• Santé Pudique France - 30.11.21
    – réa : x2 en 2 semaines
    – dc : x2 en 2 semaines aussi

    on touche le niveau de bruit sur dc le 27 nov. comme prévu :-)
    et c’est la première fois qu’un mardi est pire qu’un lundi, sur dc.

    https://raw.githubusercontent.com/coviiid/coviiid.github.io/a84de9e118ff923ed2f2ae3a8ad48d310d6ab306/fig/met.png

  • Israël ou le harcèlement d’État
    30 nov. 2021 - Salah Hamouri
    https://blogs.mediapart.fr/salah-hamouri/blog/301121/israel-ou-le-harcelement-d-etat

    J’avais 16 ans lorsque les autorités israéliennes m’ont emprisonné pour la première fois. Ce n’était que le début d’un long chemin tracé par une occupation militaire qui, en me condamnant sans preuves, a jeté l’opprobre sur moi. Du mur d’apartheid jusqu’aux logiciels espion en passant par la criminalisation des ONG, Israël exporte son modèle autoritaire testé sur nous. Cette impunité doit cesser.

  • Le naufrage de la gauche politique face au Covid, par Toby Green et Thomas Fazi

    Après tout, l’idée que les gouvernements ont tendance à exploiter les crises pour renforcer l’agenda néolibéral est un élément essentiel de la littérature récente de la gauche. Pierre Dardot et Christian Laval, par exemple, ont affirmé que sous le néolibéralisme, la crise est devenue une « méthode de gouvernement ». Plus célèbre encore, dans son livre La stratégie du choc (2007), Naomi Klein a exploré l’idée d’un « capitalisme du désastre ». Sa thèse centrale est que, dans les moments de peur et de désorientation du public, il est plus facile de réorganiser les sociétés : des changements spectaculaires de l’ordre économique existant, qui seraient normalement politiquement impossibles, sont imposés en succession rapide avant que le public ait eu le temps de comprendre ce qui se passe.

    https://qg.media/2021/11/30/le-naufrage-de-la-gauche-politique-face-au-covid-par-toby-green-et-thomas-fazi


    #covid

  • AllôBercy
    https://allobercy.multinationales.org

    À l’occasion de la pandémie, les pouvoirs publics ont débloqué plus de 240 milliards d’euros d’aides pour les entreprises sans véritables conditions sociales, fiscales ou écologiques. Un soutien massif que nous risquons de payer au prix fort – et pas seulement du point de vue financier.


  • L’économiste politique et journaliste Sonja Lerch (1883-1918) est une socialiste révolutionnaire oubliée de la Grande Guerre en Allemagne. Elle s’était engagée dans la révolution russe de 1905, était membre du Bund, puis, en Allemagne, l’une des fondatrices de l’USPD (la branche dissidente de la SPD) et avait participé à l’organisation des grèves de janvier 1918. Ses prises de paroles lors des réunions n’ont pas été conservées… parce qu’elle était une femme. « Si, par exemple, un informateur de la police participait à la sténographie d’une réunion politique, il sténographiait bien entendu le discours de Kurt Eisner ou de Felix Fechenbach ou d’Ernst Toller. Si une femme prenait la parole, il cessait de sténographier et écrivait tout au plus : et puis une femme s’est manifestée, elle a dit quelque chose sur un ton hystérique. » (Günther Gerstenberg). Son mari universitaire divorça car l’engagement politique de son épouse aurait nuit à sa carrière. Celle qui a contribué à l’avènement de la révolution allemande fut retrouvée pendue dans sa cellule. Son personnage inspira la pièce {Masse Mensch. Ein Stück aus der sozialen Revolution des 20. Jahrhunderts} (1920) au dramaturge Ernst Toller, lui-même engagé dans la brève République des Conseils de Munich.
    https://www.br.de/radio/bayern2/die-vergessene-heldin-der-novemberrevolution-100.html

    Sur la révolution de 1918/1919 à Munich : http://raete-muenchen.de/start
    Sur Masse Mensch : https://www.historisches-lexikon-bayerns.de/Lexikon/Masse_Mensch_(Ernst_Toller,_1919/20)

    #Sonja_Lerch #révolution #socialisme #pacifisme #révolution_allemande #Ernst_Toller #histoire #visibilisation_des_femmes

  • Quelques mots sur la SNCF (par amour du train et détestation de ce qu’on en fait)

    https://www.youtube.com/watch?v=XIJul61JpII

    Aurélien Barrau s’exprime, au détour d’une conférence, sur son parcours pour acheter un billet à la #sncf et le trajet qui s’en est suivi. Et c’est certainement le ressenti de beaucoup de monde.

    Le « progrès » continue : lors de mon voyage de retour à l’issue de cette conférence, l’accès au quai a été interdit à un homme qui voulait aider sa vieille mère à porter ses bagages. Magnifique. On se sent tellement mieux avec le train d’aujourd’hui !

  • Fictions pour la jeunesse : les nouvelles héroïnes cassent-elles vraiment les stéréotypes de genre ?
    https://theconversation.com/fictions-pour-la-jeunesse-les-nouvelles-hero-nes-cassent-elles-vrai

    Hermione connaît un succès particulier, amplifié par l’engagement féministe de son interprète à l’écran Emma Watson. Les caractéristiques d’Hermione et les prises de position publiques d’Emma Watson semblent se conforter. Hermione est louée pour son intelligence et son rôle central dans l’intrigue, même si elle apparaît peu transgressive dans l’univers d’Harry Potter.

    Emma Watson, quant à elle, a été largement plébiscitée comme figure féministe dans une autre enquête que nous avons menée, cette fois-ci auprès d’étudiants et étudiantes. Pour les jeunes femmes comme pour les jeunes hommes, Emma Watson est la figure féministe la plus citée, à hauteur de 40 %, en réponse à un questionnaire ayant obtenu 2000 réponses dans des établissements de Nouvelle-Aquitaine.

    Au-delà de la prédominance d’Hermione, le caractère transgressif des personnages féminins de « young adult » est discuté par les personnes interrogées : si elles font preuve de force physique et d’intelligence, elles dépendent presque toujours, affectivement, d’un personnage masculin, avec lequel elles entretiennent une romance réelle ou latente. L’hétérosexualité presque obligatoire de ces personnages est relevée par le public pour lequel un personnage féminin transgressif n’est ni nécessairement hétérosexuel, ni nécessairement engagé dans une romance.

    Janice Radway a mis en évidence ce canevas narratif des romans Harlequin dès 1984 dans son étude classique, Reading the Romance, hélas jamais traduite intégralement en français (voir la conclusion de l’ouvrage traduite par Brigitte Le Grignou en 2001). Radway explique comment ce déroulement de l’intrigue, sans cesse renouvelé, reconduit un schéma patriarcal tout en permettant aux lectrices de vivre fantasmatiquement une autre fin que celle de leurs relations hétérosexuelles réelles.

    Or, malgré l’évolution des caractéristiques des personnages, le principe narratif se répète dans les productions contemporaines.

    #Littérature_jeunesse #Tropes #Amour

  • #Gérarld_Darmanin autour des morts dans #La_Manche (sans honte)

    « Gérald Darmanin à Calais : ’La Grande-Bretagne doit prendre ses responsabilités et limiter l’attractivité de son territoire’. »


    https://twitter.com/BFMTV/status/1465000103589167114

    « Les migrants, ces monstres prêts à tuer leurs bébés pour profiter des allocs. »


    https://twitter.com/nico_lambert/status/1465208039687004161

    #Manche #Darmanin #même_pas_honte #appel_d'air #migrations #asile #réfugiés #attractivité #propagande

    ping @isskein @karine4

    • « Les migrants menacent de jeter leurs bébés à l’eau » : vraiment ?

      Le ministre de l’Intérieur français Gérard Darmanin assurait dimanche qu’une pratique courante lors des traversées consiste à basculer par-dessus bords enfants et vieillards. Rien ne semble étayer ces accusations.

      Policiers laxistes ou migrants tueurs d’enfants ? Les clichés ont fait les choux gras de la presse britannique au soir du drame qui a coûté la vie à 27 personnes dans la Manche : des policiers regardant sans agir un groupe de migrants traversant la plage pour mettre leur zodiac à l’eau. Certes, il ne s’agit pas de l’embarcation qui a fait naufrage quelques heures plus tard, mais des députés britanniques n’ont pas tardé à s’appuyer sur ces images pour dénoncer le laxisme de la police. Une façon aussi de pointer la responsabilité des autorités françaises dans le naufrage.

      Interrogé sur le sujet dimanche, en marge de la réunion internationale sur la sécurisation de la côte, le ministre de l’Intérieur français Gérard Darmanin a défendu ses policiers, assurant que les photographies de Reuters ne montraient pas toute l’histoire. « Dans cette image-là, ce qu’on n’a pas vu, c’est que les migrants utilisaient des bébés et menaçaient de les jeter dans une eau à quelques degrés sur un moteur (sic) s’ils (les policiers – NDLR) venaient les interpeller. Dans ces cas-là, ma consigne, c’est de ne pas intervenir. Nous ne pouvons pas mettre en danger la vie d’enfants, de vieillards qui sont parfois basculés dans la mer. C’est un constat que, malheureusement, les policiers font depuis de nombreuses années, parce que les gens ont envie d’aller en Grande-Bretagne. »

      Des migrants prêts à sacrifier leurs propres enfants et aînés pour s’assurer d’un passage en Angleterre, vraiment ?

      D’après le conseiller communication de Gérard Darmanin, il s’agit d’informations rapportées au ministre par des policiers et des gendarmes. « Il arrive que des passeurs menacent de jeter les enfants les plus jeunes par-dessus bord afin d’empêcher la police d’intervenir. » Est-ce une observation générale (« il arrive ») ou spécifique à l’événement décrit ? Le conseiller renvoie vers la préfecture du Pas-de-Calais pour plus de détails. Celle-ci botte en touche : « Si le ministre l’a dit, le ministre l’a dit. » Quant à la préfecture maritime Manche et Mer du Nord, elle dit ne pas avoir observé ce « type de pratiques ». Ce sont pourtant ses services qui assurent l’essentiel des sauvetages en mer.

      Un scénario peu crédible

      Comme évoqué, la série de clichés montre les migrants passer à côté des policiers alors qu’ils portent leur bateau sur la plage. Il semble peu vraisemblable que les policiers aient patiemment attendu dans leur voiture que les personnes se mettent à l’eau et démarrent le moteur pour finalement songer à intervenir. Et alors seulement être stoppés par la menace de jeter un enfant.

      L’incident est d’ailleurs totalement absent de la recension des événements qu’a faite le photographe de Reuters au journal Le Figaro le lendemain des faits. Gonzalo Fuentes mentionne alors que la police n’était plus présente au moment de la mise à l’eau : « Un camion de la police française s’est dirigé vers le groupe, a allumé ses feux et a encerclé les migrants dans une tentative apparente de bloquer leur chemin vers la mer. Une femme portant un petit enfant s’est avancée devant le véhicule et a poussé un gémissement. Le véhicule de police s’est arrêté. Peu de temps après, il est parti pour patrouiller sur une autre partie de la plage. Les migrants se sont précipités sur le sable jusqu’au rivage. [Les hommes] ont chargé les enfants sur le canot et l’ont poussé vers la mer. »

      L’effet bouche-à-oreille a-t-il pu transformer « une femme s’est avancée et a poussé un gémissement » en « des migrants ont menacé de jeter les bébés à l’eau, sur le moteur » ? Des situations de ce type auraient-elles pu se produire à d’autres moments, sachant que le ministre évoque quelque chose de récurrent ?

      Dans le cadre de sauvetages – ou d’interceptions –, il peut arriver que des personnes brandissent effectivement enfant ou bébé. Mais il s’agit généralement d’alerter sur la présence d’enfants, surtout dans un contexte où une interception pourrait être perçue comme une manœuvre potentiellement dangereuse.

      Les assertions du ministre de l’Intérieur ne sont d’ailleurs pas sans rappeler un scénario avancé dans les heures qui suivirent le décès de Mawda : que la petite fille aurait été utilisée comme « enfant bélier » par les migrants pour casser la vitre de la camionnette (alors qu’elle est décédée d’une balle dans la tête, tirée par un policier). Une rumeur relayée à l’époque « off the record » par du personnel politique et des enquêteurs. Les migrants avaient seulement montré les enfants à la fenêtre de la camionnette pour signaler leur présence aux véhicules qui les pourchassaient.

      https://www.lesoir.be/409377/article/2021-11-29/les-migrants-menacent-de-jeter-leurs-bebes-leau-vraiment

    • France : Immense fierté de voir la principale chaîne de télé de mon pays préférer consacrer son cœur de JT à la candidature à dessein d’un révisionnsite condamné pour incitation à la haine raciale le jour de la Panthéonisation de la 1è femme noire résistante et anti-raciste.
      Beau travail.

  • Quand la réponse mondiale à la pandémie de COVID-19 se fait sans la promotion de la santé

    https://journals.sagepub.com/doi/10.1177/17579759211015131

    Plus d’un an après les premiers cas déclarés de COVID-19, le monde est toujours plongé dans le marasme de la #pandémie. De vagues en vagues, les mesures prises pour enrayer l’épidémie se répètent, incapables d’endiguer le phénomène dans la plupart des pays. Le monde peine contre le SARS-CoV-2, son pouls battant au rythme du nombre de cas, d’hospitalisations et de décès médiatisés. Cette publicisation continue et massive des chiffres de la COVID-19 ne constitue-t-elle pas un des problèmes clefs de la politique de crise ? À rendre sans relâche saillantes et visibles ces données épidémiologiques spécifiques, le risque est pris de rendre invisibles d’autres problèmes, troubles et maladies, au moins aussi graves ; un risque d’autant plus inquiétant que la crise se chronicise.

    Les politiques publiques ont mobilisé, sans toujours efficacité, les outils classiques de la réponse aux phénomènes épidémiques aigus : dépister, isoler et, désormais, vacciner. Mais la COVID-19 n’est pas qu’une épidémie, c’est une #syndémie (1). Elle est asymptomatique ou peu grave pour une très large majorité de la population et ne s’aggrave qu’à la rencontre d’autres facteurs de vulnérabilité, notamment la combinaison de l’âge, de la morbidité et des conditions sociales. Elle a des effets socialement stratifiés et certaines populations, du fait de leurs conditions de vie, d’emploi et de logement, sont particulièrement vulnérables (2). En cela, les mesures universelles n’ont quasiment jamais été adaptées aux singularités des différents contextes, qu’elles soient géographiques, culturelles, politiques, etc. (3). Dans la panique, une approche totale, universelle et centralisée a été choisie presque partout dans le monde. Fermeture des lieux de vie et d’enseignement, distanciation physique, confinement généralisé. Les déterminants du vivre ensemble ont été gelés sur une très longue période pour tenter de limiter la propagation du virus et éviter la saturation hospitalière en soins intensifs.

    Pour quels résultats ? La COVID-19 a fait près de 3,2 millions de morts, quasi-exclusivement âgés de plus de 65 ans et/ou déjà malades (4). Il est à ce jour difficile de savoir dans quelle mesure ce taux a pu être infléchi par les mesures décidées. Des études soulignent l’efficacité sous conditions de certaines mesures sur la propagation du virus (5), quand d’autres pointent qu’elles n’influent pas ou négativement sur le taux de mortalité en population (6). En revanche, des données sont aujourd’hui disponibles sur les conséquences de ces mesures sur la santé de la population : 100 millions de nouvelles personnes dans l’extrême pauvreté (7), doublement du taux de chômage dans les pays de l’OCDE (8), accroissement des troubles mentaux et de l’anxiété (9–12), défaut de soins pour les patients atteints de maladies chroniques et ralentissement des activités de prévention (vaccination, dépistage) (13). Pire encore est le bilan concernant les enfants : 142 millions sont plongés dans la pauvreté (14), 463 millions n’ayant pu accéder à l’enseignement à distance subiront des retards d’apprentissage (15) et des problèmes de santé subséquents (16), une aggravation des problèmes de santé mentale (17,18) avec probablement des conséquences sur la croissance et le développement des plus jeunes (19). On craint un effondrement de décennies de progrès en santé infantile, conséquence de politiques de vaccination et d’administration des soins prénataux considérablement perturbées (20, 21) et d’une malnutrition induite par les mesures (22). Enfin, les mesures de confinement ont surexposé les enfants à la violence intrafamiliale dans un contexte d’affaiblissement des services de protection de l’enfance (23,24). Ce constat saisissant par son ampleur, sa gravité et ses victimes, les plus jeunes et les plus vulnérables, interpelle au regard des principes de bienfaisance auxquels les interventions de santé publique devraient se référer (25). Comment a-t-on pu oublier que les déterminants sociaux de la santé sont dépendants les uns des autres, que la santé s’enracine dans le fait social et que par conséquent, sur le long terme, de telles mesures ne peuvent qu’être destructrices (26) ?

    La réponse pourrait être assez simple : la méthode utilisée. Rappelons un fait que les acteurs de la promotion de la santé connaissent parfaitement. La #santé procède d’un processus d’empowerment, c’est-à-dire de capacitation des individus et des groupes à agir sur les conditions sociales, économiques, politiques ou écologiques auxquelles ils sont confrontés. Dans le contexte de la COVID-19 (7), pour être en mesure d’agir, les personnes concernées doivent avoir la possibilité de participer, de s’approprier et d’ajuster la réponse. Or, dans de très nombreux pays, l’ensemble de la communication publique sur l’épidémie s’est déployé avec intensité sans engager de dialogue avec la société civile ou les professionnels en promotion de la santé. L’objectif principal a paru être celui de susciter l’adhésion aux mesures gouvernementales en centrant la communication sur la responsabilité individuelle des personnes, et en mobilisant les registres éculés de la peur et de la culpabilisation (27). Or, les sciences politiques l’ont montré depuis longtemps : ce que le gouvernant croit gagner en capacité de décision autonome par la centralisation et la monopolisation de la décision, il le perd en capacité de mise en œuvre (28). De surcroît, les limites de cette stratégie anxiogène sont connues depuis longtemps, notamment lorsqu’elle n’est pas partagée et que, par conséquent, les communautés ne peuvent jouer le rôle de modérateur, de ressource ou de soutien (29–32) : stratégies d’évitement ou de repli sur soi, anxiété et comportements défensifs, voire pathologiques liés au stress chronique induit. C’est au niveau mondial que s’observe cette combinaison délétère de « fatigue pandémique » (33), affaiblissant la population et par conséquent la lutte contre la COVID-19. Pour lutter contre ce phénomène, l’Organisation mondiale de la Santé (7) appelle pourtant à modifier la méthode autour de quatre principes :
    i) faciliter les réponses communautaires par l’amélioration de la qualité et de la cohérence des approches,
    ii) baser les actions sur la mobilisation des preuves, mais aussi sur les spécificités des contextes, les capacités, perceptions et comportements de la communauté ;
    iii) renforcer les capacités et les solutions locales en facilitant les aptitudes et compétences des collectifs, et l’évaluation participative des mesures,
    iv) privilégier la collaboration et la mobilisation des intérêts communs entre groupes, structures et territoires dans l’effort de réponse à la COVID-19.
    Ces quatre principes, bonnes pratiques de la promotion de la santé identifiées de longue date, renvoient directement à la nécessité de croiser les expertises, les disciplines et les secteurs. Et c’est la deuxième faiblesse de la méthode utilisée jusqu’ici.

    En privilégiant une approche biomédicale où il s’agit de supprimer ou contenir un virus plutôt que d’étudier sa rencontre avec une population faisant système (34), les professionnels de la prévention et promotion de la santé, les chercheurs en sciences humaines et sociales ainsi que les citoyens ont été exclus. Or, comment embarquer des centaines de millions d’individus dans une dynamique collective qui n’en concerne directement qu’une fraction, choisir la bonne communication sur le long terme, ajuster des mesures aux territoires, aux vulnérabilités, sans les acquis de ces spécialités. Voilà 50 ans que les guides en la matière s’égrènent de chartes en chartes, de conférences de consensus en conférences de consensus, pour rappeler que « l’action coordonnée de tous les intéressés » est nécessaire car « les programmes et les stratégies de promotion de la santé doivent être adaptés aux possibilités et aux besoins locaux des pays et des régions et prendre en compte les divers systèmes sociaux, culturels et économiques » (35). Des principes endossés par la plupart des nations aujourd’hui concernées ; des principes qui n’ont pas été appliqués, sans doute inconnus des gouvernants et experts mobilisés dans la gestion de cette crise.

    Dans l’approche comme dans la méthode, dans ses résultats comme dans ses impacts, la gestion de la pandémie de COVID-19 ne peut qu’interpeller les professionnels de la promotion de la santé. Pourquoi ne sont-ils pas entendus ? Certes, nous nous étions préparés pour un sprint et c’est un marathon que nous vivons. Certes, le virus est agile, sournois car silencieux et opportuniste, comme toujours. Certes, les hôpitaux sont essorés par des années de réformes néolibérales. Mais si la surprise, voire la sidération, pourraient excuser les choix initiaux des personnes au pouvoir, l’entêtement et/ou l’aveuglement quant à leurs conséquences ne sont pas permis. Continuer de sacrifier, au nom de l’universalité des mesures, de nombreux segments de la population alors que des mesures proportionnées à la vulnérabilité des territoires et des personnes pourraient être mises en place n’est pas et plus permis. Si la mission de plaidoyer est centrale à la promotion de la santé, elle n’a jamais été aussi importante qu’aujourd’hui où le monde trébuche sur le SARS-CoV-2, générant de multiples fractures sociales, territoriales, générationnelles et communautaires, et où l’expertise jusqu’ici mobilisée prend conscience de ses limites (36).

    #covid, #autonomie, #discernement

    Cité en note 1 de https://seenthis.net/messages/938248

  • Parution du n°1 de "La caverne d’Ali Babel - Bulletin de correspondances anarchistes" (novembre 2021)
    https://infokiosques.net/spip.php?article1885

    Nous avons le plaisir d’annoncer la parution du premier numéro de La caverne d’Ali Babel - Bulletin de correspondances anarchistes, dont voici une brève présentation tirée de la quatrième de couverture : « Nous voudrions qu’ouvrir ce bulletin soit comme entrer dans une caverne pleine d’un précieux butin. On y entrerait comme des voleurs, plus attirés par la richesse qui s’y reflète et par l’usage que l’on entrevoit, que soucieux des multiples provenances de telles trouvailles. Un dépôt d’idées et de (...) #ailleurs

  • Être ou ne pas être, qu’est-ce qu’un déchet ? - Ép. 1/4 - Du mode d’existence des déchets
    https://www.franceculture.fr/emissions/les-chemins-de-la-philosophie/les-chemins-de-la-philosophie-du-mardi-30-novembre-2021

    Comment expliquer une telle présence des déchets mais une telle absence de réflexion sur ceux-ci ? Comment le #déchet nous permet-il de comprendre la place des objets dans nos vies ? Faut-il remettre en question la pensée de Platon, comme l’a fait le philosophe Dagognet : l’objet a-t-il une essence ?

  • ❝Au Sahel, l’échec de la France - Barkhane, le crépuscule de la force
    Plusieurs manifestants qui voulaient barrer la route à un convoi de l’opération Barkhane ont été tués, et d’autres blessés, au Burkina Faso et au Niger. L’armée française reconnaît avoir fait usage d’armes létales. Ces incidents interviennent dans un contexte tendu, alors que l’image de la force Barkhane est dégradée au Sahel, et que la politique de la France y est de plus en plus contestée. Rémi Carayol - Médiapart - 29 novembre 2021"
    https://justpaste.it/4oj84
    #Burkina #Niger #Mali #France #Sahel #Barkhane #Armée

  • Du salon féminin au Gentlemen’s club
    https://laviedesidees.fr/Du-salon-feminin-au-Gentlemen-s-club.html

    Au XIXe siècle, le salon littéraire, organisé par les femmes depuis les Lumières, se voit supplanté par le gentlemen’s club, institution d’origine britannique, exclusivement masculine. De Paris à Londres, comment expliquer cette transition au sein des élites ?

    https://laviedesidees.fr/IMG/docx/20211129_gentlemen.docx
    https://laviedesidees.fr/IMG/pdf/20211129_gentlemen.pdf

  • Covid : la liberté des un·es aux dépens de celle des autres
    https://blog.ecologie-politique.eu/post/Covid-la-liberte-des-un-es

    La restriction des libertés, elle, s’intensifie à chaque prétexte. Mais c’est peu de dire que ce sujet est mal porté par le mouvement anti-pass. D’abord parce que la confusion est de mise quand on parle de politique « sanitaire » et qu’on met dans le même panier Big Pharma et des précautions qui ne tiennent qu’à la bonne volonté de chacun·e, critique de la société industrielle et malthusianisme.

    Justement, le couvre-feu pour raisons « sanitaires » dans les Antilles françaises a été remplacé par un couvre-feu sécuritaire. Un glissement qui n’a rien d’extraordinaire : à Singapour, il y a plus d’un an que l’appli anti-Covid locale sert à résoudre des affaires de droit commun. Nous y sommes donc, en commençant par les anciennes colonies, mais comment désormais faire front commun, après les convergences avec les libertariens et l’extrême droite au sujet des mesures « sanitaires », après la haine déversée sur celles et ceux qui osent dire que la violence et le mépris de l’État s’expriment d’autant mieux sur les sujets coloniaux ou post-coloniaux ? Pour recoudre cette déchirure, il faudra redonner tout son sens à la notion de liberté.

    #covid #politique_sanitaire #liberté #auto-organisation #anti-pass #anti-sanitaire #Aude_Vidal

  • For China, reining in real estate a high-stakes balancing act | Property | Al Jazeera

    https://www.aljazeera.com/economy/2021/11/30/for-china-reining-in-real-estate-a-high-stakes-balancing-act

    For China, reining in real estate a high-stakes balancing act

    Authorities are loosening lending and home approvals even as Beijing pushes to reduce economy’s reliance on property.

    #chine #urban_matter #urbanisation