• « Face à la fragmentation de la mondialisation, l’urgence de l’indépendance et du non-alignement » – Entretien avec Arnaud le Gall
    https://lvsl.fr/face-a-la-fragmentation-de-la-mondialisation-lurgence-de-lindependance-et-du-no

    « Pour avoir critiqué la visite à Taïwan de Nancy Pelosi, Jean-Luc Mélenchon a une nouvelle fois été catalogué en “pro-chinois” et ami des régimes autoritaires. Ces accusations absurdes mettent de côté le fait qu’il s’est contenté de rappeler la position officielle de la France : il n’existe qu’une seule Chine. Ce type de déplacement ne sert aucunement les intérêts taïwanais ou français, mais uniquement ceux des tenants d’une nouvelle “guerre froide” avec la Chine, dont l’un des outils serait l’extension des missions de l’OTAN à la zone dite indopacifique. Le spectre d’une guerre autour de Taïwan, principal lieu de production de semi-conducteurs, pose bien sûr le problème de notre dépendance économique à l’égard de la Chine. Mais la réponse ne réside pas dans une escalade. Elle implique une action altermondialiste combinant protectionnisme solidaire et coalitions de progrès ayant comme seul objectif de répondre aux défis communs de l’humanité et mettant de côté toute logique de bloc antagonistes. » Entretien avec Arnaud le Gall, député NUPES-France insoumise membre de la Commission des Affaires étrangères, en charge notamment du volet international de l’Avenir en commun.

    • Les tensions autour de Taïwan sont indissociables de la logique de reconstitution de blocs régionaux dans le cadre de la fragmentation de la mondialisation à laquelle on assiste depuis la crise financière et économique de 2008, dont les effets se font toujours sentir, et qui ont été exacerbés par la pandémie et la guerre en Ukraine. L’ère de la domination unipolaire des États-Unis est terminée. Une recomposition s’effectue, autour de grandes puissances cherchant à construire de nouvelles alliances, économiques et/ou militaires.

      Il ne faut avoir aucune nostalgie pour la « pax americana » des années 1990-2000. Elle n’a pas été pacifique pour tout le monde, loin s’en faut. Mais gardons-nous, en sens inverse, de sous-estimer les immenses dangers de la période qui s’ouvre. Car les points de tension, dont Taïwan est l’un des principaux, ont une fonction bien déterminée dans ce nouvel ordre international : les attiser pour rendre légitime et accélérer la constitution des blocs. Dans ce cadre les partisans d’une nouvelle guerre froide contre la Chine aux États-Unis tentent de mettre les États européens devant le fait accompli afin de souder le bloc occidental. Cette démarche est-elle dans notre intérêt ? À l’évidence, non.

      Bien sûr, il n’est pas interdit de se pencher sur l’histoire de Taïwan et de ses relations avec la République populaire de Chine. Ses velléités indépendantistes sont liées à des poussées démocratiques relativement récentes en son sein. Mais n’oublions pas que pendant des décennies, la ligne diplomatique qui prévalait à Taipei était la même qu’à Pékin : il n’y a qu’une seule Chine. Car Taïwan est d’abord le produit de la guerre civile chinoise. Lorsque le leader nationaliste Tchang Kaï-Chek s’y est réfugié à l’issue de la victoire des communistes sur le continent en 1949, il souhaitait la réunification de la Chine sous son égide. De la même manière Mao Zedong souhaitait récupérer Taïwan. Les deux s’accordaient alors sur la nécessité d’une réunification.

      LVSL – La gauche semble tiraillée entre l’impératif de défense des droits de l’homme (ou de la démocratie) et la nécessité de respecter le droit international, qui pose qu’un État est souverain sur chaque portion de son territoire (fût-ce la région taïwanaise, dans le cas de la Chine)…

      ALG – L’affaire taïwanaise est historiquement un sujet interne à la Chine. Se payer de mots en évoquant la défense de la démocratie ne changera pas cet état de fait. Entendons-nous bien. Il ne s’agit pas de dire que le combat démocratique, pour la souveraineté politique et économique des peuples, ne doit pas rester un objectif essentiel de tout combat internationaliste, aux côtés du combat pour la préservation d’un écosystème viable pour les êtres humains.

      Mais, dans les séquences comme celle à laquelle nous venons d’assister, nous sommes placés dans une situation concrète où la défense de la démocratie n’est qu’un prétexte. Si l’objectif central des classes dirigeantes « occidentales » était la défense de la démocratie, on ne courtiserait pas Mohammed Ben Salmane, le prince héritier saoudien, ou Al-Sissi, dictateur égyptien, pour ne prendre que les exemples les plus cinglants. Nous avons bien affaire à des enjeux géopolitiques durs, et non à la défense de la démocratie. Et ici l’intérêt de la France n’est certainement pas de suivre la politique de tensions dans la zone dite indopacifique. L’affaire des sous-marins australiens a montré que le suivisme vis-à-vis des États-Unis, dans cette région comme ailleurs, se paie au prix fort4.

      Les médias ont fait mine de découvrir que la gauche était traversée par des divergences ou des nuances doctrinales en matière de relations internationales. Elles sont pourtant connues de longue date, n’ont jamais été cachées, et n’entravent en rien notre action. Dans le programme présenté pour les élections législatives, un ensemble de questions ont été renvoyées à la sagesse de l’Assemblée : elles étaient destinées à être tranchées par un vote. Nous avons été clairs là-dessus, et n’avons jamais prétendu à l’homogénéité. Cela n’empêche pas la NUPES de mener la bataille au parlement sur les questions sociales, écologiques ou encore démocratiques.

      LVSL – Quelles sont les nuances en matière de doctrine de relations internationales au sein de la NUPES ?

      ALG – Jean-Luc Mélenchon a exprimé une position consistant à partir du monde tel qu’il est. Il refuse de souscrire à des promesses – bien fondées ou non – que la France serait incapable de réaliser une fois que nous serions au pouvoir. Ceux qui considèrent que sa position n’est pas la bonne devraient répondre par anticipation à certaines questions majeures. La principale est la suivante : si l’on encourage Taïwan à déclarer son indépendance, comme le fait en creux Nancy Pelosi, ira-t-on la défendre militairement en cas de réaction armée de la Chine ? Tout le monde connaît la réponse. On n’entre pas en guerre face à une puissance nucléaire.

      La doctrine de Jean-Luc Mélenchon en la matière est donc cohérente : il défend une politique d’apaisement, de refus des tensions, et de coalitions, ad hoc ou permanentes, au service du progrès humain. La France peut être en accord avec un groupe de pays sur l’impératif de lutte contre le réchauffement climatique ou de réglementation des activités en haute mer, avec un autre sur la nécessité d’une refonte du système monétaire international, et en désaccord sur d’autres sujets notamment de politique intérieure.

      D’aucuns revendiquent une approche dite plus morale des relations internationales. On peut l’entendre, mais on ne peut s’empêcher de leur demander ce qu’ils feraient dans le cas d’une crise ouverte à Taïwan et d’une réaction militaire chinoise, et comment ils combinent cette approche morale avec le fait que, concrètement, elle sert souvent de paravent aux manœuvres les plus cyniques de telle ou telle puissance s’en revendiquant.

      LVSL – Ces nuances recoupent-elles la fracture entre réalistes et idéalistes, choyée par les théoriciens des relations internationales ?

      ALG – Il faudrait se libérer des démarcations canoniques en la matière. Lorsqu’au tournant des années 1990-2000 les néoconservateurs étasuniens ont mis en œuvre l’exportation des droits humains et de la démocratie par la guerre, avec les résultats désastreux que l’on sait, étaient-ils dans une posture réaliste ou idéaliste ? Il est évident que leur politique était au seul service des intérêts perçus des États-Unis, et en fait des intérêts de certains secteurs de l’économie étasunienne. La frontière entre idéalistes qui seraient automatiquement généreux et réalistes nécessairement cyniques est bien plus floue qu’il n’y paraît.

      Le monde est imparfait, la carence d’institutions démocratiques et la violation des droits humains est la norme plutôt que l’exception. Doit-on partir en guerre tous azimut pour lutter contre cet état de fait ? C’est une des questions posées par la controverse autour de Taïwan, et c’est le mérite de Jean-Luc Mélenchon que d’y répondre sans ambages.

      Ajoutons que présenter l’affrontement avec la Chine comme une guerre de civilisations ou de valeurs opposant régimes autoritaires et démocraties libérales (dont il faudrait au passage définir avec précision les contours compte tenu de l’affaiblissement de la démocratie auquel on assiste y compris chez nous du fait de politiques menées par ceux-là mêmes qui prétendent défendre la démocratie aux quatre coins du monde, quand cela les arrange) fait oublier les enjeux économiques sous-jacents à la crise taïwanaise. Taïwan produit 61 % des semi-conducteurs, ces composants essentiels dans la fabrication de nombreux biens industriels. Cela constitue précisément un enjeu majeur. Une vision manichéenne et purement morale des relations internationales empêche de penser certains enjeux fondamentaux.

      LVSL – Cette crise ne révèle-t-elle pas la vulnérabilité de la France face à la perspective d’une guerre économique entre la Chine et les États-Unis ? Taïwan concentre en effet une partie importante de la production de semi-conducteurs : si le gouvernement de Pékin occupait l’île et en privait l’accès aux Européens, les conséquences seraient d’importance pour la France…

      ALG – À l’évidence. L’accès aux semi-conducteurs taïwanais est essentiel à des pans entiers des économies occidentales. Or une crise militaire autour de l’île aggraverait une situation de pénurie déjà forte. Certains ont semblé le découvrir avec la pandémie et depuis que cette interdépendance économique, couplée aux tensions avec la Chine, constitue une menace pour notre autonomie. Ils déplorent donc l’ordre mondial que les néolibéraux ont contribué à façonner en poussant il y a 20 ans pour l’entrée de la Chine dans l’Organisation mondiale du commerce (OMC), donc à son intégration dans la mondialisation néolibérale.

      À l’époque, notre famille politique s’y opposait. Elle avait à l’esprit les conséquences d’une telle décision en termes de délocalisations, et donc de désindustrialisation : il était évident que la Chine, grande puissance historique, tant politique qu’économique, et ayant à sa tête un régime déployant des capacités éprouvées de planification, ne se contenterait pas de produire des tongs et des parasols.

      Les néolibéraux, dans leur naïveté et leur arrogance, persuadés que les États-Unis et l’Europe demeureraient dominants dans l’ordre international grâce à leur avance technologique, ont poussé à la délocalisation en Chine de pans entiers de notre industrie pour abaisser les coûts salariaux. La Chine a mis à profit cet afflux massif de capitaux pour devenir non seulement une grande puissance industrielle, mais aussi technologique, et donc militaire.

      C’est cela qui, en deux décennies, lui a permis d’acquérir des capacités technologiques de pointe et un rôle central dans la division internationale de la production capitaliste. À présent, elle constitue la seconde puissance économique mondiale. Plutôt que de multiplier les rodomontades sur l’endiguement de l’impérialisme chinois, il serait plus avisé de songer aux politiques économiques, industrielles, commerciales à mettre en place pour nous rendre moins dépendants de la Chine, et planifier au passage notre adaptation aux changements écologiques.

      Cela suppose bien entendu de rompre avec le paradigme néolibéral. De la même manière, rien ne sert de déplorer notre dépendance énergétique vis-à-vis de la Russie si l’on ne mène pas dans le même temps une politique de conquête de notre indépendance énergétique. En l’état, le principal effet des sanctions aura été d’aggraver la hausse des coûts de l’énergie chez nous, tout en gonflant la balance commerciale russe. La dépendance de la France et de l’Europe à l’égard des grandes puissances, États-Unis, Russie et Chine en premier lieu, est extrêmement préoccupante. Ni les rodomontades sans suite, ni les envolées atlantistes contre la Chine et la Russie n’apportent de solutions car elles ne font que nous enfermer dans un bloc dont le centre, les États-Unis, a ses propres intérêts. Il n’y a qu’à voir, par exemple, la guerre des monnaies inversées qu’ils viennent d’entamer en rehaussant les taux d’intérêts, et qui risque à nouveau de fracturer la zone euro.

      Notre intérêt est à la planification de notre indépendance dans un maximum de domaines. La politique de non-alignement et d’apaisement que nous proposons en est une des conditions. Discuter avec tout le monde, et enfoncer partout où cela sera possible des coins dans la mondialisation néolibérale constituent la seule issue positive. La gauche devrait garder à l’esprit les mots de Jaurès prononcés à l’Assemblée en 1895 : « Il n’y a qu’un moyen d’abolir enfin la guerre entre les peuples, c’est d’abolir la guerre entre les individus, c’est d’abolir la guerre économique, le désordre de la société présente, c’est de substituer à la lutte universelle pour la vie, qui aboutit à la lutte universelle sur les champs de bataille, un régime de concorde sociale et d’unité ».

  • Gardarem lo Larzac (1970-1981)



    « Toujours soucieux de faire connaître leur lutte, et de la mettre en récit, les paysans se dotent d’une agence, Larzac Infos, et d’un journal intitulé Gardarem lo Larzac. De grands rassemblements organisés sur le plateau au cours de la période estivale contribuent également à inscrire la lutte dans la mémoire collective. L’idée est due à Bernard Lambert (6) dont les Paysans travailleurs prennent en charge l’organisation de l’évènement, en collaboration avec la Gauche Ouvrière et Paysanne. Le Rajal del Gorp ("la source du corbeau"), un cirque naturel, devient le point de convergence de très nombreux militants, le 25 août 1973. Près de soixante mille personnes, venues de toute la France, répondent à l’appel. Occitanistes, antimilitaristes, anticapitalistes, libertaires, se retrouvent sous le soleil aveyronnais. C’est bien sur le plateau du Larzac que se joue l’après mai 68. La lutte des paysans entre alors en résonance avec d’autres luttes, comme celles des peuples du Sahel ou des ouvriers de la fabrique de montres LIP (7). Des stands associatifs s’élèvent, des concerts sont organisés, les débats s’improvisent. Les 17 et 18 août 1974, 100 000 personnes se réunissent de nouveau dans le cirque naturel, sous le signe du tiers monde et de l’antimilitarisme. (8) "Le blé fait vivre, les armes font mourir". Le rassemblement est l’occasion de discours marquants comme celui prononcé par Bernard Lambert. "Partout nous voyons la main mise grandissante de l’Etat centralisateur sur la communauté de base, sur l’individu, la montée des fascismes économiques, politiques, religieux ; le progrès technique incontrôlé, celui qui nous fait accepter n’importe quoi pour assurer notre profit, notre bien-être. Le refus d’accepter l’autre comme un être différent qui peut naître, mourir, se nourrir, s’habiller, aimer, briller de manières différentes. Alors que faire ? Hein ! Qu’est ce qu’on fait ? Continuons de croire que notre couleur de peau est la plus belle, notre civilisation la meilleure, notre religion la seule vraie et à la fin crevons ... Crevons ! D’être trop riche ! D’être trop gras !! D’être trop con !!!" »
    https://lhistgeobox.blogspot.com/2022/08/gardarem-lo-larzac-1970-1981.html

  • Potage au #Pourpier, poireaux et pommes de terre
    https://www.cuisine-libre.org/potage-au-pourpier-poireaux-et-pommes-de-terre

    Choisissez des feuilles et des tiges de pourpier bien tendres et bien vertes. Nettoyez bien les légumes et coupez-les en petits morceaux. Plongez le pourpier 10 min dans l’eau froide. Dans une marmite, versez l’huile d’olive et faites-y revenir les poireaux. Ajoutez les gousses d’ail, les pommes de terre, l’eau, le sel et le poivre. Laissez mijoter 30 min puis portez à ébullition. Ajoutez ensuite le pourpier et continuez la cuisson 5 min de plus. Passez le tout au moulin à légumes. Goûtez et… #Poireau, Pourpier, #Potages, #PdT_à chair_farineuse / #Végétarien, Végétalien (vegan), #Sans viande, #Sans œuf, #Sans gluten, #Sans lactose, (...)

    #Végétalien_vegan_ #Bouilli

  • Rien ne justifie une alliance stratégique américaine au Moyen-Orient
    https://www.les-crises.fr/rien-ne-justifie-une-alliance-strategique-americaine-au-moyen-orient

    Rien ne plaide en faveur de l’adoption par Washington de nouveaux engagements en matière de sécurité et de la prise en charge de coûts supplémentaires pour le compte de l’Arabie saoudite et d’Israël. Source : Responsible Statecraft, Paul R. PillarTraduit par les lecteurs du site Les-Crises Il est de plus en plus question que les […]

  • THQ Nordic announces Alone in the Dark remake
    https://www.gamedeveloper.com/business/1992-alone-in-the-dark-is-a-remake-pieces-interactive

    Alone in the Dark has been on ice for seven years, and now the franchise is returning with a remake of the original game.

    Alone in the Dark returns – PlayStation.Blog
    https://blog.playstation.com/2022/08/12/alone-in-the-dark-returns

    Experience the franchise that defined the survival-horror genre and pathed the way for classics like Resident Evil and Silent Hill – yes, we’re delighted to let you know that the reimagining of Alone in the Dark is coming to PlayStation 5! A technical marvel when it first launched in 1992, Alone in the Dark set the standards for immersive horror adventures to come. Developer Pieces Interactive is returning to the franchise’s roots in terms of setting while updating and reimagining the game for a new generation of players.

    #jeu_vidéo #jeux_vidéo #annonce #thq_nordic #pieces_interactive #remake #jeu_vidéo_alone_in_the_dark #horreur #atari #infogrames #mikael_hedberg #jeu_vidéo_amnesia_the_dark_descent #jeu_vidéo_soma #guy_davis #jeu_vidéo_resident_evil #jeu_vidéo_resident_evil_7 #jeu_vidéo_resident_evil_village #jeu_vidéo_resident_evil_4 #jeu_vidéo_the_callisto_protocol #striking_distance_studios #jeu_vidéo_dead_space #ea_motive #ea #electronic_arts #console_playstation_5

  • Les #CDC et #Reuters suppriment les avertissements sur une transmission aérienne de la variole du singe. - World Socialist Web Site
    https://www.wsws.org/fr/articles/2022/08/09/vari-a09.html

    Historiquement, on a longtemps reconnu que la transmission par voie aérienne était l’une des voies-clés de passage de la #variole_du_singe d’une personne à l’autre, et la science du virus n’a pas changé d’un jour à l’autre au cours de l’actuelle épidémie qui est sans précédent. Un récent article préimprimé étudiant l’épidémie de cette année au Royaume-Uni montre que « trois des quatre échantillons d’air recueillis » au cours de l’étude se sont révélés positifs pour la variole du singe, indiquant que la maladie est transmise par voie aérienne. Au Nigeria, pays où les épidémies de variole sont plus fréquentes, les directives sanitaires relatives à cette maladie prévoient toujours des « précautions contre la transmission aérienne ».

  • saura encore  _

    les théories de l’urgence dans les rues
    leur murmure sourd le jour plus que la nuit
    leurs bruits durent plus que le jour sous le doigt
    de feu férule de fer qui gouverne nuit
    comme jour et tous les renvoie dos à dos
    tous balancés au bout de fils de marionettes
    peut-être certains voient-ils mieux vers la fin
    s’approchant le jour où les fils casseront
    le doigt qui les guide les déposera
    tous enfin réunis les uns sur les autres
    en vrac par fagots bien liés de mille et cent
    peu échapperont mais ce sera de nuit
    moins encore délivreront leur propre nuit
    un tout petit reste saura de nuit encore


     c] bituur esztreym aka e-m gabalda, 2022, LAL1.3

  • Au Royaume-Uni, des grévistes dépourvus de tout soutien politique
    https://www.lemonde.fr/economie/article/2022/08/12/au-royaume-uni-des-grevistes-depourvus-de-tout-soutien-politique_6137847_323

    Alors que le Parti conservateur multiplie les attaques contre les grévistes outre-Manche, le Parti travailliste n’entend pas s’afficher ouvertement en faveur des syndicats.

    Liz Truss adore ça. La ministre britannique des affaires étrangères, favorite pour remplacer Boris Johnson, se présente volontiers comme l’héritière de Margaret Thatcher. Alors qu’une grande #grève des trains est prévue au Royaume-Uni, samedi 13 août, et que le pays connaît un « été du mécontentement », elle ne pouvait laisser passer l’occasion de monter au front.

    « [Si je deviens première ministre], je m’attaquerai [aux syndicats] avec une loi d’urgence qui va rendre plus difficile le fait de paralyser les villes avec des grèves », écrivait-elle, lundi 8 août, dans une tribune à l’Evening Standard. Elle promet d’introduire une obligation de service minimum pour toutes les « infrastructures nationales essentielles ». « Il est inacceptable que le public soit pris en otage par des syndicats militants, expliquait-elle le 27 juillet. (…) Je suis du côté des gens qui travaillent dur, vont au bureau, veulent diriger leurs entreprises. »

    Avant de quasiment disparaître du paysage politique, Boris Johnson s’en prenait, lui aussi, régulièrement aux syndicats. Le 20 juin, il proposait d’autoriser l’utilisation de personnel intérimaire pour remplacer les grévistes. Voilà un geste que « même Margaret Thatcher n’aurait pas osé faire », a réagi le Trades Union Congress, la principale confédération syndicale britannique. L’idée a disparu en même temps que le chef du gouvernement sortant.

    S’il n’y a rien de particulièrement surprenant à voir les leaders du Parti conservateur britannique vilipender les syndicats, l’attitude de l’opposition travailliste est plus étonnante. Keir Starmer, le leader du Labour, a interdit aux membres de son « cabinet fantôme » de s’afficher avec les grévistes. Les syndicalistes, malgré un relatif soutien populaire, n’ont aucun grand parti derrière eux.

    Positionnement surprenant

    Le mot d’ordre de M. Starmer provoque néanmoins la polémique au sein de sa formation. Le 27 juillet, Sam Tarry, le « ministre fantôme » chargé des transports, est apparu aux côtés des cheminots grévistes et a accordé un entretien à la télévision. M. Starmer l’a immédiatement limogé. « Il a raison », a affirmé le 2 août, dans une tribune au Guardian, John McTernan, qui était directeur des opérations sous Tony Blair (1997-2007). Selon lui, un tel militantisme affiché serait « un retour aux années 1970, qui envoie le message que les députés veulent que le Labour soit un simple parti contestataire, et non de pouvoir ».

    Tous ne sont pas convaincus par cet argument. Lisa Nandy, membre influente du « cabinet fantôme », responsable des inégalités, est, elle aussi, allée voir les grévistes, en l’occurrence ceux de BT, l’ex-British Telecom. Elle n’a cependant pas donné d’interview ni fait de grande déclaration, ce qui lui a évité de perdre son poste.

    Dans les années 1970, les gouvernements des leaders travaillistes Harold Wilson et James Callaghan étaient surnommés « bière et sandwich », une façon de caricaturer leur proximité avec les syndicats
    Au regard de l’histoire du Labour, ce positionnement peut paraître surprenant. Le Parti travailliste a été fondé en 1900 par les syndicats eux-mêmes. Aujourd’hui encore, ceux-ci y sont affiliés et demeurent sa première source de financement. Depuis le début de 2022, ils représentent 58 % des donations reçues par le parti.

    Cependant, M. Starmer fait le pari que les plaies des années 1970 sont encore trop vives. A l’époque, les gouvernements des leaders travaillistes Harold Wilson et James Callaghan (entre 1964 et 1979, avec des parenthèses conservatrices) étaient surnommés « bière et sandwich », une façon de caricaturer leur proximité avec les syndicats. Les gigantesques grèves de l’époque, qui ont donné naissance à la « semaine de trois jours » pour économiser l’électricité, faute de charbon, sont restées dans le souvenir collectif comme une période catastrophique. Tony Blair avait réussi à briser cette image. M. Starmer entend poursuivre sur cette ligne.

    #gauche

  • A visa ban won’t accomplish what #Ukraine wants
    https://www.politico.eu/article/russia-ukraine-war-united-states-europe-visa-ban

    Currently, individual member countries, including Poland, the Czech Republic, along with the Baltic nations, have all imposed restrictions on issuing short-term visas for Russian nationals. Despite the European Commission saying it’s up to individual member countries to decide whether to issue Schengen #visas, Estonia, Finland and Latvia are still lobbying hard for an EU-wide ban, and the issue is now likely come up at the European Council for formal discussion next month.

  • Lecture d’un extrait du livre « Terres voraces » de Sylvain Estibal, paru chez Actes Sud, en 2022.

    http://liminaire.fr/radio-marelle/article/terres-voraces-de-sylvain-estibal

    Le récit de Sylvain Estibal se déroule dans le Guerrero, un État du sud-ouest du Mexique. Une jeune fille est enlevée un soir de match de finale de foot avec le Barça alors que la jeune fille portait le maillot de son idole Lionel Messi. Lucia, sa mère, ne peut se résoudre à ne pas savoir où sa fille se trouve, alors elle fouille les fosses, se rend à la morgue, elle interroge, elle enquête, elle creuse dans les clairières, partout où des corps sont enterrés à la va-vite par les gangs, les cartels. (...) #Radio_Marelle / #Écriture, #Langage, #Livre, #Lecture, #Art, #En_lisant_en_écrivant, #Enfance, #Podcast, #Voix, #Littérature, #Mort, #Football, #Mexique, (...)

    http://liminaire.fr/IMG/mp4/en_lisant_terres_voraces_sylvain_estibal.mp4

    https://www.actes-sud.fr/catalogue/litterature/terres-voraces

  • Féministe visionnaire au siècle des Lumières, Louise Dupin sort de l’ombre - Paris (75000)
    https://www.lejdc.fr/paris-75000/actualites/feministe-visionnaire-au-siecle-des-lumieres-louise-dupin-sort-de-l-ombre_1417

    Dans la veine de Diderot et d’Alembert, Louise Dupin, femme savante du XVIIIe siècle, a rédigé une encyclopédie de la condition féminine, restée lettre morte. Près de trois siècles plus tard, les écrits de cette féministe révolutionnaire ressurgissent d’outre-tombe.

    « Elle a choisi de ne pas occuper dans la république des lettres la place qu’elle méritait. » L’hommage de George Sand, née Aurore Dupin, s’adresse à son arrière-grand-mère par alliance, Louise Dupin, féministe avant l’heure, née un siècle avant elle, en 1706.

    Drôle de paradoxe pour cette intellectuelle, fille d’une actrice et d’un grand banquier, que de défendre la cause des femmes, l’égalité avec les hommes, jusqu’à travailler durant dix ans sur une encyclopédie pour finalement renoncer à la publier.
    Renaissance

    Le XVIIIe siècle, ses Lumières et son universalisme n’étaient-ils donc pas suffisamment éveillés pour reconnaître comme l’une des leurs celle qui accueillit en son salon parisien de l’île Saint-Louis tous les grands esprits du siècle ? – Marivaux, Montesquieu, Voltaire pour ne citer qu’eux. Et qui avait comme secrétaire particulier un dénommé Jean-Jacques Rousseau ? À moins, comme le suggère Frédéric Marty, que la parution d’un ouvrage aussi subversif n’ait pu altérer sa position sociale éminente et lui causer trop de tort. Ce qui revient au même.

    C’est en visitant le musée consacré au philosophe, à Montmorency, que le professeur de français à Jouy-le-Moutier, non loin de là dans le Val-d’Oise, tombe sur un fonds de manuscrits de « L’ouvrage des femmes » de Louise Dupin. « Les manuscrits sont restés aux mains des héritiers pendant quasiment deux siècles. Ils ont été dispersés aux enchères dans les années 1950, aux États-Unis, en France, en Suisse et chez des particuliers. »
    Sur tous les continents

    Il décide de faire de cette découverte l’objet de sa thèse, et s’envole, grâce à une bourse d’étude, à Genève et au Texas. Aujourd’hui, Frédéric Marty s’apprête à ressusciter cette histoire générale des femmes, qui s’intéresse à leur condition à travers les âges et sur tous les continents. Dans quelques jours paraîtra une introduction à cette encyclopédie, qu’il a établie et annotée.

    « La pensée de Louise Dupin est héritière d’une histoire du féminisme séculaire », relate l’auteur, depuis Christine de Pizan, la première femme de lettres de langue française ayant vécu de sa plume, jusqu’au XVIIe siècle avec les Précieuses consacrées par Molière. « Son maître à penser est le philosophe cartésien François Poullain de la Barre, auteur en 1673 d’un ouvrage qui défend l’égalité des sexes. L’originalité de Louise Dupin, c’est son ambition encyclopédique, ethnologique, sociologique, historique, qui l’inscrit dans le siècle des Lumières. »

    Puissance guerrière

    Que dit-elle précisément ? « Elle appartient à un courant féministe minoritaire qui affirme une stricte égalité entre les deux sexes alors que les Précieuses défendent la supériorité des femmes, notamment par la sensibilité et l’imagination. »
    Les récits de voyageurs et d’historiens du monde qu’elle dissèque avec Rousseau apportent de l’eau à son moulin.

    Louise Dupin part de l’idée que les hommes et les femmes étaient égaux dans les premières sociétés, que les femmes à la Préhistoire avait un rôle prépondérant, ce que l’archéologie confirme aujourd’hui. Et que petit à petit, les hommes ont pris le dessus, notamment à travers la guerre.

    « Elle montre qu’à Byzance, les impératrices détenaient un pouvoir important, et regrette que les historiens ne cessent de minorer le poids des reines de France, notamment chez les Mérovingiens », ajoute Frédéric Marty.
    Favorable au divorce

    Pour rétablir cette égalité, Louise Dupin propose une réforme politique. Elle dénonce la loi salique instituée en France, « une invention du Moyen-Âge pour évincer les femmes du pouvoir ».

    Sur le plan juridique, elle est favorable au divorce, plaide pour un mariage à durée déterminée, renouvelable. Plus généralement, elle milite pour une réforme des mentalités : une éducation similaire pour les garçons et les filles, qui « profitera à l’humanité tout entière ».

    Elle considère aussi que « le langage, le genre des mots sont vecteurs d’inégalité » et que l’image de la femme en pleurs renvoyée par le théâtre est discriminatoire, « de nature à inférioriser les femmes », détaille Frédéric Marty.

    Louise Dupin avait pensé à tout. Y compris aux enfants pour qu’ils puissent porter le nom de leur mère. Certes, il fallait, pour cela, que la maman soit plus âgée que le papa, chose rarissime à l’époque. Mais c’était un premier pas vers une loi finalement adoptée en 2022…

    « Louise Dupin, Des femmes. Observations du préjugé commun sur la différence des sexes » (édition de Frédéric Marty). Classiques Garnier (à paraître le 28 septembre).
    « Des femmes. Discours préliminaire » de Louise Dupin. Petite bibliothèque Payot, « Classiques » (à paraître le 31 août).

  • Guinée : un apprenti-dictateur protégé par #Macron ?
    https://www.lemediatv.fr/emissions/2022/guinee-un-apprenti-dictateur-protege-par-macron-l3R5HGtsSZy6Fj8xKVXApA

    C’était le 5 septembre 2021. En République de Guinée, un pays d’Afrique de l’ouest dont on ne parle pratiquement jamais dans les médias français, s’est déroulé un coup d’Etat militaire. Le vieux dictateur Alpha Condé, 82 ans bien tassés, a été renversé…

    #Afrique

  • Me suis régalée avec cette salade et tout mangé avant de prendre la photo

    Des haricots grains frais (genre coco flambo) cuits au préalable
    Une carotte râpée
    Oignon blanc ciselé
    Quelques feuilles de batavia ou romaine ciselée

    Pour l’assaisonnement :
    Huile de sésame
    Vinaigre balsamique
    Sauce de soja
    Une pointe de miel (facultative)
    Ail écrasé
    Feuilles de coriandre
    Ciboule ou ciboulette
    Poivre

    Déguster
    #recette

  • Sortie de YunoHost 11.0 (Bullseye)
    https://linuxfr.org/news/sortie-de-yunohost-11-0-bullseye

    Bonjour !

    Nous, l’équipe de développement de YunoHost, sommes heureux d’annoncer la publication de YunoHost 11, basée sur Debian Bullseye !

    Qu’est-ce que YunoHost ? YunoHost est un système d’exploitation qui vise à simplifier autant que possible l’administration d’un serveur pour ainsi démocratiser l’auto-hébergement tout en restant fiable, sécurisé, éthique et léger.

    Pour quoi faire ? Administrer sa propre machine, c’est héberger soi-même ses données personnelles, celles de ses amis et de sa famille, en fournissant des services en ligne sans se reposer sur des entités privées. lien nᵒ 1 : Détails de la sortie de YunoHost 11.0 (Bullseye)lien nᵒ 2 : Démo en lignelien nᵒ 3 : Guide sur YunoHostPar exemple, avec l’interface web simple et épurée de YunoHost, vous pouvez, pêle-mêle :

    tenir un site internet avec (...)

  • How to Add WebP Support to Ubuntu 22.04 LTS
    https://www.omgubuntu.co.uk/2022/08/install-webp-image-support-ubuntu-22-04

    It’s easy to enable WebP support in Ubuntu 22.04 LTS so you can see image thumbnails in the file manager and open WebP images in the default image viewer. This post, How to Add WebP Support to Ubuntu 22.04 LTS is from OMG! Ubuntu!. Do not reproduce elsewhere without permission.

  • Révolte dans le CRA de Mesnil Amelot : « Tout le monde voulait juste être libre »- A Bas les CRA !
    https://abaslescra.noblogs.org/revolte-dans-le-cra-de-mesnil-amelot-tout-le-monde-voulait-juste

    Entre samedi et dimanche, une révolte a éclaté au Mesnil-Amelot, dans le plus grand centre de retention administrative de France. C’est l’énième rébellion qui secoue cette prison pour sans-papiers, après l’incendie de janvier 2021, la grève de la faim de mars 2021, l’évasion collective de juillet 2021, (...) @Mediarezo Actualité / #Mediarezo

  • Les virus ne cessent de défrayer la chronique, et on ne te parle tjs pas de la façon dont le covid19 affaiblit le système humanitaire, et que tout de même, après ces infections de masse promptement décidées par tous les plus grands candidats aux nobels de médecine, ça serait une super théorie que d’imaginer que si ces virus trouvent le moyen de se propager maintenant, c’est ss doute qu’un terrain favorable à été préparé.