• 7 Neat Changes to Nautilus in GNOME 43
    https://www.omgubuntu.co.uk/2022/08/gnome-43-file-manager-improvements

    GNOME 43 is creeping up on us and amongst the bevy of brilliant benefits it brings is a brand new version of (arguably) the most famous open source file manager of them all: Nautilus. Now, I’ve had a bit too much coffee (which is to blame for the barrage of words beginning with ‘B’ in this blog post), and, having gone on hands-on with what’s in store, I’m feeling pumped. So here I am, bashing out a few Gutenberg blocks’ worth of brazen brio in honour of the Nautilus 43 beta. So read on for a quick run through of […] This post, 7 Neat Changes to Nautilus in GNOME 43 is from OMG! Ubuntu!. Do not reproduce elsewhere without (...)

  • A SEC ! VIVRE AVEC LA SÉCHERESSE (2/6) REPORTAGE | Mediapart/WeReport | 08.08.22

    Petits canaux [béal] contre « idéologie du tuyau » [bassines et pompage dans la nape], une guerre de l’irrigation.

    Très ancrés dans les territoires montagneux du sud de la France, prisés par les habitants, les béals sont encore vitaux pour de nombreux agriculteurs. Mais cette gestion collective et traditionnelle de l’eau se heurte à la logique de « rationalisation de la ressource » des services de l’État.


    Vallée de l’Altier (Tarn, Lozère et Ardèche), Perreux et Rive-de-Gier (Loire).– Ce matin de la fin du mois de juin, pour arroser ses trois hectares de prairie, Laurent Veyrunes n’a pas eu de pompe à mettre en route. Depuis son enfance, cet éleveur perché dans la vallée de l’Altier, en Lozère, utilise le béal, un petit canal qui détourne une partie de l’eau de la rivière voisine. Ici, pas de vannes ni de robinets, mais une « martelière » pour ouvrir ou fermer le béal. Une simple lauze, une pierre plate, suffit ensuite à faire sortir l’eau pour submerger ses terres.

    Cette année, le printemps a été très sec. Sans le béal, l’éleveur n’aurait pas pu abreuver ni nourrir sa trentaine de vaches laitières et ses douze génisses. « Je n’aurais pas eu de foin pour mes bêtes. Les volumes d’eau que nous prélevons sont faibles, mais pour nous c’est vital », estime-t-il.

    Laurent Veyrunes partage le canal avec trois autres éleveurs. Lui peut l’utiliser du samedi matin au mardi midi. Puis le « tour d’eau » passe à ses voisins. Une gestion collective quasi inchangée depuis le XIXe siècle - « c’étaient déjà les quatre mêmes familles », raconte l’éleveur – aujourd’hui en péril.

    Très ancrés dans les zones montagneuses du sud de la France, les béals sont souvent mal vus par les services de l’État. « Ça fait vingt ans qu’on se bat pour garder le canal. La DDT [Direction départementale des territoires – ndlr] voulait nous mettre des tuyaux partout. Soi-disant parce que ça assécherait la rivière, rumine Laurent Veyrunes. À les entendre, on aurait juste le droit de regarder passer l’eau, sans l’utiliser ! »

    Aux yeux de l’administration, les « canaux de dérivation gravitaires » sont souvent vus comme une aberration dans un contexte de sécheresses plus fréquentes. Ils détournent l’eau en amont de la rivière, contribuent à diminuer les débits, font obstacle aux poissons… Pire, souvent fabriqués en pierre et en terre, ils ne sont pas complètement étanches.

    Une partie de l’eau est ainsi perdue avant même d’arriver à destination. Alors que près de la moitié des bassins versants de surface du quart sud-est de la France sont en déficit, selon les données de l’Agence de l’eau Rhône-Méditerranée-Corse, la tentation est grande de voir dans les béals des sources d’économies rapides.

    « C’est un usage, certes traditionnel, mais aussi gaspilleur. L’ancienneté n’est pas un gage de vertu environnementale », souligne Laurent Roy, directeur de l’Agence de l’eau Rhône-Méditerranée-Corse, qui gère une bonne partie du quart sud-est de la France. « Ces canaux prélèvent beaucoup plus que nécessaire. À choisir, je préfère que l’eau reste dans la rivière. Il faut optimiser, ce qui ne veut pas dire supprimer. »

    Depuis une dizaine d’années, les services de l’État cherchent à quantifier les volumes prélevés par les béals. Avant d’imposer parfois des travaux importants pour étanchéifier les réseaux, moderniser les prises d’eau au niveau de la rivière, voire fermer complètement certains canaux.

    « Pour l’instant, on nous laisse tranquilles », assure Nicolas Savajols, conseiller spécialisé sur le sujet de l’eau à la chambre d’agriculture de Lozère. Mais la menace de restrictions plane sur la région.

    Une étude lancée en 2020 dans le bassin versant de l’Ardèche, dans laquelle se jette l’Altier, tend pourtant à montrer que la grande majorité de l’eau prélevée par les béals est restituée « au milieu », c’est-à-dire à la rivière. « L’État associe les canaux à des pertes, mais en réalité l’eau s’infiltre tout le long des béals et dans les champs, en créant au passage des petites zones humides, avant de repartir dans le cours d’eau en aval », explique le salarié de la chambre d’agriculture.

    Fermetures en série, mobilisations locales

    En Lozère, au moins une cinquantaine d’agriculteurs irriguent grâce aux béals, estime Nicolas Savajols. Principalement dans la vallée de l’Altier et dans les Cévennes. Au fil des décennies, de dizaines de canaux ont déjà été abandonnés, faute d’entretien ou à cause de la diminution du nombre d’agriculteurs et d’agricultrices. « L’État est dans son rôle quand il cherche à économiser la ressource. Mais nous sommes sur un territoire fragile, enclavé. Cette irrigation traditionnelle a permis de maintenir toute une économie autour des arbres fruitiers, de l’élevage ou du maraîchage. Si la réglementation se durcit, on risque de perdre ce tissu », met en garde Nicolas Savajols.

    Plus au sud, dans la commune de Massaguel (Tarn), Francis Thillard se débat depuis plusieurs années pour sauver le béal du Sant, qui traverse le village. « Pour l’État, les béals sont des sources d’emmerdes. C’est de la gestion collective compliquée, avec plein d’utilisateurs et de propriétaires privés. » Mal entretenu, celui de Massaguel a risqué la fermeture en 2015. Francis Thillard mobilise alors des habitants, monte une association et collecte des fonds pour le remettre à flot. Depuis, chaque année, le collectif remet au propre six kilomètres de canal, qui alimente plusieurs élevages, une scierie et les potagers des particuliers.

    Mais en 2020, coup de massue. Pour laisser plus d’eau dans le cours d’eau, le syndicat de rivière local demande de rehausser de quelques centimètres le seuil du béal, la « marche » en pierre qui détourne une partie de l’eau de la rivière. Une obligation qui aurait pour conséquence d’assécher presque complètement le canal, selon Francis Thillard. « Nous voulons juste maintenir quelque chose qui existe depuis six cents ans et qui marche bien !, s’énerve-t-il. On n’arrive pas bien à comprendre l’intérêt. On ne parle pas de gros volumes, c’est un canal de moins de un mètre de large, c’est pas la Loire non plus ! » De fait, un béal prélève souvent seulement quelques milliers de mètres cubes d’eau par an, là où certaines exploitations agricoles peuvent en consommer plus de un million.

    Même incompréhension en Ardèche, à Saint-Sauveur-de-Montagut. Jean-Marie Roche habite un vieux moulin posé sur le canal du Ténébris, une « béalière » du XVIIIe siècle, dont l’intérêt est aujourd’hui plus patrimonial qu’agricole ou industriel. « Mon grand-père arrosait ses haricots avec. Cinq ou six jardins l’utilisent encore », explique Jean-Marc Roche.

    Là aussi, le paisible ruisseau est dans le collimateur des pouvoirs publics. Ou plutôt son seuil, constitué de gros rochers. Pour l’État, cette installation entrave la continuité écologique. « En gros, ça empêcherait le passage des poissons », souffle Jean-Marc Roche. Pour y remédier, la DDT veut araser le site, installer un tuyau et une « échelle à poissons ». Coût de l’opération : 100 000 euros, selon l’estimation de Jean-Marc Roche. Un montant presque impossible à financer pour la collectivité, qui n’aurait d’autre choix que de fermer le canal.

    Le puits comme contrepartie

    « Les béals embêtent les agences de l’eau qui ont bâti tout leur discours sur la notion de rationalisation. Or ces systèmes d’irrigation sont mal connus, difficiles à mesurer. Pour justifier des diminutions de prélèvement, l’État se cramponne à des données pourtant approximatives », analyse François Molle, géographe de l’eau à l’Institut de recherche pour le développement, et coauteur d’une étude sur le sujet. Selon le chercheur, la gouvernance de l’eau actuelle relève d’une « idéologie du tuyau » qui peut entrer en conflit avec les usages locaux. « C’est beaucoup plus simple de pomper de l’eau dans une nappe, mais ça ne prend pas en compte les atouts des béals, qui favorisent l’infiltration de l’eau dans les sols et génèrent un lien collectif et affectif à la ressource », complète-t-il.

    À Perreux, à côté de Roanne (Loire), le béal qui traversait le groupement agricole d’exploitation en commun (Gaec) de Patrick Ducros a été supprimé et rebouché en 2021, pour assurer la continuité de la Rhins, la rivière locale. Au grand dam des trois exploitants agricoles, du pépiniériste et des particuliers qui en bénéficiaient. « Mes vaches avaient de la belle eau en permanence sans risque de pénurie », se souvient l’éleveur. En contrepartie, la Roannaise des eaux leur a installé des puits ou des réservoirs alimentés par des pompes qui puisent dans les nappes. « Tout ça a coûté des centaines de milliers d’euros, mais je ne suis pas sûr du résultat », soupire Patrick Ducros.

    Aujourd’hui, on ne crée plus de nouveaux béals. Seuls les propriétaires qui peuvent démontrer l’existence d’un « droit d’eau » ancien, souvent en remontant avant 1789, sont autorisés à prélever de l’eau. Pourtant, dans le massif du Pilat, sur les hauteurs de Rive-de-Gier (Loire), un petit groupe de passionnés a tenté pendant des décennies de créer tout un réseau de « biefs », l’appellation locale des canaux.

    « On va faire de l’archéologie », s’amuse Jérôme Besset, secrétaire général de l’association Les Biefs du Pilat. Cet ingénieur géologue de formation nous a donné rendez-vous à quelques pas de la source du Gier. Ce jour-là, le bassin versant de la rivière vient d’être placé en alerte sécheresse. En contrebas, à flanc de montagne, un petit chemin de cailloux serpente dans la forêt. Les vestiges d’un canal aujourd’hui abandonné. « Il y a encore quelques années, l’eau coulait partout ici », assure Jérôme Besset.

    Discours [et pratique] précurseur

    À partir de 1985, Jean-Marc Hauth, ingénieur en mécanique des fluides au chômage, a patiemment construit une dizaine de kilomètres de biefs dans le Pilat, pierre après pierre, presque sans moyens financiers ni soutien institutionnel, rejoint par une poignée de passionnés, parmi lesquels Jérôme Besset. À l’époque, le groupe tient un discours précurseur sur le sujet, mettant en garde contre le changement climatique, la raréfaction de l’eau et la nécessité d’opter pour une gestion globale de la ressource.

    L’idée de Jean-Marc Hauth est simple. Au lieu d’utiliser les béals pour irriguer des cultures, il estime qu’ils peuvent ralentir l’écoulement des eaux excédentaires du Gier lors des fortes précipitations, le temps qu’elles s’infiltrent dans les sols. « C’est comme un gros tuyau percé, un goutte-à-goutte qui répartit l’eau sur le territoire avant qu’elle ne retourne à la rivière », explique Jérôme.

    Dans les années 2000, l’association arrive à convaincre des acteurs publics de lancer une expérimentation : le Cemagref de Lyon (devenu Irstea), l’école des Mines et le Pôle de l’eau de Saint-Étienne se penchent sur le dossier. Le projet reçoit un prix de la fondation Nicolas-Hulot. L’Agence de l’eau Loire-Bretagne accepte de financer le projet à hauteur de 420 000 francs, la fondation Vivendi en propose 150 000.

    Mais en 2000, tout s’effondre. Le parc national du Pilat refuse de s’engager aux côtés d’une association trop fragile à ses yeux pour mener ce chantier, tout en admettant dans son courrier « l’intérêt technique du projet et son caractère novateur dans une région où les problèmes d’approvisionnement en eau sont particulièrement aigus ».

    Vingt ans plus tard, les ruines du canal se fondent peu à peu dans la végétation, sous le regard résigné de Jérôme Besset. « Aujourd’hui, tout le monde est d’accord pour dire qu’il faut freiner l’eau, explique-t-il. Pour le moment, la solution privilégiée par les pouvoirs publics, ce sont les bassines. C’est plus facile de faire un trou et de pomper dans les nappes pour les recharger. Nous, on proposait une solution alternative. Mais cela impliquait de mettre tout le monde autour de la table. » Et de s’interroger : « Est-ce que notre société est encore capable de gérer collectivement une ressource ? »

  • Et s’il voulait remplacer #Macron ? Darmanin sur les pas de Sarkozy
    https://www.lemediatv.fr/emissions/2022/et-sil-voulait-remplacer-macron-darmanin-sur-les-pas-de-sarkozy-K5Ib9seyRs

    C’est le 8ème épisode du « Fond de l’info », notre rendez-vous d’actualité de l’été. Nadiya Lazzouni, Théophile Kouamouo et Thomas Dietrich commentent ensemble l’actualité #Politique de la semaine écoulée. Ils parlent notamment d’un personnage qui occupe…

    #Géopolitique #Gouvernement

  • Éco-anxiété : un psychiatre confirme voir arriver « des vagues de personnes qui ont du mal à se projeter dans un avenir qui paraît de plus en plus sombre »
    https://www.francetvinfo.fr/sante/psycho-bien-etre/eco-anxiete-un-psychiatre-confirme-voir-arriver-des-vagues-de-personnes
    https://www.francetvinfo.fr/pictures/UUbZjMiQ_Ipk2XVl6vxPZzPQZ20/1500x843/2022/08/07/phpf7pm9S.jpg

    Sécheresse, canicule, incendies... Le dérèglement climatique s’invite dans les angoisses des gens, surtout chez les 20-30 ans qui se posent la question d’avoir des enfants... ou pas.

    #éco-anxiété

    Et des remarques sur cet article de « Échanges Climatiques » sur l’oiseau bleu :

    https://threadreaderapp.com/thread/1556577344583864321.html

    Notamment :

    Si notre sort n’est pas scellé, pourquoi cette anxiété ?

    À mon sens, la réponse des politiques n’est pas du tout à la hauteur des enjeux. Et tout le monde peut le remarquer, surtout en ce moment.

    [...]

    À cela, on peut ajouter un traitement médiatique qui relaie les pires scénarios du GIEC et pas forcément les plus probables.

    [...]

    Le pire c’est que cette idée que tout est foutu et qu’il est trop tard pour agir favorise et le statu quo et ainsi profite aux entreprises polluantes.

    Bref, l’éco-anxiété est une réponse légitime à ce qu’il se passe. En revanche, attention à ne pas l’amplifier inutilement.

    • À cela, on peut ajouter un traitement médiatique qui relaie les pires scénarios du GIEC et pas forcément les plus probables.

      Euh c’est une blague ? Les plus probables sont en gros les pires.

      Très inversement la majorité des évocations médiatiques ou militants des scénarios du GIEC c’est de les lister sur le même plan comme s’ils avaient tous la même probabilité, et que le scénario « on s’en sort pas si mal » avait une chance importante d’arriver. Alors que ce scénario c’est en arrêtant tout dès maintenant, ce qui n’a aucune chance (ou si infime) d’arriver, et que c’est bien le scénario « on continue tout pareil » qui est immensément le plus probable et que c’est lui qui fait tout péter exponentiellement.

  • Des nouvelles de la rentrée sociale ⤵️
    « Avec bientôt 30 000 citoyens armés en renfort, la police sort de sa réserve »
    https://www.sudouest.fr/justice/avec-bientot-30-000-citoyens-armes-en-renfort-la-police-sort-de-sa-reserve-

    Les premiers réservistes massivement recrutés par la police patrouilleront dès la fin de l’été, au terme d’une formation de dix petits jours. Ce qui n’est pas sans soulever quelques questions, notamment celle de leur rapport aux armes.

    Quelques heures plus tôt et Laurie allait encore en robe légère et baskets, simplement armée d’un stylo pour réviser ses cours d’éducatrice spécialisée. Sitôt passée par le vestiaire de la caserne de CRS de Limoges, voilà la jeune femme recouverte du même uniforme dont on fait les policiers de carrière. « Une drôle de sensation, mais qui n’est pas désagréable », sourit l’étudiante de 20 ans que l’on retrouvera l’après-midi même en train de dégainer un pistolet Sig Sauer à l’ombre du stand de tir.

    10 jours de formation aux armes et voilà 30.000 réservistes en renfort de la police ! On donne un flingue à des volontaires recrutés à la hâte et on les lâche dans la rue.
    Ça c’est une idée de génie…

  • Les luttes des ouvriers immigrés de 1982 à 1984- Zones subversives
    http://www.zones-subversives.com/2022/04/les-luttes-des-ouvriers-immigres-de-1982-a-1984.html

    Des grèves éclatent dans l’automobile au début des années 1980. Elles sont portées par des ouvriers immigrés, situés au plus bas de la hiérarchie de l’usine. Ils développent des pratiques de lutte spontanées qui débordent l’encadrement syndical. Ces (...) @Mediarezo Actualité / #Mediarezo

  • La rue de Rivoli
    http://carfree.fr/index.php/2022/08/08/la-rue-de-rivoli

    Les Aventures de Totomobiliste constituent une mini-BD en plusieurs épisodes réalisée par Leo Fabre. Totomobiliste est une source inépuisable d’inspiration. Aujourd’hui, l’épisode 10 : « La rue de Rivoli » Leo Fabre https://twitter.com/Leofabre12 Lire la suite...

    #Alternatives_à_la_voiture #Fin_de_l'automobile #Vélo #congestion #dessins #humour #paris

  • États-Unis : fermer une bibliothèque plutôt que d’y trouver des livres LGBT
    https://actualitte.com/article/107316/international/etats-unis-fermer-une-bibliotheque-plutot-que-d-y-trouver-des-livres-lgb

    Les formes d’action et les cibles de l’extrême-droite sont un puits sans fond. C’est au Etats-Unis... cela viendra bientôt chez vous. Je prends les paris.
    « La gangrène est partout ».

    La bibliothèque de Patmos, dans le canton de Jamestown, a perdu 84 % de son budget annuel de 245.000 $, après l’échec du renouvellement du millage [part des impôts fonciers consacrée à divers services] lors des élections primaires de ce mardi 2 août. Larry Walton, président du conseil de la bibliothèque, a expliqué que le renouvellement avait échoué, avec 1905 votes contre 1142 votes pour.

    En cause, un petit groupe de résidents conservateurs, les Jamestown Conservatives, qui ont mené campagne contre le renouvellement du budget de l’établissement parce que la bibliothèque a refusé de retirer tous les ouvrages LGBTQ+ des rayonnages, a déclaré Walton à l’Associated Press.

    La controverse s’inscrit dans le contexte d’une vague de censure sans précédent aux États-Unis, qui vise en particulier les titres évoquant l’expérience du racisme, de l’homophobie, ou qui mettent en scène des personnages LGBTQIA+. On pourra notamment citer le titre Genre Queer, une autobiographie non binaire (trad. Anne-Charlotte Husson chez Casterman), un roman graphique de Maia Kobabe sur le passage à l’âge adulte en tant que personne non binaire et asexuelle.

    « Ils protesteront contre tous les livres LGBTQ qui sont sur nos étagères. Ils veulent que l’on interdise ces livres, ce qui est inacceptable. Nous, le conseil, nous ne censurerons pas les livres », a expliqué Walton. Le cas est particulièrement extrême, puisqu’une bibliothèque sera fermée par une partie de la population à cause de quelques livres au sein de ses collections.
    Démission, harcèlement et fermeture

    Au printemps, les réunions de la bibliothèque avaient réuni de nombreux résidents se plaignant de la présence de ces ouvrages et allant jusqu’au harcèlement envers les membres du personnel. Des événements qui avaient poussé Amber McLain, la directrice de l’établissement, à démissionner après avoir été harcelée en ligne et avoir été accusée d’endoctriner les enfants. Elle a été suivie par le directeur par intérim Matthew Lawrence quelques mois plus tard.

    « Ce ne sont que les trucs LGBTQ qui me dérangent, surtout vis-à-vis de mes enfants », a commenté Cody Newhouse, membre des Jamestown Conservatives. « Si vous êtes plus âgé, vous pouvez prendre vos propres décisions, c’est très bien. Mais avec les plus jeunes, je pense simplement que cela devrait rester loin d’eux. »

    Cody Newhouse, qui a bien entendu voté contre le renouvellement du budget, a déclaré à Wood TV que même si les livres sont placés dans la section adulte de la bibliothèque, les enfants peuvent toujours y accéder. Des panneaux ont par ailleurs fleuri dans les jardins et les cours incitant les résidents à voter contre le renouvellement du budget de la bibliothèque, notamment le long de l’artère principale de Jamestown.

    Walton a déclaré que la bibliothèque pourrait fonctionner jusqu’à la fin du premier trimestre 2023 sur le budget actuel, mais qu’une fermeture se profilait ensuite. Il a ajouté que le conseil devait examiner ses revenus et dépenses afin d’envisager les futures possibilités, y compris la recherche d’un nouveau financement lors de la prochaine élection.

    « Je suis optimiste quant au fait que nous puissions surmonter l’obstacle que le groupe de conservateur a placé sur notre chemin », a conclu Walton.

    #Censure #Bibliothèques

  • Ysabeau, un chouette caractère
    https://linuxfr.org/news/ysabeau-un-chouette-caractere

    Ceci est une invitation au voyage, dans le temps et dans l’espace. On commencera aux débuts de l’informatique, tels que les situe Terry Pratchett dans Le Huitième Sortilège, ou même avant, c’est difficile de savoir. On fera un tour en Chine, en Corée, à Mayence, à Venise, à Bayeux, à Paris, bien sûr, pour arriver là où tout a commencé (ou presque) : à Plovdiv en juillet de cette année. Oh, bien sûr, il sera question du caractère d’Ysabeau, mais aussi, mais surtout de l’écriture.

    En voiture, le Chemin de fer Transimpressux va bientôt partir.

    lien nᵒ 1 : Ysabeaulien nᵒ 2 : Catharsis Fontlien nᵒ 3 : Floss Manual : Fontes libresSommaire

    Préambule

    Du très lourd à l’immatériel : trois types de supports et trois évolutions majeures Des supports lourds et résistants Un peu de souplesse pour délier les plumes et les pinceaux (...)

  • Ukraine : Bush, Obama, Trump, Biden et la géopolitique américaine
    https://www.les-crises.fr/ukraine-bush-obama-trump-biden-et-la-geopolitique-americaine

    Au milieu de la crise actuelle, Fiona Hill et d’autres anciens conseillers font le lien entre la campagne de pression du président Trump concernant l’Ukraine et le 6 janvier. Et ils sont prêts à parler. Source : New York Times, Robert Draper – 11-04-2022Traduit par les lecteurs du site Les-Crises Fiona Hill se souvient très […]

  • Revue de presse estivale
    https://collectiflieuxcommuns.fr/?672-revue-de-presse-semaine-du

    [Màj : 08.08]

    « Les islamistes haïssent par-dessus tout les faibles, les efféminés et les hypocrites qui viennent les comprendre, les défendre, leur porter le sac »

    “Vieille sorcière”, “Pelosi dégage" : à Taïwan, des panneaux d’affichage piratés

    Hassan Iquioussen dans le texte

    Cette époque où l’on détestait la plage

    « Soumission ou dhimmitude » : la question du féminin en islam

    Appropriation culturelle : c’est tiré par les cheveux !

    Mégafeux en Californie : le réchauffement climatique a bon dos

    Aïd el-Kébir : L214 porte plainte pour « complicité d’abattage d’animaux » clandestin

    Canicule : EDF pourrait abaisser sa production nucléaire et arrêter un réacteur

    Faut-il en finir avec le tourisme ?

    Comment rendre la forêt plus résistante aux feux ?

    Sarthe : les collégiens auront un bracelet électronique !

    (...)

    Bonus

    *

    Présentation/Archives/Abonnement

  • Khrys’presso du lundi 8 août 2022
    https://framablog.org/2022/08/08/khryspresso-du-lundi-8-aout-2022

    Comme chaque lundi, un coup d’œil dans le rétroviseur pour découvrir les informations que vous avez peut-être ratées la semaine dernière. Tous les liens listés ci-dessous sont a priori accessibles librement. Si ce n’est pas le cas, pensez à activer … Lire la suite­­

    #Claviers_invités #Internet_et_société #Libr'en_Vrac #Libre_Veille #Non_classé #GAFAM #Internet #Revue_de_web #Revue_hebdo #Surveillance #veille #webrevue

  • Contre l’imposture et le pseudo-rationalisme | Cairn.info
    https://www.cairn.info/revue-zilsel-2020-2-page-15.htm

    Rien ne distingue en soi un énoncé scientifique d’un autre qui ne l’est pas ; ce n’est pas plus le statut de l’énonciateur qui confère un caractère scientifique à son énoncé. Ce qui établit la scientificité, ce sont les normes de probation scientifiques, qui ont une histoire et présentent de légères variations selon les domaines, composant une géographie disciplinaire. La véridiction savante repose sur la recension de faits objectivables, publiés avec leur appareil probatoire (données, graphiques, raisonnements, développement en métalangage mathématique, etc.), avec une bibliographie établissant l’état de l’art sur le sujet. Elle suppose l’absence de conflits d’intérêts, ou leur explicitation, quand ils ne sont pas de nature à fausser l’objectivité. Elle passe par la disputatio des résultats obtenus avec les pairs, c’est-à-dire avec les autres scientifiques ayant produit un travail savant dans un sujet connexe : il n’y a de vérité scientifique que comme visée collective, jamais comme dévoilement individuel d’une vérité préexistante.

    […]

    Le pseudo-rationalisme se nourrit ainsi de la frustration de cadres supérieurs qui conjuguent un attrait pour la science et un éloignement prolongé vis-à-vis de sa pratique : la formation professionnelle des Grandes Écoles ne les a jamais confrontés qu’à des problèmes qui admettent des solutions calculatoires préétablies. Il témoigne de l’héritage délétère du système napoléonien, fondé sur le concours, qui n’a jamais réussi à se réformer pour se rapprocher du système humboldtien, fondé sur la science.

    […]

    Pourtant, de la méthode scientifique, telle que je l’ai définie plus haut, il ne reste presque rien hormis la reproduction objectivée et raisonnée de phénomènes présentés comme paranormaux. En particulier, toute la dimension collective du travail de véridiction scientifique s’en trouve évacuée. La zététique prétend au contraire transposer la méthode scientifique à l’échelle de l’individu comme mode d’appréhension de son environnement quotidien, le doute méthodique et l’exercice du raisonnement étant supposés lui permettre de réfuter des croyances par leur seul exercice. Comparé au rationalisme, c’est non seulement l’institution scientifique qui est congédiée au profit du seul doute, mais aussi la responsabilité du savant dans le développement technoscientifique.

    […]

    Plus récemment, Michael Shermer, fondateur et président de la Skeptics Society, et rédacteur en chef de la revue Skeptic, fondamentaliste chrétien devenu « libertarien », a écrit que Mussolini et Hitler étaient les représentants de la gauche italienne et allemande des années 1920, puis ceci, qui témoigne du degré de finesse analytique de cette communauté : « Good to remember that Nazi = National Socialism. Not far right but far left. » On peut conclure a minima que le bréviaire du doute méthodique et des biais cognitifs n’immunise pas contre la falsification historique, et ne saurait remplacer ni la fréquentation de livres d’histoire ni une solide culture en sciences humaines. Cependant, il convient de s’interroger sur la permanence d’une porosité de la communauté pseudo-rationaliste au confusionnisme politique.

    […]

    La seconde caractéristique des pseudo-rationalistes est de substituer la « vulgarisation » à la publication scientifique. […] Il s’agirait donc de substituer l’exercice du doute et de la raison individuelle au régime collectif de véridiction scientifique. Wikipedia qui privilégie ordinairement les sources secondaires (quotidiens, rapports d’agences gouvernementales, etc.) sur les sources proprement scientifiques, a peut-être contribué à façonner le vocabulaire des plus jeunes des pseudo-rationalistes, qui ne cessent de se revendiquer du « consensus » contre le « cherry-picking » – termes inusités dans la recherche scientifique. À supposer qu’il y ait une crise du journalisme scientifique, liée au double impératif de rendre compte de l’« actualité » et de capter l’attention, l’éthique minimale consisterait à promouvoir les références à la littérature scientifique primaire. S’il faut prêter attention à ces polémiques, c’est plutôt comme symptôme d’un mal réel plus profond : l’abandon graduel de l’éducation du plus grand nombre au raisonnement et à la science.

    (signalé dans un com par @colporteur mais méritait un seen dédié)

    #Bruno_Andreotti #raison #rationalisme #science #scientificité #épistémologie #méthode_scientifique #extrême-droite #confusionnisme #marxisme_culturel