• Action contre l’ouverture du nouveau CRA de Lyon- A Bas les CRA !
    https://abaslescra.noblogs.org/action-contre-louverture-du-nouveau-cra-de-lyon

    Lundi 17 janvier 2022 a eu lieu l’ouverture officielle du nouveau CRA (centre de rétention administrative) de Lyon, à côté de l’aéroport Saint-Exupéry. Des prisonniers ont été transférés tôt le matin. Une opération perturbée par des camarades venus montrer leur solidarité. Nous relayons ici le texte publié à (...) @Mediarezo Actualité / #Mediarezo

  • Long Covid after Breakthrough COVID-19 : the post-acute sequelae of breakthrough COVID-19 | Research Square
    https://www.researchsquare.com/article/rs-1062160/v1

    Comparatively, the risk of post-acute sequelae in the cardiovascular, coagulation, metabolic, and pulmonary organ systems, as well as risk of fatigue, was lower in people with breakthrough COVID-19 vs those with COVID-19 without prior vaccination. Lower risk was not statistically significant in kidney, gastrointestinal, mental health, and neurologic organ systems.

    Un preprint de novembre 2021 : la vaccination réduit les risques de Covid long touchant certains organes, mais n’a pas d’effet constaté sur d’autres organes.

  • « Pas de #justice, pas de littérature »
    https://laviedesidees.fr/Pas-de-justice-pas-de-litterature.html

    Les relations entre la #littérature et le #droit ont longtemps été considérées sous l’angle du droit d’auteur, de la représentation imaginaire de l’univers juridique, et des procès d’écrivains. La critique judiciaire, telle que la pratique Caroline Julliot, fait émerger une nouvelle vérité des textes en convoquant des créatures de fiction au tribunal.

    #Arts #morale
    https://laviedesidees.fr/IMG/docx/202201_julliot.docx
    https://laviedesidees.fr/IMG/docx/20220121_julliot.docx
    https://laviedesidees.fr/IMG/pdf/20220121_julliot.pdf

  • François Graner dans « L’Eléphant » : « La recherche avance plus vite que nos capacités collectives de régulation »
    https://www.piecesetmaindoeuvre.com/spip.php?article1631

    A la suite de son texte « Devons-nous arrêter la recherche ? » publié sur Pièces et main d’oeuvre (ici), François Graner a donné cet entretien à la revue L’Eléphant de janvier 2022 (ouvrir le document ci-dessous). Le texte de François Graner, et celui d’Alexandre Grothendieck, intitulé « Allons-nous continuer la recherche ? » sont également disponibles sur papier dans la Pièce détachée n°94.

    Pour la recevoir, envoyer un chèque de 5 euros à l’ordre de #Service_compris : Service Compris - BP 27 - 38172 Seyssinet-Pariset cedex

    Lire aussi : Parution de « Récoltes et semailles » d’Alexandre Grothendieck Service compris

    https://www.piecesetmaindoeuvre.com/IMG/pdf/lelephant_-_itw_graner.pdf

  • Assaisonnement dukkah
    https://www.cuisine-libre.org/assaisonnement-dukkah

    Faire griller les noisettes dans une poêle sèche sans les faire brûler. Faire griller le sésame sans le faire brûler. Faire griller les graines de #Tournesol, de coriandre, de #Cumin. Retirer du feu quand on sent le parfum des épices. Hacher grossièrement les noisettes au couteau. Piler au mortier le sésame, les graines de tournesol, de coriandre et de cumin, avec le sel et le poivre. Attention : concasser, ne pas écraser. Mélanger les graines et les noisettes avec le… Tournesol, Cumin, Coriandre (en graines), #Mélanges_d'épices, #Noisette_décortiquée, #Graines_de sésame, #Égypte / #Végétarien, #Sans viande, #Sans œuf, #Sans lactose, Végétalien (vegan), Sans (...)

    #Coriandre_en graines_ #Végétalien_vegan_ #Sans gluten

  • Noam Chomsky : Fascisme américain, Lutte des classes et Urgence climatique
    https://www.les-crises.fr/noam-chomsky-fascisme-americain-lutte-des-classes-et-urgence-climatique

    Noam Chomsky prévient que le Parti républicain « marche » vers la destruction du monde en ignorant l’urgence climatique tout en embrassant le proto-fascisme chez lui. Chomsky parle de l’insurrection du 6 janvier, de la façon dont le néolibéralisme est une forme de lutte des classes et de la façon dont les plans climatiques du […]

  • Mais Ils et Elles étaient où pendant cinq ans ?

    Présidentielle : Juliette Binoche et cent artistes appellent à voter à la Primaire populaire
    https://www.lefigaro.fr/culture/presidentielle-juliette-binoche-et-cent-artistes-appellent-a-voter-a-la-pri


    Dans une pétition publiée dans Les Inrocks, l’actrice associée notamment au metteur en scène Stanislas Nordey, aux acteurs Jean-Pierre Darroussin ou Charles Berling, estime que l’union est la seule façon de faire gagner la gauche. Et appelle les candidats à s’intéresser à la culture « grande oubliée des débats et des programmes » de la présidentielle.

    « En avril, il sera trop tard ». Cent personnalités du monde de la culture, dont l’actrice Juliette Binoche et le réalisateur Jean-Marc Barr, appellent les partis de gauche à rejoindre la Primaire populaire, initiative citoyenne qui plaide pour une candidature commune à gauche à la présidentielle.

    « La compétition qui s’annonce entre les candidates et les candidats de la gauche et de l’écologie n’est pas à la hauteur des enjeux de la prochaine élection présidentielle. (...) Perdre cinq ans de plus serait insensé », écrivent ces personnalités, parmi lesquelles le directeur du Théâtre national de Strasbourg, Stanislas Nordey, ou les acteurs Jean-Pierre Darroussin et Charles Berling, dans une tribune publiée dans le magazine Les Inrocks.

    À trois mois du premier tour de l’élection présidentielle, ils appellent les sept candidats issus de la gauche à se soumettre au vote de la Primaire populaire, « meilleure voie possible pour faire gagner ce que nous avons en partage, la lutte contre le dérèglement climatique et les inégalités ».

    Les organisateurs de cette initiative ont revendiqué mercredi 311.000 inscrits pour ce vote d’« investiture », prévu du 27 au 30 janvier et qui doit départager sept personnalités présélectionnées. Mais Jean-Luc Mélenchon, Yannick Jadot et Anne Hidalgo ont refusé d’y participer, et se retrouvent inscrits au scrutin malgré eux.

    Les signataires appellent également les candidats à davantage s’intéresser à la culture, « grande oubliée des débats et des programmes des candidates et des candidats », et à défendre l’exception culturelle française

    #primaire-populaire #positive-attitude-néolibérale de la gauche Molle

  • Pandémie de la COVID-19 - La campagne de vaccination des enfants de 5 à 11 ans commence dès demain : Gouvernement du Québec
    https://www.quebec.ca/nouvelles/actualites/details/pandemie-de-la-covid-19-la-campagne-de-vaccination-des-enfants-de-5-a-11-ans-

    « C’est vraiment un moment important aujourd’hui, nous pouvons enfin débuter la vaccination des enfants de 5 à 11 ans. C’est normal de se poser des questions, de vouloir protéger nos enfants, mais si la vaccination de nos enfants arrive beaucoup plus tard que celle des adolescents et des adultes, c’est parce que les scientifiques ont pris le temps de bien étudier la question. On est parmi ceux qui ont le plus respecté les consignes. On est parmi ceux qui ont le taux de vaccination le plus élevé.

    Notre nation est une nation capable de se serrer les coudes quand c’est nécessaire. On va vacciner les enfants d’abord et on va lever l’urgence sanitaire ensuite. »

    François Legault, premier ministre du Québec

    #euh_nozer_weurld

    • QUÉBEC, le 28 nov. 2021 /CNW Telbec/ - Tiens-toi bien, COVID-19, la vaccination des 5 à 11 ans est commencée ! C’est sur ce thème que le gouvernement du Québec lance, aujourd’hui, le deuxième volet de sa campagne publicitaire destinée aux parents sur la vaccination des enfants contre la COVID-19.

      De façon plus humoristique, ce volet de la campagne rappelle l’intérêt de la vaccination des enfants de 5 à 11 ans, notamment afin de limiter les risques liés à la COVID-19 auprès de leurs familles et de leurs proches. Des placements sont prévus à la télévision, sur le Web et dans les imprimés. Il est possible de visionner, dès maintenant, la publicité destinée à la télévision :

      https://youtu.be/MGrNG-uLJ7w

    • QUÉBEC, le 24 nov. 2021 /CNW Telbec/ - Alors que la vaccination contre la COVID-19 des enfants de 5 à 11 ans s’amorcera au cours des prochaines semaines, le gouvernement du Québec dévoile aujourd’hui une nouvelle campagne publicitaire visant à soutenir et à accompagner les parents dans leurs réflexions et leur prise de décisions.

      Conscient du fait qu’il est tout à fait légitime, pour un parent, de se questionner lorsque vient le temps de prendre une décision qui concerne ses jeunes enfants, le gouvernement mise, dans le cadre de cette campagne, sur une série de publicités visant à répondre et à réconforter les parents du Québec quant à la sécurité et à l’importance de la vaccination contre la COVID-19.

      En collaboration avec M. Martin Carli, cette nouvelle campagne mise sur une approche plus informative ayant pour objectif de vulgariser l’information pertinente pour les parents et de répondre à leurs principaux questionnements. Elle sera diffusée à la télévision, à la radio, sur le Web et publiée dans les médias écrits.

      https://www.quebec.ca/nouvelles/actualites/details/pandemie-de-covid-19-quebec-devoile-une-nouvelle-campagne-sur-la-vaccination-

  • « Cet enfant que je t’avais fait ». Le drame des époux Bac ou le malheur des grossesses subies à répétition.

    https://lhistgeobox.blogspot.com/2022/01/cet-enfant-que-je-tavais-fait-le-drame.html

    "L’histoire des Bac devient fait divers en raison de la mort de la fillette, mais l’arrière plan du drame s’avère terriblement banale. Dans le contexte du baby boom, de nombreuses femmes enchaînent les grossesses, de plus en plus mal vécues au fil des accouchements. Les couples se retrouvent alors vite dépassés par une progéniture très nombreuse et parfois non désirée. En cas de dépression post-partum ou/et de difficultés financière sévères, la situation se délite rapidement. La situation semble d’autant plus paradoxale que l’État accorde une grande importance à la protection de la petite enfance au cours des années 1950. Ainsi, pour ses deux premiers enfants, Ginette Bac est suivie par le centre de protection maternelle et infantile de Saint-Ouen. La toute nouvelle institution a été instituée par l’ordonnance du 2 novembre 1945.

    Un procès s’ouvre finalement le 4 juin 1954 devant la cour d’assises de la Seine. Les juges d’instruction retiennent l’homicide involontaire contre les Bac. Les médecins en charge de l’expertise de Ginette rendent des rapports plutôt indulgents. Les auditions menées par le juge d’instruction laissent apparaître une coupable négligence de Claude et un manque de considération pour sa femme qu’il tient pour seule responsable de ses grossesses. « C’est qu’elle était enceinte facilement, mais aussi parce qu’elle ne prenait jamais aucune précaution. De mon côté, je ne désirais pas encore avoir des enfants et je ne prenais pas les précautions suffisantes à en juger le résultat », déclare le père de Danielle. « Vous ne semblez pas avoir songé, en rendant Ginette mère d’une famille si nombreuse, à la tâche morale et psychique que vous imposiez à une jeune femme de 22 ans. Elle n’était pas apte à y faire face et vous vous en étiez rendu compte dès avant la quatrième grossesse. Votre responsabilité morale commence là. Nous allons voir comment vous l’avez aggravé au point de mériter votre inculpation », l’admoneste le juge dans le procès verbal d’instruction. Au terme de deux jours de procès, les époux Bac sont condamnés à 7 ans de prison pour « privation d’aliments et de soins à enfant, ayant entraîné la mort sans intention de la donner. » Claude est déchu de sa puissance paternelle. Le couple doit également payer 38 807 francs d’amende de frais de justice et 2800 de frais de poste. Or, le jugement est cassé pour vice de forme, un second procès doit avoir lieu."

  • Sur la catastrophe en cours et comment en sortir - Serge Quadruppani & Jérôme Floch
    https://lundi.am/Sur-la-catastrophe-en-cours-et-comment-en-sortir

    Il y a tout de même pas mal de choses intéressantes dans cet article de Quadruppani (qu’on sait déjà mais dites au public antibiopolitique).

    On a pourtant aussi toutes les raisons d’écouter le cri de rage d’un ami infirmier, à qui j’ai fait lire l’interview de Lamarck : « Je voudrais surtout pas tomber dans le pathos, mais le subjectif est là, et je vais pas le refouler : quand tu as vu des personnes âgées qui ont un nom : Marthe, Francis, Suzanne, Mario, Huguette , Gilberte et tant d’autres, magnifiques, qui ne demandaient qu’à finir leurs vies tranquilles, sereines et entourées, partir en 24 heures, emballées dans des housses mortuaires, sans préparation, sans que leurs proches ne puissent les voir, ne serait-ce qu’une dernière fois, quand tu as vu tes collègues infirmières et aides-soignantes, pourtant pleines d’expérience, et qui savent tenir la « bonne distance » professionnelle avec la mort, te tomber dans les bras et pleurer de détresse, que tu as vu toute l’équipe soignante aller au tapis, frappée de plein fouet par le virus, et les rares soignantes encore valides rester à poste 18h sur 24, que tu as vu le quart des personnes prises en charge mourir en une semaine, les poumons bouffés par le virus, et qu’il s’en fallait à peine d’un mois pour que des vaccins soient disponibles... alors le gus qui te déclare, du haut de son Olympe conceptuel : « c’est la porte ouverte à la modification moléculaire de l’humain », tu as juste envie de lui hurler : « ta gueule, connard ! Tu n’as aucune idée de ce dont tu parles... ! » C’est con, hein ? »

    Non, c’est pas con, et d’autant moins que c’est assorti d’une critique des affirmations lamarckienne qui peut s’avérer fort utile pour dissiper les fantasmes attachés à ce vaccin à ARNm souvent au cœur des argumentaires antivax. « Bien, alors le truc affreux [d’après Lamarck] ce serait ces vaccins à ARN messager modifié « enrobés dans un vecteur complètement artificiel ». Le mot est lâché : « artificiel », sûrement opposé à « naturel ». Ne relevons même pas que bien des produits artificiels se sont révélés forts utiles, et que nombre de produits naturels peuvent être extrêmement nocifs. Le truc ici consiste à faire peur : c’est « artificiel » ! Pas bon ça ! Le vecteur en question est une microparticule avec 4 lipides (dont du cholestérol), 4 sels (chlorures de sodium, de potassium, dihydrogénophosphates de sodium, de potassium), du sucre (saccharose) et de l’eau... (c’est presque Bio !) Non, faut que ça fasse peur ! Car nous disent-ils tout ça « est injecté massivement depuis décembre 2020 sans tests cliniques suffisants tant sur l’innocuité que sur l’efficacité ». C’est évidement faux, les essais de phase I, II, et III ont bien eu lieu, et si la phase III se poursuit c’est pour étudier les effets secondaires inattendus, la durée de protection induite par la production d’anticorps et la mémoire immunitaire induite, et d’envisager le calendrier vaccinal de rappels le cas échéant … à ce jour près de 8 milliards de doses de vaccins contre la Covid ont été administrées, et près de 55% de la population mondiale a reçu au moins une dose (dont seulement 6% dans les pays pauvres). Jamais dans l’histoire des traitements et vaccins il n’y a eu une telle surveillance de pharmacovigilance. »

    Et jamais peut-être il n’a été aussi important d’éclaircir nos rapports avec la science en général, et avec la science médicale en particulier. L’humeur antivax est ancienne, en particulier dans des milieux où les ennemis du capitalisme se recrutent en grand nombre. Au risque de déplaire à bien des amis ou des alliés, disons-le sans détour : cette humeur repose pour l’essentiel sur des fantasmes sans fondement. Deux reproches principaux ont alimenté longtemps le refus de la vaccination, et, malgré tous les démentis, ont resurgi à la faveur de celle contre le Covid : son lien avec l’autisme et les accidents consécutifs à la présence d’aluminium. La première rumeur, qui eut d’abord les honneurs du Lancet, a ensuite été démentie et il s’est avéré que celui qui l’avait lancée était un escroc. Quant à la seconde, s’il est vrai que de l’aluminium a bien été ajouté à certains vaccins pour les booster, et que ce métal a, dans quelques cas, déclenché des réactions locales à l’endroit de l’injection, il n’a jamais entraîné d’accidents graves.

    […]

    On se gardera pourtant de reprendre à notre compte le vocable de « Big Pharma ». Pas seulement parce qu’on le retrouve systématiquement dans des bouches qui ont très mauvaise haleine, — est-ce un hasard ? — mais parce qu’il charrie une vision simpliste de ce à quoi nous faisons face et ne permet donc pas d’en saisir la complexité, les dynamiques et les rouages. « Big Pharma » est à l’ère des gouvernements biopolitiques revendiqués ce qu’était le mythe des deux cents familles au XIXe siècle. Il n’y a pas plus de gouvernement mondial secret que de Big Pharma, ce à quoi nous faisons face c’est à une coalition d’intérêts qui opèrent et prospèrent au sein d’un ordre du monde et d’une organisation sociale organisés par et pour eux. Il y a donc fort à parier que, à l’instar de toutes les structures étatiques, l’INSERM ne soit pas à l’abri de du lobbying général des grandes compagnies pharmaceutiques comme de l’influence de telle ou telle d’entre elles. Mais c’est justement parce qu’il s’agit d’une coalition d’intérêts particuliers et non pas d’une entité monolithique, qu’on peut compter sur l’existence de contradictions en son sein. Peut-on imaginer que s’il existait le moindre soupçon d’effets secondaires néfastes avec l’ARN, Johnson&Johnson et Astrazeneca, les concurrents sans ARN, épargneraient leurs rivaux d’une intense campagne de lobbying pour effrayer la population et récupérer tout le marché ? Et comment s’expliquer, sous le règne omnipotent de « Big Pharma » et du déjà un peu ancien « nouvel ordre mondial » que les stratégies sanitaires, idéologiques et politiques aient été aussi radicalement différentes des Etats-Unis à la France, d’Israël au Brésil, de la Suède à la Chine ?

    […]

    La vérité est à la fois beaucoup plus simple et complexe. Face à la pandémie, à la profondeur de ce qu’elle venait remettre en cause et au risque qu’elle faisait peser soudainement sur l’économie mondiale, les gouvernants ont paniqué. Et c’est cela que leurs litanies de mensonges devaient recouvrir, alors que tout leur pouvoir repose sur leur prétention à gérer et anticiper, ils ont dû bricoler, dans un premier temps du moins. Non pas pour sauver des vies mais pour préserver leur monde de l’économie. Au moment même où les appareils gouvernementaux de toutes les plus grandes puissances mondiales connaissaient leur plus grande crise de légitimité, certains ont voulu y voir le complot de leur toute puissance. Le complotiste aime les complots, il en a besoin, car sans cela il devrait prendre ses responsabilités, rompre avec l’impuissance, regarder le monde pour ce qu’il est et s’organiser.

    […]

    Dans la vidéo « La Résistance », dont le titre est illustré sans honte par des images de la seconde guerre mondiale, le Chant des Partisans en ouverture et Bella Ciao à la fin, on voit défiler les gourous anti-vax sus-cités. Renard Buté y nomme l’ennemi suivant le vocabulaire typique de QAnon : c’est l’ « Etat profond » et les « sociétés secrètes », il nous dit que le vaccin tue, que c’est un génocide qui est en cours, et qu’il faut s’y opposer par toutes sortes de moyens. La vidéo semble vouloir rallier les différentes chapelles antivax, de Réinfocovid au CNTf (organisation délirante, mêlant islamophobie, revendication du revenu garanti et permaculture, et partisane de rapatrier les troupes françaises pour… surveiller les frontières contre la « crise migratoire » et les banlieues), et après un appel à la fraternisation avec l’armée et la police (thème de prédilection du CNTf) débouche sur un autre appel… à la constitution d’une nouvelle banque qui serait entre les mains du peuple. Tout cela se mêle à des thèmes qui peuvent paraître pertinents aux yeux d’opposants radicaux au capitalisme : l’autonomie comme projet de vie, la manière de s’organiser et de faire des manifestations moins contrôlables, la démocratie directe… autant de thèmes et revendications qui pourraient sortir de bouches amies, voire des nôtres. Que ce genre de salmigondis touche pas mal de gens qui pourraient être des alliés, et que des amis proches puissent éventuellement avoir de l’indulgence pour ce genre de Renard fêlé, nous paraît un signe de l’ampleur de la secousse que la crise du Covid a provoquée dans les cerveaux.

    […]

    On a tendance, dans notre tradition très hégélienne de l’ultragauche à considérer que tout ce qui est négatif est intrinsèquement bon. Comme si par la magie de l’Histoire, la contestation de l’ordre des choses produisait automatiquement et mécaniquement la communauté humaine disposée à un régime de liberté supérieur. Pourtant, lorsque l’on se penche sur la nébuleuse anti-vaccin, c’est-à-dire sur les influenceurs et porte-paroles qui captent l’attention sur les réseaux sociaux, organisent et agrègent les énoncés et les rassemblements, on s’aperçoit qu’une écrasante majorité baigne depuis de longues années dans l’extrême droite la plus bête et la plus rance. Militaires à la retraite, invités hebdomadaires de radio courtoisie, lobbyistes contre les violences féminines (oui, oui...), il suffit de passer une heure à « googliser » ces porte-paroles autoproclamés pour avoir une idée assez précise des milieux dans lesquels ils grenouillent. Certes, on pourrait être magnanimes et essayer d’imaginer que l’épidémie de Covid ait pu transformer de telles raclures en généreux camarades révolutionnaires mais comment s’expliquer que les seules caisses de résonances que trouvent leurs théories alternatives sur le virus et l’épidémie soient Egalité et Réconciliation, Sud Radio, France Soir, Florian Phillipot, on en passe et des pires ? En fait, si on se peut se retrouver d’accord sur des énoncés formels, on bute bien vite sur un point fondamental, c’est-à-dire éthique : la manière dont on est affecté par une situation et à la façon que l’on a de se mouvoir en son sein. En l’occurrence, ce qui rend tous ces « rebelles » anti-macron aussi compatibles avec la fange fasciste c’est l’affect de peur paranoïaque qu’ils charrient et diffusent et qui sans surprise résonne absolument avec une longue tradition antisémite, xénophobe, etc. Et c’est là que l’on peut constater une différence qualitative énorme avec le mouvement gilets jaunes. Eux, partaient d’une vérité éprouvée et partagée : leur réalité matérielle vécue comme une humiliation. C’est en se retrouvant, sur les réseaux sociaux puis dans la rue, qu’ils ont pu retourner ce sentiment de honte en force et en courage. Au cœur du mouvement antivax se loge une toute autre origine affective, en l’occurrence la peur, celle qui s’est distillée des mois durant. La peur d’être contaminé, la peur d’être malade, la peur de ne plus rien comprendre à rien ; que cette peur du virus se transforme en peur du monde puis du vaccin, n’a finalement rien de surprenant. Mais il nous faut prendre au sérieux cette affect particulier et la manière dont il oriente les corps et les esprits. On ne s’oriente pas par la peur, on fuit un péril opposé et supposé, quitte à tomber dans les bras du premier charlatan ou sauveur auto-proclamé. Il n’y a qu’à voir les trois principales propositions alternatives qui agrègent la galaxie antivax : Didier Raoult et l’hydroxychloroquine, Louis Fouché et le renforcement du système immunitaires, l’Ivermectine et le présumé scandale de son efficacité préventive. Le point commun de ces trois variantes et qui explique l’engouement qu’elles suscitent, c’est qu’elles promettent d’échapper au virus ou d’en guérir. Toutes disent exactement la même chose : « Si vous croyez en moi, vous ne tomberez pas malade, je vous soignerai, vous survivrez. » Mot pour mot la parole biopolitique du gouvernement, dans sa mineure.

    […]
    Dans la soirée évoquée, ce n’est pas « quelqu’un du public » mais bien Matthieu Burnel lui-même qui avait ironisé sur les suceurs de cailloux !

    Parce que le pouvoir n’a jamais été aussi technocratique, livide et inhumain, certains tendent une oreille bienveillante aux premiers charlatans venus leur chanter « le vivant ». Mais l’engrenage est vicieux et une fois qu’on a adhéré à une supercherie du simple fait qu’elle prétende s’opposer au gouvernement, on a plus d’autre choix que de s’y enferrer et d’y croire. Lors d’une discussion un lundisoir, une personne du public avait commis quelques blagues peu finaudes à propos d’antivax qui lécheraient des pierres pour se soigner du cancer, et cela a apparemment provoqué quelques susceptibilités. Le problème en l’occurrence, c’est que cette plaisanterie n’était caricaturale que dans sa généralisation certainement abusive. Il n’en est pas moins vrai qu’Olivier Soulier, cofondateur de Réinfocovid assure soigner l’autisme et la sclérose en plaque par des stages de méditation et de l’homéopathie, que ce même réseau promulguait des remèdes à base de charbon aux malheureux vaccinés repentis pour se « dévacciner ». Autre nom, autre star, Jean-Dominique Michel, présenté comme l’un des plus grands experts mondiaux de la santé, il se propulse dès avril 2020 sur les devants de la scène grâce à deux vidéos sur youtube dans lesquelles il relativise l’importance et la gravité de l’épidémie, soutient Raoult et son élixir, et dénonce la dictature sanitaire à venir. Neurocoach vendant des séances de neurowisdom 101, il est membre d’honneur de la revue Inexploré qui assure soigner le cancer en buvant l’eau pure de l’une des 2000 sources miraculeuses où l’esprit des morts se pointe régulièrement pour repousser la maladie. Depuis, on a appris qu’il ne détenait aucun des diplômes allégués et qu’il s’était jusque-là fait remarquer à la télévision suisse pour son expertise en football et en cartes à collectionner Panini. Ses « expertises » ont été partagées par des millions de personnes, y compris des amis et il officie désormais dans le Conseil Scientifique Indépendant, épine dorsale de Réinfocovid, première source d’information du mouvement antivax. Ces exemples pourraient paraître amusants et kitchs s’ils étaient isolés mais ils ne le sont pas.

    […]

    Historiquement, ce qui a fait la rigueur, la justesse et la sincérité politique de notre parti, - et ce qui fait qu’il perdure-, c’est d’avoir toujours refusé de se compromettre avec les menteurs et les manipulateurs de quelque bord qu’ils soient, de s’être accrochés à une certaine idée de la vérité, envers et contre tous les mensonges déconcertants. Que le chaos de l’époque nous désoriente est une chose, que cela justifie que nous perdions tout repère et foncions tête baissée dans des alliances de circonstances en est une autre. Il n’y a aucune raison d’être plus intransigeant vis-à-vis du pouvoir que de ses fausses critiques.

    […]

    Au moment où l’idée même que l’on se faisait de la vie se trouvait acculée à être repensée et réinventé, on a critiqué les politiciens. Quand le gouvernement masquait si difficilement sa panique et son incapacité à exercer sa fonction fondamentale et spirituelle, prévoir, on a entendu certains gauchistes même anarchistes caqueter : si tout cela arrive, c’est qu’ils l’ont bien voulu ou décidé. Ironie cruelle, même lorsque l’État se retrouve dans les choux avec le plus grand mal à gouverner, il peut compter sur ses fidèles contempteurs pour y déceler sa toute puissance et s’en sentir finauds.

    Faire passer des coups de force, de l’opportunisme et du bricolage pour une planification méthodique, maîtrisée et rationnelle, voilà le premier objectif de tout gouvernement en temps de crise. En cela, il ne trouve pas meilleur allié que sa critique complotiste, toujours là pour deviner ses manœuvres omnipotentes et anticiper son plein pouvoir. C’est en cela que le gouvernant a besoin du complotiste, il le flatte.

    #Serge_Quadruppani #covid #antivax #gauche #émancipation #réflexion #science

  • #conjoncture_covid, jeudi 20 janvier 2022 : on augmente un peu partout

    • observé vs extrapolation « de référence »
    nouvelles hospitalisations : 3053 (extrapolation : 2853)
    entrées en réanimation : 301 (extrapolation : 285)
    décès 245 (extrapolation : 241)
    on est partout au dessus de l’extrapolation (à peine pour les décès)

    • données corrigées des variations hebdomadaires


    on remarque l’augmentation de la cvh pour les hospitalisations
    la cvh des réanimations semblent, au moins, ne plus décroître (ce qui est la tendance de la semaine dernière)
    les décès, globalement, en ligne avec la tendance de la semaine précédente

  • Covid-19 : 20 % des hospitalisations ont une autre cause que le virus

    Au début de janvier, près de la moitié des 20-29 ans admis à l’hôpital en étant porteur du virus l’ont été pour un autre motif médical que le #Covid-19. Ce biais de calcul tend à s’amplifier.

    Plus de 25 000 personnes déclarées comme ayant le Covid-19 sont actuellement hospitalisées en France. Cependant, une partie non négligeable d’entre elles le sont pour une autre raison que les effets de la maladie. Ce biais, identifié depuis le début de l’épidémie – Libération le signalait en février 2021 –, tend à s’amplifier dans un contexte de forte circulation du virus.

    Pour la semaine du 3 au 9 janvier 2022, environ 20 % des patients hospitalisés et diagnostiqués positifs au SARS-CoV-2 ont été pris en charge pour un motif autre que le Covid-19, selon le point épidémiologique publié par Santé publique France (SPF) le 13 janvier. Ils étaient 13 % en moyenne sur l’ensemble de l’année 2021.

    Dans les services de soins critiques, les malades admis pour une autre raison que le Covid-19 représentaient au même moment 8 % de l’ensemble des patients déclarés positifs au SARS-CoV-2 (contre 5 % la semaine du 20 décembre 2021). En revanche, la proportion reste stable (5 %) pour les admissions en réanimation.

    Ce décalage entre hospitalisations « pour » et « avec » Covid-19 est plus marqué chez les jeunes adultes. Au début de janvier, 44 % des 20-29 ans hospitalisés et diagnostiqués positifs au SARS-CoV-2 l’ont été pour un autre motif médical que le Covid-19 (18 % en soins critiques) et 40 % des 30-39 ans (14 % en soins critiques).

    Tous ces éléments sont calculés à partir des données renseignées dans SI-Vic (système d’information pour le suivi des victimes), le système de surveillance mis en œuvre à la suite des attentats de novembre 2015 et devenu dès le début de l’épidémie « le pivot du dénombrement hospitalier des patients atteints [du] Covid-19 », selon la direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees).

    Une variable publiée quelques mois par SPF, puis retirée

    Lors de la première vague, « aucune information médicale autre que le statut d’hospitalisation n’y est saisie », ce qui, de l’avis de la Drees, ne posait alors pas de difficultés majeures. En effet, comme « l’activité de base des hôpitaux était presque à l’arrêt, l’essentiel des patients entrés dans SI-Vic étaient admis du fait de leur infection. Puis, progressivement, les capacités de dépistage ont augmenté et ce dernier est devenu beaucoup plus fréquent pour les patients admis à l’hôpital. En parallèle, après le plus fort de la vague épidémique, les opérations planifiées ont progressivement repris ». Des personnes contaminées par le SARS-CoV-2 et hospitalisées pour une crise d’appendicite ou un accident de la route ont ainsi pu être admises dans la base de données, sans pour autant avoir de symptômes majeurs liés au Covid-19.

    Par la suite, une variable renseignant le motif d’hospitalisation a été ajoutée dans SI-Vic. Elle rend possible la distinction entre les patients hospitalisés pour Covid-19 et ceux admis pour un autre motif. Si cette donnée a été utilisée durant quelques mois dans les points hebdomadaires de SPF, elle a été retirée car elle « était extrêmement stable », explique l’agence. Pourquoi ne pas avoir remplacé les données hospitalières en accès libre par les informations extraites de cette nouvelle variable, plus précise ? N’aurait-il pas été possible d’ajouter une colonne dans ces fichiers utilisés pour alimenter les tableaux de bord de nombreux médias ? Interrogé, SPF répond que l’objectif était de « maintenir un système de surveillance stable dans le temps » et de faciliter les comparaisons avec d’autres pays.

    Une distinction effectuée dans d’autres pays

    Pourtant, la même question s’est posée chez nos voisins. En Espagne, le quotidien El Pais estimait le 14 janvier que, dans les indicateurs hospitaliers de suivi du Covid-19, entre 25 % et 40 % des patients étaient hospitalisés pour d’autres causes. Au Royaume-Uni, la part de personnes traitées principalement pour Covid-19 parmi toutes celles déclarées positives semble aussi en décrue, selon les données hospitalières publiées par le National Health Service. Mais il faut interpréter ces données avec prudence : il n’est pas toujours facile de distinguer ce qui est causé par le Covid-19 de ce qui ne l’est pas : la maladie pouvant générer un certain nombre de complications, la classification « avec » et « pour » Covid-19 n’est pas forcément évidente.

    Malgré ces réserves, avoir en accès libre le nombre de patients hospitalisés en raison du Covid-19, et non plus seulement « avec » le Covid-19, permettrait d’améliorer le suivi de la situation en pleine vague d’Omicron. Il s’agit également d’une question de transparence. « Bien que cela ne change rien à la gravité de la situation dans les hôpitaux de l’Ontario, il est important de partager ces données pour fournir un contexte supplémentaire sur l’état de la pandémie », explique ainsi sur Twitter Christine Elliott, la ministre de la santé de l’Ontario (Canada), province où les données publiques font depuis quelques jours le distinguo entre les patients hospitalisés en raison du Covid-19 et ceux déclarés positifs mais admis pour d’autres motifs (47 %). En France, SPF assure suivre cet indicateur « quotidiennement » et annonce sa publication « en open data prochainement ».

    https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2022/01/19/covid-19-20-des-hospitalisations-ont-une-autre-cause-que-le-virus_6110118_43

    #hospitalisation #manipulation et autres petits arrangements entre amis...

  • Éric Vuillard : « (…) comme si l’#histoire avait pu juger la #littérature tandis que la littérature, elle, n’aurait disposé d’aucun savoir. Sa position [celle de Paxton] impliquait fatalement que la littérature était une sorte d’activité ornementale, sur laquelle un historien pouvait poser un jugement historique, mais ne pouvait rien apprendre. »

    L’écrivain est en quelque sorte prisonnier de son monde social, et plus la société se fragmente, plus la société devient hiérarchique, inflexible, plus il est difficile de savoir ce qui se passe dans d’autres classes sociales que la sienne, d’où le recours au passé, aux archives, qui permettent de trouver des documents, des informations, et notamment sur les classes dominantes qui savent parfaitement dissimuler leur manière de vivre et leurs intérêts.

    Il me semble que c’est l’un des mérites de la littérature, au moment où nous sommes à la fois privés de ce savoir, coupés d’une partie du monde, et en même temps plongés dans une vie sociale très inégalitaire, d’essayer de raconter « en même temps » les coolies vietnamiens et les banquiers, « en même temps » le travail forcé et les dividendes, raconter à la fois Saccard et Coupeau, L’Argent et L’Assommoir, essayer de les juxtaposer. Cela fabrique une sorte de savoir, très particulier. C’est une chose que de lire L’Assommoir d’un côté, de voir le destin terrible de Gervaise, puis de lire, plus tard, la vie de Saccard, et de voir la haute finance à l’œuvre. C’en est une autre de les voir « en même temps », d’un chapitre à l’autre, se frôler.

    Cela fabrique un savoir par contraste qui peut nous être salutaire. D’où le fait de mettre les coolies et la banque dans le même livre. Ces deux mondes sociaux ne sont pas étrangers l’un à l’autre : ce dont parle la banque, ce sont les dividendes issus des plantations dans lesquelles travaillent les coolies. Il faut donc une forme de montage. C’est l’intérêt de la littérature et du cinéma : essayer de mettre en rapport des choses. Et ce rapport révèle des significations qu’on ne peut plus refouler. https://www.mediapart.fr/journal/culture-idees/160122/eric-vuillard-la-narration-politique-c-est-de-la-mauvaise-litterature

  • Critiques de la gestion dite sanitaire et libéralisme militant - suivie de la Tribune RogueESR pour en finir avec la pandémie
    https://archive.org/details/critique-gestion-sanitaire_tribune_rogue-esr

    Critiques de la gestion dite sanitaire et libéralisme militant suivi de la tribune : « Un arsenal sanitaire large pour en finir avec la pandémie et prévenir les suivantes » Critiques de la gestion dite sanitaire et libéralisme militant Publié le 15 janvier 2022 sur Paris-Luttes.info : https://par....This item has files of the following types : Archive BitTorrent, Item Tile, MPEG-4 Audio, Metadata, PNG

    #audio/opensource_audio #Covid