• Les spipolliens, ces paparazzi... d’insectes !
    https://www.telerama.fr/debats-reportages/les-spipolliens-la-secte-des-mitrailleurs-dinsectes-6924418.php

    DRÔLES DE PASSIONNÉS 3/4 – Certains comptent les chauves-souris. D’autres, les oiseaux. Les “spipolliens”, eux, se piquent d’insectes pollinisateurs. Ils répertorient tout spécimen croisé au jardin. Leurs photos, classées avec soin sur le site Internet du Spipoll, forment un riche inventaire au service des scientifiques.
    Au nord de Rennes, derniers immeubles avant les champs, tout le monde descend. Derrière l’abribus, les herbes hautes. « Quartier de Beauregard, ciel couvert, 20 °C, vent léger », note Barbara sur un petit bout de papier, avant de regarder sa montre. Il est 14h55 et Barbara sort son appareil photo. Top départ. Sur les centaurées mauves qui bordent le macadam, elle guette la petite bête. À peine la butineuse a-t-elle le temps de se poser sur la fleur, que, clic-clac, Barbara, en vraie paparazzi des insectes, lui a tiré le portrait. « C’est une mégachile, une abeille sauvage », précise-t-elle, ravie. Vous repérez tout juste l’insecte en question que Barbara en est déjà à sa quatrième bestiole observée, « cinq ! » s’exclame-t-elle en pointant un fin scarabée, un œdémère vert. « Regardez ses fémurs enflés, c’est un mâle ! »
    À voir Barbara voleter en K-way au-dessus des corolles violettes, on en vient presque à se demander si notre accompagnatrice ne posséderait pas un superpouvoir : « Je ne sais pas si mes gènes ont muté, s’amuse celle-ci, mais c’est vrai qu’avec le temps j’ai développé une attention particulière aux mouvements légers : je suis paramétrée pour repérer de loin les insectes en vol. » Ce mois de juillet 2021, Barbara, alias Barbara Mai, son pseudo de photographe ès bestioles, fête ses 11 ans de « Spipoll ». Spipoll ? Le petit nom du « Suivi photographique des insectes pollinisateurs ». Lancé en 2010 par le Muséum national d’histoire naturelle et l’Office pour les insectes et leur environnement (Opie), c’est l’un des nombreux programmes de sciences participatives qui permettent aujourd’hui au citoyen d’aider la recherche scientifique en récoltant des données de terrain.
    Barbara est loin d’être seule à s’être prise de passion pour la chose. Au dernier comptage de l’Observatoire national de la biodiversité (ONB), plus de 100 000 Français participaient à l’une de ses initiatives, au nombre de plusieurs centaines dans l’Hexagone. Un engouement, et une profusion de projets, que n’aurait pu imaginer à ses débuts, il y a deux décennies, le réseau
    Vigie-Nature. Porté par le Muséum, l’organisme encadre les programmes suivant un protocole strict, qui génère de grosses bases de données. Et que l’on s’intéresse aux algues ou aux papillons, il y en a vraiment pour tous les goûts. Parmi les nouveaux objets d’étude, les météorites, que le projet Vigie-Ciel tente de localiser après leur chute, et qui le 1er janvier 2020 a récupéré son premier caillou.

    Deux photos de spipolliens. À gauche, une osnie mâle (abeille sauvage). À droite, un œdémère et un syrphe ceinturé butinant une cupidone.
    Prisca/Spipoll | M. de FLORES/Spipoll
    Quant aux sujets « anciens », comme les oiseaux, ils n’ont pas fini de mobiliser les bénévoles : en mai 2021, le programme de Suivi temporel des oiseaux communs (Stoc), le plus ancien participatif français, a fait le point sur plus de trente années de comptage. Parmi les dizaines d’opérations suivies par Vigie-Nature, c’est d’ailleurs l’Observatoire des oiseaux des jardins qui comptabilise le plus grand nombre de participants en exercice, 14 000 en 2019. Un chiffre monté à 22 000 en pleine pandémie mondiale. Car la science participative ne semble pas avoir souffert du Covid-19, bien au contraire : de nouveaux venus, arrivés au fil des confinements, ont souvent découvert les joies de la collecte de données pas plus loin que dans leur jardin.
    750 photos par jour

    Succès aussi pour le petit Spipoll, « qui a multiplié son nombre de participants par trois », soit quelque 968 observateurs en 2020, selon Mathieu de Flores, chargé de mission à l’Opie. Une montée en puissance permise par l’application lancée en 2020 alors que le projet venait de fêter son 10e anniversaire. Un saut de plus vers le très grand public ? Désormais, chacun peut participer à l’aventure muni d’un simple smartphone. « Il y a dix ans, lorsque nous avons conçu le site Internet, la photographie numérique n’était pas si répandue. Les insectes sont rapides, il faut un bon appareil photo : les gens en possèdent désormais un à l’intérieur de leur téléphone, ce dont nous n’aurions osé rêver en 2010 », s’enthousiasme Mathieu de Flores. Car, à l’heure de la crise de la biodiversité, l’entomologiste amateur 2.0 n’épingle plus le scarabée dans une boîte vitrée. Il le photographie, puis le laisse s’envoler.
    Qui veut « spipoller » se place donc tout simplement au-dessus d’une plante en fleur : « On vous demande de photographier tous les insectes qui s’y posent, puis de poster une photo, exploitable, par type d’insecte observé, précise Mathieu de Flores. Nous vous fournissons ensuite les outils aidant à le ranger dans l’une des 630 catégories d’insectes. » Résultat, cela n’a jamais autant mitraillé coquelicots et pissenlits. Sur spipoll.org, plus de 57 610 tranches de vie de plantes et de petites bêtes ont été postées. « En 2020, nous avons frôlé les 10 000 collections en un an, ce qui signifie environ 750 photos par jour. » Des images déposées 24 heures sur 24, validées en moins de deux heures, parfois au cœur de la nuit, par des spipolliens insomniaques.
    “Un petit univers parallèle s’est créé, très investi, très bienveillant.” Grégoire Loïs, à Vigie-Nature

    Un immense album photo, donc, où l’abeille côtoie le scarabée, et qui se feuillette en famille. Chez les spipolliens, tout le monde regarde les photos de tout le monde. Protocole oblige, leur validation est en effet collaborative, avec des photos visées successivement par trois personnes. « Sous les images, nous avions laissé un espace de commentaires qui a été investi par les participants. Ça a pris tout seul, d’un coup, sans qu’ils aient besoin de nous », se souvient, encore surpris, Colin Fontaine, chercheur au CNRS, qui utilise les données du Spipoll pour étudier les communautés plantes-pollinisateurs. Communauté, c’est le mot. Car en s’extasiant sous la photo de l’araignée-crabe, on tisse des liens.
    Par la magie des commentaires, le trombi de coléoptères et consorts se mue dès lors en embryon de réseau social. « Un petit univers parallèle s’est créé, très investi, très bienveillant, constate le directeur adjoint de Vigie-Nature, Grégoire Loïs, lui-même spipollien assidu. Je ne crois pas qu’il y ait d’équivalent : les gens qui participent au suivi des chauves-souris sont passionnés de chauves-souris, mais les spipolliens sont fans du programme en lui-même. » Les fans, ils vont de Marie, 25 ans, étudiante dans le Finistère nord, à Nicole, la doyenne, 87 ans, retraitée en Dordogne. Et, après avoir échangé virtuellement, ils ont rapidement traversé la France pour aller « spipoller » ensemble. « Le format idéal, c’est deux personnes, estime ainsi Marie, qui à son arrivée en Bretagne a contacté Barbara. Comme ça, on peut discuter, et cela ne fait pas peur aux insectes ! » Aux premières rencontres officielles, en 2013, lorsque le noyau dur se présente, un mot revient donc sans cesse : « Accro, se souvient Barbara. On s’était surnommés les spipolliens anonymes. »
    Compréhension fine de l’écosystème

    Accro, d’abord à la « vraie vie » des insectes floricoles. Pas besoin d’aller loin, il se passe toujours quelque chose sur les inflorescences, même sur une carotte sauvage de la périphérie rennaise. Butinage bien sûr, mais aussi accouplement, deux téléphores fauves, monsieur sur madame qui butine, ou prédation, une araignée-crabe qui a kidnappé un andrène. Mais pour les humains, il s’agit surtout d’une parenthèse dans un quotidien trépidant. Avec ses longues observations hors du temps, le Spipoll rend zen, paraît-il. À tel point que certains n’hésitent pas à affirmer qu’il devrait être remboursé par la Sécu, à l’instar de Gilles. « J’ai un appareil photo assez gros, alors je dois retenir ma respiration pour que les photos ne soient pas floues : se concentrer, respirer, c’est une sorte d’exercice de méditation. »
    Face à autant d’enthousiasme, le projet échappe un peu à ses concepteurs : « Peu après le lancement de l’appli, j’ai été invité en Bourgogne, s’amuse Mathieu de Flores. Quand l’animateur du projet est convié à une rencontre non officielle, c’est bon signe ! » Et si le Covid-19 freine aujourd’hui les interactions, les spipolliens comptent bien rattraper leur retard rapidement. En 2022, Albert, pseudo Ber, 71 ans, espère ainsi pouvoir fêter ses 10 ans de Spipoll en « famille », dans l’Insectodrome. Un jardin qu’il a créé au milieu d’une truffière d’Uzès et dont les sculptures de nidification accueillent une multitude de petites bêtes. Pour lui, il ne s’agit plus seulement d’une rencontre avec la garrigue, ses chênes verts, ses abeilles sauvages, mais avec beaucoup d’autres choses : « Ce n’est pas simple de s’y mettre quand on part de rien, sans connaissances entomologiques. J’ai rencontré des gens qui m’ont aidé, apporté énormément et que je considère aujourd’hui comme des amis. »

    Une rencontre nationale de fous d’insectes dans les Cévennes en 2019. Être spipollien,
    ça crée des liens !
    Spipoll
    Du côté du Muséum, les données récoltées par les spipolliens rendent de fiers services à la science. Hospitalité des milieux agricole et urbain, homogénéisation biotique, pollinisation du châtaignier, les études se multiplient, et ce n’est que le début. « Le chercheur a toujours besoin de plus de données », sourit Colin Fontaine. Quant à l’aspect humain, c’est très gratifiant. « Cela rend les participants capables de comprendre les enjeux environnementaux de façon éclairée », conclut-il, se souvenant d’Albert, au départ dépité par les lézards faisant dînette dans ses nichoirs : « Il en est arrivé à la conclusion que cela montrait combien le milieu était hospitalier, avec une compréhension fine de l’écosystème, et ça c’est super ! » À l’avenir, le site du Spipoll, en cours de traduction, s’apprête à faire d’autres émules, plus loin, en Grande-Bretagne, aux Pays-Bas, même en Scandinavie. Pour toucher la Méditerranée, cela s’annonce plus compliqué, car les insectes changent lorsque l’on descend vers le sud. « Il faut faire vite, alerte Barbara, que les actualités récentes épouvantent. Plus cela m’effraie, plus je spipolle. » Devant son immeuble, elle a affiché ses photos sur un panneau explicatif. Depuis, le service des espaces verts ne lui coupe plus ses pissenlits.

    #Sciences_participatives #Insectes #Vigie_Nature

  • Chez Gala, il y a tout juste deux jours, ils te faisaient le très bel article sur « la femme à Zemmour », 30 ans de discrétion, 3 beaux enfants, une femme qui sait lui tenir tête, tralalala. Le truc beau comme une hagiographie de Penelope Fillon. (Même pour un pisse-copie de Gala, ça doit être un peu la honte quand même - sa femme a dû se foutre de sa gueule le soir à la maison.)

    Eric Zemmour : qui est sa très discrète épouse Mylène  ? - Gala
    https://www.gala.fr/l_actu/news_de_stars/eric-zemmour-qui-est-sa-tres-discrete-epouse-mylene_419378

    L’avocate saurait même tenir tête à son mari sur certains sujets qui fâchent. « Sur la question de la place des femmes dans la société, Mylène a la même vision que moi », expliquait Anne Meaux, dirigeante du cabinet de conseils Image 7, cofondatrice de Force Femmes et amie du couple, toujours dans L’Express. « Elle tient la dragée haute à son mari et n’hésite pas à le recadrer quand elle estime que la notoriété lui fait tourner la tête », écrivait encore l’hebdomadaire.

  • L’extrême droite veut faire main basse sur nos utérus de femmes blanches
    http://www.slate.fr/story/216453/extreme-droite-veut-faire-main-basse-uterus-femmes-blanches-natalite-orban-zem
    Titiou Lecoq

    En Hongrie, Viktor Orbán organise un sommet sur la démographie. En France, le magazine Causeur a publié une couv immonde titrée « Souriez, vous êtes grand-remplacés ! » accompagnée d’une photo de bébés (que je me refuse à poster ici).

    On parle assez peu de la menace que représente l’extrême droite pour les femmes. Pourtant, les femmes sont au centre de leurs pensées. La question démographique, comme le montrent ces deux actualités, est fondamentale.

    Quand on lit des textes des suprémacistes blancs, la peur du grand remplacement ne fait pas seulement des « étrangers » des ennemis. Elle vise également les femmes.

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    L’analyse courante dans ces milieux, c’est qu’avec le féminisme, les femmes ont acquis la liberté de disposer de leurs corps via aussi bien l’IVG que la contraception. Le féminisme a incité les femmes à chercher à s’émanciper hors de la maison. Il les a encouragées à obtenir une indépendance économique et on a vu une augmentation du salariat chez les femmes dans les années 1970.

    Tout cela au détriment de la natalité.

    Or la natalité, c’est la puissance d’une nation.

    Affiche de propagande nataliste sous le gouvernement de Vichy.

    Les féministes ont donc fragilisé le pays et les hommes, en refusant de leur donner des fils.
    Mâles blancs en voie d’extinction

    Dans un second temps seulement, leur analyse se porte sur les « immigrés » (je mets des guillemets parce qu’en réalité, ils parlent moins des immigrés que de tous ceux qu’ils perçoivent comme non-occidentaux. C’est évident sur la couv de Causeur où rien n’indique que ces bébés ne sont pas français. Ce qu’on voit, c’est qu’ils ne sont pas blonds aux yeux bleus.) (Et après, ce sont les militant·es anti-racistes qu’on accuse d’être obsédé·es par la couleur.) Les immigrés (de certains pays bien sûr) auraient, eux, réussi à maintenir une domination patriarcale grâce à laquelle leurs femmes font encore beaucoup d’enfants. La balance serait donc déséquilibrée.

    Dans cette logique paranoïaque, la nation est mise en danger par les féministes et par les étrangers. Les étrangers et les féministes concourent à faire disparaître les mâles blancs.

    Limiter l’immigration ne suffira pas, comme le dit Viktor Orbán. Ce qu’il faut, c’est convaincre nos femmes de faire davantage d’enfants.

    Affiche des années 1950.

    Le féminisme n’a évidemment aucun problème avec le choix d’être mère. Ses différents courants alertent fréquemment sur le manque d’infrastructures telles que les crèches. On dénonce les violences obstétricales. On réclame le droit de vivre différemment sa grossesse et son accouchement. (J’en profite pour signaler que les sages-femmes demandent une revalorisation de leur salaire.)

    Mais on réclame avant tout le choix. Le choix d’avoir ou ne pas avoir d’enfant. Dans de bonnes conditions. Librement. Sans pression. Sans culpabilité.

    Ce que veulent les suprémacistes, c’est faire main basse sur nos utérus et en disposer.

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    Une politique nataliste d’État

    Ainsi, le gouvernement de Orbán a mis en place une série de mesures pour inciter les couples à faire des enfants : il y a des aides pour les familles qui veulent accéder à la propriété ou agrandir leur logement, le doublement des allocations familiales, une aide sociale pour les grands-parents qui gardent leurs petits-enfants, etc.

    Mais, spoiler : parmi ces mesures, aucune ne permet aux femmes seules ou aux couples lesbiens ou homos d’avoir des enfants. Nous ne sommes pas face à une liberté de faire des enfants mais face à une politique nataliste d’État, avec un gouvernement qui décide qui peut ou ne peut pas se reproduire.

    En outre, des critiques expliquent que si la Hongrie se dépeuple à ce point, c’est également parce qu’un million d’habitants serait parti pour des raisons économiques et pour fuir le gouvernement Orbán.

    Le sommet hongrois sur la démographie n’est pas exceptionnel. Il est bisannuel et existe depuis 2015. Ce n’est pas étonnant. Cette question de la natalité est au cœur des préoccupations puisqu’elle s’articule avec l’obsession du grand remplacement. Pour ne pas être remplacé, il faut se multiplier. À cette édition du congrès, devraient être présents : Marion Maréchal-Le Pen, Éric Zemmour, le président serbe Aleksandar Vučić, les Premiers ministres polonais (Mateusz Morawiecki), tchèque (Andrej Babiš) et slovène (Janez Janša), Mike Pence (ancien vice-président de Donald Trump).

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    En France, l’extrême droite se fait surtout entendre pour ses propos xénophobes et racistes. Mais le premier livre théorique d’Éric Zemmour, sorti en 2006, s’intitulait Le Premier Sexe et dénonçait la prise de pouvoir des femmes en France. Refuser aux femmes la possibilité de se réaliser comme un individu qui fait seul ses choix, faire pression sur elles, les ramener sans cesse à leurs fonctions reproductives, les limiter socialement à leur utérus, c’est au fondement de la pensée d’extrême droite. Ce n’est pas un à-côté dans leur conception du monde. Et la version moderne, dite « néo » (néo-fascisme, néo-extrême droite) n’y échappe pas.

    Mesdames, ces gens ne vous veulent pas du bien. Ils veulent faire main basse sur vos utérus.

    #féminisme

  • Sept ans après une décision de justice, une grand-mère palestinienne toujours empêchée d’accéder à sa terre
    Par Shatha Hammad – RAMALLAH, Cisjordanie occupée
    Published date : Mercredi 22 septembre 2021 | Middle East Eye édition française
    https://www.middleeasteye.net/fr/reportages/israel-palestine-confiscation-terre-colonie-illegale

    « Je veux retourner sur ma terre avant de mourir ! ». Ce cri de désespoir, Mariam Hassan Hammad, 80 ans, l’a lancé à un groupe de soldats israéliens, armés de pied en cap, qui empêchaient des propriétaires palestiniens d’accéder à leurs terres dans la région de Thahr al-Mazare, au nord-est de Ramallah, en Cisjordanie occupée.

    Les propriétaires palestiniens, dont Mariam, devaient enfin pénétrer sur leurs terres ce samedi, 30 ans après leur confiscation pour construire la colonie illégale d’Ofra.

    La colonie a été étendue en 1996 avec l’avant-poste notoirement célèbre d’Amona, lequel a été évacué après une décision de justice israélienne en 2014.

    Samedi après-midi, les propriétaires se dirigeaient vers leurs champs, apportant avec eux la décision de la cour suprême israélienne leur rendant leur terre en 2020, trois ans après l’évacuation de la colonie d’Amona. Les Palestiniens ont remporté cette longue bataille juridique après avoir réussi à prouver que l’avant-poste avait été construit sur leurs propriétés privées.

    Mariam était anxieuse lors du trajet vers sa ville natale de Silwad, en chemin pour voir les 25 dounams (2,5 hectares) de terre dont elle a hérité de son père. (...)

    #Colonialisme_de_peuplement

  • En toutes choses, il faut de la mesure : de l’usage de la télémétrie
    https://www.laquadrature.net/2021/09/24/en-toutes-choses-il-faut-de-la-mesure-de-lusage-de-la-telemetrie

    Dans un récent épisode du feuilleton « l’application TousAntiCovid, le pistage et nous », trois informaticiens ont publié le 19 août 2021 une analyse de risque du système de collecte de statistiques de l’application TousAntiCovid. Ils y…

    #Non_classé

  • Démarche scientifique et savoir lire
    https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2021/09/24/une-etude-montre-qu-a-30-km-h-on-pollue-plus-qu-a-50-km-h-la-mauvaise-interp
    Une Ouature pollue plus à 30km/h qu’à 50km/h.
    Ce que devrait en conclure M Bertrand, c’est qu’il faut promouvoir les feux synchronisés pour éviter le plus possibles les accélérations 0->50. Comme ca, on est le moins possible à 30 km/h.
    Je dis ca, mais à vélo, 30 km/h ca reste fatiguant, mais ca me va.

  • Conflicto colombo-nicaragüense ¿solo hipótesis ?
    https://www.elnacional.com/opinion/conflicto-colombo-nicaraguense-solo-hipotesis

    Conflicto colombo-nicaragüense ¿solo hipótesis?

    le président de l’association des officiers en retraite de Colombie s’inquiète de la faible position de la Colombie face à d’éventuelles menées de l’axe Managua-La Havane-Caracas qui, avec le soutien de Moscou, réactiverait les revendications dans les Caraïbes.

    En creux, je lirai plutôt une contestation du jugement de la Cour internationale de justice de la Haye, en 2013 qui a tranché sur le litige et accordé une grande zone du plateau au Nicaragua… L’illustration de l’article fait référence à la décision de 2007 qui attribue les îles à la Colombie et fait figurer les revendications des deux pays mais ne mentionne pas la décision de 2013…

    Frontière entre la Colombie et le Nicaragua — Wikipédia
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Fronti%C3%A8re_entre_la_Colombie_et_le_Nicaragua


    suite à la décision de la Cour, la souveraineté sur la zone en vert clair est passée de la Colombie au Nicaragua

  • Women, land, plantations and oppression in Sierra Leone
    https://www.farmlandgrab.org/post/view/30497-women-land-plantations-and-oppression-in-sierra-leone

    The long standing land-grabbing processes in #Sierra_Leone is a result of a colonial and imperial violent past. Arable and collective land previously cultivated for food is being made conveniently available to big business, often in long-term leases to produce export products such as palm oil.

    The oil palm has been a traditional crop for many communities in Sierra Leone and across West Africa. Nonetheless, with the arrival of multinational oil palm company #Socfin, its production in Sierra Leone has turned into one of industrial monoculture with a trace of violence, patriarchy and oppression.

    #femmes #industrie_palmiste #forêt #déforestation

  • #Covid-19 : étude sur l’efficacité de la mémoire immunitaire après #vaccination ARNm pour reconnaître les variants du #SARS-CoV2 – Salle de presse | Inserm
    https://presse.inserm.fr/covid-19-etude-sur-lefficacite-de-la-memoire-immunitaire-apres-vaccination-arnm-pour-reconnaitre-les-variants-du-sars-cov2/43817

    Cette étude démontre que les patients infectés lors de la première vague maintiennent une réponse mémoire stable jusqu’à 12 mois, et développent, après une dose de vaccin, une excellente mémoire sérologique et cellulaire capable de reconnaitre et de neutraliser les #variants Beta et Delta du SARS-Cov-2.

    Chez les patients « naïfs » de toute infection, c’est à dire n’ayant jamais été infectés par le virus, la qualité de la réponse sérologique est initialement moins efficace vis-à-vis de ces variants. Néanmoins le pool de cellules à mémoire généré après la vaccination s’améliore au cours du temps et surtout contient des cellules capables de reconnaître et de neutraliser les variants actuels du SARS-CoV-2.

    Source : mRNA vaccination of naive and COVID-19-recovered individuals elicits potent memory B cells that recognize SARS-CoV-2 variants : Immunity
    https://www.cell.com/immunity/abstract/S1074-7613(21)00396-4

    #immunité

    Le problème est qu’il n’y a pas eu une étude de corrélation entre le taux d’infections/#réinfections ( et leur sévérité ) et ces données biologiques.

  • LES OPÉRATIONS D’INFLUENCE CHINOISES
    https://www.irsem.fr/index.html
    PDF : https://drive.google.com/file/d/1qxUvLrLG4SSg8ANZnqvBfDOxUrtPmaB5

    Pendant longtemps, on a pu dire que la Chine, contrairement à la Russie, cherchait davantage à être aimée que crainte ; qu’elle voulait séduire, projeter une image positive d’elle-même dans le monde, susciter l’admiration. Pékin n’a pas renoncé à séduire, à son attractivité et à son ambition de façonner les normes internationales, et il reste essentiel pour le Parti communiste de ne pas « perdre la face ». Mais, en même temps, Pékin assume de plus en plus d’infiltrer et de contraindre : ses opérations d’influence se sont considérablement durcies ces dernières années et ses méthodes ressemblent de plus en plus à celles employées par Moscou. C’est un « moment machiavélien » au sens où le Parti-État semble désormais estimer que, comme l’écrivait Machiavel dans Le Prince, « il est plus sûr d’être craint que d’être aimé ». Ce qui correspond à une « russianisation » des opérations d’influence chinoises.

    Ce rapport s’intéresse à cette évolution, avec l’ambition de couvrir tout le spectre de l’influence, de la plus bénigne (diplomatie publique) à la plus maligne, c’est-à-dire l’ingérence (activités clandestines). Pour ce faire, il procède en quatre parties, présentant successivement les principaux concepts ; les acteurs mettant en œuvre ces opérations, notamment la base 311 de l’Armée populaire de libération ; les actions conduites par Pékin à l’égard des diasporas, des médias, de la diplomatie, de l’économie, de la politique, de l’éducation, des think tanks et en termes de manipulations de l’information, entre autres leviers ; et enfin quelques études de cas (Taïwan, Singapour, Suède, Canada, et les opérations ayant visé les manifestants hongkongais en 2019 ou cherché à faire croire à l’origine américaine de la Covid-19 en 2020). La conclusion revient sur cette « russianisation », qui a trois composantes : Pékin s’inspire de Moscou dans plusieurs registres, il subsiste évidemment des différences entre les deux, et il existe aussi un certain degré de coopération. Pour finir, le rapport évalue l’efficacité de cette nouvelle posture chinoise qui peut s’enorgueillir de certains succès tactiques, mais constitue un échec stratégique.

  • GRANDE ANNONCE : LES-CRISES S’AGRANDIT, DITES BONJOUR À ÉLUCID !
    https://www.les-crises.fr/grande-annonce-les-crises-sagrandit-dites-bonjour-a-elucid

    Démocratie, Liberté, Solidarité ! Ces mots ne cessent de raisonner dans nos esprits et nos discours. Ils symbolisent, semble-t-il, les valeurs auxquelles s’attachent irrémédiablement les citoyens aspirant à un monde meilleur. Pourtant, force est de constater que chaque volonté de changement se heurte avec fracas au mur des propagandes, lesquelles nous entrainent inévitablement dans une […]

    #Vidéo

  • Die Abrafaxe: Die Comic-Helden aus Berlin sind erfolgreicher als Micky Maus
    https://www.berliner-zeitung.de/mensch-metropole/die-abrafaxe-die-comichelden-aus-berlin-sind-erfolgreicher-als-mick


    Jörg Reuter et Jens Schubert

    24.9.2021 von Jens Blankennagel - Der Anfang ist immer weiß und leer, und das seit nunmehr 550 Heften. Am Anfang liegt auf dem Schreibtisch von Jörg Reuter immer ein großes Blatt Papier. Am Ende jedes Monats hat er mit seinen Kollegen dieses Blatt und weitere 51 Seiten mit kleinen und großen bunten Zeichnungen gefüllt und ein Comic-Heft geschaffen. Spannend, lustig und immer auch lehrreich.

    Es ist nicht irgendein Comic, es gehört zur legendären Mosaik-Reihe. Das ist nicht nur die älteste noch immer existierende Comic-Serie aus deutscher Produktion, sondern auch die erfolgreichste. Für die Comic-Szene sind die Mosaiks das, was Rotkäppchen für die Sekt-Branche ist: ein zu DDR-Zeiten begehrtes Produkt, das nach dem Mauerfall nicht verschwand, sondern den wirtschaftlichen Niedergang im Osten überlebte – und sich dann als Marktführer in ganz Deutschland etablierte.
    Druckauflage von 100.000 Exemplaren

    Konkurrenz bekommt das Magazin vor allem von den Geschichten über Micky Maus. Alle zwei Wochen erscheint ein Micky-Maus-Heft, alle vier Wochen ein Mosaik. Beide haben eine Druckauflage von etwa 100.000 Exemplaren. Die Entenhausen-Geschichten stammen von Zeichnern aus aller Welt. Die Geschichten der Abrafaxe stammen aus den Pinseln jener acht Zeichner, die in dieser Stadtvilla im Berliner Westend arbeiten.

    Dort liegt auch an diesem Tag ein weißes Blatt Papier auf dem Tisch von Jörg Reuter, er ist der künstlerische Leiter, ein gelassener Mann mit langem, weißem Haar, immer eine Tasse grünen Tee griffbereit und natürlich einen spitzen Bleistift. Neben dem leeren Blatt liegt eine Art Regie-Anweisung von Jens Schubert, dem Mann, der die Abenteuer der Abrafaxe erfindet.

    Benjamin Pritzkuleit
    Die Helden: Die Vorlagen für die drei Abrafaxe (oben), darunter die Hauptfiguren der neuen Serie.

    Die drei Kobolde sind die Helden im Mosaik: Abrax, der Wagemutige, ist blond; Brabax, der Kluge, ist rothaarig und Califax, der Gutmütige, hat schwarzes Haar. Seit 45 Jahren reisen sie durch Jahrhunderte und Kontinente. Alle zwei Jahre endet eine ihrer Reisen.

    Gerade waren sie am Ende des 19. Jahrhunderts in der Südsee. Ein Junge namens Pitipak hatte sich verirrt, und sie versuchten, ihn zu seiner Familie zu bringen: Sie reisten von Insel zu Insel, ritten auf Delfinen, suchten einen Schatz, lernten deutsche Kolonialherren kennen und vor allem die Riten der Ureinwohner. Im bislang letzten Heft betraten sie in einer Ruine einen Raum mit grellem Licht. Und die Fans wussten: Der nächste Zeitsprung steht bevor – hier endet dieses Abenteuer und im nächsten Heft beginnt ein neues. Wohin es die Abrafaxe nun verschlägt, wissen nur die Menschen in der Villa hier. Die Fans werden es am Freitag am Kiosk erfahren.

    Jörg Reuter schaut auf die Regie-Anweisungen von Jens Schubert. Der Autor hat für jede Comicseite eine grobe Skizze gefertigt, die kein Laie entschlüsseln kann. Auf einem Bild stehen zum Bespiel fünf Kegel mit Buchstaben auf der Brust: L, I, S, B und A. „Das A steht für Abrax, das B für Brabax, die anderen sind die Haupthelden der neuen Geschichte“, sagt Reuter. „Die Ritter Sigismund und Lantfrid sowie der Händler Isaak.“ Vorn rechts liegt eine Art Mehlsack mit einem „G“.

    Jörg Reuter, 61 Jahre alt, greift zum Bleistift und zieht auf dem Blatt zuerst die Rahmen für die Bildertafeln. Dann überträgt er die Regieanweisungen. Bei ihm werden aus schwer definierbaren Kegeln gut erkennbare Figuren: Reuter achtet aber nicht auf die Gesichter – die kommen später –, sondern drauf, dass die Akteure gut im Raum verteilt sind, dass der eine Ritter immer größer sein muss als der andere und dass Abrax tatsächlich sehen kann, dass Brabax ihm zuwinkt. Nun zeichnet er den Mehlsack mit dem „G“ vorn im Bild. Nach 40 Bleistiftstrichen ist klar, dass es ein Hund ist. „Das ist Gertrud. Ein Geschenk für den Kalifen von Bagdad.“

    Benjamin Pritzkuleit
    Die Titelseiten: Am Freitag erscheint das 550. Heft der Abrafaxe. Sie haben damit mehr als doppelt so viele Abenteuer erlebt wie die Digedags.

    Damit ist das Geheimnis gelüftet: Die Abrafaxe reisen in den Orient. „Auch wenn es um längst vergangene Zeiten geht, versuchen wir immer, ein wenig den Zeitgeist zu treffen“, erzählt Jens Schubert. Der 58-Jährige hat Kulturwissenschaften studiert und kam 1986 als Praktikant eher zufällig zu Mosaik, nun erfindet er die Geschichten. Ein Jahr, bevor eine Zeitreise endet, fängt die Planung für die nächste Reise an.

    Als 2017 der Beginn der Reformation vor 500 Jahren gefeiert wurde, waren die Abrafaxe in Wittenberg und auf der Wartburg. „Ich wollte keine langweilige Lobhudelei auf Martin Luther“, sagt Schubert und erzählt, dass der Reformator in anderen Comics den Hammer schwingt und seine Thesen höchstselbst an die Tür der Schlosskirche nagelt. Dies hätte ein Professor damals nie getan, sondern ein Gehilfe. „Bei uns machte es der schlaue Brabax. Bei uns ist Luther kein unfehlbarer Überheld, sondern auch ein Getriebener mit hellen und dunklen Seiten.“
    Luther brachte zehn Prozent mehr Auflage

    Das erzählt er im Flur, um die Zeichner nicht zu stören. In diesem Flur wird auch der feine Humor deutlich, der in diesem Haus gepflegt wird. Dort hängt ein Gemälde – die Abrafaxe dicht gedrängt in einer Sardinendose. Die Geschichte dazu: Ein befreundeter Künstler wollte ein Gemälde fertigen. Sie konnten sich das Motiv aussuchen und sagten: „Male sie einfach in Öl.“ So kamen die Abrafaxe in die Dose.

    Schubert sagt, dass die Luther-Serie zehn Prozent mehr Auflage gebracht habe. Wohl auch, weil zwei Drittel der Leser eine Ostsozialisation haben und die Geschichte in ihrer Heimat spielte. Also schickten die Macher die Abrafaxe danach zu den Stätten der Hanse, nach Leipzig, Magdeburg, Stralsund und Lübeck. „Aber wir wollen auch auf den anstehenden Brexit reagieren“, sagt der Autor. Deshalb ging es zusätzlich nach Brügge, London und Nowgorod. „Wir wollten zeigen, wie wichtig Handel und Kooperation schon damals in Europa waren.“ Das wurde ganz spielerisch miterzählt.

    Berliner Zeitung/Jens Blankennagel
    Gemälde: die Abrafaxe in Öl.

    Doch die Erfolgsidee führte zu einem Problem: Die Helden waren zweimal hintereinander in einer ähnlichen Zeit. Vier Jahre lang war für die Zeichner alles ziemlich gleich: Kleidung, Städte, Fahrzeuge. Und bevor Langeweile aufkam, musste der größtmögliche Bruch her: das andere Ende der Welt, die Südsee. Und auch da gab es einen Bezug zu Jetzt-Zeit, zu Corona. „Es war wie früher in der DDR, als die Geschichten an unerreichbaren Schauplätzen spielten und auch das Fernweh der Leser bedienten“, sagt Schubert. „Als die Südsee-Hefte erschienen, war Lockdown, alle hockten zu Hause, und die Abrafaxe erlebten stellvertretend Abenteuer unter Palmen.“

    Drinnen bei den Zeichnern hat Jörg Reuter das leere Blatt mit Bleistiftskizzen gefüllt. Er legt es auf einen Stapel, nimmt das nächste Blatt und zeichnet. Der Stapel neben ihm wächst, immer wieder kommen nun andere Zeichner, nehmen sich ein Blatt und machen mit ihren Pinseln aus den Bleistiftskizzen gestochen scharfe Tuschezeichnungen.

    Es gibt eine klare Arbeitsteilung: Thomas Schiewer zeichnet fast immer die drei Haupthelden. Sie müssen perfekt getroffen sein. Auf seinem Schreibtisch stehen Becher mit Dutzenden Pinseln, vor ihm hängt eine Vorlage der drei Helden und neben ihm liegt ein Blatt mit Tausenden schwarzen Strichen, auf dem Blatt streicht er die Pinsel ab. Schiewer, 52, erzählt die gleiche Geschichte, die hier alle erzählen. Als sie jung waren, wollten sie Künstler werden, Gemälde erschaffen. Sie bewarben sich an Kunsthochschulen und wurden abgelehnt – stets mit derselben Begründung: Sie zeichnen zu comichaft. Thomas Schiewer lernte dann Keramiktechnik und bewarb sich einfach mal so beim Mosaik. „Ich dachte, die nehmen mich nie, und nun zeichne ich die Haupthelden“, sagt er. „Ein Traum.“

    Benjamin Pritzkuleit
    Eine Szene: Auf dem oberen Bild läuft der Händler Isaak vor dem Hund Gertrud weg.

    Er beugt sich wieder über den Tisch und zeichnet seine Lieblingsfigur: Califax, der gerade vom Hund abgeleckt wird. Als er die Figur vollendet hat, legt er das Blatt wieder auf den Stapel des künstlerischen Leiters. Dann nimmt sich der nächste Zeichner das Blatt und zeichnet jene Figuren, für die er zuständig ist. Es ist eine Art Fließbandarbeit, aber mit einer künstlerischen Herausforderung. Diese Zeichner können Welten erzaubern, in die ihnen Hunderttausende Leser folgen.
    Genauso ein Kult wie die berühmten Digedags

    Die Abrafaxe sind inzwischen genauso Kult wie ihre Vorgänger, die Digedags aus der Feder von Hannes Hegen. Diese Figuren füllten die Mosaik-Hefte von 1955 bis 1975. Für viele Kinder in der DDR waren sie das Nonplusultra, das Mosaik war der einzig wahre Ost-Comic. Unpolitisch, wild, verrückt und – kaum zu glauben – völlig unsozialistisch.

    Die Hefte waren kaum zu bekommen, echte „Bückware“ an den Kiosken. Sie wurden zu Sammlerstücken. Viele Fans hoben sie auf und hofften, dass sie mal Kinder haben würden, die sich auch gern in die weite Welt träumen. In den Heften gibt es ganzseitige Bilder, die vom dramaturgischen Aufbau her an die Gemälde alter Meister erinnern. Und sie sind hervorragend gezeichnet, quasi Weltniveau. Das bestätigen Fachleute noch heute.

    Deshalb ist es überraschend, dass auch jenes Druckerzeugnis der DDR, das am westlichsten war, nach dem Mauerfall fast in die Insolvenz geschickt wurde. Dass erst ein Werbefachmann aus dem Westen kommen musste, um den Traditions-Comic zu retten. Nun arbeiten die Zeichner in einer Villa tief im Westen von Berlin. Eine interessante Pointe der deutsch-deutschen Geschichte.

    Berliner Zeitung/Jens Blankennagel
    Die Heimat: An der Tür des Verlages in Berlin-Westend ist ganz klar zu sehen, wer hier zu Hause ist.

    Dort nimmt Andreas Pasda jetzt ein Blatt vom Tisch des künstlerischen Leiters und zeichnet den Kaufmann Isaak. Das ist eine der Figuren, die er in den nächsten zwei Jahren zeichnen wird. Pasda, 59, schaltet die Lampe an und kontrolliert seinen Kaufmann. Er findet, dass der schwarze Schuh eine Winzigkeit zu groß geraten ist. Er nimmt einen Pinsel, taucht die hauchdünne Spitze in Deckweiß und macht den Schuh etwas kleiner. „Alle Zeichnungen werden von Hand gemacht. Das ist wichtig für die Wirkung der Bilder.“ Er zeigt zum Vergleich Comics, die am Computer entstanden. Alle Striche sind gleich dick. „Mit dem Pinsel variiert die Stärke der Striche, das gibt den Figuren viel mehr Dynamik“, sagt er.
    Die erste jüdische Hauptfigur im Mosaik

    „Isaak ist unsere erste jüdische Hauptfigur“, sagt Jens Schubert, der Autor. „Es geht um das Jahr 800.“ Das Römische Reich ist längst geteilt. Im Westen herrscht Kaiser Karl der Große im Frankenreich. Daneben gibt es Byzanz im Osten. „Die Herrscher beider Reiche kämpften darum, wer der wahre Kaiser ist“, sagt er. Karl der Große will sich mit dem Kalifen von Bagdad verbünden, dem Herrscher aus 1001 Nacht. „Dazu schickt er zwei Ritter los. Und die Abrafaxe sind dabei.“

    Auch diese Geschichte hat einen Bezug zu heute. „Ich sage nur: Syrien, Afghanistan. Es geht um das Verhältnis zwischen Orient und Okzident. Wir zeigen, wie weltoffen die islamische Welt damals war.“ Deshalb fahren zwei christliche Ritter zu einem islamischen Herrscher – ihr Begleiter ist ein jüdischer Kaufmann, weil er Arabisch kann. Die Abrafaxe reisen zwar wieder weit zurück in die Jahrhunderte, sind aber nahe am Puls der Zeit.

    Und noch ein Geheimnis kann verraten werden: Bei den Zeichnern hängt ein schmales Blatt Papier, auf das alle Hauptfiguren des neuen Abenteuers als Vorlage gezeichnet sind – auch ein weißer Elefant, den es tatsächlich gegeben haben soll.

    Eine Sache war den Machern immer heilig: Die historischen Fakten müssen stimmen. Wenn in der Luther-Serie der Maler Lucas Cranach als Bürgermeister von Wittenberg auftritt, dann war er es auch. Schon zu DDR-Zeiten erzählten Studenten, dass sie mit den Fakten aus den Mosaik-Heften die ersten beiden Semester ihres Geschichtsstudiums überstehen konnten.

    Berliner Zeitung/Jens Blankennagel
    Recherche: Bilder aus dem Orient und das Foto eines arabischen Schachspiels aus dem 12. Jahrhundert.

    Wie ernst diese Korrektheit genommen wird, zeigt sich auch an diesem Tag. Das vorherige Heft ist eigentlich fertig. Alle Seiten sind im Computer eingescannt und für den Druck bereit. Doch eine Sache muss Reuter noch ändern. Im Heft trifft Isaak erstmals den schlauen Brabax. Sie spielen Schach. Da das Spiel ursprünglich aus Indien stammt, wurden die Spielfiguren indisch-detailliert gezeichnet. Dann stellte sich heraus, dass sie im arabischen Raum sehr viel schlichter aussahen. Reuter zeigt ein Foto aus einem New Yorker Museum mit iranischen Schachfiguren aus dem 12. Jahrhundert.

    Nun macht er ein paar Handgriffe am Computer und schon sehen die Schachfiguren aus wie in jener sagenumwobenen Zeit, durch die die Abrafaxe nun reisen. „Fertig“, sagt er. Das Heft kann in den Druck. Wohin es die Abrafaxe nach dem Orient-Abenteuer verschlagen wird, weiß auch in diesem Raum noch niemand.

    https://www.abrafaxe.com


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    Internet : www.abrafaxe.com, www.abrafaxe.de, www.zack-magazin.com, www.annabellacaramella.de

    #Allemagne #bande_dessinée #DDR

  • La clef sociale des songes
    https://laviedesidees.fr/Bernard-Lahire-La-part-revee.html

    À propos de : Bernard Lahire, La part rêvée. L’interprétation sociologique des rêves, volume 2, La Découverte. L’inconscient, selon B. Lahire, est “socialement structuré”. Ce principe permet la mise en oeuvre d’une #sociologie individuelle du rêve qui exige, tout comme l’interprétation psychanalytique, la présence d’un tiers pour comprendre les forces qui agissent sur le sujet rêveur.

    #Société #psychanalyse #interprétation #inconscient
    https://laviedesidees.fr/IMG/pdf/20210924_lahire.pdf
    https://laviedesidees.fr/IMG/docx/20210924_lahire.docx

  • On parle de nous...
    https://collectiflieuxcommuns.fr/?807-on-parle-de-nous

    En vrac, quelques liens vers les pages de sites qui nous ont mis en lien sans intervention de notre part, classés par période au fil de leur récolte, c’est à dire des connexions avérées.

    Il peut s’agir d’un lien permanent mis sur un site, d’une référence hypertexte dans un document, dans un forum, un commentaire,... Par contre les nombreux relais sur Face-bouc, Touitteur & Cie ne nous sont pas ou peu accessibles donc ne peuvent guère repris ici. Idem concernant les forums privés ou les pages uniquement lisibles par mot de passe et, bien sûr, les accès par moteurs de recherche — sans parler de ceux qui citent sans hyperlien.
    Certains liens sont peut-être désactivés, et il y a sans doute quelques redites de notre part.

    (Mise à jour : 2 Vendémiaire, an 230) (...)

  • Ubuntu 21.10 Beta Released, This is What’s New
    https://www.omgubuntu.co.uk/2021/09/ubuntu-21-10-beta-ready-to-download

    We’re just a few short weeks away from the final Ubuntu 21.10 release, but first things first: a beta. Yes, Ubuntu 21.10 beta is now available to download. Developers and non-developers alike can go hands on with the “Impish Indri” to try it out ahead of a stable release on October 14, 2021. Those who install the Ubuntu 21.10 beta can upgrade to the final version (when it arrives) just by installing all updates — and I do mean all — as they arrive down the chute. Intro out of the way, let’s take a look at what’s new! Ubuntu […] This post, Ubuntu 21.10 Beta Released, This is What’s New is from OMG! Ubuntu!. Do not reproduce elsewhere without (...)