• Ma petite anecdote avec Django Reinhardt…

    Il y a eu une jolie exposition à la Philharmonie de Paris fin 2013, et on y était allés avec @lazuly et les enfants. Les jumeaux avaient à peine deux ans, et la grande n’était pas bien grande… Et je me souviens que c’est un de ces moments où j’ai commencé à ne plus supporter les parisiens.

    Nous voilà à une expo en théorie sympa et pas prise de tête, avec nos jeunes enfants, qui s’intéressent et qui écoutent de la musique, et je me dis que ça devrait faire plaisir à ces gens de voir des petits gamins (les seuls enfants du lieu) découvrir l’histoire et la musique de Django. Et ben clairement : non. Les vieux schnocks qui fréquentent la cité de la musique, à une expo sur un musicien gitan qui s’est cramé la main dans l’incendie de sa roulotte, très visiblement ils détestaient voir des gamins à proximité : regards lourds, gestes d’impatience, « chuuuut » énervés…

    Ça a été une prise de conscience, ce jour-là. Les années suivantes, j’ai pu constater qu’à Paris, les gens se font un devoir d’être odieux avec les gosses. Des rombières qui enjambent (littéralement) mes niards installés dans leur poussette double, des gens qui ne te tiennent pas les lourdes portes du centre commercial, les serveurs qui te font comprendre que les gamins avec la grosse poussette ça leur fait perdre du business, ça a été permanent, vraiment tout le temps… Mon frangin, qui a eu son aînée bien avant nous, m’avait raconté quelques années auparavant à quel point il trouvait les gens insupportables avec sa gosse, et je m’étais dit qu’il en faisait sans doute un peu trop. Ben non : c’est vraiment insupportable.

    Bref cette expo Django, en plus d’être très bien, et dont on avait acheté le CD à l’époque, c’est aussi un de tournants où je me suis dit qu’il fallait qu’on se casse ailleurs.

    (Est-ce qu’à Montpellier les gens sont sympas avec mes gosses ? Ben oui, figure-toi que oui. T’imagines que quasiment chaque jour, il y a au moins un bagnole qui va s’arrêter alors que son feu est vert, quitte à se retrouver bloquée au rouge, pour t’inviter à traverser avec tes gosses ?)

  • Les écologistes sont-ils enfin sortis de l’adolescence ?
    https://www.nouvelobs.com/chroniques/20210928.OBS49224/les-ecologistes-sont-ils-enfin-sortis-de-l-adolescence.html

    Sa campagne, si elle est réussie, va bouleverser le champ politique à gauche

    (...)

    Jadot, le père peinard de l’écologie, va-t-il dynamiter le terrain des progressistes, comme Zemmour met le feu à la droite et à l’extrême droite ?

    (...)

    La question, aujourd’hui, n’est plus tout à fait incongrue. Il aura été, au moins, l’artisan d’une mue des Verts, enfin sortis de l’adolescence. Mais est-ce si sûr ?

    #lol

    On a au moins l’Obs pour s’enthousiasmer à l’idée que cette « nature morte » soit candidat à l’élection.

  • Sandrine Rousseau : un CV de technocrate
    https://www.piecesetmaindoeuvre.com/spip.php?article1567

    Sandrine Rousseau vient d’échouer à la primaire des Verts pour candidature à la présidentielle, à 2 % de voix près derrière Yannick Jadot. C’est dommage, cela aurait été l’occasion d’examiner ce que signifie « l’écologie radicale » selon elle et selon Le Monde, Reporterre, Valeurs actuelles, Radio France et tous les médias. Qu’à cela ne tienne, Renart (voir ici) qui est lillois comme Sandrine Rousseau, nous dévoile son CV. C’est ça, les Verts. (Pour lire le CV de Sandrine Rousseau, ouvrir le document ci-dessous.) #Faits_divers

    https://chez.renart.info
    https://www.piecesetmaindoeuvre.com/IMG/pdf/sandrine_rousseau_un_c.v.pdf

    • . . . . .
      2018 – candidate à la direction de Science Po Lille pour y défendre une « recherche d’excellence »,avec des valeurs reposant « sur le triptyque curiosité, pluridisciplinarité, excellence », sur un site« d’excellence environnementale », et dans l’esprit de son fondateur qui voulait « créer une formation d’excellence pour une élite ».

      2018 – déserte la mobilisation associative contre la bétonisation de la friche Saint-Sauveur à Lille.

      2018 – déserte les mouvements de contestation du logiciel « Parcoursup ».

      2019 – candidate à la direction de l’Institut Régional d’Administration (IRA) de Lille.

      2019 – se déclare « sorcière » tout en siégeant dans une Université scientifique d’excellence.

      2020 – ré-adhère au parti EELV pour présenter sa candidature à la primaire écologiste.

      2021 – vote au conseil d’administration de l’université de Lille le nouveau projet de fusion intitulé« Établissement Public expérimental » malgré le refus à 90% des étudiants et personnels.

      2021 – victime d’une « bousculade violente » par Eric Piolle, l’ingénieur-maire de Grenoble candidat à la primaire écologiste – quoique les images démentent cette version.

      2021 – les médias, de Reporterre au Monde , la présentent comme la candidate de l’« écologie radicale » à la présidentielle 2022 – quoique tout son C.V. démente cette version.

      #EELV #Science_Po #Saint-Sauveur #Lille #Parcoursup #Université #enseignement_supérieur #IRA #CV #bétonisation #hypocrisie #Hystérique #arriviste #sandrine_rousseau

    • Rappelons qu’en Allemagne, les écologistes ont voté les immondes lois hartz IV, inspirées par peter hartz, le directeur du personnel de Volkswagen

      L’enfer du miracle allemand

      https://www.youtube.com/watch?v=VsiK174Svpk

      La population allemande n’a jamais compté aussi peu de demandeurs d’emploi. Ni autant de précaires. Le démantèlement de la protection sociale au milieu des années 2000 a converti les chômeurs en travailleurs pauvres. Ces réformes ont inspiré la refonte du code du travail du gouvernement français.

      « L’enfer du miracle allemand », par Olivier Cyran (septembre 2017) https://www.monde-diplomatique.fr/2017/09/CYRAN/57833

  • #Covid-19 en France : deux infirmiers non vaccinés suspendus déboutés par la justice
    https://www.rfi.fr/fr/france/20210928-covid-19-deux-infirmiers-non-vaccin%C3%A9s-suspendus-d%C3%A9bout%C3%A9s

    Lundi 27 septembre, le tribunal administratif a rejeté le référé déposé par deux #soignants de l’hôpital de Munster, en Alsace. Le couple a refusé de se faire vacciner et a été suspendu sans solde le 15 septembre dernier. Le juge n’a pas retenu l’atteinte à une liberté fondamentale comme avancé par l’avocat des requérants.

    #obligation_vaccinale #justice_administrative #santé #vaccination #fonction_publique_hospitalière

  • Procès suite à une autoréduction : appel à solidarité offensive
    https://paris-luttes.info/proces-suite-a-une-autoreduction-15366

    Suite à une action d’autoréduction en janvier dernier à Paris dans un Carrefour, deux camarades sont convoqué.es pour un procès le 14 octobre. À cette occasion, nous vous proposons quelques réflexions sur la période actuelle et les raisons qui nous animent dans nos luttes au quotidien. Nous appelons à faire circuler ce texte et à venir en solidarité le jour du procès !

    Jeudi 14 octobre à 9h, se déroulera au tribunal judiciaire de Paris le procès de deux de nos camarades, dont l’identité a été contrôlée lors de l’autoréduction qui a eu lieu au Carrefour Market de la rue Nationale, dans le 13e arrondissement de Paris, le 30 janvier dernier. Il leur est reproché d’avoir « frauduleusement soustrait des biens de consommation (denrées alimentaires, alcool, hi-fi etc…) pour un montant total estimé à 16 449,75 euros au préjudice de Carrefour Market, avec cette circonstance que les faits ont été commis en réunion ». Au-delà de ce montant fantasque dont on ignore la méthode de calcul, il est important de rappeler ce qu’il s’est passé.

    Le samedi 30 janvier 2021, nous avons été une soixantaine de militant·e·s à remplir nos caddies de produits alimentaires et hygiéniques dans ce supermarché. Après avoir distribué des tracts tant aux salarié·e·s qu’aux client·e·s, déployé deux banderoles, bloqué les caisses et expliqué au mégaphone les raisons de notre action, une négociation a été entamée entre nous et le directeur du supermarché. Contacté par le directeur, le siège de Carrefour a accepté de céder la marchandise s’il s’agissait, selon leurs critères, de produits de première nécessité. Au bout d’une heure et demie d’une discussion qui a principalement porté sur la qualité et la nature des produits que l’on nous autorisait à emporter, nous sommes parti·e·s avec donc l’accord de la direction.

    Dans les jours qui ont suivi cette autoréduction, différents collectifs de la région parisienne engagés dans des actions de lutte contre la précarité ont redistribué les produits alimentaires et hygiéniques. Ce sont les liens tissés depuis le premier confinement qui ont permis à des cantines populaires, des réseaux de maraude, des associations de femmes, des collectifs de travailleur·euse·s sans papiers, mais aussi à des mères isolées de récupérer ces produits.

    Pour en finir avec la charité

    En mars 2020, alors que l’État abandonnait les plus précaires d’entre nous (mères isolées, étudiant·e·s, travailleur·euse·s sans papiers, etc.) et que les structures associatives fermaient, nous avons été nombreux·euses (voisin·e·s, militant·e·s, etc.) à nous mobiliser en distribuant nourriture et produits d’hygiène, partout en France : les brigades de solidarité populaire dans différentes villes, la Casa de Toulouse, l’Île Égalité de Cusset à Villeurbanne, le McDo autogéré de Saint-Barthélémy à Marseille, parmi tant d’autres exemples. Depuis, nous voulons faire perdurer et développer ces actions d’entraide mises en place durant le premier confinement.

    Pour alimenter l’entraide, nous allons par exemple à Rungis récupérer les fruits et légumes invendus, et ce n’est pas par bonté de cœur que les grossistes nous les donnent : en plus de bénéficier d’avantages fiscaux, cela leur permet de ne pas avoir à s’occuper de leurs déchets. De la même manière, quand nous organisons une collecte devant un supermarché, les entreprises de la grande distribution y trouvent leur compte, cela leur permet d’augmenter leur chiffre d’affaires, tout en faisant peser le poids de la solidarité sur celles et ceux d’entre nous qui ont encore les moyens de consommer au supermarché et de payer pour les autres. Ainsi, un directeur de Leader Price à Montreuil a contacté l’un d’entre nous pour nous inciter à organiser des collectes devant son magasin plutôt que devant le Monoprix, ou comment se faire de la publicité sur le dos des initiatives de solidarité. Face à cette hypocrisie, nous partageons un constat : les dons et la récupération de produits invendus ne suffisent pas. Plutôt que de nous contenter des miettes, des restes et des invendus de médiocre qualité, nous avons choisi l’autoréduction, afin d’en finir avec la charité et de prendre selon nos besoins.

    #autoréduction #justice #précaires #brigades_de_solidarité_populaire #entraide

    • « Il y a de la casse chez les salariés » : la grande distribution essorée par un an et demi de Covid-19 (cité par l’article ci-dessus)
      https://www.lemonde.fr/economie/article/2021/07/06/il-y-a-de-la-casse-chez-les-salaries-la-grande-distribution-essoree-par-un-a

      Les hôtesses de caisse des hypers et des supermarchés conservent un souvenir amer, voire traumatisant, de leur expérience d’« employées de la deuxième ligne » durant les divers confinements liés à la pandémie.

      « Bonsoir à toute l’équipe, merci d’avoir été autant disponible cette semaine. Journée très, très, rude aujourd’hui, qui, sans vous, aurait été encore plus un enfer. » Ce vendredi 13 mars 2020, à 21 h 30, Carole Amanou, la responsable du secteur caisse et de l’accueil du supermarché Casino de Marseille Valmante, envoie un SMS à ses collaborateurs. Depuis plusieurs jours, partout en France, les clients s’arrachent papier toilette et pâtes dans les rayons. A 47 ans, elle a beau travailler « au pied des calanques », une fois le message envoyé, ses nerfs lâchent.

      A cette heure, elle ne sait pas encore que le premier ministre d’alors, Edouard Philippe, annoncera, le lendemain, la fermeture, « jusqu’à nouvel ordre », de tous les « lieux recevant du public non indispensables à la vie du pays »

      Le début d’une année éprouvante pour les salariés de la grande distribution, contraints de se rendre sur leur lieu de travail malgré le risque sanitaire. Une année que Carole Amanou résume ainsi : « Au premier confinement, on avait du personnel, mais pas les protections. Et, au deuxième, on avait les protections, mais pas le personnel. » Pour tous, « c’était difficile, émotionnellement, nerveusement et physiquement ».

      Mme Amanou fait partie de ces 632 957 salariés du commerce à prédominance alimentaire, d’après l’Observatoire prospectif du commerce. Et de ces 4,6 millions de salariés du privé, hors secteur médical, dans « dix-sept professions, qui ont continué à travailler sur site durant la crise sanitaire, pour continuer à apporter à la population les services indispensables à la vie quotidienne, avec un risque potentiel d’exposition au Covid-19 », précise la direction de l’animation de la recherche, des études et des statistiques (Dares) du ministère du travail, dans un document paru en mai.

      « Déficit global de qualité de l’emploi et du travail »

      Des travailleurs « de la deuxième ligne » qui « souffrent d’un déficit global de qualité de l’emploi et du travail, observable avant la crise à partir d’un ensemble de sources statistiques concernant six dimensions : salaires et rémunérations ; conditions d’emploi ; conditions de travail ; horaires et conciliation vie familiale-vie professionnelle ; formation et trajectoires professionnelles ; dialogue social », écrit l’organisme public. Mais aussi, comme le raconte Carole Amanou, du regard de clients qui ne se retiennent plus en caisse de lancer un « regarde, si tu ne vas pas à l’école, tu seras caissière comme la dame ».

      « On était en deuxième ligne. Pas en première ligne, comme les personnels soignants, mais les inquiétudes étaient là », déclare Nadia Ayad, 53 ans et « vingt-deux ans de Carrefour », tient-elle à préciser. Malgré son tempérament bien trempé, cette vendeuse au rayon multimédia du magasin d’Ollioules (Var), à côté de Toulon, « terminait les journées sur les nerfs, lors de cette période folle du premier confinement, au bord des larmes ».

      Dans les métiers de contact avec les clients, les #femmes sont surreprésentées : 82 % des caissiers et employés de libre-service, selon la Dares. Carole Amanou, dont le compagnon, infirmier, partait tous les jours à l’hôpital, s’angoissait « de l’avenir » de ses enfants de 20 et 11 ans. « Le grand vivait la nuit et dormait le jour, et il fallait éviter que le petit ne soit constamment sur sa console de jeu pendant qu’on n’était pas là », se rappelle celle qui devait aussi « faire les courses pour [s]es parents et [s]a grand-mère, juste avant d’aller travailler ».

      Et, le soir, ces employés devaient observer une discipline, presque médicale, de « laver leurs vêtements tous les jours en machine, ou de passer par leur garage pour se dévêtir entièrement, avant de rentrer dans la maison », raconte Carole Desiano, secrétaire fédérale de la FGTA-FO, l’un des syndicats du secteur.

      « Faire la police »

      Marina Vilatte, âgée de 32 ans, responsable du drive au Super U d’Angoulême, a vécu de l’intérieur la frénésie des Français pour les courses à distance. De vingt par jour en temps normal, son équipe a dû assurer 125 commandes au début de l’épidémie. « Il fallait même attendre trois ou quatre jours pour avoir un créneau de livraison. »

      Séparée avec deux enfants à charge de 11 et 13 ans, elle commençait ses journées à 5 heures du matin. « Sans école ni centre aéré, il n’y avait pas d’autre solution que de laisser les enfants tout seuls à la maison, raconte Marina Vilatte. Quand ils se chamaillaient trop, ils m’appelaient pour me dire : “elle m’a dit ça”, “il a fait ça”. Et moi, je ne pouvais rien faire. C’était du stress en plus. En rentrant, je finissais par ne plus faire attention sur la route. » Son fils a fini en dépression et sa fille à l’hôpital. « Tout le monde en a souffert. Nous, au moins, au travail, on avait quand même une vie sociale », dit-elle en soupirant.

      Dans cette population de travailleurs de la chaîne alimentaire, plus d’une vie a été brisée. Malgré son « physique d’adolescente » et « une pêche d’enfer » pour sa soixantaine, Marie-Joe Joubaud, caissière au Carrefour d’Ollioules, éprouve un sentiment de culpabilité d’avoir refusé d’héberger son neveu, fraîchement séparé, et ses deux enfants. Elle ne voulait pas risquer de les contaminer, car, dans un hypermarché, elle serait « au contact de beaucoup de monde ». « Trois jours plus tard, mon neveu s’est pendu. »

      Ces salariés, qui ont dû « travailler comme des soldats envoyés au front », ont été en première ligne face aux clients agacés par les restrictions, pour « faire la police », afin qu’ils ne rentrent pas tous en même temps, et les faire sortir « pour que le magasin ferme à l’heure », raconte Nadia Ayad. Et, tous les jours, affronter les incivilités. Comme cet homme que Carole Amanou a refusé de faire entrer « alors qu’[ils] étai[en]t en train de fermer » et qui « a fini en [lui] lançant un “ramène-moi ton mari” ». « On est constamment sur la défensive », ajoute-t-elle.

      « On est solidaire entre nous »

      Des histoires comme celle-là, elles en ont plein à raconter. L’une s’est fait « cracher dessus ». L’autre « traiter de connasse ». Une autre encore s’est vue menacée par deux jeunes, énervés par un rappel de la distanciation physique, qui « ont jeté par terre leurs deux bouteilles de cognac. Il y en avait partout. Tout de suite, c’était de [s]a faute », se rappelle Marina Vilatte.

      L’« agressivité des clients », Amara Fousya, 37 ans, également hôtesse d’accueil dans le Carrefour d’Ollioules, a appris à la gérer grâce à « d’anciennes formations ». « Je ne rentre pas en conflit. Quand le client t’agresse, il n’en a pas contre toi, il s’en prend à Carrefour. » Récemment séparée de son conjoint, elle s’était arrêtée dès le début pour garder ses enfants, âgés de 3 ans et demi et 10 ans. « Mais j’ai très mal vécu ces deux mois à la maison, _témoigne-t-elle. Je culpabilisais de laisser ma collègue toute seule au boulot. Quand j’ai repris le travail, j’étais contente. »

      Le deuxième confinement ? « Hors de question de m’arrêter. On est solidaire entre nous. » Entre elles, d’ailleurs, elles s’appellent « les filles », comme si elles exerçaient ensemble un sport de compétition. « On était hypersoudées, telle une armée qui devait faire bloc face au Covid-19 », se rappelle Carole Amanou.

      « Certaines auraient pu se mettre en absence pour garde d’enfant et ne l’ont pas fait, pour ne pas mettre à mal les collègues », raconte Nadia Ayad. « [Rétrospectivement,] on s’est dit qu’on avait vécu quelque chose qui nous appartenait », par rapport à ceux qui se sont arrêtés, ajoute Mme Amanou.

      De leur engagement, certains dirigeants en ont pris conscience, tant ils craignaient que cela ne fracture leur entreprise. « Nos équipes dans les magasins travaillaient dans des conditions compliquées les premiers jours, raconte le patron d’un groupe de grande distribution, qui souhaite garder l’anonymat. Je m’étais dit que ça allait casser la psychologie de la boîte en deux, avec, d’un côté, les sièges fermés et les dirigeants dans leur maison et, de l’autre, ceux qui vont tous les jours au travail et qui ne se posent pas la question d’y aller. Finalement, cela a été contrebalancé par un sentiment de fierté et d’utilité, dans un secteur qui souffre parfois de ne pas être reconnu et apprécié. »

      Pour autant, ces employés de la « seconde ligne » savent que « leur métier se transforme, qu’un jour il n’y aura plus besoin de caissières », dit Amara Fousya. « Chez nous, l’installation des caisses automatiques, cela crée énormément de stress. En quelques années, on est passé de 120 caissières à moins de 70. Les embauches, c’est pour le drive. »

      Cette année folle, « cela laisse des traces », d’après Mme Desiano. « Il y a de la casse, renchérit Nadia Ayad. Des salariés qui ne sont toujours pas rentrés, d’autres qui ont de grosses difficultés. » Comme cette collègue, « qui pourtant a du métier », à qui il ne faut pas parler trop fort, « sinon elle fond en larmes, car elle se sent agressée. Certaines, déjà fragiles, se sont retrouvées avec encore plus de failles ». Beaucoup regardent ces événements comme des épreuves qu’elles sont fières d’avoir surmontées.

      En 2020, la plupart des enseignes les avaient récompensés par la « prime Macron » de 1 000 euros. Cette année, cela ne semble pas d’actualité. Et pourtant. « La pandémie a enrichi la grande distribution et fragilisé les travailleuses », en France comme dans le reste du monde, « plus durement touchées par la crise, car surreprésentées dans les emplois peu qualifiés et mal payés des grandes chaînes d’approvisionnement, et notamment alimentaires »_, selon un rapport Oxfam publié le 22 juin. Selon l’organisation, le salaire net médian de ces employés était de 1 300 euros par mois.

      #commerce #travail #grande_distribution

  • Bangle.js 2 is a Hackable, Open Source Smartwatch
    https://www.omgubuntu.co.uk/2021/09/bangle-js-2-is-a-hackable-open-source-smartwatch-that-runs-javascript

    Looking for an open source smartwatch you’re in total control of? If so, check out the Bangle.js 2 which is currently crowdfunding on Kickstarter. This hacker-friendly piece of horological hardware is the brainchild of Espruino developer Gordon Williams. Much like Williams’ earlier efforts in this area, the Bangle.js 2 runs on JavaScript. Yup, JavaScript; it seems JS really can run everywhere! 😉 Specifically the Bangle.js uses the open source Espruino JavaScript interpreter. This is custom designed software for devices with extremely low hardware resources, like microcontrollers. New apps can be written in JavaScript without an SDK, or compiling, or additional software. They […] This post, Bangle.js 2 is a Hackable, Open Source Smartwatch is from OMG! Ubuntu!. Do not reproduce elsewhere (...)

  • « O Monopólio Da Violência » CineBH Belo Horizonte International Film Festival (Brésil)
    http://www.davduf.net/o-monopolio-da-violencia-cinebh-belo-horizonte

    À medida que a raiva e o ressentimento crescem em face das desigualdades sociais, muitos protestos estão sendo reprimidos com cada vez mais violência. Em “O Monopólio da Violência”, David Dufresne reúne um painel de cidadãos para questionar, trocar e confrontar seus pontos de vista sobre a ordem social e alegitimidade do uso da força pelo Estado. O MONOPÓLIO DA VIOLÊNCIA #Un_pays_qui_se_tient_sage Director : David Dufresne Disponível de 00:00 de 29/09 até 23:59 de 03/10 Classificação : Não (...) Un pays qui se tient sage

    / Une

  • « Extension du domaine du totalitarisme.

    Le pass pourrait entrer dans le droit commun “ selon la députée A.Genetet

    Si vous n’aviez pas déjà compris que ça n’est pas une Q°de santé publique !

    Le pass, un enjeu pour Macron en vue de la présidentielle ? »
    https://twitter.com/GuillaumeQ1T1/status/1442842331334467588

    https://www.20minutes.fr/politique/3132055-20210926-presidentielle-2022-pass-sanitaire-enjeu-emmanuel-macron-
    « Le pass sanitaire a été mis en place dans le cadre d’une loi d’urgence, et il a démontré son efficacité. Aujourd’hui, il pourrait rentrer dans le droit commun, comme le carnet de vaccination pour les enfants ou le permis de conduire, c’est-à-dire comme un outil qu’on doit avoir sous la main, et qu’on peut sortir en cas de besoin », plaide Anne Genetet, députée d’Asie-Océanie-Europe orientale et porte-parole du groupe LREM.

    La prolongation de la mesure risque de crisper de nouveau les débats. « Au rythme où vont les choses, on sera depuis deux ans dans une période exorbitante du droit commun où les libertés ont pris quelques coups dans la figure », a mis en garde le député LR Philippe Gosselin à Franceinfo.

    A l’approche de la présidentielle, ce sujet clivant pourrait devenir un handicap pour Emmanuel Macron, alors que Marine Le Pen a justement mis la défense « des libertés » au cœur de son début de campagne. « Ceux qui assimilent le pass sanitaire à un recul des libertés représentent une minorité. Ça ne prend pas dans l’opinion. Il y a, globalement, une adhésion à la gestion gouvernementale de la crise sanitaire », balaie-t-on dans l’entourage de Jean Castex.

    La majorité espère en tout cas régler cette question avant le début de la campagne présidentielle. « Ce débat de prolongation est important, mais il ne faut pas l’avoir en pleine campagne électorale », confie Roland Lescure. D’autant que la lassitude des Français commence à poindre. Selon une enquête Odoxa-Backbone Consulting pour Le Figaro publié jeudi, 51 % des Français restent toujours favorables à ce dispositif, mais c’est six points de moins qu’au début du mois de septembre.

  • Gwendolyn Warren, Detroit and the Geography
    https://visionscarto.net/gwendolyn-warren-in-detroit

    The name of the legendary Detroit Geographical Expedition and Institute (DGEI) is usually associated with its director, geographer William Bunge (1928-2013), rarely with its co-director, Gwendolyn C. Warren. The books of the former, Fitzgerald. Geography of a Revolution (1971) and Nuclear War Atlas (1988), however, include some of the information — and, in the case of the latter, the graphics — found in the Field Notes, the proceedings of the small institute, published from 1969 to 1971. (...) #Articles

  • TV : Tintin au pays de l’Or bleu

    Annoncé à grand son de trompe, la Cinquième a diffusé le dimanche 26 septembre dernier à 20h55 un documentaire de 52 mn intitulé « Au Front. Guerre de l’eau en France », réalisé par la nouvelle jeune icône écolo-bobo, un certain Hugo Clément, le fils caché de Nicolas Hulot et Mike Horn, dont la propagande télévisuelle nous assène que, frappé la grâce, il a décidé de dédier sa vie à « sauver la planète ». Au cas d’espèce, ledit documentaire s’avère être un invraisemblable tissu d’aneries sans queue ni tête, truffé d’approximations douteuses, d’omissions significatives, comme de contre-vérités manifestes. Un naufrage.

    http://www.eauxglacees.com/TV-Tintin-au-pays-de-l-Or-bleu?var_mode=calcul

  • Seenthis Toi qui sais tout, j’ai une petite question : une structure associative qui accueille du public peut-elle décider de subordonner l’accès à ses locaux à la présentation du passe sanitaire ?

  • Questions-réponses sur les #subventions aux #combustibles_fossiles | Human Rights Watch
    https://www.hrw.org/fr/news/2021/06/08/questions-reponses-sur-les-subventions-aux-combustibles-fossiles

    En dépit de cette urgence, les gouvernements du monde entier subventionnent directement chaque année le secteur des combustibles fossiles à hauteur de milliards de dollars, et le soutien gouvernemental aux entreprises de ce secteur a augmenté dans le cadre des dépenses liées à la relance économique post-Covid-19. Le secteur bénéficie également de réglementations environnementales inadéquates et doit rendre peu de comptes en matière de nettoyage, lui permettant d’externaliser le coût réel des combustibles fossiles sans avoir à s’acquitter de leurs impacts environnementaux, sanitaires et économiques.

    Plutôt que de parler de milliards, il faut parler de #milliers_de_milliards

    Gita Gopinath sur Twitter :

    "New IMFNews research: Fossil fuel subsidies were $5.9 trillion in 2020, primarily reflecting undercharging for environmental costs. […] / Twitter
    https://twitter.com/GitaGopinath/status/1442147778638057472

    #climat

  • Les #algorithmes aux commandes
    https://laviedesidees.fr/Les-algorithmes-aux-commandes.html

    Quel raisonnement aboutit à la recommandation d’un morceau, d’un film ou d’une personne à rencontrer ? Puisqu’un algorithme est un système dont le code est seulement le reflet, il est essentiel de comprendre les ingénieurs et les organisations qui ont contribué à sa conception.

    #Société #consommation
    https://laviedesidees.fr/IMG/docx/20210928_algogo.docx
    https://laviedesidees.fr/IMG/pdf/20210928_algogo.pdf

  • Quand l’homme blanc coupe du bois, l’hiver sera rude - investir.ch
    https://www.investir.ch/2021/09/quand-lhomme-blanc-coupe-du-bois-lhiver-sera-rude

    Chronique matinale
    Quand l’homme blanc coupe du bois, l’hiver sera rude
    28.09.2021

    Alors que depuis des années la technologie est reine et si t’as pas de GAFAM dans ton portefeuille t’es qu’un tocard, voici que le marché qui ne sait plus vers qui se tourner, replonge dans son passé et s’intéresse à des secteurs qui semblaient totalement désuets il y a encore 6 mois. Au grand dam des investisseurs ESG, ISR et autres investissements responsables, voici que le pétrole et les pétrolières font leur grand retour. Et cela, sans compter que les banques sont à l’honneur parce que les rendements du 10 ans US qui devaient aller à 1% sont plus en direction des 2. Enfin, tant que les USA ne font pas défaut.

    Evergrande, si loin et pourtant si proche

    La semaine dernière, alors que nous étions en train de calculer comment le géant de l’immobilier chinois allait faire pour s’en sortir tout en essayant d’écouter le discours de la FED dans un grand écart financier sans précédent, on n’a même pas eu le temps de voir venir la hausse du baril, l’envolée du gaz naturel, l’explosion de l’Uranium et le carton du charbon. Nous étions bien trop occupés à tirer des conclusions sur le vocabulaire employé par Powell ou sur les interventions de la banque centrale chinoise. Déjà que pour le commun des mortels, il n’est pas simple de faire plusieurs choses à la fois, dans ce cas précis, c’était presque impossible de voir la crise énergétique dans laquelle nous étions en train de nous précipiter.

    Et pourtant, ce matin nous sommes en plein dedans. Et ça donne presque l’impression que demain ça sera pire et que la semaine prochaine on ne parlera que de ça. À moins qu’Evergrande fasse défaut entre deux, ce qui semble d’ailleurs de plus en plus probable. Mais revenons à l’énergie. Nous avons tendance – moi en tous les cas – à rester complètement focus sur le prix du baril. Actuellement, force est de constater, il n’est pas vraiment le seul problème. Les scènes qui se sont déroulées en Angleterre ce week-end rappelaient les années 1970, les automobilistes faisant la queue dans des milliers de stations-service par crainte d’une pénurie de carburant. Mais la panique à la pompe n’est qu’une façade. En Europe et dans le monde entier, les prix du gaz naturel se sont envolés dans un contexte de pénurie, entraînant une hausse des factures des ménages et la faillite de certains fournisseurs.

    Mais ça ne s’arrête pas là.

    La Chine connaît également sa propre crise énergétique, les pénuries ayant entraîné des prix record pour le charbon et une flambée des prix du gaz naturel. Les conséquences commencent à se faire sentir : la production d’un certain nombre d’usines – dont certaines fournissent Apple et Tesla – a été interrompue. Et certaines banques asiatiques ont déjà revu à la baisse les prévisions de croissance de la Chine. Pas besoin de vous faire un dessin sur ce qui « pourrait » se passer si la Chine persiste et signe dans son ralentissement. Le moteur de la croissance mondiale (comme on l’appelait) est en train de caler et nous on continue à se demander s’il faut être investit dans les titres de croissance ou dans les values… Clairement, hier à New York, à voir la hausse du Dow Jones, la réponse momentanée c’est : les values…
    Une autre crise larvée que l’on n’a pas vraiment vue venir ?

    Si l’on parle des bourses mondiales et de leur comportement hier, on pourrait croire que tout va bien et que rien n’est en train de se produire. Les Européens boivent les paroles de Lagarde qui estime que l’inflation pourrait être plus forte que prévue. Et on trouve ça super, parce que ça veut dire que les mesures de soutien misent en place par la BCE ont fonctionné et que l’économie locale tourne à plein régime. Personne ne se demande si l’inflation en question n’est pas en train de nous péter à la figure à cause du prix de l’énergie qui prend l’ascenseur à une vitesse vertigineuse.

    Je n’invente rien ; le pétrole valait « moins 35$ » il y a 18 mois et ce matin il est au-dessus des 76$, casse les résistances et est boosté par les augmentations de price target de Goldman Sachs qui le voit à 90$. Je suis une pive en mathématiques, mais de « moins 35 » à « plus 90 », ça fait combien en pourcentage ? Oui, en effet ça fait un paquet et si ça continue comme ça, il va falloir se mettre au vélo, parce que faire le plein du V8 ou même du V6 à la pompe, ça va se compliquer rapidement cet hiver. Alors oui, vous me direz que je n’ai qu’à acheter une voiture électrique.

    Oui, en effet, mais d’abord je n’ai pas encore complètement perdu la raison, mais en plus il sera intéressant de voir comment on va charger lesdites voitures électriques lorsque les gouvernements vont réduire la tension des réseaux parce qu’il y a tout simplement un « shortage » d’énergie – peu importe laquelle. Le gouvernement chinois est déjà en train de tirer la prise pour cet hiver au nom de l’économie. Et je n’ai pas besoin de vous dire que pour faire le plein de la batterie d’une Telsa, si vous n’avez que l’ampérage d’une pile Duracell, ça va prendre du temps. Non, soyons clair, depuis 12 mois le pétrole a pris 100$… En 14 mois, le gaz naturel a fait fois quatre, tout comme le charbon. Sans compter que l’Uranium a triplé. J’en suis à me demander si je ne vais pas remplir mon garage avec du bois pour faire des feux de cheminée cet hiver et faire la raclette directement dans le salon.
    Crise énergétique

    Alors bon, ce matin quand je me suis levé, je n’avais pas prévu de parler de ça. Pour être franc, je n’avais rien prévu du tout. Mis à part de faire des tartines et de boire un litre de Nespresso. Mais disons que lorsque vous lisez la presse du matin et que vous mettez les trucs bout à bout, on a un peu l’impression que l’on a une « perfect storm » qui nous pends au nez. Nous sommes tous collés à nos écrans pour suivre la crise Evergrande, pour écouter les paroles de Lagarde, de Powell ou des guignols du Congrès Américains qui sont en train de se bagarrer pour mettre les USA en défaut ou pas, et pendant que l’on regarde tous la ligue des Champions à la télé, il y a un tsunami énergétique qui nous arrive dans le dos avec une vague de 60 mètres de haut, pendant qu’on mange des chips et qu’on boit de la bière.

    Oh putain… Je suis en train de tourner Bearish !!! Nouriel Roubini, sort de ce corps !!!

    Non, mais plus sérieusement… On est dorénavant tous d’accord pour se dire qu’Evergrande va faire faillite et que la faillite devrait être contenue à la Chine et que mis à part édenter un peu la croissance locale, ça devrait bien se passer. On est AUSSI tous d’accord pour se dire que Powell va commencer son tapering sur une jambe d’ici la fin du mois de novembre et que ça va bien se passer parce que l’économie US, elle va trop bien avec les multiples stimulus à tiroirs du Messie Joe Biden. Ensuite Powell il va monter les taux et là aussi tout ira bien pour les mêmes raisons que précédemment. Ensuite les politiciens américains vont continuer à se cracher dessus au sujet du plafond de la dette – un peu comme l’ont fait les Républicains hier en votant CONTRE le réhaussement du plafond et en essayant de mettre tout leur poids pour faire plier les Démocrates et les obliger à baisser leur pantalon et à faire des concessions politiques dont on ne veut même pas connaître les tenants et les aboutissants – Et puis ensuite, ils vont se mettre d’accord pour le Happy Ending et tout ira bien. Les oiseaux chanteront, les arbres refleuriront et on retournera en vacances à DisneyWorld pour se faire prendre en photo avec les oreilles de Mickey sur la tête et publier la photo sur Facebook.

    Ça a l’air plutôt pas mal. Oui, pas mal du tout.

    Oui, mais si…

    Mais si Evergrande c’était plus grave que ça ? Et si le tapering et la hausse des taux faisaient caler l’économie qui ne va pas si bien que ça. Si l’emploi partait en vrille et que les Républicains se haïssaient tellement, tellement à un point que les USA fassent vraiment défaut. Le rendement du 10 ans il irait où ??? Et si en plus de tout ça, le pétrole monte à 150$, que le prix à la pompe est multiplié par 2 (dans le meilleur des cas) et si on nous rationnait sur l’électricité ? Et si on ne peut même pas charger la Tesla pour monter à Verbier cet hiver ? Il va se passer quoi ?

    Assez rigolé

    Bon, vous savez quoi ? On ne va pas répondre à toutes ces questions ce matin, mais disons qu’il y a quand même pas mal de trucs qui sont en train de se mettre en place et pas que des bons trucs. Le concept de la hausse à coup de milliards est peut-être en train partir en vrille et d’être massivement remis en question par d’autres facteurs comme le prix de l’énergie et le shortage d’à peu près tout. Même des Iphones… ça fait une semaine que j’attends le mien, c’est dire.

    Alors pour le moment, on ne va pas se dire que tout va nous péter à la figure, mais gardez quand même cette chronique dans un coin, parce que si un jour les USA font défaut, Evergrande contamine le monde, Powell se fait assassiner par des commandos d’extrême droite et son successeur monte les taux à coup de 2% et que l’on interdit aux Tesla de rouler parce que ça pompe trop d’électricité, je pourrais au moins dire que… « je vous l’avais dit ».
    Et pendant ce temps, dans le monde des Bisounours

    Ce matin la plus grande partie de l’Asie est en baisse à cause des craintes liées à Evegrande et au problème énergétique. Certaines provinces sont de retour 800 ans en arrière, puisque l’électricité a été coupée et que certaines usines sont à l’arrêt. Ça tombe bien, c’est juste au moment où y a pas de shortage et que l’on manque de rien. Surtout pas de semi-conducteurs. Par contre, pendant que la Corée est en baisse, que le Japon est en baisse, la Chine et Hong Kong sont les deux seuls marchés à être dans le vert, comme quoi, on est jamais mieux servi que par soi-même.

    Pendant ce temps, l’or ne fout rien. Comme d’habitude. Et comme un jour sur deux, les cryptos sont en baisse parce que les Chinois confisquent activement du matériel de mining et que des opérateurs jettent l’éponge dans la région. Le Bitcoin perd à nouveau 3% et reste coincé dans un range ennuyeux à mourir. L’Ether est en baisse de 5%.

    Dans les nouvelles du jour, on parle de Yellen qui hurle à la mort et craint le pire en cas de défaut, de la FED qui met en garde contre des réactions extrêmes de marché en cas de défaut et pendant que tout ce petit monde parle de ce qui va se passer en cas de fin du monde et d’attaque des petits hommes verts, Rosengren et Kaplan ont donné leur sac et quittent la FED suite des allégations comme quoi ils « auraient profité » de leurs positions à la FED pour faire du trading qui s’est avéré extrêmement lucratif. Ils partent afin de respecter une certaine déontologie (selon eux) et pour éviter que la SEC leur colle un procès aux fesses (selon moi). En tous les cas, ils essayent de se faire passer pour des héros, mais pas sûr que ça prenne ce coup-ci. Pour le reste, les futures sont inchangés et on attend de voir. Par contre la tension sur l’énergie semble à son comble et même si les articles sont peu tranchés, on sent quand même que ça devient gentiment angoissant. Pourvu que l’on parvienne à tenir le niveau d’angoisse jusqu’à Halloween.
    Les chiffres du jour

    Pour la journée d’aujourd’hui, on va regarder la confiance du consommateur aux USA et vérifier qu’il n’envisage pas de s’ouvrir les veines en regardant ce que va lui coûter le plein d’essence du Ford Raptor et celui de la citerne à mazout au fond du jardin. Puis il y aura Lagarde qui parlera, ainsi que Powell qui témoignera. Pas le genre de journée les plus passionnantes que nous puissions connaître, mais ça peut quand même donner du grain à moudre.

    Il me reste à vous souhaiter une très belle journée et on se retrouve demain matin. En attendant, moi je vais aller couper du bois, couper du bois et couper du bois.

    À demain !

    Thomas Veillet

    Investir.ch

    “When your children are teenagers, it’s important to have a dog so that someone in the house is happy to see you.” —Nora Ephron.