-superpouvoirs-des-interpretes
    – Le sort de la famille Ahmed présenté sur Forum (RTS), Le temps des réfugiés (Le Temps), 13 juin 2019 : https://blogs.letemps.ch/jasmine-caye/2019/06/13/le-sort-de-la-famille-ahmed-presente-sur-forum-rts
    – Plusieurs États européens procèdent déjà à l’enregistrement audio des auditions d’asile. Pourquoi pas la Suisse ?, Le temps des réfugiés (Le Temps), 4 octobre 2019 : https://blogs.letemps.ch/jasmine-caye/2019/10/04/plusieurs-etats-europeens-procedent-deja-a-lenregistrement-audio-des-a

  • La Compil’ de la Semaine
    https://www.les-crises.fr/la-compil-de-la-semaine-38

    Chaque semaine, nous vous proposons notre Compil’ de la Semaine : une sélection de dessins de presse à la fois drôles et incisifs, ainsi que des vidéos d’analyse participant à l’indispensable travail d’auto-défense intellectuelle. Bonne lecture et bon visionnage à toutes et à tous ! Dessins de Presse Vidéos Blast : LE RAPPORT LE PLUS […]

    #Miscellanées #Compil_de_la_Semaine #Miscellanées,_Compil_de_la_Semaine

  • Compter, gérer, exploiter (avec Matthieu Amiech) - Floraisons
    https://floraisons.blog/compter-gerer-exploiter

    Compter, gérer, exploiter, ainsi va la mégamachine bureaucratique.

    Pourquoi résister à l’informatisation du monde ? Comment l’économie règne aujourd’hui sur nos vies ? Pourquoi les écologistes doivent critiquer radicalement la technologie et la société industrielle de masse ? Comment s’en défaire ?

    Ce sont les questions que nous sommes allés poser à Matthieu Amiech, une des plumes de Marcuse, le groupe qui a signé le livre La Liberté dans le coma en 2013. Il participe également aux éditions La lenteur et au groupe Écran total. On a déjà pu écouter Matthieu dans le podcast Contre le totalitarisme numérique.

    https://d3ctxlq1ktw2nl.cloudfront.net/staging/2021-9-16/98c6fec3-84b6-a59c-827e-ab727774fc1d.mp3

    #Matthieu_Amiech #interview #audio #podcast #floraisons #critique_techno #gestion #informatique #informatisation #internet #technocratie #anti-industriel #écologie #Groupe_Marcuse #Éditions_La_lenteur

  • La dernière année où ce que j’habitais la région parisienne, je m’étais finalement décidé à investir dans une grosse doudoune intégralement doublée en plumes de bébé phoque. Le genre que s’ils décidaient de tourner un troisième remake de The Thing, cette fois je pourrais bien me porter volontaire. Genre : d’octobre à mars, cette doudoune était devenue la meilleure décision de toute ma vie.

    Et puis on a décidé d’émigrer sur Montpellier. La nouvelle meilleure décision de toute ma vie. Et pour le coup, la doudoune en peau de burnes de yak, c’était devenu un truc qui encombrait un placard, comme un souvenir un peu gênant d’une époque révolue. Parce qu’à Montpellier, il ne fait jamais froid (comme tu sais).

    Sauf que quatre ans plus tard, à Montpellier, finalement on finit par s’habituer, et la grosse doudoune en poils de dodo de Maurice, elle redevient indispensable à la survie de l’Homme moderne à la mi-janvier. Parce que la petite bière en terrasse, d’accord, mais faudrait voir à pas se faire amputer les arpions parce qu’on a pris un coup de froid. Faut pas déconner avec ça : ici, l’hiver, il arrive que la température descende en dessous de 15 degrés.

    Donc me voilà avec ma doudoune doublée d’hermine, mon écharpe en laine d’alpaga et mon bonnet en cachemire, paré pour l’arrivée de la banquise à Palavas-les-flots, je m’installe dans le tramway, et là, sans déconner, le jeune type à côté de moi, en train de bouquiner un gros livre, parfaitement à l’aise, l’air de rien, il se pavane carrément en t-shirt à manches courtes.

    En t-shirt à manches courtes. Mi-janvier à Montpellier.

    (Nan mais c’est quoi ce petit merdeux d’étudiant parigot qui nous prend de haut ?)

    Je suis à deux doigts de prendre ma carte d’abonnement à ràdio Lenga d’Òc, sus aux envahisseurs nordiques, sauvons nos traditions de le Sud ! Et défendons chèrement nos valeurs qui sont autant languedociennes qu’elles sont immémoriales ! Nan mais.

    • C’est tous les jours que je vois des gars en tee shirt (il fait entre 4° et 9° la journée) ou et short, des nanas en jupes légères avec des collants archi fins, des chaussés avec ces petits trucs qui dépassent pas la pompe qui dévoilent la cheville jusqu’au fut 7/8eme. J’ai froid à les voir (c’est les neurones miroirs ou quoi ?). Eux ils sont pépouzes comme un bébé du grand nord à poil dans son igloo.

    • Et l’été, hein, avec le réchauffement climatique, comment ils vont faire, hein ? Alors c’est ça, tout le monde en crop top et on fait crever Finkielkaut. C’est ça leur idée de la solidarité entre le générations ?

      Pfff. Ces jeunes…

  • The oldest known human-bred hybrid is part donkey, part wild ass | Science News
    https://www.sciencenews.org/article/kunga-donkey-wild-ass-hybrid-biology

    From mules to ligers, the list of human-made hybrid animals is long. And, it turns out, ancient.

    Meet the kunga, the earliest known hybrid animal bred by people. The ancient equine from Syro-Mesopotamia existed around 4,500 years ago and was a cross between a donkey and a hemippe, a type of Asiatic wild ass, researchers report January 14 in Science Advances.

    Horses didn’t appear in this region of Asia until 4,000 years ago, centuries after their domestication in Russia (SN: 10/20/21). But dozens of equine skeletons were excavated in the early 2000s from a royal burial complex dating back to 2600 B.C. at Umm el-Marra in northern Syria. The animals, whose physical features didn’t match any known equine species, appear to be “kungas” — horselike animals seen in artwork and referenced in clay tablets predating horses by centuries.

    “They were highly valued, very expensive,” says paleogeneticist Eva-Maria Geigl of Institut Jacques Monod in Paris.

    Geigl and her colleagues analyzed a kunga’s genome, or genetic instruction book, and compared it with those of horses, donkeys and Asiatic wild asses, including the hemippe (Equus hemionus hemippus), which has been extinct since 1929. The kunga’s mother was a donkey and its father a hemippe, making it the oldest evidence of humans creating hybrid animals. A mule from 1000 B.C. in Anatolia reported by the same research group in 2020 is the next oldest hybrid.

    Geigl thinks kungas were created for warfare, as they could pull wagons. Coaxing donkeys into dangerous situations is hard, she says, and no Asiatic wild ass can be tamed. But a hybrid might have had the characteristics people sought.

    Coauthor E. Andrew Bennett, a paleogeneticist now at the Chinese Academy of Sciences in Beijing, likens kungas to “bioengineered war machines.” But with the riddle of how kungas were made being solved a century after the last hemippe perished, “it’s impossible to make these animals again.”

  • Lettre ouverte à Jean-Michel Blanquer en 31 points
    https://blogs.mediapart.fr/samy-johsua/blog/150122/lettre-ouverte-jean-michel-blanquer-en-31-points

    Le vendredi 14 janvier 2022, vous avez déclaré « je ne suis pas parfait, je fais des erreurs… ». La liste des erreurs est longue. Une lettre d’une professeur de Lycée Pro, qui décline la longue liste des excuses qui serait nécessaire à Blanquer, bien plus que ce que le mouvement des derniers jours lui a arraché du bout des lèvres.

    Monsieur, le vendredi 14 janvier 2022, vous avez déclaré « je ne suis pas parfait, je fais des erreurs… ». En tant que triple vaccinée, et donc faisant encore partie des citoyen.nes selon votre président, mais contaminée en milieu professionnel et donc amplifiant le taux d’absentéisme selon vos critères, je note une volonté communicationnelle de contrition. Je profite donc de ces quelques heures de bon sens pour vous dresser la liste de vos erreurs.

    Pour avoir sous-estimé l’épuisement des personnels avant même l’épidémie, lors du suicide de notre collègue directrice d’école Christine RENON, je vous demande de vous excuser.

    Pour avoir accusé les grévistes qui alertaient sur nos conditions de travail, « d’instrumentaliser » le suicide professionnel de notre collègue Christine RENON, je vous demande de vous excuser.

    Pour avoir fait une réforme du bac, qui a mis nos élèves dans une situation de stress continu, je vous demande de vous excuser.

    Pour, de ce fait, avoir plongé les enseignant.es dans un état de stress permanent et dans une surcharge de travail sans précédent, je vous demande de vous excuser.

    Pour avoir créé cette folie de « Parcoursup », dont toutes celles et ceux qui l’ont pratiqué savent que c’est un outil de consolidation des injustices sociales et scolaires, je vous demande de vous excuser.

    Pour avoir fait une réforme de l’enseignement professionnel catastrophique, réduisant les heures de Français et Histoire/ Géographie à 2.5 heures en Terminale, je vous demande de vous excuser.

    Pour avoir soutenu une réforme des retraites qui réduisait nos pensions et envisageait de nous faire travailler au-delà de 65 ans, je vous demande de vous excuser.

    Pour avoir soutenu une politique de répression violente contre les lycéens qui défendaient leur bac, je vous demande de vous excuser.

    Pour vous être rangé du côté des policiers qui ont laissé des enfants de Mantes-la-Jolie à genoux et mains dans le dos quatre heures durant, je vous demande de vous excuser.

    Pour avoir organisé des réformes, sans jamais vous soucier du terrain, je vous demande de vous excuser.

    Pour avoir rendu depuis deux ans de l’argent à Bercy, alors que l’Ecole de la République est exsangue, je vous demande de vous excuser.

    Pour avoir annoncé qu’il n’y aurait pas de fermeture des écoles la veille de l’annonce de la fermeture des écoles, je vous demande de vous excuser.

    Pour avoir laissé les familles de nos élèves des quartiers populaires dans une situation sociale catastrophique durant le premier confinement et sans interlocuteurs à qui s’adresser, et pour votre inaction actuelle, je vous demande de vous excuser.

    Pour avoir expliqué que des enfants souffraient des violences intrafamiliales et du choc psychologique durant les confinements, et cependant, les avoir fait reprendre sans soutien psychologique, sans cellule de crise et surtout sans renforcement des services sociaux ou de santé scolaire, je vous demande de vous excuser.

    Pour nous avoir fourni des masques dangereux d’abord, puis inefficaces ensuite, je vous demande de vous excuser.

    Pour avoir dit que l’école était le lieu le plus sûr, sans jamais relancer un service de médecine du travail à la hauteur ni améliorer le service de santé scolaire, je vous demande de vous excuser.

    Pour avoir jeté l’opprobre sur les salles de profs « gangrénées par les islamo-gauchistes », alors que nous commémorions la mort de notre collègue Samuel PATY, je vous demande de vous excuser.

    Pour avoir laissé croire que nous pouvions gérer le distanciel, le présentiel, alors que nos services étaient « hackés par une cyber-attaque d’ordre mondial », je vous demande de vous excuser.

    Pour avoir fait comme si tout était normal sans jamais mesurer les impacts de cette pandémie mondiale sur notre jeunesse ou sur les personnels administratifs, de vie scolaire, enseignants, agents, etc., je vous demande de vous excuser.

    Pour avoir sous-entendu que nous étions une profession absentéiste, alors que nous nous échinons jour après jour à maintenir debout un service d’éducation à genou, je vous demande de vous excuser.

    Pour avoir jeté le discrédit sur les organisations syndicales qui vous alertaient, tout en finançant dans le même temps, aux frais du ministère, les petites fêtes de votre syndicat lycéen maison, je vous demande de vous excuser.
    Pour avoir annoncé une cinquantaine de protocoles sanitaires, dont dix-neuf depuis deux mois, dans la presse plutôt qu’à vos services, je vous demande de vous excuser.

    Pour avoir saboté mon cours d’enseignement civique, avec vos affiches sur la laïcité, annonçant que la laïcité c’est de « rire aux mêmes blagues » ou de « lire les mêmes livres », alors que c’est exactement l’inverse, je vous demande de vous excuser.

    Pour avoir obligé les familles à jongler depuis trois semaines avec les tests et protocoles, jouant les usagers contre les personnels, je vous demande de vous excuser.

    Pour avoir réduit le nombre de postes d’enseignants et d’AED dans mon établissement (et dans tous les établissements d’ailleurs), alors que le nombre d’élèves augmentait, je vous demande de vous excuser.

    Pour avoir été dans un colloque sur les soi-disant dangers du séparatisme, afin de vous pavaner au milieu de vos courtisans, alors que les parents faisaient la queue dans les pharmacies, se retrouvaient avec leurs enfants sur les bras, sans possibilité de déposer des congés « garde d’enfants » et que je faisais cours à des élèves malades, je vous demande de vous excuser.

    Pour avoir laissé dans une situation catastrophique la question de l’enseignement des élèves en situation de handicap. Abandonnant les enseignant.es et les accompagnant.es, ainsi que les familles et leurs enfants à des comptes d’apothicaires, se répartissant les aides à la demi-heure, je vous demande de vous excuser.

    Pour avoir parlé de « tenue républicaine » pour nos lycéennes, je vous demande de vous excuser.

    Pour avoir laissé penser à l’opinion publique que vous étiez la fermeté et la rigueur alors que nous étions de dangereux fainéants plaintifs qui devions signer une charte de la confiance, je vous demande de vous excuser.

    Pour avoir mis en doute notre attachement aux valeurs républicaines, je vous demande de vous excuser.

    Pour avoir continué à geler le point d’indice, nous laissant avec des salaires parmi les plus bas de l’OCDE mais malgré tout un peu meilleurs que ceux de nos collègues contractuel.les, je vous demande de vous excuser.

    Pour tergiverser encore et encore sur la fourniture de masques chirurgicaux, masques FFP2 en nombre, capteurs de CO2, purificateurs d’air mais aussi sur les allègements de programmes ou le report des épreuves de spécialité en bac, je vous demande de vous excuser.

    Pour poursuivre imperturbablement votre entreprise de casse du service public de l’éducation, quand tout démontre qu’il faudrait au contraire le développer et le renforcer, je vous demande de vous excuser.

    Aujourd’hui, on vous reproche dans les médias « le ton et la méthode », mais la liste est trop longue des faits concrets que les personnels vous reprochent. Les excuses, comme les applaudissements des soignant.es, ne permettent ni de payer les factures, ni de remettre sur pieds un vrai service public d’éducation. Mais je doute que vous ayez été nommé pour cela. Et puisqu’il est de bon ton d’utiliser des gros mots, je pense qu’il est temps « d’arrêter de nous emmerder ».

    Cordialement.

  • Manifeste conspirationnniste, pub : Vaccins, « Great Reset »... Julien Coupat et le Seuil légitiment le complotisme d’extrême gauche - L’Express
    https://www.lexpress.fr/actualite/idees-et-debats/vaccins-great-reset-quand-julien-coupat-et-le-seuil-legitiment-le-complotis

    Une couverture noire, un titre choc, un éditeur prestigieux, une quatrième de couverture dont la grandiloquence prête à sourire ("Nous vaincrons parce que nous sommes plus profonds"), mais des auteurs masqués. Défendant une vision complotiste qui se veut de gauche, le Manifeste conspirationniste doit paraître le 21 janvier aux éditions du Seuil. 

    « Nous sommes conspirationnistes, comme tous les gens sensés désormais. Depuis deux ans que l’on nous balade et que nous nous renseignons, nous avons tout le recul nécessaire pour départager ’le vrai du faux’. Les ridicules autoattestations que l’on a prétendu nous faire remplir avaient bel et bien pour but de nous faire consentir à notre propre enfermement et de faire de nous nos propres geôliers. Leurs concepteurs s’en félicitent à présent. La mise en scène d’une meurtrière pandémie mondiale, ’pire que la grippe espagnole de 1918’, était bien une mise en scène » peut-on lire en préambule. Quelques lignes après : « L’acharnement furieux à balayer tout traitement qui n’impliquerait pas d’expérimenter des biotechnologies sur des populations entières, réduites à l’état de cobaye, avait quelque chose de suspect. Une campagne de vaccination organisée par le cabinet McKinsey et un ’pass sanitaire’ plus loin, la brutalisation du débat public prend tout son sens. C’est sans doute la première épidémie mortelle dont il faut convaincre les gens qu’elle existe. » Les 5,5 millions officiellement morts du Covid (selon l’Organisation mondiale de la santé, le bilan pourrait être deux ou trois fois plus élevé) ? Une manipulation statistique destinée à accélérer l’agenda néolibéral, si l’on croit cet ouvrage. 

    Le texte recycle des éléments qui font fureur dans la complosphère. En 2019, le Centre Johns Hopkins, financé par la Fondation Bill et Melinda Gates ou le Forum économique de Davos, a organisé l’Event 201, un exercice de simulation d’une pandémie de coronavirus. Ce serait là une des « preuves » que l’élite avait bien planifié cette crise sanitaire. Selon les auteurs, le timing de la pandémie ne devrait d’ailleurs rien au hasard. Au vu des mouvements sociaux de 2019 à Hongkong, au Liban, en Catalogne, en Chili ou en Colombie, les « puissances organisées » ayant « intérêt au maintien de l’ordre mondial » auraient voulu « siffler la fin de la récréation ». Et pour littéralement confiner les populations, rien de mieux donc que de créer la frayeur à travers un coronavirus. 

    "Les vaccins dominants sont plus néfastes que le virus"

    Sans surprise, la prouesse scientifique des vaccins à ARN ne trouve pas plus grâce aux yeux des auteurs du Manifeste conspirationniste : « La campagne mondiale de vaccination générale ne correspond à aucune rationalité médicale. Les ’vaccins’ dominants sont plus néfastes que le virus pour la plupart des gens, et n’immunisent pas contre la maladie en tant que telle. Ils favorisent même l’éclosion de variants plus virulents. Bref : ils ne satisfont que la passion d’expérimenter de nouveaux joujoux à l’échelle du globe, et la rapacité de ceux qui les vendent » assurent-ils. Rappelons tout de même que c’est la circulation du virus qui favorise l’émergence de nouveaux variants. Les vaccins, même s’ils sont bien moins efficaces contre Omicron, limitent les contaminations et donc les chances de se répliquer du virus. Leur protection contre les formes sévères de Covid reste, elle, conséquente. 
    Le livre reproche notamment à la France d’avoir masqué les effets des vaccins sur les troubles menstruels. Or, selon une récente étude publiée dans la revue Obstetrics & Gynecology, juste après avoir reçu un vaccin contre le Covid-19, le cycle menstruel est rallongé de moins d’une journée en moyenne, un effet non-grave et qui apparaît comme temporaire.

    #paywall ou #datawal express au choix... si vous avez accès aux élucubrations anti-gauchistes du journal...

    "Le conspirationnisme procède de l’anxiété de l’individu impuissant confronté à l’appareil gigantesque de la société technologique et un cours historique inintelligible. Il ne sert donc à rien de balayer le conspirationnisme comme faux, grotesque ou blâmable ; il faut s’adresser à l’anxiété d’où il sourd en produisant de l’intelligibilité historique et indiquer la voie d’une sortie de l’impuissance.
    On peut bien s’épuiser à tenter d’expliquer aux « pauvres en esprit » pourquoi ils se trompent, pourquoi les choses sont compliquées, pourquoi il est immoral de penser ceci ou cela, bref : à les évangéliser encore et toujours. Les médias peuvent bien éructer d’anathèmes. C’est le plus généralement sans effet, et parfois contre-productif.

    La vérité est qu’il y a dans le conspirationnisme une recherche éperdue de vérité, un refus de continuer à vivre en esclave travaillant et consommant aveuglément, un désir de trouver un plan commun en sécession avec l’ordre existant, un sentiment inné des machinations à l’œuvre, une sensibilité au sort que cette société réserve à l’enfance, au caractère proprement diabolique du pouvoir et de l’accumulation de richesse, mais surtout un réveil politique qu’il serait suicidaire de laisser à l’extrême-droite."

    http://www.fr.fnac.ch/a16372086/Anonyme-Manifeste-conspirationniste

    on peut s’attendre à des choses... diverses depuis ce recyclage esthétisant du "conspirer c’est respirer ensemble", de 1977 (Radio Alice, Bologne)

    #conspirationniste

  • Chercher les oiseaux, suspendre le temps
    https://onpk.net/index.php/2022/01/18/833-chercher-les-oiseaux-suspendre-le-temps

    La grande repère qu’il n’y a personne au bois à cette heure-ci : les travailleurs travaillent, les écoliers écolent. Nous volons un peu de temps tous les trois...

    À la maison, il est temps d’expérimenter les paysages, les arbres et les oiseaux récoltés plus tôt avec une gamme...

    #Quarantaine_2022

  • Ep.02 | Le MONDE, Macron agent double
    https://www.youtube.com/watch?v=3mnmNsjGVWw


    Off Investigation - 18 janv. 2022

    Episode 02, « Le Monde : Macron agent double »
    🔎 Synopsis :
    En 2010, pour sauver leur journal en quasi-faillite, les journalistes du Monde se font conseiller par un jeune banquier d’affaire en poste chez Rothschild. Emmanuel Macron prétend offrir ses services "gratuitement" au motif que la cause de l’indépendance des médias l’intéresse. Mais bientôt le doute s’installe... Pourquoi un jeune loup travaillerait-il bénévolement ?

  • In Focus : Steely Dan 13th January 2022 | Listen on NTS
    https://www.nts.live/shows/in-focus/episodes/steely-dan-13th-january-2021

    Steely Dan are beloved for being a rock band that is the antithesis of what a rock band should supposedly be. Forgoing the usual path of endless touring and explosive live performance, the core duo of Donald Fagen and Walter Becker focussed their energies in the studio. Over the years, they headhunted a rotating cast of incredible session musicians to execute their lofty and intricate musical projects, indebted to jazz as much as it was to the traditional rock canon. The music soundtracked Fagen’s tales of modern malaise, laced with arch humour - a key facet of their now cult status.

    c’est pas le moment d’écouter #steely_dan ?

  • #conjoncture_covid mardi 18 janvier 2022

    résultats contrastés sur les 3 séries :
    hospitalisations, plutôt constantes 3509 (référence extrapolée 3599)
    admissions en réanimation, à la baisse 367 (référence 420)
    décès total, à la hausse 375 (référence 328)

    • observé vs référence

    • séries corrigées des variations hebdomadaires (cvh)

  • Après avoir suspendu les soignants non vaccinés, « on force les collègues positifs à venir travailler »

    Au CHU d’Angers, les suspensions ont concerné 50 personnes, nous dit la responsable FO : « Des aides-soignantes, infirmières, ouvriers, administratifs… » Au centre hospitalier d’Arras, dans le Pas-de-Calais, c’est « moins de dix, assure Christine Barbier, secrétaire syndicale FO. Chez nous, la vaccination a vraiment bien marché. Après, même pour dix personnes, ces départs, c’est toujours difficile. Nous les avons accompagnées pour qu’elle ne se retrouvent pas seules face à la direction. » Au CHU de Lyon, c’est, selon les derniers chiffres, « 1 % des personnels, soit environ 100 à 150 personnes qui ont été suspendues pour non-vaccination, précise Éric Moglioni, secrétaire adjoint de la fédération Sud-Santé-Sociaux du Rhône. Ce ne sont pas forcément des soignants. Ça se répartit sur toutes les catégories de personnels. Nous avons réclamé que les gens non vaccinés ne soient pas suspendus, mais cela n’a pas eu d’effet. »

    Partout, les syndicats se sont retrouvés dans une une position compliquée. « Nous étions contre les suspensions et contre l’obligation vaccinale du personnel, mais nous sommes pour la vaccination la plus large possible, qui est pour nous un des moyens principaux de sortir de cette crise sanitaire, précise Éric Mogliani. C’est une position un peu sur la crête, on a eu des reproches des deux côtés. » « C’est une situation inédite. On élabore des stratégies auxquelles nous n’avions jamais eu à réfléchir auparavant, dit son collègue du syndicat Sud de La Rochelle, Christophe Geffré. De notre côté, nous sommes partis du principe que la suspension des personnels #non-vacciné s, c’est une connerie qui nuit à tout le monde. C’est vrai qu’il y a des antivax parmi les collègues suspendus. Mais nous avons tous un objectif commun : la lutte sociale, pour de meilleures conditions de travail, au service de la population. »

    Sud a aidé les hospitaliers suspendus de Niort et La Rochelle à avoir le droit de travailler ailleurs. « Ce n’était pas gagné, car la position du suspendu, c’est d’être toujours affecté à la fonction publique hospitalière, mais sans salaire », précise Christophe Geffré. Résultat : les agents se sont retrouvés « dans une attente et une misère pas possible. La direction avait d’abord refusé de leur accorder une disponibilité. Nous avons finalement obtenu que toutes et tous aient un papier qui leur permette officiellement de travailler hors de l’hôpital. Il s’agit d’une disponibilité d’un an, renouvelable jusqu’à trois ans. Certaines font maintenant du secrétariat, de la couture, travaillent à l’usine… Et ceux qui ne sont pas vaccinés mais qui ont été contaminés entre-temps ont ensuite le droit de travailler pendant six mois. »

    Les soignants suspendus de Niort et La Rochelle n’ont pas souhaité nous parler. À Lyon, un « Collectif des soignant résistants » a bien voulu nous répondre, par mail. « Les agents hospitaliers suspendus, soignants et non-soignants, ont encaissé le choc en ordre dispersé : une minorité a abdiqué, c’est-à-dire, ont accepté contre leur gré la vaccination forcée, d’autres, dépités du manque de solidarité de leur anciens collègues, se sont mis en disponibilité ou cherchent à se reconvertir dans d’autres domaines. D’autres encore ont eu la chance de choper le Covid et ont été temporairement réintégrés. Certains refusent la troisième dose et sont prêts à arrêter leur activité », nous a écrit le collectif.

    Les suspensions suscitent aujourd’hui d’autant plus d’incompréhension que pour faire face au manque de personnel dans les hôpitaux, les dernières consignes données aux hospitaliers sont de venir travailler même en étant positifs au Covid , « sauf s’ils toussent », précise Sylvain Bihel, infirmier en psychiatrie et secrétaire adjoint FO à l’#hôpital de Laval. Les urgences de Laval ont fermé plusieurs nuits en décembre et janvier faute de personnels en nombre suffisant. Partout dans le pays, des services hospitaliers ferment ou suppriment des lits cet hiver par manque de soignants disponibles pour être au chevet des patients.

    https://basta.media/Soignants-non-vaccines-suspendus-manque-de-personnel-suppression-de-lits-ho

    S’ils fallait encore une preuve que cette gestion de crise n’a rien de sanitaire...

    #covid-19 #consentement