• Gazette 728. Club indé : combattre Bolloré
    https://www.arretsurimages.net/emissions/club-inde/club-inde-bollore-des-quil-prend-un-media-il-met-ses-hommes

    La nouvelle est tombée pendant l’enregistrement de notre club de la presse indépendante : Tugdual Denis, actuellement directeur adjoint de Valeurs actuelles, pourrait diriger le JDD, passé sous le contrôle de Vincent Bolloré. Hervé Gattegno, directeur de Paris Match et du JDD, est mis à la porte. Un média après l’autre, Bolloré licencie, installe, puis fascise la ligne éditoriale, à quelques mois de la présidentielle. Comment la presse indépendante peut-elle lutter contre cette emprise idéologique et économique ? Avec quels moyens, quelles lignes éditoriales ? On en parle avec François Bonnet de Mediapart, Latifa Oulkhouir du Bondy Blog, Agnès Rousseaux de Politis et Basta !, et Nicolas Barriquand de Médiacités. C’est en ligne !

    Depuis combien de mois aurions nous dû collectivement commencer à utiliser ce mot en gras ? « fascise » ? Il arrive enfin. Et pas que par les gauchistes des rézosocios.

  • Téléphonie mobile — Émission « Libre à vous ! » du 12 octobre 2021 — Podcasts et références
    https://linuxfr.org/news/telephonie-mobile-emission-libre-a-vous-du-12-octobre-2021-podcasts-et-refe

    Cent dix-huitième émission « Libre à vous ! » de l’April. Podcast et programme :

    sujet principal : téléphonie mobile et libertés avec Agnès Crepet de Fairphone (responsable de l’équipe informatique et de la longévité logicielle) et Gaël Duval fondateur de /e/ chronique de Jean-Christophe Becquet, vice-président de l’April, sur Open Insulin - ouvrir la science pour sauver des vies chronique d’Antanak sur l’écrasement des données sur les disques durs

    lien nᵒ 1 : Radio Cause Communelien nᵒ 2 : Libre à vous  !lien nᵒ 3 : Podcast de la 118ᵉ émissionlien nᵒ 4 : Les références pour la 118ᵉ émission et les podcasts par sujetslien nᵒ 5 : S’abonner au podcastlien nᵒ 6 : S’abonner à la lettre d’actusRendez‐vous en direct chaque mardi de 15 h 30 à 17 h sur 93,1 MHz en Île‐de‐France. L’émission est diffusée simultanément sur le site Web (...)

  • L’enquète publique de la DUP de CIGEO est gérée par une société d’évenementiel
    CDV Évènements Publics 17, rue Lepic 75018 Paris - 5, impasse Boudeville 31100 Toulouse - www.registre-numerique.fr
    avec des méthodes... comment dire :

    Validation du dépôt de votre contribution sur le registre numérique d’enquête publique
    PROJET DE DÉCLARATION D’UTILITÉ PUBLIQUE (DUP) DU PROJET DE CENTRE DE STOCKAGE EN COUCHE GÉOLOGIQUE PROFONDE DES DÉCHETS RADIOACTIFS DE HAUTE ET DE MOYENNE ACTIVITÉ À VIE LONGUE (CIGÉO) EMPORTANT MISE EN COMPATIBILITÉ DES DOCUMENTS D’URBANISME SUIVANTS : LE SCOT DU PAYS BARROIS, LE PLUI DE LA HAUTE-SAULX ET LE PLU DE GONDRECOURT-LE-CHATEAU
    Votre contribution à bien été enregistrée :

    Sauf que si tu ne vas pas jusqu’en bas du mail en te disant « c’est bon » (comme te le laissent penser les mots « validation » et « enregistrée »
    et ben tu loupes le bouton « Valider » tout en bas et hop ta contribution passe à la trappe !
    #privatisation #dématérialisation du #service_public #cigeo

  • Les projets de méga-bassines, accusées d’assécher les rivières, alimentent la guerre de l’eau dans les campagnes - Basta !
    https://basta.media/mega-bassines-marais-poitevin-irrigation-riviere-assechee-agriculture-inten

    Un chantier de seize #réservoirs d’eau géants destinés à l’#agriculture a débuté fin septembre près du #marais_poitevin. Symboles de l’agro-industrie, asséchant les sols, ces #méga-bassines déclenchent une forte contestation.

    #fnsea

  • L’IDÉOLOGIE SANITAIRE EST UN PRÉTEXTE À UNE GOUVERNANCE TOTALITAIRE

    Entretien avec Amèle Debey, octobre 2021

    Ariane Bilheran est normalienne, psychologue clinicienne, docteur en psychopathologie et auteure de plus de vingt-cinq ouvrages. Ses domaines d’expertise sont le harcèlement, la paranoïa, les déviances du pouvoir et la reprise de son pouvoir personnel. Depuis le début de la crise Covid, elle fait partie de ceux qui ont tôt fait de déceler les incohérences et les abus des politiques mises en place. Depuis la Colombie, où elle réside, cette observatrice du psychisme humain a accepté de nous livrer son regard sur la situation actuelle.

    Amèle Debey, pour L’Impertinent : En tant que docteur en psychopathologie, qu’est-ce qui vous frappe le plus dans la situation que nous vivons depuis 18 mois ?

    Ariane Bilheran : La violence des décideurs sur les populations, le harcèlement exercé sur les populations, à tous les niveaux. Idéologie, manipulation de masse, violence économique, violence sur les corps, censure, atteintes à la liberté d’expression.

    Un de vos domaines d’expertise est les déviances du pouvoir. Ce qui se passe en ce moment à de quoi nourrir votre réflexion ?

    Oui. Dès avril 2020, j’ai écrit un article appelé Totalitarisme sanitaire : « c’est pour ton bien »… Le mal radical. C’était encore un gros mot, on n’avait pas le droit d’en parler. Mais depuis, cela a fait son chemin. Après, j’ai éprouvé le besoin d’écrire un autre article en août que j’ai appelé Le moment paranoïaque, où j’ai trouvé l’expression de « déferlement totalitaire » qui, depuis, a bien circulé. Et puis, en décembre, je me suis exprimée sur Radio Canada à propos du totalitarisme actuel dont on voit la manifestation.
    https://www.arianebilheran.com/post/le-moment-paranoiaque-vs-deferlement-totalitaire-face-a-la-dialectiq

    Grâce à mon expertise, j’en ai repéré les symptômes très tôt : dans le caractère idéologique, c’est-à-dire le fait de présenter comme une vérité une fiction mensongère tout en demandant l’adhésion de la population à cette fiction. Le passage à l’acte : les obligations de confinement, la suppression des droits les plus élémentaires ; les paradoxes permanents.

    En Amérique du Sud par exemple, empêcher les gens d’aller travailler ne peut pas être dans l’intérêt de leur santé, parce que lorsqu’on n’a pas de source de revenus fruits de notre travail pendant plusieurs mois, et qu’on n’a pas d’aide, ce n’est à priori pas ce qui va nous mettre en bonne santé !
    La souffrance engendrée sur les populations m’a frappée très tôt. De la même façon, il y a une notion qu’on appelle le clivage, en psychologie, qui consiste à diviser un collectif en deux populations irréductibles qui ne peuvent plus s’entendre entre elles. Car l’une étant sous perfusion idéologique. Elles ne peuvent plus communiquer.

    J’ai travaillé pendant longtemps dans des organisations du travail. Quand elles devenaient pathogènes, créatrices de troubles psychosociaux au travail, j’en repérerais les mécanismes à différentes échelles. Que ce soient les manipulations émotionnelles, les contradictions, les mensonges, les paradoxes sur les discours, le fait de réduire la complexité du réel à un seul paradigme, à un seul paramètre, tout cela m’a paru quand même assez fou.

    On voit que ce sont les pays les plus riches qui ont réagi de la façon la plus disproportionnée. N’étions-nous pas installés dans une sorte de confort ?

    Je ne sais pas si la première phrase est juste. Parce que la Colombie n’est pas un pays riche et nous avons eu six mois de confinement extrêmement sévère. Il y a eu beaucoup de pays pauvres où cela s’est également joué comme ça.
    Par contre, dans les pays occidentaux, il y a eu beaucoup d’aides distribuées aux gens. Ils ont donc davantage eu l’impression que c’était pour leur bien cette affaire, puisqu’on les prenait en charge. Il y a donc eu moins de dissonances au départ sur ce point. La différence est sans doute là.

    Certains pensent tout de même que ces mesures étaient tout à fait justifiées.

    J’ai une seule question pour eux : on sait qu’en 2020, ne serait-ce que pour l’Amérique du Sud, les décisions politiques ont plongé dans la misère plus de 20 millions de gens. Près de 30 millions en 2021. Est-ce qu’on peut prendre soin de sa santé lorsqu’on est dans la pauvreté extrême ? Est-ce vraiment justifié ? Est-ce vraiment une politique tout à fait mesurée, équilibrée, qui prend en compte différents paramètres ?
    https://www.cepal.org/es/comunicados/pandemia-provoca-aumento-niveles-pobreza-sin-precedentes-ultimas-decadas-impa
    https://www.bbva.com/es/sostenibilidad/america-latina-mas-de-28-millones-de-personas-entrarian-en-situacion-de-pobrez

    Est-ce que la docilité des gens vous a surprise ?

    Oui et non. D’abord, je pense que tous les peuples ne réagissent pas de la même façon par rapport à leur passé. Au niveau européen, il y a souvent une croyance naïve que les gouvernants sont là pour notre bien. Ce qui fait qu’il est très compliqué de remettre en question deux choses : les gouvernements ne nous veulent pas du bien, mais en plus ils nous veulent sciemment du mal.

    Vous pensez vraiment que les gouvernements nous veulent sciemment du mal ?

    Peut-être pas tous. Mais je pense en effet que les décideurs à haut niveau et en particulier les soi-disant philanthropes qui, avec leurs milliards, auraient de quoi faire de la planète un paradis, nous veulent sciemment du mal.

    Dans quel but ?

    A partir du moment où vous avez confisqué la majorité des richesses au détriment d’une plus grande population, cette population représente une menace pour vous.

    C’est pourtant celle qui fait fonctionner le système, non ? Ils ont forcément besoin de nous.

    Dans quelle mesure ont-ils besoin de nous, je n’en sais rien. Ça ne me paraît pas évident. Nous sommes vus comme des pollueurs, des parasites. Je crois qu’à un moment donné, la question d’accumulation de richesses à un stade qu’on ne peut pas se représenter, ni vous, ni moi, fait tourner la tête si elle n’était déjà pas solide avant. Ça crée un gouffre incommensurable entre les pauvres et une toute petite minorité d’une classe extrêmement riche qui prétend dicter à la planète toutes sortes de choses. Et qui fait des gouvernants de simples exécutants.

    On voit bien que si les gouvernements étaient autonomes, ce ne se serait pas passé comme ça. Or, la marche de manœuvre pendant la crise était assez réduite, puisque tout le monde a appliqué à peu près la même politique. Et pas dans l’intérêt des peuples.

    Vous disiez récemment qu’il s’agissait d’une guerre des riches contre les pauvres ?

    Oui. Encore une fois je pense que l’on observe l’arbre à ses fruits. On a un appauvrissement toujours croissant de la pauvreté et un enrichissement toujours plus grand de l’autre côté. Il y a des gens qui s’enrichissent considérablement sur la crise. On a basculé l’immense majorité de la population mondiale dans une extrême pauvreté, sans se préoccuper des impacts sur la santé.

    Il y a une intention de nuire, totalement assumée dans les discours d’ailleurs, dans les projets. Il y a un très fort déficit d’empathie de la part de cette micro-caste de très, très riches par rapport au reste de l’humanité. C’est à cela qu’on caractérise le harcèlement, d’ailleurs. Une partie des citoyens doit se sacrifier pour le bien commun. C’est une logique totalitaire. On se rend compte que ceux dont on exige le sacrifice sont à peu près toujours les mêmes.

    Il semblerait qu’on ait amené les gens à confondre les conséquences des mesures prises avec les conséquences du Covid. On a donc créé le contexte pour qu’ils aient envie de cette servitude volontaire dont parlais La Boétie. Comment peut-on expliquer cette situation ?

    Sur le plan de la philosophie politique, on peut l’expliquer par le fait qu’a été mis en place de façon assez clair et un peu partout un régime totalitaire. Il rencontre de la résistance ça et là, mais c’est le projet.

    Pourquoi totalitaire, parce qu’il vise la domination totale des individus, la rupture des classes, de l’appartenance sociale, des familles, jusqu’à l’intrusion dans l’intimité de la personne. Pour que le projet totalitaire fonctionne, il doit se maintenir au pouvoir grâce à la terreur, donc il faut un ennemi. Visible ou invisible. Auquel on va faire la guerre, pour justifier le terrorisme de l’État. Pour justifier aussi la suppression des libertés et des droits. Il faut une idéologie. Un discours qui mette en scène un ennemi contre lequel on va partir en guerre et qui, supposément, nous met en danger de mort. Il va falloir construire pour cela un discours mensonger, complètement déconnecté de la réalité de l’expérience. Mais afin qu’il puisse avoir une certaine légitimité, il faut qu’il évolue en permanence, pour empêcher qu’il soit figé et donc soumis à la critique.

    Il faut que l’idéologie réussisse à modifier la réalité. Ce n’est donc plus la réalité de l’expérience qui fait foi. Avec l’idéologie, on va modifier l’expérience pour qu’elle corresponde à ce qu’on est en train de raconter.
    Par exemple, si on désigne telle population comme paria, comme danger pour la nation, on va faire en sorte qu’elle devienne dangereuse. On va l’exclure économiquement, lui supprimer ses droits. Si on veut démontrer qu’elle met en danger la santé des individus, on va la mettre elle-même dans des conditions d’hygiène précaire, etc., etc. De telle sorte que le retour de la réalité finisse par correspondre à l’idéologie.

    En 2020, on n’a pas du tout pris les mesures nécessaires pour soigner. Au contraire, il y a eu une grande exposition des gens sur le plan de la santé. J’ai pris l’exemple économique tout à l’heure : quand vous n’avez plus à manger, que vous ne pouvez plus payer vos factures, comment faites-vous pour vous alimenter correctement, ne pas être dans l’angoisse et la précarité, vous protéger au niveau de votre santé et de votre immunité ainsi que vos enfants ? Ce n’est donc pas du tout une politique en faveur de la santé, mais une politique de précarisation qui a eu lieu dans de nombreux pays du monde et qui a entraîné davantage de troubles de santé.
    Quand on interdit à des médecins de prescrire ou de soigner, on crée des maladies. Quand on renvoie les gens chez eux avec du Doliprane, on crée les conditions pour que la réalité finisse par correspondre à l’idéologie.

    Comment peut-on expliquer que la majorité des gens ne se rendent pas compte de tout cela ? N’y a-t-il pas un fonctionnement, au niveau du cerveau, qui fait que nous ne sommes pas capables d’envisager certaines réalités trop éloignées de notre ligne de pensées, au risque de devenir complètement fous ?

    Tout à fait. C’est lié à la violence. Il y a eu des chocs traumatiques répétés envoyés aux populations. De diverses manières, avec différents décors. Et ces chocs traumatiques ont été créés par les discours politiques, par les décisions prises, dont l’absurdité et l’arbitraire ont cassé tous les repères des gens. Il faut savoir que cette violence entraîne, pour le psychisme, la mise en place de mécanismes de défense. Le meilleur exemple : quand vous subissez un traumatisme grave, cela peut déclencher une amnésie. C’est un mécanisme de défense. Ou, encore une fois, on peut être dans le déni : le réel est tellement insupportable que je ne peux pas me le représenter.

    Donc je pense que moins on s’attend à la violence, plus on est vulnérable, comme c’est le cas des pays occidentaux qui ont l’habitude de fonctionnement plus équilibrés. Nier la réalité de la violence, ou la justifier, dans la mesure où il y a en face un discours très séducteur du type « on fait ça pour votre bien » : c’est très tentant d’y entrer. Je pense que la majorité des gens, et c’est bien normal, ne parvenant pas à comprendre ni accepter l’existence de la violence que ça véhicule, régressent sur le plan psychologique et se laissent prendre en charge par le discours dominant.

    Il y a également une bonne partie de gens qui préfère tout simplement ne pas s’interroger et suivre le mouvement, sans chercher à savoir si ce qu’il se passe est normal ou non.

    Oui, alors là c’est le syndrome du fonctionnaire qui fonctionne. C’est-à-dire qui préfère restreindre son champ de pensée et le réduire à la tâche qu’il a à exécuter. Car s’il devait penser vraiment ce qu’il se passe, probablement qu’il pourrait en devenir fou.
    Je pense que le psychisme protège, jusqu’à un certain point, les gens de ce basculement. De cette désintégration psychique.

    On constate aussi que ce n’est pas une question d’intellect, de connaissances, ni de niveau d’éducation. L’autrefois philosophe Raphaël Enthoven en est le parfait exemple.

    D’abord, c’est lié à une solidité psychologique et non pas à une intelligence. C’est lié à la capacité d’être ancré dans plusieurs choses et dans la capacité d’affronter la solitude, même si la majorité du groupe se désaxe. Ancré dans quoi ? Dans le rapport à la réalité. Dans le désir de vérité. Dans la valeur morale de se rendre compte, dans le réel, qu’on fait du mal aux gens.

    Il y a des profils très hétérogènes qui peuvent se retrouver dans une prise de conscience, mais tous sont caractérisés par plusieurs choses : d’abord, ils ont un fort ancrage dans la réalité, des gens qui ont plein de bon sens, des gens qui ont d’autres références, y compris chez leurs ancêtres, qui leur permettent d’apprécier d’une autre façon ce qu’il se passe, de sortir du discours dominant. Ensuite, ce sont des gens qui questionnent la légitimité de l’autorité ; ils n’obéissent pas pour obéir, mais parce que le discours de l’autorité a du sens. Et enfin, la caractéristique commune à chaque fois, c’est de ne pas se satisfaire d’un à peu près au niveau de la vérité. Il y a une recherche de vérité, de compréhension. Et le quatrième point:ce sont des gens qui sont capables de faire face à l’isolement. Parce qu’en ce moment, penser au vent contraire, c’est être exposé au harcèlement, à l’isolement, à l’insulte, à la censure et pour cela, il faut avoir une sacrée solidité psychologique.

    Il faut bien se dire que le système devient fou, mais que quand on fait partie du système parce qu’on y a des avantages, des privilèges et que remettre en question la doxa dominante impliquerait de perdre ces privilèges et sa place dans ces groupes d’appartenance (groupes de pairs notamment), tout le monde n’est pas prêt à le faire. Je connais des gens qui ont des doubles discours. Des discours publics et des discours privés. Donc ils ne sont pas si naïfs que ça.

    Pourtant, j’avais tendance à penser que Raphaël Enthoven pouvait réunir ces caractéristiques.

    Il fait sans doute partie de groupes d’appartenance (par exemple, l’intelligentsia parisienne) qu’il n’est pas prêt à quitter. Et ces groupes d’appartenance ont fait cette allégeance-là. Cela met tout le monde face à des conflits de loyauté.

    C’est-à-dire ?

    On voit le prix qu’ont payé certains scientifiques, certains universitaires et certains chercheurs à dire leur vérité. Si l’on n’est pas prêt à payer ce prix-là et si son groupe d’appartenance exige de manière implicite ou explicite une adhésion au dogme, pour accéder aux privilèges du sérail, on est réduit à une forme de soumission, consciente ou non.

    Quand Laurent Mucchielli se fait dédire par le CNRS, la question est de qui dépend le CNRS ? Qui a peur de perdre sa place ? Je ne suis pas sûre qu’il n’y ait que des endoctrinés là-dedans, si vous voulez. Je suis même sûre du contraire. Il y a des sommes d’intérêts, de corruptions, de peurs. Certains s’empêchent eux-mêmes de critiquer, de penser, pour ne pas perdre ces privilèges. Le plus ironique est que, souvent, ce sont les mêmes qui ont hurlé à la défense de la liberté d’expression en France.

    De manière plus générale, la collaboration des intellectuels avec les régimes totalitaires n’est pas nouvelle. Hannah Arendt avait exprimé son dégoût des intellectuels dès le début des années 1930 ; Klemperer avait été sidéré par l’opportunisme de certains universitaires ; Günther Anders avait dit son aversion pour la complaisance active d’Heidegger, en particulier car ce dernier avait tous les outils de philosophie politique pour penser ce qu’il se passait.

    Vous disiez aussi que la crise sanitaire était un peu l’aboutissement d’une déliquescence qui a débuté il y a longtemps. Que vouliez-vous dire ?

    Le totalitarisme, c’est considérer que les individus sont des cellules interchangeables d’un même corps au sens propre, avec la suppression totale et l’éradication totale de toute singularité. La singularité c’est le fait qu’aucun individu n’est comparable à un autre sur Terre. Que tout le monde est unique, différent, avec l’humanité en partage, où « rien d’humain ne m’est étranger ». Le totalitarisme est la proposition inverse.

    Dans l’idée que nous sommes tous des cellules d’un même corps, il y a l’idée qu’il faut sacrifier les cellules cancéreuses, celles qui s’autonomisent du corps. Donc l’individu n’est pas sacré en soi, mais plutôt quelque chose qui peut être éliminé si on en a besoin. Et je pense que cela est en cours depuis très longtemps. C’est une perte à la fois de la transcendance, de la transmission, de valeurs morales et spirituelles. Et en même temps, c’est la profanation de tous les individus. « Vous ne pourrez plus rien cacher », c’est la proposition totalitaire : l’exact inverse de la pudeur, socle de la civilisation selon Hegel. On doit cacher notre intimité, c’est un devoir, elle ne peut pas être profanée sous peine de sombrer dans la barbarie.

    C’est en cours depuis longtemps, on le voit dans l’évolution du management au travail, dans la prolifération des écrans pour les enfants : ce sont des façons d’abraser complètement le sujet et de le nier dans ses besoins propres pour en faire un bon consommateur. On va mettre les gens dans des cases, où ils vont devenir a minima des instruments de production, et quand ils ne servent plus, qu’ils sont inutiles du point de vue de la production capitalistique, on les jette.
    Tout cela est le total inverse des valeurs qui ont été le socle de notre civilisation, mais ça fait longtemps que c’est à l’œuvre.

    Mais qu’est-ce qui a déclenché tout ça ? C’est à l’œuvre depuis combien de temps, selon vous ?

    C’est difficile à dire. Je pense qu’il y a une conjonction de plusieurs facteurs et ce n’est pas exhaustif : premièrement, le transhumanisme est la référence nazie par excellence, celle du surhomme. Cela veut dire que le nazisme, dans sa valeur première de recherche d’immortalité matérielle et de surhomme humain, qui en même temps est un humain modifié, n’est pas mort. L’idéologie de fond n’est pas morte. Le nazisme n’a pas été totalement pourchassé, il a fait des petits dans les sectes idéologiques de pouvoir qui ont pour vocation à s’étendre et visent l’expansion. Je pense que la question de la conquête idéologique d’un pouvoir mondial par des sectes occultes est rarement abordée, mais devrait être étudiée de très près. Mais ce n’est pas suffisant.

    Le deuxième point, c’est le développement technologique. On arrive à une époque – on y est sans doute depuis Hiroshima – où on n’arrive pas à se représenter, ni imaginer ce que les outils que nous créons sont capables d’engendrer. L’humanité engendre des monstruosités qu’elle n’a pas forcément les moyens de freiner, comme l’illustrent la création des chimères, le clonage, les trafics génétiques… Je pense que cela est aussi à œuvre.

    Si on regarde du point de vue de l’instruction publique, il y a eu une volonté délibérée de supprimer l’apprentissage auprès des enfants. Ces sonnettes d’alarme ont été tirées par les enseignants. Il y a quand même un pouvoir qui orchestre le fait de rendre les citoyens dociles.Mais ça n’est pas nouveau. C’est la nature du pouvoir de comploter pour se maintenir. La question nouvelle, c’est que nous nous sommes laissé destituer des contre-pouvoirs.
    Peut-être, mais ça n’est qu’une hypothèse, que l’ère de la jouissance et de la consommation à tout va a fait s’effondrer les individus moralement. Mais c’est compliqué de répondre à cette question et je pense que la nature est polyfactorielle. En même temps, c’est presque inéluctable.

    La seule question qui aurait dû occuper l’humanité après la deuxième guerre mondiale, c’est : comment en est-on arrivé à un tel degré d’autodestruction ? Les gens ne se sont pas tellement préoccupés de cette question. Ils ont voulu récupérer la vie ; ils ont été incités à jouir de tout, mais cela aurait dû les préoccuper. Tout comme le fait que des chefs d’État aient aujourd’hui la possibilité de balancer des Hiroshima bis devrait nous préoccuper. Günther Anders n’a cessé de tirer la sonnette d’alarme. Pourquoi avons-nous la capacité de nous autodétruire ? Pourquoi la majorité des gens préfère être dans la jouissance plutôt que dans cette conscience, qui est certes très austère ? Parce que ce n’est pas très marrant de se poser la question de notre responsabilité. C’est plus confortable de se laisser régresser dans un statut de consommateur.

    Vous avez des réponses à cette question ? Pourquoi en est-on arrivés là ?

    Il y a eu, en tout cas du point de vue du développement des technologies de masse, de la publicité, du marketing etc. un encouragement, une dérégulation qui ont fait que les individus n’ont plus été protégés, en particulier de l’émergence de ces nouvelles technologies, des écrans. Et à partir du moment où l’on contrôle un cerveau et le temps de cerveau disponible, on contrôle toute possible révolte de la part des citoyens. C’est un peu le monde de Huxley.

    Ne pensez-vous pas que cette crise peut être une opportunité ? Tout ce qui se passe est tellement gros que ça ne peut que déclencher une révolte et aboutir sur quelque chose de positif, non ?

    Je ne sais pas, peut-être. Il me semble que c’est un peu David contre Goliath pour l’instant. On peut toujours espérer un miracle.

    Comment expliquer l’apathie totale de la gauche ? Et qu’il faille finalement compter sur la droite, voire l’extrême-droite, pour s’opposer aux mesures ?

    Ma réponse est peut-être un peu trash, mais je pense que la politique n’est plus du tout représentative des aspirations des peuples. C’est une caste qui se reproduit entre elle, selon des codes d’initiation conférés, et qui a trahi les peuples depuis longtemps. Quelle qu’elle soit. Ils roulent pour leur pomme. Les États sont managés comme de grandes entreprises, avec des actionnaires de l’ombre et des gens qu’on va placer aux commandes. On les remplace lorsqu’ils ne conviennent plus. On va orienter des sondages, des votes, jusqu’à les trafiquer dans certains pays.

    L’état dans lequel se retrouve la génération de demain m’inquiète beaucoup. Quel est votre avis là-dessus ? A quoi vont ressembler les adultes dans 10 ans ?

    Ce qu’il faut bien comprendre c’est que, du point de vue psychologique, la psychose paranoïaque produit des traumatismes en chaîne, des dissociations traumatiques et donc de la schizophrénie. On risque donc d’avoir, sur des esprits fragiles, une augmentation exponentielle des taux de suicides et une augmentation des pathologies de type schizophrène chez les enfants. C’est gravissime. Tous les totalitarismes s’en prennent systématiquement aux enfants, les endoctrinent, poussent à la délation, divisent les familles, tournent les enfants en opposition contre leurs parents, etc. On est dans cette politique-là.

    J’observe que certains de mes collègues passent beaucoup plus de temps à dénoncer les complotistes qu’à enquêter sur les véritables sujets et je me demande s’ils n’ont pas une part de responsabilité dans la radicalisation de certaines minorités ?

    Pour la radicalisation des minorités, il faut comprendre que le régime totalitaire fonctionne sur un mode paranoïaque. Mais la paranoïa est partout. C’est une structure collective, non un psychisme seul. C’est la notion de la méfiance tous contre tous. Il va donc y avoir, dans l’opposition, des phénomènes en miroir de ceux qui sont dénoncés dans cette fameuse opposition. Finalement, pour certains, il peut y avoir aussi une vraie folie en miroir. C’est pourquoi il faut toujours faire attention aux assimilations qui sont faites.

    Dans l’idéologie sur la santé qui nous occupe, il y a la création d’une nouvelle langue. Celle-ci inclut a minima plus de 60 nouveau mots et d’expressions détournées de leur sens. A partir du moment où cette nouvelle langue est acceptée (comme le terme « complotiste » d’ailleurs, avec lequel on croit faire allusion à une certaine réalité mais sans savoir exactement bien laquelle, chacun y met de sa subjectivité interprétative), cela crée une adhésion au système. Si les opposants à cette politique générale acceptent cette nouvelle langue, ils en deviennent les promoteurs. C’est donc très compliqué. On le voit déjà à un tout petit niveau avec les anglicismes. Le terme « narratif » n’existe en français que comme un adjectif. Le terme exact est « narration ». Pourtant, moi comprise, nous avons souvent utilisé « narratif » au lieu de « narration ». C’est de la colonisation linguistique.

    Tout cela fait qu’on n’a plus la capacité de se représenter la réalité au travers de notre patrimoine, qui est une langue commune que nous partageons. Et, en prime, on n’a plus la capacité de communiquer avec les autres. Pour ce faire, il faudrait rentrer dans la nouvelle langue, mais elle n’a plus la capacité de désigner la réalité de l’expérience. Donc les dés sont pipés.

    On entend régulièrement, depuis près de deux ans, les gens nous dire que cette crise est bientôt finie. Comment est-ce que vous voyez les choses se terminer ?

    Mal. Le problème c’est qu’une fois qu’on est entrés dans l’idéologie, elle ne va pas lâcher le morceau. Cette histoire, je la vois se terminer de deux façons possibles : soit en guerre, soit en autodestruction qu’il ne va pas être possible de cacher. Ou les deux. Pour sortir de l’idéologie, il faut que la réalité soit suffisamment difficile pour que les gens se réveillent. Un peu comme dans les sectes desquelles les endoctrinés parviennent à se sortir lorsqu’un événement suffisamment grave est survenu.

    Tout ceci va mal se terminer. Par une recrudescence de violence. Y compris dans l’opposition qui fera qu’elle pourra même ressembler à ce qu’elle dénonce. Ceux qui n’ont pas compris en théorie devront comprendre en pratique. À partir du moment où vous niez qu’il y a une porte devant vous, vous allez devoir vous la prendre en pleine figure pour accepter son existence. Hannah Arendt disait que le totalitarisme s’effondre quand les masses cessent de croire. Le problème c’est qu’on n’y est pas.

    Et si cela s’arrêtait simplement, dans quelques mois, avec la levée totale de toutes les mesures et qu’on décidait enfin de vivre avec ce virus ?

    Non, parce que le sanitaire est un prétexte à une gouvernance mondiale de type totalitaire. À une mise sous contrôle totale de l’individu, dans ses mouvements, dans ses réflexions, dans ses faits et gestes. Ça ne marchera pas parce que ce n’est pas compatible avec la nature humaine. Mais ça ne veut pas dire que ça ne va pas créer des dégâts immenses. C’est déjà le cas.

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    https://www.arianebilheran.com/post/l-ideologie-sanitaire-est-un-pr%C3%A9texte-a-une-gouvernance-totalit

    https://www.limpertinentmedia.com/post/le-sanitaire-est-un-pr%C3%A9texte-%C3%A0-une-gouvernance-totalita

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  • How to Use Mass Suppression in PVS-Studio for C++?
    https://hownot2code.com/2021/10/20/how-to-use-mass-suppression-in-pvs-studio-for-c

    Have you just run the analyzer and now you have no idea what to do with all this abundance of warnings? 📜 Nothing to worry about – we made a special mechanism that can help you deal with them 💪🏻 In this #Video, you’ll learn about the inner workings of mass warnings suppression mechanism in … Continue reading How to Use Mass Suppression in PVS-Studio for C++?

    #Development_of_64-bit_C/C++_applications #Tips_and_tricks #C++ #coding #cpp #masssuppression #programming #static_code_analysis
    https://1.gravatar.com/avatar/a7fa0bb4ebff5650d2c83cb2596ad2aa?s=96&d=identicon&r=G

  • Liban : il est encore possible d’éviter la guerre civile
    Par Paul Khalifeh – BEYROUTH, Liban, Mercredi 20 octobre 2021 | Middle East Eye édition française
    https://www.middleeasteye.net/fr/decryptages/liban-guerre-civile-hezbollah-chretiens-amal-kataeb-forces-libanaises

    (...) Ce discours martelé depuis un an du sommet à la base a fini par convaincre une partie des chrétiens que le Hezbollah constitue réellement un danger pour la communauté.

    « Ce ne sont que des prétextes fallacieux, le but de ces partis [FL, Kataëb] est de jouer sur la fibre confessionnelle pour embarrasser le CPL au sein de la communauté chrétienne et tenter de l’affaiblir », affirme à Middle East Eye le journaliste Ghassan Saoud. « Que les pays qui sont gênés par les armes du Hezbollah viennent eux-mêmes les chercher, les chrétiens ne font pas les sales besognes des autres ».

    Micho assure avoir constitué par ses propres moyens son arsenal sur le marché noir. Des notes des services de sécurité font état, cependant, de distribution d’armes et d’entraînement au tir dans les montagnes du Mont-Liban. Le militant des FL reconnaît avoir participé à l’une de ces sessions.

    La tentation de la militarisation chez les Forces libanaises n’est plus un secret depuis longtemps. Le chef de l’ancienne milice, Samir Geagea, aurait dit au leader druze Walid Joumblatt, en octobre 2020, que le moment était venu d’affronter le Hezbollah qui est « plus faible que ne l’était l’OLP [Organisation de libération de la Palestine] alors que les FL sont plus fortes qu’à l’époque de Bachir » Gemayel, leur fondateur.

    Selon certaines informations, Samir Geagea aurait confié à M. Joumblatt qu’il pouvait mobiliser 15 000 combattants. Le leader druze avait confirmé « des divergences » avec le chef des FL sur l’approche de la crise libanaise tout en niant avoir évoqué avec lui la question des armes. (...)

    #Liban

  • Gattegno viré : arrêter Bolloré !
    https://www.arretsurimages.net/chroniques/le-matinaute/gattegno-vire-arreter-bollore

    Je n’éprouve, pour Hervé Gattegno, (qui avait fait du "JDD « un tract hebdomadaire pro-gouvernemental) ni sympathie personnelle, ni estime professionnelle. Mais l’heure n’est plus aux affinités secondaires. L’heure est à appeler par son nom ce qui se déroule sous nos yeux, à ciel ouvert, et qui est sans précédent – du moins en France, et de mon vivant : la mise d’un puissant groupe de presse au service exclusif d’un candidat à une présidentielle. Et en l’espèce, d’un candidat ultra-nationaliste, xénophobe, et autoritaire.

    Exclusif, oui. J’ai passé une partie de ma soirée sur CNews. Le sujet unique en était un meeting de Zemmour dans ses terres versaillaises. Priorité au direct : il vient d’attaquer Mélenchon. Retour au débat : ne monte-t-il pas trop vite dans les sondages ? N’est-ce pas dangereux pour lui ? Une ascension en janvier ou février n’aurait-elle pas été préférable ? Scoop maison ! Deux poids lourds de la droite »"du calibre Retailleau"" pourraient le rejoindre. C’est un journaliste de "Valeurs Actuelles, « Geoffroy Lejeune, qui l’assurait ce matin sur Europe 1, au micro de Dimitri Pavlenko. On regarde l’image tout de suite, ou dans cinq minutes ? Allez, on la regarde. Au même moment, BFMTV déployait tout son savoir-faire dans la zemmourisation bémolisée – le bémol se nommant Natacha Polony – en se désolant de l’offensive des »"woke"" contre les Miss France, par la voix de l’essayiste Pascal Bruckner. Il fallait arriver sur la chaîne Franceinfo, pour revenir à la vraie vie des vraies gens, et voir un député marcheur se prendre les pieds dans les modalités du futur chèque carburant.

    Dans ce jeu désormais simplifié, reste tout de même une question, de taille. Le blitzkrieg de Bolloré a-t-il pour but de faire tomber Macron ? Pas forcément. Il est tout à fait possible que le président en place s’imagine battre plus facilement, au second tour, un Zemmour, plutôt qu’un Bertrand, un Barnier, ou même une Le Pen. Tout comme la raisonnable droite allemande, en 1933, s’imaginait ne faire qu’une bouchée d’un risible pantin en chemise brune. En attendant, tout doit être fait pour frapper Bolloré où il demeure – un peu – vulnérable : au portefeuille. Le CSA, par tous les moyens, «  »à pied ou en voiture"", comme disait l’autre, doit maintenant tordre le bras du milliardaire. Les annonceurs républicains, s’il en reste, doivent se retirer massivement des médias Bolloré. Les clients républicains de ces annonceurs doivent le faire savoir à leurs marques favorites, à l’image de l’action de Sleeping Giants, plus que jamais nécessaire. Le succès est loin d’être garanti, mais quoi d’autre ?

  • Des pénuries en pleine croissance – Libération
    https://www.liberation.fr/economie/des-penuries-en-pleine-croissance-20211019_AWF7DPUUVZFIHIZNLKURS3BUS4
    https://www.liberation.fr/resizer/D-IP-QBU-LUOMo5TSvtGLJYzZoM=/1200x630/cloudfront-eu-central-1.images.arcpublishing.com/liberation/H62MJH7UZVHN3GK7NZAXUMRC6Q.jpg

    Mais la filière s’inquiète aussi de la hausse du coût du transport maritime, qui « fragilise l’ensemble de la profession » et réduit les marges, selon la Fédération française du jouet et de la puériculture (FJP), citée par l’AFP. La FJP et la Fédération des distributeurs se sont jointes à l’appel de Michel-Edouard Leclerc pour demander une mission parlementaire d’information sur le fret maritime. Car cette grande congestion risque de durer. Elle va peser sur la dynamique de croissance « dans les mois et les années qui viennent », prévient Bruno Le Maire. De quoi pousser les entreprises à interroger leur modèle d’approvisionnement et leur dépendance à l’égard de fournisseurs et de produits fabriqués toujours plus loin. Le ministre de l’Economie a déjà un début de solution. « [Elle] tient en un seul mot : l’indépendance. » Le chemin reste encore long.

  • La géographie légale
    https://laviedesidees.fr/Eyal-Weizman-La-Verite-en-ruines.html

    À propos de : Eyal Weizman, La Vérité en ruines. Manifeste pour une #architecture forensique, Zones. Eyal Weizman milite en faveur de l’architecture forensique, qui révèle au public l’étendue des destructions causées par un conflit afin de leur donner statut de preuve dans le cadre d’un procès.

    #International #guerre #justice_internationale
    https://laviedesidees.fr/IMG/docx/20211020_ruines.docx
    https://laviedesidees.fr/IMG/pdf/20211020_ruines.pdf

  • حركة المُقاطعة (BDS) : مشاركة السلطة الفلسطينيّة في « إكسبو دبي » لا تمثل الشعب الفلسطينيّ وتؤكِّد أنّها خطوة تشجيعٍ أخرى للتطبيع مع كيان الاحتلال ودعمًا لنظام الإمارات الاستبداديّ والمتواطئ - رأي اليوم
    https://www.raialyoum.com/%d8%ad%d8%b1%d9%83%d8%a9-%d8%a7%d9%84%d9%85%d9%8f%d9%82%d8%a7%d8%b7%d8%b9

    Le mouvement BDS proteste contre la participation de la (prétendue) autorité palestinienne à l’Expo Dubai 2020 au figure en belle place Israël.

    Le site de l’expo
    https://www.expo2020dubai.com/fr/understanding-expo/participants/country-pavilions
    où Israël figure entre l’Irak et la Jordanie, et la Palestine entre Oman et Qatar...

    #palestine #bds

  • https://lhistgeobox.blogspot.com/2021/10/nous-les-amoureux-quand-les-homosexuels.html

    « Le 18 mars 1961, la France organise à Cannes le concours de l’Eurovision. La victoire revient au Luxembourg, par l’intermédiaire de Jean-Claude Pascal, dont la chanson "Nous les amoureux" triomphe. La diction est irréprochable et le chanteur roule les rrrrrrrr de manière irrrrrrrrrréprochable. D’une belle voix grave, il interprète une ballade a priori inoffensive et peu originale. Et pourtant...

    Les mots choisis ne permettent pas d’identifier le sexe des protagonistes, mais dans le sous-texte, la chanson raconte l’histoire de deux hommes, empêchés de vivre leur amour librement par la société de l’époque. "C’est vrai, les imbéciles et les méchants nous font du mal, nous jouent des tour, pourtant rien n’est plus évident que l’amour." »

  • La Compil’ de la Semaine
    https://www.les-crises.fr/la-compil-de-la-semaine-27

    Chaque semaine, nous vous proposons notre Compil’ de la Semaine : une sélection de dessins de presse à la fois drôles et incisifs, ainsi que des vidéos d’analyse participant à l’indispensable travail d’auto-défense intellectuelle. Bonne lecture et bon visionnage à toutes et à tous ! Dessins de Presse Vidéos Marianne TV- Marcel Gauchet : Macron […]

    #Miscellanées #Compil_de_la_Semaine #Miscellanées,_Compil_de_la_Semaine

  • Le variant asiatique du fado portugais - #CQFD, mensuel de critique et d’expérimentation sociales
    https://cqfd-journal.org/Le-variant-asiatique-du-fado

    Première étape d’un retour récent sur les rives du Tage, où l’on constate que les immigrants asiatiques, par leurs salaires extrêmement bas, permettent à l’agro-industrie de survivre au Portugal, alors que les travailleurs portugais émigrent plus loin pour fuir la misère. Il est aussi question de corruption et de cuisine chic à succès.

    https://www.arte.tv/fr/videos/100293-006-A/arte-regards-cueillette-au-portugal

    Venus d’Inde, du Pakistan ou de Thaïlande, des milliers de travailleurs asiatiques triment dans les plantations du sud-ouest du #Portugal. Ils font un travail pénible et mal payé, loin de leur famille et de leur pays, dans l’espoir d’obtenir un passeport portugais, sésame pour les pays riches d’Europe.

    et le second volet du papier de #Charles_Reeve
    https://cqfd-journal.org/Les-amis-socialistes-de-Poutine-au